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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2026 16 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsEurope & international

"L'État de droit est fragile, la Constitution n'est pas un gilet pare-balles" (J-C Rolland)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 4:12OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'on n'est pas dans un état d'urgence qui ne dit pas son nom ?

  • 6:09OuverteRéponse partielle

    Comment interpréter le choix de maintenir le droit commun malgré les restrictions ?

  • 11:18OuverteRéponse directe

    Où commence et où termine la liberté d'expression quand on interdit des manifestations ?

  • 14:32OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a un abus de pouvoir d'Emmanuel Macron dans l'interdiction de ces manifestations ?

  • 15:13OuverteRéponse directe

    Est-ce que le Conseil d'État va retoquer cette interdiction ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:06Fait
    « La liberté de manifester doit pas s'opposer à la sécurité dans une démocratie forte. »
  • 13:48Fait
    « Il y a un recours qui est déposé devant le Conseil d'État contre l'interdiction de certaines manifestations. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Euh cette du quotidien Libération demain, couvre-feu, manife interdite. Le durcissement jusqu'où ? C'est ce que nous disent nos confrères de Libération Henri Vernet. C'est vrai que le tour de fil a l'air particulièrement fort, presque comme s'il fallait rattraper un certain retard pour émer. Oui, c'est exactement ça. Voilà, on a vraiment l'impression que c'est la contre-anœuvre par rapport à tout ce qui s'est joué jusqu'ici à la fois de la part du gouvernement. Et en effet là Del Macron parce que la semaine dernière finalement il il a eu son allocution dimanche au lendemain de la de de l'énorme manifestation totalement chaotique et euh certains s'attendaient à des mesures y compris dans son camp pourquoi pas un état d'urgence et finalement il est ressorti sans annonce

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et puis il est parti en tournée alors certes assez utile puisqu'il a eu des accords sur de sur des carburants diesel mais on comprend pas une espèce d'absence comme ça et donc là en effet il est il est revenu en affichant cette fermeté ce tour tour de vis vraiment assez fort important et d'ailleurs avec tous les symboles qui vont avec l'annonce depuis la salle des gars le PC sécurisé au de crise au sous-sol de l'Élysée ça donne de la solennité gra exactement de la solenité de la gravité demain matin un conseil de défense exercice restreint exercice pareil qu' qu'il affectionne pour afficher cela puis une tournée auprès des forces de l'ordre bref il y a vraiment il y a vraiment cette ambiance qu'il est en train de donner mais c'est aussi une réponse comment dire aux images qui ont

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marqué qui ont choqué les Français également au sondage, il y a un sondageable qui est paru hier soir qui montrait que dans une écrasante majorité plus de 90 % les Français comprennent enfin sont extrêmement choqués par ce qui s'est passé samedi tout en en même temps à 70 % en approuvant les revendications des uns et des autres. Il y a d'abord ça et il y a même ce côté inquiétant six français sur 10 désormais qui se disent prêts à assurer eux-mêmes leur propre sécurité au défense parce que l'État ne les défend pas assez. R il fallait en passer par là interdire des manifestations, interdire finalement une forme de liberté d'expression pour éviter que ça ne dérape. On l'a vu tout au long de ce 23hfo. Euh Henry Vernel disait à l'instant certains veulent se

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défendre eux-même. Euh des commerçants se barricadent, essayent de de sauver euh leur bien en quelque sorte et c'est vrai que l'interdiction des manifestations pourra en tous les cas limiter les problèmes et permettre peut-être aux forces de sécurité de mieux cibler leurs actions. Il y a beaucoup de choses dans ce que vous venez de dire. D'abord, je vous laisse parler, je vous laisse parler. D'abord, ben il va falloir que le conseil constitutionnel statut et puis on verra dans un instant, on verra ce qu'il ce qu'il indique. Ça sera le conseil d'étape. La priorité pour pour ce gouvernement, c'est la question de sécurité, c'est quand même de permettre la liberté de manifester tout en assurant la sécurité de nos concitoyens, des habitants, des de nos commerçants, de les rassurer. les les

