Olivier BERZANE : Maire EELV du 8e arrondissement de Lyon
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Questions et réponses
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- 0:39OuverteRéponse directe
Est-ce que vous vous sentez touché par cette nouvelle annonce sur le confinement ? Comment vous vivez les choses ?
- 1:48RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous auriez préféré qu'on laisse une chance aux salles de cinéma ou de théâtre qui appliquent les règles sanitaires ?
- 2:56OuverteRéponse directe
Comment vous voyez les choses ? Ce rôle de maire d'arrondissement a-t-il évolué avec ce confinement ?
- 5:39OuverteRéponse directe
Quel est le rôle de ce comité des maires d'arrondissement ? Est-ce que ça a un vrai rôle concret ?
- 5:50RelanceRéponse directe
Est-ce que ça a un vrai rôle concret ou est-ce que c'est pour faire joli ?
- 8:15OuverteRéponse directe
Parmi vos chantiers, il y aura des aménagements des cœurs de quartier. Est-ce que l'arrondissement doit être modifié énormément en termes d'urbanisme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:59Invité politiqueFait
« Nous étions hier après-midi avec le maire de Lyon et les 8 autres maires d'arrondissement. »
- 1:32Invité politiqueFait
« L'activité culturelle a continué pendant cette période de confinement. »
- 2:11Invité politiqueFait
« Et effectivement, personne n'est en mesure de démontrer qu'il y a eu des clusters dans les théâtres ou dans les salles de cinéma. »
- 8:42Invité politiqueChiffre
« Le huitième arrondissement, si on regarde les chiffres officiels du dernier recensement de 2018, on est évalué à pas loin de 87 000 habitants. »
- 8:58Invité politiqueChiffre
« On peut estimer une belle ville déjà. On est plutôt de l'ordre de 90 000 aujourd'hui. »
- 9:04Invité politiqueChiffre
« On peut imaginer qu'on sera probablement, en regard de la vivacité de sa démographie, peut-être pas loin de 100 000 en fin de mandat. »
- 9:51Invité politiqueChiffre
« L'arrondissement abrite un peu plus de 34% des logements sociaux de la ville. »
- 10:42Invité politiqueFait
« Le maire, sur son programme, déjà, vous l'avez évoqué à travers la question sur la conférence des maires d'arrondissement et la place que l'on a dans le travail avec la ville, on est pleinement associés avec l'ensemble de l'exécutif de la ville sur la préparation de la programmation pluriannuelle des investissements. »
- 16:23Invité politiqueFait
« Nombre de villes ont fermé leur centre-ville ou leur cœur de quartier ou leur cœur de ville à la voiture et ne sont pas en situation de faillite, que je sache. »
- 19:28Invité politiqueFait
« Ces trois jeunes ont été arrêtés. Deux mineurs, deux adultes et un mineur. »
- 19:35Invité politiqueFait
« Les deux adultes ont été jugés. Ils sont actuellement incarcérés. »
- 19:39Invité politiqueFait
« Le mineur a été jugé cette semaine. Il a été relaxé parce que les preuves n'étaient pas suffisamment a priori tangibles sur sa participation réelle au fait. »
- 23:06Invité politiqueFait
« J'ai passé 43 ans dans cette grande entreprise qu'est la SNCF, j'y suis rentré très jeune à l'âge de 16 ans comme apprenti. »
- 26:41Invité politiqueFait
« être candidat en tout cas qu'il s'y préparait »
- 26:43Invité politiqueFait
« je sais qu'on a un secrétaire général qui s'appelle Julien Bayou »
- 27:01Invité politiqueFait
« un parti au sein duquel il n'y aurait pas d'avis divergent je pense que ce serait un parti en phase finale »
- 27:15Invité politiqueFait
« sur l'obligation du vaccin on ne m'avait pas répondu »
- 27:21Invité politiqueFait
« moi à titre personnel je n'hésiterai pas à me faire vacciner quand le vaccin sera validé par les autorités de santé française »
- 27:58Invité politiqueFait
« je ne fais pas ce que j'en veux en ce moment puisqu'on ne peut pas faire grand chose et j'essaye de respecter le confinement comme tout un chacun doit le faire en temps normal et encore plus maintenant »
- 28:14Invité politiqueFait
« quand j'ai la possibilité d'avoir un entier je vais marcher en montagne je vais randonner je vais faire un peu de ski »
- 28:31Invité politiqueFait
« j'ai fait des grands treks à travers la planète j'ai toujours adoré les grands espaces et la marche et la randonnée »
Temps de parole
- Olivier Berzane73 %
- Invité26 %
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Sur Lyon 1ère ce samedi matin, on va parler de Lyon et plus précisément de démocratie locale et notamment des maires d'arrondissement. On peut se poser la question à quoi ça sert un maire d'arrondissement et a fortiori un maire écolo. C'est une des questions que je poserai ce matin à mon invité Olivier Berzanne. Bonjour. Bonjour. Vous êtes maire du 8ème arrondissement depuis les dernières élections. On va tout de suite commencer comme je le fais souvent par une question d'actualité. C'est le confinement. On a appris cette semaine que le confinement a été prolongé. Évidemment, tous les habitants sont concernés et les activités culturelles en particulier.
