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Podcast / conversationParoles D'Honneur· 13 septembre 2026 114 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

DEFI de L'AUTONOMIE et ROLE DES CONTRE-POUVOIRS, ANASSE KAZIB, SAID BOUAMAMA...

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 31 %Attaque 49 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:37OuverteRéponse directe

    Que faire en cas de défaite ou de victoire de la FI ?

  • 7:30OuverteRéponse directe

    Comment structurer l'autonomie face aux forces hostiles ?

  • 15:18RelanceRéponse partielle

    Quel rôle pour les contrepouvoirs face à une victoire électorale ?

  • 21:55OuverteRéponse directe

    Comment éviter la dilution des revendications dans les alliances ?

  • 29:52OuverteRéponse directe

    Quels sont les risques de la militarisation de la police ?

  • 42:02OuverteRéponse directe

    Comment construire des contrepouvoirs autonomes ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 8:56Annas KazibChiffre
    « On a été candidat en 2021 2022, on avait réussi à récolter 160 parrainages. »
  • 10:23Annas KazibFait
    « La première opposition à Emmanuel Macron pendant une décennie, ça a été la lutte de classe. »
  • 13:51Annas KazibFait
    « Si on a mis une balle dans le thorax à Naël, c'est pas uniquement du fait de la police sous Macron, c'est du fait de la police sous Hollande. »
  • 15:18Annas KazibFait
    « Le cadre de ce débat-là, si on pose l'autonomie uniquement comme une autonomie de pression à la gauche institutionnelle, je considère que c'est une autonomie totalement limitée. »
  • 52:51Chiffre
    « Marine Le Pen fait 14 points de plus. 14 points de plus. »
  • 53:35Fait
    « Il y a une telle offensive de l'extrême droite qui est bâtie sur des décennies de politique raciste, de la déchange de nationalité de Hollande, tout ça. »
  • 54:15Fait
    « Tu peux pas dire libérer Abdallah et c'est les gens du Parti socialiste qui sont qui étaient là. »
  • 54:59Fait
    « À Carcasson, on devrait l'ensemble des organisations de la gauche devrait appeler à la dissolution du commissariat de Carcasson. »
  • 1:01:35Fait
    « Pardon, on peut recentrer le débat ? Bah pour un peu, c'est c'est juste un peu long. »
  • 1:03:03Promesse
    « On est pour déjà l'abrogation et de l'ensemble des lois sécuritaires. »
  • 1:03:43Fait
    « On doit avoir une position indépendante et aller défendre nos propres revendications, ce qu'on pense légitime pour soi et pas ce qui nous semble aider à faire le plus petit dénominateur commun. »
  • 1:05:44Fait
    « On a organisé la marche contre l'islamophobie, c'était la France insoumise qui disait qu'on a le droit d'être islamophobe avec Peign Ruise et cetera. »
  • 1:06:57Fait
    « Il y a des groupes fascistes organisés, il y a des flics dans les commissariats qu'on le voit qui sont comme ça. »
  • 1:40:24Fait
    « Ils ont peur de qui ? Ils ont peur de l'AF ou bien ils ont peur de RP ? »
  • 1:42:33non_speechFait
    « la radicalité c'est pas simplement de crier fort et de et de et de dire anti-impérialisme, antisionistme et c'est pas ça la radicalité, elle doit aussi s'exprimer dans une stratégie claire et nette. »
  • 1:43:28non_speechFait
    « il faut envoyer le porte-avion dans la mer des Caraïbes. Moi, je pense que c'est une faute grave. »
  • 1:44:53non_speechPromesse
    « moi je te propose qu'on débat chez vous à PDH dans votre rue de dans vos locaux que c'est vous qui organisez la discussion »
  • 1:46:56non_speechFait
    « On a fait signer tout le monde sans savoir qui participe ou qui participe pas. »
  • 1:47:35non_speechFait
    « La CGT ne signait même pas au départ. avec Philippe Martinez pour tu vois enfin je vais pas raconter la jeunesse »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 2,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:01
Non speech

[musique]

0:04
Locuteur

music

0:07
Non speech

[musique]

0:11
Locuteur

[acclamation] حي

0:20
Non speech

[musique]

0:21
Locuteur

الوطن يا مقام الاحتلال [chant] عي [musique] فيك البسالي والفاح والعين

0:36
Non speech

[musique]

0:38
Locuteur

حييك يا شعب الوطن يا [musique] مقاوم الاحتلال

0:45
Non speech

[musique]

0:47
Locuteur

عي فيك البسالي والفاح [musique] والعين سراني [musique] عينيك [chant] يا شعب الوطن يا مقاوم

1:00
Non speech

[musique]

1:01
Locuteur

الاحتلال

1:08
Non speech

[musique]

1:13
Locuteur

Rameau d'olivier dans une main, revolver [musique] dans l'autre.

1:23
Non speech

[musique] [musique] [musique]

1:46
Locuteur

يا شعب الوطن يا مقابل الاحتلال [musique] في [musique] البس والي ساني

2:03
Non speech

[musique]

2:05
Locuteur

يا الوطن يا

2:09
Non speech

[musique]

2:13
Locuteur

عي في البس

2:17
Non speech

[musique]

2:20
Locuteur

de monsieur Arafat

2:25
Non speech

[musique] [musique]

2:37
Locuteur

الاخضر من يك لا تسقط الغص

2:42
Non speech

[musique] [musique] [musique] [musique]

3:07
Locuteur

H [musique] لا تسقط الغصن الاخضر من يدي [musique]

3:21
Non speech

[musique] [musique]

3:37
Locuteur

have been kicked out from his hes obliged and he has the right to fight to fight for living to fight for his future for his children for his people 4 3 2 1 à toyer ça bonjour tout le monde. euh heureuse de vous accueillir aussi nombreux et nombreuses aujourd'hui pour une table ronde intitulée défi de l'autonomie et rôle des contrepouvoirs à l'ô de 2027. Donc, j'ai à mes côtés Benjamin Lucas qui est député de la 8e circonscription des Yvelines. J'ai Pierre Douillard Lefèvre qui est auteur mais je vais les laisser quand même se présenter un peu plus longuement et j'ai Annas Kazib à ma droite et on attend Saï Boamama qui qui devra arriver en cours de en cours de débat.

Euh petit propos introductif, on est aujourd'hui sur le stand de Stop Violence d'État, une assaut qui a été cofondée par Isam Elk Calfouawoui et Samia et El Calfoui qui sont respectivement le père et la tente de Shail El Calfaoui qui a été assassiné par un policier le 4 août 2021, quartier de la Belle de Mai à Marseille. Aujourd'hui, l'association Stop aux violences d'État qui lutte contre les violences policières mais pas que, organise et coinitie au côté d'autres organisations la grande marche nationale unitaire contre le permis tué.

Donc cette loi qui a été votée à l'Assemblée le 7 juillet dernier et donc stop violence d'État et aussi à l'initiative de la pétition qui avait recueilli 730 près de 730000 signatures et qui a été mise à la poubelle en commission en commission des lois. Donc euh la lutte ça coûte. Donc ce stand euh il va falloir le faire vivre aussi. Euh je vous le dis tout de suite hein, et c'est pas un secret. Le stand nous coûte 11000 €. On a des t-shirts, des très beaux t-shirts que vous pourrez porter donc le 20 le 20 septembre. Il y a déjà près de 50 villes mobilisées qui marcheront dans le même temps contre le permis de tuer, donc à travers toute la France et également certaines villes à l'étranger.

Donc allez boire des coups, achetez nos t-shirts et on aimerait bien écouler le stand avant la fin de la journée. Oui.

5:58
Non speech

[applaudissements]

6:02
Locuteur

Donc si aujourd'hui il est important de parler d'autonomie, c'est parce que dès maintenant il faut préparer les contrepouvoirs face à ce qui attend une gauche de rupture si elle arrive au pouvoir. On le sait, les marchés, la banque centrale européenne, la diplomatie, les États-Unis et même une partie de l'appareil d'État opposeront une résistance féroce. Face à ces tensions, la question n'est pas seulement de soutenir, mais de savoir comment soutenir sans être passif. Il va falloir bâtir une force populaire capable d'agir sur deux fronts.

Être un bouclier dans la rue et sur le terrain pour protéger les différentes conquêtes des différents champs militants, que ce soit les luttes de l'immigration post-coloniale et les différentes luttes sociales, mais aussi être exigeant pour empêcher le pouvoir de céder ou de reculer sous la pression. Aujourd'hui, sur le stand de Stop au violence d'État, c'est précisément la question qui nous intéresse. Comment structurer dès maintenant dès maintenant cette autonomie ? pour tenir tête aux forces hostiles et ne rien céder sur nos principes.

On dit souvent qu'il faut compter sur la puissance populaire, mais aujourd'hui elle est extrêmement divisée et pas forcément organisée et surtout on voit que les syndicats ne jouent pas forcément le jeu. Alors, comment faire pour que ces différentes forces convergent et surtout quel rôle elles doivent jouer aujourd'hui et à l'avenir selon scénario ? Défaite ou victoire de la FI ? Donc cette question voilà c'est défaite ou victoire de la quel sera le rôle de contrepouvoir ? Et j'ai une première question. Enfin cette question, je voudrais déjà la poser à Annas et donc on fera Anas, Pierre et Benjamin en attendant Saï. C'est quoi la question ?

Que faire en cas de défaite ou de victoire de la FI et comment toi en tant que candidat mais je vais te laisser te présenter et t'introduire hein. Comment toi tu vois la chose ? OK. Ouais parce que sinon mes propos les gens ne vont pas les comprendre. Euh non mais déjà merci aux camarades de Save de l'invitation d'organiser cette table ronde. Moi je pense que c'est salutaire dans dans un lieu comme celui-là d'avoir des espaces de discussion.

Souvent les espaces de discussion, ils sont uniquement entre la les parties de la gauche institutionnelle comme moi je les appelle la gauche parlementaire et généralement les gens comme moi, les communistes révolutionnaires, la gauche révolutionnaire, elle est plutôt exclue du champ de discussion. C'est-à-dire le le jeu stratégique, c'est souvent une discussion d'appareil par en haut où LFI discute avec Europe écologie, écologie avec le PC et cetera et cetera. Et donc je vous remercie de permettre de discuter de stratégies qui sont différentes mais qui peuvent se parfois se retrouver dans les luttes.

Donc comme tu l'as dit Yessa, moi je suis candidat à la présidentielle avec Révolution permanente. On a été candidat en 2021 2022, on avait réussi à récolter 160 parrainages.

Là, sachez qu'on est en train de faire le travail, ça le processus est antidémocratique parce que avoir 500 parrainages qui sont publiés au journal officiel et cetera qui mettent une pression sur les petits maires et autres qui attendent des subventions, qui sont sous pression de l'extrême droite et cetera, c'est pas quelque chose de de de aisé notamment pour une organisation composée de de travailleuses et de travailleurs comme Ah, pardon, je croyais qu'on se faisait embrouiller là-bas, c'est pour ça J'ai hein non, j'ai cru qu'il y avait une embrouille, c'est pour ça je me suis dit peut-être si le SO doit intervenir comme ça, on coupe les caméras.

Non, mais je disais euh euh voilà, malgré le processus antidémocratique, on est en train de de beaucoup progresser sur le terrain des parrainages. Il nous reste 6 mois pour faire le nécessaire pour réussir à à les avoir. Et donc voilà, cette année, on va se donner les moyens pour être sur la ligne de départ et incarner au une alternative. Moi, comme je l'ai dit, la la victoire de de ou la défaite de LFI n'est pas mon sujet. Nous, on porte une stratégie euh euh totalement différente qui part euh d'une d'un concept assez simple, c'est-à-dire que la première opposition à Emmanuel Macron pendant une décennie, ça a été la lutte de classe.

Ça a pas été les parlementaires, même si ils ont essayé de de porter des choses qu'ils ont manifesté pour certains et certains dans la rue. Néanmoins, la vraie et le vrai rapport de force a été la grève contre la loi et le comerie, les les grèves contre les les grèves des chemineaux, le mouvement des gilets jaunes, la marche contre l'islamophobie, les multiples marches contre les violences policières féministes et cetera et que cette nouvelle classe ouvrière comme nous on l'appelle, c'est pas que la classe ouvrière dans son sens, c'est-à-dire d'avoir uniquement sa force de travail pour pouvoir vivre aurait changé.

Nous, on considère néanmoins que il y a une nouvelle classe ouvrière dans le sens où la classe ouvrière, telle que toutes et tous on l'avait interprété dans nos têtes, elle est tirée de d'une vision plutôt stalinienne du des années 30, 40 et cetera où c'était l'homme blanc, fort, avec le bras musclé, plein de veines, avec la clé à molette, tu vois, et que en fait le prolo, c'était soit l'ouvrier blanc de PSA et pas les autres. et que nous on considère que la classe ouvrière elle est déjà 50 % féminisée aujourd'hui, qu'elle est traversée aussi par des questions de de violence sexiste sexuelle. Elle est aussi euh euh en grande partie de plus en plus racisée.

Vous allez dans les métiers de la logistique, regardez les chauffeurs de bus de la RATP, regardez ma gueule. Moi, je travaille à la SNCF. Enfin, je veux dire, on est préoccupé bien évidemment par les conditions de travail de salaire, mais on est préoccupé par la Palestine, par les violences policières, le racisme. Et donc, on considère que il y a un impensé stratégique de l'extrême gauche historiquement, c'est-à-dire que on a laissé de côté ça comme si c'était juste des fronts de lutte, c'était des gens en plus. Donc le le l'arabe, on va le soutenir dans les violences policières, mais après nous, on discute entre avant-garde, syndicat et cetera.

