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InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 19 octobre 2026 18 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéÉconomie & entreprisesJusticeInstitutions & élections

Pillages : qui va payer la facture ? Agnès Verdier-Molinié

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le gouvernement en a les moyens ? Bah déjà, est-ce que c'est au contribuable tout court de payer ?

  • 2:12OuverteRéponse directe

    À quoi cette augmentation du coût du vandalisme est-elle due ?

  • 4:22OuverteRéponse directe

    Est-ce que on peut continuer à avoir des personnes qui votent après avoir détruit des mairies ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il faut augmenter les effectifs de force de sécurité ?

  • 7:18OuverteRéponse directe

    Quelle serait la solution pour que les forces de l'ordre puissent intervenir de façon optimale ?

  • 10:48OuverteRéponse directe

    Est-ce que ces scènes peuvent contribuer à dégrader la dette française ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:44Chiffre
    « On avait les émeutes de 2023 suite à la mort de Naël, c'était un milliard de coût total. »
  • 1:28Chiffre
    « En 2005, on était autour de 200 ou 300 millions d'euros. En 2023, on est autour du milliard. »
  • 13:34Chiffre
    « Les salaires ont augmenté de 1,3 % par an entre 95 et 2010. Il n'augmente plus que de 0,3 % par an ces 15 dernières années. »
  • 15:00Chiffre
    « On a 285 milliards de plus de dépenses par rapport à la moyenne de la zone euro. »
  • 15:43Chiffre
    « 78 % des Français disent qu'il y a quand même trop d'impôts dans notre pays. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonjour Agnè Azerdier Molig. Bonjour Vincent. Euh le maire de Marseille, le maire de Limoge, chacun ont demandé, ont appelé le gouvernement à subvenir et à régler la facture des dégâts qui ont été commis notamment contre les leur mairies qui ont été attaqués, vandalisés et même brûlés à Limoge. Ce n'est pas au contribuable de de Limoge de régler cette facture, a dit notamment Guillaume Guérin, le maire de Limoge. Est-ce que le gouvernement en a les moyens ? Bah déjà, est-ce que c'est au contribuable tout court de payer ? Parce que ça commence à faire beaucoup. On avait les émeutes de 2023 suite à la mort de Naël, c'était un milliard de

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coût total. Alors pas que pour l'État, il y a aussi les assureurs qui ont payé une partie pour les commerces et cetera. Mais à un moment se dire qu'à chaque fois il faut que ce soit la puissance publique qui paye et donc en fait le contribuable qui paye. C'est pas possible. Là, rien que pour la mairie de Limoge, on évoque des chiffres entre autour de 50 millions à 100 millions de de coût de rénovation, mais euh c'est absolument gigantesque. Et ce qui est très inquiétant et qu'on a déjà dit à la fondation frappe, c'est que plus on avance dans le temps, plus le coût de ce genre d'émeut est cher. C'est-à-dire que en 2005, on était autour de 200 ou 300 millions d'euros. En 2023, on est autour

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du milliard. Et là, quand on regarde nous les quelques chiffres qu'on peut déjà agréger, on anticipe qu'on sera déjà autour de environ 800 millions d'euros. 800 millions d'euros, c'est le montant des dégâts estimés. Oui. Alors pour ce weekend, mais pas que pour le pas que pour la puissance publique parce que il y a évidemment des commerces et cetera. On avait de l'ordre de plusieurs centaines de millions d'euros pour rien que pour les commerces. On est dans dans une situation où à chaque fois les émeutes coûtent un peu plus cher. Mais alors la question c'est très un point très intéressant. Vous soulevez là. À quoi cette augmentation du coût du vandalisme, du coût des dégâts provoqués par ces émeutes et d

