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interviewLCP (sur YouTube)· 13 mai 2026 44 min

Cambriolage du Louvre : les révélations de la commission d’enquête - 13/05/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Merci, merci à tous pour votre présence nombreuse. Comme vous l'avez pu vous avez pu le voir, on a beaucoup d'activités en ce moment à l'assemblée. Je l'évoquer d'ailleurs avec avec certaines d'entre vous.

Il y a une forme de décalage entre la perception qu'on peut avoir dans nos circonscription respectives. Les gens parfois nous disent "Mais il se passe beaucoup de choses en ce moment à l'assemblée." Oui, ils sont passés énormément mais c'est vrai que on parle beaucoup d'international donc sans doute qu'on se rend un petit peu moins de compte des sujets nationaux et pourtant il y en a énormément.

C'est pour ça que la salle de presse d'ailleurs est difficile à à voir certains jours. Merci d'être aussi nombreux. Forcément quand on a passé plusieurs mois à travailler sur un sujet à consacré beaucoup d'heures euh de matinée, d'après-midi, de soirée à faire un somme de déplacement, à pouvoir auditionner beaucoup d'acteurs, à travailler aussi avec nos administratrices que je veux remercier, les services de la de la commission qui ont été un support extrêmement efficace.

Les services de l'assemblée de manière générale sont toujours remarquablement efficaces. C'est c'est pour nous un moment important aujourd'hui que de pouvoir vous présenter euh les conclusions de la commission d'enquête qui portait sur la protection du patrimoine national et la sécurisation des musées. Je voudrais rappeler quelques éléments en introduction, ensuite partager avec vous quatre grands enseignements et puis après, je passerai la parole à notre rapporteur les Scorbia qui pourra développer sur la partie bilan mais aussi la partie recommandation qui je crois intéresse évidemment tous ceux qui sont attachés à nos musées et au patrimoine de manière générale.

Alors pour resituer les choses, le 19 octobre 2025, c'était un dimanche, un jour qui m'avait marqué, je crois qu'il a marqué beaucoup de monde. L'UVE est victime d'un vol spectaculaire. Le plus grand musée du monde est victime d'un cambriolage comme on imaginait seulement que dans les film et l'événement évidemment est mondial parce que comme je disais c'est le plus grand musée du monde un vol qui est spectaculaire avec un préjudice de 88 millions d'euros. d'ailleurs fallu un sacré moment pour arriver à l'évaluer parce qu'on avait des pièces qui étaient inestimables et en réalité dans la même période on s'est rendu compte que de nombreux musées étaient victimes de vol, de cambriolage, une forme de de pillage diffus mais qui s'était généralisé.

Et dans cette période là, assez euh sensiblement, le risque était que le Louvre soit l'arbre qui cache la forêt. Et c'est aussi pour ça que j'avais proposé cette commission d'enquête parce que le musée Jacques Chirac à Saran, le le musée Cognac à Paris, le musée du Hon à Paris Mmonial ont tous fait dans ces mois-là l'objet de vol, de tentative de vol qui ont marqué au niveau local, qui parfois n'ont pas émergé au niveau national mais qui montrai une vraie problématique de fond et je sais que le rapporteur y reviendra par la suite pour nous. En tout cas, moi ça a été ma conviction et mon intuition initiale dès le départ.

On était pas face à une coïncidence, c'est pas des hasards de calendrier, mais on était bien face à une fragilité systémique. Et c'est pour ça que j'ai proposé à la commission des affaires culturelles et d'éducation de se constituer commission d'enquête. D'abord parce que le patrimoine est trop souvent le parent pauvre des débats parlementaires.

Il faut le dire. On en parle que quand il y a des problèmes. On parle du patrimoine quand Notre Dame brûle.

Euh, on parle malheureusement du Louvre quand il est victime d'un cambriolage et de manière général surtout il était pas possible que la commission des affaires culturelles reste silencieuse face à la multiplication de ces vols choquants, parfois violents et qui ont marqué vraiment durablement les personnels qu'on a pu rencontrer sur sur place. Donc deux rappels de cindré, deux dates qui ont été importantes pour nous. La première, ça était le 5 décembre où la commission des affaires culturelles et d'éducation s'est constituée commission d'enquête.

Et puis une deuxième date euh qui a été le 17 décembre, la désignation d'Alexis Corbière comme rapporteur que vous connaissez que vous connaissez tous que je voudrais remercier. Je le dis vraiment sincèrement, on a beaucoup travaillé ensemble ces derniers mois. Ça nous a permis non seulement de mieux nous connaître, on vient de territoires différents, on a des sensibilités différentes comme vous le savez.

Euh mais euh je crois que justement ce sont euh nos différences qui ont été un atout pour voir toute la richesse, toute la diversité d'un sujet et essayer de de n'oublier aucun de ces aspects. Ça a été un plaisir intellectuel et je crois pour dire qu'on s'est retrouvé sur la quasi totalité des points que l'on présente aujourd'hui devant vous. Et puis euh pour le reste, ça fait partie de la richesse des débats parlementaires.

En tout cas, on pourrait que souhaiter que toutes les commissions d'enquête soient aussi riches, approfondies et euh je pense stimulante sur le plan intellectuel. Le bilan de cette commission d'enquête, c'est plus d'une centaine de personnes auditionnées sous forme de table ronde. Des auditions qui ont été de responsables de services au sein de musée jusqu'à des ministres.

On en aitionné plusieurs comme vous le savez. Avec le rapporteur, on a utilisé toutes les prérogatives conférées à une commission d'enquête, contrôle sur pièce et sur place au louvre, mais aussi des demandes de documents extrêmement précis qui nous permettai de vérifier un sombre de points évoqués parfois dans la presse, d'intuition, de constat, de fragilité qu'on pouvait détecter. Donc ça nous a permis d'aboutir à une étude précise.

On a réalisé des déplacements en France et à l'étranger. placement qui nous ont permis de donner la parole à des acteurs de terrain qui parfois étaient très loin de Paris, trop loin de Paris, qui sentaient bien seuls face aux menaces que l'on évoque aujourd'hui. À l'étranger, on est notamment allé voir du côté de l'ombre parce que dès que vous cherchez des équivalents au musée du Lour, il y en a pas beaucoup par définition.

