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InterviewOn n'est pas couché· 22 juin 2015 25 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleLogement

Françoise de Panafieu - On n’est pas couché 5 avril 2008 #ONPC

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 40 %Défensif 25 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:03OuverteRéponse directe

    Est-ce que tout va bien, Madame de Panafieu ?

  • 0:14OuverteRéponse directe

    L'UMP a conservé les 8 arrondissements qu'elle avait déjà. Vous faisiez la course pour gagner Paris ?

  • 0:54OuverteRéponse directe

    Vous avez digéré la défaite, Madame de Panafieu ?

  • 1:12OuverteRéponse directe

    Quand est-ce que vous avez su que c'était foutu ?

  • 1:34OuverteRéponse directe

    Vous vous levez le matin vers 6h30, vous vous dites, j'ai une heure pour être parfaite ?

  • 1:50OuverteRéponse directe

    Vous vous sentez plus libérés aujourd'hui ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14PrésentateurFait
    « L'UMP a conservé les 8 arrondissements qu'elle avait déjà. »
  • 1:00Françoise de PanafieuFait
    « Ce combat-là, je l'ai vraiment livré. Et surtout, si c'était à refaire, je le referais. »
  • 4:33Françoise de PanafieuFait
    « C'est pour la première fois d'avoir des médias omniprésentes comme on n'en avait pas l'habitude. »
  • 5:54Françoise de PanafieuFait
    « Son combat est le plus difficile. La présidentielle se compare à aucune autre chose en politique. »
  • 6:50Françoise de PanafieuFait
    « Bertrand Delanoë n'est pas perçu comme un mauvais maire. »
  • 10:25Françoise de PanafieuFait
    « Il m'a dit, voilà, j'ai entendu le message, et bien voilà, le rendez-vous, on prend un rendez-vous. »
  • 11:52Éric ZemmourFait
    « La sociologie des grandes villes est de plus en plus difficile pour la droite. »
  • 20:51Françoise de PanafieuPromesse
    « Je vais aller regarder comment se pratique la diversité dans nos entreprises. »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Présentateur 215 %
  • Présentateur 314 %
  • ?8 %
  • Invité6 %

≈ 47,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Tout

0:03
Présentateur

à l'heure, en début d'émission, je vous demandais, Madame de Panafieux, si tout allait bien, parce que c'est vrai que c'est toujours difficile de se remettre d'une défaite, même si, effectivement, vous avez gagné dans votre arrondissement, dans le 17ème. Après tout, l'UMP a conservé les 8 arrondissements qu'elle avait déjà. Bon, en même temps, au départ, vous faisiez la course pour gagner Paris. On est d'accord ? Oui, bien sûr. Aujourd'hui, c'est digéré, c'est oublié, déjà.

0:30
Locuteur

Là,

0:30
Présentateur

je prends la technique Béart. Allez. Oui. Metsiez-vous, parce que

0:42
Locuteur

vous

0:45
Présentateur

n'avez pas vu la totalité avec Emmanuel Béart. J'insiste beaucoup dans ce cas-là, beaucoup. Je suis très têtu, vous savez, je suis normand. Alors, vous avez digéré

0:54
Locuteur

la défaite,

0:54
Présentateur

Madame de Panafieux ? Oui. Oui.

0:58
Locuteur

Oui,

0:58
Présentateur

c'est une... à la fois, c

1:00
Locuteur

'est

1:00
Présentateur

vrai que c'est une défaite, puisque je ne suis pas maire de Paris, mais quelque part, ce combat-là, je l'ai vraiment livré. Et surtout, si c'était à refaire, je le referais. Voilà, je n'ai pas à en rougir. Quand est-ce que vous avez su que c'était foutu ? Est-ce que vous le saviez avant le premier tour ? Oui. Oui

1:17
Locuteur

? Oui.

1:19
Présentateur

Dans ces cas-là, c'est ce qu'il

1:20
Locuteur

y a

1:20
Présentateur

de plus difficile, j'imagine, c'est de continuer à se battre en sachant que c'est foutu. Mais je l'ai su en janvier, je crois, quelque chose comme ça. Et donc, je me suis dit, il reste 4 mois. Et là, il va falloir que personne ne

1:33
Locuteur

s

1:33
Présentateur

'en doute. Voilà. Donc, vous vous levez le matin vers 6h30,

1:37
Locuteur

puis

1:37
Présentateur

vous vous dites, j'ai une heure pour vraiment être parfaite.

1:42
Locuteur

Puis

1:42
Présentateur

à partir de là, on n'en démore pas pendant 14h dans la journée. Voilà. On y va.

1:46
Locuteur

C

1:46
Présentateur

'est dur, une campagne électorale. On est épiés, surveillés. On doit faire attention à tout ce qu'on dit. Tout. Vous vous sentez plus libérés aujourd'hui, plus tranquilles, finalement. C'est ce que moi, je pense.

1:57
Locuteur

Je

1:57
Présentateur

pense que si je devais choisir là, aujourd'hui, je préférerais être à la place de Françoise de Panafieux qu'à celle de Bertrand Delano. Et parce que c'est lui qui va les avoir les emmerdes maintenant. Vous êtes tranquilles, là.

2:08
Locuteur

Mais est-ce que vraiment... L'arrivée est

2:09
Présentateur

plus agréable. Est-ce que vraiment, vous vivez les uns et les autres pour être franchement tranquilles et plan-plan ? Non. C'est pas ça

2:15
Locuteur

?