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le finalement les sondages qui viennent d'être qui vi qui viennent d'être donnés sont à peu près les mêmes que ceux au moment des gilets jaunes du mouvement des gilets jaunes il semblait ça 70 % voilà condamnation des violences et 70 % de soutien du mouvement donc il faut pouvoir permettre la capacité à à ces mouvements de pouvoir s'exprimer de faire remonter leur revendication et qu'on puisse éventuellement leur apporter des réponses sur les questions de de sécurité. La question qui se pose euh à ces métiers, c'est la question d'anticipation et de dimensionnement. Et c'est toute euh et c'est tout le sujet sur euh la journée pour la journée de enfin pour ce pour ce weekend. Est-ce qu'on va être en capacité d'abord euh de pouvoir être à l'écoute euh des

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informations et de savoir les traiter et de les transformer euh finalement en mouvement utile sur Paris pour éviter les différents débordements qu'on a pu avoir le le 17 octobre et le dimensionnement vraisemblablement. Là euh on a sorti la l'artillerie 20 % euh de l'ordre en plus par weekend dernier, le GIGN, le RA des hélicoptère la BRI. Même si la question ne se pose, est-ce qu'ils sont tous euh est-ce que c'est tous leur métier de que de faire du maintien de l'ordre ? Alors ça, il semblerait que non. Ça n'est pas leur premier métier. En tous les cas, ajouter à ça, la sécurité privée, en effet, vous l'avez dit, qui est surmobilisée puisque vous avez de plus en plus de demandes euh de prestataires pour être euh dans les magasins. Mais la question qui se pose, c'est vous allez

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être dans un magasin avec un maître chien et un agent de sécurité. Mais si vous avez une vingtaine de casseurs ou de voilà de pilleurs qui veulent s, ça peut ne pas empêcher les problèmes. Ça ça peut je je pense que dans sur les questions de sécurité, il y a une il y a une logique assez simple. il faut mettre le plus de de prévention possible et le plus de rideaux possible. Euh mais euh euh à l'impossible, nul n'est tenu et on verra euh comment euh comment tout ça euh euh va euh va se dérouler samedi prochain. John Christopher Roland, comment interpréter le choix du président de la République et de son gouvernement de maintenir le droit communant les restrictions ? Je veux dire, est-ce qu'on n'est pas, je pose la question directement et tout le monde pourra

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réagir, mais est-ce qu'on n'est pas finalement dans un état d'urgence qui ne dit pas son nom ? Alors effectivement, on peut considérer alors il est pas officiellement décrété d' le premier ministre comme le président de la République disent que ce n'est pas l'heure pour l'instant de cet état d'urgence. Non non d'ailleurs, rappelons que Jacques Chirac a fini son mandat avec les émeutes de 2005 et 2006 sous l'état d'urgence. Donc c'est pas forcément un précédent qui veulent réitérer. En revanche, la multiplication des couvre-feux, des interdits de manifester et cetera font que quand on agglomère le tout et notamment dans des choses assez drastiques, les bouches du rô lon totalement interdit de manifester, ça peut penser ça peut faire penser pardon à un état d'urgence qui ne dit pas son

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nom. En revanche, il y a une question qu'on qu'on ne pose pas, c'est que l'interdiction c'est vraiment le bout du bout [grognement] et il y a une police peut-être qui est en voie de popérisation. Ça ça coûte de l'argent. Euh je faisais le parallèle avec l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Euh c'est beaucoup plus facile d'interdire, c'est gratuit. Alors que réguler ça coûte cher et éduquer ça coûte cher. Bah là si réarmer la police ça coûte cher. Éduquer je parle pour les pilleurs surtout puisque les ultras c'est encore un domaine politique donc c'est beaucoup plus difficile à à maîtriser. Mais pour les pilleurs il y a un problème d'éducation et puis il y a un problème aussi mais ça ça coûte de l'argent. L'interdiction, c'est vraiment l'arme ultime euh de

