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Podcast / conversationLa République Tv· 16 mai 2026 29 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

Jean-Luc Mélenchon règle ses comptes… et ça devient très tendu

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:55Invité politiqueFait
    « C'est un coup monté quand tu as deux journalistes du service public, je crois ou non pas du service public. Bref, il pose la même question à deux dirigeants insoumis. »
  • 2:38Invité politiqueFait
    « Ce qui m'a frappé, c'est que la même question a été posée dans les mêmes termes à à Manuel Bompard. »
  • 3:54Invité politiqueFait
    « Je suis un homme de gauche et j'ai mon âge hein. On dit maintenant que je suis un homme d'âge. »
  • 6:26Invité politiqueFait
    « On va utiliser nos propres réseaux parce qu'il y a des copains qui vont sur tous les autres médias et ils font ça très bien. »
  • 15:05Invité politiqueChiffre
    « Les grandes fortunes ont doublé leur patrimoine hein, faut vous rendre compte. C'est-à-dire ils avaient possédé 500 milliards, maintenant ils possèdent 1200 milliards. »
  • 22:15Invité politiqueFait
    « Monsieur Macron, il est ce qu'il est mais il applique une ligne et il la tient. Il est l'homme de l'oligarchie financière dans ce pays. »
  • 22:53Invité politiqueChiffre
    « Les grandes fortunes ont doublé leur patrimoine hein, faut vous rendre compte. C'est-à-dire ils avaient possédé 500 milliards, maintenant ils possèdent 1200 milliards, c'est-à-dire le tiers de tout ce que produit ce pays en une année. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Jean-Luc Mélenchon

Dans un moment comme ça, il y a une il y a il y a une nécessité d'une certaine noblesse de comportement pour inviter. Quand tu passes derrière un religieux ou une religieuse qui a dit des choses qui essaent de s'élever au-dessus du contagent, hein, bon bah tu es responsable politique, tu essayes aussi de dire des choses qui rassemblent. Donc je dis que je m'associe à la joie des familles euh des otages et des prisonniers parce que vous avez remarqué que les prisonniers palestiniens ont pas bénéficier deeun grande couverture médiatique. Bah c'est connu hein dans notre pays. On étant des pays où le traitement de du génocide à Gaza était le plus infemme et le plus partisan.

Bah je termine mon histoire. Donc l'oave il m'agresse tout de suite. Oui. Alors est-ce que le Hamas est disqualifié ? Tu vois, attends, on ne parle pas de ça. Je dis écoutez, il y aura pas de polémique ce matin. Et ce qui m'a frappé, c'est que la même question a été posée dans les mêmes termes à à Manuel Bompard. Et moi, je pose la question à ceux qui m'écoutent. Qui en apprenant ce qui se passait ce jour-là s'est dit est-ce que le HA s'est disqualifié ? Tu peux te dire plein de trucs. Qui a gagné, qui a perdu ou bien est-ce que personne n'a gagné.

Tu peux te poser des millions de questions mais il y en a une que tu te poses pas, c'est est-ce que le Has est disqualifié ou c'est comme si on avait dit est-ce que Netaniaahu est disqualifié ? Bah qu'est-ce qu'on aurait répondu ? Moi qu'est-ce que j'aurais répondu ? J'aurais dit bah non c'est lui qui fait la guerre. Donc quand vous faites la paix ou que vous faites en cesser le feu, qui est-ce qu'il signe ? Bah ceux qui on fait la guerre. Donc il y a il y avait la question était absurde parce que elle elle neit elle pouvait produire que une réponse absurd.

Ce qu'il voulait faire, c'était soit me faire dire des choses confuses, soit me faire dire des choses qui permettent pendant toute la journée après de m'insulter. Mais c'est un coup monté quand tu as deux journalistes du service public, je crois ou non pas du service public. Bref, il pose la même question à deux dirigeants insoumis. Ça veut dire que l'intention ce matin-là, c'est pas que nous on vienne participer à l'idée qui est de dire la guerre produit que la guerre, la violence que la violence et cetera, c'est de faire avec nous un clash. Donc c'est le buzz. Pourquoi je dis que c'est douloureux ? Parce que moi pour moi France Interre c'est pas ça.

Ça c'était BFM du temps de Benjamin Duamel et d'autres parce qu'il y a pas que lui. Et là je retrouve la même chose. Et aussitôt je comprends que c'est un piège parce que toutes les questions vont être sur le même ton agressif, méchant vulgaire enfin tout ce qu'on déteste. Je m'en vais et je leur dis vous me reverrez plus parce que en effet ils neont plus. Alors question question parce que du coup je l'ai vu passer euh c'est est-ce que c'était un doigt d'honneur ? Ici, on ne suit pas la foule, on analyse les faits. Si c'est aussi ta vision, abonne-toi. Mais non, j'ai pas fait de [rires] Ça m'a fait marrer de voir la polémique qui t'ont fait sur le moi. Ça m'a pas fait marrer.