C'est le plus grand musée du monde en visiteur par sa taille, par son, par son histoire et le seul qui peut apporter des comparaisons intéressantes, c'est le Bish Museum. Ça nous a permis de voir une autre culture, une autre approche de la suré en particulier, d'autres modes de gouvernance aussi avec des enseignements excellent instructifs. Au total, on aboutit sur un rapport de 170 pages avec toutes les éditions qui viennent s'y ajouter et un travail minutieux qui donne un diagnostic étayé qui je crois pour le dire n'a pas beaucoup de précédents, n'a pas beaucoup d'équivalents en matière de d'analyse de la question de la sûreté en matière de culture et de patrimoine dans nos débats parlementaires.

Pour être synthétique, ce que je voudrais partager avec vous, c'est quatre grandes fragilités systémiques qui ressortent après ces mois de de travail au côté d'Alexis Cordière et puis il pourra ensuite évidemment compléter sur cette analyse et surtout sur les recommandations. La première fragilité, c'est que la sûreté n'a pas été traitée comme une priorité. Il faut le dire, il faut le marteler, il faut le prendre comme malheureusement un constat dur euh mais implacable.

La sûreté a été trop souvent reléguée derrière d'autres priorités. On a pas seulement là une question de budget parce qu'en fait d'autres choix ont été faits mais d'abord une règle systémique dans notre vision de la culture et du patrimoine. Et il y a un sombre d'éléments.

Le rapporteurera dans le détail, je n'en doute pas mais on a des constats très clairs. On voit à la fin une minorité d'établissement dispose aujourd'hui de plans aboutis et réellement opérationnel en la matière. Et c'est pas une question de taille d'établissement.

C'est pas parce que certains seraient trop petits ou euh trop éloigné de Paris. On voit que c'est un problème qui est diffus, qui est latant, qui est généralisé à l'échelle nationale. Pourquoi ?

Parce qu'en fait, on a un mal profond. J'avais déjà eu l'occasion de l'aborder lors de notre point d'étap. Mais à la fin de notre enquête, le constat est très net et et bien définitif pour ma part.

Les politiques culturel depuis trop d'années ont survalorisé l'événementiel, l'immédiat, l'instantané, l'éphémère, autant de reflets de la société du spectacle, mais cela au détriment de la transmission et de la protection des œuvres dont nous avons hérité. Les choix budgétaires ne sont rien d'autre que le reflet de choix stratégique de priorité que l'on donne à des politiques nationale. Et aujourd'hui, si la sûreté des musées est dans cet état en France, c'est parce qu'on a fait des choix qui nous ont conduit à une dérive, à un glissement, à des manquements.

On a oublié des missions de transmission, de protection des œuvres, de sécurisation, d'entretien parfois des bâtiments. Je pas revenir sur les fuites d'eau lourd et malheureusement dans d'autres établissements. On est sur un mal qui est bien enquisté.

Et ces missions d'entretien, de sécurisation, elles font moins glamour, elles font moins parler parfois des élus. On fait pas de conférence de presse pour présenter la nouvelle chaudière ou pour présenter les nouvelles canalisations, le système pour maintenir la température dans les salles de conservation. Mais à la fin, c'est quand même ça l'énard de la guerre, c'est la première mission d'un musée qui est de conserver des œuvres. ces missions de protection, elles font en cœur de la mission de conservation d'un musée.

Et c'est important de repartir de ces fondamentaux parce que là aussi quand je dis qu'on est d'accord avec beaucoup de choses avec notre rapporteur, c'est qu'il y a une forme de pacte républicain depuis la révolution française sur une certaine définition du patrimoine, sur une certaine définition du musée. Les musées sont là pour transmettre à nos successeurs une mémoire collective dans sa diversité. Et je crois qu'on est nombreux à se retrouver dans la définition qu'en donnerait André Malot après la Seconde Guerre mondiale.

Le musée, c'est le lieu qui arrache les œuvres au péril de la mort, au risque de la disparition pour les transmettre à la fois à nos contemporains et à nos successeurs et de manière générale faire émerger la conscience de l'humanité. Voilà, c'est une ambition qui est très républicaine, qui est aussi inscrite dans la vision universaliste de la France et malheureusement ne donnant pas la priorité à la sûreté, on a perdu de vue les moyens d'assurer ce qui était la vocation initiale des La chose que je voulais partager avec vous, c'est que l'évolution des menaces aujourd'hui en matière de sûreté percute une vision naïve de nos musées et une vision qui a mal vieilli. Il faut vraiment qu'on le dise, le monde de 2026, ce n'est pas le monde de 1956.

Les technologies ont évolué, le climat social a évolué, les pratiques des voleurs, des cambrioleurs, des malfaiteurs ont évolué. Et oui, on dit qu'on veut des musées toujours plus ouverts, plus fréquentés, plus attractifs sans toujours prendre en considération la nécessité d'adapter les moyens et les exigences de protection. Et là-dessus, il faut être très clair, l'ouverture des musées ne peut pas se faire au détriment de la mission historique des musées, mais aussi sans la prise en compte des menaces plus violentes et nouvelles qui frappe les musées.

Et quand on a pu interroger Laurence Descart, on a bien vu elle a reconnu publiquement le Lou par exemple qui est le musée le plus plus emblématique qui est le vaisseau amiral du patrimoine en France à 15 ans à 20 ans de retard en matière de protection. Voilà le constat qui est très net au terme de nos travaux. Et de manière générale, le monde de la culture n'a pas encore intégré la culture de la sécurité et de la sûreté.

On a un saut non pas seulement quantitatif à faire mais qualitatif. On a un vrai changement de logiciel à opérer. C'est le fruit comme je disais d'erreurs stratégiques mais pas que.

Autre point qui a un vrai point de de convergence, nous rétons avec Alexis Corbier l'affaiblissement du pilotage public des politiques culturelles et patrimoniales. L'autonomie des établissements, il en a été beaucoup question pendant nos travaux et l'autonomie des établissements souhaité pour des raisons différentes he par les différents politiques, par différents acteurs en matière de patrimoine, c'est parfois développé sans contrepartie suffisante en matière d'objectif clair mais aussi de contrôle effectif. Les outils existent, on va parler parfois de contrat d'objectif de performance, de lettres de mission, mais ces outils sont insuffisamment mobilisés.