Et nous, on considère qu'au contraire, il faut avoir une stratégie qui euh inclut l'ensemble de cette nouvelle classe ouvrière qui a des antagonistes qui qui a des intérêts diamétralement opposés avec la question avec le le pouvoir bourgeois et que ce n'est pas possible que dans une élection présidentielle, elle ne soit pas elle ne soit pas incarnée, qu'elle n'existe pas, que la première opposition elle n'existe pas. C'est la première chose. Et la deuxième, ce qui nous différencie notamment avec les camarades de la France insoumise, c'est que nous, on ne pense pas que on peut euh réformer le système capitaliste.

On pense pas que avec un un meilleur programme de gauche, on peut convaincre le patronat. On pense pas qu'il faut être le les candidats comme l'a dit Mélenchon euh euh récemment, être le candidat du carnet de commande des patrons. Moi, je je veux pas être celui qui va donner plus d'oseilles à total le PSA en lui disant donne un peu de salaire et t'inquiète, les gens, ils vont t'acheter des bagnoles et on va faire un un cercle vertueux comme ça. ma stratégie n'est pas n'est pas liée à à la victoire ou non de de LFI pour pour répondre à la question et que sur le sujet euh pour mettre les pieds dans le plat de l'autonomie.

Enfin moi les amis, c'est si on n'est pas je veux dire pour se décontracter aussi, j'ai été réformiste avant, je veux dire moi je suis pas né au CP, j'ai pas lu le le manifeste du Parti communiste. On n'est pas révolutionnaire de naissance. Moi-même le premier, j'ai voté en 2012 François Hollande parce que moi je suis le pur produit. J'ai vécu à la cité rose à Sarcel. Je suis un enfant des quartiers populaires. À Sarcel, les amis, au moment de la mort de Zébouna, tout était brûlé. Tout était brûlé. Ça veut dire que pour moi viscéralement Sarkozi c'était le carcher. C'était celui qui nous faisait la guerre, qui réprimait, qui avait tué Zed et Buna.

Donc vous imaginez bien dans ma tête à 20 piges lorsque fallait choisir entre Hollande et Sarkozi, j'avais soit le Carcher soit le gars qui me disait "Mon ennemi c'est la finance et blab blabla et blablabla". Bah, tu fais euh barrage à SarkoZi, tu votes pour pour l'alternative qui se présente à gauche et j'ai jamais été autant attaqué par le Parti socialiste, par François Hollande. Je veux dire, si on a mis une balle dans le thorax à Naël, c'est pas uniquement du fait de la police sous Macron, c'est du fait de la police sous Hollande et notamment de la loi de de Cneuve.

Et je fais une petite passe d à Benjamin Lucas parce qu'il faudra débattre fraternellement aussi cette question parce que Benjamin Lucas était débuté à l'époque dans la majorité socialiste. Non comment mais tu étais pardon organisé avec le PS à cette époque là jusqu'en 2018 c'est ça si je dis pas de bêtises au moment de la la loi case9. Donc vous voyez pourquoi il y a un antagonisme en fait. C'est-à-dire que la des et puis j'ai même pas parlé la déchance de nationalité, la circulaire vals en 2013, je veux dire la loi immigration les amis de Darmanin, c'est un continuum des de la circulaire vals de de 2013.

C'est-à-dire que ceux qui ont participé à nous faire profondément la guerre, ça a été le Parti socialiste avant Emmanuel Macron. Et si on remonte même au plus ancien, enfin, ils vont vous dire le le niveau de cooptation qui a été l'antiracisme et l'autonomie avec SOS racisme et cetera. Et donc c'est ça interroge sur quel type d'autonomie ? Et moi c'est je m'arrêterai là-dessus en posant une question pour après élargir le débat.

c'est que le cadre de ce débat-là, si on pose l'autonomie uniquement comme une autonomie de pression à la gauche institutionnelle, je considère que c'est une autonomie totalement limitée parce que d'une part, elle ne permet pas d'arracher les revendications nécessaires parce que il y a pas d'autonomie à être juste une autonomie à mettre pression sur le système institutionnel parce qu'à un moment donné, si on considère que c'est le système institutionnel qui régit rapport de force, et ben à un moment donné les institutions, elles ont leur propre agenda.

Je donne juste un exemple pour dire à quel point pour moi le débat il est central et c'est sans sans fixer sur sur Bali et sur SN parce que pour moi c'est pas Bali en soi mais c'est plus une logique que après on discutera côté LFI. Je termine là-dessus, il y avait la le débat sur le LBD. Moi, j'ai fait la campagne de la camarade d'Elsa Marcel à Saint-N. Dans le programme de de la France insoumise à Saint-Ni, il y avait le retrait du LBD. Pour nous, c'est minimal mais c'est progressiste. Tout ce qui va dans le sens de mettre des coups à la police, on va le soutenir. Néanmoins, on considérait que fallait discuter le désarmement de la police municipale qui n'était pas armée avant 2020.

Mais bref, euh à Saint-Nis, ça a été une victoire insoumise. C'est-à-dire, il y a eu un programme qui a été validé par plus de 50 % de la population, le fameux le fameux un coup KO et cetera. C'est-à-dire qu'il y a une légitimité. Tu es dans une ville de gauche avec une victoire écrasante dès le premier tour. Et on a vu qu'elle a été, tu parlais de contrepression, on a vu c'est quoi ces contrepression à échelle d'une municipalité.

tout de suite les flics, on démissionne n naan euh on commence à partir les BFM, les bandeaux regardez la berina, les flics partent et cetera et cetera et la logique n'a pas été de dire "Les amis, vous avez mis 50 % vous avez voté massivement, c'est dans mon programme, vous m'avez élu pour ça. Regardez ce qu'ils sont en train de faire. Regardez, ils sont en train de nous mettre des coups de pression tout de suite. Ils sont en train d'empêcher qu'on puisse avancer nos revendications. Ça a pas été ça la logique. La logique, ça a été de en Catini dire finalement le LBD, on le retire et on le met dans le coffre. Mais un coffre de voiture, ça s'ouvrira le moment où il y a des révoltes.

Et moi, je pense que c'est pas la question, comme je dis de Bali, c'est plus d'un logiciel, une stratégie. C'est-à-dire que le moment où tu t'adaptes au système institutionnel, c'est-à-dire à devoir collaborer avec le système, t'adapter aux logiques du système, bah oui, à un moment donné, tu as les syndicats de police, tu as les médias, tu as énormément de choses. Et si tu ne fonctionnes pas autour d'un affrontement de classe, un affrontement avec ce système- làà bah à un moment donné, il va falloir que tu remettes en cause tes principes même et ce ce que même tu as porté.

Ben juste rebondir sur ce que tu viens de dire parce qu'il y a des choses avec lesquelles je suis pas d'accord parce qu'en fait il y a il y a la volonté et il y a ce qui peut se matérialiser en fait quand on gagne le pouvoir au niveau local et que finalement en fait Bali ou tous les autres candidats je il y a eu beaucoup de candidatures EFI mais pas que il y a eu des listes citoyennes rejointes par la la FI ou différentes formes de gauche et puis il y a aussi quand même un devoir et surtout surtout on doit des comptes à ces administrés et il y a ce qu'on peut ce qu'on peut fantasmer en tant que militant révol révolutionnaire ou autre et il y a ce qui peut se matérialiser réellement euh au niveau local et je le dis parce que j'ai participé en fait à la campagne d'Adamay à Mant la jolie et quand on se retrouve à diriger une ville bah finalement en fait c'est beaucoup moins angélique et tout toutes ces volontés en fait qu'on a en étant très puriste sur le champ militant c'est vraiment difficile de les mettre de les mettre en pratique.

Et juste une chose avant de donner le micro à monsieur Benjamin Lucas concernant en fait cette gauche de rupture qui aujourd'hui est évidemment hégémonique et qui est la FI, elle a été travaillée depuis 20 ans par différents courants. Il y a notamment le les militants antiracistes, il y a eu toutes les luttes portées par les orgas qui ont lutté contre l'islamophobie et cetera. Et moi je pense que si aujourd'hui on a une gauche de enfin pourquoi moi je qualifie réellement lai de gauche de de gauche de rupture, c'est parce que on a réussi à la faire bouger en tant que militant en dehors des syndicats. Voilà, c'était une petite parenthèse et je vais donner le micro à Benjamin Lucas. Merci.

Euh d'abord, je suis euh je dois partir après, mais je voulais vraiment venir parce que le l'action que vous menez et les batailles qui arrivent et notamment la mobilisation pour le 20 septembre, elle est essentielle. Et je vais commencer par ça avant de répondre sur effectivement la caractérisation de la période et le débat entre ce qui doit se passer, ce qui doit traverser la société, l'affrontement de classe et la question institutionnelle.

Mais euh d'abord pour dire parce que pour moi le 20 septembre est fondamental y compris dans la perspective de ton de ce dont ton débat là parce que depuis euh des années, on a vous savez des gens qui font des gros titres pour dire il minuit mo- une, on va basculer dans le fascisme. Attention, les fascistes sont là. la démonstration de ce qui s'est passé au moment de la loi permis de tuer qui est en réalité, tu as eu raison de le rappeler, la deuxième loi permis de tuer, celle qui est la suite logique, tragiquement logique de la loi de Casneu.

Ce qui a été moi le moment où j'ai rompu avec le Parti socialiste, d'échéance de nationalité, répression des des manifestations contre la loi travail et puis puis tout le reste en réalité la loi travail en elle-même et et tout ce qui était le bilan du quinquena Hollande. J'y reviens pas.

Je pense qu'ici on partage la lecture qu'il faut faire de cette séquence là qui n'était pas une séquence de gauche et qui était une trahison complète de ce pourquoi des millions de gens avaient sincèrement dit pour chasser Sarkozy le bon bulletin de vote c'est Hollande et sont retrouvé avec quelqu'un qui menait la politique de SarkoZi parce que caseu au ministère de l'intérieur en vrai pardon mais c'est la même chose que Brisortefeu et on peut trouver des nuances et cetera mais de même qu'il y a des nuances au sein de la droite entre des gens qui sont des gros fachaots complètement assumés des gens qui sont des fachaots un peu plus modérés ou des gens un peu plus prudents.

La réalité, elle est là aussi, c'est que sur les grandes lignes, sur les grandes structures, sur les grandes consignes données aussi au à l'appareil d'État, malheureusement les choses ont été ont été les mêmes. Je n'y reviens pas.

Moi, ce qui m'interpelle dans ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale au moment de cette loi permis de tuer qui a été pour moi avec la loi immigration le deuxième moment de de de colère quasiment de haine que j'ai ressenti physiquement dans dans l'assemblée, c'est que en fait on n'est pas dans une période où on va basculer, on a basculé et où on se retrouve avec finalement une difficulté à identifier ce qui dans les lois qui sont votées, dans la politique qui est menée, ce qui différencie de ce qui se serait passé si Le Pen avait gagné la dernière présidentielle.

Et pour des gens comme moi qui ont toujours théorisé le j'aime pas le front républicain, ça donne l'impression qu'on se met ensemble. Moi, j'ai toujours appelé ça le réflexe, le barrage, le tout tout sauf les fachauds. J'ai voté Xavier Bertrand contre Marine Le Pen quand j'étais dans les Haut de France.

J'aurais voté pour n'importe quelle euh saloperie de droite libérale pour éviter euh l'extrême droite raciste parce que je distingue euh ce qui peut relever du combat d'ailleurs qu'on peut mener y compris dans le mouvement social, dans les différentes actions, de ce qu'est l'extrême droite et la puissance qu'elle met aussi à tout cadasser dans l'État et dans les collec collectivités qu'elle gère. Mais là, à force c'est de constater quand même que la politique d'Emmanuel Macron, encore plus dans le deuxième quinquena aura été une accélération de validation des thèmes de Le Pen.

Paroxysme du truc, la ministre chargée de la lutte contre les discriminations quand même qui va expliquer que la le délire raciste et complotiste du grand remplacement est une opinion acceptable dans le cadre de la liberté d'expression. Et tout ça tout ça est pas c'est pas des gaffes, c'est pas des sorties de piste. Orger, elle a de l'expérience politique, c'est tout sauf une imbécile. C'est soit une stratégie politique consciente de faire la fusion, ce qu'ils ont appelé l'Union des droites et qu'on a vu d'ailleurs et ça parler des élections municipales.

On a vu dans les élections municipales dans beaucoup de second tours notamment une porosité considérable entre la droite la plus radicalisée zémourienne et la droite jadis modérée parce que quand il s'agissait de faire battre la gauche, ils se mettaient tous d'accord. Et reprenez d'ailleurs, c'est intéressant de regarder ce qui s'est passé lors des élections locales. Je vais prendre ma casquette un peu institutionnelle, je suis là pour ça. Je suis la gauche institutionnelle ici. Mais regardez ce qui s'est passé. Moi, je je collectionne un peu les tracks, les documents de campagne. C'est toujours intéressant de lire ce que ce qu'écrivent les gens.

Moi, je crois beaucoup à l'écrit, les programmes, ce qu'on voilà parce que on peut causer, on peut aller sur des plateaux télé, prononcer une phrase, faire trois tweets. Mais c'est important dans une campagne électorale de savoir sur quoi on s'engage. Vous prenez une campagne de droite, centriste ou même socialiste il y a 10 ans, il y a 15 ans. Le l'objectif d'un candidat à une élection municipale, c'était de faire le moins de vague possible. Donc vous aviez des gens qui vous expliquaient que ils étaient un peu qui étaient Macron avant l'heure.

Donc ils étaient sympas avec les chefs d'entreprise mais qu'ils aimaient bien la jeunesse qui est toujours une priorité, main sur le cœur, blab bla bla que les écoles c'était important et cetera et cetera. Vous prenez la campagne de 2026, vous avez des tractes de droite et parfois aussi euh je vais pas citer ici de nom forcément, mais du côté de Montpellier ou dans d'autres endroits, vous avez des gens qui se revendiquent de la gauche.

