Matignon : Macron va-t-il nommer un Premier ministre de gauche ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la fin du Nouveau Front Populaire est actée ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Pourquoi Macron exclut-il le RN et LFI des discussions ?
- 6:00OuverteRéponse directe
À quoi sert un pacte de non-censure sans majorité claire ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Les socialistes peuvent-ils s'émanciper de LFI ?
- 10:00OuverteRéponse partielle
Qui pourrait être Premier ministre de gauche ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Le président peut-il nommer qui il veut Premier ministre ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Emmanuel MacronFait
« il a proposé à la gauche de réunir tous les partis prêts à discuter pour s'accorder sur une plateforme programmatique »
- 11:00Olivier FaureFait
« il faut que le Président de la République sorte de son propre logiciel »
- 12:30Paul CassiaFait
« le président de la République a toutes les cartes en main pour trancher rapidement »
- 16:30Erric CoquerelPromesse
« il déposera un amendement sur le texte en ce sens »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] bonsoir bonsoir à toutes et à tous heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public des débats des chroniques des reportages et l'expertise de nos invité c'est ce que l'on vous propose tous les jours pour donner du sens à l'actualité et voici le sommaire de ce 9 décembre Emmanuel Macron va-t-il nommer un Premier ministre de gauche c'est ce qu'espèrent les écologistes et les communistes reçus aujourd'hui à l'Élysée avec le le alliés socialistes c'est l'occasion de s'affranchir de la tutelle des insoumis mais qui actera la fin du nouveau front populaire et surtout avec qui sont-ils prêts à travailler pour éviter la censure en débat dans une minute et puis l'autre actualité majeure évidemment c'est la Syrie débarrassée du tyran Bachar alAssad cette victoire mes frères est une nouvelle histoire pour toute la nation islamique cette victoire mes frères est une nouvelle histoire pour la région celui qui arangue la foule à Damas et aljolani le chef des rebelles a-t-il vraiment coupé les liens avec les terroristes de l'État islamique comment cette offensive éclaire a-t-elle réussi pourquoi la Russie et l'Iran ont-elles lâché cessé de soutenir Bachar alhassad ne ratez pas l'analyse de nos experts ce sera dans trois quarts d'heure mais d'abord après la parenthèse Notre Dame Emmanuel Macron replonge dans la crise politique les consultations continuent Samia dechir pour choisir son nouveau Premier ministre Emmanuel Macron veut changer de méthode ce matin il a proposé à la gauche de réunir tous les partis prêts à discuter pour s'accorder sur une plateforme programmatique une main tendue que les écologistes semblent prêts à saisir il a été très clair sur le fait que le rassemblement national pour lui n'était pas dans le périmètre des parties qui souhaitaent discuter et c'est ce que nous avions demandé dans nos différents courriers donc on estime là-dessus avoir été entendu et que c'est un premier pas pour pouvoir travailler en confiance les communistes aussi sem prêt à faire des concessions à la sortie de l'Élysée ils ont de nouveau plaidé pour un pacte de non censure avec le camp présidentiel ce que l'on veut c'est que ça avance nous ne sommes pas venus en lui disant que nous voulons mettre en œuvre tout notre programme mais rien que notre programme mais plutôt pour dire comment on fait pour avancer et vous monsieur le Président est-ce que vous êtes prêt vous à bouger les grands absents ce matin étaient les insoumis les écologistes espèrent encore les convaincre de se joindre à la table des discussions le nouveau front populaire la gauche aura besoin d'être en force et donc je pense que nous avons besoin de toutes les forces politiques du nouveau front populaire lors de ces discussions des quatre forces mais jusqu'ici LFI ne veut pas d'accord avec le camp présidentiel le risque de rupture de l'alliance du nouveau front populaire est réel mais rien n'est encore acté d'autant que les soutiens d'Emmanuel Macron n'ont pour l'instant donné aucun gage moi ce que je veux savoir c'est si lui son camp les LR sont prêts à faire pareil nous on dit pas censure automatique et a priori c'est pas parce que donc j'aimerais bien que ils disent la même chose Gabriel Atal et le rvoquer les points de blocage sont potentiellement nombreux le NFP veut un Premier ministre issu de ses propres rangs et une abrogation de la réforme des retraites les macronistes et la droite seront-ils prêts à l'accepter les discussions doivent s'ouvrir dès demain Emmanuel Macron va-t-il nommer un Premier ministre de gauche c'est le thème principal de notre débat et j'accueille Alix bouyaget bonsoir bienvenue vous êtes éitorialiste Politi à franceino TV Jean-Sébastien Ferjou bonsoir et bienvenue fondateur et directeur d'Atlantico Paul casscia bonsoir bienvenue à vous aussi vous êtes professeur de droit à l'université parisen Panthéon Sorbonne et Mathieu croissandau bonsoir Mathieu bienvenue à vous éditorialiste politique bon on a un petit peu l'impression de revivre ces premières journées de de septembre àixbou sauf quand même la situation politique elle a changé notamment à gauche ah oui c'est vrai que c'est un sentiment de redite d'un jour sans fin mais oui parce que si on se remet en septembre le 5 septembre jour de la nomination Michel Barnier et bien que fait Olivier fort il dit qu'il censurera Michel Barnier et une semaine plus tard il refuse de se rendre à Matignon pour rencontrer le nouveau Premier ministre c'est vrai que le climat a changé c'est comme si finalement le gouvernement Barnier avait en quelque sorte essui les plâtres et que la gauche notamment s'est retrouvé aussi face à elle-même en se disant ok est-ce qu'on continue comme ça notamment avec les insoumis où où il y a quand même sur le fond et sur la forme que des divergences est-ce qu' y a il y aurait une carte à jouer pour pouvoir effectivement s'émanciper d'où cette porte qui avait été ouverte hein par Boris Valot avant même d'ailleurs la censure du gouvernement de Barnier en disant ok lui on va le faire tomber mais il va falloir pour la suite oui il annoncé déjà le coup il annoncé déjà ce pacte de non censure c'est ce que dit aujourd'hui le président c'est vrai que Boris Vallot le le disait le disait juste avant la censure de de de Michel Barnier et la question ça va être qui autour de cette table pour éventuellement