Il y a pas eu de volonté d'en faire des des vrais leviers pour impulser une culture de la sûreté qui aurait été nécessaire pour protéger nos œuvres, pour protéger nos établissements. Les responsabilités sont toujours supposées. On suppose toujours que c'est le chef d'établissement qui va faire ceci.

On suppose toujours que c'est le ministère qui va contrôler cela. On suppose toujours que c'est le chef de service qui sait. Et à la fin euh ils ne savent pas, les rapports ne sont pas partagés et tout le monde présuppose que quelqu'un d'autre va faire.

Les responsabilités sont diluées. Tout le monde euh se renvoie un petit peu la balle. Le chef d'établissement dit "On m'a pas donné comme consigne de faire de la sûreté.

C'était pas dans ma lettre d'émission. Le ministre dit, et ça a été encore dit récemment dans une émission que vous avez vu ah bah euh si c'était bien dans la lettre de mission, mais si on se renvoie à la balle comme ça, à la fin ce qui est sûr c'est que nos musées ne sont pas protégés et ne sont pas pris au sérieux. Et l'exemple flagrant de tout ça, c'est le Louvre puisqu'on a bien vu que tout le monde se renvoyait un petit peu la balle euh que personne n'était responsable de rien.

On a un vol qui est l'un des plus spectaculaires de l'histoire des musées seulement en France mais en été dans le monde. Et le lendemain du vol, personne n'était responsable de rien. C'est assez étrange, c'est assez étonnant.

Euh je veux dire sur notre commission d'enquête, je suis prêt à parier que tout aurait continué comme avant s'il en avait pas malheureusement bien son de fait de choses d'éléments sur la table pour faire avancer le débat. Ce que j'en tiens comme conclusion c'est que le ministère doit reprendre son rôle d'ensemblier. Ouais en matière de politique culturelle, de contrôle et de tutelle.

Le ministère c'est un ministère de tutelle, ça veut dire qu'il doit demander des comptes. Il peut pas simplement être un distributeur de subventions pour des établissements. Il est là pour s'assurer que ces subventions contribuent. et correspondent à une mission de service public, que ça correspond à ce que les parlementaires votent et débattent et aussi que ça répond bien aux objectifs de la nation que l'on impose à travers la loi.

Et ça veut dire aussi parce que c'est aussi un constat qu'on a pu avoir dans nos travaux, c'est que le parlement était très souvent malheureusement spectateur présent retrait sur ces questions patrimoniales. Le Parlement lui-même doit contrôler beaucoup plus en profondeur aussi bien l'exécution du budget en matière culturelle, mais aussi la manière dont le ministère impulse les priorités de la nation auprès des établissements sur tous les aspects. Là, on est en matière de sûreté mais ça pourrait valoir aussi soit des aspects environnementaux, soit des aspects de d'accessibilité des politiques culturelles, d'ouverture au public et cetera.

Et le 4è point euh qui me semble important qui est la conséquence aussi de tout ça, la suite logique, c'est que la gouvernance des établissements public nationaux, il y a 80 plus 80 établissements publics qui relèvent directement du ministère de la culture, la gouvernance des établissements publics nationaux doit clairement être repensée. dans certains établissements, la personnalisation des fonctions de direction, je pense que vous avez beaucoup d'exemples en tête, l'affaiblissement des instances de contrôle et l'opacité de certaines procédures de nomination contribuent à bouiller les lignes de responsabilité. L'hyper président, qu'on a pu constater, je sais que le rapporteurra et un vrai problème sur des musées qui sont devenus euh parfois difficiles à piloter, difficile à comprendre simplement de l'extérieur dans leur organisation.

Or, et c'est là que ça rejoint finalement notre point de départ. En matière de sûreté, la responsabilité n'est pas une option, c'est justement l'exigence. Il faut qu'il a quelqu'un qui soit responsable d'un poste, d'une mission, d'une tâche, d'un schéma directeur, d'une planification, d'une exécution budgétaire.

Ça peut pas être au doigt mouillé quand on gère un public, quand on gère la sûreté des œuvres, quand on gère du personnel, ça ne peut pas être le fruit du hasard. Et dans cette question de la gouvernance, il y a une entité, le rapporteur y reviendra sans doute plus en détail, mais un conseil d'administration, par exemple dans un établissement peut pas être une chambre d'enregistrement, ça peut pas être un lieu asceptisé, ça peut pas simplement être une une pièce où on vient émerger. Ça doit être au contraire un lieu qui respire. un peu de discussion de construction d'une politique d'établissement qui permet d'associer des acteurs plus différents que ce qu'ils sont aujourd'hui.

Et c'est ce qu'on a vu notamment au Royaume-Uni sur la manière dont les établissements construisaient leur leur politique. Ce que je dis là, ça vaut au niveau national dans les établissements publics nationaux et je pense qu'on peut aussi en fait le décliner dans les établissements de proximité. Il faut qu'il soit plus ouverts sur leur territoire, qu'il puissent associer des personnalités qui leur apporteront une expertise nouvelle parce que il ne faut pas non plus l'effet des responsable de mes de proximité seul face aux menaces et donc ils ont besoin qu'on puisse leur apporter de nouvelles offres de gouvernance.

Je vous ai dressé un tableau de quatre grandes fragilités systémiques. La bonne nouvelle c'est pour moi, ce sont aussi quatre grandes clés de voûte pour pouvoir repenser la sûreté de nos musées et la mettre au cœur de nos priorités. ce que Alexis Corbier va pouvoir développer dans le casre de toutes nos recommandations.

Merci. Hop. Merci à mon tour également de vous remercier et après vous remercier de votre présence.

Remercier aussi le président portier et c'est pas une clause de style, il l'a souligné. On verra à quoi je fais référence. à l'heure ou parfois certaines commissions d'enquête sur la caisse de résonance de choses qui ont surtout vocation à être spectaculaire.

