« Les casseurs doivent payer et rendre des comptes » - Axel Ronde
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:40OuverteRéponse directe
Pourquoi estimez-vous que les casseurs doivent rendre des comptes ?
- 2:38OuverteRéponse directe
Est-ce que cette loi peut être appliquée juridiquement ?
- 4:47OuverteRéponse directe
Où ira-t-on chercher l'argent des condamnés ?
- 6:45RelanceRéponse partielle
Cette loi est-elle dissuasive malgré son inapplicabilité ?
- 11:10OuverteRéponse directe
Comment éviter de faire payer des manifestants innocents ?
- 13:36RelanceRéponse directe
Cette loi est-elle juridiquement valable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:18Axel RondeFait
« quand vous interpellez des personnes qui sont sur ces zones-là, qui ont participé euh directement à ces attaques en règle contre des commerçants, oui, il faut qu'il rendent des comptes et il faut qu'il payent effectivement. »
- 1:56Axel RondeFait
« il faut renverser encore une fois les valeurs, la table et il faut que ça soit les individus qui étaient présents euh sur cette zone qui rendent des compte clairement et qui doivent rembourser euh les dégâts euh qui ont été mis en place. »
- 3:21Philippe HenrierFait
« La formule tu casses, tu payes, c'est une vérité absolue et d'ailleurs c'est depuis toujours prévu dans la loi. »
- 4:03Philippe HenrierFait
« La question qui se pose aujourd'hui qui est celle de la loi, ce n'est pas de savoir si tu casses tu payes, c'est plutôt de savoir si tu as pas cassé, est-ce que tu payes ? »
- 4:47Philippe HenrierFait
« Si vous êtes reconnu coupable d'avoir cassé, d'avoir pillé, que vous êtes condamné par une juridiction, alors déjà est inscrit dans la loi depuis toujours que vous avez l'obligation d'indemniser pour les préjudices que vous avez causé. »
- 5:28Chiffre
« jusqu'à 10000 € à payer par personne, même sans avoir soi-même cassé une vitrine. »
- 6:06Fait
« Il faudrait une décision de justice définitive condamnant la personne à indemniser les victimes. Les prélèvements seraient encadrés et les aides des parents pourrait aussi être concerné. »
- 7:22Philippe HenrierFait
« au lieu de faire ça, c'est-à-dire ces gesticulations idiotes, il est très facile aujourd'hui dans la loi par décret, il y a même pas besoin de faire passer une loi, de prendre une mesure très simple. »
- 8:35Philippe HenrierFait
« on va venir prélever de l'argent sur leur compte pour payer les indemnisations. On se moque du monde. »
- 15:50Philippe HenrierFait
« le contribuable avance l'argent et qu'ensuite on va récupérer l'argent s'il est récupérable auprès des gens qui sont coupables. »
- 18:16Axel RondeFait
« il va falloir qu'on ait une nouvelle réponse parce qu'il y a des nouveaux défis qui nous attendent. »
- 20:56Philippe HenrierFait
« le travail d'intérêt général déjà, ça existe déjà dans la loi, ça peut être prononcé. »
- 21:33Philippe HenrierChiffre
« la prison ça coûte 120 € par jour et par personne. 40000 € par an par personne en frais de fonctionnement. »
Temps de parole
- ?100 %
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le fait du jour. Vous êtes bien sûr de radio, il est il est 12h15 et nous allons savoir si quand on casse est-ce qu'il faut payer phrase politique très célèbre. Quand tu casses, tu payes, pourquoi pas ? La formule, elle est tout à fait acceptable, elle même c'est même du bon sens. Mais faut-il faire payer les casseurs ? Et comment les faire payer ? Ça c'est une autre affaire. Je reçois Anissa et moi recevons pour en discuter Axel Ronde, président et porte-parole du syndicat de la police CFTC. Je vous disais en antenne, il y a des chrétiens donc dans la police et des syndicats chrétiens syndicat CFTC, vieux syndicat français hein qui a jamais été majoritaire mais qui a toujours une une dialectique, un discours très et puis on est là force de proposition finalement nous on est