Vous avez des gens de la droite qui se disent en permanence républicaine et qui d'ailleurs expliquent une partie de la gauche n'est plus qui ont fait des tracts dont je suis incapable de dire s'ils sont s'ils n'ont pas été écrits par l'extrême droite sur la question de la sécurité. On est passé quand même d'un moment où mettre en cause le fait que des policiers municipaux mal formés dont ce n'est pas la mission soit armée, le simple fait de mettre en cause l'armement de la police municipale devient un truc dans le débat public qui est perçu comme complètement délirant.

Pardon, mais j'estime que c'est une position extrêmement modérée, extrêmement raisonnable pour reprendre des termes à la mode que de considérer que c'est pas normal que des gens euh qui euh par ailleurs sont souvent précarisés, euh qui dont dont les conditions de formation sont lamentables et dont les conditions de recrutement sont là aussi souvent lamentables que c'est quand même un sujet de de de savoir qu'ils vont sortir avec une arme dans la rue quand nos momes sortent de l'école.

Euh et singulièrement quand on sait pardon mais que quand il y a 35 % de gens qui s'apprêtent à voter Le Pen et que dans un certain nombre de corps, il y a des enquêtes d'opinion qui démontent quand dans la police on peut monter à 50 60 70 %, il y a aussi un sujet qui se pose dans le quartier populaire et poser ça est devenu un truc complètement délirant. Je je ferme cette parenthèse là parce que pour moi le sujet n'est pas comment on fait une fois que le fascisme gouverne. Je dis pas que le fascisme gouverne. Je crois pas que Macron soit un fasciste. Je crois que c'est pire que ça. Je crois que ce ce ce type est n'a aucune espèce de colonne vertébrale.

Il sert des intérêts qui sont des intérêts financiers. Il a il a un mantra, c'est le néolibéralisme économique et pour ça, il est prêt au fascisme. Comme ce qu'on a vu aux États-Unis, Trump prend possession de l'appareil républicain parce qu'en gros, il explique aux actionnaires, aux milliardaires que finalement, laissez-moi faire du fascisme, je vous laisserai faire du business et du fric et je ne remettrai pas en cause les traités de libre échange qui m'ont fait élire puisque je les ai dénoncé dans la campagne électorale. Donc pour moi, c'est ça aussi le macronisme est une forme toute proportion gardée par ailleurs de Trumpisme à la française.

Mais on est déjà aujourd'hui dans cette situation là et c'est pourquoi la mobilisation du vin, elle est importante. Pourquoi tout ce qui va se passer avant même l'élection présidentielle est importante ? Et enfin d'un mot, désolé, j'ai été trop long mais ça plante un peu le aussi ça complète ce que ce que tu disais pour planter le décor sur la question et la tension euh lutte des classes euh changement institutionnel. Bon moi je suis plutôt plus réformiste que révolutionnaire quoique euh en tout cas je viens de cette tradition politique là. Tu l'as rappelé, j'ai été au Parti socialiste, je l'ai quitté, j'ai contribué à la NUPES, au nouveau Front populaire.

Je considère me radicaliser au fur et à mesure du temps. Vous ce qui compte c'est pas la dérive, c'est le point d'arriver. Donc je pense que j'ai une évolution intellectuelle et politique qui est plutôt intéressante mais qui a encore du du chemin à faire sans doute. Mais moi, je crois qu'il y a les les deux sont complémentaires. Je vais te dire un mot. Je pense qu'on doit transformer profondément nos institutions. Je prends l'exemple qui évoqué ça des élections municipales aujourd'hui là où on peut prendre le pouvoir sur nos vies qui est l'espace de la commune qui est l'endroit où on peut décider de plein de choses.

On peut décider par exemple qu'on a ou pas une police municipale qu'elle est ou pas armée. On peut décider de l'argent qu'on met dans nos écoles. On peut décider de la façon dont on construit les cadres scolaires, dont on aide la culture, dont on aide les associations et cetera. Bref, les municipalités sont un espace de pouvoir de moins en moins, mais sont un espace de pouvoir. Mais le système électoral tel qu'il est organisé est un suffrage qui est un système qui exclut les classes populaires. Je prends plusieurs exemples. La rénovation urbaine fait que vous déplacez des gens sans signaler dans quel bureau de vote il vote.

Et en fait, tout est organisé, tout est construit dans notre système démocratique tel qu'il est aujourd'hui pour qu'en fait ne vote que les plus aisés, les plus âgés et dont on sait exactement ce pourquoi ils votent. Et donc, on a vu des élections municipales par exemple ou des villes qui auraient dû être des villes emportées par une gauche progressiste, radicale ou tout simplement par la gauche ne l'ont pas été. Pourquoi ? Parce que bah le le le reflet de l'élection n'était pas un reflet électoral mais un reflet sociologique de ceux qui votaient qui étaient une seule et même catégorie de la population.

Ce qui m'amène moi par exemple à réfléchir là où j'étais totalement opposé pour des raisons un peu libertaires, j'ai toujours été opposé au vote obligatoire. Pour moi, un droit ne je ne supporte pas cette phrase qui dit qu'à des droits doivent correspondre des devoirs. Un droit, c'est un droit. On a le droit de vivre dignement, on a le droit à la démocratie et cetera. Mais j'évolue un peu sur cette question parce que je je me fais la réflexion que si par exemple à Mant la jolie le droit de vote avait été obligatoire, si les camarades avait pas, il s'en est fallu de peu he pour que la la droite de faudot garde pas la ville hein.

Et vous avez une ville qui vote à 60 % Mélenchon à la présidentielle dans laquelle vous avez l'un des plus grands quartiers populaires d'Europe dans lequel vous avez une population populaire qui a toutes les élections nationales votent majoritairement à gauche et pour la gauche radicale. Mais vous aviez une ville détenue par un pote de ce terrain. Pourquoi ? parce qu'aux élections municipales, il avait son matelas électoral et ça s'est joué à 52 48. Ça aurait pu être beaucoup plus massif que ça si tout le monde avait été voté. Mais tout est fait. Moi je je c'est pas un jugement moral. Moi j'aime pas les discours sur voter, des gens sont morts pour qu' ai le droit de voter. C'est ridicule.

Les gens ont pas voté parce que c'est compliqué parce qu'ils ont aussi le sentiment que leur bulletin de vote ne change rien. Et ce qui amène effectivement à faire jonction avec ce que tu disais, c'est aussi d'avoir la lucidité de reconnaître que la transformation institutionnelle et électorale ne change pas tout. Il n'y aura pas de victoire possible sur ce que certains appelaient il y a longtemps les forces de l'argent, sur le capital, sur les actionnaires, sur les multinational. Il y aura pas de victoire simplement électorale. Il suffit pas que le 2 mai prochain Jean-Luc Mélenchon pour en citer un au hasard ou toi sois élu, même toi.

Il suffit pas que le 2 mai prochain tu sois élu et d'ailleurs toi-même tu en es conscient, tu l'as dit pour que tout change parce que le rapport de force médiatique économique est tellement puissant que nous avons donc à construire sur tous les fronts et je chacun à sa place ou pour ceux qui sont aux deux postes de combat cette réponse là qui doit être massive parce qu'effectivement je je partage ce que tu disais il faudra pas aller faire la manche etmander parce que de toute façon ces gens-là ne se ser laisseront pas déposséd. Total ne dira pas oui, bien sûr, vous allez bloquer les prix à la pompe et allez-y messieurs dames.

Euh et et les les boîtes qui vont être nationalisées surtout avec une ou qui pourrai être nationalisé surtout avec une économie mondialisée vont pas se laisser faire comme ça et donc il y aura besoin d'un affrontement et d'une mobilisation et que le plus grand nombre se manifeste. Oui. Alors peut-être que moi je vais me présenter rapidement parce que je j'appartiens encore à un autre une autre un autre courant politique disons. Bon déjà moi j'ai été blessé par par un tir de LBD en 2007, donc ça fait déjà 19 ans, quand le LBD était en expérimentation.

Donc voilà, maintenant le LBD a été généralisé au sein de la police, il est rentré dans nos vies euh et puis il a été remplacé, enfin il a été agrémenté de tout un arsenal toujours plus puissant, toujours plus violent au point qu'aujourd'hui on se bat contre le permis de tuer. Euh peu de gens savent que dans tous les véhicules de police, il y a non seulement ils ont le le pistolet l'arme de service, mais ils ont un fusil d'assaut au nom de l'antiterrorisme. Il y a tout un tas de lois qui ont été votées depuis 2015 qui disent aux policiers que ils ont le droit de garder leur arme à feu en permanence chez eux et sur eux. Voilà, ça ils ont le droit.

ce qui a conduit notamment à des crimes policiers en région parisienne de policiers qui étaient hors service et qui sont allés régler des comptes. Euh on ne soulligne pas assez le scandale qui consiste à offrir le train gratuit à tous les policiers s'ils ont une arme sur eux à la condition qu'ils aient l'arme sur eux pendant les trajets en train. C'est donc j'explique un petit peu ça parce que moi je travaille sur la question de la militarisation de la police euh à travers mon histoire he qui m'a poussé à enquêter sur ce quiétait l'arsenal policier, quelles étaient les doctrines, qui produit les armes de la police, pourquoi et cetera.

Et c'est pour ça que j'ai j'ai un peu travaillé là-dessus. Et puis en travaillant là-dessus, en réalité, ce qu'on observe, c'est qu'il y a pas seulement un logique de militarisation de la police, mais une logique de militarisation globale de la société et de brutalisation de la société. Et on le voit extrêmement clairement alors évidemment sur les les assassinats policiers le fait que la police municipale qui était déjà qui n'existait pas il y a quelques décennies qui qui n'était pas armé il y a encore 10 ans, c'était un peu les Benais qui travaillaient pour les mairies. Il y avait pas de police municipale dans la plupart des grandes des villes de France il y a encore 15 ans.

Vous voyez vous voyez à quel point on a reculé sur le débat où maintenant on parle de retirer des armes à feu au flic quoi. Il y avait pas de police municipale. Ce les premiers maires qui sont dotés de police municipale, c'étaient des maires très très à droite et c'était considéré à l'époque comme quelque chose de réactionnaire. Il y avait pas besoin de flic. En plus, il y avait déjà la police nationale, en plus la police municipale.

Moi, je je m'inscris un peu en faux là sur ces histoires de de formation et cetera parce qu'on a tendance souvent à dire "Ah, ils sont mal formés, c'est ça qui fait qu'ils sont dangereux, ils sont mal payés." Les flics municipaux sont bien payés et les flics nationaux aussi, ils sont mieux payés que des ouvriers, ils sont mieux payés que euh des livreurs, que des précaires et cetera. Et puis euh moi je pense pas qu'il soit entre guillemets mal formés. Ils sont placés là pour ça. Euh et on l'a vu à Carcasson où le chef de la police municipale est littéralement un néonazie. Enfin voilà, il est placé là pour ça. C'était une mairie qui était même pas qui l'a placé là, qui l'a protégé et cetera.

Je ferme la parenthèse. Donc moi, je travaille sur la question de la militarisation de la police mais aussi de la société dans son ensemble puisque ce qu'on voit aujourd'hui, c'est une course à la guerre hein qui va au-delà de la seule question policière avec le retour du service militaire. euh volontaire avec des budgets euh pour le l'armement qui sont délirants, avec des discours bellicistes quotidiens dans les médias et là en fait le néolibéralisme qui nous prépare.

Alors oui, c'est un néolibéralisme euh qui s'accommode évidemment du fascisme, mais le néolibéralisme, il nous prépare à la guerre pour résoudre tout un tas de crises, cimenter les sociétés euh autour de du chef et de de l'autorité. Donc moi, je travaille là-dessus et évidemment aussi à travers ce qui m'est arrivé moi dans ma vie avec cette cette mutilation par la police et d'autres, on a créé des collectifs de blessés par la police. Donc il faut se rendre compte qu'en 2007 bah il y avait eu les la grande révolte de 2005 un peu avant et tout mais en 2007 c'était très très dur de parler de violence policière. euh la gauche, y compris, je suis désolé, y compris Mélenchon.

À cette époque-là, il parlait de police républicaine. C'était impossible de dénoncer la les violences d'État. Mais effectivement, comme tu le dis, c'est une victoire. C'est grâce aux luttes acharnées de quartiers dans les manifes, aux collectifs de blessés, aux familles de personnes qui ont été tuées par les flics que c'est devenu un sujet et ils le font pas forcément euh euh par euh par adhésion idéologique les les politiciens de gauche, mais parce que c'est un sujet qui est devenu incontournable grâce à ces luttes et aussi malheureusement grâce à la multiplication des des crimes policiers qui fait qu'on ne peut plus les ignorer.

Mais voilà, c'est pas ce qu'on leur a imposé ce sujet-là qu'on en parle. Donc moi, je travaille là-dessus. Effectivement, je rejoins la question que mettre seulement la gauche sous pression, c'est pas c'est pas un programme qui est spécialement intéressant, surtout si on veut être sur ligne autonome. Et oui, j'ai oublié de le préciser, mais moi je suis plutôt j'appartiens plutôt au courant de l'autonomie pour le coup euh qui s'éloigne des stratégies électorales, qui se méfient des des logiques de parti et cetera. Et et j'ai envie de compléter parce que on a parlé de François Hollande, moi j'ai envie quand même qu'on parle de la gauche au-delà de François Hollande et même de Mitteran.

