Livre noir de la gestion du COVID19 : conférence de presse de Marine Le Pen et Jordan Bardella
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:41Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a réclamé la mise en place de contrôles aux frontières et la suspension de liaisons aériennes avec des zones foyers de l'épidémie »
- 4:49Invité politiqueFait
« Marine Le Pen a alerté le Parlement et le gouvernement sur l'état de nos stocks de masques, de tests et de médicaments »
- 5:19Invité politiqueFait
« qualifiées par la suite de mascarade par l'ex-ministre de la Santé, Madame Buzyn, sont les exemples les plus criants »
- 8:59Invité politiquePromesse
« La réforme des retraites ne doit pas être reportée, mais purement et simplement supprimée »
- 9:04Invité politiquePromesse
« Les charges des TPE-PME, des artisans, des commerçants impactés par la crise sanitaire ne doivent telle aussi pas être reportées, mais bel et bien annulées »
- 9:14Invité politiquePromesse
« le personnel de santé doit se voir également offrir deux trimestres de retraite »
- 9:23Invité politiquePromesse
« L'hôpital doit cesser d'être géré à la manière d'une entreprise à flux tendu, mais comme un sanctuaire devant être protégé par l'État »
- 11:59Invité politiquePromesse
« au recours au secteur de la défense comme pilier de la relance envisagée par le gouvernement »
- 12:16Invité politiquePromesse
« l'aide aux entreprises de moins de 1 000 salariés que je souhaitais voir versées directement par la Banque de France »
Temps de parole
- Marine Le Pen65 %
- Jordan Bardella35 %
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Bien Mesdames, Messieurs, Madame la Présidente, chère Marine, près de 6 mois maintenant nous séparent de l'arrivée massive sur le territoire français de l'épidémie de Covid-19 qui s'est déclarée en Chine en fin d'année 2019.
Bien que cette bataille sanitaire ne soit pas encore gagnée, que de nombreux médecins et spécialistes tirent chaque jour la sonnette d'alarme sur le risque éventuel d'une nouvelle vague ou à tout le monde une reprise importante des contaminations, ces 6 mois écoulés et l'accalmie sanitaire dont nous bénéficions nous permettent avec un relatif recul de dresser le bilan de cette gestion et le moins que l'on puisse dire est que celle-ci fut loin d'être irréprochable et nous dirions même accablante.
A son modeste niveau, chacun d'entre nous, chaque français aura perçu et vécu les impéricides de l'État, constaté les incohérences, les décisions hasardeuses, l'absence d'anticipation et les pénuries, le manque de tout, le combat d'une armée, nos médecins, nos soignants, démunis de matériels et de moyens et dont certains l'ont payé de leur propre vie. Malgré les cris d'alarme récurrents des soignants devant les carences et l'austérité imposées à l'hôpital, des suppressions de lits en passant par les 12 milliards d'euros d'économies effectuées en 10 ans, les français pensaient pouvoir s'enorgueillir d'avoir l'un des meilleurs systèmes de santé au monde.
Vivant dans le pays où l'assommoir fiscal est le plus élevé de la planète, « Aucun Français ne s'imaginait que nous irions jusqu'à qu'émander des masques en tissu à la Chine, mais au contraire, parce que nous étions la France, que nous serions nous préservés d'une telle débâcle. » Toutes ces illusions se sont effondrées sur le mur du réel.
Nos compatriotes se sont rendus compte, effarés à l'occasion de cette crise sanitaire, que notre système de santé était extrêmement fragile, que l'Union européenne actuelle était inutile, voire néfaste en période de trouble, que la France avait été rendue dépendante et vulnérable, que notre outre-mer était reléguée et oubliée, qu'une bureaucratie invraisemblable et tatillonne jusqu'à l'absurde, même en situation d'urgence, s'était installée au moindre étage de l'appareil d'État, l'ayant paralysé et rendu impotent.
Les français ont découvert ces derniers mois l'ampleur de l'incompétence de leurs dirigeants politiques, leur capacité à dire tout et son contraire à quelques jours d'intervalle avec le même aplomb, leur disposition à les culpabiliser pour des fautes qu'ils n'ont pas commises, à leur adresser des injonctions contradictoires, mais aussi et surtout à mentir. Nos dirigeants ont ajouté à leurs inconséquences techniques et politiques une faute morale, celle du mensonge éhonté et répété, une faute morale qui porte atteinte et dégrade la parole publique, une faute morale qui dégrade un peu plus la confiance envers nos dirigeants, sans laquelle faire démocratie est impossible.
