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Discours / meetingLaurent Wauquiez· 1 juin 2023 22 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiEnvironnement & énergieInstitutions & élections

Intervention à Transformons la France #TLFRégions | Laurent Wauquiez

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:07Invité politiqueFait
    « on est convaincu qu'un pays ne tient pas sans son industrie »
  • 3:24Invité politiqueChiffre
    « on a fait 15% d'économies sur les dépenses de fonctionnement »
  • 4:43Invité politiqueFait
    « le premier facteur d'émission de CO2 dans notre pays c'est les importations »
  • 18:45Invité politiqueFait
    « on a construit un système social qui est devenu fou »
  • 14:15Invité politiqueChiffre
    « la moitié de tous les projets de relocalisation qui ont été conduits dans notre pays se sont fait en Auvergne Rhône-Alpes 50% »

Temps de parole

  • Laurent Wauquiez100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Laurent Wauquiez

notre pays est ultra centralisé notre pays concentre tout sur Paris et notre pays pense que tout doit venir de Paris et je pense que c'est le problème de notre pays et la démarche de Jean-Christophe c'est exactement l'inverse c'est d'être allé chercher l'optimisme à partir des territoires à partir de ce qui se passe dans nos régions et à partir je dirais de ce qu'est cette couche entrepreneuriale qu'on a qui passe souvent en dessous des radars et qui constitue en réalité à mes yeux la principale le principal atout de notre pays aujourd'hui dans les défis qui sont à venir alors je vais essayer de vous présenter ce que nous on fait dans notre région on en a évidemment très fier je suppose que vous avez eu à peu près des discours dans les différentes régions qui ont essayé de pointer de mettre en avant leur caractéristiques ici on va faire très simple nous notre ADN c'est le travail l'entrepreneuriat l'industrie et on l'a conçu comme ça quand on a récupéré la région vers Rhône-Alpes qui était une région qui est quand même très grande très fusionnée dans laquelle aujourd'hui je pense qu'on est une des raisons où l'installation de la grande région c'est le plus effectué dans les têtes on s'est demandé quelle est l'ADN commun entre un startupeur de Lyon un cerceur de Grenoble un ouvrier du décolletage de la vallée de l'arbre et un agriculteur du Cantal vous verrez qu'il n'y a pas que des agriculteurs dans le Cantal et le point dont on sur lequel on s'est concentré c'est de se dire l'ADN commun c'est le travail et nous on a une région du travail de l'entrepreneuriat et on va se concentrer là-dessus et en déclinant un peu plus à l'époque on avait travaillé avec Juliette sur ce sujet là on était notamment alliés à San Francisco pour essayer d'avoir des nouvelles idées et on était parti en se disant bah il faut qu'on parte sur le digital etc et à San Francisco nous avait dit faites pas ça c'est n'importe quoi tout le monde part sur start-up Nissan mais vous avez une autre carte à jouer qui est beaucoup plus intelligente vous vous avez de l'industrie et donc misez sur votre industrie et donc on a conçu dès le début toute notre politique autour de l'industrie à une époque où le concept de souveraineté industrielle n'était absolument pas la mode et où on était même les seuls la mode c'était déroulé tapis rouge à tous les Gafa américains quand ils venaient on les accueillis à Versailles tout était extraordinaire et nous on s'est dit non on croit dans l'industrie on est convaincu qu'un pays ne tient pas sans son industrie et il faut que l'on parte de notre industrie et qu'on renforce notre tissu industriel et ça a été notre obsession tous les outils qu'on a conçu sont tournés autour de ça avec évidemment la volonté de faire bouger notre industrie la décarbonée l'affaire basculer sur l'industrie digitale les pousser à travailler sur le Data bien sûr mais concentré autour de cette idée industrielle le résultat et on en est assez fier c'est que vous êtes dans la première région industrielle de France devant l'Île-de-France car la première région en termes de nombre