La gauche historiquement notamment en France dès qu'elle est au gouvernement, elle a systématiquement trahi. Mitteran, il faut le rappeler quand même était une fripouille de droite avant de passer au Parti socialiste. Il a été ministre pendant la guerre d'Algérie. Il a signé des exécutions de d'indépendantistes algériens. François Mitteran. Vous imaginez ? François Mitteran au pouvoir, il a instauré les centres de rétention. On en parle parce qu'ils sont en train d'en construire de plus en plus. C'est François Mitteran ça, les centres de rétention. Euh François Mitteran, c'est évidemment le tournant de la rigueur et cetera, mais on peut aller plus loin.

La la grande famille socialiste, social-démocrate, c'est euh évidemment le le le soutien à la guerre d'Algérie, c'est-à-dire à l'Algérie française. Mais ça a été avant ça un ministre de l'intérieur à la sortie de la Seconde Guerre mondiale qui s'appelait Jules Moc qui était un ministre socialiste déjà à l'époque qui a fait tirer sur des grévistes dans le nord de la France à la sortie de la seconde guerre mondiale avec un gros mouvement quand même communiste. On sortait de la résistance, il a fait tirer sur des mineurs. Avant ça, le Front populaire, on parle souvent du Front populaire. Alors, il s'est passé des très belles choses grâce aux luttes.

Le Front populaire, il a réprimé les luttes anticoloniales. He on parle des dissolutions en ce moment. il a utilisé des dissolutions contre des mouvements comme l'étoile nord-africaine qui étaient des mouvements pour l'indépendance de l'Algérie. Et puis avant ça, on peut remonter même à à la guerre de 141 où la gauche s'est rallée à l'Union sacrée et a envoyé le prolétariat français et européen dans une boucherie absolue qui a accouché du fascisme. Donc voilà, c'est en fait c'est pas Hollande n'est pas un accident de l'histoire.

Voyez, il s'inscrit en fait dans une longue tradition de la famille socialiste qui a toujours cogné et parfois cogné plus fort que la droite sur les mouvements sociaux, sur les minorités et cetera. Donc ça c'est quand même important de le rappeler. Euh donc effectivement on le sait. Alors ça veut pas dire que on est irresponsable et qu'on n'est pas capable de voir ce qui est en train de se passer. Alors moi pendant longtemps, j'ai été vraiment hostile au vote hein dans cette tradition libertaire, anarchiste et cetera. Le vote ne change rien mais on n'est pas aveugle sur la situation. Évidemment qu'il faut on va pas taper sur le le le parti de gauche de rupture, je sais pas comment l'appeler.

Pour moi, ça reste la social-démocratie he la France insoumise, mais on va pas taper dessus dans la situation dans laquelle on est. Pour autant euh il est évident que d'une part cette si la France insoumise gagnait miraculeusement, ce serait pas magique, ça changerait pas magiquement. Mais on a plus grave, on a l'exemple depuis 2 ans de ce que fait une victoire ou une semi-victoire électorale de la gauche, hein. Je rappelle que Emmanuel Macron a quand même dissou l'Assemblée nationale il y a 2 ans pour faire pour finir son mandat en régnant avec le RN. C'est pour ça qu'il a dit sous l'Assemblée nationale. Maintenant, c'est attesté, y compris par des enquêtes de presse.

Nous, c'est ce qu'on disait déjà à l'époque, mais qu'il y avait des dîners entre les Macronistes et le RN avant la dissolution. Et en fait, Macron préparait euh la passation du pouvoir à l'extrême droite déjà en 2024. Ce qui s'est passé, c'est quand même que on nous répète qu'on est isolé, qu'on est faible et cetera. Non, il y a eu finalement une mobilisation dans les urnes euh qui a euh qui s'est conclu par une victoire inattendue, en tout cas d'une coalition de gauche qui est arrivée en tête. Qu'est-ce qui s'est passé après ça ? Mais tout simplement le le gouvernement néolibéral qui n'a pas de majorité a dit qu'il allait enjamber la décision populaire.

C'est ça qu'il a fait, qu'il nait pas respecté le scrutin. Et il a nommé un gouvernement de droit radical sans mandat avec un un premier ministre le corn qui est un militariste forcené qui est un mec de droit radical avec des des budgets d'austérité et cetera. Excuse-moi, faut que j'accélère. Non. Et donc c'est pour moi l'exemple de 2024, il doit vraiment nous interpeller très très fort parce que ce qui aurait dû se passer après ce ces législatives, c'est descendre dans la rue, tout bloquer et inviter les syndicats.

Je sais pas, c'est c'est maladroit de dire ça, mais à lancer une greffe générale parce que le Front populaire c'est ça ce qui s'est passé en 2024, c'est gravissime parce qu'on a fait la démonstration claire et limpide que la bourgeoisie, même si elle perd les élections, elle lâchera pas le pouvoir. C'est très clair ce qui s'est passé et et c'est de notre faute. C'est de la faute de notre camp. On passe notre temps à dire le vote ne résout rien, il faut lutter. On a rien fait. Il aurait fallu faire un été d'enfer, c'était les Jeux Olympiques en plus.

Bordéliser les Jeux Olympiques et dire maintenant on veut une coalition de gauche au pouvoir et on veut des avancées sociales et on veut l'application du programme du Nouveau Front populaire. Ça fait 2 ans que ça dure. Euh et pour OK. Bah au revoir. La dernière fois Mathilde était parti aussi mais bon un jour on arrivera à débattre jusqu'au bout. On les aura. [rires] Euh et donc peut-être pour euh pour pour terminer cette cette introduction ou ce ces idées euh ce qui va se passer l'an prochain en fait c'est trois scénarios.

En fait, c'est deux scénarios, c'est euh euh un une espèce de figure centriste qui peine un petit peu à émerger là, mais qui sera probablement Édouard Philippe, enfin quelque chose comme ça qui peut gagner parce qu'on pense que le macronisme est mort mais il peut très bien là passer un accord. C'est probablement ce qui va se passer avec le Parti socialiste et aller assez à droite et il peut en fait l'emporter surtout dans l'hypothèse d'un second tour face à Mélenchon en faisant un barrage républicain inversé. Voilà, c'est tout à fait possible que on ait à nouveau 5 ans d'une espèce de macroniste radicalisé euh travaillant avec l'extrême droite.

Ça c'est possible de le faire et en plus ce sera la course à la guerre comme je l'ai dit qui va s'accélérer. Donc ça ce serait chaud et un scénario à peine différent ce serait le RN parce que comme ça a été dit quand même la le le le fascisme n'arrive pas d'un coup. C'est un processus de faschisation. Ce processus il dure en fait depuis au moins 2002, au moins depuis le second tour avec avec Le Pen. Euh et la faschisation, elle est déjà très très avancé. En fait là, l'appareil d'État, il est déjà fascisé dans sa quasi-ttalité dé haut fonctionnaire au flic de base. Tout est prêt. L'arsenal législatif, il est là. Le permis de tuer, il a été voté. Enfin, vous voyez là en fait on y est quoi.

Je veux dire, et d'ailleurs quand on parle à des camarades italiens qui vivent dans l'extrême droite de Mélonie, quelque part les manifes en Italie sont beaucoup moins réprimées que dans la France de Macron. Vous voyez ? Donc la France de Macron est déjà beaucoup plus répressive que l'extrême droite italienne quoi. de fait.

Donc ce qui va se passer, c'est un scénario de fascisation ou de fascisme et cette victoire de Mélenchon mais qu'il faudra non seulement mettre sous pression et et ça c'est peut-être un peu plus embêtant pour notre camp parce qu'on va se retrouver aussi à peut-être à devoir un peu le défendre comme on fait les révolutionnaires au Chili d'Aliend hein puisque sous Aliend il y avait à la fois des contestations de gauche du gouvernement de de socialiste et en même temps qui réclamait plus d'avancé plus de progress puisqueend en fait a fait des erreurs aussi he d'analyse et d'interprétation qui ont conduit au coup d'état et en même temps la gauche révolutionnaire a s'est battu contre l'extrême droite et y compris est rentré en résistance quand Pinochet a fait son coup d'état qui était effectivement ce qu'on écrivait tout à l'heure du néolibéralisme fasciste he c'est des disparitions de militants de gauche de la torture un anéantissement des mouvements sociaux et un programme de choc économique néolibéral.

Et donc pour conclure quand même sur cette question d'autonomie, moi j'aimerais bien aussi que on se contente pas de de postures et de déclaration, mais de comment on fait euh qu'est-ce qu'on construit, qu'est-ce qu'on construit à dès maintenant ? Et ben, peut-être qu'on peut puiser dans l'histoire de l'autonomie des luttes, on peut puiser dans l'histoire des luttes anticoloniales. Et moi, je vois un petit peu des axes qu'il faudrait remettre dans le débat, dans le paysage et qui peuvent nous nous guider, c'est d'abord la question des bourses du travail. La question des bourses du travail, c'est quoi ?

euh à la fin du 19e siècle et au début du 20e siècle, un mouvement ouvrier qui venait de se créer, qui était largement anarcosyndicaliste en France et qui a eu ce courage sans moyen dans des situations en plus de travail des conditions de travail très dures. Les gens bossaient 10 12 heures par jour dans la misère et cetera d'imposer d'arracher des locaux dans toutes les villes de France. Alors voilà ce qui se passait c'est que ils ont arraché ça aux mairies euh ce qui fait qu'aujourd'hui d'ailleurs des mairies de droites ferment les bourses du travail mais il faut se rendre compte de la puissance d'un mouvement ouvrier qui a réussi à avoir des lieux dans toutes les villes.

Et ces lieux-là c'étaient pas les bourses du travail qu'on connaît aujourd'hui qui sont quand même moins vivantes qu'il fut un temps. C'était des lieux d'autonomie ouvrière où on pouvait venir se former, préparer les actions, préparer les manifes, faire des lectures collectives, je sais pas faire des préparer des banderoles, héberger des personnes sans papier, ça c'est plus tard mais voilà la bourse du travail de Nant héberger des personnes sans papier et cetera. Donc repenser peut-être des maisons du peuple partout qui seraient nos QG euh et nos bases.

Il y a évidemment euh l'exemple des Black Panther qui est à mon sens extrêmement éclairant puisque les Black Panthers reposaient sur plusieurs fronts. C'était à la fois un front d'autodéfense hein, c'est pour ça que les Black Panthers se sont créés d'autodéfense antiraciste qui était assez costaud puisqueil s'agissait de surveiller la police avec des armes à feu hein, de dire "Vous êtes armés nous aussi." Voilà, sachez que si vous tirez sur nos frères et sœurs, on peut les défendre.

Euh donc un une autodéfense y compris martiale du coup avec un entraînement physique, collectif et cetera, mais aussi une une un programme d'entraide et de solidarité qui passait par des repas gratuits dans les ghetos afhro-américains. Donc ça c'est quand même assez costaud et et les deux allaient ensemble et puis tout un travail de communication avec des journaux très accessibles, y compris le programme des Black Panthers qui était volontairement très accessible, très lisible, appropriable, voyez, en 10 points et des journaux accessibles pour les les classes populaires et y compris les personnes qui ne maîtrisaient pas un jargon politique avancé.

Et puis enfin, on peut puiser dans l'histoire des luttes anticoloniales qui ont arraché des victoires dans des conditions d'assymétrie absolu à des empires. Et c'est voilà, je vais j'en conclu là, mais peut-être comment construire l'autonomie des luttes un petit peu en s'inspirant de ces différentes luttes qui ont arraché des grandes victoires, qui ne se sont pas embarrassés de seulement mettre la pression à un éventuel gouvernement et et qui peuvent nous inspirer très fort aujourd'hui. Merci. Alors finalement en fait vous avez quasi enfin vous avez presque tous éludé la question principale Nas Benjamin qui est parti.

C'est dommage de finir le cette table ronde sans bois mama qui s'excuse, il est extrêmement fatigué mais je voudrais vraiment revenir en fait sur ce rôle des contrepouvoirs ou alors on s'est vraiment mal compris. Admettons demain que la FI gagne. D'ailleurs, on l'a vu, il y a différentes municipalités qui sont passées qui sont passées EFI, mais on voit quand même que même à cet endroit en fait, il y a quand même une captation euh des cadres de l'immigration, de ce qu'on appelle nous des luttes des luttes enfin issu de l'immigration post-coloniale. On le voit dans plein de villes hein. Et donc d'avoir euh d'avoir l'hégémonie au niveau nation et il y a en fait tous les enjeux locaux.

Et donc ma vraie question en fait c'est comment est-ce que on fait pour faire une place réelle à l'autonomie dans ce contexte ? Et du coup je vais poser une question directe à Anaska Kazib. Admettons, demain tu gagnes. Donc quelle place tu fais toi en tant que parti ? Parce que Révolution permanente est un parti. Comment tu fais ? Quelle place toi tu donnerais au contrepouvoir ? Mais très vite parce qu'après j'ai une autre question mais du coup je voudrais vraiment t'entendre sur ça sur cette manière de prise de pouvoir avec un parti qui se dit révolutionnaire et comment on le matérialise dans la vraie vie. Tu me permets de faire une juste un parce que sinon ça va me déranger les amis.

Je veux juste sur la question de la forme parce que c'est pas les camarades de SV qui doivent le dire mais moi je vais le dire. Moi je trouve que le départ de Benjamin Lucas me pose problème parce que déjà il ferme le débat. Moi Pierre la l'intégralité de ce que tu as dit frérot, je suis entièrement d'accord avec ce que tu as dit. Tu vois ce que je veux dire ? Après il peut y avoir des désaccords stratégiques et autres mais je veux dire le fond on le partage profondément sur tout ce que tu as rappelé du nouveau Front populire et cetera. Moi si j'étais Édouard Philippe et que Pierre c'était Gabriel Atal, il y a personne ici qui se lève. Faut dire la vérité les amis.