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l'impuissance pratiquement hein dans certains domaines. Et donc c'est ça qui est qui est étonnant. Et dernière chose, Emmanuel Macron est redevenu premier ministre hein, depuis ce matin puisque normalement c'est le gouvernement qui dispose de l'administration et qui euh voilà, il avait même annoncé que euh Sébastien Lecornu recevrait les organisations étudiantes et lycéennes lundi et finalement ça sera lui qui les recevra à l'Élysée demain. Donc effectivement, il reprend la main. Voilà. Et c'est alors qu'après la dissolution de 2024, il avait dit "Je me concentre sur l'international et je laisserai le gouvernement quel qu'il soit diriger." Donc on est dans une situation en tout cas de ce point de vue-là inédite. Est-ce que c'est un désaveu pour Sébastien Lecornu Henri Vernet ? le fait

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qu'il reçoivent lissa comme ça avant lui alors que la rencontre était prévue. Mais exactement oui, c'est un désaveux, c'est une façon de considérer finalement que ce gouvernement n'a pas été haut niveau en quelque sorte hein face à cette à cette crise. Alors crise protéiforme, il faut bien le dire. Il y a les lycéens, exactement tout tout se mêle. Et c'est vrai que il a essayé d'ailleurs Sébastien Lecnu à un moment de répondre plutôt de désamorcer plutôt la crise disons gilets jaunes entre guillemets avec les mesures annoncées sur le diesel quand il était intervenu alors qu'on l'entendait sur les lycéens mais ça n'a pas suffi. C'était il y a 3 semaines. Ça n'a pas suffi à désamorcer donc cette colère globale des Français sur le pouvoir d'achat et sur les lycéens.

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C'est vrai que il y a eu vraiment un retard mais terrible à comprendre ce qui se passait, à être alerté et avoir un début de réponse. Ce qui fait que les lycéens très vite ont demander déjà à ne plus avoir comme interlocuteur le ministre Édouard Jeffrey qui pour le coup, c'est vrai, s'est montré un peu maladroit, n'est pas allé sur le terrain, n'est pas allé en première ligne et ils ont demandé ensuite à voir Sébastien Lecnu et au moment où enfin ils l'obtiennent, ben finalement non, c'est Emel Macron qui reprend la priorité. Voilà, marquant quand même un certain désaveux, même un certain agacement vis-à-vis de son gouvernement. Alors, John Christopher Roland parlait il y a un instant de de l'interdiction totale dans la ville de Lyon. Je vais vous proposer d'écouter le maire

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écologiste de Lyon euh qui va s'entretenir demain avec le préfet de son département car dans sa ville, aucune manifestation n'est donc autorisée. Écoutez, Grégory Louset, c'était un peu plus tôt ce soir sur France Info Canal 16. Permettre aux gens de manifester pour moi est essentiel. qui plus est dans les grandes villes. Euh donc c'est de ça dont il va être question avec le préfet demain. Vous allez demander de m'a dit le premier ministre. Je pense qu'on devrait pouvoir manifester samedi. C'est compliqué, on est face à un maire qui a vu flamberalidi son office du tourisme qui est à maire de gauche. D'ailleurs, j'ai des discours sont peu prou les mêmes avec le maire de Paris ou le maire de Marseille qui sont aussi des des élus

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de gauche qui disent il faut pouvoir manifester mais manifester sans violence. Est-ce que ce n'est pas un peu facile quand on est élu et qu'on a pas d'élections à venir dans les dans les jours qui viennent de de tenir ce genre de discours ? Bah non, je pense qu'il est assez clair. La liberté de manifester doit pas s'opposer à la sécurité dans une démocratie forte. On doit pouvoir faire les Mais là, on voit qu'on y arrive pas. Bah, on voit qu'on y arrive pas. En tout cas, on voit que le 17 octobre sur les questions d'anticipation et de et de dimensionnement, on n pas voilà, il on a encore des choses à revoir, mais euh j'espère qu'on qu'on arrivera à permettre lors des prochaines manifestations à ce que les manifestants puissent revendiquer ce qu'ils ont à

