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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 2 octobre 2026 14 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéSolidarités & famille

Édouard Geffray alerte : "Il y a une confiscation par la violence du mouvement des lycéens"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:48OuverteRéponse directe

    Vous avez donné le bilan de la journée. Est-ce que des collèges sont également dans ces chiffres ? Et si oui, combien ?

  • 11:29OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous pouvez nous dire combien d'établissements seront à nouveau en distantiel lundi ?

  • 12:07OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous prévoyez mardi qui apparemment soit une grosse journée de vous fermer les établissements de manière préventive ?

  • 12:48OuverteRéponse partielle

    Où est-ce que vous prévoyez de trouver les enseignants ? Vous avez dit que vous allez voir avec les recteurs les enseignants remplaçants puisque aujourd'hui les recteurs n'arrivent pas à les trouver.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Invité politiqueChiffre
    « nous en sommes donc à cette heure à 735 établissements qui ont été perturbés d'une manière ou d'une autre sur la journée, c'est-à-dire à peu près 30 % »
  • 1:27Invité politiqueChiffre
    « aujourd'hui trois personnels on ont malheureusement été blessés contre 31 hier »
  • 5:29Invité politiqueFait
    « on ne peut pas accepter objectivement et notamment sur des classes à examen comme la première et la terminale que des professeurs ne soient pas remplacés »

Temps de parole

  • Édouard Geffray100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Édouard Geffray

deux types d'éléments. Le premier c'est le bilan de la journée du point de vue d'éducation nationale en terme de de perturbation et établissement. Et puis le second, c'est le fruit d'une journée entière de travail en été de plusieurs jours de travail en terme de dialogue social avec les organisations syndical de personnel, avec les associations de parents d'élèves, avec les associations lycéennes et avec les élus lycéens euh donc du conseil national de la ville lycéenne puisque je les ai tous rencontrés depuis ce matin jusque à l'instant.

D'abord, s'agissant du bilan, nous en sommes donc à cette heure à 735 établissements qui ont été perturbés d'une manière ou d'une autre sur la journée, c'est-à-dire à peu près 30 % de moins qu'hier et globalement nous avons également eu moins de violence contre les personnels puisqueaujourd'hui trois personnels on ont malheureusement été blessés contre 31 hier. Il n'en reste pas moins. Vous l'avez vu derrière certains cas qu'il y a eu des actes d'une extrême violence encore malheureusement dirigé contre l'institution scolaire et contre ses personnels.

La première chose que je voudrais faire c'est vraiment témoigner de ma reconnaissance et de mon admiration pour les chefs d'établissement, pour les équipes de vie scolaires qui sont tous les jours, j'allais dire au premier rang pour protéger leur établissement et leurs élèves et qui font honneur au services publics. Je pense au proviseur du lycée Mandela à Nand qui hier avec son équipe a évacué les 160 internes qui étaient à ce mois dans le bâtiment alors que des jeunes incendiait l'entrée. Je pense à toutes celles et à tous ceux qui aujourd'hui encore ont dû faire face à des violences inacceptables.

Elles sont en baisse et contre les lycées, j'en suis évidemment, je ne peux en être que j'allais dire rassuré ou en tout cas moins tristes qu'hier. Elles existent encore et elles sont inadmissibles. Je l'ai dit mais en démocratie il y a pas d'alternative au dialogue. Nous sommes dans un état de droit et ce qui est en train de se passer je l'ai dit également mais c'est une forme de confiscation par la violence des mouvements lycéens et des revendications des lycéens dont d'ailleurs plus grand monde ne parle actuellement. Donc ce que j'ai souhaité faire justement, c'est permettre à ces revendications de pouvoir s'exprimer dans un cadre organisé démocratique.

C'est pour ça que j'ai rencontré les différents différentes différents acteurs de la communauté éducative parce que nous formons une communauté et dans une communauté vous avez des personnels, vous avez des parents et vous avez des élèves. Il faut que les trois puissent être j'allais dire pleinement associés à la discussion des différents travaux qui ressortent de la journée. Il y a un nombre de revendications qui euh clairement peuvent être, j'allais dire, un peu cristallisées euh euh par les lycéens. Alors, il y a des inquiétudes et puis il y a des il y a des demandes, j'allais dire plus précise. Sur les demandes qui relèvent du strict champ de l'éducation nationale.