2:16
Présentateur

Au fond, c'est... Non, bien sûr que j'aurais aimé... Être

2:20
Locuteur

maire de Paris. Être

2:21
Présentateur

maire de Paris, parce que quelque part, on porte en soi sa ville et on a envie de lui apporter le meilleur.

2:29
Locuteur

Donc, je

2:30
Présentateur

suis quand même passée à côté de quelque chose. Faut quand même le reconnaître. Mais à la fois, peut-être aussi, vous voyez, au fond, on livre un combat et puis après ça, on se voit. On est entre gens, j'allais dire, normaux, civilisés. Et donc, cet après-midi,

2:45
Locuteur

j

2:45
Présentateur

'ai passé... Bertrand Delano et m'a appelé, après cette campagne. Il m'a dit, ben, c'est vrai qu'on s'est pas vus pendant 7 ans.

2:52
Locuteur

Ben,

2:52
Présentateur

je lui ai dit, je suis très contente de voir votre bureau.

2:55
Locuteur

Il

2:55
Présentateur

m'a dit, vous venez. Et puis, on s'est vus cet après-midi calmement.

2:58
Locuteur

Et

2:59
Présentateur

on a continué une conversation, mais pas sur le mode de la confrontation. J'allais dire, c'était... Voilà, on parlait chacun. Ça

3:07
Locuteur

fait du bien. C'est la manière

3:07
Présentateur

dont on voyait Paris. Et voilà, c'est une bonne chose. Au fond, de temps en temps, il y a la concurrence forte.

3:14
Locuteur

Et

3:14
Présentateur

puis, de temps en temps, sans parler de complicité pour autant, il y a cette sorte d'échange qui est quand même très enrichissant. Vous doutiez que j'allais vous poser la question. Il n'est donc pas un tocard, Bertrand Delano

3:26
Locuteur

et... Non. Bon,

3:29
Présentateur

j'ai dit tocard. Et si ça l'a blessé, je l'ai dit, je retirerai ce mot.

3:34
Locuteur

C

3:35
Présentateur

'est la victimisation que je ne comprends pas. Et quand son porte-parole a dit de moi, c'est une femme sous tutelle.

3:44
Locuteur

Ou

3:44
Présentateur

je cite, entre guillemets, elle a un programme de merde. Comme ça a été écrit, donc, dans Libération, pour bien citer les sources. Ça ne m'a pas fait entièrement plaisir. Mais à ce moment-là, je me suis dit, est-ce que je me victimise ou pas ? Puis je me suis dit, oh, non.

4:00
Locuteur

J'en verrai d

4:00
Présentateur

'autres. J'en verrai d'autres. Et là, vous, vous pensiez qu'effectivement, il n'avait pas de raison de relever spécialement cette insulte de

4:07
Locuteur

mon effort. Ceci dit,

4:09
Présentateur

si ça fait de la peine, on retire. Ça ne vaut vraiment pas la peine de faire de

4:12
Locuteur

la peine. Mais alors, pourquoi vous l'aviez

4:13
Présentateur

dit

4:13
Locuteur

? Bon,

4:14
Présentateur

il passait très vite. Il allait voir des caméras et des journalistes qui étaient là. Et donc, il s'y précipitait. Et donc, j'ai dit, ah, ça, c'est vraiment tocard, quoi. Mais c'était dans une situation particulière. Et

4:24
Locuteur

puis

4:24
Présentateur

après ça, là, ça me fait venir à quelque chose de précis. Ça, c'est vrai que, et je vous le dis, ce dont j'ai probablement pas mal souffert dans cette campagne, c'est pour la première fois d'avoir des médias omniprésentes comme on n'en avait pas l'habitude. Internet, particulièrement.

4:43
Locuteur

Voilà. C

4:44
Présentateur

'est-à-dire que vous êtes tout le temps pris. Au fond, jamais, si vous voulez, on est libre. Il y a tout le temps un petit micro qui est au-dessus de notre tête et qui pioche ici ou là des paroles qu'on peut dire. Un téléphone portable. Un téléphone portable qui enregistre votre photo. Et puis, un quart d'heure après, vous êtes sur Dailymotion.

5:00
Locuteur

Et

5:01
Présentateur

ça, ça a profondément modifié le rapport que nous avons eu, nous le sommes tous dit après, avec les médias ou même avec l'autre.

5:09
Locuteur

C

5:09
Présentateur

'est-à-dire qu'on est beaucoup plus obligés de se contrôler en permanence. Parce qu'il

5:13
Locuteur

y

5:13
Présentateur

a des choses qu'on se dit et qui ne sont pas là pour être redonnées dans les médias, comme tout le monde le fait, présent

5:19
Locuteur

dans cette salle. On a vu tout à l'heure Zemmour et Nono. C'est pour ça que la démonstration

5:21
Présentateur

de Jean-Luc Lemoyne était probante. Et on se retrouve piégé.

5:26
Locuteur

Et

5:27
Présentateur

on se retrouve piégé. Et ça,

5:29
Locuteur

c

5:29
Présentateur

'est compliqué parce que ça change complètement notre rapport à l'autre. Ça m 'amène à la question suivante parce que vous êtes une femme candidate à Paris qui a perdu. Sébouane Royal est une femme qui était candidate à la présidentielle qui a perdu. Est-ce que, comme pour elle, pour vous, finalement, ça vous a nuit, le fait d'être une femme

5:46
Locuteur

? Je

5:47
Présentateur

ne pense pas.