Nous, on a à travailler et vous le savez entre le président Portier et moi-même, nous sommes pas comme il a évoqué de sensibilité commune mais il nous semble que nous avons convergé sur une exigence à trouver des solutions à des problématiques et même parfois sur même sur l'essentiel sur les réponses à y apporter. Je voilà moi un signe, vous en ferez ce que vous voudrez, mais que le il faut valoriser le parlementarisme des rapports de commission enquête qui ne sont pas que là pour faire du buzz mais pour peut-être contribuer à améliorer des politiques publiques. Donc je le remercie une fois de plus parce que c'est lui, c'est toi Alexandre qui a impulsé cette commission qu'il a voulu et j'ai eu l'honneur d'en être le rapporteur. aussi remercier.

Faut le faire parce que des deux administratrices que ce soit Julie Lecler ou ou Mathilde Dani de la Chapelle parce que parmi les patrimoines à défendre ici il y a aussi la qualité des gens qui travaillent à l'Assemblée nationale et si nos parlementaires font du bon travail c'est parce qu'ils sont aidés pour cela par des gens de grandes compétences et je les remercie pour tout le travail qu'elles ont pu apporter. Alors, je répète pas ce que dit euh le président, mais ayez en tête évidemment comme beaucoup souvent comme vous m'avez contacté, il pas de quoi que c'est le cambriolage du Louvre qui a été le point de départ de cette commission. Mais à juste raison, le président Portier l'a rappelé, si cette commission d'enquête a existé, c'est parce que nous avons jugé que ce cambriolage spectaculaire avec des très nouveaux très spectaculaires se situait dans un moment où il venait d'y avoir dans d'autres établissements d'autres cambriolages et qui en plus pour certains reprenaient une silhouette un petit peu commune.

Alors ça a été évoqué que ce soit Cognac G, que ce soit Parel Monial qu'on est allé voir, que ce soit Limoge, le magnifique musée Adrien Duboucher, c'est ça ? Je suis en train de déformer son nom mais j'y suis allé. Magnifique musée.

Ça a été aussi pour moi un grand plaisir de découvrir tous ces établissements magiques que nous avons en France. Le musée du désert, le musée Jacques Chirac et cetera et cetera. Quelle était la caractéristique commune ?

J'insiste, c'est-à-dire que non pas que nous constatons quand nous demandons au spécialistes une augmentation du nombre de cambriolages dans les musées actuellement, mais une modification de la nature de ces cambriolages. C'est-à-dire que pour le faire simple et avec humour, nous ne sommes plus à l'époque où les arsenes lupins habiles par je ne sais trop quelle astuce arrivent à dissimuler, faire disparaître qu un quasi tour de magie je ne sais trop quel objet. Mais on est à l'heure hein du braquage lowcoste à coup de point, à coup de revolver, à coup de fusil à pompe où éventuellement directement en plus les personnels qui travaillent dans les musées sont mis en danger.

Ça casse, ça brise non pas en plus pour récupérer une œuvre et la vendre éventuellement à je ne sais trop quel grand amateur d'art, mais pour surtout s'intéresser aux matériaux. C'est moins l'œuvre elle-même qui est visée que les matériaux eux-mêmes dans un moment particulier où le cours de l'or a augmenté, où il y a un intérêt très particulier en aussi pour les porcelaines chinoises. Et donc ça pose toute une série de difficultés, non seulement parce que ces braquages sont brutaux, violents et mettent en danger tous ceux qui peuvent se trouver sur le chemin des braqueurs, mais parce qu'en plus évidemment lorsque les œuvres sont dérobées, elles elles ont souvent pour finalité assez rapide d'être détruites et transformées.

Donc ce qui est du point de vue de l'idée qu'on se fait quand même de choses que nous voulons, nous sommes des passeurs ou du moins c'est la mission des c'est la mission des musées, il y a là quelque chose de nouveau qui doit nous amener à avoir donc une attention particulière, une forme de nouvell menace. À toutes ces menaces aussi, je rajoute, je développai pas pour en parler, les les cyberattaques aussi que subissent nos établissements. Certains sont équipés pour y faire face, d'autres non.

Il y a un enjeu aujourd'hui considérable à voler des données, à avoir des fichiers, éventuellement tous les gens qui sont inscrits sur les musées et parfois nos établissements ne sont pas toujours équipé pour faire face à ce harcèlement, à ces différentes cyberattaques qui subissent. Alors, une autre dimension à partir là sur lequelle pour ma part je veux insister avant d'aller dans le dur, mais ça fait partie de nos préconisations, c'est que parmi les choses très importantes qu'il y a à défendre dans les musées, ce sont les personnels, ceux qui travaillent. Je voudrais commencer par là, même si c'est un peu à la fin de nos préconisations.

Il y a aujourd'hui des femmes, des hommes qui travaillent dans les musées qui sont, pour le dire dans une formule, c'est souvent ce que nous confions, ce que nous avons de plus précieux à des travailleurs essentiels qui sont fort mal payés, fort mal traités, payés 1400 à 1600 €. On a observé une utilisation plus en plus importante de contractuel. Il y a une précarité dans ce milieu.

Il y a aussi en raison de l'absence de concours qui ont été ouvert ces dernières années, un vieillissement des gens qui travaillent. Il y a beaucoup d'épuisements des comment dirais-je une épuisement psychologique physique qui est aussi dû des fois à l'augmentation du nombre de fréquentations dans ces établissements. Donc nos préconisations je sur lequel je voudrais commencer, c'est véritablement que nous puissions réhausser le plafond d'emploi, limiter le record des contractuels, améliorer l'attractivité de ces métiers qui sont importants et ne pas oublier que c'est eux qui font vivre ces étalissements.

Si on les oublie souvent, ça a des conséquences. On a vu notamment au musée du Lou que à juste raison les personnels se sont mobilisés et ironie du sort, je voulais en parler après mais je le dis maintenant, les organisations syndicales et les personnels mobilisés avaient alerté dès le mois de juin juillet avant même le cambriolage qu'il y avait non seulement des conditions de travail pour les personnels qui étaient qui les mettaient en difficulté mais que la sécurité elle-même de l'établissement était était posée et ils avaient raison. J'en tire une leçon qui pour moi est une loi des reins.

