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Discours / meetingFrance 24 (sur YouTube)· 8 septembre 2025 10 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & électionsJustice

Vote de confiance : M. Panot dénonce une "oligarchie rapace" • FRANCE 24

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Chapitres

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  • 1:28Invité politiqueChiffre
    « Les spéculations hasardeuses du Mozart de la finance nous ont coûté 1000 milliards de dettes supplémentaires. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « Vous avez baissé l'impôt sur les sociétés, supprimer progressivement les impôts de production, supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, mis à sac le financement de la sécurité sociale et arroser les transnationales de plus de 200 milliards d'aides publiques chaque année sans aucune contrepartie. »
  • 2:55Invité politiqueChiffre
    « Supprimer 2 jours fériers pour voler 4 milliards d'euros au travailleurs, soit l'équivalent du montant de l'impôt de solidarité sur la fortune que vous avez supprimé. »
  • 3:38Invité politiqueFait
    « Vous resterez dans l'histoire comme cette oligarchie rapasse qui ne supporte pas que les gens puissent profiter des petits bonheurs de la vie. »
  • 6:32Invité politiqueFait
    « L'abominable génocide perpétré par l'armée israélienne à Gaza ne rencontre aucun obstacle du côté de la France qui vient encore de livrer des dizaines de millions d'euros d'armes à un état dirigé par des criminels de guerre. »
  • 8:01Invité politiqueChiffre
    « Plus de 60000 morts dont un tiers d'enfants. 40000 enfants blessés dont la moitié est handicapée à vie. »
  • 8:44Invité politiqueChiffre
    « Les 10 % des plus riches concentrent 80 % des actifs financiers et professionnels. »
  • 8:44Invité politiqueChiffre
    « 104 millions d'euros, c'est le patrimoine cumulé des ministres au pouvoir. »

Temps de parole

  • Mathilde Panot100 %

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Mathilde Panot

Présidente, ministre, collègues, monsieur le premier ministre, comment pourrions-nous vous faire confiance alors que vous faites confiance à Emmanuel Macron ? Ce jour est historique. Pour la première fois en 5e République, un gouvernement tombe à la suite d'un vote de confiance. Mais qu'on ne s'y trompe pas. Ce n'est pas seulement vous mais votre politique et le monde qu'elle défend qui doivent être défaits. Car monsieur le premier ministre, vous n'êtes qu'un visage du surcis que le président a souhaité accorder à sa politique. Le dernier visage d'une politique illégitime et obstinée.

Incapable de susciter la moindre adhésion dans le pays, vous vous enférez dans une succession de chantage mensonger. Il y a 2 ans, monsieur Atal menacéit la réforme des retraites ou la faillite. L'année dernière, c'était le budget ou la panne des cartes vitales. À présent, l'austérité ou la mise sous tutelle du FMI. Monsieur le Premier ministre, vous ne laisserez derrière vous que le risque d'une crise financière à force d'en agiter le spectre sur toutes les télévisions du pays. Pour vous, le futur n'existe pas car vous sentez bien que vous appartenez au passé. Impopulaire, minoritaire, détesté. Le macronisme ne gouverne plus que par la peur. Vous étiez pourtant si sûr de vous.

Jamais un pouvoir ne s'était donné autant de mal pour passer en force sa politique. 493 en série. Combine constitutionnelle, brutale répression des mouvements sociaux, piétinement de l'opposition, dissolution du parlement, déniuite des perdants au gouvernement. Tant d'effort pour gouverner seul contre tous. Et vous voilà déplorer un déficit que vous avez vous-même creusé. Votre numéro de prophète de pacotil n'amuse plus personne. Notre groupe parlementaire se félicite de n'avoir jamais adhérer à un seul de vos budgets qui nous ont conduit dans le mur. Nous ne partageons pas votre diagnostic et encore moins vos remèdes.

Les spéculations hasardeuses du Mozart de la finance nous ont coûté 1000 milliards de dettes supplémentaires. Alors que les besoins en santé, en éducation, en service public, en investissement dans la bifurcation écologique ont explosé. Vous avez privé la puissance publique de recettes précieuses. Vous avez appauvri l'État et affaibli les services publics. Vous avez baissé l'impôt sur les sociétés, supprimer progressivement les impôts de production, supprimer l'impôt de solidarité sur la fortune, mis à sac le financement de la sécurité sociale et arroser les transnationales de plus de 200 milliards d'aides publiques chaque année sans aucune contrepartie.

