NAIMA MOUTCHOU MINISTRE DES OUTRE-MER À CHOOSE OUTRE-MER
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse directe
Quelle est votre impression à la mi-journée ? Est-ce que vous êtes satisfaite de cet événement ?
- 0:40OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il a été difficile à mettre en œuvre ce fonds Impact Outre One ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Ce fonds est-il sur plusieurs années ? Peut-on espérer une prochaine mouture plus importante ?
- 3:13OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir lancé ce fonds ? Quel est le constat derrière cette initiative ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Quels sont les secteurs prioritaires ciblés par ce fonds ?
- 5:48OuverteRéponse directe
Vous évoquez l'emploi comme deuxième axe de votre doctrine économique. Pouvez-vous préciser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Fait
« C'était un des objectifs, être en capacité de réunir tout cet écosystème qui n'a pas beaucoup de lieux de rencontre. »
- 2:02Promesse
« Ce fond et la vocation à devenir de plus en plus gros au fur et à mesure du temps. »
- 7:04Fait
« Un jeune s'il veut repartir, il doit repartir. S'il veut rester, il peut rester. Mais s'il veut repartir, on doit lui en donner les moyens. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bienvenue dans l'émission spéciale d'Outrem 360 dédiée à ce premier Tos Outrem, un événement tourné vers les territoires ultramarins, leur attractivité et leur potentiel économique. Et nous accueillons sur ce plateau madame la ministre des autres mères, Naima Muchu. Bonjour. Bonjour. Vous êtes à l'initiative de cet événement. Une première question. Quelle est votre impression là à la mi-journée ? Est-ce que vous êtes satisfait de cet événement ? Mais écoutez, je vois l'affluence. Je vois que il y a beaucoup de monde aujourd'hui à la Banque de France pour parleréconomie dans les territoires ultramarins et donc c'est une première satisfaction. Oui, parce que c'était un des objectifs, être en capacité de réunir tout cet écosystème qui n'a pas beaucoup de
lieux de rencontre. C'était le lieu idéal, c'était probablement aussi le moment idéal et maintenant il reste une après-midi encore pour avancer, pour poursuivre les discussions, les échanges, les prises de contact aussi. Et je ferai quelques annonces, quelques signatures de convention. Tout au long de cet après-midi, on sera présent jusqu'à 18h. Très bien. Alors, vous parlez d'annonce et la grande annonce était ce matin ce fond impact Outre One, le premier dédié au territoire ultramarin abandé pour son lancement de 35 millions d'euros. Alors, première question, c'est est-ce qu'il a été difficile à mettre en œuvre ce fond ? Il a nécessité un peu de travail effectivement ce fond à impact parce que vous n'avez pas toujours beaucoup de gens qui y croient au départ parce que
la question économique dans les outresemers, elle est pas forcément naturelle dans les conversations, y compris dans les conversations parisiennes, je dois le dire. Donc on s'est retrussé les manches, on a beaucoup travaillé avec tous les acteurs. J'aurais l'occasion de les remercier. La liste est longue. Ce qui est important, c'est que grâce à ce fond à impact, grâce à la détermination et à l'engagement de ceux qui ont cru dès le départ, bien aujourd'hui, on a pu l'annoncer, on a pu le doter et on est plus haut que le plafond qu'on avait visé. On avait imaginé un fond impact à hauteur de 30 millions d'euros. il est déjà à 35 millions d'euros et j'ai eu des propositions d'investissement encore ce matin. Donc ce qui était essentiel pour moi,
c'était d'enclencher cette dynamique, de dire qu'il y a un fond qui existe et d'envoyer ce signal au marché, aux investisseurs de dire il y a de l'activité économique dans les outresemères, il y a de bons projets dans les outremères. La preuve avec ce fond qui est déjà doté et donc rejoignez-nous. Alors c'est un fond, c'est 35 millions, il me semble sur un nombre d'années dédié. Là, vous dites qu'il y a de nouveaux investisseurs qui qui veulent y participer. Ça veut dire que la prochaine mouture du fond, on peut espérer plus. Ah mais complètement. Et d'ailleurs, ce fond et la vocation à devenir de plus en plus gros au fur et à mesure du temps. Il y aura des rendez-vous réguliers. De toute façon, c'est un suivi qu'on va faire quasiment quotidien