5:48
Locuteur

Et

5:49
Présentateur

je pense d'ailleurs qu'il ne faut pas confondre son combat et le mien. Son combat est le plus difficile. La présidentielle se compare à aucune autre chose en politique. C'est clair. Donc il faut arrêter là et en se disant, je me desserre quelque part. Mais je veux être honnête. L'exercice qu'elle a fait est beaucoup plus difficile que l'exercice que j'ai fait. C'est clair. Deuxièmement, on arrivait sept mois après la présidentielle. Et ça, quel que soit le gouvernement en place, on sait, nous, les politiques, que c'est la grande période de creux. Qu'il y

6:21
Locuteur

a

6:21
Présentateur

quatre, cinq mois à traverser qui sont quand même compliqués à gérer. Un tournant compliqué à gérer. Et on tombait pile dedans.

6:27
Locuteur

Et

6:27
Présentateur

quand j'ai vu le président de la République, il y

6:29
Locuteur

a

6:29
Présentateur

quelques jours, dans son bureau, il m'a dit, tu étais venu me voir avec Michel Barnier pour me dire, attention, on va être au septième mois, tu sais ce que ça veut dire. Et il était allé à ce moment-là devant le congrès des maires de France. Et les maires de France avaient dit, non, on ne change pas le calendrier électoral. Mais nous, nous le savions qu'on était dans la période qui était vraiment, vraiment

6:48
Locuteur

dure. Vous avez

6:49
Présentateur

préféré que ce soit à la rentrée prochaine. Et puis probablement aussi, parce qu'il faut reconnaître aussi à César ce qui est à César, au fond, Bertrand Delanoé n'est pas perçu comme un mauvais maire. Il est perçu plutôt comme un bon maire par les Parisiens. Et surtout, il était en bout de premier mandat. Et c'est vrai à Paris. Mais alors, comme en France, au fond, son maire, on peut commencer à s'enlacer à peu près mi-deuxième mandat. Éric Nolo et Éric Zemmour. Nolo d'abord.

7:16
Invité

Avec mon camarade Zemmour, on vous en veut un peu, Madame de Panaffieux, parce qu'on avait reçu Bernard Debray avant vous, il y a quelques mois. Et on vous avait défendu auprès de lui. Ce qu'il avait dit, en gros, Françoise de Panaffieux n

7:28
Locuteur

'a

7:28
Invité

pas le niveau. Elle va dans le mur. Éric était venu à votre secours. Il avait dit, vous vous en prenez à elle parce que c'est une femme. Vous bafouez les valeurs féminines en politique qui me tiennent tant à cœur. Ça avait été très, très émouvant et un peu inattendu, il

7:40
Locuteur

faut

7:40
Invité

bien le dire. Et moi, j'avais dit, non, au respect de la démocratie, vous avez été désigné tout à fait démocratiquement. Alors, je commence de manière un peu plaisante, parce que vous avez fait un peu le point entre le local et le national, ce qui a joué au plan national et au plan local. Moi, maintenant, je voudrais, dans votre idée, que vous nous disiez ce qui relève d'un échec personnel et d'un échec collectif

8:00
Locuteur

dans

8:01
Invité

cette défaite.

8:02
Locuteur

Parce

8:02
Invité

qu'on voyait bien que vous n'étiez pas soutenu à 100% par tout votre parti.

8:06
Locuteur

Vous avez

8:06
Présentateur

raison de dire ça. Même

8:08
Invité

si

8:08
Présentateur

vous n'avez pas été lâchée, en revanche, par le président de

8:10
Locuteur

la République.

8:11
Présentateur

Oui, mais vous avez raison de dire ça. C'est vrai que vous avez cité Bernard Debré pour en parler. Au début, il a fortement contesté parce qu'il estime toujours que c'est lui qui doit. Ça, c'est son caractère, c'est son tempérament. Et puis après, il faut faire avec.

8:29
Locuteur

Et

8:30
Présentateur

ce n

8:30
Locuteur

'est

8:30
Présentateur

pas moi qui le changerais. Et puis,

8:31
Locuteur

de

8:31
Présentateur

toutes les manières, je crois que passer la quarantaine, on ne se change pas trop. Bon, alors voilà.

8:36
Locuteur

Disons

8:36
Présentateur

qu'il a passé la quarantaine.

8:40
Locuteur

Ce que

8:41
Présentateur

je voudrais peut-être dire aussi, c'est que c'est compliqué une élection municipale parce que contrairement à l'élection des députés législatives, c'est quelque chose qu'il faut jouer complètement en groupe.

8:53
Locuteur

On

8:53
Présentateur

est des listes avec des têtes de liste, des tempéraments très difficiles

8:57
Locuteur

parce

8:58
Présentateur

qu'on a tous un égo très fort.

9:02
Locuteur

Et

9:02
Présentateur

les politiques ont un égo très fort. Donc, il faut savoir composer avec les uns, avec les autres, essayer d'aplanir ici et là les difficultés. Alors, qu'est-ce que j'ai fait, moi, comme erreur

9:11
Locuteur

? Je

9:12
Présentateur

pense que j'ai essayé d'aller sur des choses que moi, je trouvais essentielles.

9:17
Locuteur

Mais

9:18
Présentateur

que les Parisiens, aujourd'hui, ne veulent pas trop entendre.

9:20
Locuteur

Par

9:20
Présentateur

exemple ? Par exemple, le logement insalubre.