d'emplois industriels de création de valeur de pourcentage du PIB c'est notre région donc on est très clairement la locomotive industrielle de notre pays et on est dans les 5 plus grandes régions industrielles d'Europe et on est convaincu qu'on peut y arriver et que si la France arrive à bien corriger ces trajectoires on peut parfaitement remonter la pente d'abord on a commencé par quelque chose qui n'est absolument pas à la mode bah on a nettoyé la dépense publique alors ça rend pas toujours très populaire parce que dans notre pays il y a quand même un principe c'est qu'on a droit à une subvention à vie surtout si je suis taquin si on appartient à quelques domaines notamment la culture où là la subvention est absolument avis en plus on ne peut demander des comptes sur rien bon ben nous on croit pas ça nous on pense que pour qu'un pays marche il faut commencer par bien gérer sa dépense publique et pour qu'une région mars il faut commencer par bien gérer sa dépense publique donc on a fait 15% d'économies sur les dépenses de fonctionnement on s'est mis dos au mur en s'interdisant d'avoir un euro de dette supplémentaire en ces temps on n'a pas fait un seul euro de dette supplémentaire on s'est mis au mur on s'interdisant d'augmenter aucun impôt aucune taxe donc ici on augmente pas les impôts on augmente pas les taxes on ne touche rien on est sur une fiscalité où on s'interdit de toucher à l'outil fiscal et l'objectif c'est que la région coûte le moins possible en termes de fonctionnement pour avoir le plus possible d'argent sur l'investissement nous sommes notés par une agence financière la même dont on attend le résultat demain et cette agence nous classe juste un cran en dessous de l'Allemagne et maintenant deux crans au-dessus de la France et on est dans les collectivités locales la mieux gérer de France et ça c'est très important que je le dise parce que ne vous trompez pas il y a une colonne recette il y a une colonne dépense et qu'il n'y aura jamais de compétitivité économique et industrielle si on gaspille l'argent public et la maladie française du quoiqu'il en coûte et des chèques à tout le monde pour acheter des grilles peints vous les payez ensuite sur les impôts de production sur les charges salariales sur les charges patronales sur les impôts sur le revenu sur tout ce que vous prenez pour pouvoir créer de la valeur et donc nous la première matrice c'est de se dire ici on commence par économiser sur la dépense c'est la condition pour ensuite pouvoir se donner les moyens de son ambition partant de là après on m'a fixé l'idée que l'essentiel de notre investissement devait aller à ce qui crée de la valeur faut d'abord créer de la valeur avant de vouloir la redistribuer donc on s'est concentré sur tout ce qui permet d'accompagner l'entrepreneuriat les infrastructures la création d'équipements et de chantier l'innovation dans le domaine du btpi tout ce qui nous permet de conforter et de renforcer notre région économiquement on l'a fait avec une méthode à laquelle je suis très attaché parce que je pense que c'est une des voies de réflexion qu'on doit avoir Jérôme va vous expliquer s'il n'a pas déjà fait tout ce qui est une grande chance que vous l'ayez Jérôme Fourquet aujourd'hui c'est le meilleur analyse de ce qui se passe dans le pays le travail qu'il a fait livre après livre pour comprendre la façon dont le pays part en archipel ses attentes la façon dont il se transforme et dont il vit ses propres transformations c'est passionnant donc vous avez beaucoup de chance d'avoir Jérôme Fourquet qui intervient ici c'est profitez-en parce que il l'a posé à mes yeux le meilleur diagnostic sur l'état du pays et ce qui est très intéressant c'est que on est dans une société dans laquelle les gens veulent de la souplesse et nous on a un système ultravertical on est dans une société où la création de valeur c'est se mettre ensemble et nous on a un système dans lequel c'est la puissance publique qui dans sa majesté qui a pas tellement changé depuis Louis XIV pense que ça s'est tout mieux que tout le monde et que ça impose les choses l'étape