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InterviewSud Radio — L'invité politique (sur Site radio)· 10 septembre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

L'invité politique Sud Radio - Benjamin Haddad, Ministre délégué chargé de l’Europe, est l'invité politique

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:07OuverteRéponse directe

    Comment pensez-vous convaincre Vladimir Poutine d'arrêter cette guerre ?

  • 5:56OuverteRéponse directe

    On donne 6 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine depuis 4 ans et demi. Est-ce que vous assumez de dire aux Français qu'on donne 6 milliards à l'Ukraine et rien aux Français à travers le carburant ?

  • 9:08OuverteRéponse directe

    Abordons la question de Donald Trump. Vous avez réagi officiellement auprès des États-Unis ?

  • 10:27OuverteRéponse directe

    Edouard Philippe piétine dans les sondages. Ça vous inquiète ?

  • 14:07OuverteRéponse directe

    Le Premier ministre demande la baisse des indemnités de fonction de ministre. Vous y êtes favorable ?

  • 15:30OuverteRéponse directe

    Pourquoi le sommet de l'espace est-il important et qu'est-ce qui se joue en ce moment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « l'avion de Zelensky qui aurait pu être percuté par un drone selon la Norvège. »
  • 2:15Invité politiqueFait
    « On pensait qu'enfin un processus de paix pouvait s'enclencher en Ukraine, avec cette visite des deux émissaires en début de semaine. »
  • 2:34InvitéFait
    « nous avions nous-mêmes des représentants français à Kiev avec les Américains et avec le président Zelensky. »
  • 3:39InvitéChiffre
    « Il produit 21 millions de munitions en 2026, Benjamin Haddad. »
  • 3:48InvitéChiffre
    « C'est 40% de son économie. »
  • 4:37InvitéChiffre
    « les Européens aujourd'hui qui ont repris l'initiative et qui sont les premiers soutiens de l'Ukraine, avec le prêt de 90 milliards d'euros notamment qui a été finalisé par le Conseil Européen »
  • 6:17InvitéChiffre
    « nous avons fait la loi de programmation militaire où nous avons doublé le budget de défense de la France sur les deux mandats d'Emmanuel Macron »
  • 6:37InvitéFait
    « les démocraties européennes se sont reposées sur la garantie de sécurité des États-Unis »
  • 14:51InvitéFait
    « l'essentiel de la maîtrise des dépenses publiques, il pose sur les dépenses de l'État, sur la dette sociale. »
  • 15:04InvitéChiffre
    « Ça ne présente que 900 000 euros d'économie. »
  • 16:44InvitéFait
    « Nous pensons à des programmes comme Galileo et Copernicus qui permettent par exemple dans votre iPhone d'avoir un système GPS qui est européen. »
  • 18:22InvitéFait
    « C'est le soutien à la solution à deux États. Et avec un État palestinien sans le Hamas, qui est un Hamas désarmé, qui ne fait pas partie de la gouvernance des territoires palestiniens, et qui reconnaît le droit des Israéliens à vivre en sécurité. »
  • 20:46InvitéFait
    « On a vu ce qui s'est passé à l'université d'été de la France insoumise, avec M. Salah Amouri, quelqu'un qui avait plaidé coupable de l'assassinat, de la tentative d'assassinat d'un rabbin en Israël qui a été invité »

Temps de parole

  • Invité72 %
  • Benjamin Haddad16 %
  • ?4 %
  • Invité 24 %

18,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Présentateur

Sud Radio, l'invité politique,

0:04
Locuteur

Jacques

0:06
Présentateur

Cardoze.

0:07
Locuteur

Tout

0:08
Présentateur

juste 8h30 sur Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez Benjamin Haddad, ministre délégué chargé de l'Europe.

0:16
Benjamin Haddad

Benjamin Haddad, bonjour. Bonjour. Alors l'actualité, on l'a appris ces dernières heures, c'est l'avion de Zelensky qui aurait pu être percuté par un drone selon la Norvège. Zelensky lui-même a tendance à minimiser. Il ne communique pas, alors que d'habitude il communique beaucoup sur les réseaux sociaux. Que sait-on ? Écoutez, pour l

0:31
Invité

'instant, moi je veux être très prudent sur cet incident. Vous avez vu que les Ukrainiens ont nuancé ce qui s'est passé.

0:37
Locuteur

La

0:38
Invité

vérité, c'est qu'on le sait que le président ukrainien a pu être ciblé dans le passé. On le sait qu'il y a régulièrement des incursions de drones russes dans le ciel européen. On a vu récemment les ingérences, les attaques hybrides de la part de la Russie. Ce qui s'est passé, on est passé à deux doigts d'un drame à l'aéroport de Leipzig, avec ce drone aussi qui s

1:01
Locuteur

'est

1:01
Invité

attaqué à un avion qui allait vers l'Ukraine. Donc, dans toutes ces configurations, je pense qu'il ne faut pas céder à l'intimidation. Il faut rester calme et puis il faut continuer notre soutien aux Ukrainiens. Mais

1:11
Locuteur

à

1:11
Invité

travers ce drone, est-ce que vous pensez que la Russie essaye de l'atteindre

1:14
Locuteur

?