9:23
Locuteur

En

9:23
Présentateur

disant, mais écoutez, on a mis tellement d'argent, 1,8 milliard d'euros sur la voirie, il reste encore 700 immeubles insalubres où les gens peuvent cramer comme des allumettes

9:33
Locuteur

d

9:33
Présentateur

'un instant à l'autre. Alors, qu'est-ce qu'on fait, là

9:35
Locuteur

? Vous

9:36
Présentateur

ne croyez pas qu'il faut mettre de l'argent là-dessus ? Parce que ce n

9:38
Locuteur

'est

9:38
Présentateur

pas possible que les gens visent de manière aussi indigne. Et je pense qu'aujourd'hui, la population n'est pas complètement prête à entendre ce message. – M. Delannoye, puisqu'on vient à l'apprendre, vous nous l'avez dit, c'est gentil, que M. Delannoye, vous avez reçu cet après-midi dans son bureau. Ça veut dire que comme M. Sarkozy, peut-être qu

9:54
Locuteur

'il

9:54
Présentateur

vous a proposé une ouverture

9:55
Locuteur

? – Non,

9:56
Présentateur

je lui

9:56
Locuteur

avais

9:58
Présentateur

fait le reproche, c'est vrai, pendant la campagne. Je lui avais dit, ça fait 7 ans que vous êtes maire, et jamais vous n'avez reçu aucun maire d'arrondissement

10:05
Locuteur

d'opposition,

10:06
Présentateur

de droite. Or, il faut savoir aussi l

10:09
Locuteur

'échanger

10:10
Présentateur

normalement. Enfin, je veux dire, ce n

10:12
Locuteur

'est

10:12
Présentateur

pas parce qu'on a des opinions politiques différentes qu'on ne

10:14
Locuteur

peut

10:14
Présentateur

pas se parler les uns et les autres. Donc je lui avais dit, mais attention là, parce que c'est trop d'ostracisme, quoi. Et donc après, il m'a téléphoné, et il m'a dit, voilà, j'ai entendu le message, et bien voilà,

10:26
Locuteur

le

10:26
Présentateur

rendez-vous, on prend un rendez-vous. Et donc il a eu lieu cet après-midi. – Mais il ne

10:30
Locuteur

vous

10:30
Présentateur

a pas proposé d'adhérer au Parti Socialiste ? – Pas encore. – Pas encore,

10:33
Locuteur

ce n'est pas

10:33
Présentateur

dans

10:33
Locuteur

votre idée. – Moi,

10:34
Invité

je vous y verrai bien,

10:35
Locuteur

parce

10:36
Invité

que vous avez un trait commun avec les socialistes, c'est que les idées vous viennent après les défaites. – Moi,

10:40
Locuteur

c

10:40
Invité

'est... – Oui,

10:43
Locuteur

le PS n'avait pas une idée

10:44
Invité

pendant la campagne électorale. Maintenant, on les a tous reçus. Ils fourmillent d'idées, ils font des livres épais comme ça. Et puis même vous, vous avez eu des déclarations un peu étranges qui ont été reprises par Jean-François Lamour, en disant, oui, au fond, on n'a fait que s'opposer à Delanoé, dénigrer son action sans assez proposer. Donc voilà pourquoi je vous trouve un point commun avec le PS, c'est que les idées vous viennent après. Vous êtes très bonnes dans l'opposition, peut-être que les idées vous viennent un peu trop tard.

11:06
Locuteur

– Non,

11:06
Présentateur

mais je vous enverrai mon projet.

11:08
Locuteur

–

11:08
Présentateur

Dans la gueule, non, non.

11:10
Invité

– Et

11:18
Locuteur

avec la

11:19
Présentateur

voix la plus soave au monde,

11:21
Locuteur

parce qu'il est

11:22
Présentateur

tard

11:22
Locuteur

ce

11:22
Invité

soir.

11:23
Présentateur

– Éric Zemmour. – Alors, moi d'abord, Éric a rappelé notre entretien avec Bernard Debray dans cette émission il y a à peu près un an, je pense.

11:33
Locuteur

–

11:33
Présentateur

Un an, oui. – Un an, et j'avais dit à l'époque, de toute façon, c'est plié, Delanoé a gagné.

11:40
Locuteur

Donc

11:41
Présentateur

je ne m'étais pas trop trompé. – Et en revanche, dans la troisième dimanche dernier. – Oui.

11:46
Locuteur

–

11:46
Présentateur

Non, mais je disais ça pas seulement pour vous. Je pensais que vous n'étiez pas forcément la meilleure candidate face à Delanoé, mais je pense plus profondément, et là, ce n

11:54
Locuteur

'est

11:54
Présentateur

pas de votre faute, que la sociologie des grandes villes est de plus en plus difficile pour la droite, parce qu'il y a la fuite comme ça des petites classes moyennes qui sont chassées par la hausse des logements. et il y a uniquement maintenant ce qu'on appelle le fameux électorat bobo. – Ce n'est

12:10
Locuteur

pas vrai. – Attends, je n'ai pas fini. – Ce n'est pas

12:13
Présentateur

vrai. – Si, si, c'est largement vrai. Il y a un électorat populaire, justement, je vais y venir. Mais laisse-moi finir. – Faites attention, ça va faire partie du prochain actuel.

12:22
Locuteur

– Absolument.

12:22
Présentateur

– Alors, justement,

12:24
Locuteur

tout l'angle,

12:25
Présentateur

alors, ce vieux ménage, là,

12:26
Locuteur

ce vieux coup. – Vous n'avez pas vu les enfants. –

12:28
Présentateur

Alors, moi, ce que je vous reprocherais, justement, ce n

12:33
Locuteur

'est

12:33
Présentateur

pas d'avoir dit tocard et d'avoir été... Moi,

12:36
Locuteur

je

12:36
Présentateur

trouve qu'au contraire, vous ne l'avez pas assez attaqué. Je ne me permets pas de donner des leçons. Je n

12:40
Locuteur

'ai

12:40
Présentateur

jamais fait de campagne électorale et je sais que c'est difficile. Mais vu de l'extérieur, vu comment...