Le 8ème, c'est l'arrondissement du cinéma. Est-ce que vous vous sentez touché par cette nouvelle annonce ? Comment vous vivez les choses et vous trouvez que c'est normal parce qu'il y a des raisons sanitaires ou que les décisions ne sont pas suffisamment bien prises ?
Je ne me permettrais pas de juger la véracité des décisions qui sont prises par un gouvernement. J'imagine qu'ils ont tous les éléments nécessaires pour prendre ce type de décision. Nous étions hier après-midi avec le maire de Lyon et les 8 autres maires d'arrondissement. On va y venir parce qu'il y a eu une création, une forme de démocratie, on en parlera. Et c'est à ce moment-là qu'on a effectivement appris que les établissements culturels ne réouvriraient pas comme c'était prévu ce 15 décembre alors que la plupart d'entre eux s'étaient préparés à cette réouverture. C'est un vrai coup de massue pour eux, un coup de massue supplémentaire.
Ils ont vécu le premier confinement, ils ont vécu ce deuxième confinement. Ils ont tout fait pour essayer de maintenir la culture à flot pendant cette période de confinement. On le voit ici avec la maison de la danse qui est collée à cette mairie, qui a continué à accueillir en résidence les artistes, les tournages de films ont continué. L'activité culturelle a continué pendant cette période de confinement.
Est-ce que vous auriez préféré qu'on laisse une chance par exemple aux salles de cinéma ou de théâtre qui appliquent vraiment les règles sanitaires ? Est-ce que vous pensez qu'on aurait pu faire un choix différent par exemple ?
Je ne suis pas certain que la question soit celle des salles en elles-mêmes qui ne comprennent pas dans la mesure où elles ont respecté les conditions sanitaires. Et effectivement, personne n'est en mesure de démontrer qu'il y a eu des clusters dans les théâtres ou dans les salles de cinéma. Je pense que la question se pose plus en amont du théâtre et de la salle de cinéma. Et c'est sûrement ça qui amène les pouvoirs publics à prendre ce type de décision. C'est le monde que ça génère pour aller sur les sites de spectacle, pas tant effectivement les sites de spectacle en eux-mêmes.
Une fois qu'on est calé, assis dans un fauteuil avec un voisin qui est à trois fauteuils d'intervalle, c'est certain que la propagation ne doit pas poser autant de problèmes. Mais en même temps, je ne suis pas scientifique pour pouvoir en juger.
Alors, le rôle du maire d'arrondissement, on va en parler à plusieurs occasions dans cette interview. Mais alors là, pour le coup, pendant le confinement, vous êtes quelques-uns et quelques-unes à avoir un rôle un peu différent, être allé peut-être plus souvent en contact des habitants, des associations. Comment vous voyez les choses ? Ce rôle-là a-t-il évolué avec ce confinement et cette situation ?
Alors déjà, il y a une différence très importante entre le premier confinement et ce deuxième confinement, puisque dans le premier confinement, il y a eu un arrêt quasiment intégral du fonctionnement du service, en l'occurrence. Ça n'a pas été le cas dans ce second confinement, où la mairie est restée ouverte dans des conditions normales d'accès pour l'ensemble des citoyens. De fait, on a mis en place un certain nombre de dispositifs et ça a été ça notre rôle. C'est regarder comment on allait assurer une plus grande continuité du service pendant une période où il y avait un confinement qui n'était pas le même, effectivement, que le premier.
Donc la mairie est restée ouverte, les habitants et les habitantes ont continué à venir, à bénéficier du service. Et puis, on a mis en place tout un tas de dispositifs, en renforçant notamment les accueils téléphoniques, en appelant les seigneurs au téléphone pour voir quels étaient leurs besoins, en mettant à disposition le carrosse de Vincent, un vélo qui a permis de promener dans l'arrondissement les personnes isolées dans les EHPAD notamment. C'est l'hyper proximité pour le coup. Voilà, c'est vraiment de s'occuper des gens au plus près. Les marchés ont été maintenus ouverts, donc on a fait un énorme travail.
