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Interviewyoutube.com· 23 octobre 2026 8 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheSolidarités & familleInstitutions & élections

Raphaël Glucksmann : « On ne peut pas traiter un mouvement social par le mépris »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Bonsoir, vous n'êtes pas satisfait de la réunion, monsieur ?

  • 2:52OuverteRéponse partielle

    Est-ce que sur le volet sécurité, est-ce que le gouvernement vous a rassuré par rapport au dispositif prévu ?

  • 5:02FerméeÉludée

    Est-ce que vous appelez à maintenir la mobilisation ?

  • 5:46OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes inquiets du climat dans lequel va se dérouler cette campagne ?

  • 6:31OuverteRéponse directe

    Les perturbations éventuelles du rassemblement du RN à Orléans vous inquiètent-elles ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:17Fait
    « Comment on peut expliquer que des rues dans nos villes soient à ce point livrées aux casseurs et aux pillards sans intervention policière, sans dispositif policier adéquat. »
  • 1:00Fait
    « On a un ministre de l'Éducation nationale qui a dit "Ils n'ont qu'à parler avec leur proviseur." »
  • 1:40Promesse
    « Sur Parcoursup, l'abrogation de Parcoursup, Parcoursup, la capacité à reformuler un autre système. »
  • 1:50Promesse
    « Sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui doivent être annulées »
  • 4:20Fait
    « Ce n'est pas possible qu'une grande puissance comme la France soit rabaissée au niveau de ce qu'on a vu samedi et dimanche sur tout le territoire. »
  • 5:20Fait
    « Vous avez fait fausse route pendant des semaines. »
  • 6:40Fait
    « Cette élection présidentielle, elle est fondamentale. La France va décider de son destin pour les décennies qui viennent. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonsoir, vous n'êtes pas satisfait de la réunion, monsieur ? On était venus avec des questions et des propositions. Des questions sur le fiasco sécuritaire du 17 et aussi du 18 octobre. Et nous n'avons pas obtenu de réponse claire sur comment on peut expliquer une telle impréparation de nos services de sécurité. Comment on peut expliquer que des rues dans nos villes soient à ce point livrées aux casseurs et aux pillards sans intervention policière, sans dispositif policier adéquat. Donc ça c'est inquiétant. La deuxième chose, nous étions venus avec des propositions en disant une chose très simple. Quand vous êtes face à un mouvement social d'une telle ampleur, vous devez apporter des réponses politiques aux revendications

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qui sont formulées. D'abord par les lycéens, puis ensuite sur la question du pouvoir d'achat. Et là-dessus, on nous a expliqué d'abord que c'était pas le cadre. Mais nous nous avons dit que si on invitait des forces politiques à discuter dans une situation d'une telle tension, et bien nous ferions en sorte que ce soit le cadre. Et donc nous sommes venus avec des propositions précises. Des propositions de sortie de crise parce qu'à un moment, il faut quand même qu'il y ait ces réponses politiques qui soient exprimées, qui soient formulées. Il faut que on entende la colère des jeunes et il faut qu'on entende la colère des lycéens, il faut qu'on entende les préoccupations et les angoisses de la population française. Et donc sur les lycéens, on est venus avec des idées qui sont simples et qui

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peuvent être engagées très rapidement. Sur Parcoursup, l'abrogation de Parcoursup, Parcoursup, la capacité à reformuler un autre système. Sur les suppressions de postes dans l'éducation nationale qui doivent être annulées et au contraire, on doit répondre à la revendication des lycéens qui est d'avoir des professeurs, des enseignants face à eux, que les enseignants absents soient remplacés. On a aussi formulé des propositions très concrètes sur le pouvoir d'achat. Le gouvernement maintenant a tout sur la table. Et nous, ce qu'on veut, c'est qu'il réponde à notre plan, à ce plan de sortie de crise. C'est de cela dont la France a besoin. À la fois de garantir l'ordre républicain et

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de proposer de proposer des solutions aux problèmes qui sont soulevés. Et pendant des semaines, les lycéens ont été traités comme quantité négligeable. On a refusé, le gouvernement a refusé de les recevoir. On a un ministre de l'Éducation nationale qui a dit "Ils n'ont qu'à parler avec leur proviseur." Voilà. Ils s'empêchent de parler. Ouais. Ils sont sûrs. C'est ça la réponse. Encore une réponse policière. Ils sont sûrs. Ils sont sûrs. Vous êtes en direct Attendez, on peut continuer. Donc, maintenant la la balle est clairement dans le camp du gouvernement. S'il pense qu'il peut noyer le poisson,

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si le gouvernement croit qu'en ne répondant pas aux revendications de la jeunesse française, eh bien le mouvement s'essoufflera, il se trompe comme il s'est trompé depuis des semaines. Et nous, notre intérêt, notre volonté, notre obsession politique, c'est que notre pays vive en paix, dans la justice et que pour cela, eh bien il faut répondre aux demandes. Quand on a un mouvement social d'une telle ampleur, on ne peut pas le traiter par le mépris. Et donc nous avons fait des propositions, maintenant on attend de voir. On a aucune réponse sur aucun des points qu'on a soulevés et on attend de voir dans les jours qui viennent si le gouvernement a entendu, à travers nos propositions, le mouvement social. Est-ce que sur le volet sécurité, est-ce que le gouvernement vous a ?