négocier discuter de du F hein et de ce Pact de noncensure le préalable à toute discussion selon les les écologistes c'est la nomination d'un Premier ministre issu du nouveau front populaire c'est ce que rappelait Guillaume Gontard le président du groupe écologiste du Sénat à sa sortie de l'Élysée la solution elle est là c'est-à-dire un nommeré effectivement un premier ministre ou une première ministre issue du nou du nouveau front populaire de la gauche et des écologistes ça c'est une première chose je pense qu'il doit le il doit le de le réaliser suite aux élections législatives et puis suite à laisser avec avec mich avec Michel Barnier qui a été un échec ça c'est c'est le le premier aspect en tout cas et là il a encore un petit peu du mal mais je pense que ça va venir et en tout cas on est là pour lui rappeler et pour lui dire que c'est ça c'est cette ligne là qu'il faut qu'il faut suivre et puis et puis ensuite il y a la discussion et la discussion autour d'un axe très clair qui est ceux qui ont appelé au front républicain alors on y reviendra évidemment sur ce ce front républicain mais les les consultations là qui ont lieu depuis quelques jours et encore euh aujourd'hui à l'Élysée avec les communistes et les écologistes Paul casscia à quoi ça sert pardon poser une question volontairement un peu naïve alors on a l'impression d'une rediffusion et c'est vrai Alix disait le climat a changé d'ailleurs on le voit les hommes et les femmes politiques ont des manteaux on des ce qu'il n'avait pasit pas en sepou c'est pas la même saison très bien mais le cadre institutionnel est le même c'est celui du pouvoir discrétionnaire du président de la République de nommermer qui il veut quand il veut alors en en juillet o de septembre on a attendu 63 jours h il y avait le prétexte des Jeux Olympiques aujourd'hui le contexte est un peu différent puisque il n'y a plus cette cette cette excuse h alors le président de la République peut nommer qui il veut il doit quand même prendre en compte les enjeux institutionnels c'est-à-dire la le fait qu'il n'y a pas de majorité absolue ni même de majorité relative à l'Assemblée nationale mais cette donnéelà c'est la même depuis juillet 2024 elle ne changera pas jusqu'en juillet 2025 donc fort de du précédent de son expérience de septembre le président de la République a toutes les cartes en main pour trancher rapidement la question de savoir qui nommeré et quand nommer le ou la prochaine première ministre alors constitutionnellement je pense que tout le monde tout le monde est d'accord mais j'en sais bien ça faire jou est-ce que c'est forcément à Emmanuel Macron de mener ces discussions ou alors au partis politiques d'accepter que ça se fasse à l'Élysée voyez ce que je veux dire même institutionnellement ça se discute au sens où la compétence de nomination du Premier ministre elle relève incontestablement du président de la République enfin c'est quand même dans la mesure où il y a une majorité pour soutenir le gouvernement dirigé par le Premier ministre en question et je pense que on savait que la 5e République était en réalité plutôt un régime présidentielle en configuration soit de cohabitation avec une majorité absolue opposé au président soit en configuration de majorité parlementaire adossé à la majorité présidentielle là on est dans quelque chose qui ressemble un peu plus à un régime parlementaire avec des spécificités très françaises mais enfin dans n'importe quelle démocratie parlementaire qui est en situation d'avoir des partements des parlements pardon un peu divisés vous avez un monarque ou un président qui délègue à quelqu'un le soin de former un gouvernement et ça n'est ni le monarque ni le président qui fait en lui-même le gouvernement parce que là moi je ne comprends pas à quoi joue Emmanuel Macron je ne comprends pas d'ailleurs pourquoi par exemple il semble avoir exclu par nature que le LFI ou que le RN ne fasse pas partie d'un potentiel gouvernement je parle pas de regard moral ni même politique je vous dis juste ça n'est pas son rôle c'est au Parlement s'il existait une majorité une coalition au Parlement majoritaire parce que je sais pas quoi Gabriel Atal d'un seul coup je vous parle de théorie hein j'en suis bien conscient acepté s' lié avec lesr et Ren appartient-il au président de la République de le refuser non donc de facto en voulant débloquer la situation il cont il contribue à serer le ne je je veux bien qu'on reste là-dessus vraiment sur la capacité des partis politiques à s'exonérer finalement de du président de la République pour créer ce pacte de non censure dont on parle ma vouz interv mais ça ça a commencé un peu la semaine dernière il y a eu des échanges de coup de téléphone entre l'écologiste marine Tondelier par exemple avec François berou mais aussi avec Édouard Philippe il y a eu des prises de contact mais ça se fait à l'Assemblée nationale ça se fait en coulisse ça se fait par par téléphone ça se fait pas j'allais dire à découvert autour d'une table en disant voilà on arrive avec nos propositions avec la médiatisation de l'instant exactement parce que les les les les les parlementaires français sont encore d'une certaine façon infantilisés les institutions font que ils sont un peu di aussi he pour des gens qui si souvent ils sont opposés c'est le 8 juillet dernier qu's auraient dû commencerû je sais pas si vous souvenez l'été dernier c'était des envois de lettres que personne ne lisait et auxquel personne ne répondait avait dit François ba à l'époque et c'est vrai que tous les groupes son ett sur voilà comment je veux faire est-ce que tu es d'accord mais voilà c'était lettre morte si j'ose dire et là en fait se joue l'idée de constituer cette fameuse majorité de parti qui ne s'engagerait pas forcément à à défendre ensemble un projet de gouvernement cohérent mais à ne pas censurer le gouvernement qui vient et toute la stratégie pourquoi c'est Emmanuel Macron qui est à la manœuvre c'est qu'il souhaite précisément cornerériser et le rassemblement national et à la France insoumis et et et moi je je suis moins choquée que vous que ça se passe sous sa tutelle parce que est-ce que vous pensez que Marine Olivier fort ou Fabien Roussel ferit un petit rendez-vous comme ça avec Laurent aoréalisateur en fait je suis pas certaine que les républicains puissent se mettre bon là au moins c'est formalisé il y a un lieu ça pourrait être la présidente de l'Assemblée nationales ou les deux présidents des assemblées parlementaires l'enjeu quand même de