vraiment dans les valeurs qui unissent le pays au final on est bien d'accord et on en a bien besoin et puis un juriste, un homme de loi bien entendu, maître Philippe Henrier un très apprécié des amateurs de du barreau, des connaisseurs du barreau qui lui donnera les l'aspect de la légalité. Est-ce que est-ce que l'on peut voilà, on peut toujours faire des lois mais pour l'instant tu casses, tu payes, c'est pas c'est pas évident. Euh je commence avec vous Axel Ronde. Pourquoi vous estimez en tant que représentant d'un syndicat policien qu'il serait bien à un moment donné que ceux qui cassent, qui piquent, qui saccagent a des comptes à rentrre autre qu'un petit blâme ou qu'un avertissement ? Mais bien évidemment, je pense que ces personnes savent très bien
ce qu'ils font hein quand ils viennent sur euh des manifestations pour euh dans uniquement comme objectif c'est de piller, de casser et aussi d'affronter les forces de l'ordre. Donc oui, effectivement, quand vous interpellez des personnes qui sont sur ces zones-là, qui ont participé euh directement à ces attaques en règle contre des commerçants, oui, il faut qu'il rendent des comptes et il faut qu'il payent effectivement. Vous savez là actuellement, il va y avoir aussi des personnes qui vont qui n'ont rien fait, qui n'ont rien cassé, qui n'ont rien pillé. Pourtant, ils vont se faire prendre ils vont prendre une taxe de 0,8 % sur leur contrat d'assurance, justement, une taxe émeute. Donc ça suffit de faire des punitions collectives pour les honnêtes de gens.
Euh ça finalement ça favorise euh à à être dans la délinquence au final puisque finalement euh vous êtes un honnêt de gens, vous allez quand même payer, vous allez payer sur vos contrats d'assurance qui sont de plus en plus chers pour justement faire face à des individus qui auront pieds cassés. Donc je pense qu'il faut renverser encore une fois les valeurs, la table et il faut que ça soit les individus qui étaient présents euh sur cette zone qui rendent des compte clairement et qui doivent rembourser euh les dégâts euh qui ont été mis en place. C'est pas aux citoyens euh français de le faire, c'est pas aux héjans de payer à la place de ces casseurs. Et je pense qu'il va falloir maintenant qu'on mette devant leur responsabilité tous ces individus qui participent à cette violence. Alors là,
vous parlez d'une d'une volonté politique supposée, d'un principe démocratique, ce qui est dans le sens un peu de de l'égalité de l'état de droit. Euh maître maître Néger, euh il y a le côté euh juridique. Est-ce que on peut avoir euh une forme de juridiction qui applique cette sanction ? Et ensuite, sur le plan législatif, est-ce que ce concept du casseur payeur, tu casses, tu payes, est-ce qu'il peut être il peut être émis sous forme de loi ? D'abord, la légalité et ensuite application dans l'état de droit. Est-ce qu'on peut l'appliquer aussi ? Est-ce qu'un tribunal peut voilà et de quelle façon on peut appliquer ce tuas tu payes ? En fait la formule tu casse tu payes qui est une formule elle est intéressante. J'avais un professeur de droit qui disait les formules sont à la pensée ce
que les défilés militaires sont à la danse classique. C'est une formule qui ne veut rien dire. Je dirais même plus qui dit exactement le contraire de la réalité. Il faut préciser les choses pour les gens qui nous écoutent. La formule tu casses, tu payes, c'est une vérité absolue et d'ailleurs c'est depuis toujours prévu dans la loi. Si vous êtes reconnu coupable d'avoir cassé, d'avoir pillé, que vous êtes condamné par une juridiction, alors déjà est inscrit dans la loi depuis toujours que vous avez l'obligation d'indemniser pour les préjudices que vous avez causé. Si vous êtes un mineur, alors vos parents sont responsables des dommages que vous avez causé. Donc en fait, il y a pas besoin de loi nouvelles pour venir dire "Tu casses, tu payes." C'est une vérité
