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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 19 octobre 2026 23 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéTravail & emploiInstitutions & électionsSolidarités & famille

17 octobre : "Comment le gouvernement a-t-il pu à ce point perdre le contrôle ?" (Richard Werly)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 60 %Défensif 40 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Pourquoi le gouvernement a-t-il refusé la démission de Laurent Nunes ?

  • 0:40OuverteRéponse partielle

    Emmanuel Macron maintient Laurent Nunes : est-ce un soutien ou un manque de choix ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    La démission de Laurent Nunes était-elle inévitable après les violences ?

  • 2:52OuverteRéponse partielle

    Par qui remplacer Laurent Nunes dans ce contexte ?

  • 3:35OuverteRéponse directe

    Quels enseignements tirés de la gestion des manifestations ?

  • 4:18RelanceÉludée

    Pourquoi le gouvernement n'a pas anticipé l'ampleur des violences ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:07Fait
    « Le président a parlé de honte et le ministre de l'intérieur a parlé de perte de contrôle. »
  • 10:00Fait
    « Le président a parlé de honte et le ministre de l'intérieur a parlé de perte de contrôle. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Alors, cette annonce est tombée. Laurent Nunes, ministre de l'intérieur fragilisé, a proposé sa démission. d'émission qui a été refusé, mais symboliquement c'est quand même quelque chose. Symboliquement, c'est évidemment quelque chose. Elle était, j'allais dire presque c'était presque incontournable qu'il le fasse. Enfin, moi quand je lis la presse internationale, vous l'avez tous fait, les yeux du monde entier sont tournés vers la France sous l'angle comment cela a-t-il été possible et comment le gouvernement peut avoir à ce point perdu le contrôle ? D'ailleurs, l'expression a été utilisée, semble-t-il, par le ministre de l'intérieur lui-même. Donc la phase d'émission du ministre de l'intérieur, elle était absolument logique. Après, on peut être il y a

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différentes interprétations. Pourquoi Emmanuel Macron le maintient ? Euh parce que le maintenir, c'est quelque part le cautionner. C'est cautionner ce qui a été fait. Or, à l'évidence, il y a eu des problèmes, des problèmes à la fois décisionnels. Regardez, hier on écoutait le maire de Limoge. Le maire de Limoge, si vous l'écoutez strict au sens, c'est accablant pour l'État et la manière dont les rapp ont été déployés. Le maire de Marseille également. Donc pourquoi Emmanuel Macron le maintient ? Soit parce qu'il a confiance et qu'il estime que ce n'est pas lui le ministre qui a fauté, c'est l'ensemble du dispositif. ou soit parce que et ce serait encore plus inquiétant, il n'a personne pour le remplacer dans un climat où tout le monde est sur une chaise, j'allais dire j'allais dire

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explosive, éjectable mais explosive aussi. Elisabeth Pinot, votre regard justement sur cette proposition, je démissionne et ce ce souhait du président, je vous garde. Je suis d'accord avec Richard, c'était inévitable de présenter cette démission après les images, après ce qui s'est passé samedi et hier, au moment même où le président de la République parlait, il y avait encore des payages en Paris. Je peux en parler ? Je je les ai vu. J'étais aussi dans la manifestation qui était elle pacifique. Donc le président a tenu à faire le distingo entre les deux. C'était même l'unique message qu'il a fait hier. Beaucoup de déception, on l'a dit euh parce que beaucoup attendaient. Alors, d'un côté de la fermeuté état d'urgence, couvre-feu, ce genre de choses. Le président a parlé

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de honte, ça s'ajoute à la perte de contrôle dite par Laurent Nunes. Il faut pas sous-estimer la sidération et maintenant la colère, vous l'avez dit, l'incompréhension au-delà des frontières mais aussi des Français. C'est évidemment absolument accablant et évidemment le Rassemblement national en fait son miel. Comment voilà, c'est c'est une évidence. Marine Le Pen n'a pas tardé à faire un message [raclement de gorge] hier toute présidentielle poser la question effectivement à qui en tout du côté de l'exécutif la démission du ministre de l'intérieur refusé parce que en effet Alix l'a dit tout à l'heure on on ne change pas comme ça un chef dans la tempête et nous sommes en pleine tempête et Laurent Nunes est un professionnel et échanger un ministre ça ça amène