1:14
Invité

Encore une fois, je ne

1:15
Locuteur

veux

1:15
Invité

pas spéculer sur cet incident.

1:18
Locuteur

Ce

1:18
Invité

que je constate, de toute façon, depuis quatre ans et demi, le début de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine, c'est que les Russes continuent leur escalade meurtrière contre les civils ukrainiens. Les Russes avaient déjà tenté de s'en prendre à la vie du président Zelensky, on s'en rappelle, dans les tout premiers jours de la guerre et de l'invasion. On voit aujourd'hui la multiplication des attaques hybrides contre nos démocraties européennes, que ce soit les incursions de drones, que ce soit les attaques cyber, les ingérences dans notre espace informationnel, des tentatives d'assassinat contre des dirigeants d'entreprises.

Le PDG de Rheinmetall, cette entreprise de défense allemande qui avait été ciblée aussi. Donc, encore une fois, on est face à une nouvelle réalité auquel il faut qu'on soit préparé. La première ligne de défense de la sécurité européenne, c'est l'Ukraine. Et donc, nous devons continuer notre soutien aux Ukrainiens parce que c'est aussi nos intérêts de sécurité.

2:07
Locuteur

Alors

2:07
Benjamin Haddad

justement,

2:07
Locuteur

on

2:07
Benjamin Haddad

va en parler, mais Benjamin Haddad, les Français souffrent du pouvoir d'achat et les sujets qui sont les vôtres, l'Ukraine, l'Iran, sont directement liés au prix de l'énergie. On pensait qu'enfin un processus de paix pouvait s'enclencher en Ukraine, avec cette visite des deux émissaires en début de semaine. Et puis, patatras, les tirs ont repris aussitôt. Comment pensez-vous convaincre Vladimir Poutine d'arrêter cette guerre ? Bon, déjà, il faut le dire,

2:30
Invité

toutes les éventuelles reprises de dialogue, il faut les saluer et les accompagner. Et d'ailleurs, nous avions nous-mêmes des représentants français à Kiev avec les Américains et avec le président Zelensky. Moi, je me rendrai en Ukraine ce week-end aussi pour rencontrer à nouveau les dirigeants ukrainiens, pour parler de notre soutien aussi bien sur le plan économique, humanitaire et militaire.

2:49
Locuteur

Mais

2:50
Invité

la vérité, c'est qu'effectivement, celui qui tourne le dos à la diplomatie depuis 4 ans et demi aujourd'hui, c'est le président russe.

2:56
Locuteur

Il ne veut pas mettre fin à toute guerre. C'est

2:59
Invité

lui qui continue à avoir des demandes maximalistes et inacceptables, comme celle, par exemple, de récupérer des territoires qui n'ont même pas été conquis sur le plan militaire, ce qui est évidemment inacceptable pour les Ukrainiens à représenter un précédent catastrophique dans les relations internationales. C'est lui qui continue son escalade meurtrière. Cet été a été le plus meurtrier pour les civils ukrainiens depuis le début de la guerre,

3:20
Locuteur

avec des

3:21
Invité

attaques de drones et de missiles balistiques régulièrement sur les villes comme Kiev. La seule façon de mettre fin à cette guerre,

3:28
Locuteur

c

3:28
Invité

'est de faire monter la pression sur le régime de Vladimir Poutine, que ce soit sur le plan économique, en continuant l'effort de sanctions.

3:35
Locuteur

Ça

3:35
Invité

ne marche pas. Les sanctions, ça ne fonctionne pas. Non, c'est faux. C'est faux parce qu'on voit au contraire... Il produit 21 millions de munitions en 2026, Benjamin Haddad. Mais parce qu'aujourd'hui, il a une économie, évidemment, qui est toute entière tournée vers la

3:47
Locuteur

guerre et vers l'agression. C'est 40% de son économie.

3:50
Invité

Mais de fait, on a pu voir l'impact que ça

3:52
Locuteur

peut

3:52
Invité

avoir

3:53
Locuteur

sur

3:53
Invité

des importations.

3:54
Locuteur

On

3:54
Invité

a pu voir l'impact... En

3:56
Locuteur

tous les cas, ça ne le fait pas

3:57
Invité

plier. Et ce qu'on voit surtout, c'est qu'aujourd'hui, ce sont les Ukrainiens qui reprennent l'initiative sur le plan militaire. Mais rappelons-nous, on était quand même il y

4:05
Locuteur

a

4:05
Invité

un an et demi. Après la rencontre entre le président Trump, le vice-président Vance et le président Zelensky dans le bureau Oval. Tout le monde se rappelle de ces images. On nous explique à ce moment-là que ça y est, c'est fini. L'Ukraine va être forcée à la capitulation. Les Américains et les Russes vont négocier un accord sur le dos des Européens. Et que nous ne pourrons rien y faire. Donc on

4:24
Locuteur

se réjouit

4:24
Invité

qu'il n'y ait pas eu capitulation.