trouver une coalition au Parlement c'est pas une majorité présidentielle parf bon moi ça ne me choque pas et ça ne me choque pas non plus d'ailleurs que la France insoumise ne soit pas dans les discussions parce que tout simplement ils l'ont refusé donc à partir du moment o il ref que je disais je disais qu'il n'appartient pas au président de la République de décider lui qui a vocation ou non a participer à une coalition au Parlement il y a eu une forme d'invitation en tout cas de la pour pour la France insoumise la France insoumise ne souhaite pas dialoguer quand au rassemblement national bien évidemment il y a un changement de pied de la part de d'Emmanuel Macron il a tenté de s'appuyer sur Marine Le Pen il a vu clairement vu que ce n'était pas un partenaire fiable donc aujourd'hui c'est fini et même il va lui faire payer elle est torgeuse démonétisée et donc c'est plus autour d'elle que ça peut et il a raison si a les 66 députés socialiste il y a pas de motion de censure donc il peut effectivement après avec ces fameux accords programmatiques on sait que le diable se cache dans les détails trouver quelque chose qui permette une forme de pérennité parce que je vous rappelle jeudi soir lors de son allocution il a parlé de 30 mois il a pas parlé de mois juillet oui oui oui s projeté plus loin Paul Cassia sur l'hypothèse effectivement que Jean-Sébastien Ferjou évoqué c'estàdire que les deux présidents de la présent de l'Assemblée nationale le président du Sénat qui finalement propose au partis Politi représenté dans leur assemblées respective de se mettre autour d'une table je vous vois dubitatif je trouve que c'est très infantilisant je suis obligé de de te dire que le risque de non censure il ne pourra jamais être évité il faut rappeler que le Président de la République a attendu 63 jours pour nommer Michel Barnier au prétexte que Michel Barnier pourrait faire voter un budget en décembre c'est raté quel que soit le gouvernement quel que soit le gouvernement il y aura un risque de censure parce que les jeux politiques sont ainsi donc je crois qu'il faut changer de méthode pour reprendre une expression que le Président de la République aime bien et prendre le risque d'une censure et le cas échéant bien faire nommer des gouvernements successifs parce que là oui mais en réduisant ce risque quand même dès le départ en essayant de créer une alors je sais pas si le terme coalition est est le meilleur mais voyez ce que je veux dire pour pour éviter une censure à à horizon de mois ous bien par qu'il faut aussi tenir compte de l'expérience ou on a attendu 63 jours à l'été 2024 pour le résultat précisément il n'y avait pas de coalition parce que justement on voit bien que pendant tout l'examen du budget du projet de loi de finance à l'Assemblée nationale les gens du socle commun enfin bref on l'appelle comme on veut n'ont pas joué le jeu parce que de toute façon il s'était tellement mis en tête que Marine Le Pen ne voterait pas la censure ou que si elle la vootéit elle ne voterait que son texte et pas LFI donc le gouvernement ne serait pas renversé que ça finirait en 493 donc ni les républicains ni horizon ni le modem ni finalement les macronistes ou ce qu'il en reste n'ont fait l'effort d'essayer de se mettre d'accord véritablement sur quelque chose et donc je suis d'accord avec vous moi je pense qu' il n'y a pas de bonne solution donc ça sert à rien d'attendre il y en aura pas plus dans 10 jours dans 3 semaines dans 3 mois il n'y en a pas aussi longtemps que l'Assemblée nationale reste celle-ci maintenant ça n'empêche pas que les partis pourraient eux-mêmes s'esser de se comporter comme des enfants et essayer de se mettre ça existe dans d'autres pays vous voyez bien que les coalitions en Allemagne ce ne sont pas des coalitions entre des gens qui partagent une vision du monde qui partage une vision du monde alors on a derrière vous depuis le début de de ce débat la derrière moi c'est Emmanuel Macron mais derrière vous voilà c'est ça c'est c'est c'est un front populaire un nouveau front populaire qui propose Lucie cassette pour pour matig on va on va parler de de de l'avenir du nouveau front populaire et d'abord on écoute Raphael Luxman c'était ce matin sur France 2 moi je peux vous dire qu'aujourd'hui il y a la volonté du Parti socialiste d'entrer dans ces discussions que cette volonté se heurte à l'opposition frontale de Jean-Luc Mélenchon qui n'a qu'un seul intérêt c'est l'élection présidentielle et que nous nous devons dire une bonne fois pour toutes nous ne sommes pas là pour servir les ingénieurs du chaos nous ne sommes pas là pour servir le destin personnel de Jean-Luc Mélanchon et donc nous ne sommes pas liés à ces calculs et à ces paris donc voilà maintenant on a une gauche qui est prête à entrer en discussion et il faut que le Président de la République sorte de son propre logiciel et Mathieu je je vais vous poser une question je pense que c'est pas la première fois que je vous la pose mais c'est pas grave est-ce la fin du nouveau front populaire pour être honnête ça va pas fort he quand même je sais ça fait quand même des mois qu'on annonce en vain et à tort la fin de l'alliance électorale de la gauche he c'était valable de juin 2022 à juin dernier à propos de de de l'an nuupest ça allit désormais pour le nouveau front populaire mais quand même cette fois-ci contrairement à ce qu'on a connu jusqu'à présent on n'est plus sur le registre des provocations ni des divergences tactiques ou programmatiques mais bien sur un vrai désaccord stratégique nourri de quelques arrière-pensées oK mais qui ne serait éludé une question de fond et cette question c'est qui se pose c'est de savoir au fond si la gauche doit prendre sa sa part ou non pour sortir la France de l'impasse politique pendant les 30 mois qui viennent alors la gauche dite de gouvernement c'estàd les socialistes rejoint sur la pointe des pieds par les écologistes et et les communistes considèrent qu'elle doit le faire en recherchant des compromis au nom d'un principe de réalité et de responsabilité parce qu'elle y joue surtout d'une certaine façon sa crédibilité et sa survie politique l'autre gauche celle de la radicalité et de la constéation càdire celle de la de la France insoumise elle refuse de se Sadir les mains dans ce qu'elle considère comme une compromission au nom d'un principe de pureté et elle préfère jouer d'une certaine façon le pourrissement de la situation pour précipiter la chute des gouvernement puis la chute du président de la République et