D'autant que il y Bon, je vasy dis voir. Ben au bout d'un moment, il y en a certains qui voyaient un doigt d'honneur et qui commentaient en disant après [grognement] tout peut-être que c'est mérité. Bon écoute, c'est ça qui fait que je vais décevoir tout le monde parce que non c'est pas un doigt d'honneur. Je pense que je m'en rappellerai hein. Mais ce qui est intéressant à voir c'est que cette scène c'est un rush comme on dit et c'est donc France Interre qui l'a filé à quotidien pour qu'il le passe. Et Apatti a dit vous avez vu le doigt de le doigt d'honneur ? Il vérifie pas, il regarde pas si c'est vrai. Il m'appelle pas pour me dire par exemple comme ce serait normal hein.

On s'appelle le principe du contradictoire. Dites donc vous avez vu faire un un doigt d'honneur. Est-ce que vous êtes d'accord ou pas ? s'en déterant ou pas, est-ce que vous trouvez enfin quelque chose quoi je suis un être humain, je suis pas une chose, j'en ai rien à Donc c'est un guet àapan qui m'a été tendu pour m'amener et essayer à me faire faire une faute. Je n'ai pas commis de faute. Je n'ai pas dit de mots erroné. Donc on invente un autre scandale. Et comme ça non plus ça n'a pas marché parce que alors le gars qui a donné le rush, on sait qui c'est. C'est le programmateur qui doit donc être un anti insoumis euh de première bour, amis du génocide et le reste.

Euh ça doit être un truc comme ça parce que pourquoi faire euh un un un une méthode pareille ? Mais après, j'ai vu d'autres j'ai vu d'autres commentaires. Alors, c'est il est sorti en hurlant. Alors, vous me voyez, j'ai cume, j'ai ructe, je hurle. Bon et mais tout ça est pas à la hauteur de ce que je ressens parce que ce qu'ils comprennent pas, c'est que j'ai dépassé ce pointl avec eux. Au début, j'étais en colère. Pourquoi ? parce que par déception, je dis au début il y a 10 ans hein. Puis après j'étais en colère par dégoût et maintenant je les méprise. Mais un degré que quand je vois ça, j'ai du mépris pour ces gens.

Je me dis ils acceptent d'être payés pour faire ça, tendre des pièges politiques pourris et tout ça. Qu'est-ce que j'ai fait à ces gens ? Qu'est-ce que j'ai fait ? Voilà. Qu'est-ce que j'ai fait ? J'ai protesté contre le génocide pendant 2 ans et il ne me pardonne pas ça parce que je suis la figure le visage d'un mouvement politique parce qu'il y a pas que moi et c'est bien ça qu'on me reproche, c'est que comme les insoumis ont commencé tout de suite la bayonnette au canon à dire "Nous on n'acceptera pas ça" et bien ça s'est propagé parce qu'il y avait un point d'appui et ça il y a une catégorie qui ne l'accepte pas et ne l'acceptera jamais et a décidé de faire de nous un exemple.

Il faut qu'on soit cruellement puni pour montrer que toute tentative de contestation du gouvernement d'extrême droite de monsieur Netaniau sera puni. Alors, j'ai tourné ça dans ma tête. Ça m'a meurtri parce qu'au début ce qu'il a emporté, je suis un homme de gauche et j'ai mon âge hein. On dit maintenant que je suis un homme d'âge. J'aime bien cette expression que parce que ça ça laisse entendre qu'avant j'en avais pas. Finalement, je suis persuadé que j'en ai toujours pas mais bon, je suis transâge. Mais c'est une autre affaire et mais pour moi, tu vois, France Interre, c'est un peu comme le monde.

Bon, maintenant [raclement de gorge] c'est c'est un c'est c'est pour moi c'est ce que on peut faire de plus bas. Mais à l'époque, tu vois, on achetait le monde un dieu. Alors, il y avait la petite carte, le truc, on se croyait vachement intelligent parce que à l'époque ça existait pas tout ce que vous avez. Donc, on découpait les articles, on les collait, tu vois. Bon, c'était tu avais ta tu avais ton dossier avec tes tes articles pour quand tu avais besoin. Donc tu as tu crées une affection avec des médias. Ouais. Et puis un jour, tu t'aperçois que tout ça c'est une comédie, c'est faux, c'est bidon que le monde va écrire un bouquin où tu es traité de secte où on t'appelle la meute.