Il faut écouter les organisations syndicales. Elles ont toujours des choses très intéressantes à dire et on y gagne en écoutant ceux qui qui sont làdedans. Donc parmi les préconisations 36 37 38 notamment du rapport que je vous présente, il y a cette d'abord cette exigence de véritablement améliorer nos conditions de travail et aussi la question des formations des des personnels.

Je [grognement] voudrais après dire que nos musées évidemment je vais vite parce que le président Portier a dit des choses. US manque de moyens et sont mal préparés face au risques auquels ils sont confrontés. Ça a été évoqué mais je réinsiste, en 2024 dans une étude sur les musées de France qui avait été guidé par le ministère de la culture, il avait été constaté que sur les 616 établissements qui avaient répondu à cette étude, seulement 23 % considéré répondaient qui disposaient d'un plan d'urgence de prévention des risques. 23 % seulement 1/4. seulement 54 % de ces établissements avaient un système de vidéosurveillance et 64 % avaient un ensemble de consign de sécurité formalisé, ce qui est le minimum minimum si je puis dire dans un étalissement public.

Et on s'aperçoit qu'il arrivait là quelque chose déjà qui était assez comment dirais-je connu de différentes ministères qu'il y avait indiscutablement à faire monter l'exigence de mesure de sécurité de sûreté au sein des établissements. Il faut des moyens évidemment et sur ce je m'inscris dans les pas en plus du rapporteur lorsqu'on sur la partie du patrimoine lorsque nous avons eu débat sur le projet de loi de finance Jérémy Patrier l'étus qui avait évoqué notamment alors ça ça allait plus loin ça considérait la restauration et l'entretien du patrimoine mais il avait considéré qu'il fallait au moins 2 milliards 2,5 milliards sur 10 ans afin de restaurer ces établissements mais qui aussi intégraient la dimension de sûreté de sécurité des établissements et De ce point de vue-là, je n'oublie pas que le président Portier lorsque le débat a eu lieu sur le fond de sûreté notamment qui a été proposé par la ministre d'Atel cambriage du Louf pour que des moyens soient donnés notamment à la sécurité, vous le savez, la ministre a proposé 30 millions sur 3 ans et un amendement du président portier considéré qu'il fallait porter ça à 50 millions par an. Vous voyez notre dimension.

Alors, je dis ça parce que tiens puisqu'on prend ça sans aucunement hiérarchiser les exigences parce qu'il va de soi que je considère que la la la restauration et l'entretien de nos cathédrales est très important mais il y a eu un plan cathédral de 30 millions 37 millions même sur 2 ans suite à la catastrophe de Notre-Dame de Paris. Je rappelle juste que en France, il y a 100 à 150 cathédrales, 30 37 millions. Ça nous a semblé une évidence de dire après ce qui s'était passé à Notre Dame du Loup que nous devions avoir un regard particulier et le fait que nous défendions ce patrimoine.

Mais pourquoi 37 millions pour 150 cathédrales en France et seulement 30 millions pour 1218 musées ? Il y a là quelque chose qui montre à voir que même dans la réponse qu'a apporté madame Datti après la grande émotion du cambriolage du loup, il y a quelque chose qui n'intègre pas véritablement la dimension de de tout ce qu'il faut faire. Euh il va soit, je l'ai pas dit dans mon introduction, mais c'était important quand même de souligner que nous parlons de quelque chose, les musées euh qui euh euh lorsqu'ils sont attaqués a un impact profond dans le pays, hein.

Je veux dire, la réaction populaire et médiatique au cambiolage du Louvre est à noter. Les gens sont attachés à ça. Ça a une retentissement mondial.

Je m'amusais à voir que George Clownet lui-même, on aime on aime pas l'acteur mais avait réagi au cambriolage du Louvre avec humour en disant que l'équipe de NC n'avait pas fait si bien que ceux du Louvre. Bon bref mais c'est quelque chose que le monde entier a regardé et attention à ce que cette émotion parfois un peu de fraternité que certains amis étrangers nous envoient ne se transforment pas demain en un regard comme quoi qu'est-ce que c'est la France ? On aime ces musées mais il semble qu'il soit aujourd'hui euh un petit peu en danger, cambrioler et cetera.

Donc il y a il y a quelque chose qui he on se comprend bien qui ne considère pas seulement les musées mêmes même si c'est important mais aussi l'ensemble de notre politique culturelle et la manière la manière dont nous rayonnons dans le monde sur ces questions-là. J'insiste véritablement. Il y a un enjeu très politique en plus, on l'a vu, sur la défense et la sécurité, la sûreté de nos musées parce que derrière l'idée qu'on se fait tout ça, c'est souvent une certaine idée de la France comme dirait l'autre et l'idée que la transmission de la mémoire ne doit pas être livrée à la rapine de gens qui profitent de l'occasion ou d'une absence ou des conséquences de politique publique pour faire même base sur des objets.

Donc je reviens sur la question des moyens. Il faut des moyens évidemment ça fait partie des préconisations que nous faisons. La préconisation notamment numéro 7, l'augmentation des subventions de l'État au bénéfice des établissements culturels en veillant notamment c à ce que ces augmentations de subvention soient fléchées véritablement sur les questions de sûreté et qui est pas là aussi en raison de l'ensemble des moyens un argent qui disparaisse sur d'autres préoccupations.

Évidemment, ce que nous demandent les directeurs d'établissement, c'est une visibilité un petit peu à long terme, d'où la préconisation numéro 8 d'une loi de programmation pluriannuelle parce qu'il y a des effets stop and go aussi dans certains établissements. Ça monte un petit peu les budgets. Alors, on entrevoie des travaux puis ça baisse après, donc on ne sait plus très bien quoi faire.

Et de bonne fois aussi, certains directeurs d'établissement ne savent plus comment donner de la tête face aux exigences. Et là aussi, je voudrais rappeler que ce qu'on a constaté avec des pis tous les deux, c'est que suite au cambriolage du Louvre, il y a des courriers qui ont été envoyé aux direction d'établissement pour dire attention évoquant ce que j'ai dit tout à l'heure, si vous avez des objets parti exposés, retirez-les. Donc on a des objets qui ont été retirés de certains établissements mis dans le coffre fort des musées et en l'attente que les mesures de sécurité soit amélioré qui risque de ne pas avoir lieu.