provoquer de nouvelles élections à la faveur d'une crise sans précédent dont elle espère tirer évidemment bénéfice oui et voilà le le retour des deux gauches irréconciliiables oui alors elle n'avait jamais vraiment disparu on sait que trop de choses les oppos sur le fond on en avait parlé pendant la campagne des législative vous prenez tous les thèmes il y a pas grand-chose en commun au-delà de la volonté de s'opposer à la droite euh entre les partis entre les les les différents partis du du nouveau front populaire mais jusqu'ici ces deux gauches avaient fait taire leur différence dans un vieux réflexe unitaire pour limiter la casse précisément c'est toujours la même chose quand il y a des élections mais il n'est qu'à voir la violence des accusations qui sont abattues sur les uns et les autres pour mesurer que la haine en fait ne demandait qu'à évidemment qu'à rejaillir la première occasion avec quelle conséquence Mathie alors plus étonnant c'est c'est que les socialistes est fini par oser sortir de leur appelaventrisme pour s'émanciper de de de la tutelle insoumise entre entraînant dans leur sillage je le disais une partie des communistes et des et des écolos le prochain congrès du PS qui menace Olivier fort n'est sans doute pas étranger à ce sursaut de courage de la part du du premier secrétaire mais regonflé par un un groupe qui fait quasi jeu égal aujourd'hui avec celui des insoumis à l'Assemblée nationale les socialistes ont compris que se jouait aujourd'hui en ce moment la bataille pour lesgemonies à gauche et après avoir eu peur de de le rombre pendant 2 ans vous souvenez de la petite phrase de jérô Guad je malheur à celui qui casse qui fait péter la nuipes voilà on y est euh ils ont su profiter euh euh je dirais des circonstances et notamment de de le des circonstances que leur offrait Emmanuel Macron pour franchir leur brubicon la question c'est de savoir jusqu'à quand ouais et du côté des insoumis ben du côté des insoumis euh on a senti le danger de la cornérisation je parlais tout à l'heure euh parce que comme ils sont renvoyés par le pouvoir euh dans le rang des des irresponsables et des infréquentables avec le le rassemblant national eux ils savent les insoumis sans union de la gauche et ben ils hypothèquent les chances de Jean-Luc Mélenchon à la future présidentielle alors pour l'instant ils n'ont pas trouvé autre chose que d'autres parades que l'Éternel procès en trahison pour essayer de faire revenir les troupes mais ça paraît peut-être un peu juste un peu court pour pour limiter les rislosion merci Mathieu j'ai posé la question dans autre sens al bouyag qu'est-ce qui lit encore qu'est-ce qui unit encore les partenaires du nouveau frontc populaire moi je trouve plus rien plus rien sur le fond et puis quels que soient les partenaires hein parce que l'inimitié voir voir pire entre Fabien Roussel et Jean-Luc Mélenchon bon il se déteste Olivier fort euh Jean-Luc Mélenchon enfin il y en a un qui méprise l'autre et puis l'autre effectivement qui a quand même une pression maintenant aujourd'hui des socialistes pour essayer de trouver un petit peu de courage pour éventuellement s'émanciper il y a marine Tondelier qui qui essaie de faire le lien depuis depuis quelques temps mais je pense que le fruit est mur entre guillemets et c'est amusant parce que bon enfin ça ça ça ça ça tombe sur quelque chose de purement politique alors que Dieu sait qu'ils ont traversé des tempêtes sur l'antisémitisme la laïcité enfin autant de gouffre entre eux de mots d'oiseau enfin le climax assez fort bon là il y a du pragmatisme tout simplement je pense que les socialistes disent que une dissolution euh finalement en juillet ça ça ça les arrangera pas dans un an il y a les municipales je pense qu'il veulent finalement acheter une forme de de de paix sociale et de se dire voilà il y aura pas de dissolution donc on a plus besoin de la nouveau frontpulaire qui n'est qu'un accord électoral si Macron est malin il pourra don quelques gages d'autonomie des possibilités pour les socialistes bien de vivre sans la France insoumise et et et la la la rupture sera consommée est-ce que vous y croyez je sais pas faire jou à à la fin par effectivement on l'annonce depuis un certain temps de cette union de la gauche nupes puis nouveau front populaire non je pense qu'on est dans l'entre deux il y a le projet de François Hollande de démélanchoniser la gauche par que lui il voit bien le destin qu' pourrait avoir mais moi je crois pas qu'ils soit pragmatique d'illeurs je pense qu'ils ont encore beaucoup de choses en commun si on les écoute sur le mercosour si on les écoute sur des des sujets géopolitiques si on je vous parle pas de raphaë gluxman évidemment il y a quelques personnalités socialistes qui s' en distinguent mais enfin qui invité mdine à ses université d'été c'était marine Tondelier qui est le parti sur lesquel les Iraniens ont le plus misé pour faire de l'influence et de l'entrisme islamiste en France c'est le parti communiste donc je suis pas certain qu'il a une si grande différence que ça entre tous ces gens-là il y en a une plus nette avec une partie du du Parti socialiste mais sont-ils pragmatique quand voyez que même François Holland en vient à voter pour l'abrogation de la réforme des retraites non seulement celle voté p Emmanuel Macron mais celle voté par Madame tour enfin porté madame par Madame Touren quand il était président de la République enfin vous savez très bien il suffit de parler 10 secondes avec un socialiste pour qu' vous explique que le programme du parti du du NFP n'a aucun sens que même ce qu'ils défendent aujourd'hui n'a absolument aucun sens donc je ne crois pas qu'il soit pragmatique le pragmatisme ça serait d'assumer véritablement une rupture tout en se disant et ben on construira peut-être dans la douleur nous irons nous faire élire dans d'autres circonscriptions que celles dans lesquelles nous sommes élus aujourd'hui Olivier fort de toute façon il est dépendant des insoumis sociologiquement sa circonscription il en est dépendant le Parti socialiste peut aller sur un autre terrain en Occitanie il y a des régions vous pouvez vous faire élire députés socialistes en corése en étant beaucoup moins dépendant de la France insoumise ils n'ont pas eu cette intelligence stratégique là mais je ne vois pas non plus beaucoup de courage parce que je pense que François Hollande fidèle à lui-même mais mène ses projets en se débrouillant toujours pour être le plus petit dénominateur commun mais il a un énorme talent