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revendiquer et porter leur message tout en sécurisant les habitants, les commerçants et les citoyens et même les les manifestants eux-mêmes. C'est quand même l'objectif vers lequel on doit on doit tendre tous ensemble. Il il y a pas de je il y a pas il y a pas de disin là-dessus. Et je voudrais aussi rebondir sur ce qui vient d'être dit. Je pense qu'il va falloir ensuite apporter c'està-dire que la réponse policière et la réponse judiciaire doit être immédiate pour pouvoir si vous voulez que stopen nette le chaos. Par contre derrière il va falloir répondre aux questions de fond et notamment par le biais de la prévention. vous dis l'éducation est haute en effet ça demande des moyens mais comme comme disaient certain si vous pensez que l'éducation coûte cher et c'est l'ignorance

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John Christopher Rolland ses élus qui demandent quand même que les manifestations se tiennent c'est compliqué aussi pour eux je dis à la fois ils ont le beau rôle parce qu'ils n'ont pas d'élections à venir les maires ont été élus mais en même temps ils sont face à leurs citoyens tous les jours et ils ont notamment Grégory d'où a été pillé par les commerçants mais c'est exactement en fait en plus c'est terrible parce que ça vaut pour moi aussi hein je je on va dire en tant que démocrate moi je raisonne système, j'aimerais que la liberté d'expression de manifestation soit sacralisée et que vraiment dans le pire des cas on interdise. pour le maire de de Lyon par exemple, c'est de dire si la justice invalide l'arrêté d'interdiction et que la manifestation a lieu ou même si elle

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l'invalide pas mais que la manifestation a lieu quand même malgré l'interdiction et qu'il y a à nouveau des heures et ben on se retrouve et finalement prise au piège de notre finalement caractère très démocrate parce qu'aux yeux de l'opinion on passe pour bah vous avez vu, on vous avait demandé d'interdire parce que c'était la seule solution finalement vous avez fait jouer l'état de droit et regardez ça se retrouve donc c'est c'est une situation très piégeuse et à double tranchant parce que si c'est invalidé par la justice par le tribunal administratif de Lyon. C'est aussi un camouflé pour le préfet et donc indirectement pour le gouvernement. Donc là, on est dans une situation très inextricable. Donc voilà, c'est c'est ça moi qui il y a pas de bonne solution. C'est ça

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que vous nous dites finalement messieurs, ce soir, il n'y a pas de bonne solution. Il y a quand même pour la liberté d'expression, j'ai envie de dire pour la démocratie une question qui se pose quand on interdit des manifestations avec des revendications. D'ailleurs, c'est la c'est la même question qui se pose parfois quand on dit il y a un couvre-feu que ça soit lors des émeutes, des dernières émeutes ou bien même lors de de la pandémie de Covid, on s'est posé des questions pour notre liberté et pour la liberté d'expression. Où ça commence où ça termine ? Est-ce que l'état de droit est encore là ? Un jour les questions vont être posées mais bien sûr qu'elles sont posées même. Moi je dirais qu'elles ont été posées tout à fait récemment quand l'un des candidats à la présidentielle qui était

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alors ministre de l'intérieur a dit que l'état de droit c'est pas sacré. Je parle de Bruno Rotaillot quand on entend ça de la bouche il était ministre hein quand il a dit ça. Il y a vraiment des questions à se poser mais vous avez raison de citer le Covid. En réalité l'état d'urgence la dernière fois qu'on l'a connu c'était en 2015. Alors, c'était énorme, hein. C'était les attentats islamistes de masse qui étaient terribles. Et donc, l'état d'urgence avait été décrété par François Hollande et surtout il avait été répété suffisamment longtemps pour que ça commence quand même à créer des remous politiques. Là, si vous voulez la difficulté quand même dans nos démocraties occidentales, je dis nos démocraties parce que regardez ce qui se passe aux États-Unis et avec la

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caricature d'action antidémocratique, il faut bien le dire d'un Donald Trump. Mais chez nous aussi quelque part, grignotage après grignotage, le fait est que nos libertés publiques, je pense qu'on y est moins attaché, moins vigilant là-dessus qu'il y a 20 ou 30 ans euh crise après crise. Olivier Fort, le patron du PS, parle même de dérive illibérales. Est-ce qu'il pousse le bouchon un peu loin ou est-ce queon y arrive ? Alors, à quel degré on arrive à la dérivée libérale ? C'est toute la question. Mais il y a eu un ratiboisage progressif. Je rejoins ce que vient de dire Henry, c'est que avec le Covid d'ailleurs, on n'a rien arrangé mais l'état d'urgence prolongé de 2015 à 2017 qui est quasiment entré dans le droit commun fait qu'on s'y habitué et d'ailleurs il y a une accoutumance hein