Tu te barres pas quand BFM TV t'invite, tu te barres pas en plein milieu en disant je fais c ou ça. Il peut y avoir des choses. C'est pas Benjamin Lucas la question c'est que le débat c'est pas RP. Et s'il gagne, comment on va soutenir RP ? C'est un débat qui est taillé pour LFI. Et même quand les secteurs de l'antiracisme taille un débat pour leur faire une passe D, il considèrent que il y a même pas nécessité de passer plus de 20 minutes avec vous. Mais si c'était Rousell, Ruffin, Pierre-Paul Jacques, Bardella ici, tout le monde bougerait pas de sa chaise pour lui défoncer et que c'est plus dur. Et ça montre à quel point c'est plus dur.

Parce que moi je je l'assume, je dis c'est après les camarades, moi je suis pas en train de c'est moi je préfère moi le dire. Vous vous pouvez euh rester dans l'aspect euh plus euh diplomatique parce que la dernière fois je dis ça les camarades, moi à chaque fois que Save m'invite, si je peux pas ou si j'ai un truc après je dis voilà je peux pas, je préfère pas venir plutôt que partir en plein milieu parce que ça coupe le débat. Et il a dit beaucoup de dinguerie. Le problème c'est pas que tu as tu as le droit de partir 10 15 minutes avant l'heure.

Mais frérot quand tu nous expliques que tu as tu as voté Xavier Bertrand et qu'en même temps dans la même phrase tuexpliques que le vote de Xavier Bertrand c'est ça qui va faire barrage à l'extrême droite alors que c'est les premiers à avoir participé à réprimer. On est dans le cœur du débat et on peut pas discuter. C'est c'est pour ça que c'est toujours plus facile à la France insoumise et encore là, on est que sur les violence policière mais si on commençait dans le débat de la France des cinq océans, de l'impérialisme français de il faut envoyer un porte-avion dans les mers des Caraïbes, euh il faut envoyer un porte-avion dans la mer du Moyen-Orient et cetera. Je corrige un truc Anas.

Oui, après tu es pas la porte-parole de fille et Benjamin Lucas, je t'en prie Anas. Benjamin Lucas n'est pas député France insoumise. Benjamin Lucas siège dans le groupe écolooiste. Mais il est avec la majorité LFI aujourd'hui. Bah en fait de quelle manière ? Ah je écoute bah comme de nombreux candidats en fait il a participé en fait à il fait partie de ceux en fait qui ont poussé à la NUPES ou au NFP. Oui tout simplement. Voilà. Et il s on était prévu qu'il partirait avant.

Nous, on va continuer à discuter, on va continuer à répondre aux questions parce que ce qui est important, c'est que les gens Mais que je veux dire souvent moi, c'est ça que je regrette les amis, il y a une grande tradition normalement dans dans la gauche euh euh et l'extrême gauche de ce pays où on accepte de débattre que même si je suis pas d'accord avec toi, j'ai pas les mêmes points de vue que toi, j'ai une stratégie différente, il y a normalement un respect de de débat qu'on qu'on doit avoir parce que c'est des choses sérieuses. Parce que si on parle du permis de tuer, on doit lui donner la place et le sérieux que ça.

Quand tu as des familles de victimes de violence policière qui t'invitent, il faut leur donner la place ou leur dire "Camarade, je ne pourrai pas, j'ai pas envie de vous faire le le l'affron ou l'insulte de vous quitter en plein cœur du truc. Donc cherchez quelqu'un d'autre et il y a pas de problème. Je veux dire, on a le droit d'avoir d'autres choses à faire. Moi, j'ai travaillé toute la semaine, je suis bousillé mais quand les camarades Sami elle m'a dit "Est-ce que tu peux avec plaisir et si je peux pas ?" Voilà. Mais c'est important parce que sinon voilà, on va discuter avec Pierre mais le cœur du débat il était autour de de LFI.

Je veux revenir sur le sur le je fais une petite parenthèse, il sera pas question du permis tué puisqueen fait SV aborde les violences d'état pour l'économie. Oui oui oui oui oui oui pardon mais le permis de tuer en faisant partie de la table. Pas de souci sur euh pour répondre à à ce que tu à ce que tu as dit hier ça tout à l'heure en réponse à la question de Saint-Denis euh quelque chose avec lequel je suis d'accord mais qui montre euh deux choses. La première c'est l'impasse de la stratégie institutionnelle parce que tu as dit ça sera difficile qu'est-ce qu'on va faire et cetera. Bon au final tout ça pour faire quoi ?

Si tout est difficile et qu'on ne peut rien obtenir ou très difficilement l'obtenir, bah au final déjà les limites de la stratégie institutionnelle. La deuxième chose c'est que ça montre à quel point considérer que la victoire électorale donne automatiquement une mobilisation par en bas et un soutien populaire par en bas actif se montre aussi dans le même exemple. C'est-à-dire que bah tu peux gagner, tu peux te manger une pression du système et des institutions et les gens pour autant ne vont pas se mobiliser en disant "Pop hop, c'est quoi votre histoire de LBD ?

Il est hors de question que vous vous euh mainteniez le LBD et cetera et cetera." C'est pas ce qui a été mais parce que les camarades dans l'histoire de la gauche pouvoir mais ça a toujours été comme ça le la fameuse phrase de Maurice Torz. Il faut savoir arrêter une grève quand on a obtenu satisfaction. C'est pour dire arrêtez de [ __ ] la merde. C'est le pouvoir de gauche qui est élu. Laissez-nous faire. Et Mélenchon l'a dit dans son moment politique la semaine dernière. Euh ça va pas être la pagaille. Il faut nous laisser faire. Il faut nous laisser discuter, négocier. On va savoir, on va avoir des des points de levier.

Et la question profonde au-delà des aspects stratégiques, c'est à quel moment et comment aller chercher nos revendications et ce dont on a besoin. Et que le problème, c'est que ces alliances là, elles montrent que déjà même quand elles viennent avec un programme même minimal, tu l'as rappelé, elle amène à une difficulté de pouvoir le faire. Et ça c'est dans le cas le plus progressiste, on va dire. Mais quand c'est des alliances comme on l'a vu par exemple dans le Nouveau Front populaire, on a supprimé le terme violence policière.

Par exemple, on a dit il faut pas dans le dans l'ANUPS, c'était minimal et dans le NFP si vous cherchez tout le programme, il n'y a pas écrit le mot violence policière parce que ben à force de faire des alliances, tu dilu ta stratégie parce que les gens ils disent "Ah ça, tu barres, ça je suis pas d'accord." Je me rappelle en 2023, le PS avait refusé de participer à une marche contre le racisme. Souvenez-vous, ils avaient dit, il est hors de question qu'on accepte de dire que la police est raciste. Et donc, ils avaient pas manifesté à cette époque-là.

C'est-à-dire les amis que les partis au sein même les partis dites de gouvernement institutionnel ont des désaccords profonds entre eux et que si ta stratégie c'est d'essayer de faire l'arc de force le plus large et ben c'est accepter de diluer et au final faire en sorte que les gens ils ne revendiquent rien derrière. Et c'est là où au jeu du moindre mal, on finit toujours par perdre. Et le moindre mal, soit il ralentit l'échéance, soit il fait euh il fait augmenter les les forces d'extrême droite. Regardez comment l'extrême droite a progressé entre 2022 et les sondages actuels. Marine Le Pen fait 14 points de plus. 14 points de plus. Enfin, moi je veux qu'on parte de ça les amis.

C'est pas Mélenchon ou Pierre-Paul Jacques. La question c'est que tu as l'impression que Marine Le Pen, elle peut venir ici au milieu poignarder quelqu'un et elle ressort, elle prend deux points dans les sondages en plus. Elle a un bracelet, elle prend des points dans les sondages en plus. C'est-à-dire que il y a une telle offensive de l'extrême droite qui est bâtie sur des décennies de politique raciste, de la déchange de nationalité de Hollande, tout ça. George Ibrahim Abdallah, tu peux pas dire libérer Abdallah et c'est les gens du Parti socialiste qui sont qui étaient là.

Tu peux pas dire euh je mon mentor comme dit Mélenchon, c'est François Mitterran et en même temps tu mets des drones avec la tête de Sankara qui a été tué par François Mitterrand. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire qu'il y a des antagonismes profonds. Et le problème c'est que on va le dire dans l'antiracisme politique, il y a une discussion là-dessus que moi j'entends et que je peux respecter. C'est-à-dire dans dans l'antiracisme, il y a une question de est-ce que dire les vérités vis-à-vis de de Mélenchon, ça va pas fragiliser Jean-Luc Mélenchon et on peut l'entendre ça. Est-ce que dire, est-ce que le pousser, est-ce que le critiquer, ça va pas l'affaiblir ?

que déjà il y a BFM, il y a machin. Parfois je vois moi je parle pas comme ça mais sur Twitch et on est je pense en live sur Twitch. Sur Twitch c'est un peu le truc le vieux il déconne là. Oh là là le vieux là c'est pas terrible ce qu'il dit. Les gens c'est-à-dire que par peur de l'extrême droite et c'est normal les amis. J'ai trois garçons. J'ai un procès pour apologie du terrorisme, j'ai eu un procès et j'ai été menacé par génération identitaire. Je veux dire, je suis comme tout et tous les camarades racisés. Je veux dire, j'ai profondément peur de l'extrême droite et déjà il y a des là d'extrême droite.

Tout à l'heure, tout à l'heure, tu parlais de Carcasson, mais à Carcasson, on devrait l'ensemble des organisations de la gauche devrait appeler à la dissolution du commissariat de Carcasson. Parce que quand en une journée les amis, je sais pas pour vous, moi au départ, je pensais que les images c'étaient un peu là, un peu là, un peu là, ils ont fait un montage. Non, ensuite j'ai appris que c'était juste la caméra qui a enregistrait 6h. J'ai dit "Putain, le mec il dit tout ça en 6h mais comment tu peux faire plus que que ça ?" Mais qu'est-ce qu'il dit depuis 5 ans ? 10 ans 15 ans 25 ans ? Vous pensez que lui qui fait là ? On m'entend ? Pardon, on peut recentrer le débat ?

Bah pour un peu, c'est c'est juste un peu long. Je reviens juste en fait sur euh effectivement mais c'est dans le débat ça. Ouais, c'est dans le débat mais c'est mais tu es juste tu es juste long. Tu es juste long Anas tu es juste long. Moi je moi je alors du coup je vais dire quand même juste conclure pour sinon c'est bizarre. Voilà tu conclus très vite et du coup je vais quand même dire d'où je parle. Pourquoi je dis ça les amis ? Parce que Bardella ne va pas mourir demain matin. Marion Maréchal ne va pas mourir. L'extrême droite ne va pas disparaître. Les 11 millions ou 12 millions peu importe le score que fera moi je me base sur les scores de 2024 ne va pas disparaître.

va y avoir des contrepressions énormes en fait par en bas. Va il y a des groupes fascistes organisés, il y a des flics dans les commissariats qu'on le voit qui sont comme ça. C'est-à-dire que si tu joues au jeu de des de des institutions et si tu considères que le capitalisme, tu peux lui donner d'une certaine manière un visage plus humain, et ben au final tu t'as tu suis les règles du système capitaliste tel qu' sont définies. Et moi, je considère qu'on ne peut pas réformer la police de la cave au grenier. Je ne considère pas ça. Comme disait Lenine, la la l'institution policière est une institution coercitive au service de l'État bourgeois. C'est la propriété privée qui régit tout ça.

Les policiers, ils sont là pour maintenir cet ordre social, c'est-à-dire un ordre de domination. Et je pense que c'est pas juste qui gagne ou qui gagne pas, mais c'est comment réellement on s'affronte face à ça. Comment dès aujourd'hui on essaie de faire en sorte que le 20 septembre il soit massif ? comment on essaie de faire ensemble en sorte que l'antiracisme politique dans les quartiers populaires, il y a une une mobilisation de masse aujourd'hui. Tu vois ce que je veux dire ?

Moi, c'est c'est de tout ça aussi qu'il faut qu'on discute et je pense que l'élection peut être parfois un raccourci où les gens leur dit "Bon, on va mettre un bon bulletin et après on va faire les choses." Et après le problème, c'est que c'est souvent la douche froide quand on sait que c'est la douche. Bah Youssef, allez prendre le micro et installe-toi avec nous frérot. Moi j'ai pas de problème Yousf si tu veux. D'accord. Bon bah tant pis. Alors voilà, j'ai rien inventé. On ressent on ressent on ressente le débat parce que j'ai inventé sur vous.

La question la question c'était comment faire en tant que contrepouvoir et l'autonomie et moi je parle quand même enfin d'une place préféré débattre avec toi An s'il te plaît d'une place qui est particulière où je suis réellement une militante de l'autonomie. Je suis une militante du mouvement décolonial et on ne s'inscrit pas dans les enjeux électoraux. Par contre, il faut le dire ici parce que c'est une victoire réelle et il serait quand même ce serait quand même malhonnête de ne pas le dire. C'est luttes de l'autonomie qui ont été porté depuis près de 20 ans.

Donc effectivement, il y a quelques années, il était hors de question de dire euh enfin n'importe quel candidat de gauche aujourd'hui, qui soit dans la gauche de rupture ou de gauche tout court n'aurait dit la police tue euh ou ne se serait mobilisé dans une quelconque manife contre les violences policières. Mais il y a une réalité aujourd'hui. Les candidats disent "Oui, la police tue. Oui, l'islamophobie existe. Oui, il y a un racisme qui est structurel aux institutions euh françaises. Et ça c'est évident.