hein faut pas oublier qu'il est resté premier secrétaire du Parti socialiste pendant 11 ans en ayant perdu mais toutes les batailles qui s'étaient présenté à lui pendant les 11 ans en question ça n'a pas cher d'être élu président de la République mais ne misons pas sur le fait qu'il y a une clarification idéologique il n'y en aura pas quand là vous entendez des gens qui veulent voter l'abrogation de la réforme des retraites alors que nous sommes déjà dans une situation de crise financière et budgétaire majeure et qui ne sont pas CAPAES d'inventer les pistes alternatives pour trouver pour remettre d'écart les finances publiques français qui ne sont pas d'accord ni sur le diagnostic ni sur les moyens ben non vraiment moi je ne vois pas de pragmatisme Paul Cassia vous l'avez dit tout à l'heure ce ce cette logique et la logique d' un Pact de non censure pour sortir du blocage vous vous n'y croyez pas pourquoi d'abord je voudrais rebondir sur ce qu'a dit Mathieu l' l'un des objectifs de certaines forces politiques ce serait éventuellement la chute du président de la République cet objectif d'abord s'il advenait il entraînerait des élections très rapidement dans un délai de d'un mois c'est prévu par la Constitution et il ne changerait strictement rien à la réalité de la composition deassemblée nationale jusqu'au mois en juillet 2025 d' voir en septembre parce qu'on va peut-être pas voter au mois d'août quoi voilà on va certainement pas voter en juillet et en août donc ce sera reporté à à à septembre les espagnols l'ont fait de voter en pleine été oui au mois de Ju pourquoi pas nous ce que vous dites bon c'est pas c'est pas l'élément le plus important mais alle allez au bout de votre démonstration euh vous pouvez me répéter oui parce que on s'est tous perdu mais en fait la la la question que je posais c'était la question du bon vous vouliez réagir effectivement sur sur l'hypothèse d'une élection présidtip on a compris mais le PACT de non censure c'est c'est c'est pas une garantie même si alors effectivement on peut dire peut-être oui mais d'accord mais il y a plus de de de cohérence idéologique entre le Parti socialiste et les insoumis entre le parti certains membres du Parti socialiste et brunoillot par exemple donc si la logique c'est d'essayer de faire un Pact de noncensure qui va des communistes au républicains donc vous nous dites ça ne ça il y a aucune garantie que ça tien il y a pas de garantie c'est c'est évident mais en fait il y a un problème de logiciel dans le fonctionnement de la République puisque nous fonctionnons sur sur une logique qui est majoritaire depuis 19 hé ous for àemée nationale et des confrontations qui senivent entre partis Politi cette logi là elle est complètement obsolète dans le contexte actuel c'est pourquoi un un pacte de noncensure a supposé qu'il soit signé ne vaudra que Ben le temps que qu'il durera il n'engagera strictement personne et et donc oui mais c'est déjà un cran d'engagement supplémentaire par rapport à ce qu'on a vécu depis depuis 3 Mo un CR d'engagement supplémentaire ce pack là il doit se faire sur la base d'un programme minimal voilà et donc on enfin sauf on en est Paris c'est de se dire au fond de mettre les les les trublillons hors jeu ouais c'est ça c'est ça ce qui se joue avec hors jeu ceux avec qui personne ne veut s'allier le rassemblement national et hors jeu ceux qui ne veulent s'allier avec personne la France insoumise quand vous écartez ces deux blocs de députés il en reste 366 et donc tout le Paris si vous êtes partisan de ça vous dites tout le Paris des responsables tout le Paris du camp raison si vous êtes opposé à ça vous dites tout le Paris du système tout le Paris de voilà le Paris de c'estes 366 est-ce qu'on peut trouver dans ces 366 là 289 députés qui s'engagent à ne pas faire tomber le gouvernement je je finis juste si vous ajoutez LR au macronist c'estàdire ensemble horizon modem et àot les indépendants vous avez 233 députés il en manque donc 56 56 où vous allez les chercher le logiquement c'est Paris que tenta Emmanuel Macron au Parti socialiste c'estd le CRAN juste juste à côté de de majé peutêre pas forcément pour un premier ministre ou une première ministre de gauche voilà d'où les socialistes qui disent mais il faut recevoir les les écologistes et les communistes à l'éisé ce qui était pas prévu au départ est-ce que le président a fini par faire aujourd'hui pour dire ok on se tâ pour y aller mais si on y va c'est pas tout seul parce que sinon le le grand méchant loup Mélanchon va va va va venir nous croquer donc voilà où on en est mais c'est l'idée c'est est-ce que dans ces 366 députés il peut s'en trouver 289 pour s'engager sur la base d'un accord politique et pas juste en fonction de deux trois personnalités pioché ici ou là pour ne pas faireession que à l'ORS actuel soit négocié précisément un Pact législatif minimal on n est pas là ça c'est oui mais il n'y a pas d'autre solution que celle-là moi je rejoins absolument ce que vous disiez enfin ils pourront signer tous les PCTs de noncensure ou appeler ça comme ils veulent enfin dans d'autres pays encore uneord sur qu c'est dire le budget nous allons le faire comme C ou comme ça nous ne ferons que de lois parce que enf parle de rien du tout si ce n'est de la personnalité une loi agricole si on fait une loi fin il vont vont quand même un moment mettre de TR trucs sur la finiront par y arriver mais enét ils ne sont pas en train de discuter de ça qui dit non sensû dit non 493 oui c'est aussi ça donc c'est entre ça veut dire que du coup il faut favoriser le débat parlementaire et et travailler autrement que à coup de tric comme jusqu'à présent on a entendu personne en matière budgétaire et commencer ne serait-ce que le début du C d'un rapprochement sur ce qui permettrait de gérer l'équation budgétaire française personne y compris au sein du socle commun y compris entre le Sénat d'ailleurs entre des gens de la droite étant au Sénat et des gens de la droite étant à l'Assemblée nationale donc de là à ce que tous les fameux 366 députés il parviennent tout en ayant en tête le fait que il va tous falloir qu'il Contin continu à se distinguer les uns des autres parce qu'ils sont tous quand même en tout cas au milieu dans leurant se trouve des gens qui misent sur la succession d'Emmanuel Macron si on y parvient je vous inviterai à déjeuner avec grand plaisir al on prend le Paris c'est ça on verra bien euh qui pourrait former ce gouvernement d'intérêt général dont parlait Emmanuel Macron jeudi dernier