La stratégie du confinement strict qui a été imposée au peuple français devant une épidémie devenue hors de contrôle et que nous n'avons pas contestée une fois qu'elle était rendue nécessaire face à l'urgence de la situation était en réalité la stratégie de ceux qui n'en ont pas. Isoler, tester, traiter étaient les recommandations même de l'OMS, aucun des principes de ce triptyque n'a été mis en place.
Une gestion de l'épidémie avec un minimum de préparation, avec du matériel de protection en quantité suffisante et un discours de vérité sur les masques, avec des tests massifs rendus disponibles pour la population, comme dans beaucoup de pays, avec l'utilisation des frontières comme filtre naturel pour protéger notre pays sans aucune autre considération idéologique, aurait permis d'éviter le pire, d'éviter un confinement si dur et si long, et donc d'en limiter les conséquences économiques. Au-delà du regard critique, il porte sur la manière désastreuse avec laquelle cette crise a été gérée.
L'ouvrage que nous allons vous présenter aujourd'hui se veut une boussole vers la France d'après qu'il nous appartient de construire collectivement. Priorité à la logique du stock stratégique plutôt qu'à celle du flux tendu, dénonciation des mesures austéritaires et de la seule logique comptable, souveraineté nationale, localisme, état stratège, réindustrialisation ou encore contrôle des frontières, qui peut affirmer aujourd'hui que sur ces grands principes qui constituent l'ADN du Rassemblement national, souvent sous les colibés et les moqueries, cette crise ne nous est donnée raison. Alors non, la France n'est pas le seul pays du monde durement touché par la pandémie.
Oui, cette crise sanitaire est et a été d'une ampleur inédite. Jamais le Rassemblement national n'aurait la prétention d'affirmer qu'avec lui, il n'y aurait pas eu de pandémie sanitaire, évidemment. Nous l'avons répété durant la crise, gouverner, c'est prévoir et c'est aussi prévoir le pire. La plupart des observateurs de Bonnefoy reconnaissent volontiers que très tôt nous avions anticipé, que nous avions alerté sur la potentielle gravité de cette épidémie et ce, malgré le fait que nous n'avions pas accès à l'ensemble des informations dont disposait le gouvernement.
Dès le mois de janvier, au cours de plusieurs interventions médiatiques, Marine Le Pen a réclamé la mise en place de contrôles aux frontières et la suspension de liaisons aériennes avec des zones foyers de l'épidémie partout dans le monde. Très tôt, en février, Marine Le Pen a alerté le Parlement et le gouvernement sur l'état de nos stocks de masques, de tests et de médicaments. Tous ces éléments viendront pourtant s'inviter sur la table des décideurs quelques semaines plus tard, plus tard certes, mais sans doute bien trop tard. Parce qu'elles émanaient du Rassemblement national, le gouvernement est resté sourd à ces alertes.
Mais ces alertes étaient aussi celles de médecins, de spécialistes, du personnel médical et même de l'Organisation mondiale de la santé. Le maintien du match de la Juventus-Turin contre Lyon le 29 janvier ou le maintien du premier tour des élections municipales qualifiées par la suite de mascarade par l'ex-ministre de la Santé, Madame Buzyn, sont les exemples les plus criants et emblématiques de cette gestion hasardeuse sur laquelle nous revenons dans ce livre.
Le contrôle aux frontières et la généralisation du port du masque comme l'ont fait l'Autriche, la République tchèque ou l'Espagne, la démultiplication des tests comme l'a fait l'Allemagne, l'envoi de masques à la population comme l'ont fait des pays d'Europe de l'Est, tout cela était à notre portée et aurait sans doute permis de sauver des vies. Je vous épargne ici la rétrospective chronologique des événements et décisions qui ont marqué cette crise sanitaire, vous les retrouverez clairement énumérées et répertoriées dans ce livre.
Si cela paraîtra peut-être accessoire ou secondaire au égard aux nombreux ratés de cette crise sanitaire, nous ne pouvions pas faire l'impasse sur le volet sécuritaire qui a ponctué ces derniers mois. L'insécurité, l'ensauvagement véritable de notre société, le communautarisme n'ont pas été mis entre parenthèses durant la crise sanitaire, ils y sont même rajoutés.