pense qu'il va définir la stratégie industrielle lui-même sans aucune interaction avec les acteurs l'étape pense que il fait le RER métropolitain sans même réunir autour de la table les différents acteurs pour pouvoir faire un RER métropolitain et on est devenu la démocratie au monde qui est la plus archaïque j'ouvre juste cette parenthèse parce que vous changerez pas le pays si vous changez pas le process ça c'est ma conviction c'est qu'en fait on a un mode de gestion du pays qui est devenu archaïque et c'est comme si dans une entreprise vous dites prends l'entreprise et juste parce que c'est moi ça va s'améliorer non si vous changez pas la manière de fonctionner de la France vous ne changerez pas le pays et vous lui redonnerez pas de la liberté et de l'oxygène nous tout tombe dans le principe qu'on a ici je suis pas un grand adepte de démocratie participative pour ceux qui me connaissent mais en revanche j'aime bien quand on travaille ensemble et donc on additionne nos publics et privés systématiquement j'essaye de m'appuyer beaucoup sur les réseaux consulaires je crois dans les corps intermédiaires et je pense que on est plus intelligent quand on essaye d'additionner des choses et donc la réussite c'est pas la réussite de la région c'est la réussite de la région plus les réseaux de CCI plus les réseaux de chambre de métier plus les représentants du monde entrepreneurial plus les clusters plus l'épaule de compétitivité plus les chefs d'entreprise et on essaye de travailler en commun sur une idée publique et privée c'est une bonne idée associée et quand vous regardez dans le monde les modèles qui marchent c'est pas privé tout seul c'est pas public tout seul c'est public et privé ensemble parfois ça remet en question parce que le raisonnement du privé est pas exactement celui classique du public mais ça fait beaucoup de bien et ça apporte beaucoup d'oxygène ensuite une fois qu'on a fait ça on s'est doté d'outils d'abord on met beaucoup d'argent pour accompagner nos entreprises parce que les autres le font les Allemands le font l'Italie du Nord loufaye l'Autriche le fait la Flandre le fait nous on est les rois pour appliquer les aides européennes et les règlements mais en revanche pour soutenir nos entreprises dans leurs investissements beaucoup plus compliqué donc on met de l'argent pour pouvoir accompagner nos clusters nos pôles de compétitivité l'innovation et ensuite on a essayé de faire très méthodiquement ce dont tu as besoin d'un chef d'entreprise deuxième chez son concurrent à Valence mais le prochain sera chez toi donc ça c'est premier exemple deuxième exemple quand on a un gros dossier on est capable de mettre beaucoup d'argent on avait une ambition on voulait montrer que c'était possible de refabriquer des Snickers en France et on a un entrepreneur du textile génial que j'adore qui est venu nous voir et qui nous a dit j'ai étudié le process on peut arriver à rapatrier du Vietnam mais il faut qu'on investisse beaucoup en robot et on l'a énormément accompagné on l'a mis en lien avec simmens parce que moi je crois aussi au partenariat entre grands groupes et PME ti c'est une erreur d'opposer les deux il faut avoir l'écosystème global et en Ardèche il a installé une usine qui est sans doute une des plus modernes aujourd'hui dans le monde qui fabrique des sneakers en partenariat avec babola notamment et qui est pour nous une grande fierté puisque c'est la première fois depuis maintenant 20 ans qu'on aboutit à refabriquer et relocaliser deuxième exemple troisième exemple je majeur c'est la formation les mine d'or du 21e siècle c'est les ressources humaines et donc à chaque fois qu'on essaye d'attirer des entreprises ou de les aider à se développer on investit beaucoup sur le fait de dire bah vous pouvez localiser une structure de formation dans votre entreprise et nous on demande pas que ce soit dans un lycée ou dans une structure publique si vous voulez le faire à l'intérieur ça nous va très bien si vous voulez vous mettre en commun pour en avoir une commune à plusieurs entreprises on est capable d'accompagner si vous voulez