écoutez Fabien Roussel c'est intéressant là aussi c'est juste à la sortie de l'Élysée le premier secrétaire du Parti communiste pour lui la balle est dans le camp du président de la République je pense qu'il continue de consulter aujourd'hui pour envisager une rencontre de l'ensemble des forces et des groupes qui veulent trouver une solution et et avancer et donc nous attendons maintenant euh qu' décidera mais tout le monde et le ce c'est on verra qui qui convoquera mais en tout cas ça fait partie des des sujets qu'il a mis sur la table Paul Cassia je sais bien que c'est pas du tout dans la tradition de la 5e République mais le nom pourrait-il venir des partis politiques après sêtre mis d'accord sur un Pact Pact minimal de de de d'action gouvernementale et bien en réit c'est pas la tradition sa république oui et non ça l'est en en cohabitation vra de Baladur shirac Chirac a dit non je souhaite pas y aller donc c'est Baladur qui a été donc les partis peuvent s'entendre pour proposer un N c'est ce qui a été fait en juillet 2024 quand celui de Lucy castetz a été proposé mais le président de la République est parfaitement libre de décider s'il veut ou s'il ne veut pas il avait dit en juillet 2024 que pour des raisons tenantes à la stabilité du gouvernement il ne voulait pas d'un gouvernement NFP donc on on on retrouve aujourd'hui la même impasse avec les mêmes acteur avec presque les mêmes mots avec les mêmes rituels que en juillet 2024 c'est c'est assez curieux de de ne pas avoir appris de de l'expérience mais bon je suis peut-être pas bien placé c'est c'est alors il y a un élément aussi c'est que il y a eu déjà une chute de d'un gouvernement en l'occurrence de Michel Barnier et qu'est-ce qui s'est passé juste après la chute de Michel Barnier tous les regards se sont tournés vers Emmanuel Macron avec le la la demande qui était celle de Jean-Luc Mélenchon et des insoumis depuis longtemps mais d'autres voix peut-être un peu plus surprenantes se posant la question d'une éventuelle démission d'Emmanuel Macron c'est aussi l'intérêt du président de la République de de parvenir à une sorte d'accord de noncensure qui permett à un gouvernement tenir le plus longtemps possible bah oui parce que c'est c'est c'est lui qui est qui qui qui est visé enfin on voit on voit bien notamment comment les les insoumis instrumentalis la la séquence mais je suis pas tout à fait d'accord avec vous je trouve que je suis peut-être optimiste mais par rapport au mois de juillet déjà par exemple les républicains ils disent pas on veut un premier ministre de droite sinon c'est foutuj ils le disent pas alorsers a dit qu'il ne voulait pas gouvernement avec politique entre Leuren et tout mais au-delà de ça donc il c'est pas une ligne rouge ils attendent pas d'Emmanuel Macron de nommer un Premier ministe de droite sinon il travaillent pas ensemble premièrement deuxièmement la gauche dit pas c'est Lucy casté rien que Lucy casté tout le programme rien que le programme donc les insoumis sont tgeux ils veulent pas discuter et et les trois autres part et bien ils disent oui un un premier ministre de gauche mais quand on leur glisse d'autres noms par exemple de de de François Baayou qui qui qui se situe un peu au bariscentre hein c'est le cas de le dire de de de l'chiquet politique et ben il y a pas de rejet à priori c'est-à-dire que ils disent pas s'il y a pas un premier ministre de gauche nous on claque la porte et tout ce sera en fait on hésite la gauche que voit sarzi pour rappeler les les malheurs que François Baou a fait à leur champion le ex aura trouver un nom donc il c'est c'est comme François landand le plus petit dénominateur commun ben ce sera sans doute peut-être François Baayou mais les socialistes ils hésite entre un Pact de non agression et puis un Pact effectivement de participation mais le PACT de non agression est toujours possible et toujours en jeu donc si c'est François Baayou bon en sachant que François Baayou il a toujours sa théorie des deux flotteurs hein ça c'est ce qu'il explique au président depuis 3 mois donc j'imagine qui qui qui continue à le faire c'est et ben c'est lui au centre forcément et puis et puis un flotteur gauche dans flteur gauche Bernard ça aurait été son intention et flotteur droit avecavier Bertrand donc avoir des pour le coup des toliers c'està-dire que le gouvernement Barnier on a vu revenir plein enfin plein enfin on a vu surtout venir des gens qu'on ne connaissez pas beaucoup là ce serait plutôt l'idée de faire revenir des des vieux pot mais des vieux untit peu voilà peut-être que Franois Baou continue à raisonner dans le monde d'avant parce est que les électorats ont évolué est-ce que l'électorat de gauche considère que Bernard casenu c'est fabuleux est-ce que l'électorat de droite considère que Xavier Bertrand ça le fait rêver et que ça va lui permettre d'obtenir ce qu'il veut j'en suis pas certain mais je vous rejoins je pense que ça évol ça év plus grand monde qui qui pour faire rêver les électeur en ce moment dans le personn absolument mais je rejoins Alix bouyag sur ce point oui nous n'en sommes plus exactement au même point qu'en juillet dernier mais nous sommes quand même encore très très très très loin de la culture qui serait celle d'une démocratie parlementaire encore une fois et puis il y a un dernier point on oublie toujours mais ce ne sont pas que les institutions de la 5e République ou le parlementarisme rationalisé qui ont permis la stabilité de la 5e simplement sous la 4e les les communistes étaient dehors les golistes étaient dehors donc vous aviez Bonan Malan 35 40 % de l'électorat qui ne participaient jamais au gouvernement bah là vous avez plus ou moins la même chose avec le RN et LFI comme les autres ne se mettent pas d'accord et soyez en regardant la réalité en fait vous voyez bien Thomas que Marine Tondelier et Annie jeunevar elles vont pas avoir la même vision de l'agriculture demain vous voyez bien que sur l'éducation nationale ces gens-là ne vont pas avoir la même vision en matière de de d'immigration de contrôle des frontières enfin quel que soit mais même sur la question première celle du budget ils ne sont pas d'accord donc on est encore très très loin je vous rejoins au sens où ils se pose moins la question par exclusive mais enfin ils n' sont pas arrivés au stade de la construction à mon avis la mandature sera terminée avant qu'ils a ils en parviennent là au rythme auquel ils vont la chose qui a changé c'est qu'avant Marine Le Pen enfin l'été dernier était l'arbitre