L'attaque islamiste de Romand-sur-Isère commise par un réfugié soudanais le 4 avril dernier, l'incapacité du gouvernement à assurer la loi et l'ordre dans les quartiers comme l'opération porte ouverte conduite en Katimini par Madame Belloubet dans les prisons françaises, tout cela n'agit pas seulement comme une hormone de croissance sur l'insécurité en France, mais nourrit un sentiment légitime de colère et d'injustice dans le pays.
Pendant qu'il tolérait des matchs de foot sauvage dans certains quartiers ou encore des rassemblements antifliques de plusieurs milliers de personnes lors du déconfinement, le gouvernement a choisi la réprésion totale avec d'honnêtes citoyens verbalisées car ils rendaient visite par exemple à leurs parents malades dans un EHPAD.
Mesdames et Messieurs, il nous est apparu utile dans des temps où toute mise en perspective est rendue impossible par le flux continu de l'information où une actualité chasse l'autre en quelques heures et où un remaniement ministériel jette aux oubliettes le gouvernement précédent en place de rédiger ce livre noir du coronavirus intitulé « Du fiasco à l'abîme, véritable autopsie aussi complète que possible sur la crise ». Ce livre noir, le Rassemblement National, les différents parlementaires et experts qui y ont été associés le remettent aujourd'hui à Marine Le Pen et le mettent bien sûr à disposition des médias et du grand public sur son site internet « Rassemblement National.fr ».
Commission d'enquête parlementaire, les éventuelles suites judiciaires seront utiles mais ne seront pas suffisantes. Nous disions durant la crise que les responsables de ce fiasco devraient rendre des comptes devant les Français. Il est de notre rôle de chef de l'opposition, de première force politique de France qui aspire demain et dès 2022 à gouverner, de prendre notre part à cette œuvre d'information et de vérité pour tirer de cet épisode douloureux les enseignements qui s'imposent. Le monde d'après ne pourra pas non plus se faire avec ceux qui ont édifié le monde d'avant. Le clivage qui est devant nous est celui qui verra s'opposer les localistes, aux globalistes.
La souveraineté nationale dans des domaines aussi stratégiques que celui de la santé, le patriotisme économique, la paix fiscale, la maîtrise de nos frontières, le rééquilibrage territorial, le renforcement des secteurs régaliens de l'État comme la remise à l'honneur du principal échelon de la démocratie de proximité qu'est la commune, la refonte d'une alliance européenne des nations, le soutien à l'innovation, à l'hydrogène, à l'intelligence artificielle, tout cela sont les débats de demain que nous avons déjà en grande partie contribué à imposer dans le débat public.
Emmanuel Macron a d'ores et déjà affirmé que le cap vers lequel il conduit la France depuis 2017 ne sera pas modifié, battu dans les urnes en 2019, contesté cette année encore sur le terrain social, il aura fallu un confinement généralisé pour qu'il n'y ait plus de manifestations contre sa politique dans les rues du pays. La réforme des retraites ne doit pas être reportée, mais purement et simplement supprimée. Les charges des TPE-PME, des artisans, des commerçants impactés par la crise sanitaire ne doivent telle aussi pas être reportées, mais bel et bien annulées.
Parce qu'il a été en première ligne, le personnel de santé doit se voir également offrir deux trimestres de retraite, et cela dans le cadre de l'hommage que la nation doit à leur courage et à leur dévouement durant cette période. L'hôpital doit cesser d'être géré à la manière d'une entreprise à flux tendu, mais comme un sanctuaire devant être protégé par l'État. Dès la rentrée de septembre, nous lancerons une grande consultation populaire visant à faire participer les Français à la construction de cette France d'après que nous appelons de nos voeux. Elle prendra la forme d'une présence active sur le terrain, mais aussi sur Internet et sur les réseaux sociaux.
Notre souhait est que, plus jamais ça, soit le mot d'ordre de l'action politique ces prochains mois et ces prochaines années. La rentrée sera peut-être difficile, nul n'est capable de le dire ni de le prévoir, mais quoi qu'il arrive, la France passera ce cap. Je vous remercie.
Merci Jordan. Un grand merci pour ce travail aux différentes équipes qui ont patiemment, et je dirais même minutieusement, décortiqué les prises de parole, les décisions et même les mensonges de ceux qui, politiques ou hauts fonctionnaires, étaient au pouvoir durant cette crise.