faire une formation qu'on localise dans un lycée on fait mais à chaque fois on a toujours ce raisonnement formation et on constate que c'est soit si ça y est pas un frein soit si ça y est un gros accélérateur Juliette notamment à développer une école remarquable de codage du numérique sur le plateau de charbonnière et qui nous a permis d'approvisionner tout ce qui était codeur digital etc en les formant directement sur notre territoire et ça ça a quand même été un vrai changement on dit un Games changer c'est ça et qui nous a permis de faire une bascule qui a été qui a été importante ensuite quatrième élément les réserves foncières avoir de la réserve foncière c'est très difficile aujourd'hui une loi vraiment dingue a été adoptée avec zéro artificialisation nette le danger c'est qu'on ne trouve plus de foncier dans notre pays donc la décision qu'on a prise c'est de limiter les surfaces commerciales dans la région limiter l'extension des lotissements et créer de la réserve qu'on dédiera uniquement à nos entreprises et à nos entreprises de production et ça c'est la région qui gardera la main pour éviter qu'on se retrouve encore moi j'aime beaucoup ça les anthropologistiques c'est bien il en faut mais à l'arrivée c'est quand même le signe d'une économie qui repose uniquement sur l'importation avec des hectares et des hectares qui sont gelés très peu de monde dedans très peu de création de valeur donc je suis pas du tout en soi contre les anthropologistiques mais enfin je préfère quand même avoir des industries qui produisent et qui produisent chez moi donc on va prendre la main là-dessus pour constituer de la réserve foncière et sans l'anticiper et notre dernier atout c'est la mise en place d'un fond souverain qu'on a structuré sur un raisonnement assez simple là aussi en partenariat avec des familiers office et des banques régionales avec l'idée de dire à nos habitants aujourd'hui quand vous mettez votre argent dans un compte épargne vous savez pas à quoi il va servir il va partir au Brésil il va partir au Vietnam il va partir aux États-Unis et tout le monde a la passion de vouloir savoir ok mon épargne où est-ce qu'il part et avec notamment la possibilité d'avoir des fonds verts les fonds verts c'est très sympathique mais vous savez pas où ça part et donc ce qu'on a voulu proposer c'est un produit d'épargne dans lequel on dit aux particuliers votre argent sera réinvesti dans nos industries et dans nos emplois c'est géré par un chef d'entreprise moi je veux pas interférer sinon on finit comme Ségolène Royal donc avec Berlin donc ça les politiques c'est très bien mais ça prend pas les décisions d'investissement on a fixé la doctrine stratégique c'est tourner sur les industries l'objectif c'est de permettre l'accélération et la montée en puissance et ça nous permet d'intervenir notamment au fonds propres pour aider au développement on a structuré en fond brêle pour ceux qui sont à peu près technique dans le domaine et ça nous permet d'avoir une vraie force de déploiement on le fait monter en puissance c'est aussi une façon de dire on se donne les moyens d'accompagner et de protéger nos entreprises je vais donner là aussi un résultat très simple biose dans le Cantal toute petite entreprise quand je les ai connu ils étaient même pas une trentaine aujourd'hui ils sont en train de monter vers 500 c'est le leader mondial dans tout ce qui est la fabrication de médicaments de produits pharmaceutiques à partir de bactéries végétale ou animal et donc aucun recours à la chimie et ils sont en train de ils ont bouclé d'ailleurs leur dernière levée de fonds à 300 millions d'euros et non les accompagnés et ça c'est les outils qui sont très forts et qui montrent c'est pour ça que je vous le cite qu'on peut arriver à réussir ses relocalisations industrielles à l'intérieur de nos territoires maintenant je voudrais finir avec un constat parce que ça se mesure la CCI a fait une étude des projets de relocalisation en France la moitié la moitié de tous les projets de relocalisation qui ont été conduits dans notre pays se sont fait en Auvergne Rhône-Alpes 50%.