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Et bien l'impression que finalement il n'y a pas de derrière de sanction pour les pour les émettiers parce que je l'avais regardé dans un précis. En quoi ça augmente la facture ça Verd Molig ? E bien parce que derrière euh quand la personne n'est pas sanctionnée que finalement il y a eu très très peu d'incarcération. Par exemple, il y a eu 50000 personnes en 2023 qui euh qui ont euh participé hein euh au aux émeutes, il y en a eu à peu près 600 qui ont eu euh une peine vraiment d'emprisonnement. Euh c'est c'est ridicule, c'est très faible. Donc euh finalement, les métiers se dit euh je vais euh casser euh un commerce, une mairie mais euh je crains quasiment rien en terme euh de sanction derrière euh par la justice. Et ça à ça

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c'est quelque chose que qu'il faut remettre en question. Alors il y a la loi euh Casseur Payeur là qui va arriver le 27 octobre euh en discussion au Sénat. Mais dans cette loi, finalement ça va pas si loin que ça. il faudrait aller beaucoup plus loin en terme de de charge pour les casseurs et que en fait c'est les casseurs voleurs pilleurs à un moment il faut peut-être aussi qu'il payent beaucoup plus sur leur propre denniers qu'on aille chercher non pas le portefeuille de l'État et des contribuables français mais qu'on aille chercher le portefeuille de ceux qui ont commis finalement ces exactions et puis après qu'on se pose la question aussi et moi j'aimerais mettre ça aussi sur la table c'est de leur droits civiqu

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Est-ce que on peut continuer à avoir des personnes qui vont ensuite aller voter aux élections, aux élections nationales, aux élections local alors que finalement elles se mettent dans une situation où elles sont dans la destruction euh de mairie, de préfecture, d'office du tourisme comme on l'a vu à Lyon et avec ce sentiment d'impunité. Non. Donc est-ce qu'on peut pas se poser la question ? C'est déjà dans le droit pénal, il y a déjà la possibilité de de suspendre pour 5 ans justement les droits civique. Mais est-ce qu'on pourrait pas le rendre plus systématique ? Et ça c'est une question que je pense qu'il faut qu'on arrive à

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se poser à un moment. on peut pas à la fois détruire et ensuite aller tranquillement dans son bureau de vote pour dire bah tiens, je fais mon mon devoir citoyen alors que en fait on n'est pas un citoyen respectueux du bien commun et de la collectivité. Euh il y a une question qui est soulevée, c'est le les effectifs de force de sécurité aujourd'hui en France. Ça a été relancé ce weekend euh et ça allait depuis en fait le début des troubles qui ont été provoqué par les blocages de lycée. à votre place un laboer expliqué il y a quelques jours et

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quelques semaines que l'un des problèmes auquels faisait face les forces de l'ordre et parfois justement dans ce qui pouvait être des écarts de conduite he de la part des des forces de l'ordre et qui occasionnent des des enquêtes de l'IGPN dans la répression du mouvement c'est que précisément les effectifs spécialisés en terme de maintien de l'ordre ne sont pas suffisamment nombreux dans ces circonstances là question, est-ce qu'il faut est-ce qu'on peut les augmenter ? Bah le problème c'est qu'on est à bout en terme de de finances publique. On le on le sait, on n pas d'argent. On n plus d'argent du tout. Quand on regarde le niveau de ce qui est consacré en terme de sécurité intérieure par rapport aux autres pays européens, on n'est pas

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tellement en dessous, on est dans la moyenne. On est il y a il y a il y a pas tellement d'écart entre la France et les autres pays. Le sujet c'est la répartition des moyens. Le sujet c'est euh est-ce que hier on aurait pas dû utiliser euh par exemple plus de Sentor, plus de plus de de dispositif beaucoup plus puissant. Euh ça a été fait ensuite à Marseille et à Bordeaux, mais une fois que vraiment la la situation avait été euh quasiment était devenue dans du quasiment hors de contrôle, donc peut-être que là, il y a eu une sous-estimation, enfin on est sûr déjà qu'il y a une sous-estimation du besoin de force. Ensuite le sujet c'est la répartition de ces forces, la répartition des moyens,