Et donc on risque d'avoir au nom de la protection de certains objets un rétrécissement de l'offre que nous fons nos musées. Ce qui n'est pas non plus acceptable. Ce que je veux souligner par là c'est que les directions de musée font au mieux.

Essay de défendre ce qu'ils ont évidemment en attachement quasi sentimental avec leurs objets mais faute de moyens qui leur sont donnés. il va y avoir des solutions qui vont être on va avoir des vitrines vides, on va avoir des photos à la place de certains objets. Ce qu'on a vu hein, c'est même pas d'ailleurs des reproductions qui sont posées.

C'est souvent voilà l'objet a disparu et un petit cartel vous évoque que à la place il y avait il y avait tel ou tel objet ce qui évidemment n'est pas du tout satisfaisant. Donc, il y a une absence de visibilité indiscutable pour les directions de l'établissement qui amène en plus à ce que l'autonomie des établissements qui évoqué tout à l'heure le président Portier amène à ce que on a le sentiment d'une négociation permanente de la part des directions d'étatin avec les ministères de TTEL pour savoir si l'année prochaine ça viendra ou pas qui est une forme en plus d'épuisement avis pour les équipes qui sont occupés à négocier en permanence plutôt qu'à tracer des choses qui offrent une visibilité. Alors sur ce c'est on en vient à ce sur quoi je je voudrais moi particulièrement insister.

Donc vous comprenez bien que je réclame des moyens pour nos 1218 établissements qui ont besoin d'avoir de la visibilité. On a besoin d'une loi pluriannuelle pour que cette questionl soit plée à bras le corps. Qu'il y ait véritablement la tutelle qui considère que la question de la sûreté soit pas une question secondaire.

Mais après, on a le cas particulier du Louvre, je voudrais parce que je veux pas être trop long, sur lequel indiscutablement au cours de nos travaux, nous avons constaté une chose, c'est que en 2021 un schéma directeur de de de sécurité de sûreté avait été établi par Jean-Luc Martinez. Et lorsque madame Descart est arrivée en responsabilité, elle l'a dit d'ailleurs, elle a considéré qu'il fallait, elle voulait revoir ce schéma directeur et elle a pris un certain temps à revoir, à considérer notamment sur des questions de vidéosurveillance et cetera. Il n'avait pas totalement la réponse auxquelle elle s'attendait.

Du moins, elle voulait vérifier. Alors premièrement, les arguments qui ont été avancés, ce qui ont amené à ce que ce schéma directeur soit revu, nous on a constaté qu'en vérité les remarques et les petites critiques qu'elle faisait sur le schéma directeur précédent n'étaient pas très pertinent parce qu'en vérité les thèmes sur lequels elle voulait revoir les choses étaient inscrites dans le schéma directeur porté par monsieur Martinez. Mais quoi qu'il en soit, vous verrez tout ça dans les pages du rapport.

Je voulais dire pour aller directement à la conclusion, c'est près de 20 à 20 27 mois qui ont été perdus pour la mise en place de ce schéma directeur. 20 à 27 mois de retard pris sur ces travaux qui étaient quand même lorsque le schéma directeur en 2021 avait été établi sous la présidence Martinez qui avait une certaine urgence et là il y a quelque chose qui nous est apparu assez incompréhensible au cours de nos auditions c'est que madame Descart a considéré que il n'avait pas eu de temps perdus que c'était une urgence que les délais même nous disait-elle ça dépendu un petit peu des auditions selon quel collègues du Sénat ou chez nous que les délais avaient été respectés et de fait de facto il était clair que il y a eu du temps qui a été perdu. Donc là, il y a quelque chose qui est problématique parce que c'est précision au cours de ce temps perdu, je mets ça entre guillemets que le cambriolage a eu lieu, ce qui est terrible à la fois pour les objets dérobés.

Je reviens pas sur leur haute valeur matérielle et leur haute valeur patrimoniale pour le pays, mais ça met un exerg que ce temps perdu aurait peut-être, si ça n'avait pas été le cas, pu modifier les choses. Je ne veux pas faire de la réécriture d'histoire, c'est trop facile dire et si et si mais tout de même tout de même quand du temps est perdu. que des investissements ne sont pas faits euh et bien et que après il y a des cambril, je peux pas s'empêcher de penser peut-être que ça aurait pu être autrement.

Je reprends cet exemple, il est anecdotique. Avec le président et d'autres parlementaires, nous sommes allés 3 jours après le cambriolage visiter le loup de bon matin. Nous avons visité la salle de vidéosurveillance.

Nous sommes retrouvés dans une salle assez lugubre, je dois dire en un peu sombre. Et il y avait, je me souviens, un écran euh qui était braqué d'une caméra vers le qu François Mitteran où était précisément où avait été garé 3 jours avant le célèbre Nassen. Et bien l'écran était neigeux, on voyait pas très bien et comment dirais-je l'absence de de qualité de la vidéosurveillance, j'ai trouvé ça très révélateur de dire "Bon sang mais le plus grand musée du monde hein, c'est les champions du monde dans la salle de vidéos surveillance sur un format assez limité.

J'avais ironisé en disant que élu de Bagnolet, je vais pas citer la grande surface qui est là, je connais la salle de vidéos surveillance, ça avait l'impression que c'est du matériel de meilleure qualité et la caméra qui fixait sur lequet François Mitteran était très défaillante et cetera et cetera. Donc tout ça est quand même, on voit bien qu'il y avait quelque chose qui ne considérait pas qu'il y avait une urgence à régler ça. Alors pourquoi cela ?

Je suis sur le Louvre mais je pense que ça ouvre un peu un problème qui me semble aussi systémique, c'est que le mode de désignation des présidents de ces grand musée à mes yeux pose problème. Selon l'article 13 de la Constitution, c'est une prérogative du président de la République qui décide qui va avoir entre les mains la responsabilité de ces grands établissements. Je propose d'en finir avec ce mode de désignation parce que je considère, c'est une affirmation de ma part, une analyse, peut-être que ça fera réagir Madame Desécart, mais que l'urgence de madame Desécart, nommée par Emmanuel Macron, était sans doute de s'inscrire dans la volonté présidentielle, d'avancer vers le Louvre Renaissance, de participer à ce grand geste présidentiel qui évidemment allait marquer le second quantat d'Emmanuel Macron. toute la priorité a été donnée.