absolue incontestée non débattue par personne. La question qui se pose aujourd'hui qui est celle de la loi, ce n'est pas de savoir si tu casses tu payes, c'est plutôt de savoir si tu as pas cassé, est-ce que tu payes ? Parce que ce que prévoit la loi qui a été passée par le SNA, c'est pas de faire payer les casseurs, ça c'est déjà prévu. C'est de faire payer ceux dont on estime qu'ils ont participé à un attroupement, dont on pense qu'ils ne se sont pas désolidarisés de cet attroupement suffisamment tôt ou qu'il partageaient les objectifs de ceux qui ont cassé et donc de faire payer ces gens-là, c'est-à-dire des gens qui n'ont pas cassé. Donc déjà si on voulait renommer cette loi, on devrait plutôt l'appeler la loi pas casseur payeur. Alors justement, je voudrais que Nissa
nous fasse le point précis sur ce que dit la loi aujourd'hui en l'État. Alors effectivement, maître Nuger, vous dites que le projet existe, enfin que la loi existe effectivement, elle existe depuis 2019. Alors aujourd'hui, le principal changement c'est jusqu'à 10000 € à payer par personne, même sans avoir soi-même cassé une vitrine. C'est ce que vous disiez, maître. L'État peut maintenant explicitement se retourner contre les auteurs des dégâts pour récupérer l'argent versé aux victimes. Ce que le projet donc euh actuel ajoute, c'est la possibilité de faire payer certains participants, même sans prouver qu'ils ont eux-mêmes cassé. Le texte vise deux situations. D'abord, participer en connaissance de cause à un groupe qui prépare des violences ou des dégradations. Ensuite, rester
volontairement dans un attement après les sommations de dispersion en sachant que des gens sont en train de casser, de voler ou d'agresser. Dans ce deuxième cas, on pourrait devoir contribuer à rembourser les dégâts commis après les sommations. Une exception est prévue pour les personnes qui ont un motif légitime de rester sur place. C'est 10000 €. C'est un plafond pour réparer les dommages. Ce n'est pas une amende. Ce projet actuel ajoute, c'est la possibilité de faire payer certains participants même sans prouver qu'ils sont eux-mêmes cass Alors, exactement. Mais on peut aussi se demander euh où est-ce qu'on va aller chercher l'argent. Et ben là, le texte permettrait de prélever une partie de certaines aides sociales, les allocations familiales, les aides au
logement, mais aussi le RSA ou la prime d'activité. Il faudrait une décision de justice définitive condamnant la personne à indemniser les victimes. Les prélèvements seraient encadrés et les aides des parents pourrait aussi être concerné lorsqu'ils sont civilement responsables des dégâts causés par leur enfant. Alors l'État pourra également récupérer plus facilement l'argent qu'il a versé pour indemniser. Ainsi les victimes. Mais attention, tout ça n'est pas encore applicable. Je vous rappelle que le Sénat a adopté le projet dans la nuit du 27 au 28 octobre. Il est maintenant transmis à l'Assemblée nationale où les députés peuvent encore le modifier. Merci Anissa. Maître, euh il faudra quand même concevoir une formule juridique et et légale pour euh je le répète, la formule elle existe.
D'accord. Et d'ailleurs ce que vous dites, c'est que c'est depuis toujours que celui qui est responsable d'un dommage non, c'est appliqué. C'est appliqué. C'est-à-dire que si demain vous êtes condamné pour avoir cassé et qu'on arrive à évaluer ce que vous avez cassé, vous êtes responsable et vous allez devoir payer jusqu'à la fin de votre vie les dommages que vous avez causé. Ce qu'elle vient rajouter la loi là, c'est que quand il y a une sorte de responsabilité collective, plutôt que de faire peser solidairement à tous l'ensemble d'un dommage, imaginons, vous avez brûlé une mairie euh dans une ville de France, ça coûte des millions d'euros. Au lieu de faire peser sur tous ceux qui ont brûlé cette mairie, peut-être de tr 4 5 personnes, l'ensemble de ces millions d'euros, on
sait qu'ils pourront jamais payer. On est maintenant venu dire en fait, on va faire une sorte de forfait maximum 10000 € que vous supporterez personnellement et que vous allez tous vous partager. Donc en fait, c'est plutôt une loi qui limite dans ce sens-là. Mais ce qu'il faut bien préciser, c'est que déjà les casseurs, ils ont toujours payé. D'accord ? Là, c'est une manière de faire payer ceux qui n'ont pas cassé solvable s vous avez raison. Et que là, ce qui vient d'être ajouté, vous allez voir à quel point c'est scandaleux. Mais moi, je pense que c'est scandaleux parce qu'en fait, on se moque des gens, c'est-à-dire que on se moque de vos auditeurs, on se moque des électeurs en vendant en votant des lois comme ça. Là, ce qu'on est venu dire, c'est qu'on
