Philippe de Villiers : "La bataille de Poitiers"
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« La vague qui se prépare est une menace lourde. En fait sortie de l'Orient, la l'Islam avance sur l'Occident et en avançant sur l'Occident, il gagne toutes les batailles. »
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« Il a réduit à rien l'empire de Constantinople. Il conquère l'Afrique du Nord, puis la Castille et l'Aragon, puis il franchit le Pyréné et voilà que il est aux portes du Poitou, aux marches du Poitou. »
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« Ce sont des cavaliers redoutables montés sur des chevaux très rapides. »
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« Partout où il s'arrête, il impose la rasi et la conversion forcée. »
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« Le mur franc est impénétrable. »
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« Charles est vainqueur. On se tourne vers lui, on lui trouve un surnom. Avec sa masse d'armes, il a frappé comme un marteau. On l'appellera Charles le marteau. »
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« Les Européens. Il dit pas les francs, il dit les Européens. »
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« La vieille Gaulle ne deviendrait pas sa rasine comme l'Espagne et que donc ce sont les francs qui ont protégé l'Europe. »
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« La leçon de cet apologue, c'est que il y a chez nous, pour nous, pour la France, un risque constitutif, c'est l'invasion. »
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« Seule l'action historique des vertus et des caractères des forces d'un peuple qui se tient sur ses gardes peut nous préserver de cette fatalité territoriale. »
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Nous sommes le 13 septembre 732. Le pauvre d'Aquitaen s'est fonde. Il vient d'apprendre que Bordeaux est la serré et que la quittèine est occupée, soumise. Mais surtout que la chevauchée des envoyés d'Allah et de Mahomé remonte la Garonne. La vague qui se prépare est une menace lourde. en fait sortie de l'Orient, la l'Islam avance sur l'Occident et en avançant sur l'Occident, il gagne toutes les batailles. Il a réduit à rien l'empire de Constantinople. Il conquère l'Afrique du Nord, puis la Castille et l'Aragon, puis il franchit le Pyréné et voilà que il est aux portes du Poitou, aux marches du Poitou.
Le chef des oméades qui s'appelle Abdal Raman, personnage considérable, a lancé cette expédition de Pitoled et il a formé une armée composée de sarasin, de morts et de berbères. Ce sont des cavaliers redoutables montés sur des chevaux très rapides. Ce qui se prépare, c'est une invasion. En face, la menace favorise l'union des Gaules. Mais cette union n'est pas trop. Il y a pas de sauveur. Or, Abdrahman avance et partout où il s'arrête, il impose la rasi et la conversion forcée. Donc c'est la panique. Il faut un chef. Les francs vont chercher un chef et ils vont le trouver. Le maire du palais, il s'appelle Charles du PO connu.
Le choc va avoir lieu sur un sur une échine au débouché des lisières. Euh dans la plaine du poitou, l'histoire de la bataille nous est raconté par une chronique Mux aarab qui date de 754. Écrismoi au détail. On a deux armées face-àface. Imaginez l'armée des francs fantassins, un mur compact, un mur de Aubert lourd, un mur de casque à nasal en rené, on dirait un rempart de glace. Et puis face à cette palissade hérissée de lance immobiles, on a la cavalerie sarasine fulgurante qui virvolte, qui assaille comme un éclair au cri de Allah Akbar. Le corps à corps est terrible et longtemps indécis. Le mur franc est impénétrable.
Et puis à un moment donné, on apprend tard dans la soirée que le chef des hommeades Al Abrahaman est tombé. Alors c'est la déroute des sarasins. L'onde reflut. Charles est vainqueur. On se tourne vers lui, on lui trouve un surnom. Avec sa masse d'armes, il a frappé comme un marteau. On l'appellera Charles le marteau. Charles Martel et il sera plus tard enterré honneur un signe auprès des rois de France dans la basilique de Saint-Nich. En cet instant, le 13 septembre au soir de l'année 732, la bataille de Poitier entre dans la grande histoire. Il y a un chroniqueur qui ne s'y est pas trompé et qui écrira ceci : "Les Européens". Il dit pas les francs, il dit les Européens. Pourquoi ?
En effet, il a été décidé par le sort des armes que la Gaulle, que la vieille Gaulle ne deviendrait pas sa rasine comme l'Espagne et que donc ce sont les francs qui ont protégé l'Europe. Nous sommes en 732 à l'aube de la grande histoire de France mais déjà par deux fois deux invasions asiatiques africaines sont venues mourir sur notre sol. Les enagne et les Arabes en poitou. Quelle est la leçon de cet apologue ? Elle doit être médité. La leçon de cet apologue, c'est que il y a chez nous, pour nous, pour la France, un risque constitutif, c'est l'invasion. Elle est endémique, elle est programmée par notre géographie.
Seule l'action historique des vertus et des caractères des forces d'un peuple qui se tient sur ses gardes peut nous préserver de cette fatalité territoriale parce que sauf pour les saut les imbéciles et les politiciens français d'aujourd'hui c'est la frontière ou la mort. Pourquoi ? Parce que la France là où elle est située par sa géographie, c'est un petit bout d'Europe qui elle-même, l'Europe comme disait Paul Valérie, n'est qu'un petit capiatique. La frontière ou la mort. Ah.
Philippe de Villiers