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toujours un peu ça affaiblit encore une fois ce secteur qui n'en a vraiment pas besoin ces temps-ci Mais politiquement, c'était inévitable. Alex Boudaget, c'est vrai que la question se pose, c'est si le si le président de la République avait accepté la démission, par qui le remplacer ? Finalement, il y a pas énormément de choix qui va se coletter justement à cette à ces événements, sachant que il risque d'être à répétition. Oui, c'est ça. En fait, il y a un petit paradoxe, c'està-dire qu'on a ce matin un ministre de l'intérieur qui dit "Je suis responsable de ce qui s'est passé. Il y a eu une perte de contrôle dans certaines villes et on a un défaut massif d'anticipation he quasiment du simple au double en en terme de

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participant à cette manifestation. Donc lui on a tiré effectivement l'enseignement en présentant sa démission. Mais Emmanuel Macron, voilà, il y a un problème de ressources humaines et il y a aussi un problème d'agenda. un agenda euh avec ce 5 novembre qui est le prochain point d'entrée d'immobilisation avec c'est une intersyndical, il y aura sans doute encore beaucoup de beaucoup de monde dans les rues euh et donc entre aujourd'hui et le 5 novembre, il faut tenir. On a vu que maintenant l'immobilisation des émettiers dépasse le cadre même des manifestations. Donc oui, c'est compliqué pour Emmanuel Macron. d'abord parce qu'il a sans doute pas les ressources humaines et en plus parce que parce que il y a encore des échéances à

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chaud et qu'il va devoir gérer. En revanche, on a bien compris la feuille de route de Laurent Nunes, tout changer, c'est-à-dire on n'est plus face à des mobilisations type syndicales, on on fait face à des guerri urbaines. Et pour les guerriers urbaines, c'est pas la même chose en terme de maintien de l'ordre. Et alors, je voudrais qu'on écoute Gérald Armanain, le ministre de la justice ce matin. Et écoutez-le, c'est intéressant, ça rejoint un peu ce que vous dites et votre témoignage Nathalie va être extrêmement précieux après. On l'écoute. Il a fait des choses formidables pour la sécurité des Français. Il a organisé les Jeux Olympiques avec moi lorsqu'il était mon profet de police à Paris. C'est un grand ministre de l'intérieur. Il y a un moment difficile. Nous avons failli

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incontestablement ce weekend. Il l'a reconnu lui-même. Il a eu un défaut dans les renseignements et on fait pas de bonnes police sans bon renseignement. Il faut savoir ce qui a dysfonctionné. Le renseignement français, il est au top contre le terrorisme islamiste. Il n'y a plus d'attentat, je touche du bois ou quasiment plus. Il est euh fort contre la criminalité organisé, il est important contre les ingérances étrangères, mais manifestement, il ne sait pas lutter correctement contre l'ultra gauche. Alors là, on voit bien hein, chacun y va de son explication technique. Les renseignements ont failli, il y avait pas assez de monde sur le de maintien, pas assez de person pardon de personnel pour assurer le maintien de l'ordre. La doctrine n'est pas la bonne. Alors

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Nathalie Perez, vous tout le weekend, vous avez suivi, vous êtes en contact avec des policiers, des policiers de terrain. Quel est votre diagnostic ? Qu'est-ce qu'ils vous disent ? Qu'est-ce qui remonte du terrain justement sur cette situation ? Alors ce qu'ils peuvent dire eux sur le terrain, en tout cas les gens les policiers de base eux expliquaient que dans étaient dans les manifestations qui recevaient des des pavés qui ont reçu des pavés pendant pendant 48 he pratiquement. Eux expliquaient qu'il y avait effectivement un défaut d'anticipation qu'on avait pas anticipé. C'est vrai qu'au niveau des renseignements, on avait eu accès à une note des services de renseignement, une note confidentielle vendredi qui expliquait qu'il y aurait eu qui qu' allait y avoir des groupuscules de black