pour que ce fond continue de se déployer et pour qu'il aille bien financer des projets qui soient des projets solides et qui soient des projets à impact comme le fond l'indique, c'est-à-dire vraiment qu'il y ait des répercussions utiles pour le territoire. Et donc euh cette première journée, elle va dans le bon sens. On va continuer à amplifier le mouvement. Alors, vous avez dit dans votre discours d'ouverture que c'est ça part d'un constat aussi sur les territoires avec les échanges que vous avez eu qui a ce besoin de financement et que finalement l'aide publique ne peut pas tout apporter. Donc apporter du capital privé, c'est aussi important pour les autres mères. C'est fondamental. C'est fondamental si on se projette. Euh ce que je voulais c'était
absolument qu'on sorte de la représentation qu'on a traditionnellement des outresem. Évidemment comme ministre je gère des difficultés, des crise parfois et puis à l'image de la carte postale inversement. Mais il y a pas que ça. Il y a de l'activité économique dans les territoires. Donc c'était c'était déjà c'est la première étape à passer, c'est un changement de regard. Et donc ce changement de regard, il consiste à dire il y a des opportunités, il y a de très bons projets, des porteurs de projets qui ont travaillé, regardez ce qui se passe et venez investir. Et c'est ça le sens. de choses outremè, c'est d'installer ce que j'appelle moi une doctrine économique des outremères qui n'existait pas tout à fait jusqu'ici. C'està dire qu'il y avait des des
dispositifs ponctuels sortir du financement par la dette, du financement par la dépense publique pour ramener du capital. Le capital privé, c'est la meilleure réponse pour que ces territoires a des économies solides. Et des économies solides, des solides, ça sera de l'emploi, du partage de la richesse et des territoires qui iront mieux. Alors pour être un peu plus précis, donc c'est un fond qui s'adresse aux entreprises des autres mères et notamment dans les ressources naturelles, dans la l'autonomie énergétique et la décarbonation, les transitions sociales et l'inclusion. Ce sont des secteurs d'activité que vous avez identifié qui répondent à des besoins locaux. Oui, tout à fait. Et je vais vous dire, ils répondent à des besoins en général, c'est les grandes défit
de main. Quand on parle de la décarbonation, quand on parle de la souveraineté énergétique, quand on parle de transition écologique, on parle à tout le monde. Et il se trouve que les outresemes, ils ont cette particularité d'être sur ces sujets aux avant-postes. Il y a énormément énormément d'innovations dans les territoires pour faire face, par exemple au recul du trait de côte, à la montée des eaux, au dérèglement climatique, aux périodes de sécheresse et cetera et cetera. C'est un espèce de laboratoire comme on dit. Qu'est-ce qu'on en fait ? On en a besoin en vérité. Ces solutions, elles vont aussi aider demain l'hexagone. Vous avez vu ce qui s'est passé cet été avec les périodes de canicules qu'on a traversé. Et ben,
on a dans les territoires ultramarins des projets à développer, à soutenir qui seront des réponses sur les grands défis économiques et et environ environnementaux de demain. Le troisème pilier, c'est l'inclusion sociale. Ça c'est indispensable parce qu'il y a un enjeu de cohésion. C'est vrai, vous avez dans les territoires ultramarins des indicateurs économiques qui ne sont pas bons sur la pauvreté, sur le chômage. On a des pourcentages au-dessus de la moyenne nationale. C'est un sujet de préoccupation pour moi. Et donc ce fond à Impact, il doit aussi servir à apporter des questions pour renouer avec l'emploi, remettre des gens dans le circuit professionnel, ramener les gens à l'activité, leur trouver une place dans la société. Il faut traiter tout le
monde à égalité et évidemment il faut traiter les ultramarins comme n'importe quel citoyen. Alors, vous évoquez l'emploi, c'est le deuxième axe de votre nouvelle doctrine économique que vous avez développé en discours d'ouverture. Vous signez des conventions avec la PEC et France travail si et et il s'agit de bien flécher les besoins des entreprises au niveau des compétences des jeunes, quels emplois en fait à développer au niveau de la jeunesse. C'est ça. Oui, c'est exactement ça. Vous l'avez bien résumé parce que quand je quand je me déplace dans les territoires, j'entends souvent des chefs d'entreprise qui me disent "Je cherche à des gens à employer, je n'en trouve pas." Et en même temps, je rencontre des jeunes qui me disent "Nous,