4:26
Locuteur

Mais

4:27
Invité

en tous les cas... Mais naturellement.

4:28
Locuteur

Mais

4:28
Invité

en

4:29
Locuteur

tous les cas, on n'arrive pas à faire arrêter cette guerre.

4:31
Invité

Ce que nous avons vu, c'est que ce sont les Européens aujourd'hui qui ont repris l'initiative et qui sont les premiers soutiens de l'Ukraine, avec le prêt de 90 milliards d'euros notamment qui a été finalisé par

4:43
Locuteur

le Conseil Européen, pour

4:45
Invité

donner de la visibilité sur le plan militaire, sur le plan économique aux Ukrainiens. Nous avons, avec la France, avec le Royaume-Uni et nos partenaires, créé la coalition des volontaires pour coordonner le soutien à l'Ukraine et la coalition anti-balistique cet été pour pouvoir accélérer aussi le soutien aux Ukrainiens dans les défenses anti-aériennes. Et aujourd'hui, ce sont, grâce à leur ingéniosité, grâce à leur innovation dans les drones, dans les capacités de frappe en profondeur, ce sont les Ukrainiens qui reprennent du terrain. Ce sont les Ukrainiens.

Et on voit aujourd'hui cette guerre qui maintenant a un impact aussi sur la société russe, sur les prix de l'énergie en Russie, sur les capacités de raffinage de

5:18
Locuteur

la Russie.

5:18
Invité

Sauf que c'est

5:19
Locuteur

plus unique à les clés,

5:20
Invité

quoi qu'il arrive. Moi, vous savez, je n'aime pas ce type d'expression. La vérité, c'est que je vois aujourd'hui un régime russe qui est sous pression, avec pour la première fois d'ailleurs un mécontentement qui s'exprime ouvertement de la part de sa population, des vidéos virales sur les réseaux sociaux qui se plaignent de la stratégie du Kremlin. Maintenant, c'est un test de résilience, de ténacité. Donc ce sera long. C'est long de toute façon.

5:44
Locuteur

Donc ce sera long. Est-ce

5:45
Benjamin Haddad

que, et on le voit bien à travers Benjamin Haddad, à travers le débat, aujourd'hui qui s'installe en France ? Et vous entendez probablement cette petite musique que ça coûte trop cher aux Français. C'est 6 milliards d'euros d'aide à l'Ukraine depuis 4 ans et demi. Est-ce que vous assumez ce matin de dire aux Français, on donne 6 milliards à l'Ukraine et rien aux Français à travers le carburant ?

6:07
Locuteur

Ce

6:08
Invité

sont nos intérêts de sécurité qui sont en jeu. Depuis 4 ans et demi, non seulement nous soutenons l'Ukraine, avec nos partenaires, avec nos alliés, mais nous augmentons le budget de défense de la France.

6:17
Locuteur

Nous

6:17
Invité

avons fait la loi de programmation militaire où nous avons doublé le budget de défense de la France sur les deux mandats d'Emmanuel Macron et nous accélérons le déploiement de ce qu'on appelle la loi de programmation militaire,

6:26
Locuteur

c

6:26
Invité

'est-à-dire l'augmentation de ce budget de défense. Parce que nous rentrons dans un monde qui est plus conflictuel, qui est plus dangereux et

6:33
Locuteur

qui

6:33
Invité

a changé. Puisque pendant très longtemps, les démocraties européennes se sont reposées sur la garantie de sécurité des Etats-Unis. Alors, nous moins que d'autres. Parce que, général de Gaulle, nous avons aussi investi dans notre autonomie stratégique et nous avons toujours cherché à avoir une voie indépendante. Mais de fait, les dividendes de la paix,

6:50
Locuteur

c

6:50
Invité

'est terminé. Pour beaucoup,

6:51
Locuteur

on est les banquiers de l'Ukraine et c'est un peu tout.

6:53
Invité

Et on voit aujourd'hui les Etats-Unis qui progressivement tournent le dos à l'Europe, qui se concentrent sur d'autres priorités comme l'Asie. Nous devons en tirer les conséquences. La vérité, c'est qu

7:01
Locuteur

'il

7:02
Invité

faut quand même être très clair. Le coût de l'inaction,

7:04
Locuteur

ce

7:05
Invité

serait d'avoir une Russie agressive, revancharde, qui ferait sa loi aux portes de l'Europe. Ce serait menacer directement nos alliés, comme les Pays-Bas, comme la Pologne, comme la Roumanie, avec des conséquences qui pourraient être catastrophiques pour l'architecture de sécurité européenne, et donc pour la sécurité des Français. Encore une fois, on voit aujourd'hui une Russie qui se comporte de façon menaçante vis-à-vis des Européens, qui agresse l'Ukraine. J'entends, mais pour

7:29
Benjamin Haddad

le

7:29
Locuteur

moment,

7:30
Benjamin Haddad

le constat que font

7:31
Locuteur

les Français,

7:31
Benjamin Haddad

c'est que nous sommes

7:32
Locuteur

les

7:33
Benjamin Haddad

banquiers de l'Ukraine, et rien de plus,

7:36
Locuteur

parce que même en

7:37
Benjamin Haddad

termes de négociation, on n'avance pas.