Alors, c'est vrai que j'aurais pu renvoyer la présentation de ce livre noir à la rentrée, tant il est vrai que lorsque l'on est politique, on aime peu présenter des travaux en plein cœur de l'été au moment où les gens partent en vacances, mais j'ai souhaité pourtant le faire aujourd'hui parce que je m'aperçois que le gouvernement, le nouveau gouvernement, est en train de réitérer à peu de choses près exactement les mêmes erreurs que l'ancien, alors même que des dizaines de pays voient une augmentation substantielle des cas de coronavirus et que sur notre territoire, des hôpitaux font état de hospitalisation, réanimation de gens qui viennent ou qui reviennent de l'étranger.
Malgré ça, les frontières restent toujours quasiment grandes ouvertes, à part pour 13 petits pays. Je rappelle que pour l'Allemagne, il s'agit de 130 pays qui sont actuellement sur la liste rouge et donc je souhaitais que ce livre puisse être entre les mains de tous les journalistes, mais aussi de tous les Français pour que la pression s'exerce, encore une fois, pour que les mesures de protection pour les Français soient prises et qu'on n'attende pas des mois et des mois pour s'apercevoir qu'il peut y avoir un retour du coronavirus dans notre pays. Alors, comme vous l'avez compris, il y aura une suite à ce travail de constat, un travail préliminaire que je considère comme incontournable.
Nous allons, dès la rentrée, continuer à faire des propositions. Un grand nombre ont déjà été faites durant la crise et ce, dans de nombreux domaines, dans le domaine sanitaire, bien sûr, mais aussi dans le domaine économique. Je pense, par exemple, au recours au secteur de la défense comme pilier de la relance envisagée par le gouvernement. J'avais évoqué cette proposition dans ma vidéo du 14 juillet et cette idée semble faire son chemin puisqu'un rapport parlementaire de M. Griveaux et Thierry Haut publié la semaine dernière arrive aux mêmes conclusions.
Je pense également à l'aide aux entreprises de moins de 1 000 salariés que je souhaitais voir versées directement par la Banque de France. Vous vous souvenez, c'était 1 500 euros de forfait plus 1 000 euros par salarié. Je pense que ça aurait contribué largement à atteigner le carnage économique qui s'annonce. Toutes ces propositions sont complétées ou développées durant les prochains mois. J'ai également demandé qu'un travail soit lancé parallèlement à ce travail de recueil, de propositions consultatives auprès de la population. Je souhaite que soit travaillé un manifeste pour la France d'après, que précisément ces contributions vont venir nourrir. Quel modèle de société ?
Quel modèle économique ? Quelle espérance pour les Français ? Ce travail est en cours et il sera évidemment présenté dès qu'il sera fini. Comme vous l'aurez deviné, il contiendra les mots de souveraineté, de localisme, de relocalisation, de juste échange, d'écologie, d'état-stratège et bien sûr de liberté. Nous notons avec une certaine satisfaction que ces mots sont désormais à la mode. Ce sont les concepts, les idées que nous défendons depuis des années qui apparaissent enfin comme des pistes prometteuses pour répondre à cette crise et surtout éviter que les prochaines aient un tel impact sur notre pays.
Nous avons clairement gagné une bataille importante, pas seulement des mots, mais également des idées. C'est paraît-il une étape majeure pour accéder au pouvoir ? Kennedy disait « En chinois, le mot crise est formé de deux caractères. L'un représente le danger, l'autre l'opportunité. De la crise que nous vivons, je suis absolument convaincue qu'il doit sortir du bon. Nous travaillons depuis longtemps pour proposer un autre modèle de société et éviter de réitérer à l'infini les erreurs du passé. Je veux que de cette crise terrible, de ce danger terrible qui continue à peser sur les Français, qu'ils sortent également l'opportunité d'effectuer un autre choix économique pour notre pays.
Que, à nouveau, les Français puissent entendre qu'il n'y a pas d'alternative est une escroquerie intellectuelle qui nous a été imposée depuis trop longtemps par nos gouvernants. Le temps semble s'accélérer, ce qui implique un travail encore plus conséquent, mais je le trouve extrêmement enthousiasmant. Alors, pour l'heure, c'est vrai que, semble-t-il, c'est les vacances méritées pour tout le monde qui approche. Alors, je vous souhaite à tous de très bonnes vacances et je vous donne à tous rendez-vous à Fréjus pour notre rentrée politique qui sera évidemment très riche de propositions, très riche de travail et très riche de perspectives.
Voilà, mesdames et messieurs, pour la présentation de ce livre noir qui est bien sûr à votre disposition. Je le suis également pour répondre à vos questions sur ce sujet ou sur d'autres.
Marine Le Pen