allait faire des prélèvements sur les allocations ou sur les les bénéfices sociaux sur les gens qui seraient condamnés à payer ça. Réfléchissons une seconde. Aujourd'hui, il existe une loi depuis toujours en France qui dit que quand on est en dessous d'un certain montant sur son compte en banque, c'est le montant du RSA, c'est à peu près 650 €. Il est interdit de venir prélever l'argent dessus. C'est normal, on va pas laisser les gens mourir de faim même s'ils ont des dettes. Et là, on vient de vous dire que ces gens-mêmes qui ont des difficultés, ces gens-mêmes qui ont des allocations, ces gens-mêmes qui touchent le RSA, ces gens-mêmes qui finissent le mois à 0, à - 5, à - 10, qui parfois le 5, le 10 du mois sont à 2 € sur l'encontre, c'est sur ces gens-là qu'on
va venir prélever de l'argent sur leur compte pour payer les indemnisations. On se moque du monde. On vient dire qu'on va prendre de l'argent à des gens qui en ont pas. Et on vient dire que ceux qui payent pas, on va trouver d'autres mais j'ai compris monsieur c'est pas des pauvres gens qui sont tranquillement qu'on est tenu c'estàdire qu'en fait si moi je vous dis demain tout le monde va rouler en rollsroyce en France vous allez me dire vous êtes un imbécile. Et ben c'est des imbéciles ils se moquent de vous assum ils assum c'est pas parce qu'on est pauvre qu'on doit pas assumer des actes à un moment donné je pense que ces personnes doivent clairement payer à la hauteur. Alors pourquoi pas ? On peut très bien trouver autre chose. On peut très bien leur
demander de faire des travaux d'intérêt généraux clairement pour réparer les les ce qu'ils ont cassé hein. On peut effectivement on n'est pas obligé de prendre que de l'argent mais en tous les cas il faut que ces personnes assument clairement ce qu'ils ont fait et qu'ils payent pour cela. Que ce soit enfin que ce soit pécunièrement ou avec Axel Rand. On est bien d'accord le problème juridique et éthique et je pense que le Constitution constitutionnel à un moment donné interviendra. Mais si on prend le flagrant d'l évident là, il s'agirait de prendre les gens qui se trouvent à ce moment-là au mauvais moment. Voilà. Et comment faire la suffit de reprendre la loi anticasseur de 1970 au final elle existait cette loi. Elle a été abrogée en 1981 par François. Oui parce qu'elle était quand même
constitutionnellement contestable parce qu'elle était mal con. Elle a été elle a été elle a été pendant plus de plus de 10 ans. Euh donc en tous les cas à un moment donné, il faut reprendre ces mêmes textes, reprendre les mêmes recettes finalement puisqu'on voit bien que la société n'évolue pas parce qu'on pourrait penser effectivement que les gens évolueraient et serou là on est en régression. On est complètement en régression. On voit qu'à un moment donné, malheureusement, mais oui, nous ce qu'on constate sur le terrain tous les jours, malheureusement, on voit que les gens sont de plus en plus violent, ont une violence terrible, une haine terrible entre eux, hein. D'ailleurs, on voit le clivage qu'il y a entre français et nous, ça nous fait très peur, vous
savez. En tant que fonctionnaire de police, on n'aime pas spécialement que les Français s'affrontent ou affrontent même la police. Il y a de la haine. Il il y a de la haine. Il y a la fracture n'est pas que sociale, elle est idéologique et discours très comme dit Gard Colon, on n plus dans le dans le côte à côte, on est dans le face- à face là. C'est très tout à fait malheureusement la direction. J'espère qu'on va redresser la barre rapidement parce que j'ai pas envie que notre pays finisse dans une forme de guerriville ou dans une guerre civile. Clairement, maître, on vous a bien compris, l'arsenal législatif existe, il y a qu'à l'appliquer. Pour autant, on est confronté à une situation nouvelle. Est-ce qu'on peut l'élargir en restant dans la loi où il y aura toujours le