Et j'ai moi-même tourné sur tous les marchés de l'arrondissement pour vérifier que les décisions que l'on prenait en termes d'écartement des allées, en termes de mesures sanitaires, en termes de respect du port du masque, et ainsi de suite, soit fait. Il paraît que ça va même chez vous jusqu'à dire à certains, remettez votre masque sur votre nez, des choses comme ça ? Je le fais, effectivement. Quand je tourne sur les marchés, je fais remarquer aux gens qui n'ont pas le masque correctement qu'il faut le porter correctement. Ça ne me vaut pas que des amis. C'est clair qu'il m'est arrivé de me faire un peu interpeller assez violemment sur ce sujet.
Après, je n'insiste pas face aux gens qui sont violents et qui relèvent d'autres choses ou qui ne veulent pas comprendre l'intérêt d'une telle mesure pour eux-mêmes et pour les gens qui les entourent.
Alors, on va faire une première pause et on parlera de ce dont vous commenciez à parler, ce nouveau comité de maires d'arrondissement réunis autour du maire. On va définir tout ça. Ça s'appelle le CMA, c'est ça ? On en parle dans un instant, puis on essaiera aussi de mieux vous connaître et de connaître vos idées, puisque je l'ai dit, vous êtes un maire écolo dans le 8e arrondissement. A tout de suite !
La matinale du week-end, Yannick Cusy.
Vous êtes sur Lyon 1ère et ce samedi matin, je reçois Olivier Berzanne, qui est le maire du 8e arrondissement de Lyon. Et avec lui, on essaie de mieux comprendre quel est le rôle d'un maire d'arrondissement. Alors, on le disait, c'est presque passé inaperçu dans l'actualité cette semaine, en tout cas l'actualité lyonnaise, et peut-être que c'est dommage, vous allez nous dire ce que vous en pensez. La démocratie a connu une nouvelle instance, on peut dire ça comme ça, avec la création de ce comité. Vous tous, les maires d'arrondissement, avez été réunis. Il y a eu une belle photo d'ailleurs sur Twitter autour du maire Grégory Doucet. Alors, c'est quoi ?
Ça ressemble à un gouvernement, en plus des adjoints déjà de Grégory Doucet. Quel est le rôle de ce comité ? Est-ce que c'est pour faire joli ?
Est-ce que ça a un vrai rôle concret ? Alors, ce n'est pas pour faire joli. Ce n'était pas la première réunion, c'était la deuxième réunion, puisqu'il y avait eu une première réunion à l'hôtel de ville qui avait permis la création de cette conférence des maires d'arrondissement.
Vous avez signé une charte, je crois.
Donc, à l'issue de cette première réunion, on a pris effectivement un certain nombre d'engagements, dont l'écriture de cette charte, qui a été signée hier en mairie du deuxième arrondissement, où s'est tenue la deuxième conférence des maires d'arrondissement. Donc, ce n'est pas de l'affichage. C'est effectivement une nouvelle forme de travail entre la mairie centrale et la mairie d'arrondissement. Le maire a souhaité réaliser cet engagement de campagne. Ça faisait partie du programme sur lequel il a été élu, et nous avons été élus, qui vise à mieux impliquer les arrondissements dans la vie de la ville, dans les prises de décisions, et dans la politique de la ville.
Donc, en fait, ça contribue bien à la fois à entendre la proximité, puisque, vous l'avez dit, les mairies d'arrondissement, c'est avant tout la proximité. Donc, ça va permettre de faire remonter un certain nombre d'éléments et de les partager entre nous avec le maire de Lyon. Ça permet aussi une forme de transversalité entre les arrondissements, puisque pour la première fois, l'ensemble des maires, qu'ils soient de la majorité ou de l'opposition, vont se parler, vont échanger sur leurs pratiques, sur leurs bonnes idées, les bonnes idées, elles sont un peu partout. Donc, c'est aussi bien qu'on puisse les partager.
La conférence des maires d'arrondissement a la possibilité de s'auto-saisir d'un sujet, selon des règles qu'on a définies. Et de fait, ça oblige la mairie centrale à instruire ce sujet. Vous voyez, c'est une nouvelle forme de démocratie, effectivement, de travail entre les arrondissements, reconnaître la place pleine et entière des arrondissements, et mettre en œuvre, en gros, ce que la loi PML demande d'être mise en œuvre entre une mairie centrale et des mairies d'arrondissement.
Ça s'appelle donc le comité des maires d'arrondissement. La conférence des maires d'arrondissement. La conférence, pardon. Et vous allez vous réunir tous les combien de temps ? Il y a une périodicité définie ?