7:38
Invité

Ne parlez pas à la place des Français. Moi, je vois depuis 4 ans et

7:41
Locuteur

demi...

7:41
Invité

Je les entends tous

7:42
Locuteur

les jours, alors, les

7:43
Invité

Français. Je vois depuis 4 ans et demi que les Français font preuve d'une grande lucidité sur cette situation, de solidarité vis-à-vis de l'Ukraine, y compris d'ailleurs dans l'accueil des réfugiés, dans le soutien humanitaire au quotidien. Et qu'ils voient, effectivement, la menace que représente la Russie. Que tous ceux, comme le Rassemblement National, qui nous avait expliqué en 2022 qu'il fallait faire l'alliance avec la Russie de Vladimir Poutine, qui nous avaient expliqué qu'il n'y avait aucun risque pour l'Ukraine, qui après se sont opposés à toutes les mesures de soutien, que ce soit les livraisons d'armes ou les sanctions, se sont trompés et auraient mis notre pays en danger.

Et auraient

8:21
Locuteur

mis la sécurité

8:22
Invité

des Français en

8:22
Locuteur

danger.

8:22
Invité

Ils le feront

8:23
Locuteur

peut-être dans 8 mois.

8:24
Invité

Eh bien, écoutez, moi, je pense que ce serait dangereux pour la sécurité des Français et de l'Europe.

8:28
Locuteur

Et

8:28
Invité

puis, je suis fier que notre pays ait joué un rôle de leadership précisément pour que les Européens prennent en charge leur propre sécurité. Je reviens à ce que je vous

8:35
Locuteur

disais. Je pense

8:38
Invité

que c'est faire ce type de proposition. Déjà,

8:41
Locuteur

dire

8:42
Invité

qu

8:42
Locuteur

'on

8:42
Invité

va couper le robinet à l'Ukraine, ça démontre une fois de plus la réalité du Rassemblement National,

8:46
Locuteur

qui

8:46
Invité

a essayé de le masquer, quand même de le mettre sous le tapis ces dernières années, qui s

8:49
Locuteur

'est

8:49
Invité

effectivement opposé à toutes les mesures de soutien, qui disait qu'il fallait faire l'alliance avec la Russie en 2022, mais qui ne voulait plus trop le mettre en avant parce qu'ils savent encore une fois que les Français sont lucides sur la situation internationale et sur la menace que peut représenter le régime de Vladimir Poutine. Ce serait mettre, encore une fois, la sécurité des Français en danger.

9:08
Benjamin Haddad

Abordons la question de Donald Trump. On a été évidemment surpris, j'imagine, que vous aussi, de voir cette nouvelle map-monde avec un certain nombre de pays qui passeraient sous la bannière des États-Unis. Et surtout, on y voit la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Pierre-et-Miquelon représentés sous le drapeau américain. Vous avez réagi officiellement auprès des États-Unis ?

9:29
Locuteur

Vous

9:29
Invité

avez vu notre ministre des Outre-mer qui a réagi notamment. Qui a eu raison de le faire. Bon, si on commençait à réagir à chaque tweet de la Maison-Blanche et de Donald Trump, on n'aurait plus le temps de travailler. Donc, je

9:40
Locuteur

crois

9:41
Invité

qu'il ne faut pas trop commenter et surréagir à chaque extravagance. Cela étant dit, nous, nous sommes évidemment très, très attachés à nos Outre-mer, au rôle qu'il joue pour notre pays.

Et puis, je vous rappelle que lorsqu'on a eu des épisodes comme le Groenland, là, on avait vu des menaces ouvertes répétées de la part de l'administration américaine contre la souveraineté du Groenland, donc du Danemark, les Européens ont su réagir de façon unie, de façon ferme, en mettant notamment tous leurs instruments économiques sur la table, ce qu'on appelle l'instrument anti-coercition, qui permet d'aller, par exemple, frapper les entreprises numériques américaines, et que l'administration avait reculé.

10:18
Benjamin Haddad

Benjamin Haddad Abordon, 2027 et l'histoire d'un rassemblement qui semble impossible à droite. Vous soutenez Edouard Philippe, qui semble piétiner dans les sondages. Ça vous inquiète

10:28
Locuteur

? Je

10:28
Benjamin Haddad

crois que c'est plutôt l'inverse, d'ailleurs. Je pense qu

10:30
Locuteur

'on voit une

10:30
Benjamin Haddad

petite

10:31
Invité

progression de Gabriel Attal.