Les drogués à la dépense publique portent un nom, le MEDEF et vous gouvernez à ses côtés. Depuis 8 ans, vous avez fait du capitalisme financier le plus grand assisté de la République. Les 500 plus grands détenteurs de patrimoine de ce pays vous remercient. Ils ont doublé leur fortune en 8 ans et vous promettez les larmes et la sueur à tout le reste du pays. Quelle indignité ! Hausse historique des défaillances des petites et moyennes entreprises. Fermeture d'usine, taux de chômage à la hausse, avalisation d'un accord humiliant avec les États-Unis. La fable des gestionnaires raisonnables autoproclamés a assez duré. Vous voilà à demander aux salariés de travailler 2 jours férier gratuitement.

Supprimer 2 jours fériers pour voler 4 milliards d'euros au travailleurs, soit l'équivalent du montant de l'impôt de solidarité sur la fortune que vous avez supprimé. Voler 2 ans de vie avec la retraite à 64 ans ne vous a pas suffi. Il fallait pour gaver ceux qui avaient déjà tout priver ceux qui n'avaient rien de la tranquillité même de ce rien. Vous resterez dans l'histoire comme cette oligarchie rapasse qui ne supporte pas que les gens puissent profiter des petits bonheurs de la vie. Consacrer du temps à soi, aux siens, aux autres jardiner, pouvoir aller au restaurant ou en weekend, admirer la mer ou un ciel étoilé.

Oui, aujourd'hui est un jour de soulagement pour des millions de français. Soulagement que vous partiez, monsieur le Premier ministre, après vos mensonges face au scandale Betaram qui a mis des générations d'enfants en danger. Soulagement de ne plus avoir comme ministre de l'intérieur un homme qui parle comme pétin de français de papier et qui hurle la balle voile. Soulagement que vous emportiez dans votre chute votre projet de budget cruel et injuste qui visait à dépouiller le peuple de France. Car vous n'êtes pas seulement une imposture, mais un danger pour le pays. La violence de votre politique s'abat dès le berceau.

Plus de 2000 enfants naissent, vivent et meurent dans la rue au côté des 350000 sansabris du jamais vu depuis l'après-gerre. Notre taux de mortalité infantile est l'un des plus élevés d'Europe. La maladie du scorbud que l'on croyait enrayé depuis un siècle atteint aujourd'hui de jeunes enfants. Vous n'avez pas dépensé un centime pour protéger les enfants des violences sexuelles et ce alors que trois enfants par classe seraient victimes d'inceste. Vous n'avez rien fait pour démarchaçandiser le secteur de la petite enfance. Pire, madame Berger a copiné avec les lobby des crèes privées.

Rien non plus pour ces milliers d'enfants en situation de handicap privé de scolarisation à la rentrée, faute d'accompagnatrice. Le macronisme est une fabrique de maltraitance infantil, mais à vous suivre, ces enfants-là n'avaient qu'à hériter. C'est ce qu'Emmanuel Macron avait oublié de préciser. Avec vous, l'argent ne ruisselle qu'à la naissance sur les bien nés. Vous avez fait de la France une société de cast archaïque où l'héritage concentre 60 % du patrimoine national. Comme au 19e siècle, les 10 % des plus riches concentrent 80 % des actifs financiers et professionnels. Mais comment vous en vouloir ? Vous en faites partie.

Pour être dans ces gouvernements très courts mais très sélectes, il faut posséder au minimum trois logements. Il faut de préférence être millionnaire comme c'est le cas de 22 de vos ministres qui ont généralement hérité de leur fortune. 104 millions d'euros, c'est le patrimoine cumulé des ministres au pouvoir. La vérité de votre politique se trouve là. Mais vous n'êtes pas les seuls. L'extrême droit de votre assurance vie apprend beaucoup de vous. La Leenny qui a refusé par h fois de voter la censure de votre gouvernement et qui a empêché la discussion de la destitution d'Emmanuel Macron. Là, Le Pénny pactise désormais avec les grands patrons.