Alors oui, il y a une périodicité définie. On se réunit la prochaine fois. Je n'ai plus toutes les dates en tête, mais je crois en février, il me semble, ou en mars. Très bien.
On essaiera de suivre. On a envie d'être une petite souris pour voir ce qu'il se raconte dans ces comités. En tout cas, ces réunions de coordination. On revient dans le huitième. Parmi vos chantiers, j'ai envie de dire, et vous l'avez annoncé, je crois, sur votre compte Twitter, il y aura pas mal d'aménagements des cœurs de quartier. Alors, vous êtes, encore une fois, un maire écolo. On va déjà commencer par essayer de dire les choses globalement. Est-ce que l'arrondissement doit être appelé à être modifié énormément en termes d'urbanisme, d'organisation, ou est-ce que vous trouvez en l'état un arrondissement qui mérite simplement quelques retouches, si vous me permettez l'expression ?
Alors, vous savez, le huitième arrondissement, si on regarde les chiffres officiels du dernier recensement de 2018, on est évalué à pas loin de 87 000 habitants. Petit ville. Voilà, on peut estimer une belle ville déjà. On est plutôt de l'ordre de 90 000 aujourd'hui. On peut imaginer qu'on sera probablement, en regard de la vivacité de sa démographie, peut-être pas loin de 100 000 en fin de mandat. Donc, c'est un arrondissement qui ne cesse de grossir. Donc, forcément, il change beaucoup. Forcément, il surbanise beaucoup parce qu'il y a encore beaucoup de... Il y a une pression foncière non négligeable et puis, il y a des besoins. Il y a des besoins de logement.
Donc, il faut qu'on réponde à ces besoins. Mais c'est un arrondissement qui est fait de quartiers très diverses les uns des autres. Un des premiers éléments qu'on a à prendre en compte, c'est le besoin de rééquilibrer nos interventions, nos investissements sur les différents quartiers de l'arrondissement. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Il y a trop de bureaux, il faut faire des logements pour dire les choses concrètement ou il faut faire du logement social ? C'est quoi ? C'est de la mixité que vous voulez faire ? Alors, faire de la mixité sociale, ça, c'est sûr. Ça, c'est certain. L'arrondissement en a besoin. L'arrondissement abrite un peu plus de 34% des logements sociaux de la ville.
Donc, forcément, il y a besoin de faire évoluer cette question. Mais ils ne sont pas également répartis sur l'ensemble de l'arrondissement. Donc, il y a aussi besoin de mieux répartir les choses. Il y a besoin de remettre des cœurs de quartier de vie dans chacun des quartiers, de redynamiser la vie commerçante à l'intérieur de ces cœurs de quartier. Comme l'urbanisation, malgré tout, va continuer, il y a besoin de maintenir des poumons verts, de maintenir de la végétation, de développer de la végétation qui n'existe pas aujourd'hui. Donc, oui, l'arrondissement va évoluer et va continuer d'évoluer sur le courant de ce mandat, bien sûr.
Juste en quelques secondes, est-ce que le maire a ces pouvoirs-là ? Parce que c'est un joli programme. Mais est-ce que vous pouvez influer sur tous ces chapitres avec peut-être les permis de construire, ce genre de choses ?
Alors, le maire, sur son programme, déjà, vous l'avez évoqué à travers la question sur la conférence des maires d'arrondissement et la place que l'on a dans le travail avec la ville, on est pleinement associés avec l'ensemble de l'exécutif de la ville sur la préparation de la programmation pluriannuelle des investissements qui est en cours de discussion et du plan de mandat. Bien sûr, chaque arrondissement a fait valoir ses projets, ses envies, ce sur quoi on a été élu, malgré tout, dans les arrondissements. Les engagements qui ont été pris dans les arrondissements engagent par définition l'ensemble de la majorité.
Alors après, il y a des prisionisations, il y a des choix, il y a des réalités budgétaires, il y a des arbitrages, mais ça, c'est la vie normale politique. Donc, sur les grands projets, ce n'est pas moi qui vais les réaliser, bien entendu, c'est la ville entière pour l'ensemble des arrondissements. Et vous prendrez votre part, c'est ça que vous avez dit. Voilà. Et après, il y a toute la mise en œuvre qui, elle, est pleinement locale.
On fait une nouvelle pause conversation sur le 8e arrondissement de Lyon avec son maire Olivier Berzanne dans un instant.
L'invité du samedi.