On observe d'abord et ça c'est assez net quand même parce que tous m'en ont parlé cet après-midi, que la démocratie scolaire n'est pas assez fonctionnelle pour ne pas dire qu'elle est dysfonctionnelle. Autrement dit, nous avons des lycéens qui sont souvent consultés, qui ne sont pas toujours entendus. Et ça, il faut arrêter avec ça parce que si vous si vous consultez les gens sans jamais les associer, évidemment au bout d'un moment, ils ont l'impression été consultés pour rien. Premier élément donc de de de constat et de et de revendication. Deuxème élément, ça porte bien sûr sur les conditions, j'allais dire globales d'apprentissage.

Il y a des enjeux qui sont revenus sur le bâti scolaire sur lequel les régions investissent énormément mais qui néanmoins sont revenus notamment à la lumière de la canicule de cet été. Il y a des enjeux autour des classes qui dans certains cas sont surchargés au lycée. Il y a des enjeux également autour de du remplacement des professeurs. Et puis dernier gros sujet également qui a été évoqué, c'est bien sûr le sujet des rythmes scolaires, aussi bien à l'échelle de la semaine avec des lycéens qui vous le savez ont parfois des calendriers, j'allais dire un petit peu chahutés ou très étonnés de la journée.

Et puis au niveau aussi de l'année puisque les élèves considèrent que le rythme scolaire à l'échelle de l'année reste très lourd. Par rapport à tout ça, il y a évidemment des choses qu'on peut traiter, j'allais dire, de manière assez rapide, d'autres qui nécessitent une action un peu plus longue. La première chose que j'engage dès ce soir et dans les jours qui viennent, c'est d'abord son ce travail sur la démocratie scolaire pour faire en sorte que les les élus lycéens puissent être entendus non seulement dans les instances consultatives, les conseils du vicenn, les conseils éadomiques de Vicenn, le conseil national de Villen mais de manière, j'allais dire plus intégrée à nos travaux.

mais également dans les instances qui ont une vocation, j'allais dire plus décisionnelle. Je pense notamment au conseil d'administration et que dans ces instances et c'est un sujet au je tiens, les lycéens professionnels puissent avoir une reportation à du proportion de leur poids parce que ce qu'on observe c'est qu'il représente un lycée sur trois mais qui sont très faiblement représentés aussi bien au niveau national au conseil d'éducation que dans les autres instances. Donc nous allons voir ce travail sur les instances et je voudrais dire ce soir au lycéen que au cours des prochaines semaines, ce travail leur permettra d'être pleinement et effectivement entendu, écouté et compris.

Le deuxième sujet, c'est que on ne peut pas accepter objectivement et notamment sur des classes à examen comme la première et la terminale que des professeurs ne soient pas remplacés. Et c'est pas de leur faute s'ils sont absents, mais c'est notre responsabilité de les remplacer. On peut pas accepter qu'on ait des professeurs qui puissent ne pas être remplacés pendant 3 mois, 4 mois alors que c'est une classe à examen.

Donc dès le début de la semaine prochaine, on va lancer un plan d'action avec l'ensemble des recteurs que je vais voir d'ailleurs à cette fin de manière à ce que les remplacements puissent être sensiblement accélérés et qui soient évidemment priorisés sur les classes à examen pour que nos élèves ne soient pas pénalisés pendant les années où ils se préparent aux examens et à force avec la perspective derrière de la poursuite des supérieurs ou de l'insertion professionnelle. Ça c'est donc le deuxème élément que je souhaitais partager avec vous. Le troisème élément, c'est que nous avons évidemment besoin également d'avoir un travail sur les rythmes scolaires.

Ce travail est déjà été éclairé par la convention citoyenne. Là-dessus, il faut être très clair. Je vais engager le travail, j'allais dire de de fond, le travail technique qui nécessite de pas seulement de évidemment de penser par rapport au lycéen d'abord, mais aussi de penser tout ce qu'il y a autour. Et ça veut dire qu'il faut qu'on travaille collectivement sur les transports, sur euh euh l'organisation du temps de vie des lycéens. En revanche, et je préfère le dire tout de suite, je ne serai pas en mesure parce que je respecte le débat démocratique de prendre une décision applicable à la rentrée 27.