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moins que de rajouter encore des moyens. On sait qu'on a peur en France d'avoir des morts dans ce genre de cas. euh on sait que euh on est euh finalement dans une situation où on retient un peu les forces de l'ordre pour pas pour pas se retrouver euh avec euh ces c'est une situation où derrière euh le fait de charger les manifestants euh se retournerait aussi euh contre les forces de l'ordre les mêmes. C'est-à-dire que euh c'est un paradoxe. et mêmes qui disent aujourd'hui ça a été une catastrophe, ça a pas été bien géré et cetera sont ceux qui qui seraient aussi en train de dire il y a il y a eu il y a eu donc quelle serait la solution Agnès Verdimier justement pour que les forces

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de l'ordre puissent quand même intervenir de façon optimale dans un contexte financier et budgétaire contraint ? Bah, la solution ce serait de leur donner les instructions euh d'être plus euh euh plus plus fermes. Oui, plus ferme bien sûr, mais euh et d'avoir aussi des dispositifs qui soient beaucoup plus forts, mais aussi peut-être euh d'intervenir en amont, c'est-à-dire ce qu'ils sont en train de dire, de euh de d'interdire les manifestations euh sur ville, de se mettre dans une une logique. Alors, il y a ce qui a été proposé par Bruno Retaillot de de passer dans une situation d'état d'urgence. Ça ça c'est aussi une possibilité, mais le sujet numéro 1, c'est punir aussi ceux qui interviennent de cette manière.

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C'est-à-dire que ce qu'on va voir malheureusement vraisemblablement dans les prochaines semaines, c'est que on a un risque de répétition parce que ceux qui commettent ces actes ne sont pas assez poursuivis et arrêtés de de la manière qui qu'il faudrait. Alors là, on a dit qu'on a plus de de 2900 personnes qui ont été qui ont été arrêtées. Mais mais d'abord, c'est beaucoup par rapport à ce qui s'est passé en en 2023. On voit qu'en fait on est on est dans une situation où ça la violence s'accélère, s'accentue et sur un une temporalité de plus en plus faible. Mais ce qui est ce qui est certain, c'est qu'il va falloir

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montrer une beaucoup plus grande fermeté par rapport à ces acte et derrière sanctionner. Et la sanction, ça peut être à la fois la suspension des droits civiques, mais ça peut être aussi la suspension des aides sociales. Ça n'a ça n'a quasiment pas été fait, hein, pour 2023. Et ça peut être aussi quand on est sur des personnes qui sont logées, par dans des logements sociaux, c'est le fait de ne plus pouvoir être accueilli dans des logements sociaux. c'est que à un moment aussi on peut pas demander à l'État en permanence de payer et et ensuite attaquer et détruire et ensuite continuer à redemander d'échecs et là en fait on est tous pris en otage dans une situation où finalement ceux qui

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demandent d'échec sont toujours ceux qui gagnent. Euh, on a vu des scènes de violation d'immeubles sur les réseaux sociaux où d'ailleurs on a saisi un échange entre des soutiens et mobilisation des universitaires d'ailleurs euh sociologue et une jeune mère de famille barricadée où il était justifié d'ailleurs les une des deux personnes de s'en prendre à la propriété privée. Or, vous rappelez que c'est un droit garanti par la déclaration des droits de l'homme de 1782. Oui, je mets dès le début du livre, c'est l'article 17 de la déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Et c'est normalement c'est un droit qui est inviolable. Un paradoxe chez les révolutionnaires de ceux qui invoquent la révolution finalement qui violent un principe révolutionnaire.