Mais notre rôle à nous, parce que moi je suis pas je suis pas candidate, c'est en fait de choper la veste et je le dis comme ça à n'importe quel candidat en fait finalement qui dégagera la macronie et on aura en fait le travail n'est jamais terminé. C'estàdire j'ai c'est fa n'importe quel candidat dégageras, c'est faux pour micro. Comment ? Ah, pardon, excusez-moi. Non, c'est là le débat.

C'est-à-dire que si l'autonomie, comme je l'ai dit en premier mon premier propos tout à l'heure, c'était que si l'autonomie c'est une autonomie qui sert uniquement de mettre des pressions au dans les élections au au aux différents gouvernements, je pense que c'est une autonomie limitée et que s'il y a des positions comme ça, moi j'ai fait partie de la de l'organisation de la marche contre l'islamophobie. Quand on a organisé la marche contre l'islamophobie, c'était la France insoumise qui disait qu'on a le droit d'être islamophobe avec Peign Ruise et cetera. Et les amis, on est parti se bagarrer pour aller chercher le le les signatures de la France insoumise.

Et je vais même vous faire une révélation. On n' pas eu signatures député par député. Ils nous ont signé le groupe parlementaire la France insoumise. Mais nous, on a été taquin et malin en vérité. C'est groupe parlementaire LFI, ils sont 17, on met les 17 blazes, il y a pas de cache-cache avec la lutte contre l'islamophobie. Et c'est là où vous avez le truc de Ruffin et cetera qui dit "Ah moi j'ai j'ai des gaufres, j'ai foot et cetera." Parce qu'en fait Ruf, il a pas dit "Moi, je signe." Ils ont ils nous ont dit groupe parlementaire, bah groupe parlementaire LFI, c'est Ruffin, c'est Éric Cocrel, c'est Jean-Luc Mélenchon et cetera et cetera.

Mais les amis, il ne faut pas être dupe sur le fait que il y a une il y a eu des luttes importantes de l'islam contre l'islamophobie, des lutte importante contre les violences policières où il y a eu des milliers et des milliers de personnes, il y a eu l'affaire George Floyd, il y a eu l'affaire Naë, Adama et cetera et que tu ne peux pas aujourd'hui considérer pouvoir faire de la politique à gauche et dans la gauche radicale si tu ne prends pas en considération les gens des quartiers parce que tu vas te tu exactement ce que je suis en train de te dire. Je dis d'ici aujourd'hui mais c'est parce qu'on a été indépendant.

Mais si on avait dit "Ah c'est pas grave, faut pas trop leur critiquer, ils disent que l'islamophobie on a le droit." Mais non, c'est à quel moment tu es indépendant ? Tu vois, bah tu es indépendant quand tu le restes et quand on continuera en fait d'être un contrepouvoir importe le scénario. Tu veux dire quelque chose Pierre ? Isam ? Ouais. Ou Pierre est en fini par Isam. Donc moi je jouer le contradicteur parce qu'il y a pas la LFI. Je suis pas LFI, je suis pas je suis indépendant. Donc moi j'ai j'ai une question, tu vois avec Safe par exemple, il y a beaucoup de d'organisations qui nous ont aussi critiqué nous parce que on on fait du plaidoyer, on essaie de changer les choses.

Moi, je suis le papa de Sale qui a été tué par la police. Moi ce que je me rends compte, c'est qu'aujourd'hui il y a des jeunes qui sont tués par la police. Quand il y a ce permis de tuer qui va être mis en place, [raclement de gorge] ma première réaction c'est de dire "J'en veux plus de mort". et aussi me dire que cette ce pouvoir au sein de la police, c'est moi j'appelle ça une arme de destruction mative de toute contestation parce que d'aujourd'hui on a déjà peur d'aller en manif cette loi qui va permettre à la fois de tuer parce que le c'est ça concerne l'arme le pistolet mais ça concerne aussi le le LBD les grenades déserclements et cetera. Donc quelle est votre position vous ?

parce que du coup, on pourrait dire qu'on est réformiste en voulant annuler une loi qui est pas quelquefois on va dire qu'on est progressiste. On va arriver justement, il y a ces élections qui arrivent, on est on est on est moi je suis persuadé que toutes les déclarations sur "On va démanteler la police et cetera euh ça marchera pas, ça le fera pas." Donc du coup toi en tant que révolution permanente, comment tu voudrais qu'on aborde le problème ? Comment tu voudrais que justement collectivement on s'implique pour faire changer les choses ? Mais mais oui, merci de la question. Mais c'est fraternel ? Mais c'est parce qu'on a pas l'habitude.

Parce que si on était dans un café, on se prendrait la tête et c'est salutaire. On a on on est des gens honnêtes. Euh euh enfin par rapport à ta question, déjà nous ce qu'on revendique parce que j'en ai même pas parlé mais nous on est pour déjà l'abrogation et de l'ensemble des lois sécuritaires. Je veux dire que ça soit les lois qui permettent aujourd'hui de poursuivre les gens pour apologer au terroristes pour soutenir la Palestine que ça soit la loi de permis de tuer de 2017 et cetera, pour l'ensemble de l'arsenal sécuritaire autoritaire qui a été mis en place. On considère qu'il faut porter euh euh cette questionlà profondément dans cette dans cette campagne présidentielle.

Ça c'est la première chose. On est pour la dissolution de l'ensemble des corps répressifs, la BAC, les CRS et cetera. Je suis d'accord avec toi que la question du démantellement de la police, même dans les familles de et même dans les quartiers euh il y a je il y a beaucoup de gens dans les quartier qui pour eux euh bon c'est c'est un peu bizarre de poser ça. C'est vrai que c'est une autre question mais déjà partir de la question de de du désarmement de de la police, ça permet de de discuter clairement du rôle coercitif que joue la police. Donc moi, je considère déjà d'une part l'indépendance, elle est vis-à-vis du pouvoir de l'État.

On doit avoir une position indépendante et aller défendre nos propres revendications, ce qu'on pense légitime pour soi et pas ce qui nous semble aider à faire le plus petit dénominateur commun pour que tu puisses faire 50 % et une voix parce que ça c'est la c'est c'est la mort assurée. Ça nous pousse justement à aller dans des contradictions qui en première et en dernière instance ne règle pas ce que tu as dit. Comment on arrête de tuer les gens ? Parce que si tout le monde continue àmer à être armé, si les institutions, l'institution policière, la gendarmerie et cetera il continue à être armé et avoir le même pouvoir avec les mêmes lois, tout ça n'est pas remis en en en question.

Et moi, je pense qu'il y a une deuxième voie, tu vois. Il y a je il est ça, moi je suis pas d'accord quand tu dis non, on on participe pas aux élections et cetera. Moi, je pense que lorsqu'on on on soutient euh euh de manière pas suffisamment critique une une force politique qui aspire au pouvoir et cetera, on participe à être un relais aussi. Et moi, je pense qu'on a aussi une responsabilité parce que peut-être en soi, on peut penser que c'est pas grand-chose, c'est pas un petit acte, mais les gens qui soutiennent telle ou telle organisation indépendante, bah les gens ils vont s'en rappeler demain.

S'il y a des choses, on va dire "Mais c'est toi qui nous avait dit euh euh faut voter pour c ou pour ça." C'est-à-dire qu'il faut qu'on fasse attention. Moi, je pense qu'il y a une 2è voie à une à une autonomie indépendante. C'est celle que j'ai dit, c'est-à-dire une autonomie révolutionnaire qui part du principe de comment on en finit avec l'ensemble euh euh des mesures qui qui qui attaquent les gens des quartiers populaires, les personnes racisées et cetera et aller avec cet agenda qui permet de de rassembler massivement les gens autour de ça. Et moi, je pense que il y a un espace là-dessus.

Tout à l'heure, quand je donnais la l'exemple de la marche contre l'islamophobie, je pense que c'était une démonstration d'indépendance dans ce sens-là, c'est-à-dire de comment en fait on tire les gens à venir sur les bases et les obliger à venir sur les bases quand c'est pas leur logique et quand tu les mets sous pression parce qu'il commence à voir qu'il y a une masse qui commence à s'organiser plutôt que quand on leur fait cadeau de tout ça en leur disant bah nous on va essayer de ramener les gens sur vos bases parce qu'on comprend que il faut monayer que pour faire 50 % bah va falloir qu'au deuxème tour tu dilue ton programme pour que les macronistes ils appellent pour toi.

Et je pense les amis, vous avez vu qu'il y a énormément d'éléments de crise, on en a même pas parlé parce qu'en vrai, on pourrait faire un débat de 6h, je veux dire, mais il y a des il y a des des éléments de crise et d'instabilité politique et géopolitique énorme.

Youssef il la tête tout à l'heure, tu es pas d'accord mais je pense qu'avec Youssef on peut partager énormément de visions communes de la situation d'instabilité le réarmement et cetera qui pousse notamment à nous attaquer dans dans les quartiers populaires parce que notre préoccupation en tant que père de famille pour toi et pour moi, bah c'est de fait c'est pas uniquement que notre gosse il se fasse flinguer en sortant du lycée ou quoi que ce soit, c'est aussi quel est l'avenir pour nos gamins. Si si c'est un avenir leur filer un fusil mitrailleur pour bolorer Bernard Arnaud, c'est un problème. Et et si on on discute pas aussi de ces questions là, ça devient complètement difficile.

Et je pense que l'indépendance, elle permet aussi d'avoir cette liberté de pouvoir dire qu'est-ce que nous on a on a besoin aujourd'hui et dans les coordonnées actuelles, bah il y a que des impasses. Je veux dire même, tu chopes le plus insoumis des insoumis. Il dit "Bon, moi je pense qu'il y a moyen que Mélenchon fasse un braquage au deuxième. Je pense qu'il y a moyen, il a le droit. Moi, je veux dire, je je veux pas reprocher à des gens qui ont une pensée, une vision euh euh fantasmée de comment peut se passer un premier tour, un 2è tour et cetera.

Mais quand je prends ça, il dit je pense qu'au deuxème tour, il y a moyen de faire un braccau, de mettre une pression, que les gens ils vont finir par voter utile. Mélenchon, il bien sûr il va un peu se modérer au deuxème tour. Il dit par contre, moi je pense qu'on a'ura jamais la majorité parlementaire. Il dit "Je pense que sur un braquage national, on peut mais avoir 300 députés insoumis, c'est impossible. et qu'au final ma question c'est qu'on arrivera même pas à faire ce qu'on a envie de faire parce qu'il va falloir qu'on pose avec la gauche et cetera et tout ça.

Je trouve que c'est des questions même si je partage pas les le tout mais je veux dire que les gens ils commencent à voir ces ces ces moments d'instabilité et qu'en fait ça va pas se régler juste avec victoire, défaite, bulletin dans l'urne, quel candidat mais mais quel candidat de gauche et cetera et le mieux placé. Mais quelle stratégie ?

Moi je pense que peu importe l'issue de la situation, moi je pense qu'on doit faire en sorte que le 20 septembre ça soit quelque chose de masse et faire en sorte d'imposer comme on l'a fait dans une période précédente dans la grève du 29 septembre faire des cortèges contre le permis de tuer, pousser dans les organisations syndicales à la question du permis de tuer. Je vois pas pourquoi on arrive à pousser dans les syndicats des questions écolo et cetera et puis l'antiracisme hop faut pas en parler. Moi les camarades, je suis chez Sudraille. Ben il y a des débats dans Sudrail.

Les mecs il disent "Oh la Palestine, fais gaffe, on va perdre des trucs des des collègues." Ils disent "Oh la Palestine, ça divise, c'est trop clivant." Pourquoi c'est clivant ? Il y a quoi comme il y a il y a il y a quoi à à être entre ceux qui ceux qui envoient les bombes et ceux qui les reçoivent ? Comment on peut être entre les deux ? Comment on peut considérer qu'on a rien à voir là-dedans ? Tu vois ce que je veux dire ? Et moi, je pense qu'on devrait commencer dès à présent à mettre une pression par en bas.

Et moi, j'espère que la rentrée là entre le 29, le 20, le 29, le 17 octobre, mais qu'on ait euh un un retour de la lutte de classe, quelque chose qui permet de de commencer à à s'organiser par en bas, réfléchir et voir euh nous on l'espère de notre côté dans l'élection présidentielle pouvoir être sur la ligne de départ pour pour porter une candidature indépendante parce que moi je suis un mec de quartier. Moi, je suis quelqu'un qui connaît ces questions là, les violences policières et cetera, l'antiracisme qui le vit dans sa chair et qui est un travailleur et qui va pouvoir discuter aussi avec les préoccupations des travailleuses, des travailleurs au quotidien.

Et moi, je pense qu'on peut faire énormément de d'avancé électoralement pour convaincre notamment des gens parce qu'ils vont se dire "Mais lui, vous nous dites les Arabes nan nana mais lui il parle pour nous, lui il défend nos intérêts, lui il sait c'est quoi se réveiller, c'est pas un politicien professionnel et je pense qu'on peut faire beaucoup de choses avec un discours qui articule les questions de conditions de travail, de salaire social et cetera. et la question d'intransigence de l' de des questions d'impérialisme et des questions de violence policière. Moi, c'est en tout cas dans ce cheminement-là où on va rien renier et le score électoral qu'on fera, on le fera.

Mais nous, l'essentiel c'est qu'est-ce qu'on porte vis-à-vis des masses ? Ouais. Pour rebondir, excuse-moi Pierre, sur la rentrée qui était censée être brûlante l'an dernier, excuse-moi, ça a fait flop. Moi dans mon propos introductif en fait, je questionne quand même la question des syndicats. Il y a une forme de passivité. qui est qui est réel. On est bien d'accord. Et je reviens aussi également sur une chose, c'est-à-dire que quand on parle d'autonomie et de contrepouvoir, moi j'estime que SV est un contrepouvoir tout à fait autonome. Voilà. Et on s'inscrit en fait dans l'autonomie réelle.