12:44
Locuteur

– Il aurait

12:45
Présentateur

fallu assumer le tocard.

12:46
Locuteur

–

12:46
Présentateur

Oui, assumer le tocard et taper plus Delanoé. – Super

12:49
Locuteur

tocard. –

12:50
Présentateur

Mais oui, mais oui. – Non,

12:52
Locuteur

mais

12:52
Présentateur

moi, vous savez, ça fait 15 ans que je suis journaliste politique. J'en ai suivi, des campagnes. Et je vous assure que c'est très dur. Moi, j'ai vu,

12:58
Locuteur

c

12:58
Présentateur

'est beaucoup de... C'est très, très dur. Et ceux qui sont durs gagnent. C'est comme ça. Je suis désolé de le dire, mais c'est comme ça. Donc, bon. Deuxièmement, je trouve que, justement, on parlait des bobos et on parlait de l'électorat populaire. Madame de Panafieux a été choisie pour... C'est le complexe, justement, bobos de la droite qui veut essayer de récupérer ces électeurs-là, qui, donc, présente une femme, qui, donc, présente une femme qui dit « Moi, je suis moderne. Je regrette de ne pas avoir voté le Pax. » Et du coup, oui, qui passe son temps à s'excuser d'être de droite, qui passe son temps à essayer de séduire un électorat qui, de toute façon, vote à gauche.

Et vous n'avez absolument pas dragué l'électorat populaire. Ce que je veux dire, c'est que vous êtes contentes d'avoir sauvé vos 8 arrondissements. D'abord, c'est grâce à Tibérie, en particulier. Donc, comme preuve de féminisation et de renouvellement, c'est limité. Deuxièmement...

13:51
Locuteur

Ah, il y a Xavier, vous oubliez. Xavier. Ah

13:52
Présentateur

oui, Xavier. Moi,

13:54
Locuteur

j'aime

13:54
Présentateur

beaucoup Tibérie, mais reconnaissez que c'est grâce à lui que, finalement, la défaite a été moins outrageante qu'elle aurait pu l'être. Mais c'est grâce aux 8 ? Non, non,

14:03
Locuteur

non.

14:03
Présentateur

Attendez.

14:04
Locuteur

C'est

14:04
Présentateur

-à

14:04
Locuteur

-dire...

14:05
Présentateur

Après... Non, non, pas du tout. Ensuite... C'est grâce aussi à Philippe Meilleur. Et

14:09
Locuteur

c'est grâce à Jean

14:09
Présentateur

-François Leclerc.

14:10
Locuteur

Non, non, mais ensuite... En premier, c'est grâce à... Mais non, mais non, mais non, mais non.

14:13
Présentateur

Ensuite, vous oubliez... Non, mais vous oubliez que, en 2001, Delanoé est encore minoritaire. Qu'il ne gagne que parce qu'il y a deux listes. Vous êtes d'accord avec moi, quand même. Qu'il y a Séguin et qu'il y a

14:24
Locuteur

Tibérie. Et que là, vous étiez tout seul. Alors, je veux bien

14:27
Présentateur

que vous n'ayez pas été soutenu comme il fallait, mais ça,

14:30
Locuteur

c

14:30
Présentateur

'est toujours comme ça. Ségolène aussi, hein. Ceux qui avaient été bâtis au PS. Bon. Mais au moins, vous étiez tout seul. Et dans une ville qui est à droite depuis la fin du 19e siècle. Donc, si vous voulez, vous aviez quand même des atouts. Donc, ce que je veux dire, c'est que vous devriez, d'après moi, vous poser des questions sur votre campagne.

14:47
Locuteur

Vous n'allez pas la

14:48
Présentateur

faire pleurer maintenant, enfin,

14:49
Locuteur

écoutez. Je ne veux pas la faire

14:49
Présentateur

pleurer.

14:50
Locuteur

Vous êtes en train de lui dire

14:51
Présentateur

que c

14:51
Locuteur

'est

14:51
Présentateur

de sa faute. Non, je... Oui, ben oui. Ben oui, je pense qu'il y

14:57
Locuteur

a

14:57
Présentateur

une partie de sa faute.

14:58
Locuteur

Ah.

14:59
Présentateur

Je

14:59
Locuteur

pense que...

14:59
Présentateur

Ah.

15:00
Locuteur

Bon.

15:00
Présentateur

Non, mais attendez, sûrement. Simplement, là, ça s'est passé il

15:03
Locuteur

y a

15:03
Présentateur

une dizaine de jours. Et donc, je n

15:05
Locuteur

'ai

15:05
Présentateur

pas fait une sorte de bilan de ce que j'avais fait de bien et de

15:08
Locuteur

ce

15:08
Présentateur

que j'avais fait de mal. Mais enfin, quand il y a eu une défaite, on ne peut pas dire... Si ça avait été une victoire, ça aurait été ma victoire. Voilà. Si c'est une défaite, c'est ma défaite. Enfin, je veux dire, allez, on ne va pas se raconter d'histoire. Juste. Bon.

15:19
Locuteur

On est bien

15:20
Présentateur

d'accord. Justement, vous pouvez fermer les yeux si vous n'avez pas envie de revoir ça. Mais on vous a vu pleurer à la télévision. Non, non, je

15:25
Locuteur

n

15:25
Présentateur

'ai pas vu.