donc ça pour nous c'est une gigantesque fierté parce que le fait d'être parti avant d'y avoir cru d'avoir défendu la souveraineté industrielle de s'appuyer sur nos chefs d'entreprise très tôt ça nous a permis de garder cette maîtrise et la deuxième satisfaction pour nous c'est que la plupart du temps ce sont des chefs d'entreprise qui détiennent eux-mêmes leur entreprise c'est pas des fonds qui restent pendant 5 ans et qui ensuite tournent ce qui est bien aussi ça peut être un modèle mais j'aime bien quand même qu'on ait des chefs d'entreprise enracinée dans leur territoire et qui sont pour nous notre force d'appui et ça c'est vraiment la ligne directrice qu'on essaye de qu'on essaie de tenir maintenant je voudrais finir avec trois conclusions si vous me permettez en ayant déjà été un tout petit peu trop long la première sur la décarbonation vous voulez agir pour la planète vous avez une seule chose à faire vous ramenez les industries et la production en France il y a très peu de pays au monde qui peuvent se permettre de dire ça nous avons le système de production économique qui est le plus décarboné au monde à condition d'arrêter de faire n'importe quoi sur le nucléaire de continuer à développer les énergies renouvelables et de ne pas oublier l'hydraulique nous avons le système de production au monde qui est le plus respectueux de la planète et de l'environnement et donc de grâce arrêtons de nous tirer des balles dans le pied c'est une chance inouïe d'avoir un pays qui puisse dire nous notre intérêt si on veut sauver la planète c'est produire chez nous et arrêter d'importer Troyens vous êtes en Allemagne non pas avec le charbon vous êtes aux États-Unis sûrement pas vous êtes en signe j'en parle même pas nous oui et donc pourquoi est-ce qu'on est suffisamment dingue pour sans cesse rajouter des normes à nos propres productions qu'on impose même pas aux produits qu'on importe alors que c'est nous c'est tellement simple il suffit de dire sauver la planète c'est faire réussir l'industrie française c'est quand même pas très compliqué comme message et je trouve que à faire passer à nos enfants c'est extraordinaire parce que on leur donne le sentiment que maintenant pour sauver l'environnement il faut plus utiliser l'ambition pour leur pays il faut plus utiliser une ambition pour les entreprises il faut même qui fasse d'enfant c'est exactement le message inverse qu'il faut leur dire vous avez la chance inouïe d'être dans un pays qui un facteur d'équilibre sur l'environnement un facteur d'équilibre dans la régulation du monde et donc on doit juste tous ensemble se mobiliser pour faire réussir notre pays parce que si notre pays réussit c'est une bonne nouvelle pour l'environnement c'est une bonne nouvelle pour la stabilité du monde c'est une bonne nouvelle pour la planète et il faut qu'on retrouve cette fierté parce que à force de se dénigrer et de passer à côté de ça on passe à côté de l'essentiel le premier facteur d'émission de CO2 dans notre pays c'est les importations vous voulez réduire le coefficient des missions de CO2 en France baisser les importations relocalisées ramener les emplois chez vous c'est quand même je trouve extrêmement positif en termes de messages qu'on peut faire passer le deuxième et c'est pour moi une vieille conviction ça ne peut pas marcher si jamais on ne règle pas le problème de la différence entre le travail et l'assistanat il y a 10 ans j'avais dit que l'assistanat serait un cancer pour notre pays on y est c'est un train de ronger le pays de l'intérieur vous ne pouvez pas arriver en bosser les gens quand la réalité c'est que en travaillant à peine plus que s'il reste chez eux c'est comme ça on peut le prendre dans tous les sens et on ne peut même pas le reprocher aux gens moi je pense mais c'est un sujet de débat et ça m'intéressera d'avoir le jugement de Jérôme oui le rapport au travail a changé oui les gens veulent plus de fluidité oui valorise la sphère personnelle mais en même temps ils sont ils sont en attente de sens au travail et je pense que c'est pas tellement le travail qui a c'est pas les Français qui ont perdu le sens du travail c'est le travail qui a perdu son sens en France je vais prendre un chiffre très clair une de mes amis gère les services sociaux d'un département je lui ai demandé des monographies elle me donne un exemple très simple d'un parent isolé 4 enfants il touche 2500 euros d'aide sociale par mois je lui reproche pas du tout mais je dis juste quand vous touchez 2500 euros d'aide par mois qui est capable d'offrir ici un salaire net à 2500 euros dans lequel en