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rassuré par rapport au dispositif prévu ? Franchement, non. Parce que nous n'avons pas eu de réponse à nos questions. C'étaient des questions simples. Comment se fait-il que de tels mouvements ne soient pas ? Comment se fait-il qu'on ait un dispositif de sécurité aussi inadapté et bien au mouvement qui s'opère et là-dessus, on n'a pas eu de réponse. Alors, il y a des commissions d'enquête parlementaire qui vont euh devoir chercher ces réponses. Mais euh moi ce que j'ai vu aujourd'hui, c'est l'impuissance de l'État. Et je ne me résoudrai jamais à cette impuissance de l'État. Ce n'est pas possible qu'une grande puissance comme la France

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soit rabaissée au niveau de ce qu'on a vu samedi et dimanche sur tout le territoire. Et donc vous êtes inquiets avant ? On est un Mais moi je suis inquiet quand euh on n'a pas de réponse à nos questions. Moi je suis inquiet sur l'état de notre pays. Je suis inquiet sur cette ultra-violence. Je suis inquiet aussi qu'un gouvernement fasse à ce point la sourde oreille quand le mouvement de colère et de révolte dans la société française est aussi large et aussi vaste. Moi je suis inquiet quand il y a des revendications politiques qui ne retrouvent aucune réponse politique de la part de nos dirigeants. Et donc ce que nous avons dit de manière collective et nous l'avons formulé euh comme nous avons l'habitude de le faire,

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c'est-à-dire de manière constructive, nous avons dit vous avez fait fausse route pendant des semaines. Donc maintenant, écoutez-nous. Écoutez-nous, soyez capables de nous entendre. Vous pouvez répondre dès maintenant aux demandes des lycéens français. Vous pouvez le faire. Vous pouvez le faire sur le bâti scolaire. Vous pouvez le faire sur les enseignants. Vous pouvez le faire sur Parcoursup. C'est finalement un choix politique que de ne pas le faire et ce choix politique serait une erreur grave. Est-ce que vous appelez à maintenir la ? Je vous l'ai déjà dit à de multiples reprises que c'était pas mon rôle d'appeler à la mobilisation ou à l'arrêt de la mobilisation. Ça ce sont les

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lycéens qui décident de leur mouvement et ce sont euh les organisations syndicales qui appellent à une manifestation 5. Vous les ? Nous notre rôle, nous notre rôle, c'est d'apporter des réponses politiques, d'apporter des réponses politiques à des problèmes sociaux et à des problèmes politiques. Et c'est précisément ce que je pense le gouvernement devrait faire. C'est-à-dire que pour moi, il y a une impression un peu crépusculaire en ce moment. On ne sait plus s'il y a réellement euh un gouvernement qui gouverne le pays et qui prend les décisions politiques qui correspondent aux demandes politiques de la société française. Et ça, c'est un moment très dangereux pour la démocratie. Est-ce que vous êtes inquiets du climat dans lequel va se dérouler cette campagne ? Est-ce que par exemple, les

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perturbations éventuelles du rassemblement du du congrès du RN à Orléans, même si c'est un adversaire politique, ça vous inquiète ce niveau de violence ? Moi, ça fait des semaines et des mois que je répète la même chose. Le climat actuel de violence, de brutalité, la la polarisation extrême de la société française, le fait aussi que cette élection soit l'objet d'ingérences d'acteurs étrangers qui ont intérêt à ce que la France cesse d'être un des leaders de du front de résistance européen face à Vladimir Poutine, tout cela doit tous nous inquiéter. Cette élection présidentielle, elle est fondamentale. La France va décider de son destin pour les décennies

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qui viennent. Le choix qui est devant nous est crucial. C'est le choix du repli, le choix de la xénophobie et de la démagogie, le choix du trumpisme et du poutinisme ou le choix d'une refondation républicaine, d'un sursaut républicain, d'un sursaut social, d'un sursaut de justice dans notre pays. Et bien ce choix-là, les Français doivent pouvoir le faire dans le calme. Ils doivent pouvoir le faire sans influence étrangère. Ils doivent pouvoir le faire en dehors de ce de ce climat de violence et de chaos. Et donc l'enjeu là, dans les mois qui viennent, c'est d'assurer la possibilité du débat démocratique dans notre pays. Et c'est un enjeu crucial.