Elle promet que son programme raciste maintiendra les fondamentaux d'Emmanuel Macron. Voilà que se dessine la ligne de partage dans les grands choix qu'uront à trancher notre pays. Celui que nous proposons est connu. Diplomatie non alignée au service de la paix, relance de l'économie par la consommation populaire, justice fiscale, nouveaux droit. Investissement dans la bifurcation et l'adaptation écologique. Passage à la 6e République pour mettre un terme au pouvoir d'un seul, au détriment de tous.

En face du macronisme à l'extrême droite, tous s'accordent sur la destruction des conquêtes sociales, les politiques climaticides, le statut C sur la 5e République, le tout sécuritaire et le consensus islamophobe. L'alliance entre Macronie et le Pénis contre le progrès social humain a trouvé sa synthèse au ministère de l'intérieur. En 1 an, Bruno Rotaillo aura trouvé plus de temps pour tweeter sur chaque député insoumis que pour réagir au meurtre par l'extrême droite d'Abou Bakar Sissé, de Hem Miraoui ou de Jamel Ben Jabala.

Gesticulation introuvable quand il s'agit d'un défilé de néonazie, de l'agression par les fascistes du compagnon d'un député, d'une chasse aux personnes noires en creuse ou encore des 70 féminicides perpétrés sous son mandat. La ruine que vous avez produite n'est pas uniquement économique, elle est aussi morale. À l'international, la voix de la France ne porte plus. France diplomatie a laissé place à France incantation. L'abominable génocide perpétré par l'armée israélienne à Gaza ne rencontre aucun obstacle du côté de la France qui vient encore de livrer des dizaines de millions d'euros d'armes à un état dirigé par des criminels de guerre. Plus de 60000 morts dont un tiers d'enfants.

40000 enfants blessés dont la moitié est handicapée à vie. et toujours aucune sanction contre leur bourreau. "Soyez humain si vous voulez être original. Plus personne ne l'est", disait le poète Max Jacob. Aujourd'hui, ce n'est pas seulement un gouvernement qu'il nous faut renverser, mais un monde fondé sur l'inhumanité, la brutalité sociale et l'absence de solidarité. Vos ricalements, quand une femme atteinte du cancer vous reproche la loi du plomb, votre morgue, vos calculs byzantins pour vous maintenir coûte que coûte, les Français n'en peuvent plus. Monsieur le Premier ministre, personne ne doute que le président fera surgir 1000 avatars pour vous succéder.

À messieur d'Armanin, le cornu et tous ceux dont les appétits s'aiguisent à mesure que les places dans le radeau se libèrent. Sachez que vous êtes les non génériques d'une politique avec lequelle les Français veulent rompre. D'ailleurs, les génériques sont généralement moins chers que les originaux. Quant à vous, vous ne valz plus rien. Nous alertons solennellement tous ceux qui tenteront de sauver le soldat Macron. tomberont avec lui. Les insoumis ne se vendront jamais pour une place dans des ministères. Monsieur le Premier ministre, vos passages en force ne passent plus. Ils atteignent leur apogéné au colonial à l'encontre de nos concitoyens d'outre mer.

Le grand nombre s'est mis en mouvement. Rien ne l'arrêtera. Ni le GIGN ou le RA déployé en Guadeloupe, ni la CRS8 envoyé en Martinique, ni encore l'armée en Kan Nouvelle-Calédonie. Saccager les conditions de vie de ceux qui souffrent sans qu'ils opposent une résistance, c'est fini. Vous avez raison d'avoir peur. Le dégoût suscité par votre politique s'est donné rendez-vous le 10 septembre. Ce jour agit comme un formidable encouragement à l'action. Le mouvement aura obtenu une victoire avant même son commencement, la chute de votre gouvernement et la défaite de votre budget. À présent, il ne reste plus beaucoup d'options au force né de l'Élysée.

Le président ne souhaite pas changer de politique. Alors, il nous faudra changer de président. Ne lui en déplaise en cette rentrée, la souveraineté populaire revient à la mode. Le dégagisme aussi. Partez aujourd'hui, monsieur Bairou. Emmanuel Macron vous suit de près. Le peuple s'impatiente, il a tout un monde à inventer. Je vous remercie madame la présidente panneau.

10:12
Non speech

[Applaudissements]