Retraites : David Amiel, ministre délégué chargé de la Fonction publique est l'invité politique
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour David Amiel. Bonjour. Fonction publique et réforme de l'État.
Comme ça on est tout à fait complet. Un mot d'abord pour commencer sur ce cambrillage hier au musée du Louvre et déjà une polémique politique sur le manque de sécurité dans les musées. Pour Jonathan Badela, c'est même une insupportable humiliation et délitement de l'État.
Vous savez ce qui s'est passé au musée du Louvre ? C'est d'abord un crime contre notre histoire et notre culture. Et on a tous été saisi d'effran en l'apprenant dimanche matin.
C'est un symbole, le Louvre, symbole aussi évidemment de notre histoire, celle du 19e siècle. Et je vois les polémiques qui surgissent au fond. Elles surgissent toujours à n'importe quel sujet.
On a une enquête judiciaire qui est en cours. J'espère d'abord qu'on arrivera le plus rapidement possible à retrouver les coupables, à retrouver les bijoux qui ont été dérobés et évidemment à châtier les malfaiteurs. Aujourd'hui, l'examen du budget en commission à l'Assemblée nationale débute.
Premier jour d'un marathon qui doit finir, je le rappelle, au 31 décembre. Il peut passer ce budget. Je je rappelle aussi he c'est sans l'usage du 493 puisque Sébastien Lecornu y a renoncé et moi je suis convaincu qu'un compromis est possible et la meilleure preuve qu'un compromis raisonnable est possible c'est qu'il a déjà eu lieu puisqu'en 2025 on a réussi à avoir un compromis entre le Parti socialiste, le bloc central et les élus de la droite républicaine pour avoir un budget qui réduise le déficit qui n'augmente pas les impôts sur l'immense majorité des Français et qui poursuivent les investissements indispensables dans l'armée, dans la transition écologique. qui était à l'époque le négociateur principal pour l'Assemblée nationale.
On avait fait cet accord au début de l'année 2025 et je crois que s'il y a de la bonne foi de part et d'autre, si on sort des jeux de posture, on peut refaire la même chose pour l'année 2026. Dans ce budget, Sébastien Lecornu s'est engagé à la suppression de la réforme des retraites. On n'a pas bien compris quel sera le véhicule législatif pour proposer cette suspension.
Sébastien Lecornu avait évoqué un amendement du gouvernement dans le cadre du projet de loi de finance de la sécurité sociale, ce qui obligerait finalement les socialistes à voter ce budget. Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon réclam une lettre rectificative soumise au Conseil d'État pour suspendre cette réforme. Est-ce que ça c'est une option sérieuse ?
Mais l'engagement du Premier ministre sera tenu. La discussion sur la forme, le véhicule continuera évidemment à avoir lieu. Le Premier ministre, le ministre des relations avec le Parlement, il travaille.
Mais vous savez, Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen ne cherchent au fond qu'une seule chose, c'est à faire que tout explose. Ils veulent rendre l'adoption de ce budget impossible pour créer une crise politique, sans doute une crise financière et essayer ainsi de tirer les marrons du feu. Je crois qu'il faut garder beaucoup de sang-froid.
On a réussi à construire une relation saine, stable. Le fait que le Premier ministre renonce à l'usage du 493 est un acte très important de confiance dans le parlement et les engagements seront tenus. Il y aura pas d'entoureloupe parce que c'est ce que redoutent les oppositions vis-à-vis de l'engagement qui est pris vis-à-vis du du Parti socialiste sur cette suspension de réforme des retraites.
Elle existera bien à la fin au 31 décembre ? Bien sûr, l'engagement sera tenu. Il n'y aura évidemment aucune entourloupe.
Hier, le patron du Sénat, Gérard Larcher, a a étrié le choix d'Emmanuel Macron d'abandonner les marqueur qui avait, je le cite, marqué ces 8 années de mandat parce que ce compromis se fait quand même sur le dos de l'équilibre financier des retraites et il place aussi un petit peu la France à rebour de l'histoire quand on voit les âges de départ à la retraite de nos voisins européens. Il a pas raison. Gérard, moi j'étais favorable à la réforme des retraites mais je crois que le premier ministre fait aujourd'hui preuve de réalisme et de sagesse.