15:32
Locuteur

Là, quand

15:32
Invité

même, l'ampleur de ce qui s'est passé est telle que... Ce qui est compliqué, c'est de se dire. Un, j'ai fait le job. Deux.

15:48
Locuteur

Ben

15:48
Invité

voilà, j'ai perdu. On a perdu.

15:53
Locuteur

Ben,

15:53
Invité

la première semaine, j'en ai un

15:54
Locuteur

an, ça, ceci.

15:55
Invité

La deuxième semaine, j'en ai

15:56
Locuteur

un an,

15:56
Invité

ça, cela. Ça, c'est compliqué.

15:58
Locuteur

Mais

15:59
Invité

au fond, une fois que c'est fait, c'est fait.

16:01
Présentateur

Alors, vous étiez malheureuse tout de même. Très malheureuse. C'est touché. Je pense qu'au contraire, on devrait les montrer encore plus souvent. Parce que là, avec

16:10
Locuteur

des images

16:10
Présentateur

comme ça, en 2014, vous gagnez.

16:11
Locuteur

Là,

16:12
Présentateur

ce qui s'est passé,

16:13
Locuteur

c

16:14
Présentateur

'était le lendemain du premier tour. Exact.

16:17
Locuteur

Et

16:17
Présentateur

ça, ce sont des nuits où on ne dort pas. Puisque jusqu'à une heure du matin, on attend. Et après ça, on refait les calculs. Et on voit pourquoi et pourquoi pas. Et on reçoit les uns et les autres. Et on passe des coups de fil à ceux qui se sont fait rétamés. Donc, c'est un passage qui est compliqué quand on n

16:32
Locuteur

'a

16:32
Présentateur

pas le vent en poupe. Bon, c'est une nuit difficile.

16:36
Locuteur

Et

16:36
Présentateur

puis, c'était une journaliste, Vanessa Schneider, qui faisait très bien son job. Enfin, elle m'avait dit, est

16:43
Locuteur

-ce

16:43
Présentateur

que je peux vous filmer ? Je vous promets, je ne ferai rien passer avant le deuxième tour. C'était pour Canal+. Et je savais que je pouvais avoir confiance dans cette fille qu'elle ne ferait rien avant le deuxième tour.

16:53
Locuteur

Et

16:54
Présentateur

quand je suis arrivée le lundi matin, après ce premier tour, elle était là.

16:57
Locuteur

Et

16:58
Présentateur

je lui ai dit, Vanessa, pour l'instant, je n

16:59
Locuteur

'ai

16:59
Présentateur

pas beaucoup parlé. Parce que c'est vrai que ça faisait quelque temps que j'avais intégré le fait qu'on avait perdu à Paris. Et je ne pouvais rien me laisser comme champ. Donc, j'étais complètement... Je me conditionnais le matin, puis j'y allais. Et pour que les journalistes disent, elle est extraordinaire. Et pour que les gens que je rencontre dans la rue disent, oh, ben, elle est vraiment super et courageuse, etc. Voilà. Je me disais, quelque part, je porte un peu de l'honneur de mon camp. Un peu. Bon. Donc, j'y allais.

17:26
Locuteur

Mais

17:27
Présentateur

là, c'était le lendemain du premier tour.

17:29
Locuteur

Et

17:29
Présentateur

donc, elle est arrivée. Elle m'a dit, alors, c'est difficile. Ben, j'ai dit, ouais, c'est compliqué.

17:34
Locuteur

Et

17:34
Présentateur

elle m'a dit, et dimanche prochain, c'est fini. Ah ben, j'ai dit, non, c'est pas fini dimanche prochain.

17:40
Locuteur

Parce

17:40
Présentateur

que là, j'entame une deuxième étape.

17:44
Locuteur

C

17:44
Présentateur

'est-à-dire que, eh bien, dans la semaine suivante, il faudra que je laisse

17:47
Locuteur

la

17:48
Présentateur

présidence du groupe à l'hôtel de ville.

17:50
Locuteur

Et

17:51
Présentateur

puis, je vais installer à la mairie du 17e arrondissement une

17:54
Locuteur

fille

17:54
Présentateur

formidable, qui a 45 ans, qui est très proche du terrain. Et c'est elle qui se présente aux législatives. Il faut qu'elle ait vraiment cet atout et cette chance en main. Puis maintenant, c'est la génération qui arrive, quoi. Il y a 45 ans qui arrive. Voilà, c'est bien. C'est ça qui est porteur d'avenir. Et tout à l'heure, vous disiez à juste titre, tous les deux, que Paris change beaucoup, a beaucoup changé de population. Et cette génération-là, il faut qu'elle ait sa chance.

18:17
Locuteur

Et

18:17
Présentateur

puis moi, mais je ne me mets pas à la retraite. On ne

18:20
Locuteur

me

18:20
Présentateur

demande pas de partir. Je vais aller à l'Assemblée nationale. Je vais m'investir dans mon travail de député, parce que je reste député. Et je me représenterai à la députation. Je vais rester conseiller de Paris. J'ai ma permanence. Je vais tenir mes permanences toutes les semaines. Donc, je serai très proche de la population. Vous

18:35
Locuteur

avez voté pour

18:36
Invité

vous

18:36
Locuteur

? Mais voilà.