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block d'ultra gauche et de jeunes venant de quartier populaire de de banlieu sauf que on avait pas imaginé le nombre de personnes qui allaient venir, le nombre c'est de véritables armées qui se sont levées et ça on l'avait pas anticipé. Donc les policiers sont retrouvés face à des milliers de personnes, ils étaient pas suffisamment nombreux et donc ils ont dû encaisser des coups et des coups. Je les ai eu au téléphone à plusieurs reprises, certains et eux me disaient "On est on est complètement paumé, on sait plus ce qu'il faut faire, on a des ordres, des contreordres, le silence de la hiérarchie." Certains l'un d'eux me disaient "Non, sans humour, on est des poulets sans tête, on court partout et on sait pas Oui. et on sait pas on sait pas où aller, on sait pas quoi faire. On

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est juste là pour se protéger, pour encaisser les coups et certains ont sentait dans leur voix la peur et même la panique. La peur et la panique. Alors qu'ils étaient sur le terrain, quand vous les aviez au téléphone, ils étaient face au casseurs. Bien sûr, bien sûr, bien sûr, bien sûr. Il y a eu de nombreux blessés, hein, de nombreux blessés. Alors, ils essayaient de se protéger entre eux, mais ils étaient des petits de petits nombres face à des à des meutes euh entières déchaînées et euh et prêt à en découdre avec eux. Donc, ça a été particulièrement difficile pour eux. Et euh je vous le dis, il y a eu quand même des centaines de blessés. parmi les policiers, parmi les manifestants aussi, mais parmi les policiers. Votre regard parce que ça c'est un témoignage

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précieux des policiers qui disent "On était comme des poulets sans tête non sans humour". Mais surtout le silence de la hiérarchie, le fait qu'on était très petit et face à une masse très démunie. On a vu des policiers qui n'avaient par exemple pas assez de munition de cartouches pour notamment les fumigèes. Euh on on voit bien ce désordre, ce déséquilibre. Pourtant Laurent Nunes, c'est pas un perdre de l'année. J'ai j'ai envie de dire sur le constat, c'est encore pire que ce que je pensais, ce que je viens d'entendre parce que moi, je m'entenais à ce que j'ai entendu du maire de Limoge, du maire de Marseille, à ce qu'on ce que j'ai entendu aussi par ailleurs. Mais là, c'est encore pire. Ça veut dire que la désorganisation était massive, massive et à tous les niveaux,

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à tous les étages. Donc là, c'est plus le problème de la police, c'est le problème de l'État. C'est l'État qui n'a pas fonctionné. C'est c'est la structure même de l'État. La police étant vraiment la quintessence d'un état par définition. Après, je regarde, voyez sur l'écran, il y a une dépêche. Benoît Paillant met en doute le chiffre de 30000 casseurs à Marseille. Je ne sais pas à quoi joue la préfecture, dit le maire de Marseille. C'est il ne croit pas dans les chiffres de la préfecture. Donc là, on est devant une crise alors je crois que certains ont parlé de crise de régime, en tout cas une crise systémique. Il y a quelque chose qui ne marche plus. Après quand même, une fois tout ça dit, ce que je comprends encore moins les épisodes de casse, il y en a

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eu il y en a eu même assez récent avec un peu près le même type de population. Alors semble-t-il moins nombreuses, moins organisée, mais [raclement de gorge] c'était le même type de population. D'accord. Et mais comment se fait-il que en amont en amont d'une manière ou d'une autre, on n'est pas réussi à les stopper ? Gardons quand même en tête parce que sinon on va finir par, je parle à titre personnel, être totalement déprimé et je vais demander à rentrer d'urgence en Suisse plutôt que de continuer à couvrir la France. Mais mais on a eu des réussites, des belles réussites. Les JO en ont été une. Derman d'ailleurs comment faitil [raclement de gorge] que toutes les leçons d'une d'un événement bien organisé comme les Jo, semble-t-il n'ont pas pu être appliqué ou n'ont pas été