Il n'y a plus de majorité à l'Assemblée nationale pour permettre la poursuite de la réforme des retraites jusqu'en 2027. La suspension est donc un choix éminemment réaliste et un compromis, c'est aussi pouvoir faire des concessions de part et d'autre. Maintenant, bien sûr qu'il faudra en 2027 avoir à nouveau un débat sur la question des retraites.
Vous l'avez dit, je suis ministre de la fonction publique. Quand on regarde les chiffres, on a une dette qui augmente, on a des déficits qui sont euh importants, des impôts qui sont importants et pourtant beaucoup de services publics qui sont àos dans la police, dans la justice. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle on y réinvestit.
L'explication, c'est évidemment que une grande part des dépenses publiques sont absorbées par les dépenses de retraite. C'est la moitié de l'augmentation de la dette ces dernières années. Donc, il faudra qu'on ait à nouveau en 2027 un débat sur cette question des retraites.
Aujourd'hui, à l'Assemblée nationale, il n'y a pas de majorité pour pouvoir avancer dessus. Encore un dernier mot sur ce sujet. On sent quand même que pour certains de vos camarades de Renaissance, la pilule suspension de la réforme des retraite, elle est quand même dure à avaler.
Si vous vous étiez député, est-ce que vous les auriez voté ? Vous voteriez sans état d'âme cette suspension ? Mais à l'Assemblée nationale, il y a dans tous les cas une majorité sans même renaissance pour voter en faveur d'une suspension de la réforme des retraites.
Donc vous nous dites quoi ? Que vous se seriez abstenu. Mais je ne suis pas parlementaire aujourd'hui, je respecte beaucoup député mais je respecte beaucoup les députés renaissance qui effectivement ont un devoir très difficile dans la période, celui de faire des compromis.
Vous savez, un compromis ça coûte dans les deux camps. Donc évidemment ça nous coûte. Évidemment, on continue à penser que sur le fond la réforme des retraites était indispensable, nécessaire.
Aujourd'hui, elle n'est pas possible et si nous avions une crise politique, une explosion de ce budget en plein vol, et bien le coût pour les finances publiques serait bien plus élevé que celui de la suspension de la réforme des retraites. Alors, vous nous parlez justement finances publique, le nerf de la guerre comme partout, c'est l'argent. En ces temps de budgétaire, est-ce que vous vous avez l'assurance dans votre portefeuille, celui de la fonction publique que vous ne serez pas touché par des économie ?
Non, l'argent public est évidemment rare et tous les ministères devront faire des efforts dans la période priorité pour vous, la priorité c'est de mettre le paquet sur les services publics du quotidien. C'est la raison pour laquelle on réduira des emplois dans la fonction publique d'État. On aura notamment des efforts très importants dans ce qu'on appelle les opérateurs, les agences de l'État.
Je précise pour nos téléspectateurs suppression environ 3000 3000 postes la moitié au sein des opérateurs de l'État. Exactement. Et dans le même moment on remet des postes sur des services publics du quotidien, on recrée des postes dans la police pour avoir plus de présence de force de l'ordre sur le terrain, dans les rues, dans l'espace public.
On recrée des postes dans la justice pour avoir aussi des procédures plus rapides. On sait aujourd'hui que beaucoup de tribunaux sont embolisés. On crée évidemment des postes dans l'armée pour faire face aux nouvelles menaces aux frontières de l'Europe et c'est cela qu'il faut réussir à faire, c'est faire des choix clair, retirer des moyens là où ils sont les moins urgents, en remettre là où c'est indispensable.
Alors, j'ai compris où on en enlevait. Donc les au sein des opérateurs de l'État, j'ai compris où on en remettait. Mais sur les 3000 suppressions de poste, donc la moitié opérateur de l'État, ça veut dire que les autres c'est quel type de personnel qui évite ?