[raclement de gorge] Tu vas aller à France interre et c'est pas la radio des gens de gauche qui sont un peu coupeur de cheveux rues, tu vois, où on prend on fait des précautions quand on s'adresse à toi. Non, c'est devenu là le mat de cache dans la boue. Voilà. Alors donc j'ai dit comme toujours quand ça va mal, essayez de trouver une solution positive. La solution positive c'est puisque je peux plus aller nulle part, vu que partout c'est un traquenard pour moi, et bien on va utiliser nos propres réseaux parce qu'il y a des copains qui vont sur tous les autres médias et ils font ça très bien.

Manu, Mathilde, Cocrel, enfin, ils sont une Armada, on est au moins 10 à passer dans les médias donc il y a pas besoin que j'y passe. Donc j'aurai des rendez-vous comme ça. Mais tu sais que dans les commentaires, enfin peut-être on va passer, il y a on a reçu des commentaires d'Instagram aussi qui sont sympas. Mais dans les commentaires, je regarde un peu et tu as quand même beaucoup de gens qui partagent cet avis-là. C'est-à-dire euh j'ai vu passer des Attends, attends, il y a un mec qui dit quand il était petit, il aimait parler. Qui ça ? Toi là, il y a un mec qui a écrit ça là. [rires] Attends, ça me fait trop rire un peu avant. Oui. Et ben alors, je vais vous faire une réponse.

Quand j'étais petit, j'ai parlé très tard. J'ai pas parlé avant 19 mois. Je me suis rattrapé depuis. Alors, vous avez pas tout [rires] à fait tort. C'est parce que je pouvais pas parler que je parle beaucoup maintenant. Et la raison pour laquelle je parlais pas, c'est que j'entendais mal et que personne à l'époque s'en rendait compte. Pas moi non plus hein. Je savais pas ce que c'était entendre bien. Donc monsieur, vous avez posé une bonne question. Je sais pas si votre intention était de vous moquer de moi, mais voilà, ça me rappelle, on est [raclement de gorge] avec vous. Je disais ouais, il y a beaucoup de critiques.

Enfin, quand quand je lisais les commentaires pendant que tu parlais des gens qui réagissaient à ce que tu disais et c'est vrai que il y avait il y a il y a beaucoup de de gens qui sont critiques de cette manière de faire de l'information quoi. Enfin, de l'information information. Et moi, j'ai vu une question qui revenait beaucoup et qui est totalement liée aux questions qu'on a eu sur Instagram et je pense qu'on peut faire le pont. On voit quand même qu'il y a une différence de traitement entre la gauche que vous incarnez et la gauche, évidemment pas tout seul avec tous les camaradins soumis et la gauche acceptée par le système dominant.

Euh et du coup, on a bonjour monsieur Mélenchon, le moment n'est-il pas venu de rompre définitivement avec le PS ? Et cette question, elle est revenue énormément dans le chat. Donc, je me permets. Ouais. Ouais, c'est une question sérieuse, je comprends parce que moi-même je suis assailli de de courriers, de mail sur le sujet et je comprends que ceux qui me disent ça euh sont pas des rageux, c'est des gens qui sont outrés par ce qui s'est passé qui ont le sentiment de s'être fait avoir. Alors pour certains, c'est la première fois parce qu'ils sont jeunes. Donc des fois c je crois que tu as un problème de son.

Je pense que ton ton je sais pas Non mais il y a toujours un problème de son pas qu'il s'occupe du son. Alors il dit que non qu' y a pas de problème. Ah bon ? Ah bon ? Je sais pas. On a eu Excuse-moi. Est-ce que vous parce que des fois le chat trollle ça veut dire ils nous font des blagues. Ah ok. Je sais pas si c'était les blagues. Non non c'est bon c'était OK. Moi j'ai vu dans le chat j'ai eu l'impression que c'était OK mais a priori il y avait pas de problème. Mais je me rappelle plus de quoi on parlait. Même le son est fatigué du gens ils sont les plus jeunes. C'est la première fois qu'ils se font roul par le PS.

qui sont outrés, tu vois, ils ont voté ou pas voté en 2024 et ils découvrent des gens qui, tu vois, il y a un moment qui est glaçant pour faire bref hein, c'est comme tu regardes la télé et que tu vois tous les bancs socialistes en train d'applaudir le corn. Alors non, mais ça je veux dire à ceux qui ça marque ça. Ah bah tu es glacé comme tu vois ça, tu dis mais de nous. C'est pas vrai. Nous dans la dans l'assemblée, tu vois parce que du coup on on voyait ce moment lui il est député et c'était tu avais vraiment juste ces bansl qui applaudissaient à ce moment-là. C'est-à-dire, tu avais que les socialistes qui applaudissaient, même les autres applaudissaient pas euh ce moment-là du discours.