danger, comme vous dites, de faire payer des gens qui n'ont pas à payer ou qui peuvent pas payer ? Or, faudrait bien résoudre le problème. À je vais vous donner un exemple très simple que tous les gens qui ont manifesté ces dernières semaines ont vécu dans leur chair. D'accord ? On est en train de dire à des gens quand on vous fait des sommations, si vous arrivez pas à partir assez vite, vous allez devoir payer pour la mairie qui va être brûlée. Tous les gens qui sont allés manifestations ces dernières semaines, qu'est-ce qu'ils ont dit ? Les gens qui sont pas venus pour casser, hein, les gens qui sont venus pour manifester, ils ont dit quoi ? On s'est senti nassé, on narrivait pas à sortir. Il y a des tonnes de vidéos sur internet qui circulent de gens qui vont devant
les forces de police en disant "Laisez-nous sortir, laissez-nous sortir." Et on les laisse pas sortir. Et là, on est en train de vous dire qu'on va faire une loi pour tous ces gens-là en disant "Vous allez payer jusqu'à 10000 € de l'argent que vous avez pas sur votre compte." à place de la République, les gens pouvaient sortir très bien. Il y avait aucun problème. On avait un couloir fait extron nous ont affrontés pendant des heures. Donc je pense que c'est plutôt cela qu'on va viser parce qu'il va y avoir aussi du discernement. On va pas prendre mais bien évidemment du discernement des fonctionnaires de police tout simplement. On va très bien, on sait très bien sur une sur une temporalité qu'on va clairement identifier les individus qui ont qui sont extrêmement
violents ou qui en tous les cas sont présents et encouragent ces violences. Ça n'est pas la loi monsieur. Ça n'est pas la loi. La loi c'est d'aller chercher ceux qui ne font rien qui font rien mais qui se maintient sur et qui influencent les personnes. Je reprends la main. On continue ce débat exaltant et passionnant dans quelques instants. Alors jusqu'où faut-il aller pour récupérer l'argent ? Saisir une partie des aides sociales ? faire contribuer certains participants, même s'ils n'ont pas eux-mêmes cassés, même s'ils sont simplement présents. Et ben nous en débattons ici même avec le président et porte-parole de la CFTC Axel Ronde et maître Philippe Henry Neger avocat pénaliste. On veut également vos avis et donnez-les au 0826 303. Bien sûr ce de radio, il est 12h30, nous
sommes en train de discuter de façon assez veillément sur l'idée de faire cayer les faire payer les casseurs. Est-ce que c'est juridiquement possible et et applicable légalement ? Je reçois Excel Rond, président et porte-parole du syndicat de policier FTC et en face de lui Philippe Henry Neguer avocapéaliste qui nous explique que c'est quand même un projet hasardeux parce que difficile à mettre en place sur le plan sur le plan légal. Oui, maître maître Philippe Henrier, il faut bien à un moment donné quand même que l'on dissoit je peux vous dire est-ce que cette loi au moins est dissuasive, même si elle est pas applicable, est-ce qu'elle fait peur ? Et est-ce que à un moment donné, est-ce qu'il y a un biais juridique ? Vous êtes un homme de loi où on pourrait en plus
de la loi qui existe faire en sorte que il y ait une forme de dissuasion par rapport aux ceux qui veulent venir casser, dont on sait aujourd'hui qu'ils sont massifs et on croit comprendre que le calendrier des semaines à venir ne sera pas un calendrier apaiser. Alors, c'est plus que légalement hasardeux, c'est une escroquerie. juridique. D'accord ? C'est des gens qui gesticulent, qui vous font croire qu'ils vont faire passer une loi en sachant parfaitement qu'elle est inapplicable. Inapplicable parce que c'est contraire au principe de responsabilité individuelle. Venir chercher la responsabilité de quelqu'un qui n'a rien fait, je pense que tout le monde comprend que c'est une aber autrement dit, le simple fait de s'y trouver, voilà, vous y êtes, vous êtes pas parti assez