on aimerait bien revenir par exemple dans notre territoire mais on trouve pas d'opportunité." Et donc je me dis quelque chose qui coince. Il y a un rendez-vous qu'on a manqué avec France travail justement dont c'est la mission et qui et qui bien bien évidemment à vocation à s'appliquer dans l'hexagone et dans les outres mères. On a imaginé effectivement une convention de 3 ans pour mieux rapprocher les postes qui sont disponibles aujourd'hui et les compétences qui sont proposé pour permettre aussi à ces jeunes qui veulent revenir de pouvoir le faire. Il y a un sujet de mobilité, on le sait. C'est ça n'est pas normal de s'imaginer qu'un jeune qui est venu à Paris ou en province dans l'hexagone pour faire ses études et qui veut repartir ne peut
pas repartir. N'en a pas les moyens. Un jeune s'il veut repartir, il doit repartir. S'il veut rester, il peut rester. Mais s'il veut repartir, on doit lui en donner les moyens. et ben on va donner des outils supplémentaires grâce à cette convention. Puis on a il y aura un aspect international. Travail sur l'environnement régional aussi parce que vous savez que c'est important. Euh il faut aussi qu'on puisse ouvrir des ponts avec les pays qui sont autour de nous. Voilà. Donc on va franchir cette étape. C'est l'objet de la convention qu'on a signé tout à l'heure et elle elle on l'inscrit dans le temps aussi. Elle durera 3 ans. Et là du coup vous agissez aussi sur l'emploi local parce que ça aussi c'est un enjeu localement. Protéger les emplois locaux. C'est
une façon aussi d'y répondre. Oui, tout à fait. Et d'ailleurs, on organise des job dating. Euh c'est pas que symbolique, ça allait beaucoup parce que je voulais vraiment mettre la question de l'emploi des jeunes, des demandeurs d'emploi aussi dans le choose Outre mer parce que dans les territoires ultramarins, c'est très prignant. Et donc, il y aura des job dating ici même à Paris. On les a organisé en simultané dans les cinq départements région d'outreemer, donc en Guyane, Martinique, en Guadeloupe, à la Réunion et à Mayotte. Donc en ce moment même ça se déroule. On a des entreprises qui ont candidaté. On a eu des offres d'emploi et des gens qui sont venus s'inscrire et tout ça va se rencontrer et à la fin on aura des contrats qui seront conclus. Donc voilà, c'est intéressant,
ça veut dire que ça fonctionne. Ça veut dire qu'il faut faire plus régulièrement, ça veut dire qu'il y a quelque chose à faire de mieux pour faire se rencontrer les gens. Et à la fin de la journée, j'aurai l'occasion d'annoncer les chiffres : nombre d'entreprises, nombre d'emplois, nombre de demandeurs d'emploi d'emploi. Euh vous avez évoqué le l'environnement régional, ça aussi c'est un point important de votre doctrine euh nouvelle doctrine économique euh avec cette convention avec euh Business France. Alors, l'objectif c'est quoi exactement ? Ça part d'un constat qui est de dire que les territoires dans les outres Mir les autres mères évidemment sont des territoires européens mais ils se trouvent pas dans la zone européenne. Il faut qu'on
réfléchisse un peu différemment. Faut qu'on arrive à penser aussi que la France, elle est caribéenne, elle est américaine, elle est indopacifique. Ça c'est un changement de paradigme. Ça veut dire que pour que ces territoires saisissent toutes leurs chances, ils doivent aussi regarder ce qui se passe dans leur environnement régional. Il y a des entreprises qui auraient envie de vendre leurs produits alentour ou de vendre leurs services alentours, que ce soit en Guyane, dans les Antilles, à la Réunion et cetera. Il faut qu'on donne davantage de moyens pour le faire. faut les accompagner, faut les former, euh faut qu'on les faut qu'on organise des séminaires pour leur montrer les pratiques justement pour s'adresser à des pays étranger
à l'international. Ce sera l'objet effectivement de cette convention, se tourner vraiment vers les bassins régionaux. Très bien. Alors, un dernier mot madame la ministre parce que je crois que je dois vous vous libérer. Je crois je vois des mains s'agit. Oui. [rires] Est-ce que vous avez un dernier message aux investisseurs qui se disent "Est-ce que je veux en outre mer ou pas ? Est-ce que je m'y implante ou pas ? Est-ce que vous avez un message à leur adresser ?" Bien sûr, je veux leur dire que dans les outresem, ils trouveront de la confiance. Ils trouveront de la confiance parce que les projets sont bons. Ce sont des territoires d'avenir et donc ils peuvent venir y investir en regardant de près parce que on leur demande pas de venir investir
par plaisir ou par principe mais parce que il y a une activité économique et il y a des filières stratégiques et donc je leur demande de regarder projet par projet, territoire par territoire et ils y trouveront aussi leur compte. Très bien. Merci beaucoup madame la ministre. Merci.
Naïma Moutchou