Le cauchemar éveillé de Monique Barbut. Les chroniques de la prolophobie #4
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 100 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08Fait
« Elle qui était jusque-là inconnue du grand public, fuyant les journalistes et préférant rester dans l'ombre, vient de sortir brusquement de l'anonymat. »
- 0:50Fait
« Ce qui horrifie madame Barbu, figurez-vous, c'est quand elle entend dire qu'il faut mettre de la clime partout. »
- 2:19Fait
« Monique Barbu s'étrangle à l'idée des arbres qui brûlent, mais pas à celle de ses compatriotes qui meurent de chaud. »
- 3:45Fait
« Qui dit climatisation dit réchauffement climatique dit feu de forêt. »
- 4:28Fait
« Le réchauffement climatique doit devenir coûte que coûte la priorité numéro 1 des Français devant le pouvoir d'achat et l'insécurité. »
- 5:55Fait
« Elle ne se déplace qu'en mobilité douce, sauf quand elle préfère remplacer son trajet en TGV par un avion de peur de se retrouver bloqué dans le train à cause de la chaleur. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[musique]
Elle qui était jusque-là inconnue du grand public, fuyant les journalistes et préférant rester dans l'ombre, vient de sortir brusquement de l'anonymat. Monique Barbu, ministre de la transition écologique, ne doit pourtant qu'à elle-même cette irruption fracassante. Interviewé sur BFM au sujet de la canicule, elle a pris la parole avec emportement se déclarant horrifiée. La fraction de seconde avant qu'elle ne poursuive sa phrase a permis de spéculer sur l'objet de son outrage. Elle doit être horrifiée par le nombre d'hospitalisations causées par la chaleur, c'est-on dit. ou bien par l'augmentation importante des décès dans les épades.
À moins que, toute entière dévouée à sa cause, elle n'est songé au Monceau d'immondice, abandonné dans les rues de Paris le soir de la fête de la musique ou à ce déversé le lendemain directement dans le canal Saint-Martin par les agents de la propreté. ou peut-être encore a-t-elle été scandalisée par les ouvertures sauvages de bouche à incendie dans plusieurs banlieux qui conduisent au gaspillage de litre et de litres d'eau ? Que n êtes pas du tout ? Non, ce qui horrifie madame Barbu, figurez-vous, c'est quand elle entend dire qu'il faut mettre de la clime partout. Ce qui l'amore d'elle n'est ni un drame, ni une catastrophe, ni une gabie. C'est un simple propos. un bê avis, une idée banale.
Mais attention, vous n'êtes pas au bout de votre surprise. Devinez pourquoi cette proposition d'installer la climatisation lui est insupportable. Elle l' parce que, tenez-vous bien, cela n'évite ni les feux de forêt, ni la mort des animaux. Quel rapport me direz-vous ? Aucun. Ou alors il faut avoir une acception assez extrême de la solidarité avec la faune sauvage. Il souffre, nous souffrons. Dans ce cas, il faudra songer sérieusement à se priver de chauffage en hiver au motif que cela n'évite pas aux animaux de mourir de froid et également se priver de nourriture tant qu'on y est.
Monique Barbu s'étrangle à l'idée des arbres qui brûlent, mais pas à celle de ses compatriotes qui meurent de chaud. Nous avions bien remarqué que la classe médiathico-politique avait l'émotion sélective. Par exemple, on a beaucoup pleuré la mort de Noël, nettement moins celle de Philippine. D'ailleurs, au sujet de Philippine, rappelons que madame Hidalgo s'était déclaré glacé, non par la découverte macabre du corps au cours d'une battue organisée par les proches eux-mêmes, non par l'annonce qu'il s'agissait d'un viol suivi d'un meurtre, mais par de simples affiches à l'effigie de la jeune fille qui osait préciser que le tueur était sous OQTF.