vite, vous êtes responsable responsable d'une infraction pénale, pas simplement financièrement pénale. Vous aller en prison pour ça. Donc déjà, c'est hallucinant. C'est une interdiction de manif, vous considérez c'est une interdiction de manifestation. Deuxièmement, c'est en réalité contraire au principe constitutionnel de manifestation. C'est-à-dire que aujourd'hui, oui, ça va être dissuasif, mais ça va pas être dissuasif pour les casseurs. Ça va être dissuasif pour les gens d'aller manifester. Moi, demain, je me dis "Mais attendez, vous rigolez ou quoi ? Je vais me retrouver sur une place nassé et on va dire qu'on va engager ma responsabilité pénale. Moi, si j'ai un une mention à mon casier judiciaire, j'arrête d'être avocat. Je n'irai plus jamais manifester de toute ma vie si
jamais cette loi elle passe." Donc ça ne marche pas. Et puis ensuite, c'est une escroquerie parce qu'en réalité, au lieu de faire ça, c'est-à-dire ces gesticulations idiotes, il est très facile aujourd'hui dans la loi par décret, il y a même pas besoin de faire passer une loi, de prendre une mesure très simple. Je l'explique pour vos auditeurs pour que ça soit bien clair. Aujourd'hui, il existe un fond de solidarité nationale qui s'appelle le fond de garantie des victimes d'infraction. En gros, quand quelqu'un est victime d'une infraction, les infractions graves, les infractions sexuelles, les meurtres, les violences avec des ITT de plus 30 jours, les infractions les plus graves. Quand quelqu'un est victime de ça, si la personne qui est coupable ne peut pas
payer, alors on a le droit d'aller demander d'être indemnisé par l'État. Donc, il y a un fond de garantie qui vient indemniser les victimes et ensuite l'État se retourne contre ces personnes et les font payer ce qu'ils ont à payer jusqu'à la fin de leur vie. C'est le trésor public qui va faire ces démarches là. Aujourd'hui, en une signature, le gouvernement augmente la possibilité pour le fond de garantie de venir indemniser les personnes qui sont victimes du pillage, du cassage et tous ces gens-là seront indemnisés. Donc c'està-dire que le premier objectif, faire indemniser les gens, il est réglé et ensuite l'État se chargera de venir récupérer l'argent pour les finances publiques. J'indique une dernière chose quand même parce qu'on ça veut dire que le contribuable continue à payer
mais ça veut dire non, ça veut dire que le contribuable avance l'argent et qu'ensuite on va récupérer l'argent s'il est récupérable auprès des gens qui sont coupables. Et puis enfin, je l'indique parce que on en parle pas assez mais dans la loi et depuis longtemps est également inscrit un autre principe qui est que dans le cadre des violence qui sont commises, dans le cadre des manifestations, si jamais il y a des infractions qui sont commises et qui causent des préjudices, alors c'est l'État qui est responsable et on peut aller activer la responsabilité de l'État. Pourquoi ? Parce que on paye tous les jours l'État pour payer des services d'ordre, pour payer des services de police, pour maintenir l'ordre. Si l'État n'est pas à la hauteur de cette tâche, alors c'est lui
qui a commis une faute et qui doit être responsable. Compris ? Ça peut être une piste figure. Axel Ronde, est-ce qu'il y a quand même le risque dans cette disposition, dans ce projet qu'on prenne le risque de faire payer des gens qui qui doivent pas payer en fait. Il y a ils sont là quand même, ils sont manifestants. C'est limite, c'est la photographie, c'est l'image qui va déterminer vous étiez à 1 m, vous vous étiez à 3 m, vous êtes vous êtes dans les casseurs, vous êtes pas dans les casseurs. reconnaissa que c'était nu comme ou non mais bien évidemment et je pense quee effectivement la solution que qu' ce qu' qu'a dit l'avocat est est me paraît la plus sensée la plus finalement rapide à mettre en place puisque ces dispositifs existent déjà et il faut clairement que l'État reprenne les