Donc ça donnait une impression vraiment bizarre. Ouais. Alors les gens sont sont outrés de ça et leur réaction c'est de dire "Ah, c'est bon quoi. Euh c'est bon la la dernière présidentielle, on les a mis à 1,67, tu vois. Euh vous nous les avez ramené une première fois, vous nous les avez ramené une deuxième fois dans un accord. [raclement de gorge] Et je veux dire, je ressens comme eux parce que je vais vous faire un aveu maintenant. J'ai réellement cru que la force d'entraînement qu'on avait construit ensemble par les votes pacifiquement, gentiment allait entraîner une refondation toute la gauche en France. Et je pensais que la première étape c'était l'accord sur le programme NUPES.

Et pour ça, c'est une des raisons aussi pourquoi on est insistant sur le programme parce que le programme ça a obligé personne à être d'accord. J'en sais rien moi. Par exemple, celui qui est réformiste et celui qui est révolutionnaire peuvent se trouver d'accord sur le programme et voter en même temps pour la même chose. Euh bref, cette technique particulière, c'est celle qui a permis de construire le mouvement insoumis. Ici, bon, on est trois insoumis, on l'est avec des raisons, des motivations, de la théorie de différente, hein. Et ça nous gêne pas puisqu'on sait sur quoi on s'engage en commun. Donc moi, j'ai vécu ce moment-là aussi comme la fin de d'un cycle. Nous n'y arriverons pas.

Nous n'arriverons pas à construire une nouvelle grande force politique euh qui regroupe tout ça. Pour moi, c'est la 2è fois que euh une un moment refondateur échoue. La première fois, c'était le Front de gauche avec les communistes. On était on était un certain nombre hein, persuadé queon allait faire comme au Brésil, comme dans d'autres pays. Au début, il y aurait plusieurs petits partis et puis après, on allait fusionner en un seul parti et créer un grand nouveau parti. Ouais. Et euh alors avec évidemment une colonne vertébrale qui aurait été communiste puisque c'était eux à l'époque les plus nombreux, les plus disciplinés.

Bon et ça s'est pas fait comme vous le savez et [grognement] ça s'est joué d'une manière quasiment euh comment dire personne le sait mais un jour au congrès du parti communiste, ils ont voté sur est-ce qu'on crée une association commune qui devait s'appeler les partisans du frond de gauche. OK. Et ils ont voté que ils voulaient pas. Donc ça a été fini. Et puis quelques temps après, quelques temps après, on m'a fait savoir que le parti communiste participerait à la primaire qu'à l'époque il voulait organiser. Alors nous, on avait dit la primaire, pas question et on savait pourquoi. Même Corbière avait fait un bouquin sur le sujet. Ouais.

Et c'était plein de bons arguments et euh euh bon, on aura dit "Non, nous on n'ira pas euh donc on va faire autre chose." Mais honnêtement, ce jour-là, on était un peu blème, tu vois, parce que tout d'un coup, c'est comme s'il fallait tout recommencer à zéro. Alors, on a recommencé à zéro, on a créé le mouvement insoumis puis vous rappelez de tout ça ? Et là, j'ai la même impression, il faut recommencer à zéro parce que on ne tirera rien des socialistes. C'est c'est profond chez eux. Regardez ce qui s'est passé le weekend dernier. Il y avait une élection partielle dans une circonscription des Français de l'étranger. OK, personne regarde cette circonscription dans l'accord NFP.

Elle était insoumise. Le dimanche précédent, il y avait la même chose à Paris et la circonscription de Paris était PS. Nous, on a dit elle était PS, elle reste PS. Et les insoumis de de celle de l'Isp, elles sont insoumises. Bon, elles restent insoumises et eux, ils ont présenté par un deux candidats contre nous, c'est-à-dire un de place publique de Gluxman et l'autre, on en parlera peut-être tout à l'heure hein, et l'autre du Parti socialiste fort hein, donc contre nous et les Verses sont restés avec nous. Et là, je dois saluer ça parce que ils avaient eu un vachement bon résultat aux élections européennes.

Ils étaient devant nous et là, ils ont dit "Bon, on respecte l'accord qui a été placé à l'époque, allez, on fait équipe ensemble." Et ils ont été super loyaux. Si bien que notre camarade Martha a pu faire un beau score et on on est très content d'abord qu'elle a accepté d'être notre candidate et puis enfin bref, on a fait un très beau score mais tu vois à ce moment-là déjà il y a eu un problème. Pourquoi ? Parce que un ils n'ont pas respecté l'accord. Alors on peut dire "Ouais tout ça c'est là." Non non, ça s'est pas arrêté là.