Je préparerai le sujet, je le travaillerai de manière concertée avec les lycéens comme avec les professeurs comme avec les parents. Mais contenu des échéances qui doivent intervenir au mois de mai, c'est évidemment dans le cadre d'un débat démocratique complet et doné présidentielle que les décisions et les orientations politiques auront vocation à être prises et détaillées. Je ne me vois pas, si vous voulez, prendre des décisions majeures dans ce domaine et puis j'allais dire éteindre la lumière en partant et et dire au suivant "Au fait, j'ai pris ces décisions là." C'est trop important ça.

Ça implique trop la société, l'économie, les familles et cetera pour prendre une décision définitive à ce stade. Mais en tout cas, je lance les travaux de manière parfaitement aussi transparente et démocratique pour faire en sorte que les choses puissent déboucher. Et puis tout dernier point parce que c'est important et qu'on en a très peu parlé, nous avons un projet de loi de finance actuellement sur la table qui va bien sû être débattu, enrichi et cetera, mais qui doit nous permettre de répondre aussi à une partie de demande, en tout cas d'initier ou d'amorcer une réponse à une partie des demandes des lycéens.

Ce projet de loi de finance permettra de réduire le nombre d'alla par classe aussi bien dans le premier degré que dans le second degré et donc au collège et au lycée et singulièrement au lycée puisqu'on sait que c'est là qu'il y a encore j'allais dire une démographie qui est plus abondante qu'au collège ou que à l'école. Et ce projet de finance aussi euh permettra d' recruter de créer 300 postes supplémentaires d'infirmé d'infirmière scolaire de psychoéducation nationale d'assistantes et assistants sociaux. Je dis déjà depuis l'année dernière et je l'ai déjà fait l'année dernière qu'il faut renforcer considérablement le le nombre de personnels de santé et sociaux.

Il faut poursuivre d'ailleurs c trajectoire sur plusieurs années parce qu'en réalité le vivier disponible n'est pas si étendu que ça. Là aussi on pourrait faire des promesses en disant il y aura 10000 recrutements, on ne saurait pas les recrutés parce qu'ils n'existent pas. Mais en revanche, si nous avons cette vision consolidée annuelle de se dire enfin plurannuelle consistant à se dire que chaque année nous recrutons 300 ou 400 personnes de plus dans ces secteurslons capables de les recruter et nous améliorerons la prise en charge de la santé physique et psychique de nos élèves, ce qui est un sujet qui est aussi beaucoup revenu aujourd'hui dans leur bouche.

Donc ce ce cette trajectoire là est initiée à la fois en réduction du nombre d'élèves par classe et en renforcement du médico-social 1,2 milliards supplémentaires pour l'objet nationale l'année prochaine. Les différents points que je mentionne on sont donc initiés dès ce soir et à partir de lundi pour certains d'entre eux. Nous aurons aussi évidemment un travail avec les région qui porte le sujet bâtis scolaire et qui le porte avec engagement sans parfois que les élèves en aient véritablement pleinement conscience et là aussi ça veut dire qu'il vaut mieux les associer à ces décisions et et à l'information.

Mais aujourd'hui vraiment je le redis chers lycéen et chers lycéens au nom de tous ceux qui travaillent pour vous du 100000 personnels qui se lève tous les matins et qui n'a qu'une volonté c'est de vous permettre de progresser, de vous épanouir, de grandir et devenir citoyen. Je peux vous dire que vous êtes écouté, que vous êtes entendu, que vous êtes aussi cru dans vos angoisses, dans vos inquiétudes et dans vos demandes, dans vos espoirs aussi. Vous êtes cru, vous êtes écouté et nous avons désormais un cadre de dialogue structuré, organisé, pérenne avec un travail et un planning qui permettra de répondre à une grande partie, je l'espère, de vos demandes. Merci.

Avant même de vous avoir entendu, les syndicats étudiants et lycéens ont dit que poursuivait le mouvement, voir l'amplifier. C'est c'est j'allais dire c'est un droit républicain, c'est une liberté fondamentale de pouvoir manifester et cetera dans le respect bien sûr du cadre légal en respectant aussi ceux qui ne souhaitent pas manifester ceux qui veulent aller en cours. Important et aussi un droit à l'instruction qui est aussi fondamental que la liberté manifestation. Mais dans ce cadre-là, évidemment, je respecte les prises de parole, d'autant plus que par définition, tout ne peut pas être fait en quelques secondes.

Et donc, nous avons des lycéens qui peut-être souhaite voir, j'allais dire effectivement les travaux s'engager, mais les travaux sont leurs déjà engagés. Et donc, je veux aussi rassurer nos élèves. Euh, c'est pas une manœuvre dilatoire.

