Violences à Belfort : "Le bilan aurait pu être plus lourd", estime la préfecture après le 17 octobre
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
Vous étiez sur place samedi en fin de journée. Est-ce que vous diriez qu'on a évité le pire ?
- 1:24OuverteRéponse directe
En quelle mesure c'est faisable pour vous [d'établir des parcours qui évitent les commerces] ?
- 3:02OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on a déjà des premières estimations des dégâts à Belfort ?
- 3:33OuverteRéponse directe
Malgré ces violences, justement, il n'y a eu aucune arrestation à Belfort. Comment on l'explique, ça ?
- 4:03OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'on sait identifier qui sont les personnes qui ont fait ces violences ?
- 4:44OuverteRéponse directe
Ça, comment vous l'expliquez [que des scènes de violences comme celles-ci touchent même des villes moyennes] ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:34Invité politiqueFait
« 'est toujours difficile de répondre à cette question. Ce qui est sûr, c'est que ça aurait pu être plus délicat, le bilan aurait pu être plus lourd si les forces de l'ordre n'avaient pas été dans un comportement aussi exemplaire. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Elles ont été dissuasives par leur présence aussi pour rassurer les gens qui ne manifestaient pas. »
- 0:59Invité politiqueFait
« Et proportionnées dans la réponse. »
- 1:00Invité politiqueFait
« toute la journée, on a été dans la désescalade, dans des efforts pour essayer d'éviter l'affrontement. »
- 1:36Invité politiqueFait
« une manifestation en France, c'est un droit. »
- 1:57Invité politiqueFait
« Le maintien de l'ordre, c'est fait pour permettre aux citoyens d'exercer leur droit de manifestation en toute sécurité. »
- 2:11Invité politiqueFait
« On n'a pas d'organisateurs qui prennent leurs responsabilités. »
- 4:23Invité politiqueFait
« un certain nombre de personnes étaient déjà équipées, masquées, manifestement, avec l'intention de trouver un moment pour pouvoir commettre des méfaits. »
- 4:46Invité politiqueFait
« Il y a sans doute l'effet des réseaux sociaux, l'effet aussi de mimétisme que cela peut produire. »
Temps de parole
- Jean Marie58 %
- Présentateur18 %
- Présentateur 212 %
- Invité4 %
- Invité 24 %
- ?3 %
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Avec votre invité Chloé Lavoisard, on revient ce matin sur les violences commises samedi soir en marge de la manifestation contre la vie chère, notamment sur le parking de l'hypermarché Leclerc à Belfort. Oui, tir de projectiles contre la police et les pompiers, feu de palette et de caddie près de la station essence. Affrontement entre les forces de l'ordre et une centaine d'individus en noir, cagoulés et visages masqués. Une fin de journée chaotique. Pour en parler avec nous ce matin, on reçoit le secrétaire général de la préfecture du territoire de Belfort. Bonjour Jean-Marie Vanling.
Bonjour. Vous
étiez sur place samedi en fin de journée. Est-ce que vous diriez qu'on a évité le pire
? C
'est toujours difficile de répondre à cette question. Ce qui est sûr, c'est que ça aurait pu être plus délicat, le bilan aurait pu être plus lourd si les forces de l'ordre n'avaient pas été dans un comportement aussi exemplaire. Exemplaire pourquoi ? D'abord parce qu'elles ont été stoïques, faites preuve de sang-froid face à des provocations qui ont duré toute la manifestation. Elles ont été dissuasives par leur présence aussi pour rassurer les gens qui ne manifestaient pas. Et proportionnées dans la réponse.
C
'est-à
-dire
que toute la journée, on a été dans la désescalade, dans des efforts pour essayer d'éviter l'affrontement. Manifestement, certains, c
'est
ça qu'ils voulaient. Et donc, il a fallu user de la force à la fin des fins, lorsque l'on a basculé dans les violences urbaines avec un incendie à proximité du Leclerc.
