Béatrice Gosselin, sénatrice LR : l'avenir de nos littoraux
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:32OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux enjeux pour notre littoral, selon vous Béatrice Gosselin ?
- 1:23OuverteRéponse directe
Est-ce que la loi littorale qui fête ses 40 ans cette année, c'est un frein à tout ce que vous venez de dire ?
- 2:19OuverteRéponse partielle
Concrètement, ça pourrait passer par quoi ? Et quelles incidences, conséquences pour notre département de la Manche ?
- 3:23RelanceRéponse directe
Est-ce que ça veut dire qu'on va pouvoir, et que vous poussez aussi pour ça, bétonner un peu plus sur le littoral ?
- 4:40OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites, vous, qu'il y a urgence, parce qu'il y a de gros projets industriels qui arrivent chez nous, l'aval du futur, notamment dans le département de la Manche ?
- 4:56OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut aménager cette loi aussi pour permettre à tout le monde de se loger, même s'il faut aller un peu plus sur le littoral ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:38Invité politiqueFait
« Les principaux enjeux, malheureusement on les connaît, c'est à la fois s'adapter au changement à cause du climat, mais c'est aussi continuer à vivre sur nos territoires. »
- 1:32Invité politiqueFait
« Alors ça n'était à l'origine pas un frein. C'était une loi qui, dans l'année 86, permettait d'éviter une artificialisation démesurée des littoraux. »
- 2:40Invité politiqueFait
« Adapter l'objectif de zéro artificialisation nette au recul du trait de côte, afin de lever la pression foncière et d'éviter des conflits d'usages. »
- 3:10Invité politiqueChiffre
« un fonds d'érosiocôtière, au soutien de ces communes littorales. »
- 3:33Invité politiqueFait
« Non, je ne pousse pas du tout pour bétonner un peu plus, loin de là. »
- 5:03Invité politiqueFait
« il faut trouver des solutions. Et il faut aussi permettre à des jeunes familles qui ont moins de puissance financière de pouvoir s'y installer. »
Temps de parole
- Béatrice Gosselin69 %
- Présentateur24 %
- Présentateur 24 %
- ?2 %
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Si Cotentin, premier sur l'actu locale dans la Manche, ici matin. Et aujourd'hui à 7h45, notre invitée Béatrice Gosselin, sénatrice LR de la Manche, le 45ème congrès national de l'Association des élus du littoral, a lieu à Avranche jusqu'à demain. Et il va beaucoup être question d'aménagement du littoral et avec 674 km de côte, la Manche a évidemment plein de choses à dire. On en parle ce matin avec la sénatrice LR de la Manche. Bonjour Béatrice Gosselin. Bonjour Benoît. Anthony, mais c'est pas grave,
on va planter
le
décor,
on plante le décor. Quels sont les principaux enjeux pour notre littoral, selon vous Béatrice Gosselin
?
Les principaux enjeux, malheureusement on les connaît, c'est à la fois s'adapter au changement à cause du climat, mais c'est aussi continuer à vivre sur nos territoires. Et la Manche est donc un des départements les plus concernés parce que l'érosion,
on
connaît sur les territoires aussi bien la côte ouest comme la côte est. Et par contre, on a aussi une pression foncière puisque le territoire est attractif, non seulement pour son tourisme, pour la qualité de son climat, mais aussi pour tous les projets à venir. Donc il va falloir concilier le tout. Et les enjeux de notre territoire et de son aménagement sont cruciaux pour les décennies à venir.
Alors pour notre territoire, restons un peu dans la Manche, Béatrice Gosselin, est-ce que la loi littorale qui fête ses 40 ans cette année, c'est un frein à tout ce que vous venez de dire ?
Alors ça n'était à l'origine pas un frein. C'était une loi qui, dans l'année 86, permettait d'éviter une artificialisation démesurée des littoraux. Et elle avait son sens à ce moment-là. Elle était relativement ouverte, mais depuis se sont créées un tas de jurisprudences. D'autres lois ont durci le trait ou ont été faites pour améliorer, mais finalement ont apporté beaucoup, beaucoup de contraintes. Et maintenant, on arrive parfois à des incohérences totales et à voir que notre littoral, quand il est érodé, on n'y trouve pas de solution pour continuer à y vivre et à y vivre, à y faire ses activités économiques et touristiques.