18:37
Invité

C'est pour vous qu'ils avaient voté

18:38
Locuteur

? Non, pas pour

18:38
Présentateur

moi. Ils ont voté. Écoutez,

18:40
Locuteur

je veux bien avoir un égo

18:41
Présentateur

surdimensionné. Enfin, ils ont voté

18:43
Locuteur

pour une liste... C'est votre nom

18:44
Invité

sur le bulletin. Ce

18:44
Locuteur

n

18:44
Invité

'est pas une question d'égo. C'est

18:45
Locuteur

la démocratie. Je vais

18:46
Présentateur

voté pour une liste qu'ils ont vue sur l'affiche et que je dirigeais. Et je mets en place le renouvellement. Vous ne pouvez pas à la fois dire « Oh là là, c'est quoi ces élus qui ont 80 ans et qui ne laissent pas la génération suivante s'exprimer ? » Et puis, j

18:59
Locuteur

'ai

18:59
Présentateur

huitement vous étonné lorsque il y a les 45 ans qui débarquent. Et

19:02
Locuteur

vous vous

19:02
Présentateur

présentez... C

19:02
Locuteur

'est

19:03
Présentateur

normal. Vous vous

19:03
Locuteur

présentez, vous

19:04
Invité

êtes élu et vous ne voulez pas être maire. Ça, je ne comprends pas.

19:06
Locuteur

Je comprends très bien

19:07
Invité

votre réaction. Vous craquez,

19:08
Locuteur

vous êtes fatigué. Ça, c'est bon. Je reste une

19:11
Présentateur

personne responsable. Simplement, je ne me mets plus tête de groupe, mais je suis dans le groupe.

19:16
Locuteur

Vous êtes sûr que vos électeurs

19:17
Présentateur

prennent la chose

19:18
Locuteur

comme ça ?

19:19
Présentateur

Et je leur ai écrit une lettre. Je peux vous dire que vous pouvez vous promener maintenant dans le 17ème avec moi. Ils me disent « Chapeau l'artiste ! » Voilà ce qu'ils disent. C'est tout.

19:29
Locuteur

Vous

19:29
Présentateur

n'aviez plus envie. Non ? J'ai envie. Ah oui. Vous êtes vous

19:33
Locuteur

?

19:34
Présentateur

Non, mais j

19:34
Locuteur

'ai une tête...

19:34
Présentateur

C'est

19:34
Locuteur

même

19:34
Présentateur

uniquement par générosité. J'ai une tête de pas envie. Je ne vous fais pas envie. Non. Le panafieux, tout à l'heure, il parlait des bobos. Je ne vous trouve pas bobos.

19:48
Locuteur

Je

19:48
Présentateur

vous trouve belle

19:49
Locuteur

-belle. Moi non plus. Je ne vous trouve pas

19:51
Présentateur

bobos. Voilà. Je

19:52
Locuteur

vous trouve

19:52
Présentateur

belle-belle. Non, mais on peut s'interroger. Il a raison. Non, non. On peut s'interroger. Moi, je ne pense pas que les électeurs soient... C'est trompé. Ça, peu importe. Ce n

20:02
Locuteur

'est

20:02
Présentateur

pas ça. La question, c'est pourquoi vous n'avez pas eu envie de rester maire du 17ème alors que

20:06
Locuteur

vous étiez... Parce que je

20:07
Présentateur

me suis dit qu'à un moment, il fallait que je passe un témoin.

20:09
Locuteur

Et

20:09
Présentateur

je me suis dit là, mais qu'est-ce que je vais faire ? Je vais rebeloter, refaire la même chose, ne pas apporter plus que ce que j'ai apporté aux habitants. Alors que je peux mettre en avant une fille qui a 45 ans. Elle n

20:20
Locuteur

'est

20:20
Présentateur

plus toute jeune, à 45 ans. Elle est dans la

20:22
Locuteur

force de l'âge. Je vous en prie. Ah, vous voyez

20:24
Présentateur

! Elle

20:24
Locuteur

n'a

20:24
Présentateur

pas 20 ans. Elle est dans la force de l'âge. Et à ce moment-là, elle se prépare, elle, pour de nouveau aller aux législatives, pour assurer la suite. Et puis moi, je suis derrière. Et en cas de besoin, je suis toujours là. Et puis je tiens mes permanences. Et puis je fais attention à mon arrondissement. Et puis je défends les gros dossiers. Et puis je

20:41
Locuteur

suis députée. Et puis je m

20:42
Présentateur

'investis dans mon travail de députée.

20:44
Locuteur

Et

20:44
Présentateur

puis est-ce que vous serez ministre ? Voilà la question que j'ai envie de vous poser. Pour l'instant, qu'est-ce que je fais ? J'ai accepté une mission que m'a confiée le président de notre groupe, Jean-François Copé. Et je vais aller regarder comment se pratique la diversité dans nos entreprises. Parce qu'il semble que certaines entreprises pratiquent cette diversité, fassent attention uniquement aux critères professionnels pour embaucher, à l'embauche. mais que d'autres peuvent faire intervenir d'autres critères qui ne sont pas souhaitables. Donc je vais aller regarder ce qui se passe. J'ai deux mois pour rendre un

21:15
Locuteur

rapport là

21:15
Présentateur

-dessus.

21:15
Locuteur

C

21:15
Présentateur

'est une belle mission. Et pour regarder ce que l'on peut faire, non pas sous forme de loi, mais peut-être pour promouvoir les entreprises qui font un vrai travail dans

21:23
Locuteur

le domaine. Et favoriser l'égalité

21:24
Présentateur

des chances

21:24
Locuteur

à l'embauche. Et favoriser

21:25
Présentateur

l'égalité des chances à l'embauche. Ben ça, ça me passionne. Bon,

21:28
Locuteur

très bien.