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Oui. Un un droit inviolable et sacré. Après ce sujet de de la propriété, il est tellement mis à mal en France et ce que j'explique aussi dans le livre, c'est qu'on a par exemple une fiscalité qui est devenue antipropriété. C'est-à-dire la propriété est tellement taxée que euh rien qu'acheter un appartement avec les droits de mutation euh à plus de 6 %, bah on est on est dans une situation où ça devient tellement cher, tellement fiscalisé quand on est en on est un un bailleur et que on a un petit appartement euh finalement on avait fait le calcul un petit appartement à Paris, c'est moins en terme de de rendement qu'un qu'un livréa. Est-ce est-ce que je je regarde ces images encore puisqu'il y a encore des not des agences de notation qui doivent s'exprimer en fin de semaine

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notamment, est-ce que ces scènesl peuvent contribuer à dégrader la la dette française et la note française ? Déjà, on a vu ce matin que la bourse de Paris était était ouvert en baisse, pas dans des bonnes dispositions. On a vu que l'écart de taux avec l'Allemagne, bah il continue à se creuser. Le taux sur la France, il est il est pas bon, hein. Il est autour de 4,8. On a atteint presque 5 % il y a quelques jours et on voit que la charge AD va nous coûter de plus en plus cher. Et évidemment ceux qui nous prêtent, alors les agents de notation certes, mais aussi ceux qui nous prêtent, c'est-à-dire tout. Que se passe-t-il si la note de la France est dégradée notamment à la fin de la semaine ? Mais mais en réalité euh la note de la France dans l'esprit de tout le monde,

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elle est déjà dégradée. La confiance, elle est déjà elle est déjà en partie perdue. Vous avez vu ce qu'a dit la directrice du FMI euh sur la France euh en expliquant qu'on allait mettre du temps à regagner la confiance. Quand on dit qu'on va mettre du temps à regagner la confiance, c'est qu'on a déjà perdu la confiance. Donc le le le sujet est extrêmement grave. Vous dites que justement le craque financier viendrait d'un trop plein de dépenses et d'un trop plein d'impôts. Alors, on réduit quoi d'abord ? Les impôts ou les dépenses ? Il faut faire les deux en même temps en fait. Et c'est ça qui est euh inquiétant dans ce qui est dit beaucoup dans dans la le casadre de la présidentielle, c'est que beaucoup proposent quoi ? des hausses d'impôts. Il y a certains

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programmes qui ne sont quasiment que des hausses d'impôts. Et et quand on va ces dégâts là, on se dit comment on va y échapper. Oui, mais le le sujet c'est qu'on est déjà surfiscalisé, c'est qu'on est déjà parmi les pays qui payent le les ménages, les entreprises payent le plus d'impôts. Les indépendants sont essaurés, les entreprises sont essaurées, les ménages qui ont justement un petit appartement location et cetera sont essaurés. Tout toute l'économie française est essaurée par la fiscalité. Et en fait, quand j'explique que le le problème que nous connaissons aujourd'hui est un problème à la fois de dépenses et de recettes, c'est très important de se dire que finalement toutes les hausses d'impôts qu'on va nous annoncer et c'est déjà le cas aujourd'hui, à chaque fois on nous dit

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ça va ça va ramener un milliard de recettes supplémentaires et à la fin on l'a vu sur la la contribution sur les hauts revenus au lieu de 2 milliards, on a eu 400 millions d'euros l'année dernière de recette. Agnoligor dans un instant le le maire de Limoge. Mais juste une dernière question euh la mobilisation de samedi était à l'origine pour protester contre la vie chère mais est-ce que la revendication vous semble pas quand même légitime ? Si j'en juge parce que vous écrivez dans votre livre le travail ne paye plus. Les salaires ont augmenté de 1,3 % par an entre 95 et 2010. Il n'augmente plus que de 0,3 % par an ces 15 dernières années. Mais oui, mais on est dans une situation, une spirale euh descendante avec un déclassement de notre pays. Évidemment que les Français sont pas

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contents. Évidemment que toute la France ressent ce déclassement quand on s'est réveillé en voyant que en clair si je vous suis la solution pour vous, ça sera ma dernière question, réponse courte mais ça passe par une augment une baisse des impôts, une baisse des prélèvements sociaux mais une baisse de l'État providence. Mais en fait ça passe par en même temps baisser les recettes et certains diront ou là baisser les impôts, c'est c'est un risque pour pour augmenter le le déficit. Et bien ce que je dis moi c'est non. En réalité, vous baissez les impôts, vous allez créer de la recette supplémentaire à terme et vous allez créer des emplois marchands et vous allez remonter la valeur marchande dans votre richesse nationale. La la le