Vous écoutez Lyon 1ère et l'invité de ce samedi est Olivier Berzanne, maire du 8e arrondissement de Lyon avec lequel on parle très concrètement de la vie quotidienne des habitants de cet arrondissement et des lyonnais en général. Alors, je l'ai dit, vous êtes écologiste, donc, on imagine que votre politique ici dans la mairie va correspondre à la campagne que vous avez menée et qu'il va y avoir des changements. J'ai toujours la même question avec les élus écologistes en ce moment. Est-ce que vous trouvez que vous allez assez fort, assez vite ? Le meilleur exemple, évidemment, c'est les transports, les deux roues, ce genre d'aménagement.
J'ai toujours l'impression quand on se promène en deux roues qu'on risque sa vie toutes les 5 minutes en traversant Lyon. Alors, est-ce que c'est moi qui suis impatient ou est-ce que vous aussi vous aimeriez que ça aille plus vite, par exemple ?
On aimerait tous que ça aille extrêmement vite. Après, c'est important d'avancer de manière réfléchie, coordonnée et concertée. C'est un sujet sur lequel on nous attend beaucoup et sur lequel, sur le sujet de la concertation, on fait déjà face à quelques critiques quand justement on va un peu trop vite. J'ai des exemples précis. On est réintervenu cet été, par exemple, sur un projet. L'adjoint à la mobilité de l'arrondissement est intervenu en urgence sur un projet qui était déjà prévu, en l'occurrence, et dont les travaux avaient commencé, rue Olibert-Lavirotte, où on a créé une réelle piste cyclable, alors que ce n'était pas ce qui était prévu dans le projet.
Mais bien entendu, comme on est intervenu en urgence sur un projet qui démarrait, la concertation n'a pas pu se faire comme on aurait aimé qu'elle se fasse. Et c'est l'objet de critiques. Et ces critiques sont tout à fait légitimes. Les gens qui nous critiquent là-dessus ont raison. Vous voyez, aller vite, c'est une chose. Aller vite, en emmenant avec nous les habitantes et les habitants, c'est une autre chose. Donc oui, on veut faire, oui, on a la volonté de faire, mais on va prendre le temps de le faire correctement. Quand vous voulez
aménager les coeurs de quartier, vous avez parlé de garder un poumon vert dans la ville. Comment on peut faire ? On fait quoi ? Dans chaque quartier, on rajoute des arbres ? Voilà, question toute simple.
Comment on agit là-dessus ? Alors on peut, là où on peut rajouter des arbres, on en rajoutera bien volontiers. Ça, c'est une chose. Repenser les coeurs de quartier, c'est aussi à travers, vous verrez peut-être, ou ça fait peut-être partie des questions à venir, je ne sais pas, la question de la démocratie locale et de la revitalisation de la démocratie locale, vont être mis en place l'année prochaine, les premières réflexions sur le budget participatif en l'occurrence et ce sera l'occasion pour les instances de concertation de s'emparer de cela et aussi de proposer des projets. Donc ce n'est pas que nous qui allons faire.
Quand je dis on va faire avec les habitantes et les habitants, on va leur offrir la possibilité de penser des projets qui permettent de mieux vivre dans leur quartier. Allez-y, expliquez-nous, vous allez les inviter à venir à des réunions comme un conseil ? Il y a des conseils de quartier qui sont des outils de la démocratie locale et de la démocratie participative. Donc notre première étape pour le moment, c'est déjà d'essayer de les redynamiser, de leur redonner toutes leurs valeurs, toutes leurs légitimités travaillent sur les sujets. Donc on est plutôt dans une phase pour le moment de recrutement au sein de ces conseils de quartier et de générer des envies auprès des habitants.
Donc j'étais encore ce week-end et mardi matin sur des marchés pour aller rencontrer les habitants à l'occasion de la préparation de la fête des Lumières et leur offrir des luminiens. Et à chaque personne qui est venue me voir pour avoir des informations ou pour me questionner sur tel ou tel sujet, on les invite systématiquement à rejoindre leur conseil de quartier parce que c'est l'endroit où il y a un référent élu par conseil de quartier qui peut diffuser l'information correctement, qui peut partager, qui peut écouter, qui peut enregistrer les plaintes ou les demandes ou les satisfactions des habitants et des habitants.
Je reviens à l'instant sur les transports. Récemment, il a été annoncé que le diesel serait malvenu dans l'agglomération de manière générale d'ici 5 ans. Il y a eu des réactions, notamment par exemple des défenseurs de l'automobile qui expliquent que c'est une attaque contre les gens qui n'ont pas les moyens de changer de voiture et que donc on va finalement faire une sélection et que le centre-ville va être déserté par une grande partie de la population populaire, notamment qui habite autour du Grand Lyon. Vous n'avez pas peur de ça justement, de déserter le centre-ville pour les commerçants, vous en parliez, pour les marchés.