Ça nous a même été dit lors de certaines auditions sur des rapports où on considérait que ce sera dans le cadre du des grands travaux de du projet d'ouvre renaissance que des choses qui étaient un peu en retard allaient être faites et il y a là quelque chose qui est problématique. Donc je considère que nous devons avoir des présidents, des présidentes évidemment d'établissement qui ne sont pas n'ayant pas été nommé par le président de la République ne sont pas dans ce rapport d'une telle dépendance par rapport à la présidence de la République. parce qu'il va faire chacun comprendra que si c'est la personne qui nomme, elle est en quelque sorte elle applique la volonté présidentielle.

Et donc je propose un système beaucoup plus vertueux pour le dire plus beaucoup plus républicain qui consiste à ce que ce soit le président viel a dit le conseil d'établissement qui désigne qui nomme qui élit celui ou celle qui sera à la tête de ces grands étalissements sur la base d'un projet de différentes candidatures d'une discussion collective sur des candidats qui do dire voilà quel est mon projet voilà comment je vois les choses y compris pour nous évidemment la meilleure de ce qui s'est passé intégrant totalement et pleinement les mesures de sûreté et de sécurité pour s'assurer que ce qui est dans le musée soit nommé et que sur la base de ces différentes candidatures, cette instance désigne celui qui semble leur semble porter le projet le plus le plus le plus utile, le plus vertu, le plus efficace pour le musée. Cela m'intéresse d'autant plus que ce soit ainsi. Au sein des conseils d'établissement, il y a les représentants des personnels qui sont élus.

Ça créera des relations sociales au sein de cet établissement beaucoup plus vertueuses où évidemment si c'est le représentant du personnel qui participe aussi à la place qui est laure à la désignation du président, ça amènera à ce que les relations soient plus fluides et que les diserons à cœur de discuter avec les personnels. Je fais une petite parenthèse. J'observe qu'au passage monsieur Libribau qui a donné une interview récemment dans le monde a dit que la première chose qu'il a fait quand il a été nommé, ça a été d'aller discuter avec les organisations syndicales.

Je le félicite et je tiens à rappeler que ce qui avait aussi choqué les organisations syndicales, c'est que madame Descart ne les avait jamais rencontré. et il a fallu qu'il y a un conflit social pour qu'elle viennent une fois leur parler. Tout ça n'est pas bien.

On ne un tel établissement, ça ne peut pas avoir ce type de relation. Donc j'appelle ça l'hyperprésidence ou du moins ce rapport très monarchique, je le dis de manière provocatrice mais ou c'est le président de la République. Écoutez le président de la République, je ne vois pas pourquoi il devrait nommer des directeurs de théâtre, des directeurs de musée et cetera.

Il faut en finir avec ça. Je pense qu'il serait beaucoup plus sain et je trouve ça d'autant plus piquant d'observer qu'en Espagne où il y a une monarchie constitutionnelle, en Grande-Bretagne où il y a une monarchie constitutionnelle. Bah c'est beaucoup plus républicain.

C'est des instances les conseillers d'administration au Prado au British Muséum où l'on désigne celui ou celle qui sera président. Donc pour nous qui sommes les républicains passionnés, prenons sur ce coup-là un peu exemple sur les monarchies constitutionnelles. Ce sera la seule fois qui me semble être beaucoup plus, je le dis avec humour mais quand même quand même on a là quelque chose qui qui pose problème.

Donc je pense que ça offrira quelque chose de systémique beaucoup plus différent et beaucoup plus vertueux. Ensuite, il y a la question de la faiblesse de la tutelle. Évidemment, ça a été évoqué.

Je dois dire que madame Datil, lorsque nous l'avons auditionné, nous a dit être consciente du problème en disant sur une formule que je cite de mémoire, il faut effectivement que la tutelle puisse intervenir avant que les problèmes aient lieu à amont. C'est aussi ce qu'on a constaté, c'est-à-dire qu'une absence de tutelle, les représentants du ministère au sein des conseils d'administration jouent un rôle assez formel. Beaucoup de gens qui siègent au sein de ces organis des conseils d'administration nous disant que ce sont des chambres d'enregistrement.

C'est pas bien tout ça. Je propose également donc que dans ces conseils d'administration, il y ait deux parlementaires qui puissent y participer afin de veiller à ce que il y a un regard un peu extérieur, à ce que tout de même le l'argent public soit aussi sous contrôle des parlementaires. À eux après de faire du bon boulot évidemment, mais je n'ai pas de doute là-dessus parce que nous parlons de choses conséquentes.

Je reprends un exemple que tu dis souvent. On peut parfois passer beaucoup de temps en commission à s'engueuler sur des amendements à quelques millions. Et puis on a au musée du Louvre pour le projet Nouvelle Renaissance 300 millions d'argents publics qui s'investissent dedans.

Et je n'ai pas vraiment mémoire qu'on anéit discuté de pourquoi 300 millions ? Faut-il aller vers le Louvre Renaissance qui engage 1,2 milliards. Faut-il même d'ailleurs faire passer le Louvre de 9 millions de visiteurs à 12 millions voire 15 millions de visiteurs ? quand même des sujets à fort impact hein parce que c'est quasi un ministère de la culture bis le Louvre qui mériterait voilà que la représentation nationale ou d'autres puisse discuter de ces sujets-là et que ce soit pas uniquement la volonté présidentielle.

Au passage aussi pour ramasser mon propos, il y a des gens très compétents. La missa, la mission d'information pour la sécurité et la sûreté et l'audit qui a vocation à permettre à ce que l'ensemble des états du centre puisse solliciter cette mission afin qu'elle propose un audit sur l'état de sécurité des états du centre. Pour 1218 musées actuellement, la Missa, c'est trois emplois à temps plein et depuis le cambriolage du Lou, un pompier et un gendarme qui ont été rajoutés. 5 personnes pour 1218 établissements, quelque chose qui ne va pas.