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retenu. J'avoue là mon incompréhension. Ah Nathalie voulizir c'est je pense aussi parce que il y a le parcours de la manifestation a été révélé seulement la veille, c'est-à-dire peu de temps avant le samedi, c'est-à-dire vendredi soir. Ce qui fait que les les les Rivrins n'ont pas eu le temps d'aller garer leur voiture ailleurs. Ils ont pas eu le temps de s'organiser. Les policiers n'ont pas eu le temps de s'organiser. Et puis il y avait deux parcours, ce qui est quand même très particulier. Vous aviez deux parcours et notamment un parcours qui partait de la République à la place de Cliché qui est une petite place et où là euh évidemment ça allait forcément déborder. Alors justement donc une organisation qui visiblement ne tient pas la route, des renseignements qui remontent mais

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qui sont qui ont mal et anticipé. Qu'est-ce qu'on vous dit vous dans justement dans les coulisses gouvernementales ? Est-ce qu'ils reconnaissent que ça que ça a été le bazar et que ça a été mal géré ou est-ce que effectivement pour le moment on est encore dans l'idée que bah voilà, on avait pas le choix, on ne face à cette masse de de de casseur. Bon, on ne le dit pas que dans les coulisses, hein. Le président a parlé de honte et le ministre de l'intérieur a parlé de perte de contrôle. Donc c'est quand même un aveu d'échec. Euh on sait qu'hier toutes les options, il y avait une réunion à l'Élysée hier après-midi, il y en a eu de nombreuses hein depuis. C'est aussi la question qui se pose. C'està-dire ça fait quand même un mois qu'il y a cette manifestation de lycéen

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avec de nombreuses violences déjà. Moi j'ai parlé à des policiers directement hier et encore ce matin. Ils disent parfois on veut nous tuer quand on voit un un manifestant, enfin c'est pas un manifestant, c'est un casseur qui lance une cheminée d'un toit. C'est pour tuer. C'est pas juste pour pour faire pour revendiquer quelque chose et c'est même pas pour piller. C'est pour donc ça le gouvernement en a conscience. Alors le gouvernement a conscience de tout ça ou et c'est pour ça que cette ce manque d'anticipation est difficile à exprimer. Donc il y a une réunion hier après-midi autour du président de la République avant qu'il parte dans le golf parce qu'il quittent le pays pendant pendant 3 jours. Donc ça veut dire qu'il laisse les troupes et Sébastien Lecornu à la manœuvre. Donc

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ils ont envisagé différentes options, hein. Le en effet le un couvre-feu un état d'urgence qui dure 12 jours, je crois et qui permet d'interdire les manifestations. Mais tout bien pesé, c'était réclamé par Bruno Rotaillot notamment, tout bien pesé. Ça pouvait aussi mettre de l'huile sur le feu. Ça montre aussi que ça donne un l'image d'un état dur et c'est quand même ce qu'on reproche euh à en partie enfin ce que les manifestants on ont exprimé. Et d'ailleurs, ce qui se passe rejoint les revendications des manifestants. Moi, je dans la manifestation samedi. Euh, plus rien ne va. La santé ne va pas, l'éducation ne va pas et maintenant les forces de l'ordre, la sécurité, l'intérieur ne va pas. On va parler évidemment de ces manifestations de

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samedi parce qu'il y avait aussi là ces revendications contre le Vitcher. Je vous propose de rejoindre tout de suite Jordan Clin. Il est à Châtelet parce que figurez-vous cette nuit encore des exactions ont été commises. Jordane, vous êtes avec un habitant du quartier ? Oui, je suis avec non pas un habitant du quartier mais quelqu'un qui a pu observer ce qui s'est passé à la fois samedi et également hier. Timothé, bonjour. Vous êtes étudiant en infirmier, donc vous avez été également mobilisé sur toutes les manifestations, les blocus également ou pas ? Ouais. Euh c'est quoi votre sentiment quand vous observez ce qui a pu se passer hier à Châtely et ici ? Il y a eu beaucoup de beaucoup de casses. Alors je pense pour moi la manifestation, elle a été bonne dans le sens où euh

