Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewBFM TV (sur YouTube)· 13 février 2025 7 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéEurope & international

Après l'annonce de Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez annonce candidater à la présidence LR

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:22OuverteRéponse directe

    Vous êtes plutôt proche de Laurent Wauquiez. Donc pour vous, il a raison de se lancer ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Est-ce que Laurent Wauquiez ne craint pas que le ministre de l'Intérieur lui grille la place pour 2027 ?

  • 3:45RelanceRéponse directe

    Mais est-ce que ce n'est pas le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui est devenu l'homme fort de votre parti ?

  • 5:11RelanceRéponse directe

    Est-ce que ça ne risque pas plutôt de jouer la division, pas la complémentarité ?

  • 5:41FerméeRéponse partielle

    Donc Bruno Retailleau a trahi cet accord ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:55PrésentateurFait
    « La France a besoin que Bruno Retailleau réussisse à reprendre la main sur la délinquance et l'immigration, dit Laurent Wauquiez. »
  • 1:12PrésentateurFait
    « « Quelle est ma force ? » dit Laurent Wauquiez. « Je ne dois rien à François Bayrou. »
  • 3:25Locuteur non identifiéFait
    « C'est vrai que quand on est ministre, on est lié par la solidarité gouvernementale. »
  • 4:08Locuteur non identifiéFait
    « Le job de ministre de l'Intérieur, c'est un job qui vous prend jour et nuit, qui nécessite une attention toute particulière. »
  • 5:25Locuteur non identifiéFait
    « Tout le monde sait que Laurent a la volonté de s'occuper du parti depuis cet été. »

Temps de parole

  • Locuteur non identifié52 %
  • Présentateur30 %
  • Présentateur 218 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La santé venir, elle est là, la guerre des chefs du côté des LR. On l'a dit, hier, Bruno Retailleau a fait officiellement acte de candidature pour briguer la présidence du parti. Évidemment, derrière ça, il y a potentiellement un tremplin pour la présidentielle. Et ça y est, Laurent Wauquiez, à son tour, se lance dans la course. Exactement, Laurent Wauquiez qui a accordé un entretien exclusif à nos confrères du Figaro pour confirmer son intention d'être bien candidat à la présidence des Républicains. Aucune surprise dans cette annonce.

Le timing, peut-être, le calendrier n'était peut-être pas celui qu'avait imaginé l'ancien président de la région Auvergne-Rhône-Alpes qui s'est fait griller la politesse par son adversaire, Bruno Retailleau. Cet adversaire qu'il n'avait pas forcément imaginé au départ et contre lequel Laurent Wauquiez a déjà une ligne d'attaque qui est toute trouvée. Celle de la difficulté de cumuler la casquette d'un candidat pour prendre la tête d'un parti politique et celle d'un ministre de l'Intérieur. La France a besoin que Bruno Retailleau réussisse à reprendre la main sur la délinquance et l'immigration, dit Laurent Wauquiez. La France a besoin d'un ministre de l'Intérieur à temps plein.

Un petit peu plus tard, lorsqu'il est interrogé notamment sur ses relations avec François Bayrou, « Quelle est ma force ? » dit Laurent Wauquiez. « Je ne dois rien à François Bayrou. J'ai donc la liberté de porter la parole de la droite sans être lié par la solidarité gouvernementale. » Ça promet pour les semaines à venir. C'est au fond assez cohérent de la part de Laurent Wauquiez, avec un certain nombre d'arguments qui étaient mis en avant, notamment par son entourage ces derniers jours, sur le fait, au final, que Laurent Wauquiez se sentirait floué par Bruno Retailleau, qui l'accuse de ne pas avoir respecté une forme d'accord entre eux, passé à la fin de l'été.

Laurent Wauquiez pour reprendre la tête du parti abandonné avec pertes et fracas par Éric Ciotti en juin, et Bruno Retailleau pour rester au gouvernement. Un accord dont la formalité est totalement démentie par l'entourage de Bruno Retailleau. Laurent Wauquiez en campagne dès aujourd'hui. Il sera en meeting à Valence en fin de journée et il est attendu sur le plateau de Benjamin Duhamel ce week-end pour expliquer sa candidature. Il a aussi enregistré une petite victoire symbolique en comité stratégique chez les Républicains ce matin. Laurent Wauquiez, c'est une campagne longue qui va s'ouvrir. La désignation du candidat sera probablement organisée au milieu du mois de mai.

Merci beaucoup Alexis, on va continuer à en parler avec Jean-Didier Berger, notre invité député LRDD Hauts-de-Seine. Vous êtes plutôt proche de Laurent Wauquiez. Donc pour vous, j'imagine, il a raison Laurent Wauquiez, il faut qu'il se lance dans la course ?

2:28
Locuteur non identifié

Oui, je crois que c'est l'homme de la situation. D'abord, il a commencé à faire tout un travail autour de la question de la refondation du parti et de la droite. Et je crois que ce travail doit continuer. Et l'idéal, ce serait qu'il continue avec cette forme de duo. Laurent Wauquiez pour le parti et puis Bruno Retailleau pour le ministère de l'Intérieur. D'ailleurs, je vois que les choses se passaient très bien comme ça et que nous enregistrions des bons résultats à toutes les élections partielles. Et donc j'espère que c'est ce qui va se poursuivre en parfaite complémentarité.