Madame Carole Delga qui est la droite de la droite du Parti socialiste a dit "Je ne soutiens pas au deuxème tour la candidate du Nouveau Front populaire parce qu'elle est insoumise en Espagne." Donc c'est la première fois qu'on voyait première fois que la gauche ne se désiste pas pour le candidat de gauche le mieux placé. Voyez-vous, nous nous avons créé un un précédent unique dans l'histoire avant nous les insoumis qui l'avons proposé. Il y a jamais eu de candidature commune au premier jour dans une élection législative entre tous les partis de gauche. Jamais. Même la même pour le grandiose Front populaire, d'accord, il y a pas eu.

Donc nous, on avait créé un précédent unique, c'était super. Je me dis c'est bon, allez, on tient le truc. Aussitôt qu'on a eu le premier le premier groupe, si tu te souviens, on a proposé de faire un groupe commun. Moi je me disais c'est bon maintenant on va faire toute l'allée. Un groupe commun à l'assemblée vont discuter entre autres ce qu'il faut faire hein. Et puis on va créer le nouveau Front populaire, on aura des comités. Tout ça c'est cassé la figure. Et aujourd'hui le nouveau Front populaire c'est un signe qui sert aux arnaqueurs. Euh ceux qui veulent dire "Oui, nous nous sommes pour l'unité, c'est-à-dire pour notre gueule". Il s'appelle le nouveau Front populaire.

Alors, c'est des dissidents, des tout ce qu'on veut mais ils prennent une enveloppe qui leur appartient pas et se l'attribue. Alors, ils ont fait aussi d'ailleurs même au niveau national un truc qui s'appelle Nouveau Front populaire 2027 où dont nous sommes exclus. Et progressivement, le Parti socialiste ne s'est pas contenté de ne pas respecter l'accord, de le trahir, mais il a participé à une opération particulièrement pourrie que la droite a monté qui est de dire il y a un franc républicain contre les insoumis, un front dans lequel tu as l'extrême droite, la droite et ce qu'ils appellent le socle central.

Donc les gens qui posent cette question, c'est pas des gens qui disent n'importe quoi ou qui sont des rageux ou des sectaires. C'est des gens qui voient une situation qui est un immense problème. Donc maintenant, pardon, je suis long mais faut être pédagogue pour expliquer. Qu'est-ce que j'ai à leur dire ? Ne tombez pas dans le piège. Laissez d'autres qui on ont l'habitude tomber dans tous les pièges que nous leur tendons. Vous ne faites pas pareil. Si nous commençons à jeter des pierres sur les socialistes, ça va nous défouler, c'est clair. Les chefs socialistes que nous voyons nous inspirent un mépris incroyable.

à mépr parce qu'ils ont pas de parole, ils ont pas de principe, ils signent des papiers, ils y croient pas et à la première occasion il vous tirent dans le dos si les les journalistes le leur demandent. Il faut comprendre que cette gauche, comme on dit nous, c'est en quelque sorte le miroir de la presse. Ce qu'ils aiment eux, c'est des petits bourgeois, c'est être bien vu, c'est tu vois pouvoir se vanter. Bah, ça ça leur plaît. Et nous, on est comme ils disent radioactif euh les insoumis. D'accord. Donc euh donc à la première occasion, ils se retournent contre nous. Bon ça c'est ils sont pas contentés de ça, c'est que ils ont décidé de participer à un front anti LFI.

Et donc comme ça, on a appris il y a 2 jours. Nous n'avons jamais eu une rencontre, jamais eu une rencontre bilatérale, un coup de téléphone pour dire où est-ce qu'on en est, tu vois. Rien. Jamais depuis maintenant euh depuis les élections. Jamais. Et on apprend à la télé, il dit oui oui euh il n'y aura plus de candidature commune avec les filles, il y aura des candidats et le journaliste dit et aussi contre les députés sortant. Oui aussi contre les députés sortants. C'est-à-dire une agression totale générale. Et pendant ce temps, tu as la Carole Delga qui continue à dire jamais ni au premier ni au deuxème tour ici pour ceux qui nous écoutent. Bon on est à Paris, vous le savez.

À Paris, le candidat à la municipale euh euh pour les socialistes, il a dit qu'il voulait des insoumis ni au 1er ni au 2e tour. Alors, hypothèse 1, il est tellement bête qu'il se rend pas compte de ce qu'il dit. Hypothèse 2, il se rend parfaitement compte de ce qu'il dit. Il dit donc à la droite, votez pour nous parce que si nous les insoumis veut pas de nos voix, il va se faire avec qui ? Donc c'est bien, il tend la main à la droite et peut-être à à tout ceux qui passent quoi dans Paris. Donc vous voyez que c'est une situation qui est grave. Moi ne tombez pas dans le piège. Il faut fraterniser avec les socialistes du terrain de la base discuter avec eux. Faut s'unir dans l'action.