10:32
Locuteur

On

10:32
Invité

voit, au contraire, d'ailleurs, je pense, l'écart qui s'est creusé. Edouard Philippe, qui est le mieux placé pour rassembler le centre et la droite, et qui a fait preuve, je crois, de responsabilité, d'un comportement d'homme d'État ces derniers jours, en voulant mettre la politique politicienne de côté, en disant qu'il faut qu

10:46
Locuteur

'on

10:46
Invité

puisse se rassembler. Sauf

10:47
Locuteur

que ça ne marche pas. Parce que

10:48
Invité

le danger qui nous guette, c'est d'avoir un second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen.

10:54
Locuteur

Bruno Retailleau a dit qu'il ne voulait pas participer à une réunion de macronistes. Je ne

10:58
Invité

le souhaite pas pour notre pays. Je ne le souhaite pas, je ne pense que ce n'est pas ce que les Français souhaitent. Et je crois que c'est extrêmement important, d'engager une logique de rassemblement, chacun avec ses sensibilités. Moi, j'ai été au gouvernement avec Bruno Retailleau. J'ai de l'estime pour lui.

Il y a bien sûr des différences, mais je pense que si on peut se mettre d'accord sur l'autorité de l'État sur le plan régalien, et j'ai entendu de la part d'Edouard Philippe des propositions fortes, par exemple sur la question migratoire et la question du narcotrafic ces derniers jours, sur le fait de continuer de réformer notre État, de réduire la dépense publique et de travailler plus longtemps. Et

11:33
Locuteur

l

11:34
Invité

'attachement à la construction européenne, je pense que nous pouvons réunir le centre et la droite, et qu'Edouard Philippe est effectivement le mieux placé pour le faire. 70% des sympathisants de droite veulent une primaire. Alors, vous savez, moi j'ai fait partie de ceux qui pendant longtemps ont plaidé en faveur d'une primaire. Moi, je vais vous dire deux choses. Philippe l'a refusé. Si on se parle très franchement, premièrement, là, d'un point de vue matériel,

11:55
Locuteur

je pense

11:55
Invité

que malheureusement, on arrive quand même sur une période où ça devient de plus en plus compliqué.

11:59
Locuteur

Donc c'est trop tard.

11:59
Invité

Mais au-delà de ça, une primaire, il faut qu'elle repose quand même sur des règles qui sont acceptées de tous. C'est-à-dire que quand vous vous engagez dans une primaire, vous acceptez de soutenir celui qui gagne la primaire, si vous la perdez. Et là, de fait, personne n'a pu se mettre d'accord sur le périmètre. Est-ce que M. Attal veut participer à une primaire avec Bruno Retailleau

12:19
Locuteur

? Est-ce que certains disent qu'il faut que ça aille jusqu'à

12:22
Invité

une forme d'extrême droite ? Donc, je crois que, encore une fois, tout le monde est en campagne. On va voir les dynamiques des uns et des autres. Aujourd'hui, il est clair qu'Edouard Philippe est le mieux positionné pour rassembler. Il fait des propositions, parce que là, on parle de politique politicienne, mais il continue ses propositions sur le régalien,

12:40
Locuteur

sur l'économie, sur l'Europe. Mais il a fait une proposition qui n'a pas été suivie d'effet,

12:42
Benjamin Haddad

puisque même Gabriel Attal a dit qu'il ne voulait pas en entendre parler, qu'il voulait, dit-il, une vraie campagne. Mais je pense qu'en tout

12:48
Invité

cas, il fait preuve de responsabilité, de comportement d'homme d'État, celui qui veut rassembler, qui tend la main et qui précisément comprend... Donc,

12:56
Locuteur

à l'inverse, ils sont irresponsables, Retailleau et

12:58
Benjamin Haddad

Attal

12:58
Invité

? Mais moi, je ne

12:59
Locuteur

vais

12:59
Invité

pas me lancer dans ça. Vous ne me ferez pas dire du mal de gens pour qui j'ai de l'estime et du respect. Mais, en revanche, j'ai peur de ces divisions. Je pense que ces divisions peuvent mener à un second taux entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Et donc, effectivement, j'espère que nous saurons nous rassembler, nous unir sur un programme ambitieux pour transformer le pays, pour continuer à porter, d'ailleurs,

13:22
Locuteur

la

13:22
Invité

politique de l'offre, une politique de soutien aux entreprises, parce que moi, je ne veux pas d'un débat de second tour entre quelqu'un qui dit qu

13:28
Locuteur

'on

13:28
Invité

va brûler la dette française et quelqu'un qui dit qu'on va faire la retraite à 60 ans.

13:32
Benjamin Haddad

On va se retrouver dans un instant pour la deuxième partie de cet entretien avec le hashtag de Benjamin Gleize. Et puis, on abordera, on aura une question d'un auditeur également qui veut vous faire parler d'Israël et de la position du gouvernement français sur ce sujet. Et puis, il y aura votre carte blanche juste après. Et là, on va parler de la bataille de l'espace. A tout de suite.

13:55
Présentateur

Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoz.