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problème que nous avons c'est que notre dépense publique a étouffé la la capacité de création de richesse dans le secteur privé et la et a étouffé la la possibilité d'augmenter les salaires parce que finalement quand vous avez un salaire où le patron paye 100 et vous êtes à trois fois le SMIC et à la fin vous avez que 47 € dans la poche et ben pourquoi ? Ben parce que c'est pour payer le modèle social français, c'est pour payer l'ensemble des finalement de la politique du chèque qu'on pratique depuis maintenant trop longtemps. Alors c'est du chèque, c'est toujours la bonne idée, c'est la location de rentrée scolaire, c'est ceci, c'est cela. Et à la fin, à la fin, on se retrouve dans une situation avec des retraites aussi

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où on part trop tôt finalement à la retraite, on commence à travailler trop tard, on travaille pas assez d'heures dans l'année quand on est au travail et le choc qu'on doit avoir devant nous, c'est un choc où on va on doit travailler plus, on doit taxer moins et on doit dépenser moins. Et à la fin, on peut s'en sortir. et d'autres pays l'ont fait. Le Portugal l'a fait, l'Irlande l'a fait, la Suède, les Pays-Bas, tous ces pays-là à un moment pour pour des raisons différentes selon les pays se sont réveillés et ont repris en main leur destin. Nous, on est à la croisée des chemins, hein. On a 285 milliards de plus de dépenses par rapport à la moyenne de la zone euroor France. On a 154 milliards d'impôts supplémentaires sur la totalité des préléments obligatoires par rapport à la moyenne de

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la zone euro. Si on veut revenir dans une situation, on va créer de la richesse et on va baisser le déficit et baisser la dette à terme et retrouver un excédent primaire hors charge de la dette, et bien il faut absolument que nous allions dans le sens de la baisse des dépenses et de la baisse des impôts. D'autres et donc de l'état providence. Mais oui, mais mais c'est une évidence. C'est-à-dire l'État providence qui dit à tout le monde euh vous n'avez pas vraiment besoin de travailler et vous vous pourrez toucher euh des aides et vous pourrez et l'État euh en fait supplaira au fait que vous ne participez pas à la à l'effort du pays. Et ben non, c'est ce n'est plus possible. En fait euh quand on est à quasiment 5 % de taux

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sur la dette à 10 ans, quand on a une charge de la dette euh qui va arriver euh au au-delà de 100 milliards euh en 2028, on se rend compte que on est arrivé au bout d'un système qui qui est qui n'est qui n'a plus euh qui n'a plus aucune euh aucune pertinence parce que en fait ce qu'il faut comprendre c'est que notre fiscalité qui est adossée évidemment au coût du modèle social français est devenue antisocial. Voilà, c'est ce que j'essaie d'expliquer dans ce livre, c'est-à-dire que si on garde ce système, si on crée encore plus d'impôts, si on crée encore plus de dépenses, on va vers quoi ? On va vers plus de pauvreté et aussi plus de révolte. Parce que euh quand quand on empêche la richesse marchande de se créer, et bien euh on va vers vers un

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système où on est en train de partager de moins en moins de richesse entre les Français. Et c'est d'ailleurs on on s'en est rendu compte, notre richesse par habitant, elle est en dessous de la moyenne européenne maintenant et et ça ça devrait être un choc pour l'ensemble de nos concitoyens. Euh soulignons d'ailleurs que 78 % des Français disent qu'il y a quand même trop d'impôts dans notre pays. Et c'est un choc fiscal que appelle Agnè Verdier Meligier. C'est un livre qui fera débat très clair, argumenté et très intéressant. Arrêtez de nous taxer, c'est aux éditions de l'Observatoire. Merci. Merci beaucoup Agnè Verdier Molig.