Bah les autres postes seront dans les différents ministères euh qui ne sont pas euh euh ceux que j'ai mentionné. Donc effectivement, vous avez des créations de postes dans vous avez des créations de poste dans la police, vous avez des créations de postes dans la justice. Bah c'est l'ensemble des autres ministères qui devront les uns et les autres faire des efforts.
Et vous avez pas le détail parce que c'est environ 1500 postes qui seront supprimés sur ces autres. On aura le les débats budgétaires, mais vous l'ensemble des ministères qui ne connaissent pas des créations de poste par définition feront des efforts mais c'est évidemment indispensable dans la période puisque nous sommes dans une période d'ajustement budgétaire. Euh en 2026, il y aura pas non plus de mesures de revalorisation salariale.
Elles sont gelées. Je sais que vous recevez les organisations cette semaine, les organisations syndicales cette semaine, c'est pour leur faire un état des lieux et notamment sur ça, sur les salaires. Non, c'est d'abord pour les écouter et pour pouvoir ensuite avancer ensemble.
Moi, ma première priorité comme ministre de la fonction publique, c'est devrait améliorer les conditions de vie des travailleurs de première ligne du service public, ceux qu'on a applaudi aux fenêtres pendant la crise sanitaire mais qui n'ont pas toujours eu la reconnaissance qu'il méritait. Quand j'étais député, j'avais déposé une proposition de loi par exemple pour faciliter l'accès au logement des travailleurs publics de première ligne qui souvent habitent à 1h 1h30 par exemple de l'hôpital où il travaillent qui arrivent épuisés qui finissent par jeter l'éponge. D'abord, j'espère qu'on ira au bout de l'examen de cette proposition de loi et puis plus généralement cette question des conditions de travail, des conditions de vie sera au cœur des discussions que j'aurai avec les organisations syndicales.
Et donc concernant les conditions de travail, je sais pas si ça s'apparente mais vous vous lancez un partenariat avec Mistral pour 10000 agents. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que l'intelligence artificielle va venir seconder des des agents de la fonction publique.
Oui. C'est ma deuxième priorité comme ministre chargé de la réforme de l'État de la fonction publique. C'est au fond de faire gagner du temps aux agents et aux usagers.
Moi, je veux être le ministre du temps gagner parce qu'aujourd'hui la bureaucratie, elle étouffe les services publics et les premières victimes, ce sont les fonctionnaires. Moi, je dirais jamais que les responsables de la bureaucratie sont les fonctionnaires. Les responsables de la bureaucratie, c'est les décisions politiques.
C'est que le fait qu'on a une organisation archaïque, qu'on a beaucoup d'élus, qu'on a des lois qui sont votées sans se soucier de leur application, qu'on a des échelons qui s'entremêlent. Et donc oui, l'intelligence artificielle notamment, elle peut permettre de faire gagner du temps aux agents. J'annoncerai mercredi le déploiement d'un chatbot comme on dit, c'est une sorte de chat GPT mais français souverain avec Mistral pour aider les agents publics.
Je travaille également à pouvoir par concrètement juste en un mot concrètement ça ça aide en quoi ? En quelle tâche ? Bah, ça aide à pouvoir remplir automatiquement un certain nombre de formulaires.
Ça aide à pouvoir préparer des réponses aux usagers pour pouvoir ensuite faire que l'agent public à la main puisse la personnaliser tout en gagnant du temps sur la partie la plus réglementaire, standardisée. Les enseignants chercheurs par exemple, on y travaille pour qu'ils puissent remplir automatiquement un certain nombre d'appels à projet, se concentrer sur le cœur de leur mission qui est de faire de la recherche et d'enseigner et pas de remplir de la paperace. Tout ça, je crois que ça peut être des vraies avancées pour les agents publics.
Merci beaucoup Davidel. Bonne journée à vous.
David Amiel