14:00
Benjamin Haddad

Benjamin Haddad est l'invité de Sud Radio, ministre délégué à l'Europe. Dans un instant, ce sera votre carte blanche. J'ai juste une petite question d'actualité pour vous, Benjamin Haddad. Le Premier ministre demande la baisse des indemnités de fonction de ministre. Vous y êtes favorable ? Vous lui dites oui ?

14:18
Invité

Je ne sais pas si c'est une demande qui est confirmée dans le cadre des arbitrages budgétaires. Mais moi, j'ai toujours cru à l'exemplarité de l'État, à

14:27
Locuteur

l

14:27
Invité

'exemplarité du personnel politique. Nous avons d'ailleurs déjà fait des efforts, vous le savez, avec par exemple la baisse des moyens de communication de l'État. Donc, on est dans un moment où on doit maîtriser nos dépenses publiques. Et donc, il est naturel que chacun fasse

14:41
Locuteur

un effort. Ce n'est pas des

14:41
Benjamin Haddad

magots

14:41
Locuteur

? Il

14:42
Invité

est naturel que chacun fasse un effort. Encore une fois, l'essentiel de la maîtrise des dépenses publiques, il pose sur les dépenses de l'État, sur la dette sociale. Et

14:52
Locuteur

vous

14:52
Invité

verrez des propositions en ce sens par le ministre des Comptes publics. Mais on a déjà montré, à travers par exemple, les avantages des anciens ministres ou des anciens premiers ministres, à travers les budgets des capitales ministérielles ou de

15:04
Locuteur

communication de l'État. Ça ne présente que 900

15:05
Benjamin Haddad

000 euros d'économie.

15:06
Invité

C'est pour ça, c'est vous qui me posez la question. Moi, ce que je vous dis, c'est qu'il y aura, bien sûr, un effort de maîtrise et de réduction de la dépense publique qui doit porter dans beaucoup de domaines. Parce que nous faisons face à un moment où nous devons réduire la dette du pays. Il y a une

15:21
Locuteur

pression sur les taux d'intérêt, non seulement pour la

15:22
Invité

France, mais pour nos voisins. Mais chacun doit faire preuve d'exemplarité.

15:26
Benjamin Haddad

Alors, on passe à votre carte blanche. Très intéressante, parce qu'on en parle peu. qu'il s'agit du sommet de l'espace. Et vous allez nous expliquer pourquoi c'est important et qu'est-ce qui se joue en ce moment.

15:35
Invité

Oui, nous avons en ce moment à Paris, puis hier, un sommet international de l'espace qui est organisé sous l'égide de la France avec 2000 participants, 120 pays qui sont représentés. La présidente de la Commission européenne qui sera présente aujourd'hui.

15:48
Locuteur

C

15:48
Invité

'est un enjeu de souveraineté absolument fondamental pour l'espace et pour l'Europe. Pourquoi ? On voit à quel point le

15:54
Locuteur

domaine

15:56
Invité

de l'espace a été bousculé par l'émergence de nouveaux acteurs ces dernières années, en particulier SpaceX, les acteurs privés américains. Et nous ne pouvons pas accepter une situation dans laquelle nous devrions demander à des acteurs privés la permission pour avoir un accès autonome à l'espace. C'est un sujet stratégique pour l'Europe si nous voulons pouvoir continuer à avoir des communications sécurisées dans l'espace, si nous voulons pouvoir continuer à avoir des accès GPS, nos propres données dans la science, dans la météo, dans des domaines de

16:23
Benjamin Haddad

cartographie. Donc tout ça est fondamental. Sauf que l'Allemagne fait cavalier seule et a plutôt envie d'aller voir les Américains.

16:30
Invité

Alors, c'est pour ça que nous défendons

16:31
Locuteur

dans

16:32
Invité

ces débats la préférence européenne, les investissements européens. Personne ne pourra y arriver seul. C'est un domaine dans lequel l'Europe a déjà eu des grandes réussites. On pense par exemple à la fusée Ariane. Et maintenant, nous avons notre propre lanceur avec Ariane 6. Nous pensons à des programmes comme Galileo et Copernicus qui permettent par exemple dans votre iPhone d'avoir un système GPS qui est européen. Si on veut pouvoir passer à l'échelle,

16:53
Locuteur

si

16:53
Invité

on veut pouvoir par exemple déployer des programmes comme Iris Carré, qui est le programme de satellites, une constellation de satellites de communication sécurisée, qui sera fondamentale notamment sur le plan militaire, il faut pouvoir avoir des investissements massifs de la part des Européens. On aura des annonces. On a déjà beaucoup de partenariats, de contrats qui sont signés entre entreprises européennes, entre entreprises aussi du New Space, c'est-à-dire les startups de l'espace. Moi, j'ai assisté à plusieurs signatures de contrats entre des entreprises françaises et italiennes par exemple hier.