des élégances que le président se tournait vers en disant est-ce que vous censurez est-ce que vous êtes d'accord estce qu' reste valable en nombre de députés hein oui sauf que dans dans cette séquence dans le Paris le le Paris macronien de de de trouver ces 289 il n'est plus question de demander un blancin ni à Marine Le Pen et encore moins aux insouis oui alors on va s'intéresser maintenant au budget parce que côté budget dans son allocution jeudi le président République a promis une loi spéciale on va il y a eu des infos données aujourd'hui là-dessus et on va en parler avec Steve Jourdin tout de suite euh Steve Jourdain qui doit être juste là bienvenue et bonsoir euh la loi promise par le président donc lors de cette allocution qui est en bonne voie on peut dire ça comme ça oui alors c'est une loi Thomas une loi de finance dite spéciale c'est un texte qui a pour objectif selon le chef de l'État d'assurer la continuité des services publics et de la vie du pays la rédaction du projet de loi avance très vite selon l'actuelle ministre du Budget Laurent Saint-Martin ministre démionnaires ass sû qu'il est même prêt à être présenté écoutez-le alors moi ça fait 5 jours que je suis au travail depuis juste justement la censure de ce gouvernement pour préparer cette loi spéciale qui pourrait être présentée dès le prochain conseil des ministres donc il suffit de le réunir pour qu'elle soit présentée là oui elle est prête c'est très important que les Français l'entendent parce que cette loi spéciale elle permet quoi elle permet de prélever l'impôt alors justement que va contenir cette loi trois articles total le premier viendrait autoriser la perception des impôts après le 1er janvier les deux autres serviraient à permettre à l'Agence France Trésor de continuer à lever de la dette sur les marchés et de donner la possibilité aux caisses sociales de relever leur plafond d'endettement c'est un peu technique he Thomas mais l'idée c'est de faire en sorte que la CQ continue à fonctionner normalement politiquement cette loi spéciale pourrait être présentée par le gouvernement Barnier démissionnaires ou le prochain Premier ministre le texte devrait être déposé à l'Assemblée nationale en fin de semaine l'idée bah c'est qu'il soit voté adopté avant les fêtes de fin d'année et puis il y a forcément une question que celles et ceux qui nous regarde ce POS ce texte va-t-il permettre de relever le barê de l'impôt sur le revenu et donc empêcher les augmentations d'impôts pour un certain nombre de Français oui en tout cas selon le président de la commission des finances de l'Assemblée nationale Erric coqurel a même annoncé qu'il déposera un amendement sur le texte en ce sens mais le ministre du Budget estime lui que cette démarche n'est pas constitutionnelle écoutez-le la loi spéciale ne peut pas indexer l'impôt sur le revenu façon barê sur l'inflation je l'ai dit tous les jours notamment à votre antenne ce n'est pas possible constitutionnellement et ceux qui ont prétendu le contraire en disant vous inquiétez pas va pouvoir être indexé devront l'expliquer aux Français qui a raison qui a tort l'enjeu est bien réel he Thomas puisqu'on rappelle que sans cette indexation près de 400000 ménages non imposables vont le devenir pierre moscovessi le président de la Cour des comptes va dans le sens du gouvernement selon lui la loi spéciale n'est pas faite pour modifier le barême de l'impôt en résumé Thomas personne ne sait vraiment les constitutionnalistes à qui on a posé la question nous disent qu'il n'y a en réalité aucune jurisprudence en la matière les deux camps font de la politique la question n'a pas encore été tranchée par les juges elle pourrait l'être très rapidement Thomas merci beaucoup Steve et forcément pa le casscia c'est vers vous que je me tourne avez-vous la réponse à cette question centrale cette loi spéciale est-ce qu'elle peut permettre de modifier le barê de l'impôt d'abord une loi spéciale il y a déjà eu un précédent en 1980 il y a une loi spéciale qui a été votée le 30 décembre 1979 après un débat très rapide la loi spéciale doit être déposée en projet avant le 19 décembre la loi spéciale de 194 80 et contenait un seul article qui permettait de continuer à prélever les impôts là on a un problème supplémentaire parce que le pflss le projet de loi de financement de la sécurité sociale n'a pas été adopté donc il faut en tenir compte la loi spéciale elle vise à assurer la continuité de l'État point donc la question se pose de savoir si on peut ajouter par des amendements des parlementaires notamment celui proposé par Monsieur cocrel des dispositions à un texte qui est très simple très court très technique et bien la réponse est probablement non non parce que c'est pas l'objet de la loi spéciale en 1980 il y a une loi spéciale le 30 décembre 1979 et le budget a été adopté le 18 janvier 1980 c'est le rôle du budget de prendre des orientations politiques et de toute façon et j'en termine par là le Conseil constitutionnel sera saisi s'il y a un ajout substantiel à la loi spéciale le conseil constionel sera saisi et probablement censurera cet ajout substantiel ce qui crée une donne politique assez intéressante parce que finalement on va bien alors les insoumis la ouvertement ils veulent le départ des manel Macron pour le rassemblement national c'est dit de manière un peu plus ambigume enfin le projet peut être à peu près le même d'ailleurs la partielle des ardenes d'hier dans lequ dans laquelle le candidat RN a perdu pourrait le faire se poser des questions sur le corner stratégique finalement dans lequel ils sont mis ont-ils un autre choix que d'essayer d'aller chercher la tête d'Emmanuel Macron pour justifier aux yeux des Français leur choix et justifier aux yeux des Français la situation qui correspondrait à ce que vous décrivez à savoir l'entrée par qu'il faut juste empêcher cette loi spéciale de d'être oui c'est-à-dire assumer un bras de fer avec le président de la République en disant maintenant nous ne vteront une loi spéciale que dans la mesure parce que sinon on en revient à quelle majorité y y a-t-il pour voter un projet loi de finance donc on en retombe sur la même question mais donc là sont-ils prêts à tenir le bras de fer vis-à-vis du président de la République en disant nous ne voterons que si vous vous engagez à remettre votre démission ouais avec quand même un forme avec un vra risque vis-àis des Français forme d'incohérence ben il va falloir que le rationement national notamment explique euh pourquoi il y a