Tu as des tu as tu as le tu as une des décisions qui sont prises mais on a vu par exemple sur la noncensure de du Parti socialiste, on a vu que ça provoquait des tensions, y compris à l'intérieur de du groupe socialiste lui-même. Il y en a qui ont pas voté enfin qui ont voté la motion de censure et qui ont pas respecté la consigne de la direction. Et surtout chez les militants, on a vu beaucoup de gens euh mettre des messages en disant "Non, vous pouvez pas faire ça, j'y crois pas, c'est pas possible. Donc tu as ça donne l'impression qu'il y a des gens qui sont en désaccord complet avec leur formation politique. Bah oui, je crois. Je crois.

Et ils sont tu vois, ils ont pris des habitudes euh de pour nous parler. Ils ne peuvent pas nous parler sans nous insulter. J'ai vu un chef socialiste qui a qui est pas content du fait que le le PS ait pas voté la censure, donc il est de notre avis. Mais il peut pas le dire comme ça, dire bah je suis d'accord avec eux. Voilà. Euh, j'ai pas besoin d'eux pour penser ça, ça serait déjà un peu limite. Mais non, il dit voter ne signifie pas allégance comme si on voulait de son allégance. Mais on veut pas de toi mec. Tu fais ce que tu veux. Tu crées ton parti, tu crées ton groupe, tu votes. Mais moi, je milite pas avec toi. Ça m'intéresse pas.

Les petits bourgeois, faites un partie de petit bourgeois qui ramène la petite bourgeoisie au combat de la gauche. C'est ça qu'on attendait de vous. Pas que vous allez pas nous dire ce qu'on doit faire parce que sous prétexte, il dit "On va pas nous donner d'ordre mais on n pas l'intention de vous en donner. C'est un tyran. Je veux pas vous tyroniser, c'est fatiguant et ça sert à rien. [rires] Mais comprenez-le, vous vous trompez sur qui nous sommes. Ils disent "On va leur faire peur." Vous pouvez pas nous faire peur.

Vous avez affaire à une organisation politique d'un genre spécial, c'est-à-dire un un genre qui met en avant absolument ses orientations, sa tactique, sa stratégie, son programme et nous n'avons peur de rien. Réfléchissez pourquoi on a peur de rien. Parce que c'est comme ça qu'on a gagné jusqu'à présent. Bah oui, tandis que vous qui avez peur de tout, vous perdez tout le temps. Puis on a déjà été on a déjà été beaucoup moins nombreux et beaucoup moins fort. Mais bien sûr, on a été moi j'ai commencé les campagnes présidentielle à 3 et demi. Je sais. Ah, tu faisaus ma communication. Non, mais moi quand j'ai rejoint, tu étais à 5 % dans les sondages.

Tu étais tu étais déjà très haut par rapport àoupport [rires] juste me faire un ver. C'est quoi le problème ? J'ai soif. Non, j'ai soif mais le cactus aussi jamais à voir qui est dans le chat les gens sont encore très très contre le PS quand même. Donc on espère que vos mots vont savoir un minimal et les convaincre de de d'aller convaincre justement puisque je crois que c'est le sujet eu mais de l'eau. Oui oui arrête de faire du bazar. Mais je fais pas du bazar la bouteille elle est là. Bien vos questions. On n pas enfin on a sélectionné effectivement quelques questions qui ont été posées sur Instagram mais on lit bien vos questions dans le chat. Ouais, moi je regarde aussi au passage quoi.

D vas-y. Non, tu en as plein. Et bien écoutez, bah les gens vous demandent comment vous allez. Guishi, il dit "C'est quoi ton film préféré ?" D'acord, Petit les fraises. Euh, depuis quelques temps, [raclement de gorge] non parce que je sais plus, on m'a convaincu qu'il fallait pas que je boive de lait. On me comprend un tas de trucs mais moi j'ai des amis qui sont jeunes donc qui vivent avec leur époque. On m'a expliqué il y a pas longtemps pourquoi le gluten c'est pas pour moi. Donc j'ai pas compris ce qu'était le gluten. Mais je suis d'accord. Donc bon et toi tu rigoles mais tu en fais autant. Non j'ai pas Attends on va le dire aux gens. Je connais, tu es mon pote.