2:58
Présentateur

Mais est-ce que finalement, Laurent Wauquiez ne craint pas que le ministre de l'Intérieur, tout simplement, qui est populaire, qui a des résultats, en tous les cas on le voit dans les sondages, il est populaire. Est-ce qu'il a peur tout simplement qu'il lui grille la place pour 2027 ?

3:10
Locuteur non identifié

Non, je crois qu'on a été très clair sur le sujet. Cette élection, elle n'est pas faite pour désigner notre candidat à l'élection présidentielle, simplement pour désigner celui qui est le mieux placé, celui qui a le temps, celui qui a l'énergie et la liberté pour s'occuper de notre parti politique. C'est vrai que quand on est ministre, on est lié par la solidarité gouvernementale. On ne peut pas dire quelque chose de différent de ce qui est dit par le Premier ministre. Quand on est chef de parti, on doit pouvoir aiguillonner l'action du gouvernement, dire des choses différentes, même quand ça ne fait pas plaisir. Et je crois que Laurent Wauquiez saura parfaitement bien le faire.

C'est la raison pour laquelle je lui apporte vraiment tout mon soutien.

3:45
Présentateur

Mais est-ce que ce n'est pas le ministre de l'Intérieur, Bruno Retailleau, qui est devenu l'homme fort de votre parti ? Est-ce qu'il n'y aura pas une cohérence à ce qu'il occupe à la fois ce poste de ministre de l'Intérieur, mais aussi qu'il dirige et qu'il prenne les rênes du parti ?

3:57
Locuteur non identifié

Je crois qu'on ne peut pas tout faire en même temps et qu'il y a des choses qui sont incompatibles entre elles. Et en l'occurrence, je pense qu'on a vraiment besoin d'avoir Bruno au ministère de l'Intérieur. Vous savez, le job de ministre de l'Intérieur, c'est un job qui vous prend jour et nuit, qui nécessite une attention toute particulière. Et je ne vois pas comment est-ce qu'on peut gérer des situations parfois dramatiques, parfois particulièrement périlleuses, tout en étant en campagne dans les différentes fédérations ou en allant préparer tel ou tel déplacement à l'autre bout de la France pour des raisons de partis politiques. Je pense qu'il faut jouer sur la complémentarité.

On a besoin que le ministère de l'Intérieur obtienne des résultats et que ces résultats permettent de redonner confiance aux Français pour 2027. Donc je crois qu'il faut continuer à jouer la complémentarité. On a besoin que les choses continuent à bien se passer comme elles se passent bien depuis le mois de juillet, depuis qu'on est arrivé avec Laurent Wauquiez à l'Assemblée nationale. On a montré aux Français qu'on était la clé de déverrouillage des institutions. Quand il n'y a pas de gouvernement, pas de Premier ministre, pas de budget parfois même, on est bien content de trouver la droite républicaine.

Et je crois qu'il faut que ces résultats qu'on a obtenus avec Laurent depuis le mois de juillet, ils puissent se poursuivre.

5:11
Présentateur

Mais est-ce que ça ne risque pas plutôt de jouer la division, pas la complémentarité, puisqu'il y avait déjà un candidat Bruno Rétaillot depuis hier ? Est-ce que finalement, il ne valait pas mieux laisser un seul candidat au risque de diviser un parti qui semblait pourtant renaître un peu de ses cendres ?

5:25
Locuteur non identifié

Tout le monde sait que Laurent a la volonté de s'occuper du parti depuis cet été. D'ailleurs, je crois que ça faisait consensus et qu'il y avait un accord. Cet accord, il permettait de faire un duo plutôt qu'un duel.

5:41
Présentateur

Donc Bruno Rétaillot a trahi cet accord ? Il y avait un accord ? Bruno Rétaillot a trahi cet accord ?

5:46
Locuteur non identifié

Je pense que l'accord, il était clair dans la tête de tout le monde. Donc voilà, il y a manifestement un changement d'avis qui s'opère. Mais je crois que maintenant, il faut que les choses se passent bien et qu'on fasse en sorte qu'à l'issue de cette élection, on puisse continuer à regagner la confiance de nos compatriotes. C'est vrai que j'aurais préféré que cette complémentarité, elle puisse continuer ainsi et qu'il n'y ait finalement pas de remise en cause de cette répartition des rôles. Bruno à l'intérieur et Laurent à l'extérieur, dans tous les sens du terme, à l'extérieur du gouvernement, pour pouvoir animer le parti et faire en sorte de faire tout le travail de refondation.

Vous savez, c'est le travail programmatique pour 2027, le travail de maillage du territoire français, la reconquête lors de toutes les élections partielles et des municipales. Ça demande une énergie phénoménale et je pense qu'on a besoin d'avoir quelqu'un qui s'y consacre totalement et à 100%. Je fais confiance à Laurent Boquet pour y parvenir.