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parler de celle de samedi. Ouais, la cause est bonne mais les cassures, il y en a eu beaucoup trop. Euh je pense il y a eu une partie des Français qui sont mobilisés pour des bonnes causes comme je l'ai dit, mais il y a aussi beaucoup de cassures. Euh faut pas excuser ça parce qu'il y a des gens qui sont venus juste pour casser, mais il y a aussi des gens qui sont venus juste pour des bonnes causes comme la hausse des prix. Il y a eu beaucoup de choses. Voilà. Incroyable. Est-ce que justement tous ces pillages qu'on voit, les la case qu'il y a eu un peu partout dans Paris et dans dans d'autres villes, ça brouille pas un peu le message justement des manifestations ? Si, sauf que les gens qui ont cassé, c'est pas le enfin la cause principale de cette manifestation.

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Non, c'est pas ça que je voulais dire. Les gens qui ont commencé la manifestation ne voulaient pas qu'il y a autant de cassure. Par exemple, j'ai vu il y a plein de manifestants qui insultaient les gens qui cassaient qui étaient pas pour cela. Après euh, comment dire euh les gens qui ont cassé, je sais pas comment dire. En tous les cas, vous vous étiez là hier, en tous les cas ici et vous avez pu pu pu pu pu observer également ce qui s'est passé samedi. Qu'est-ce qu'est-ce que vous comment vous pourriez décrire ce qui s'est passé notamment par exemple hier ici et au c'était très très violent. Après par contre d'un autre côté, moi par exemple, j'étais juste en train de marcher à Châtely vers 3h du matin. Moi j'avais rien cassé, rien volé et cetera. Il y a

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un policier qui s'est approché de moi, qui m'a insulté, qui m'a dit "E toi nique ta mère." il est arrivé et il m'a mis une droite gratuitement comme ça. Ça veut dire pour moi des deux côtés que ce soit les flics ou que ce soit les jeunes, il y a eu des débordements. Maintenant toutes les cassures, c'est pas le message que les gens voulaient montrer. Il y a eu des débordements comme par exemple les blocus dans les lycées. Toutes les cassures, c'était pas le message qu'on voulait faire passer. Maintenant euh Ouais. Pour moi, il y a eu des torts des deux côtés. Merci beaucoup de rien. En tous les cas, un chiffre à vous communiquer qui a été donné il y a pas très longtemps puisqueune trentaine de boutiques ont subi des des pillages et ce qu' a annoncé la les autorités très récemment.

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Merci beaucoup Jordan. Donc une trentaine de boutiques hier soir effectivement dans dans ces nouvelles exactions. C'est très intéressant je trouve ce que disait ce jeune homme. C'est parce que Alix on voit bien d'un côté un soutien aux revendications des manifestants et la volonté de beaucoup de Français de vraiment faire la part des choses. D'ailleurs, il nous reproche he dans les médias de ne pas la faire enfin de faire beaucoup trop sur les émeutes et pas assez sur les revendications. En fait, il y avait quasiment trois catégories de personnes. C'est-à-dire, il y avait naturellement les lycéens, les étudiants qui manifestaient avec des revendications qu'on peut entendre qui sont légitimes et avec une réponse nécessaire de de l'État. Il y a une deuxième catégorie

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qui sont les militants de les militants de de l'ultra gauche qui sont donc dans cette mouvance black block et eux qui ont un agenda politique et en général ce sont eux qui ont pris d'assaut les mairies, tous les symboles de l'État du capitalisme. Et puis la troisème catégorie, ce sont beaucoup de jeunes issus des quartiers hein qui sont venus faire leurs courses à Paris notamment ou dans d'autres dans d'autres régions. C'est eux qu'on voyait effectivement vandaliser les les les magasins, repartir avec des sacs qui vont revendre aussitôt sur internet. Eux, eux, ils ont zéro agenda politique, ils ont zéro revendication, c'est juste des pilleurs et des casseurs. Et c'est pour ça que sans doute que le maintien de l'ordre, il doit réussir à gérer ces