Parfois, il faut une voiture, elle n'a pas forcément les moyens de se moderniser, de moderniser son équipement.
Alors, on va toujours avoir en face de nous des personnes qui pensent que hors la voiture, il n'y a pas d'horizon et il n'y a pas d'avenir. Ce n'est pas vrai. Nombre de villes ont fermé leur centre-ville ou leur cœur de quartier ou leur cœur de ville à la voiture et ne sont pas en situation de faillite, que je sache. Les exemples sont maintenant suffisamment nombreux pour démontrer ça. Strasbourg, Nantes, Grenoble, on en a tout autour de la France. Strasbourg, il y a un partage
mais la voiture n'est pas interdite d'exceler. Alors,
dans le cœur de ville, la voiture est totalement interdite. Dans l'hypercentre, on va dire. Dans l'hypercentre, mais on n'a pas dit qu'on allait non plus piétonniser l'intégralité de la ville de Lyon, que je sache. On dit que dans certains cœurs de quartier, redonner la place à ce qui est avant tout le premier moyen de locomotion, le piéton, est absolument nécessaire. Regardez les densités sur certaines rues les week-ends, tout simplement. Est-ce qu'on peut mélanger une telle densité de gens qui ont besoin de se déplacer à pied et ils se déplacent à pied puisqu'ils sont là et des voitures au milieu de ça. Est-ce que c'est le bon tempo ? Je ne crois pas.
Donc oui, il y a des gens qui ont besoin tout le temps en dehors de la ville de se déplacer en voiture. La question, c'est quel transport en commun on leur met à disposition pour pouvoir faire ces trajets autrement qu'avec une voiture diesel poids de vente ? Vous avez été menacé
récemment. Vous n'êtes pas le seul mais vous êtes un des élus dont le nom, en tout cas la fonction a été affichée dans des tags avec des menaces de décapitation ce qui paraît complètement fou quand on y pense et en même temps ma question, peut-être qu'elle ne va pas vous plaire mais est-ce qu'on n'a pas fait trop de bruit autour de ces tags qui peut-être sont des tags écrits par quelques temps pour employer des abrutis des gens peut-être cultiver qui écrivent n'importe quoi. Comment vous avez vécu les choses dites-nous simplement et est-ce qu'il faut prendre ça très au sérieux ou peut-être pas finalement y faire tant de publicité que ça ?
Ça n'a pas été une situation agréable.
J'imagine.
Pas agréable pour moi mais surtout pas agréable pour les enseignants de l'école qui ont été menacés de la même façon avec leurs élèves et donc indirectement les parents de ces élèves qui ont vu des menaces proférées envers les équipes enseignantes et envers leurs enfants qui sont chaque jour dans cette école. Donc la question de ne surtout pas banaliser ça se pose, s'est posée et continuera de se poser. Donc il y a toujours des mauvais bruits et des bruits utiles. Donc faire savoir que c'est un acte, que ce sont des actes inacceptables et intolérables était totalement nécessaire.
rebondir là-dessus pour d'autres formes de procès politique ou de formes de récupération ou de formes d'amalgame est tout à fait critiquable. Mais pas fait. Non, je ne le reproche pas. Absolument pas fait. On m'a reproché d'autre chose mais pas ça en l'occurrence. Donc oui, ça a été médiatisé et je crois que c'était nécessaire y compris par rapport à ceux qui auraient envie de se lancer dans de nouvelles formes d'attaques de savoir qu'on ne peut pas accepter et on ne peut pas laisser passer de tels actes. Ces trois jeunes ont été arrêtés. Deux mineurs, deux adultes et un mineur. Les deux adultes ont été jugés. Ils sont actuellement incarcérés. Le mineur a été jugé cette semaine.
Il a été relaxé parce que les preuves n'étaient pas suffisamment a priori tangibles sur sa participation réelle au fait. Pour autant, il me semble que l'affaire ne sera pas encore terminée puisque je crois savoir que le parquet compte faire appel de cette décision qui a été prise en début de semaine.
C'est bien que ce soit dit ce genre de choses. On en parle moins finalement après mais il y a eu une réponse des pouvoirs publics, de la justice.