En faisant d'entendre Damien Mislot, le maire de Belfort sur notre antenne, il demande à la préfecture d'établir des parcours qui évitent les commerces en cas de nouvelles manifestations. En quelle mesure c'est faisable pour vous
?
Alors, c'est des choses qui s'étudient, mais M. le maire revient sur le droit et on ne peut que le rejoindre sur ce point-là.
C
'est qu'une manifestation en France, c'est un droit.
C
'est un droit de citoyen et un tout droit est encadré. Pour qu'il puisse exercer pleinement, en principe, la manifestation est déclarée, de manière à ce qu'elle puisse être protégée. Parce que je voudrais rappeler que le maintien de l'ordre, ce n
'est
pas antinomique du droit de manifester. Au contraire, c'est consubstantiel. Le maintien de l'ordre, c'est fait pour permettre aux citoyens d'exercer leur droit de manifestation en toute sécurité.
Et
c'est fait aussi pour éviter les débordements et de manière à ce que, le cas échéant, l'usage de la force soit engagé de manière connue et proportionnée. Et là, évidemment, nous avons affaire à des gens qui ne déclarent pas leurs manifestations. On n'a pas d'organisateurs qui prennent leurs responsabilités. Et donc, on est en difficulté, évidemment, pour avoir un interlocuteur sur ces manifestations et pour pouvoir suivre les mouvements. D'ailleurs, on est confronté aussi à des mouvements erratiques. On a pu voir des mouvements qui partaient dans un sens, dans l'autre, au gré des slogans ou des appels de l'un ou de l'autre, suivis ou non suivis.
Donc ça, c'est une difficulté avec des leaders qui n'existent pas ou qui sont autoproclamés ou qui disparaissent au bout d'un moment. Donc c'est difficile, dans ce cas-là, d'encadrer les choses. Donc l'idéal, évidemment, c'est d'avoir des parcours comme des manifestations classiques. Sauf que ceux qui les organisent aujourd'hui ne s'inscrivent pas dans ce schéma-là. Et puis après, matériellement, il faudra qu'on regarde. On est prêt à discuter avec M. le maire, comme on l'a fait d'ailleurs tout au long de la journée de samedi. Les pouvoirs publics ici travaillent la main dans la main.
Et je salue d'ailleurs le concours que nous a apporté la police municipale auprès de nos forces de police nationale et de gendarmerie engagées sur le terrain.
Là,
on
est deux jours plus tard. Est-ce qu'on a déjà des premières estimations des dégâts à Belfort ?
Alors ça, M. le maire s'en est exprimé. C'est délicat d'avoir ce chiffrage aujourd'hui de notre côté. Ce que l'on sait,
c
'est qu'effectivement, du côté du centre commercial Leclerc, il y a eu des destructions de caddies notamment et d'un abri de rangement de caddies. De la signalisation aussi a été détruite.
Et
puis deux bus d'Optimo ont été caillassés sur leur passage avec des passagers à l'intérieur.
Malgré ces violences, justement, il n
'y a
eu aucune arrestation à Belfort. Comment on l'explique, ça ?
Alors, on s'est surtout concentré, hier, un, sur la désescalade, deux, sur le rétablissement de l'ordre. Donc, dans ce cas-là, on est sur des opérations qui visent à ramener le calme, à disperser les foules hostiles. L'action d'interpellation et de judiciarisation, elle est menée dans un deuxième temps. Mais il y a quelques éléments qui permettront à la justice de travailler.
Justement, j'allais vous demander, est-ce qu'on sait qui sont
les personnes qui ont fait ces violences ?
Pardon
?
Est-ce qu'on sait identifier qui sont les personnes qui ont fait ces violences
?
Alors, c'est délicat parce qu'effectivement, dans cette manifestation très hétéroclite, on avait des représentants des mouvements syndicaux, des lycéens, des étudiants, un tas de personnes. Mais un certain nombre de personnes étaient déjà équipées, masquées, manifestement, avec l'intention de trouver un moment pour pouvoir commettre des méfaits. C'est difficile de les identifier dans ces cas-là, mais le travail policier se fera et
je
leur laisse tout le loisir de poursuivre.