Il y aura aujourd'hui des annonces de la part de la Commission européenne précisément sur Iris Carré pour pouvoir accélérer le déploiement de ces constellations. C'est un enjeu qui est passionnant. C'est un enjeu évidemment qui est très inspirant quand on pense aussi à l'exploration de l'espace, au vol habité, à toutes les nouvelles frontières qu'il y a à dépasser, mais aussi à un enjeu de sécurité et de souveraineté. Donc la France porte une voix forte sur ces sujets. C'est pour ça que nous hébergeons ce sommet spatial hier et aujourd'hui.

17:49
Benjamin Haddad

Enjeu face aux Etats-Unis. Alors Benjamin Haddad, on passe à la question d'un auditeur qui souhaite vous interroger au sujet d'Israël.

17:56
Auditeur

Bonjour M. Haddad, Xavier de Bordeaux. Je voudrais vous interroger sur la question suivante. Finalement, ce ne serait pas plus judicieux compte tenu du contexte de proposer d'aller vers une suppression des relations commerciales entre l'Union européenne et l'État d'Israël, évidemment les colonies dont il est question. Merci.

18:17
Locuteur

Vous

18:17
Invité

connaissez la position de la France historique sur ce sujet et qui n'a jamais dévié. C'est le soutien à la solution à deux Etats. Et avec un Etat palestinien sans le Hamas, qui est un Hamas désarmé, qui ne fait pas partie de la gouvernance des territoires palestiniens, et qui reconnaît le droit des Israéliens à vivre en sécurité. Notre pays s'est beaucoup mobilisé ces dernières années, précisément pour pouvoir maintenir le dialogue politique, pour continuer à parler avec toutes les parties, pour lutter... Là, l'information, c'est qu'on met fin au commerce

18:51
Locuteur

avec les

18:52
Benjamin Haddad

colonies

18:52
Locuteur

israéliennes. Vous le

18:53
Invité

confirmez. Pour lutter... Ça a été l'annonce, effectivement, qui a été faite par le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barraud, puisque la France, vous le savez, s'est aussi toujours mobilisée pour la solution à deux Etats, et donc contre la colonisation. Moi, je pense que c'est très important que la France continue à porter une voie de paix. Il y aura d'ailleurs des élections en Israël dans les prochaines semaines, qui peut-être, je l'espère, créeront aussi une nouvelle dynamique dans le dialogue entre nos deux pays. Et donc, c'est cette ligne, toujours, d'équilibre, de dialogue, que défend notre pays.

19:26
Benjamin Haddad

M. Ruffin veut aller plus loin et souhaite qu'Israël soit interdit des compétitions sportives et des rencontres culturelles. Vous y êtes favorable ? Moi, je ne suis pas favorable à ce type

19:33
Invité

de mesures, de boycott. Je ne suis pas favorable au fait de cibler tout un peuple, tout un pays, toute une population. Ce n'est pas notre façon de faire. Et encore une fois, je crois que la voie de la France, c'est la voie de la paix, c'est la voie des deux Etats, c'est la voie d'un Etat palestinien sans le Hamas, avec le Hamas qui serait désarmé, qui ne fait pas partie de la gouvernance, et un Israël qui peut vivre en sécurité dans son environnement régional et auprès de ses voisins. C'est la voie que portera toujours la

20:00
Benjamin Haddad

France. Une réaction d'actualité, cette DJ Barbara Butch, qui est interdite de concert aujourd'hui à Amiens à la suite de pressions et d'appels au boycott. Est-ce que c'est normal ça

20:12
Locuteur

aujourd'hui en France

20:13
Benjamin Haddad

? On a le sentiment, pardon de le dire comme ça, qu'il

20:15
Locuteur

y a

20:15
Benjamin Haddad

une forme de chasse aux juifs qui ne dit pas son nom. Malheureusement, je

20:17
Invité

crois que le terme que vous utilisez, il est correct. Je suis consterné par, il faut être plus, cette pression antisémite qui empêche une DJ de pouvoir faire son travail, de pouvoir exprimer son art. D'ailleurs, je voudrais saluer les maires de France qui ont fait le choix, par exemple le maire d'Annecy, Antoine Armand, au contraire d'invité, Barbara Butch, pour s'opposer à ce type de boycott. On a vu une accélération des menaces, des violences cet été, qui a quand même été largement soutenue et amplifiée aussi par la France insoumise. On a vu ce qui s'est passé à l'université d'été de la France insoumise, avec M.

Salah Amouri, quelqu'un qui avait plaidé coupable de l'assassinat, de la tentative d'assassinat d'un rabbin en Israël qui a été invité, qui a menacé, en tout cas insulté le CRIF et les organisations juives dans sa prise de parole. On voit, encore une fois, qu'il y a une force politique en France qui a décidé de faire de l'antisémitisme, son carburant électoral, c

21:10
Locuteur

'est

21:10
Invité

la France insoumise.

21:11
Benjamin Haddad

Alors, on continue justement avec la France insoumise, mais cette fois avec vous, Benjamin Gleize. Vous avez regardé l'actualité de ces réseaux sociaux, c'est notre rubrique hashtag, et il y a cette décision radicale, la France insoumise, boycott BFM TV.