Il y a eu une suite. Il y a eu une efficacité totale des forces de police sur ce sujet puisqu'ils ont mis cinq jours pour arrêter les coupables. Donc une très grande efficacité. Je les en ai remercié et je continuerai toujours de les remercier pour ça. Et une réponse immédiate de la justice. Donc là, c'est l'effet. Là où effectivement il a pu y avoir une incompréhension, c'est sur le fait que je n'ai pas appelé en me portant en partie civile à une condamnation extrêmement dure et extrêmement longue de peine de prison pour ces jeunes. Ça m'a valu quelques insultes sur les réseaux sociaux notamment. Mais passons. Parce qu'il me semble qu'on est affaire à deux jeunes adultes.
On s'est inscrit dans un contexte qui était un contexte grave. L'assassinat de Samuel Paty, les menaces sur le maire de Bron qui ont suivi et puis une semaine après à notre rencontre. On sent bien que le sens du vent aurait été de dire il faut appeler à condamner ces jeunes à 5, 10, 15 ans de prison parce que ce qu'ils ont fait est extrêmement grave et c'est extrêmement grave. Mais je crois moi personnellement qu'il est plus difficile et plus courageux d'appeler à une forme de clémence en faisant confiance à encore une possibilité de réinsertion qu'à une peine qui les condamne définitivement et qui va les perdre. On ne demandait pas à ce qu'il n'y ait pas de peine d'emprisonnement.
On demandait une peine de sursis et un sursis c'est un emprisonnement une forme d'emprisonnement mais qui n'est pas une incarcération en l'occurrence et on demandait des mesures probatoires importantes. Lesquelles mesures probatoires ont été retenues par le juge dans son jugement ? L'éloignement, l'interdiction de rencontre, l'obligation de soins, l'obligation de trouver un travail. Donc ils ont à la fois été condamnés à un emprisonnement ferme mais aux mesures probatoires que l'on a demandées. Donc c'est pas du laxisme ça et c'est pas minimiser les faits. Les faits étaient graves et je les reconnais comme très graves.
Les choses ont été dites. Il nous reste une dernière intervention à faire ensemble. On va essayer avant de terminer cette interview ce samedi matin de mieux connaître le maire du 8ème arrondissement Olivier Berzane. A tout de suite.
Lyon 1ère L'invité du samedi
Vous êtes sur Lyon 1ère et on retrouve pour la dernière fois ce matin Olivier Berzane avec lequel on aurait pu parler de plein de sujets. J'avais encore beaucoup de questions. Malheureusement, le temps passe vite. Mais M. le maire du 8ème arrondissement j'ai envie de vous connaître un peu plus. Avant d'être ce maire vous étiez salarié de la SNCF. Dans ce cadre là vous avez travaillé vous me dites si je me trompe en particulier sur les conditions de travail des salariés en général. Donc ça c'est vraiment intéressant. J'ai envie de vous poser la question.
Est-ce qu'à la SNCF les conditions de travail sont bonnes et est-ce que vous avez le droit de dire du bien ou du mal de la SNCF comme bon vous semble maintenant que vous êtes le maire du 8ème ?
Alors j'ai passé 43 ans dans cette grande entreprise qu'est la SNCF j'y suis rentré très jeune à l'âge de 16 ans comme apprenti. Donc autant vous dire qu'elle est quand même un petit peu à l'intérieur de moi cette entreprise. Vous êtes marqué. Voilà. On ne fait pas une telle carrière sans être marqué. C'est une grande entreprise et une belle entreprise. Qui a aussi des défauts. Mais qui comme toute structure et comme toute organisation a ses défauts bien entendu.
Alors oui j'ai commencé par faire plein de métiers différents qui m'ont conduit à m'intéresser à la question des conditions de travail et donc à reprendre des études au Conservatoire des Arts et Métiers à Paris et à passer un diplôme d'ergonome en ergonomie et physiologie du travail. Et donc pendant une dizaine d'années derrière j'ai pratiqué ce beau métier d'ergonome qui m'a conduit à étudier les conditions de travail des cheminots dans plein d'endroits différents dans des ateliers dans la conduite des trains dans des postes d'aiguillage dans des bureaux pour essayer de comprendre ce qui pouvait poser difficulté et apporter des solutions concrètes à ce qui posait difficulté à l'époque.
Vous auriez pu finir syndicaliste défendant le salarié moyen à la SNCF il y en a beaucoup et heureusement d'ailleurs ça ne vous a pas tenté à un moment donné ?
Alors j'ai été syndicaliste
J'aurais dû me renseigner pour me poser la question.
J'ai été syndicaliste à la SNCF bien entendu avant d'être ergonome et comme syndicaliste forcément j'avais des choses à dire sur la question des conditions de travail. Le moyen pour moi d'y répondre a été de devenir ergonome et donc d'arrêter d'être militant syndical pour ne sortir ne pas être jugé parti dans mes prises de position tout simplement et du coup d'agir concrètement au lieu d'être simplement dans la revendication d'être dans l'action et d'agir concrètement sur changer les conditions de travail améliorer les conditions de travail des gens.