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trois combinaisons là. effectivement et et justement Alexis Corbière donc a demandé lui euh à ce qu'une commission se réunisse, notamment une commission parlementaire pour essayer de faire le tri de ce qui s'est passé et de comprendre ce que l'on peut faire de pour changer les choses. Écoutez-le. Au vu de ce que j'entends des questions qu'on se pose vous et moi, comment ça se fait qu'ils ont sous-estimé les choses ? On a un sentiment de de force de l'ordre débordé d'un ministre de l'intérieur hier soir affolé qui cherche des bou émissaires. J'écoute monsieur Paillan, maire de Marseille, le maire de Lyon qui est mécontent, le maire de Paris qu'on a entendu. Moi, je demande la clarté, comment dirais-je, objectif de ce qui s'est passé et pourquoi pas une

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commission d'enquête parlementaire. Nous sommes là pour ça. Nous sommes là pour contrôler l'action du gouvernement et on voit bien qu'il y a une confusion dans ce qui a eu lieu hier. Je pense, y compris madame Bron Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale. C'est à elle de prendre l'initiative pour que tout groupe confondu, on puisse entendre les acteurs. Donc on vient d'entendre ce député écologiste, hein. En fait, ce qu'il veut comprendre et ce que beaucoup de gens souhaitent comprendre, c'est comment on a pu euh se retrouver avec une manifestation qui a des revendications, qui a été suivi quand même par 500000 personnes en France. C'est énorme et en même temps que les policiers aient eu à affronter effectivement comme vous le disiez très justement à la fois des émettiers et des

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casseurs. En fait le message brouillé en principe des policiers Nathalie, ils sont là pour protéger une manifestation. Oui bien sûr, mais il faut qu'ils soi suffisamment nombreux. ils n'étaient pas assez nombreux et c'est et c'est là que le babless, c'est là où il y a eu un problème, c'est qu'ils étaient en petit nombre face [raclement de gorge] à la masse énorme de casseurs euh venu perturber ces manifestations. Euh en fait si le président de la République dit qu'il veut restructurer, qu'il faut refaire les choses correctement pour pouvoir éviter ça, ah ben eux les policiers eux ce qu'il demandent c'est plus de monde, plus de visibilité. Il faut qu'il soi visible, il faut qu'il soit présent. On voit on vo en France il y a 250000 policiers gendarme c'est énorme. Donc on

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peut mobiliser tous ces gens-là. Je vois par exemple à la manifestation de samedi, on il y avait pas énormément de de gendarmes. Par exemple, des compagnies mobiles de gendarmerie, on les a il y avait la Bravem qui est venue en renfort. Il y avait il y avait énormément la CRS8, ils sont venus en renfort aussi. Ils sont mobiles mais il y avait pas suffisamment de monde. Et c'est ça le problème. Le problème c'est qu'il y a pas assez de policier. C'est ce qu'il demande. Il demande pas à faire plus de répression. Il demande pas à tirer des grenades de désencerclement, il demande à être plus nombreux, plus visibles et pouvoir ncer tous ces fauteurs de troubles. Et et vous votre ressenti justement ? Moi, je me souviens [raclement de gorge] pardon, je me souviens justement des

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Jeux Olympiques et je crois que c'est ce qui avait fait le succès du maintien de l'ordre durant les Jeux Olympiques ou plus exactement le succès du fait qu'il n'y ait pas eu de maintien de l'ordre parce que l'ordre était respecté, c'est que le déploiement était absolument massif. He je crois on parlait de 40000 policiers. Plus de 40000 policiers effectivement. Et alors c'est, disons-le quand même, c'est extrêmement triste pour un pays de devoir se dire qu'à chaque fois qu'une grande manifestation va avoir lieu, on doit complètement ceinturer la capitale de policier. Il faut quand même pas s'en réjouir. Ça prouve que quelque chose dysfonctionne, mais le fait est que ça marche et c'est là où c'est étonnant que ce type de mesure n'ait pas été répétée. Alors, il y a sans doute des raisons