Euh ce que je suis en train de faire, c'est pas de dire "Rez-vous dans 6 mois ou dans un an, c'est très concret, c'est maintenant." Et par ailleurs, ils auront l'occasion la possibilité dès lundi soir au-delà de leur représentants que donc je reçois désormais régulièrement, ils auront la possibilité dès lundi soir sur une plateforme en ligne de répondre à deux questions très simples et sans oui ou non de répondre eux-mêmes d'écrire quelque chose sur quelles sont vos difficultés, quelles sont vos attentes. Tous les élèves de France à titre individuel ou à titre collectif pourront le faire. Tout cela sera analysé, travaillé à l'échelle des établissements, des académies et du pays.

Il y aura une restitution nationale dans le courant du mois de novembre structuré là aussi organisé pour résoudre toutes les questions dont je n'ai pas parlé aujourd'hui mais qui appellent là aussi des réponses structurées et organisées. Mais ils seront entendus, ils seront lu, ils seront crus. Vous avez donné le bilan de la journée. Est-ce que des collèges sont également dans ces chiffres ? Et si oui, combien ? Alors, il y a effectivement des collèges qui sont concernés, notamment lorsqu'il y a des cités scolaires ou lorsque les collèges sont à proximité immédiate des lycées.

Donc, si vous permettez l'expression, c'est plutôt par débordement, si je puis dire, que par engagement des collégiens, il y a une il y a une petite centaine de collèges qui aujourd'hui ont été concernés par ces phénomènes et on les inclut dans les chiffres que vous nous donnez. On les inclut dans les 700 éclaces que je vous indique, 735 que je vous ai indiqué tout à l'heur tout à fait. Est-ce que vous pouvez nous dire combien d'établissements seront à nouveau en distantiel lundi ? 7h je n'ai pas les chiffres.

Euh j'ai indiqué euh avec la même euh j'allais dire ligne qu'hier au chef l'établissement que euh lorsque euh l'état du bâtiment ne permet plus d'accueillir les élèves parce qu'il a été dégradé par des voyoux, notamment quand les sécurités incendies ont été détruites ou lorsque les atteintes dirigées siamment contre les personnels ne permettent plus d'assurer non plus la sécurité des personnelles, ils avaient la possibilité évidemment euh de fermer leur établissement et de passer en distantiel. Mais on n'a pas encore les chiffres à 7h. Est-ce que vous prévoyez mardi qui apparemment soit une grosse journée de vous fermer les établissements de manière préventive ?

Et deuxème question, où est-ce que vous prévoyez de trouver les enseignants ? Vous avez dit que vous allez voir avec les recteurs les enseignants remplaçants puisqueaujourd'hui les recteurs n'arrivent pas à les trouver. Alors, on a on a alors pardon deux questions totalement différentes. Donc euh pour mardi, on va on va évidemment clarifier les choses, j'allais dire d'ici d'ici lundi. Donc là aussi, on va prendre les choses sereinement.

Euh j'espère euh que les les manifestations les mouvements de mardi seront bien des manifestations qui respecteront les droits des lycéens et donc ils ne seront pas euh reprises, contaminées, confisquées ou prises en otage par des gens qui n'ont absolument rien à avec les lycéens et qui ont été se contrefich de l'intérêt des lycéens parce que quand même on a des lycéens qui ont au départ porté des revendigations et qui dépendent d'ailleurs aujourd'hui leurs représentants autour de la qualité de leur de leurs conditions d'apprentissage ou autour de des heures de cours dont ils ont besoin.

J'observe qu'aujourd'hui le comportement destructeur de certains individus aboutit pour un centre de neiciens au résultat exactement inverse à celui de leur revendication. C'estàd qu'on est obligé, on est obligé de fermer certains établissements, on est obligé de de enfin des qui sont qui se trouvent privés de cours et c'est c'est exactement l'inverse de ce qu'il souhaitait. Et donc vraiment, j'en appelle là aussi au cas mais à l'apaisement, nous vivons dans un état de droit, dans un pays démocratique. Il y a des libertés fondamentales. La liberté manifestée, la liberté de ne pas manifester, le droit à l'instruction, le droit d'aller en cours.

Et c'est la conciliation de ces libertés qui fait que nous formons une société. Donc j'espère que mardi il y aura pas de débordement d'aucune sorte et encore moins contre le service public de l'éducation.