responses responsabilités et aussi redonne des du pouvoir aux fonctionnaires de police pour ramener l'ordre parce que au final le maintien de l'ordre on sait le faire mais c'est le rétablissement de l'ordre qu'on n'a pas su faire vous estimez que quoi que vous ne disposez pas de moyens Vous n'avez pas reçu les ordres suffisants et nécessaires pour établir l'ordre dans certaines situation. Pense qu'il y a un peu de tout cela mais il y a surtout que nous n'avons plus d'armes intermédiaire efficace. On a traité cela avec du simple gaz lacrymogène. On en a tiré à peu près 10000 grenades lacrymogène et on a vu que ça a pas fonctionné puison alors on est sur le terrain technique. Mais bien évidemment ça fait sors est-ce que je trouve qu'il y a peu de sors on
me dit s'il y en a on les a peu vu aux images et pourtant c'est une arme qui n'est pas létale mais qui est quand même j'allais dire assez dissuasive. Mais bien évidemment, mais c'est les images encore une fois avec de l'eau colorée et une pression une pression de vo là donc là c'est les engins lanceur d'eau. Alors les sors et les engins lanceur de les sandor le le le côté pratique c'est qu'ils ont une lame devant pour dégager les barricades. Ça permet effectivement de d'aller sur des barricades incendiées et de pouvoir manœuvrer rapidement. Je crois qu'il y en a une c'est les gendarmes qui ont ça. Je crois qu'il y en a une trentaine en service dans dans dans la gendarmerie, il me semble. Est-ce que c'est suffisant ? C'est comme les Canadaires cet été. Encore une fois,
il va falloir qu'on ait une nouvelle réponse parce qu'il y a des nouveaux défis qui nous attendent. Oui, nous ça fait des années qu'on dit que ça ne fonctionne plus tout ce maintien de l'ordre, qu'on nous retire beaucoup d'outils si vous voulez au fil de drame. Tragique. Oui, parce que quand vous utilisez la force, malheureusement vous avez des drames. Et ça, faut le dire clairement. Il faut que les personnes qui se qui qui utilisent la violence savent qu'ils peuvent malheureusement être blessés aussi et tuer d'autres personnes. Il y a eu aussi des policiers et des policiers mais dans les deux sens he quand je dis ça clairement quand vous utilisez la force malheureusement il y a des dégâts. On préfère ne pas utiliser la force vous savez mais la force doit
rester à la loi. C'est comme cela et c'est nous qui avons la violence dite légitime. Ça a toujours ça a toujours été comme ça. Nous avons Cédric qui nous appelle de Targon. Bonjour Cédric. Euh vous vous pensez quoi de ce de ce projet de loi ? Tu casses, tu payes. Alors, bonjour tout le monde. Euh moi mon souci, c'est que je vois déjà le comportement de certaines personnes qui quand se quand il ne quand ils se garent et qui ne payent pas les parcmètres et ils s'en fichent parce qu'ils sont pas solvables, je me dis que ben tu tu payes, tu casses mais quoi qu'il en soit, ils sont pas solvables donc ben donc ça va pas changer le problème en fait. Et on pour ceux qui sont pas solvables pour ceux qui sont pas solvables pour ceux qui sont pas solvables et si en fait on commence à retirer les
prestations sociales quoi qu'il en soit les associations vont se mettre dessus et comme il y a un minimum de garantie pour que messieurs puisse manger et50 € exactement donc quoi qu'il en soit les associations se montr se vont se mettre dessus et on pourra pas non plus prendre les prestations sociales je pense tout simpés et on sait très bien qu'avec les réseaux sociaux on a la possibilité de le faire mais on on ne le fait pas. Les gens qui ont été identifiés, on les met sur les fossées à les fossées à recurer avec les forces de l'ordre. Euh, on les met à tendre le gazon, on les met à nettoyer les véhicules des forces de l'ordre ou aller chez les pompiers pour passer le balai ou à la rigueur, on peut faire des choses comme ça. Ah, donc vous vous allez sur je vais