Le monde médiatico-politique a également l'indignation sélective. On a beaucoup parlé du pédocriminel Jérôme Bardella, nettement moins des animateurs du périscolaire parisien. La récupération sélective, on a beaucoup parlé de George Floyd, nettement moins du jeune Thomas Acrépol. Avec Monique Barbu, place à l'ofuscation sélective. Je dois vous dire hélas que si vous réfléchissez ainsi, c'est que vous êtes un peu sommaire, un peu limité, que vous n'avez pas le bagage intellectuel suffisant pour comprendre. En effet, il faut être titulaire au moins d'une licence d'anglais et d'un DEA de science économique comme l'a cher ministre pour pouvoir conceptualiser le raisonnement suivant.
Qui dit climatisation dit réchauffement climatique dit feu de forêt. Peu importe que ces incendies soit à 95 % d'origine humaine. Peu importe qu'il n'existe à ce jour aucune preuve de causalité avérée entre climatisation et réchauffement climatique. Monique Barbu, elle sait faire la différence entre l'essentiel et l'anecdotique. Et Dieu sait que cette faculté n'est pas donnée à tout le monde. Un autre, ceci dit, sait très bien le faire. Notre jupitérien président Emmanuel Macron, spécialiste incontesté de la pensée complexe. En juin dernier, il avait tensé ceux qui, je cite, préfèrent brainwatcher sur l'invasion du pays et les derniers faits d'hiver plutôt que de se préoccuper des océans.
Le professeur Macron avait administré au peuple français une sage leçon de civisme en l'éclairant sur les vraies et les fausses priorité, celle qui mérite d'être prise au sérieux et celle qui ne le méritent pas. Car il est primordial que contrairement à celles qui détruisent les forêts, les flammes de l'écoanxiété soient inlassablement entretenu. Le réchauffement climatique doit devenir coûte que coûte la priorité numéro 1 des Français devant le pouvoir d'achat et l'insécurité. Tout ce qui est susceptible de les de les en détourner doit être combattu sans relâche. Or, la climatisation justement porte en elle un risque funeste d'apaisement écologique ou de relâchement climatique.
Certains experts de plateau télévisé ont récemment suggéré en effet qu'une généralisation de la climatisation pourrait faire oublier l'urgence de réduire les émissions de carbone. Voilà donc ce qui en définitive horrifie madame Barbu. Il faut dire qu'en matière écologique celle-ci est parfaitement irréprochable. Son mode de vie tout entier est une véritable odde à la sobriété intégrale. Elle ne se déplace qu'en mobilité douce, sauf quand elle préfère remplacer son trajet en TGV par un avion de peur de se retrouver bloqué dans le train à cause de la chaleur. Elle n'aime pas trop la climatisation, sauf dans les bureaux de son ministère à l'hôtel de Rocklore.
Elle n'investit que scrupuleusement dans l'économie verte, sauf quand elle engrange les dividendes de ses actions chez Total, Airbus ou Talè. Enfin, cette dame qui semble plus affectée par la mort des animaux que celle des hommes a certainement dû être horrifiée en découvrant les préconisations émises par son ministère quelques mois avant son arrivée. En effet, un rapport conjoint avec le ministère de l'agriculture sorti en mai 2025 recommandait, je cite, un choc de régulation des ongulés sauvages en langage courant, la suppression de serre, biches, chevreuil ou encore des sangliers dans certaines forêts dominiales.
Nul doute Comonique Barbu s'en est bruyamment désolidarisé dès sa prise de fonction. Réclamer des sacrifices collectifs tout en s'accord accommodement personnel. Voilà qui ne semble pas beaucoup gêner ceux qui nous dirigent. Finalement, l'écologie c'est comme le vivre ensemble. C'est surtout bon pour les autres. Tant d'impudence a parfois de quoi laisser pantois. Il serait opportun à tous les donneurs de leçons qui pérorent du matin au soir un vieil adage qui n'a rien perdu de son actualité. Charité bien ordonnée commence par soi-même. Chers amis de Radio Courtoisie, nous avons une grande nouvelle à vous annoncer.
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Monique Barbut