Des scènes de violences comme celles qu'on a eues samedi à Belfort avant, on n
'en
voyait qu'à la télé dans les autres villes. Aujourd'hui, ça touche même des villes moyennes. Ça, comment vous l'expliquez ?
Il
y a sans doute l'effet des réseaux sociaux, l'effet aussi de mimétisme que cela peut produire. On en tient à tel dans telle ville, ils ont fait ça, on va faire pareil. Il y a des effets aussi, manifestement, on l'a vu, j'étais moi-même au milieu de la manifestation au moment de noyautage par des groupes qui lancent des slogans, qui essaient de canaliser, qui essaient d'emmener la foule. Et puis, il y a des effets aussi d'enchaînement, d'entraînement de personnes qui sont là au départ simplement pour manifester et qui se laissent entraîner par le mouvement et par l'ambiance.
Ça, vous l'avez constaté de vos yeux, vous ?
Oui, je l'ai constaté de mes yeux, oui, bien sûr.
Les organisateurs des manifestations, ils appellent à poursuivre le mouvement. Si ça continue, le mouvement pourrait s'intensifier. Est-ce que la préfecture du territoire de Belfort est prête pour ça ?
Alors,
assurer qu'on est prêt à tout, ce serait une gageur. Et tous ceux qui font du maintien de l'ordre, qui s'occupent d'ordre public, font preuve en principe un peu de milité par rapport au risque. Ce qui est sûr, c'est que nous, nous sommes mobilisés entièrement avec l'ensemble de nos forces, policiers et gendarmes, pour pouvoir agir d'abord avec vigilance, ensuite mobilité et rapidité pour faire face à n'importe quel trouble qui pourrait se produire dans la ville.
Merci beaucoup Jean-Marie Vanling. Je le répète, vous êtes le secrétaire général de la préfecture du territoire de Belfort. On l'a bien compris, la préfecture qui se tient prête en cas de prochaine manifestation. Merci d'avoir répondu à nos questions. Bonne journée.
Bonne
journée.
Merci
à vous de 7h55. Vous écoutez ici matin.
Il
va se passer encore plein plein de choses d'ici les prochaines minutes. Écoutez cette ambiance particulière musicale.
Vous
avez reconnu cette musique qui fait peur, c'est bientôt Halloween. On offrira des places pour Sigolande qui se transforment pour Halloween et pour fêter ensemble les dragons. Il y a Stéphane Bern qui arrive d'ici quelques instants. On parlera d'une petite commune d'Eure-et-Loire qui sent bon la pâtisserie concernant la musique qui arrive. Medeos, Bailar, Caipso, on vous souhaite un bon lundi avec ici Belfort Montbéliard.
Prêt
à chanter ? La nuit est
chante.
Prêt à danser ? Attention, ça va décoiffer.
Les
années 80, la tournée débarque à l'Axone de Montbéliard. Lio, Plastique Bertrand, partenaire particulier, Bonnehem, Raph. Les années 80,
la
tournée, le 4 décembre à l'Axone de Montbéliard. Gagnez vos places ici.
Ici Belfort Montbéliard. Actu locale, musique.
Belfort Montbéliard. Radio dans l'air urbain.
Belfort Montbéliard. Et votre radio ici Belfort Montbéliard. Toujours un petit peu d'histoire avant l'actu avec vous, Stéphane Berne. Bonjour Stéphane. Bonjour Noah. Ce matin, on voyage dans une petite commune d'Eure-et-Loire
qui
sent bon la pâtisserie, Stéphane.
Il existe des villes rebaptisées après une guerre ou une révolution. Il y est,
elle,
a ajouté un nom pour rendre hommage à une madeleine. 1971, la commune d'Ilié-Combray obtient officiellement l'autorisation de changer de nom. Jusqu'alors, elle s'appelait simplement Ilié. Désormais, elle devient Ilié-Combray. Pourquoi ce nouveau nom
? Parce
que le célèbre...