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de la population parce que d'abord les attentats terroristes étaient tellement dans les sondages ça aussi exactement mais le pire est à venir alors en politique le pire n'est jamais certain c'est que cet outillage qu'on est en train d'offrir pour de bonnes raisons soi-disant et bien on l'offre peut-être à un parti qui sera peut-être moins modéré dans le futur et qui aura à la fois des bases déjà posé, une accoutumance déjà donnée et puis sa propre façon de faire changer les choses de l'intérieur. Donc l'état de droit est fragile. La constitution c'est pas un gilet par balle et donc il faut vraiment essayer d'en prendre soin et souvent un dictateur le fait à dessin. Parfois nos politiciens le font par bêtise. Alors ce soir, je le disais, c'est une information France info, il y a un

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recours qui est déposé devant le Conseil d'État contre l'interdiction de certaines manifestations. Jean-Baptiste Soufront qui est l'avocat de qui conseille à Délico donc l'une des associations qui dépose ce recours parle d'un abut de pouvoir. Est-ce que pour vous il y a ce soir un abut de pouvoir d'Emmanuel Macron dans l'interdiction de ces manifestations ? Moi alors je voudrais dire une chose très simple. Bon ça a été dit et que que je le résumerai de cette façonlà. La démocratie est un système fragile, il faut en prendre soin. Je voilà, la violence et la sécurité est une demande de la part de nos populations très fortes et c'est aussi un droit fondamental est un droit fondamental, même un besoin primaire auquel il faut répondre de

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façon efficace. La question pour des démocraties, c'est de trouver le bon dosage, c'est de trouver le bon curseur et être au bon endroit. et et là-dedans euh que des organisations politiques posent des recours, c'est tout à fait normal, ils ont tout à fait le droit de le faire. Le Conseil constitutionnel euh le Conseil d'État pardon, statura euh derrière euh je veux dire chacun chacun chacun est dans son rôle. John Christopher Roland, est-ce que demain on va se réveiller avec finalement des manifestations autorisées un peu partout samedi parce que le vous n'êtes pas au Conseil d'État mais enfin parce que le Conseil d'État aura retoqué cette interdiction. Est-ce qu'elle vous paraît, vous êtes constitutionnaliste, vous connaissez notre droit public, est-ce que elle vous paraît litigieuse ?

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Alors là, d'après le l'information France info que j'ai eu avant d'arriver sur le plateau, c'est la déclaration du président surtout. Donc je sais pas si on peut le Conseil d'État peut tout à fait se prononcer sur un référ liberté sur des paroles qui ne sont pas encore traduites en acte. Faudrait avoir une des problématiques, il parle d'abut de pouvoir bien sûr, mais une des problématiques, c'est que il interdit certaines mais pas toutes au nom de du fait que certaines sont organisées par des syndicats et d'autres non. Est-ce que on peut faire des différences ? Ah non, absolument pas. Le le droit ne permet pas de distinguer ce qui est d'une uneune déclaration, voilà, qui est déposée par un syndicat ou un organisateur. La la marche pour le climat, c'était une association. La G

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price, c'est une association. On s'imagine pas interdire ce genre de manifestation évidemment. Donc il a il a commis une erreur de ce point de vue-là. Simplement, je pense qu'il vise les les organisations syndicales. Pourquoi ? Parce qu'elles appuient le maintien de l'ordre, elles ont un savoir-faire, elles communiquent et cetera. Donc c'était dans cet esprit là. Maintenant, le problème c'est que tous ces arrêtés d'interdiction très vite si euh de manière variée, il y en a qui sont annulés, c'est d'abord un camoufler, mais c'est surtout laisser le libre champ à certains de dire "Regardez, l'état de droit nous empêche de maintenir l'ordre." Merci messieurs de nous avoir éclairé sur cette actualité.