Là aussi, je marche dans les pas du rapport de Christophe Marian, je l'ai pas cité, qui était euh qui avait été désigné par la ministre, qui lui aussi considère qu'il faut augmenter les moyens de la MISA. lui propose de doubler. Je pense qu'on peut même aller plus loin afin que cette les les gens de la MSA puissent faire un travail qui se déploi sur l'ensemble des musée déjà que les musées sollicitent la Missa, mais quand même même des établissons ne sollicitent pas les services de la MISA qu' pu ils puissent faire leur boulot.

Je dis ça parce que quand je dis que les musées sollicitent, on a découvert que le musée du Lou n'avait jamais sollicité la missa. C'est sa mission, ils sont là pour ça. Le musée du Loup n'avait jamais demandé à un Audit de sécurité euh euh pour savoir l'état sur la situation, ce qui est fort dommage parce que quand ils l'ont fait après le cambolage, ils ont noté toute une série de problématiques.

Là aussi, puisque j'évoque ça, vous avez tous en mémoire ce célèbre rapport Van Cliff et Harpel. Quand j'évoque le fait qu'il faut une autre culture de présidence, à savoir que quand une équipe à Ribs toute l'ancienne équipe n'est pas décapitée, il faut qu'il y ait de la mémoire et de la transmission. Bah c'est aussi le problème du rapport sur lequel on a travaillé en 2018 rapport qui a lieu.

On le confie à à un spécialiste lié à la bijouterie Vanly Fairple Pul. C'est un usage qui a lieu. Un homme très compétent fait un rapport pardon du Mcena et puis tout ça s'est perdu complètement.

Madame Descart nous disait, je n'étais pas au courant mais c'est un problème. Alors précisément pourquoi quand des rapports de telle sorte, pourquoi il y a il faudrait qu'il y ait une obligation, c'est aussi une des préconisations que je fais qui est une procédure établie claire de transmission là entre deux présidences et pas cette boîte noire où on a posé des questions, ne sait pas très bien quels sont les dossiers qu'il se passent véritablement et cetera et cetera. Le fond de sûreté, je l'ai évoqué, les retards, je l'ai évoqué.

Vous voyez donc à grand trait pas être plus long, on va pouvoir échanger. Quelles sont les préconisations que nous faisons ? Je les ramasse des moyens indiscutablement.

C'est nécessaire. Il y a des choix de politique publique qui ont été fait notamment de réduction de moyens. Quand je parlais des personnels, ai-je rappelé qu'on est passé soin les organisations syndicales de 3776 agents dans les musées en 2012, aujourd'hui à 3100 600 agents en moins.

J'ai évoqué tout à l'heure la question des contractuels et cetera. Donc des moyens indiscutablement de la visibilité pour les directions de musée avec des lois de programmation plurannuelles qui leur permettent d'y voir clair. Euh l'obligation si je puis dire de prendre la question de la sûreté parmi les missions premières.

Je vais le dire clairement, le président Porti l'a évoqué. Quand je vois madame Bachetto qui a toujours beaucoup d'humour mais venir à la télévision après l'épisode de complément d'enquête et dire que dans la lettre de mission qui avait été celle de madame Descart, il y avait évidemment dit-elle la question de la sécurité que et bien j'affirme ici que non madame Bachelot la lettre de mission que vous aviez fait à ce moment-là mettez beaucoup de points et à la fin dans la dernière partie vous évoquiez le fait la sécurité au sens large qui n'est pas la même question que la sûreté et aucunement cette lettre de mission ne donnait pour priorité à la présidence d'Écart de prendre un bras le corps la question de la sécurité de l'établissement et que c'est quand même un problème de dire après coup bien sûr la mission d'un conservateur c'est de conserver le jeu de mot est facile mais si vraiment vous considérez que c'est une priorité quand vous êtes ministre de la culture et bien vous donnez les moyens aussi aux établissements et vous veillez à ce que conseil d'établissement conseil d'administration après conseil d'administration votre représentant demande des comptes si ce dossier avancé ce qui n'a jamais été le cas donc là il y a une forme de culture de la déresponsabilité si je puis dire la part des ministères de tutel qui honnêtement moi m'a un peu surpris hein L'autonomie des établissements, oui, pourquoi pas ? Mais le débrouillez-vous généralisé, laissé en quelque sorte parfois de la part du ministère de tutel au directeur d'établissement en disant bon ben vous êtes autonome, débrouillez-vous.

Non. Non, parce qu'en plus ça amène après là c'est un point de vue très personnel à ce que certains se tournent vers différentes solutions. Alors on va augmenter le ticket d'entrée pour ramasser des fonds, on va développer du Mcena, certains établissements peuvent le faire parce qu'ils ont le rayonnement pour pouvoir le faire et d'autres évidemment ne s'en sortiront pas comme ça.

Et ça c'est pas des politiques publiques qui offrent un cap très clair et ça n'exprime pas une volonté générale. C'est un espèce d'addition de petites solutions bricolées dans lequel souvent la question de la sûreté devient après une question secondaire. sauf quand il y a des cambiologues spectaculaires.

Voilà, merci de m'avoir écouté. Vous voyez à peu près quelles sont nos préconisations. Je découvre ce document pour la première fois, il est comme ça et puis il y a un tome 2 avec toutes les auditions à l'intérieur.

Je vous remercie. Découvre la version papier. Oui.

Oui. Non non. Alors moi je l'avais comme ça et mais c'est toujours satisfaisant de voir et puisque la couverture est verte, une dimension que j'ai pas abordé, vous le direz.

La la question aussi écologique, le changement climatique a des conséquences sur nos musées. Je l'ai pas développé que ce soit bien sûr risque d'inondation mais aussi changement de température qu' a des conséquences sur les œuvres. On observe tout ce développement de problématique nouvelles.

Les bâtiments eux-mêmes sont percutés par ça. Et là encore, si nous donnons pas les moyens à nos établissements d'y faire face, nous allons avoir dans les décennies qui viennent de la destruction d'œuvres extraordinaires face auxquelles nos responsables seront désarmés. Merci monsieur le rapporteur.