Et puis j'ai estimé au bout d'une dizaine d'années avoir fait le tour du sujet et je me suis intéressé à d'autres sujets de l'entreprise c'est une grande entreprise qui permet d'avoir une carrière multiple et variée j'en ai bien profité.
Comment on devient écologiste finalement ? Parce que si on regarde votre compte Twitter par exemple il y a des prises de position contre Amazon par exemple c'est quoi ? C'est un combat de gauche qui vous a ramené vers l'écologie ou c'est l'amour de la nature ? Comment on fait la transition ? Je crois que c'est un parcours
en fait j'ai effectivement une histoire à gauche ça c'est certain personne ne peut le nier certainement pas moi et puis un grand amour de la nature effectivement et puis regarder ce qui se passe dans le monde à un moment on ne peut pas ignorer le rapport du GIEC on ne peut pas ignorer ce que disent les scientifiques on ne peut pas ignorer les catastrophes qui s'enchaînent sur la planète et qu'on a sous nos yeux et se dire on va continuer comme si de rien n'était on va continuer comme avant donc oui Amazon est un symbole fort de ce qui fait une surconsommation ce n'est pas le problème de la personne Amazon c'est le problème de ce qui se cache derrière ce qui se cache derrière c'est j'appuie sur un bouton derrière mon ordinateur et j'enclenche un processus qui est dramatique pour la planète c'est ça qui est contestable et c'est ça qu'on combat en l'occurrence
le patron des Verts a dit récemment on sait qu'il sera candidat à la présidentielle il a dit qu'il fallait que la vaccination soit obligatoire par exemple sur ce sujet là vous suivez le mouvement du leader des Verts ou vous avez un avis différent ?
alors du coup vous avez des informations que je n'ai pas moi je ne sais pas qui sera candidat à la présidentielle il a dit qu'il aimerait être candidat en tout cas qu'il s'y préparait je sais qu'on a un secrétaire général qui s'appelle Julien Bayou et j'en suis resté là pour le moment mais vous m'apprenez des choses que je ne savais pas d'accord donc il y a des avis qui divergent on va dire au sein des Verts et des différents candidats potentiels c'est ça que je dois comprendre un parti au sein duquel il n'y aurait pas d'avis divergent je pense que ce serait un parti en phase finale et heureusement qu'il y a le dynamisme des idées des opinions et du débat démocratique au sein d'Europe Ecologie des Verts c'est ça qui fait notre force sur l'obligation du vaccin on ne m'avait pas répondu du coup alors moi je ne me prononcerai pas sur l'obligation du vaccin je peux vous dire que moi à titre personnel je n'hésiterai pas à me faire vacciner quand le vaccin sera validé par les autorités de santé française
deux petites questions pour finir vous avez mis des idées recettes sur le site de la mairie ou sur les comptes sociaux de la mairie du 8ème alors ça c'est bizarre à quoi ça sert et quelle est cette idée
l'idée c'est vous êtes confiné vous êtes chez vous le maire va cuisiner
pour vous
profitez-en profitez-en pour vous mettre au fourneau et cuisiner de bonnes petites recettes
ça c'est original pour le coup on a quelques idées originales dernière question et que je finis toujours mes interviews par cette question qu'est-ce que vous faites de vos week-ends en général ?
je ne fais pas ce que j'en veux en ce moment puisqu'on ne peut pas faire grand chose et j'essaye de respecter le confinement comme tout un chacun doit le faire en temps normal et encore plus maintenant quand j'ai la possibilité d'avoir un entier je vais marcher en montagne je vais randonner je vais faire un peu de ski voilà je m'occupe de ma maison de mon jardin ça c'est vraiment
l'image d'un écologiste pour le coin c'est très très très fidèle à l'idée qu'on se fait d'un écologiste presque une caricature
si vous me permettez alors comme ça a toujours été j'ai fait des grands treks à travers la planète j'ai toujours adoré les grands espaces et la marche et la randonnée donc c'est pas parce que je suis écologiste que je fais ça
c'est parce que j'aime ça et bien ce sera la conclusion de cet entretien merci en tout cas d'être venu sur Lyon 1ère alors au passage on le signale Lyon 1ère je crois est dans votre arrondissement et j'en suis bien heureux on est venu en voisin donc voilà c'était un plaisir et vous passez quand vous voulez merci beaucoup merci monsieur le maire merci