Et c'est ce que réclame l'Association des élus du littoral. Une actualisation de la loi. On voit qu'on fait très attention aux mots quand même. On ne veut pas toucher à la loi, mais il faut quand même la dépoussiérer. Concrètement, ça pourrait passer par quoi ? Et quelles incidences, conséquences pour notre département de la Manche
? Il
y
a
plusieurs recommandations qui ont été faites à la suite d'un travail qui a duré plusieurs mois de la part de l'ANEL. Et l'Association
des élus du littoral.
Voilà, pardon, excusez-moi, oui. Et donc, repenser le document d'urbanisme pour l'application de la loi littoral, justement. Adapter l'objectif de zéro artificialisation nette au recul du trait de côte, afin de lever la pression foncière et d'éviter des conflits d'usages. Il est évident que là où on doit relocaliser, est-ce qu'on doit prendre des espaces qui étaient réservés au tourisme, qui étaient réservés au logement, ou qui étaient réservés à l'agriculture ? Il y a tout un tas de conditions qui font qu'il va falloir trouver des solutions. Il faut aussi créer,
et
ça on le fait au Sénat, on le fait à l'Assemblée nationale, mais à chaque fois, c'est balayé avec le 49.3, un fonds d'érosiocôtière, au soutien de ces communes littorales. Le fonds vert est financé en partie, et ça reste incertain. Le fonds barnier n'est pas adapté au phénomène progressif contre l'érosiocôtière, puisque c'est un phénomène
qui est prévisible. Pour bien comprendre,
Béatrice Gosselin, est-ce que ça veut dire qu'on va pouvoir, et que vous poussez aussi pour ça, bétonner un peu plus sur le littoral ?
Non, je ne pousse pas du tout pour bétonner un peu plus, loin de là. Ce que je veux, c'est qu'on adapte, et qu'on fasse en fonction de l'urgence. Il existe sur le territoire, et comme dans d'autres territoires littoraux, il existe des associations syndicales autorisées qui ont déjà un travail d'expertise, qui ont aussi une puissance financière, qu'on oublie complètement, qui sont des asats qui peuvent permettre de trouver un échéancier sur les endroits où il faudra relocaliser, mais aussi les endroits où il faut protéger
actuellement, avec une
évolution. Un peu plus de souplesse.
Un
peu plus de souplesse, et une lisibilité dans le temps. Parce que c'est vrai que pour le moment, au niveau financier, l'État, dans le cadre des projets partenariaux d'aménagement, n'a pas de lisibilité sur les sommes à venir pour protéger, mais aussi pour relocaliser, pour acheter le foncier, pour remettre les infrastructures. On est complètement dans le flou. Et les asats, elles ont cette force économique qui peut être des partenaires. Il faut les considérer comme tels.
Et
dans la Manche, actuellement, elles ne rentrent pas dans le processus de travail et de concertation.
Béatrice Gosselin, sénatrice LR de la Manche avec nous ce matin. Est-ce que vous dites, vous, qu'il y a urgence, parce qu'il y a de gros projets industriels qui arrivent chez nous, l'aval du futur, notamment dans le département de la Manche. On sait qu'il
y
a des problèmes pour se loger. Est-ce qu'il faut aménager cette loi aussi pour permettre à tout le monde de se loger, même s'il faut aller un peu plus sur le littoral
? Eh
bien oui, il faut trouver des solutions. Et il faut aussi permettre à des jeunes familles qui ont moins de puissance financière de pouvoir s'y installer. Pour le moment, on arrive à des littoraux qui sont réservés à des familles qui ont déjà une aisance financière. Et il se trouve que nos littoraux, et ça se démontre sur l'ensemble des littoraux, on arrive à une démographie qui est beaucoup plus âgée parce que la puissance financière des jeunes ne permet pas de s'y installer.
Donc, il faudrait qu'on arrive à trouver cet équilibre pour pouvoir accepter tous les publics et avoir la capacité d'accueillir les personnes et les gens qui vont venir travailler dans les différents sites, notamment dans le Nord-Cotentin, mais pas que sur l'ensemble de
l
'AEU des départements, oui.
Béatrice Gosselin, sénatrice LR de la Manche, merci d'avoir été avec nous ce matin sur Ici Cotentin. Bonne journée à vous.
Je
vous remercie. Bonne journée à vous.
Béatrice Gosselin