Et parce qu'on s'inscrit dans cette autonomie réelle et incarnée et matérialisée en fait même au sein d'une assaut qui est quand même cofondée par euh par une famille de victime, euh on lance une rentrée qui peut être à la fois sociale, antiraciste et cetera, les syndicats n'ont pas joué ce rôle. Et donc en fait ce qu'on fera en tant que contrepouvoir et c'est c'est là que je te dis en fait que il y a votre campagne avec des volontés électoraliste, il y a le les contrepouvoirs en fait qui maintiendront leur propre agenda comme ils l'ont toujours fait mais il y a quand même quelque chose qui est réel aujourd'hui et je le dois dire parce que ce serait malhonnête de ma part.

Il y a quand même aujourd'hui des positions qui sont à la fois anticapitalistes, anti-imparalistes. Il y a des prises de position concernant l'islamophobie, concernant les violences policières et que même si elles sont peut-être à minima mais elles sont nos victoires et ne pas accompagner ça pour moi c'est une faute militante tout simplement. Ouais, je pense que on passe énormément de temps et d'énergie en fait à ne parler que de LFI. C'est presque une erreur, je pense, parce que comment on impose notre agenda, comment on déploie notre plan de bataille à nous ? Et d'ailleurs, moi j'ai envie d'aller un petit peu plus loin.

Je pense même que dépenser énormément d'argent et de temps dans une campagne électorale plutôt que de nourrir les luttes. Et c'est peut-être là qu'on a un petit point de divergence. Voilà, parce que c'est faire une campagne, oui, c'est une candidature qui permet d'amener peut-être des thèmes dans le débat, mais ça coûte de l'argent, ça prend du temps et finalement, est-ce qu'on pourrait pas investir tout ça dans notre propre agenda de lutte ? Mais peut-être avant de parler de quand même revenir, je pense faut au moins qu'on finisse ce débat sur les contrepouvoirs.

Mais pour te parce que c'était important ce que tu as dit, qu'est-ce qu'on fait face au Cœf qui tue nos frères, nos enfants et qui nous tirent dessus ? Malheureusement la loi permis de tuer, c'est comme énormément de lois libertici et policières, elle vient légaliser à postériori un état de fait. Ils font ça sur énormément de choses et il faut il faut la défoncer hein. C'est moi je évidemment qu'on sera dans la rue mais sais c'est comme le sur le fichage, il y a eu plein de fichages illégaux par les flics qu'ils ont légalisé à postériori. C'est comme l'usage debd qui au début a été testé puis les encadré et légalisé. Et il faut démanteler cette loi et il faut l'attaquer.

Mais malheureusement les pratiques policières elles sont pas forcément corrélées aux lois sinon ils ferait pas tout ce qu' tout ce qu'ils font. il tirerait pas dans le visage des gens alors qu'ils savent qu'ils sont filmés et cetera. Et donc comment on on essaie d'enrayer cette violence et comment on arrête cette situation insupportable où on voit des gens qui continuent à mourir, qui continuent à être mutilés ? Bah moi, je pense que c'est en les affichant en leur faisant peur. Déjà ça c'est une première mesure immédiate.

Désolé, je suis je vais pas forcément dire des dingueries ici mais il faut que le coûpt pour un flic qui tire sur quelqu'un soit tellement élevé que et et il soit tellement élevé aussi pour ses collègues queils vont pas le faire. Et ça passe par quoi ? Après la mort de George Floyd, les gens ont balancé l'adresse du flic qui avait tué George Floyd et il y avait des manives tous les jours devant chez lui qui l'empêchaient de dormir. Ça c'est insupportable. Je pense qu'il y a aucun cœf qui a envie d'avoir ça. Alors, c'est très dur de le faire en France parce queon n pas, il y a une opacité sur le nom des flics et cetera, mais c'est ce qui s'appelle du copating.

Pendant le soulèvement au Chili en 2019, il y a eu énormément de personnes ébornées par la police. Il y a des hackers qui ont diffusé toutes les adresses de tous les flics chiliens et qui ont mis fait une map avec leurs adresses. Et bah figurez-vous que ça a plus calmé les violences policières dans la rue que pas mal de mesures qui seraient qui auraient peut-être été annoncé par l'État. Donc il faut se battre sur le terrain légal et juridique. Et moi je suis pas de ceux qui pensent par exemple qu'il faut même pas aller en procès. Euh ce qu'on m'a reproché moi aussi d'avoir fait une procédure judiciaire contre le flic qui m'avait tiré dessus et qui a été d'ailleurs euh relaxé hein.

Euh mais moi je pense qu'il faut utiliser toutes les cartes qu'on a pour en faire des tribunes pour se battre dans les tribunaux sur le plan légal et cetera. Mais il faut que le coût pour les flics soit tellement élevé qu'ils aient peur de le refaire. Et euh malheureusement le il faut s'emparer de cette loi permis de tué malheureusement pour se battre sur cette questionlà. Mais on l'a dit tout à l'heure, il y a 20 ans 30 ans de militarisation de la police derrière et il faut qu'il flippe et puis l'horizon.

Moi je suis désolé peut-être que soit je suis trop radical mais ça a pas été dit mais normalement le marxisme et les camarades de RP auraient peut-être dû le dire c'est l'abolition de l'État comme horizon et d'ailleurs le le projet libertaire aussi comme horizon une société sans classe sans état et cetera. Donc à quel moment on édu notre pro puisque dans ce cas-là on devrait tous dire ça techniquement qu'on est pour l'abolition de l'État et de la police et cetera. Donc oui, on fait des concessions avec la France insoumise, voilà. Mais après jusqu'à quel niveau ? Moi je suis d'accord he c'est un débat.

Et donc pour les contrepouvoirs, pour les les contrepouvoirs, ce qui est extrêmement important et en fait c'est déjà ce qui se passe, c'est ne surtout pas freiner. Il faut appuyer sur l'accélérateur de notre propre agenda. Et euh évidemment euh le 20 septembre évidemment bon la grève, je sais pas comment le sentent les camarades syndicalistes, mais cette grève, moi je pense queelle va pas forcément prendre.

Mais le 17 octobre, ce mouvement euh gilet jaune bis, je sais pas, mais en tout cas, il prend énormément sur les réseaux sociaux, y compris avec euh des travailleurs euh issus des quartiers populaires qui posent en gilet jaune et qui disent "Mais il faut refaire, il faut remettre ça" qui donnent. Il y a une intelligence collective qui font déjà des vidéos qui disent "Voilà comment on se protège de la police, voilà comment on bloque." Enfin, je vous invite à aller voir si vous avez pas vu mais c'est assez enthousiasmant.

Ça ressemble un petit peu à ce qui s'est passé en 2018 avec les gilets jaunes, mais pas de la France périurbaine, en tout cas pas uniquement, mais aussi de trailleurs de quartier. Bah ça, il faut y aller, il faut il faut soutenir l'initiative, amplifier et la meilleure chose qui pourrait arriver, y compris d'ailleurs LFI devrait en être conscient, ce serait qu'il y a un énorme mouvement social là qui partent, qui durent des mois, qui mettent en difficulté le gouvernement. Pourquoi ? ne serait-ce que parce que quand il y a un mouvement social, on arrête de parler d'islam.

Les sujets d'extrême droite arrêtent d'être de monopoliser les antennes parce qu'ils sont obligés de parler du prix de l'essence, du coût de la vie, des retraites. Mais ça, il faut un mouvement social pour l'imposer ce climat politique. Et donc en fait, c'est bénéfique pour tout le monde qu'on maintienne, y compris la gauche électorale, qu'on maintienne notre agenda et finalement qu'on soit sur notre couloir de nage et en fait on les laisse faire leur campagne. Il y a pas de souci. On va pas le on va pas les attaquer, mais on va pas non plus euh prendre toutes nos champs mentales sur sur la question du vote. Ce serait vraiment une erreur.

Et et et en fait, moi, on vient d'une époque après 2016, après le mouvement l'i travail où on était on s'en foutait des élections. Bon, ce qui était peut-être l'excès inverse. Mais là, il faut peut-être il faut vraiment éviter d'en faire l'alpha et l'oméga. cette campagne électorale, il faut imposer et il faut l'imposer dans la rue et sur les contrepouvoirs, une fois une éventuelle gauche au pouvoir, une fois une une éventuelle gauche élue, bah moi je pense ce sera clairement pas le paradis euh socialiste et autogéré, hein, ça c'est clair. Et et LFI n'est clairement pas anticapitaliste. J'ai entendu ce mot-là tout à l'heure. C'est un parti kénésien qui va faire de la relance.

ce sera très bien si les salaires sont augmentés, ce sera très bien mais c'est pas un horizon anticapitaliste. Mais par contre, on pourra leur arracher notamment à l'échelle locale des lieux. Moi, je reviens parce que tu dis, vous avez pas parlé de contrepouvoir, moi j'ai essayé de dresser un petit peu un plan de bataille là-dessus. Il faut leur arracher des lieux partout d'organisation et d'autonomie dans les centres-villes où les gens peuvent se rencontrer, s'organiser, mais y compris dans la ruralité.

Euh il faut euh des maisons du peuple dans les petites villes qui font le travail de désintox euh face euh à BFM, AC News et cetera, des lieux de rencontrre, des banquets populaires euh dans la rue euh où on partage à manger, euh où on discute et euh et à partir de là, voilà, euh on construit quelque part euh un contre un contrepouvoir et une contreciété, une contreciété qui existe déjà en fermant hein dans les ades, dans tout un tas de structures, dans tout un tas de luttes. Euh voilà, commencer à construire la société qu'on désire ici et maintenant, c'est extrêmement important pour montrer aussi l'exemple de ce qu'on incarne et pas juste se contenter de phraséologie.

Voilà, désolé, j'étais trop long. C'est la c'est la fin. C'était juste pour dialoguer avec quelques petits éléments. Je sais pas c'est à quelle heure. Ah, ça va. OK. y avoir je juste pour dialoguer sur des a c'est non sur sur ce que disait euh euh Pierre sur la question électorale. Moi je suis d'accord pour dire que il faut pas faire de l'élection l'alpha et l'oméga et un objectif en soi et cetera. Moi, je suis d'accord avec celu. En tant que révolutionnaire, nous on considère que l'élection présidentielle, c'est aussi un rencontre de une rencontre de masse et un effet de politisation de masse.

C'est-à-dire de pouvoir avoir avec un un processus antidémocratique dont je parlais tout à l'heure qui fait que euh ils ne veulent surtout pas que les paroles que nous on porte, la radicalité, le fait d'appeler les gens à la grève générale, euh au mouvement de lutte, d'en finir avec le patronat, d'en finir avec les 211 milliards et cetera.

Je pense que arriver euh à pouvoir porter un programme radical et cetera, pour moi la question de l'État, le communisme, enfin nous on va défendre avec fierté l'idéologie communiste parce qu'on pense que c'est pas juste les revendications immédiates, mais c'est aussi quel avenir on donne et quand les gens on leur a on les a bibronné, Marx disait une phrase magnifique, c'est que la pensée dominante, c'est la pensée de la classe qui domine. Et la cette pensée dominante, elle nous force à considérer que la seule et unique solution, elle est dans le système capitaliste.

Et la seule et unique solution pour essayer de changer les choses dans le système capitaliste, c'est par les élections, c'est pas par la rue, c'est pas par le mouvement et cetera. C'est pour ça que nous on considère que la France insoumise, c'est un adversaire politique. Parce que comme je dis, c'est pas parce que on est des la pureté révolutionnaire, on est des illuminés et cetera. Moi, si je croyais dans le projet réformiste, je serais le le plus grand soldat de la France insoumise. Je serai en premier en en première ligne. Mais je n'y crois pas profondément.

Parce que les expériences du du passé et les expériences récentes et la manière dont le les choses sont en train de s'ouler dérouler me montre que çaa ça ça ira vers une impasse. et ne pas être présent Pierre dans un processus électoral quand on sait qu'elle a été le poids des défaites après Siriza, Podemos et cetera, le poids de la désillusion parce que il y a les gauchot pour dire d'une certaine manière qui eux vont manifester au premier manquement booum, ils vont ils vont mettre une une claque dans la nuque de de LFI. J'ai pas de doute là-dessus. J'ai pas de doute qu'on que le les gens ils pensent aussi ça.

Mais il y a aussi tous ceux qui disent "Mais frérots, moi j'ai manifesté 10 piges contre Macron. Lui, il m'a dit "Vote, je vais faire ça retraite à 60 ans." Ma non et quand il va il va pas il va rien comprendre à ton histoire de faut donc maintenant tu me dis il faut que je fasse grève contre Mélenchon qui m'a dit mets un bulletin dans l'ure. Je vais faire c je vais faire ça. Ça n'existe pas les amis. Et l'expérience historique de la gauche au pouvoir, elle est connue. C'est-à-dire que lorsque il y a des mouvements de radicaux, je vous invite ici, je sais que c'est un public qui s'intéresse beaucoup aux questions politiques internationales et cetera.

Si vous n'avez pas vu la bataille du Chili de Salvador Aliend, les trois documentaires les amis, c'est éclairant sur le rôle de la gauche révolutionnaire, de la de la gauche institutionnelle pardon, quand elle est au gouvernement et avec un rapport de force supérieur à ce que pouvoir avoir LFI. Aliend, il avait des milices ouvrières qui tenaient les usines. La CIA, elle finançait le patronat pour faire grève des patrons.