Il mange des gamelles comme ça [rires] de riz, d'accord ? Il fait du riz, il met tout ce qu'il y a qui traînent chez lui dedans, il touille et il mange ça pendant une semaine. Et le mec après il vient me dire "Ah, tu as des drôles de régime tu parles. Moi, je mange pas les restes mianta avec [rires] le riz." Bon, on en était où ? Cette anecdote est vraie. Cette anecdote est vraie. Il y a beaucoup de com c'est vrai. Donc alors, comment je vais ? Oui, je fais attention. On va manger du riz. Non, à la bouffe beaucoup peut-être. Alors, je peux malheureusement je vais pas pouvoir lire ton si Lucopathe, le cirque le cornu lui aussi a fait gagner des points en sondage.

Alors, je sais pas trop le sens de la phrase. Le circornu a fait gagner des points en sondage. Je sais pas mais je le cirque de Lecnu nous a fait gagner des points. Lui a fait gagner des points peut-être. Ouais, lui a fait gagner des points dans sondage. Sachant que tu avais une question qui était de qui va dans le même sens de Fé Jourdan sur Instagram qui demandait combien de temps le cornu va rester comme une moule accrochée à son rocher. Je sais pas, je connais pas de moule donc je sais pas combien il y a une moule tiens sur un rocher. Mais ça l' Non mais je veux dire je sais pas moi combien de temps alors là on parle plus sérieusement.

Les insoumis ont une stratégie de combat mais pour que vous la compreniez bien faut que vous compreniez le point de départ. Le point de départ, c'est que nous avons décidé de ne pas accepter la décision de Macron de ne pas respecter les résultats des élections 2024. Je passe sur tout ce qui il y a autour de cette question. D'accord ? Ça c'est le point de départ. Il y a une une raison de dignité. C'estàdire nous nous considérons que nous sommes un peuple libre et que nous nous sommes des citoyens libres. Donc nous ne voulons pas vivre dans un pays où un type tout seul décide que les élections ne concernent pas et que quand il y a un résultat, il fait ce qu'il veut.

Donc déjà, il y a une position de principe. Le 2ème, c'est que si ce type se maintient comme il le fait, ce n'est pas parce qu'il est fou. Enfin, il y a beaucoup de choses hein qui se disent sur lui. Par exemple, cette semaine, le journal Marianne, ils l'ont le le titre à la une, c'est le forcé hein. C'est un dingue. Non, il faut pas psychologiser euh la politique. Monsieur Macron, il est ce qu'il est mais il applique une ligne et il la tient. Il est l'homme de l'oligarchie financière dans ce pays qui en le faisant dire président de la République a obtenu une prise euh à la gorge de ce pays.

Et en 8 ans de monsieur Macron hein et bien les grandes fortunes ont doublé leur patrimoine hein, faut vous rendre compte. C'est-à-dire ils avaient possédé 500 milliards, maintenant ils possèdent 1200 milliards, c'est-à-dire le tiers de tout ce que produit ce pays en une année. D'accord ? un petit groupe de gens 500 personnes. Bon donc ils ont obtenu ce qu'ils voulaient comme nous quand on est au pouvoir on fait augmenter le SMIC, on augmente ceci cela, on fait en sorte que ça crée des emplois. Donc à la sortie, on dit "Ben voilà ce qu'on a fait, euh voilà ce qu'on a obtenu." Et ben lui, il peut tous les jours leur dire "Écoutez maintenant faut me servir.

Il faut que vos journaux, il faut que vos télés, il faut que vos journalistes gagent euh fassent le boulot euh et euh et fassent ma propagande parce que je vous ai rempli l'assiette, vous arrivez même plus à bouffer à la vitesse à laquelle ça arrive dedans." [rires] Voilà. Donc euh cet homme est cohérent et émène une politique de classe au service de l'oligarchie de ce pays. Voilà. Et l'oligarchie le lui rend bien à travers le bah c'est simple hein, regardez le traitement que nous subissons là. C'est pareil. Bon c'est pas mon caractère qui fait ça euh parce qu'il y en a qui me disent "Mais pourquoi vous êtes hypersensible épidermique ?

Ben j'ai le droit d'abord pour commencer et qui est-ce qui supporte de se faire insulter et maltraiter ? Bah je suis comme tout le monde, j'aime pas." Tiens ça c'était une question que j'avais vu sur Instagram qui dit quoi ? qui disait "Comment faites-vous pour rester calme face à certains journalistes qui vous accapent de fausses accusations ?" Ben déjà il est sympa parce qu'il reconnaît que je suis cap et tu en as d'autres qui disent "Non, vous êtes votre hyper réactivité nous dessert." Bon alors là aussi je veux dire la vérité les gens faut que vous compreniez une chose, c'est pas votre point de vue qui est la norme. Il y a des points de vue. Moi, je sais pour qui je parle.