21:34
Présentateur

Parce que c'est vrai, ça manque. Dans votre CV, Eric Zemmour, qui connaît votre parcours aussi bien que moi, mieux sûrement, même, c'est que vous avez été jupette très peu de temps, ça veut dire. Ministre, pendant combien de temps, jupette ? Presque six mois. Six mois, voilà, ça c'était quand même la grosse déception. Vous n'êtes plus fâchée avec Alain Juppé. Non, pas du tout. C'est fini cette affaire. Ah non, mais je vais vous dire, et on s'est reparlé la semaine dernière au téléphone.

21:56
Locuteur

Enfin,

21:56
Présentateur

j'ai dit, non, non, c'est terminé, ça. Zemmour, pour conclure, là-dessus. Je pense que les gens qui ont un peu d'expérience politique, et j'en connais d'autres, à part Mme de Panafieux, n'ont pas du tout envie de devenir ministre dans ce gouvernement. Ah oui ? Oui, tout simplement parce que les ministres n'ont aucun pouvoir dans ce gouvernement. Je ne parlais pas de celui-là, je parlais du prochain, moi, évidemment. Oui, mais c'est la même chose avec...

22:18
Locuteur

Ça sera la même chose. Ben, je

22:18
Présentateur

le crains. Mais d'être ministre n'est pas une fin en soi, pour moi. Ben,

22:22
Locuteur

surtout dans le gouvernement d'Arcogène. Mais ce n'est

22:23
Présentateur

même pas ça. C'est que ça n'est pas une fin en soi. Moi, j'estime qu'il n

22:28
Locuteur

'y

22:28
Présentateur

a rien de plus passionnant que d'essayer d'anticiper, de comprendre les mouvements de la société dans laquelle on vit, d'aider les gens qui ont eu... Non, mais

22:37
Locuteur

d'accord, mais ça, on ne fait pas de politique. ...de vous

22:39
Présentateur

avoir remarqué. Et honnêtement, je me satisfais très bien de ce que j'ai en ce moment. C'est quand même une consécration. Je vous dis ça, pourquoi ? Parce qu'on a retrouvé des images qui vont certainement vous émouvoir, des images où votre papa apprenait la nomination de votre maman dans un gouvernement, parce qu'elle n

22:56
Locuteur

'a

22:56
Présentateur

pas été ministre. Votre maman aussi. Et regardez comment il était fier et comment il réagissait au fait que son épouse devienne secrétaire d'État elle aussi. Immanquablement, si l'on évoque le nom de Missov, on songera au ministre du général de Gaulle, à l'ambassadeur de France au Japon. Pourtant, ce n'est pas de François Missov dont il sera question aujourd'hui, mais de sa femme, Hélène, nommée secrétaire d'État auprès du ministre de la Santé et de la Sécurité sociale.

23:19
Invité

Bonjour, ça va bien

23:20
Locuteur

? J

23:21
Invité

'ai la chance d'appartenir à une famille très nombreuse, très unie. C'est pas

23:25
Locuteur

sa voie. Si vous voulez, si bien qu'on

23:25
Invité

trouve

23:26
Locuteur

dans

23:27
Invité

la vie une amitié, une chaleur, une affection,

23:29
Locuteur

une

23:29
Invité

entraîne, qui sont vraiment à bien précieux et qui vous suivent tout au long de votre existence. Je crois que quand on est adulte, le poids de l'enfance est très très important, au fond, de quitte jamais tout à fait son enfance. C'est la grande responsabilité des parents vis-à-vis de leurs enfants. Eh bien, c'est beaucoup de joie pour elle puisqu'elle était très contente. Et puis, pour moi, beaucoup de fierté aussi parce que ça semble peut-être ridicule, si vous voulez, de dire qu'on a épousé la femme qu'on trouve la plus intelligente du monde. Eh bien, pour mon cas, c'est ce que je pense. Donc, je pense qu'elle réussira très bien.

24:01
Présentateur

Voilà pourquoi je vous pose la question à vous aussi. Ce serait une fierté. Je vais vous raconter quelque chose. Lorsque je suis arrivée dans mon bureau

24:09
Locuteur

de

24:10
Présentateur

ministre du Tourisme,

24:11
Locuteur

la

24:11
Présentateur

première chose que j'ai faite,

24:13
Locuteur

ça

24:13
Présentateur

a été de décrocher mon téléphone. Je l'ai appelé. Et je lui ai dit, tu sais d'où je t'appelle

24:19
Locuteur

? Eh

24:21
Présentateur

bien, moi aussi, j'y suis. Alors, à ce moment-là, il m'a dit, écoute, Françoise, un, bravo, parce que tu l'as mérité, et deux, tu n'oublies jamais que tu seras beaucoup plus ancien ministre que ministre. Il ne savait pas comme il avait raison. Oui, cinq

24:35
Locuteur

ou six mois, à cause des Jupètes, tu dirais du

24:37
Présentateur

gouvernement Alain Juppé.

24:41
Locuteur

On

24:41
Présentateur

va vous remercier d'avoir accepté. Merci. Cette invitation, d'abord parce que c'est toujours un plaisir de vous recevoir, et c

24:47
Locuteur

'est

24:47
Présentateur

sincère.

24:48
Locuteur

Ensuite, parce que

24:49
Présentateur

ce n

24:49
Locuteur

'est

24:49
Présentateur

pas toujours évident, je dois le dire, quand on a perdu une élection, puisque c'est le cas, un, de le reconnaître, parce qu'on a vu des gens sur les plateaux quand même dire tout le contraire à plusieurs reprises, et deux, de venir sur un plateau, s'exposer et l'expliquer. Alors, deux fois, bravo et merci. Merci beaucoup. Merci.