poser la question à maître à maître Oniguer, vous vous êtes s'il y a pas de solvabilité financière, et bien on est dans la sanction, c'est-à-dire le travail d'utilité publique, quoi. Qu'on compense par ses bras. Euh exactement, ça évite ça évite à à l'état de payer des tracteurs ou des gens pour nettoyer les fossées. Et ben, ils nettoient les fossées, ils enlèvent les arbres qui sont coupés, ils font des des choses que le le l'État pérait mais à la place c'est eux qui font le travail pour il y a pas de de de de finances qui circulent. On a on a bien compris et ça peut même avoir une vertu, je parle prudemment une vertu pédagogique pour remettre un petit peu certaines personnes dans dans le sens de du bien commun. Maître Nég, c'est quelque chose qui est envisageable. Le
le travail d'intérêt général déjà, ça existe déjà dans la loi, ça peut être prononcé. Il faut il faut recueillir l'accord de la personne mais très souvent quand on leur propose il ils sont d'accord. Ça, un grand intérêt, le travail d'intérêt général déjà, c'est que ça permet d'éviter la prison pour un certain nombre de gens pour qui la prison ça serait absolument contre-productif. Pour rappel, je le dis encore à vos auditeurs, la prison ça coûte 120 € par jour et par personne. 40000 € par an par personne en frais de fonctionnement. Je parle même pas en frais d'investissement. C'estàd que vous imaginez ce qu'on peut faire avec 40000 € par an pour aider quelqu'un à s'insérer ou faire autre chose. Ce qu'il faut savoir sur le travail d'intérêt général qui est une mesure très bonne
qui fonctionne, qui aide à la réinsertion, il faut juste savoir quand on est dans une discussion qui est celle des coûts, c'est que ça coûte très cher. Ça coûte beaucoup plus cher que ça rapporte. C'està-dire que on se dit bah oui, il va aller nettoyer les routes, il va couper du bois, excellente idée. Mais en réalité, ce qu'il faut derrière, c'est un système d'organisation, un système d'encadrement, un système de réinsertion et tout ça. Ça coûte de l'argent. Mais pour vous rassurer, ça coûte toujours beaucoup beaucoup beaucoup moins cher que la prison. Donc il faudrait mettre un maximum sur le travail d'intérêt général parce qu'effectivement ça a un coûpt mais ça serait utile pour la société. Bien sûr. Un TG Excellent c'est bien sûr c'est une très bonne idée. Vous savez
nous ce qu'on est on est même Merci Cédric hein. Voyez vous vous avez vous avez remonté fait remonter le débat. Ce qu'on ce qu'on nous on préconise, c'est même des structures assez souples pour d'ailleurs pour les mineurs, des centres de rééducation clairement fermé avec un esprit militaire à l'intérieur pour réhabiliter ces jeunes, pour leur donner une perspective, un avenir bien évidemment pour la société, pour les réinsérer clairement dans la société. Je pense que les prisons, faire des prisonniers qui restent dans à l'intérieur et faire rien du tout, c'est c'est ça n' ça ne donne aucune aucun intérêt à cela. On a fait faire le service national à des jeunes qui avaient rien fait au final. Pourtant on les a fait empêcher. Beaucoup ne dormaient pas forcément à leur à heure
fixe, marchai faisait des marches commando, ne mangeit pas forcément à leur fin. Enfin aujourd'hui, vous ferez faire ça à un prisonnier, vous serez traité par la Cour des droits de l'homme comme des mauvais traitements. Vous voyez ? Donc à un moment donné, je pense que on peut mettre sur des structures souples avec clairement aller dans la campagne, débroussailler effectivement les forêts où on a vu d'ailleurs que ça permettrait de prévenir les incendies de forêt puisqu'on a vu que malheureusement cet été, il y a eu beaucoup de feu de forêt parce qu'il y ait pas eu d'entretien clairement de certaines zones. Donc ça permettrait effectivement de de d'avoir euh euh avec vous savez, on peut mettre des réservistes de la police nationale, des réservistes pourquoi pas euh de l'armée. Enfin, en
tous les cas, il y a des choses à mettre en place, de toute façon, il faut une réponse là. Actuellement, ça ne fonctionne pas. Vous restez avec vous restez avec nous, vous êtes sur Sud Radio. Et dans un instant, évidemment, nous allons retrouver André Berkov. Il va revenir sur les différents commentaires politiques lancés à l'encontre du Rassemblement national. Uh.