Je vous raconte une histoire. Je rencontre un pote dans la rue dans mon quartier. Moi, j'habite dans un quartier populaire de Paris. Même si moi je suis en bourgeois rouge autour. Non, c'est pas les bourgeois rouges. Bon, donc il me il me dit "Ah, je t'ai vu à la télé." Ah, j'ai dit "Ah bon ?" Et alors ? "Ah, c'était bien ?" "Ouais, ouais, c'était bien." Et qu'est-ce que je disais ? Euh et ben euh et ben tu t'es pas laissé faire. Ne il faut pas mépriser ça. Le gars, il me dit quelque chose. Il me dit "Dans la vie, il faut pas se laisser faire. Toi, tu nous représentes, tu te laisses pas faire. Donc, tu nous représentes bien. Et moi, je réagis comme ça.

Vous voyez, ce lundi, je vous fais un aveu psychologique pour une fois. Ce que j'aime pas, c'est que les gosses de riches me donnent des ordres.

25:14
Non speech

[musique]

25:17
Jean-Luc Mélenchon

Dans cette longue prise de parole, Jean-Luc Mélenchon développe une critique extrêmement dure du traitement médiatique réservé à la France insoumise et plus largement de l'évolution du paysage politique français. Il accuse certains médias d'entretenir volontairement une logique de confrontation permanente, non pour informer, mais pour provoquer des polémiques et affaiblir politiquement les figures insoumises. Selon lui, les interviews deviennent des pièges destinés à produire du buz plutôt qu'un débat de fond.

Jean-Luc Mélenchon revient également sur la question palestinienne qu'il considère comme un point de rupture majeure entre son mouvement et une partie des médias ou de la classe politique. Il estime que son opposition au gouvernement israélien lui vaut une hostilité durable dans le débat public français. Mais le cœur de son discours porte surtout sur l'état de la gauche française. Il exprime une profonde désillusion vis-à-vis du Parti socialiste qui l'accuse d'avoir abandonné toute logique d'union populaire au profit d'alliance plus compatible avec le système politique dominant.

Malgré cela, il appelle ses partisans à ne pas tomber dans le piège de la haine envers les militants socialistes de terrain. Enfin, Mélenchon oppose deux visions irréconciliables de la politique. D'un côté, une logique de compromis permanent, de l'autre, une stratégie assumée de confrontation idéologique et sociale. Pour lui, la politique ne consiste pas à s'entendre à tout prix, mais à défendre clairement un projet de transformation sociale, même au prix du conflit avec les institutions, les médias ou les élites économiques. Parce que je viens d'en bas comme ils disent. En fait, on n'est pas en bas, on était magnifique. Mes parents étaient beaux comme des dieux, d'accord ?

Et j'habitais une ville [grognement] qui était le paradis sur terre, la ville de Tanger au Maroc. Donc on on on il y a rien au-dessus de nous. Mais on était pas au même endroit dans la société. Et tu vois un type qui comme ça froidement te parle sans aucun respect. Je dis pas, je demande pas qu'on soit obséquieux, tu vois, mais juste respectueux, pas genre "Oui, bah vous alors quand on est de gauche, me dit euh ce personnage hein, et ben on prend ce qu'il y a à prendre." Mais mais qui tu es toi pour me dire comment on fait la gauche ? Mais tu es qui toi ? Tu es tu es de gauche ?

Tu lui as dit d'ailleurs, je lu dit vous êtes pas vous êtes pas de gauche donc ça vous concerne pas et puis ouais je lui répondu ça mais tu veux en même temps il comprend rien c'est c'est un petit clown quoi. Il il comprend rien le syndicaliste. Il négocie et il prend ce qu'il y a à prendre. C'est son boulot de faire ça. Il négocie il y a un rapport de force il a obtenu un petit quelque chose ou un gros quelque chose tac il prend et on revient et on dit au copains ouais on a eu si c on a eu là la prochaine fois on va faire c on va faire là. C'est un job particulier. l'autre job, le nôtre, la politique, bah on fait comme lui. Lui, il défend les intérêts de la classe ouvrière, le syndicaliste.

Nous, on défend les intérêts bah de la même classe et du peuple par un projet. Alors, je le redis pour que vous m'entendiez bien. Vous dire ça, c'est une position de principe de fond. Nous n'avons pas été élus pour nous entendre. Collez-vous ça dans le crâne. On a été élu pour porter un message et pour faire avancer un projet. Il avance ou il avance pas, on respecte la démocratie et les votes des assemblées. D'accord. L'information spectacle vous fatigue ? Reprenez le pouvoir sur votre réflexion. Entre technocratie et colère populaire, notre ebook La République selon Raymond Aaron offre les clés de lecture que les grands médias oublient. Profitez de l'offre de lancement à 9,99 €.

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