encore quelques semaines ils ont expliqué qu'il voterait bien évidemment cette loi spéciale effectivement qui qui qui a cet amendement prélever l'impôt recettees dépenses les mêmes que 2024 on recommence c'est vrai que l'État a souhaite l'amender avec notamment le le le fait de pouvoir fixer les contributions de l'État à l'Union européenne et notamment aux collectivités aux collectivités ce qui ce qui ouvre un petit peu une boîte de pend c'està-dire queeffectivement comme les constitutionnalistes n'ont pas réglé la question de savoir si on peut amender ou pas LFI et le RN vont sans doute s'engouffrer mais il va y avoir quand même une petite difficulté me semble-t-il à expliquer qu'ils veulent mettre l'amendement pour indexer le barê de l'impôt sur l'inflation tout en sachant que le gouvernement dit depuis le départ que ce ne sera pas possible mais c'est bien pour ça que ça crée une donne politique où ça pourrait les pousser à assumer un bras de fer s' n'ont pas de solution parce qu'il faut pas oublier que les gens qui rendent dans l'impôt sur le revenu il y a des tas d'allocations en cascade minor s'ils le font seuls s'ils le font seuls mais êtes-vous sûr que personne d'autre n'a envie de jouer la crise dans les chiquier politique parce que si le RL ne joue avec LFI et que vous trouvez deci de là des gens qui considèrent qu'Emmanuel Macron et l'élément de blocage du système je suis pas certain pense pas que ce soit écrit ni dans un sens ni dans l'autre il en faut non il en faut il en faut 70 ou 80 c'est pas mal oui mais est-ce que vraiment vous êtes sûr que il y a pas des gens dans les chiquers politiques qui aureit envie on a entendu vous disz vous parliez de voix surprenante poussons votre votre logique qu'est-ce qui se passe si la loi spéciale n'est pas votée Paul casscia je dirais que c'est pas très grave parce que la Constitution à la 5e République est tellement bien faite que la continuité de l'État n'en sera pas affecté il y a le mécanisme qui est prévu par la Constitution l'article 47 qui permettra alors au gouvernement même démissionnaire ou de prendre un budget par ordonnance à partir du projet de loi qui a été interrompu le le projet de loi de finances actuel qui a été interrompu et il y aura ce ces dispositions là qui rentreront en vigueur par ordonnance ce sera pas forcément mieux pour l'image de la 5e République qu'un projet de loi spécial quo c'est mois par mois c'est c'est ce système là ou c'est une ordonnance qui permet de ou c'est mois par mois qu'il faut de nouveau débloquer l'argent pour que les fin de l'état mois par mois c'est une hypothèse pessimiste ça voudrait dire que le projet de loi de finance sera pas adopté rapidement euh je suis pas en mesure de rép précisément à votre question mais en tout état de cause le gouvernement peut prendre par ordonnance des dispositions sur la base du projet de loi qui a été adopté qui est en cours toujours en cours de de discussion au Parlement et puis alors il y a un dernier thème dont je vais parler c'est quand même alors on y replonge he c'est c'est c'est ce jour sans fin dont on parlait tout à l'heure ave c'est c'est mini missionnaires qui continuent d'être sur les les les les plateaux de télévision et et qui nous disent Saint-Martin je suis au travail ça fait 5 jours que je bon sauf que quel quelle est sa légitimité à être au travail ouis non alors peut-être que là ils vont pouvoir être moins au travail que l'équipe des missionnaires précédentes parce que c'est vrai qu'ils ont un petit peu essué les plâtres aussi mais enfin on s'habitue hein finalement ils étai ils étaient tous ils étaient tous à Notre-Dame hein ah bah oui on avait jamais vu autant de ministre présent à leur propre enterement j'ai envie de dire c oui alors c'est c'est on pourrait presque considérer que c'est aussi un cadeau de remerciement fait par Emmanuel Macron à Michel Barnier qui a pu accueillir alors c'était le dernier bal à crédit avant la saisie du chatau juste un mot sur les dé missionnaire on a parlé de la nomination du Premier ministre ça c'est la première étape la seconde étape ce sera la nomination du gouvernement et ça peut prendre du temps et ça peut prendre du temps pour le gouvernement de Bernier ça avait pris une vingtaine de jours il faut qu'il y a un gouvernement pour le coup il faut qu'il un gouvernement pour que les ministres actuels ne soient plus considérés comme démissionnaires oui mais ça peut durer on enfin on l'a testé et donc ça pe ça peut durer en revanche le budget la loi spéciale elle peut être faite par le gouvernement démissionnaire absolument puis qu'il y a urgence et il faut assurer la continuité de l'État ouou et et dans tout ça les Français sont un peu perdus évidemment euh Mathieu on on n doute pas ici merci beaucoup merci à attendez il nous reste peut-être quelques minutes j'ai j'ai ah une minute une minute c'est vraiment rapide Jean Sébastien Ferjou on va on on va voir par oui parce que vous vous pouvez le faire vous pouvez le faire euh jeis vous montrer un dernier article qui est qui est tiré de publicsena.fr sur ces ministres qui voudrai bien rester dans le dans le le futur gouvernement retaillot Dati Saint-Martin qu'on vient d'entendre il aussi sbasen le cororn ou Catherine Vautrin qui eux même sont cités pour remplacer Michel Barnier à à matigon je pensais à la réaction des des Français téléspectateurs téléspectatrices qui nous qui nous écoutent quel quelle logique voit-il verrait-il à à à ça c'està-dire un Bruno rotaillot qui resterait dans un nouveau gouvernement avec un nouveau Premier ministre je pense que Bruno rotayot correspond à une attente d'une partie non négligeable de l'électorat un peu au-delà d'ailleurs des frontières qui sont celles de sa famille politique naturel après moi j'ai envie de prendre la question dans l'autre sens ce qui m'amuse c'est que peuvent bien penser les Français de ceux qui dans l'ombre manigance pour faire en sorte peut-être que Bruno retaillot ne soit pas ministre que Sébastien Lecornu ne soit pas Premier ministre parce qu'ils ont peur de la concurrence et ça me rappelle ce dicton qu'emploie les Américains vous savez a people enfin les gens de première classe recrutent des gens de première classe B People recrute C people ce de deuxième classe recrutent des gens de 3è classe ceux qui ont peur je pense que on les imagine plutôt dans la catégorie B merci beaucoup merci à tous et et à très bientôt sur sur Public Sénat on vous retrouve dans cette émission sur nos antennes régulièrement
Emmanuel Macron