21:27
Invité

Oui, on l'a appris hier soir à travers un communiqué publié par LFI sur ces réseaux sociaux. Nous ne répondrons à aucune invitation de BFN cette semaine, peut-on y lire. Parmi les raisons évoquées, des déprogrammations de dernière minute, des thématiques d'interviews changées au dernier moment, parfois directement sur le plateau, mais aussi des intervenants ajoutés en plein direct pour, je cite, « transformer une interview politique en débat surprise ». LFI dénonce ici des méthodes intolérables, irrespectueuses. Ce n

21:52
Locuteur

'est

21:52
Invité

pas la première fois que la France insoumise a maillé à partir avec BFM TV. En 2023, déjà, souvenez-vous, Jean-Luc Mélenchon s'était emporté jusqu'à quitter le plateau. Il avait été invité à la base pour parler des retraites, de

22:03
Locuteur

sa

22:03
Invité

maison toute fin d'interview. Le journaliste lui avait posé une question sur Adrien Quatennens. Ce

22:06
Auditeur

que vous faites est moralement répugnant. Vous auriez pu me prévenir. Vous auriez pu me prévenir. Vous ne l'avez pas fait, exprès. Parce qu'il y a chez vous une jouissance sadique. Avoir des gens souffrir.

22:16
Locuteur

Vous

22:16
Auditeur

aimez ça. Non, monsieur. Si,

22:17
Locuteur

monsieur. Sinon, vous auriez pas une

22:18
Auditeur

séquence plus brève. Pour faire du buzz, vous êtes prêt à n'importe quoi. Je regrette de vous avoir fait confiance. Vous êtes des gens sans principe.

22:26
Invité

En 2023, hier, la France insoumise a pris la décision de boycotter BFM TV jusqu'à la fin de la semaine. Dans son communiqué, LFI affirme sa volonté de créer les conditions d'un débat digne de qualité, accusant au passage BFM d'accorder une place prépondérante à des thèses racistes et climato-sceptiques. Benjamin Dade, que pensez-vous de ce boycott de la part de LFI

22:46
Locuteur

? Mais

22:46
Invité

je pense qu'on est vraiment dans la recette classique des populistes illibéraux, c'est-à-dire la remise en question de la liberté de la presse, les attaques, souvent personnelles d'ailleurs, contre les journalistes, et que la France insoumise, une fois de plus, en a aussi fait son carburant. L'extrait que vous venez de passer, la virulence des propos de l'attaque personnelle de Jean-Luc Mélenchon contre un journaliste, on voit régulièrement des raids numériques aussi contre des journalistes. Pourquoi ? Parce qu'ils font leur travail, qu'ils posent des questions. Je crois que ces méthodes n'ont pas lieu d'être. Moi,

23:18
Locuteur

en

23:18
Invité

tout cas, vous savez, ma ligne, c'est toujours de parler à tout le monde, de répondre aux invitations des médias, et de laisser les journalistes et

23:28
Benjamin Haddad

les médias faire leur travail. C'est une forme de terrorisme intellectuel, ce qui se passe avec la France insoumise. Effectivement, vous faisiez référence à des raids numériques. Il y en a un actuellement contre Arnaud Gallet. Comment vous réagissez à ça

23:42
Locuteur

? Là,

23:44
Invité

je ne connais pas cet épisode dans l'État, mais ce que j'ai vu régulièrement, encore une fois, ce sont des attaques ciblées contre des journalistes, contre des personnalités. Vous avez mentionné d'ailleurs souvent des personnalités d'origine juive, de confession juive. On parlait tout à

23:59
Locuteur

l

23:59
Invité

'heure de la DJ Barbara Bush, mais aussi de journalistes. Et encore une fois, ce sont des remises en cause permanentes. Est-ce que ce

24:05
Locuteur

climat vous inquiète ? Est-ce que la LFI n'est pas en train d'installer

24:08
Benjamin Haddad

un

24:08
Locuteur

climat

24:09
Invité

anti

24:09
Benjamin Haddad

-juif

24:09
Locuteur

en France

24:09
Invité

? LFI est en train d'installer un climat anti-juif, et la LFI est en train d'installer un climat anti-républicain, un climat de chaos, parce qu'ils souhaitent prospérer sur la violence. Et encore une fois, à travers ces intimidations et ces attaques contre des journalistes, le but, c'est précisément de faire peur. Le but, c'est d'intimider les journalistes qui font simplement leur travail en posant des questions, en enquêtant. Encore une fois, ce climat, cette volonté de violence est inacceptable.

24:36
Benjamin Haddad

Merci beaucoup Benjamin Haddad d'avoir été l'invité ce matin de Sud Radio et du Grand Entretien. Tout à l'heure, ce sera le grand face-à-face et la libre antenne. Tout à l'heure, à 9h30, on va reparler du carburant, bien entendu, et auparavant, les informations. A tout de suite.