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qu'on va nous donner dans les jours qui viennent. Après, un autre un autre élément là quand même euh et je crois que ça a surpris tout le monde, c'est les violences qui ont essémé dans d'autres villes que Paris, y compris Limoge. Qui aurait pensé que Limoge se retrouverait assiéger de cette manière ? et et il y a beaucoup d'autres villes. Donc c'est vrai que là pour le coup quand vous avez un mouvement qui semble organisé au point dessémé dans plusieurs villes mais je rappelle aussi il faut s'en souvenir que les gil et jaunes en 2000 durant l'hiver 2018-29 moi je me souviens d'avoir suivi plusieurs manifestations en province elles étaient [raclement de gorge] très violentes. Il y avait enfin il y avait de la violence en marge des cortèges pour être très

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précis mais une violence très sérieuse. Donc encore une fois il y a il y a trois sujets. Il y a les décisions qui ont été prises ce weekend du côté du ministère de l'intérieur et de la police. Il y a le fait que les grandes manifestations en France deviennent peut-être entre guillemets ingérable. Et puis il y a cette question de la violence inhérente maintenant à tout mouvement parce que pour une partie de la population soit pour se servir soit pour se faire entendre on casse. Et effectivement le le gouvernement demande Emmanuel Macron demande maintenant à son ministre de l'intérieur de tout remettre à plat, de réfléchir à une un nouveau maintien de l'ordre. Alors Bruno Rotaillot qui s'est exprimé, lui il a une autre proposition. Il propose effectivement clairement euh la

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la l'état d'urgence. On l'écoute. Bah je j'ai qu'un mot à lui dire. Ça suffit la Chianli. Il est président de la République, il est le garant de nos institutions et je lui demande de protéger la France des honnêtes gens. La France des honnêtes gens. Je sais pas de qui il parle exactement. Est-ce que ce sont des manifestants qui ont voulu manifester calmement ? Est-ce que ce sont ceux qui regardent avec un œil extrêmement critique et qui pâtissent des émeutiers ? L'état d'urgence, c'est la proposition extrême, hein. C'est c'est une prop c'est une mise en place que on a fait pendant la période des attentats à des moments très très forts de catastrophe républicaine. Quel est votre regard ? Est-ce que c'est anticipé par le gouvernement cela ? ça a été

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étudié par le gouvernement mais ils ont estimé que c'était c'était une mesure trop dure. À l'heure où nous parlons, çaait ça aurait donné raison à ceux qui disent que plus rien ne va et que le le ceux qui disent que la la France est est dictatoriale. Enfin, on entend des choses comme ça dans dans les manifestations. Là, la réponse pour l'instant et Emmanuel Macron l'a exprimé hier, c'est encore d'essayer le dialogue et de donc de réunir tout le monde en tapant pas mal sur l'extrême gauche une fois de plus et sans la nommer, il ne l'a pas nommé, mais on l'a bien compris, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon, mais ça c'est quelque chose qui est répété depuis longtemps, y compris par Sébastien Lecnu à chaque fois qu'il va à l'Assemblée nationale, mais visiblement

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ça ne suffit pas. Là, l'État a failli dans sa protection euh des honnêtants euh dit Bruno Rota en tout cas des des Français dans leur ensemble. Et il ne faut pas sous-estimer la la colère, l'incompréhension bah d'une très grande majorité de Français, hein. Euh il y avait entre 500000 et 800000 personnes euh dans les manifestations samedi qui ne voulaient pas de violence. Et puis c'est ces violences sont le fait de quelques dizaines de milliers. Mais mais ça c'est pareil, faut voir la proportion. S'il y avait 30000, le chiffre est contesté mais néanmoins le nombre des meiers est quand même énorme. Comparé à quelques 2500 personnes arrêté, ça aussi le Rassemblement national ne va pas manquer de le rappeler. On verra ce que dit Jonar Bardella. Il fait une conférence de

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presse spécialement dans une heure pour dire ce qu'il ferait lui.