plus si jamais vous commencez à voir ce salaire là vous allez perdre toute une série d'aide et vous allez prendre des impôts c'est impossible vous pouvez demander ça à personne vous demandez pas à quelqu'un de faire 30 km de trajet chaque jour pour aller travailler dans une structure potentiellement 3 8 pourquoi 50 100 euros de plus que si vous restez chez vous on a construit un système social qui est devenu fou ou au lieu d'aider les gens temporairement et il faut les aider temporairement parce qu'il y a des gens qui peuvent traverser des périodes sociales difficiles mais où l'objectif ça doit être de revenir en direction du travail nous on a construit un système dans lequel pour acheter le silence des gens on a fait un système social hyper généreux dans lequel à l'arrivée bah celui qui travaille n'a pas l'impression d'être mieux traité dans notre pays que celui qui travaille pas et ça c'est pas juste et dans un pays comme le nôtre ou la justice et une valeur fondamentale ça peut pas fonctionner il faut remettre la reconnaissance du mérite au cœur du fonctionnement de notre pays chacun selon ses mérites chacun selon son implication mais s'il y a pas de reconnaissance de mérite il y a pas de possibilités pour le pays de se reconstruire et vous pouvez faire ce que vous voulez on ne retrouvera pas de la compétitivité et de la dynamique en France et puis la dernière est conclue par là il faut construire une France et c'est ce que j'appelle la France des régions heureuses le terme je l'utilise à dessin on nous a vendu l'idée d'une mondialisation heureuse cette mondialisation n'a découvert avec le covid que si jamais vous importiez tout ce que vous fabriquez vous avez plus de masque on a découvert avec la crise énergétique que le fait de dépendre des autres pouvait avoir des conséquences catastrophiques et on a découvert avec la crise ukrainienne que la guerre c'était pas fini et que potentiellement ce monde-là était très instable du coup on redécouvre la notion de souveraineté bonne nouvelle pour moi cette souveraineté en France si vous voulez la construire vous ne la construirez pas depuis Paris il faut qu'on redécouvre l'énergie qui est dans le pays dans sa profondeur un pays qu'on a souvent méprisé un pays qui au moment de la crise des gilets jaunes c'est un peu senti à l'écart c'est à dire que le premier phase des gilets jaunes c'était quand même cette catégorie de Français modeste qui allait travailler qui ont eu l'impression qu'ils étaient plus considérés que ça tombait de Paris avec des règles qui étaient plus en osmose si vous voulez que le pays fonctionne il faut le réconcilier pourquoi est-ce qu'au début je vous ai parlé d'un projet qui devait fonctionner pour Lyon pour le Cantal pour la vallée de l'art vous pouvez pas avoir un pays dans lequel il y a d'une part des métropoles ultra-riches et de l'autre côté des territoires des industrialisés qu'on laisse à l'abandon c'est pas ça la réussite de la France notre force au contraire c'est de réinvestir le pays dans sa profondeur c'est de refaire vivre des bassins d'emplois comme tiers c'est de comprendre que à Issoire vous avez un bassin de l'aéronautique qui est génial c'est de miser sur le fait que la Vienne nous Valence on peut avoir des territoires de production industrielle c'est redonner ce message d'espoir à ce qui a toujours fait la force de notre pays puis la Troisième République c'est cette compréhension que nous on a un pays qui recèle d'énergie de vigueur et de dynamisme dans ces territoires et donc reconstruire notre pays pas à partir de Paris mais en remisant sur l'énergie de nos territoires et dans des territoires on vit mieux ou la qualité de vie est meilleure le coût du logement est moins cher la possibilité d'élever ses enfants et plus facile et ou à condition de ramener des emplois et notamment des emplois industriels on peut offrir des vrais perspectives de Carnières de développement qui soit attractif c'est cette France des régions heureuses que je trouve un très beau défi à construire pour nous et qui peut être aussi notre caractéristique dans la compétition mondiale qui est devant nous voilà merci à tous merci Laurent Wauquiez

21:36
Non speech

[Applaudissements]

21:39
Laurent Wauquiez

vous étiez au coeur de cette tournée transformant la France au cœur des régions heureuses c'est ce que nous retiendrons ce matin de votre intervention merci beaucoup Laurent Wauquiez on se retrouve très prochainement je l'espère dans les colonnes de La Tribune merci le reste de la journée qu'est-ce que vous avez vous passez ah mais c'est pas vrai coucou