Et les ouvriers, il disaient "Nous, on soutient le gouvernement d'Aliend, on va tenir les usines de cuivre et cetera contre ceux qui sont en train d'empêcher le pouvoir d'Aliend." Et Aliend, il était parmi ceux qui disaient "Il faut lever les cordons industriels parce que vous nous empêchez de négocier avec les autres puissances et cetera et cetera." Et même Pinoché les amis, Pinoché qui a fait le coup d'état, qui était-il ? C'était un général que Aliend a mis au pouvoir pour justement envoyer aussi des gages de responsabilité. Et c'est pour toutes ces raisons là, j'ai donné juste un exemple, mais le mitérandisme c'était pareil, je veux dire.

Et donc ne pas être présent face à toutes ces désillusions pour apporter une une comment dire une euh euh un un une stratégie différente, je pense ce serait une erreur. Et se diluer derrière, fermer sa gueule et rester derrière une organisation, c'est ne pas exister. Moi, je suis content que Mélenchon il se soi présenté en 2012 et je suis content que Mélenchon il se soit présenté en 2017. Peu importe, vous voyez ce que je veux dire ? parce qu'il s'est dit moi je fais mon bout de chemin voilà je fais 5 % 10 % mais je fais et voilà et j'existe et puis les gens aujourd'hui que je pense qu'ils se retrouvent dans la France insoumise sont bien contents.

Mais si Mélenchon il avait dit "Ah là c'est chaud SarkoZi ah là Le Pen elle peut être au deuxème tour il faut pas que j'y sois il faut que je soutienne Macron il faut que je soutienne je sais qui de quel parti bah en fait tu existe plus c'est la fin il faut liquider Révolution permanente." Je veux dire, si je considère qu'il faut soutenir un projet avec lequel je ne crois pas, bah je je vais aller faire autre chose de de ma vie. Je veux dire, si je suis un intransigent, c'est pas pour être chiant, j'ai pas que ça à faire.

Je veux dire, je suis inquiet comme tout le monde, c'est parce que je pense que c'est une impasse profonde et que ça ne change pas le fait qu'on puisse porter même dans un cadre électoral dont on n'est pas électoraliste. Parce que tout à l'heure, tu as dit électoraliste. L'électoraliste, c'est celui qui dit "Mets un bulletin dans l'ure." C'est pour ça que j'ai pas répondu à Isam tout à l'heure quand il m'a dit cit élu.

Mais moi je pense que élu ou pas même si c'est une caricature parce que je veux dire si un arabe des quartiers populaires trotskistes qui appelle à au communisme et cetera, il avait la chance de pouvoir faire 51 %, je pense qu'il se passerait bien des choses dans ce pays avant même qu'on puisse y arriver. Vous voyez ce que je veux dire ? Je ne présage rien de de de ce qui peut arriver dans l'avenir mais vous voyez bien les les pressions qui existent. Mais moi je c'est pas nous au pouvoir qui changeons les choses, mais c'est nous par en bas comment on va s'auto-organiser, comment on va porter ces revendication là légitime si je peux.

Alors du coup personne ne va ne va la fermer parce que tu dis en fait soutenir tu as dit j'ai pas entendu. Tu as dit vous allez soutenir et vous allez la fermer. Donc moi je Si si je t'assure tu regarderas fermer sa gueule. Enfin, tu l'as dit euh prend pour moi, je prends de manière générale. Après, je veux dire, il y a des divergences d'opinion.

Il y a différentes manières d'appréhender 2000 2027, mais aujourd'hui ce qui est conséquent en fait, c'est d'accompagner quand même un projet qui n'est pas certes euh idéal mais qui répond en fait c'est c'està-dire à à des moments dans l'histoire en fait c'est les populations issu de migration post-coloniale souvent on parle de récupération et blabla de mais là en fait c'est ce parti où les partis ou cette gauche de rupture en fait qui donne des gages et quand tu tu prends le proc processus dans ce sens-là et ben en fait pour moi il y a une cohérence en fait à accompagner dans un premier temps mais je le répète encore une fois parce qu'il faut vraiment que le propos initial il soit il soit vraiment entendu et perçu comme il doit être perçu être un contrepouvoir quoi qu'il arrive et quel que soit le scénario pour 2027 et comment y arriver c'était vraiment ça le propos contre voilà moi j'ai une question du coup tu disais tout à l'heure comme tout le monde on On a peur du de l'extrême droite au pouvoir.

Donc je comprends et je suis dans la même perspective que toi, sauf que pour moi, il y a des étapes. Et se dire qu'aujourd'hui on est assez conscient que la LFI réglera pas les problèmes tous les problèmes. Mais est-ce qu'il sera pas plus facile de d'arriver ou de faire des conquêtes avec la LFI parce que on aura déjà moins l'inquiétude de se faire mat comme on pourra se faire mat l'extrême droite qui va couper les crédits, qui va qui va nous qui va nous assécher nous association et cetera.

Donc est-ce que est-ce que dans cette perspective là révolution parmanente c'est pas dit à un moment donné, moi je vais aller voir Jean-Luc Mélenchon et je vais lui dire bah moi je veux bien aller avec toi mais il faut que tu me donnes des gages, des vrais gages. Est-ce que c'est est-ce que c'était une voix possible ? 1 2 1 2 Ah pardon. Euh non mais Isam, la question que tu poses, c'est la une des questions centrales que les gens posent. RP, vous allez pas être dissous quand même. C'est plus facile de lutter sous un gouvernement de gauche et cetera. C'est un truc qui est classique.

Euh euh et la réalité c'est que c'est pas euh que nous on pense déjà enfin faut dire une chose, on est d'accord que il y aura certaines facilités qui vont exister. Va y avoir aussi il peut y avoir un changement de de mentalité et cetera et cetera.

Mais comme je dis face aux grandes coordonnées, si ça ça ne change pas, si en fait on continue à maintenir l'illusion que le système capitaliste, il peut être réformé, que avec quelques leviers, que avec quelques stratégies et cetera, on peut changer les choses, on continue à maintenir les illusions d'un système qui est taillé pour la bourgeoisie, créé par la bourgeoisie et que moi, je considère que ceux qui ont créé les règles du jeu, le paquet de cartes, tu ne peux pas les déposséder de ce système là parce que c'est eux qui l'ont fait, ils l'ont taillé pour eux. Et donc la question, elle est pas tant est-ce qu'on va pouvoir euh euh euh comment dire se mobiliser mieux et cetera.

J'ai même tendance à dire parfois c'est pas spécialement vrai. Euh camarade Pierre, il expliquait l'étoile nord-africaine, c'était le Front populaire. Il y avait 100 millions de grévistes à cette époque-là. Tu vois là tout on n'est pas dans Oui, un petit peu ça redescend et cetera. Mais je veux dire, on sort de d'une période et même quand on prend le début de la Seconde Guerre mondiale, c'est 3 ans après un mouvement de grève générale immense. Donc comme quoi, les choses, elles peuvent changer vite si la stratégie, elle n'est pas une une stratégie euh euh d'affrontement et que Mitteran, on l'a vu les amis, il y a quasiment pas de grève des syndicats pendant presque 6 ans de Mitérandis.

Pourquoi ? Parce que les gens ils ne veulent pas participer à la déstabilisation d'un gouvernement de gauche. Il y en a même qu'on a traité de de comment dire on disait lui c'est la CIA lui regardait il appelle à machin c'est les jaunes qui sont là, ils essayent de [ __ ] François Mitteran déstabilisant et cetera et cetera et moi je pense que on sous-estime cette cette question là mais au-delà de ce moment-là moi je veux je veux dire ce n'est pas la stratégie de la France insoumise. Je dis et je le répète, j'ai donné tout à l'heure l'exemple à Saintis mais moi j'aimerais par exemple Mélenchon, il a revendiqué 500000 personnes qui ont rejoint la campagne. Je sais pas ce que ça veut dire.

Est-ce que c'est des gens qui ont juste cliqué dans un site ou est-ce que c'est des gens en cher et en os qui font du porte à porte et autres ? Mais partons du principe que c'est des gens en cher et en os qui font du de qui sont dans des groupes d'action et autres. Mais ça serait énorme de mettre ces 500000 personnes dans la rue Levin. Ça serait énorme de faire en sorte que ces gens-là il ils structurent le travail dans les entreprise, les usines et cetera. De dire "Lissez les portes à porte, laissez les marchés, les élections, venez devant les devant les entreprises, il y a une bataille à mort à mener contre le budget, le corps nu et c'est pas ça ce qui est en train de se passer.

Tu vois ce que je veux dire ? C'est pas la stratégie. Et donc il faut le le comprendre profondément. Et moi, je pense qu'il faut faire attention et j'envoie ce message-là, c'est pas à vous, mais à l'ensemble de l'antiracisme politique les amis. Réellement, quand on creuse, il y a pas grand monde dans l'antiracisme politique qui est pas euh un soutien euh clair ou euh au moins euh passif de de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Il y a beaucoup de gens dans les quartiers populaires qui ont été cooptés.

soutien critique soutien critique mais c'est des soutiens c'est des gens qui ont mis un point d'honneur à la question de l'indépendance et au fait de maintenir leur cahier revendicatif et moi quand je vois dans les gens dans les quartiers populaires qui se disent "Ah, on m'a donné l'étiquette, on m'a donné ceci cela" et du coup commence à à pas critiquer. Moi, je pense qu'au contraire là où on est les plus forts et là où on est fort collectivement, c'est lorsqu'on frappe tous ensemble sur nos points de revendication. Youssef est là, je crois. Il y a je l'avais salué tout à l'heure mais je Ah, je lui dis fraternellement et je l'avais dit je crois sur Twitter ou Insta.

Moi par exemple quand elle elle je veux dire, elle a les légitimités de considérer que la loi de 2004, il faut pas euh que d'une part je suis d'accord sur le fait que comme elle le dit, c'est pas la préoccupation. Il y a des règles Anas hein. Il y a des règles. Le les intervenants sont là. Après, il va y avoir des il faut laisser la place aux questions. Mais je Ah, il y a des questions après. Ben, je je termine là-dessus. Mais c'est c'est pas mais c'est même pas je veux dire, les camarades, c'est même pas pour polariser. C'est c'est juste sur l'exemple de du fait de est-ce que on doit pousser parce que je pense que au plus profond de sa chair Oria elle est contre la loi de 2004.

Elle est pour son abrogation. Le débat il est pas là. Le débat, il est autour de est-ce que nous on devrait pousser cette revendication là ou est-ce que comme elle l'a formulé il faudrait en faire l'économie euh dans le moment électoral pour pas mettre la pression et cetera. Mais en vrai, c'est même pas une question de modération uniquement sur les questions d'islamophobie et de violence policière. C'est aussi sur les Il y a des gens ils disent faut pas revendiquer la retraite à 60 ans parce que c'est trop maximaliste. Il y a des gens il disent le SMIC faut pas que tu ailles trop loin sur le SMIC parce que c'est maximaliste. On narrivera pas à rassembler le le bloc du centre et cetera.

C'est des questions stratégiques et moi je pense qu'au contraire si nous on mettait une pression à revendiquer ce qui est nécessaire pour nous, ça obligerait même ces secteurs de la gauche institutionnelle à devoir faire les efforts. C'est parce qu'on a été intransigent sur la Palestine que les gens ont pris aussi position sur la Palestine et et de manière moi je le salue. Je veux dire les filles leur position sur la Palestine, elle a été courageuse. Elle a été courageuse. Leur position sur les violences policières est courageuse.

même si c'est pas suffisant, même si je partage pas la la logique des deux États et je pense que ici aussi dans cette salle, on partage pas la logique des deux États et cetera. On est pour une Palestine libre et autres et je veux dire par là, mais néanmoins c'est courageux. Mais est-ce que ça veut dire que nous on considère que ça ça nécessite de pas pousser et pas continuer à être autonome et indépendant politiquement ? Bah c'est le cœur du débat. Pardon.

Est-ce que tu veux répondre à Anas puisque franchement je voulais pas spécialement intervenir dans ce débat mais comme je suis interpellé et combien vite euh le problème c'est qu'il s'est dit un milliard de choses depuis tout à l'heure qui sont beaucoup de contrevérité et d'approximation. Beaucoup beaucoup. Anaskaib tu dis beaucoup d'approximation beaucoup. Et tu franchement, j'ai l'impression que tu sais parfois tu sais pas de de quoi tu parles. Alors d'abord la première chose, une des choses que j'ai entendu dans ton dans ton dans ta bouche, tu dis par exemple la marge de 2019, ça a été un grand moment d'expression de l'autonomie de l'antiracisme politique. C'est exactement le contraire.

La marge de 2019 a été le moment de l'explosion et de la fin de l'antiracisme politique. Ça a été la condition la condition pour que les grandes organisation blanches respectable la FI et la CGT pour qu'elle pour qu'elle pour qu'elle pour qu'elle vienne et qu'elle s'associe à cette marche. Il a fallu exclure les éléments qui qui assuraient la continuité de l'antiracisme politique à savoir une partie des barbu et le pire. Le pire a été exclu de cette manifestation et ça a été le moment de l'explosion du grand front de l'antiracisme politique qui n'a jamais été reconstitué depuis. Donc c'est exactement le contraire.

Pour avoir les organisations blanches, les grandes organisations blanches qui daignent venir lutter et prendre part à la lutte contre l'islamophobie, il a fallu d'une certaine manière étrangler l'autonomie. Donc ça a été l'acte l'acte de fin de l'autonomie réelle. Alors, depuis tout à l'heure, on parle d'antiracisme politique. L'antiracisme politique veut c. Quel antiracisme politique ?

Il y a les effets de l'antiracisme politique aujourd'hui dans le débat, mais il n'y a plus d'organisation effective de l'antiracisme politique et celle qui se revendique encore, c'està-dire nous en tant que média par exemple PDH machin, on est juste une expression de ce qu'on espère pouvoir faire perdurer après une victoire éventuelle de la gauche de de rupture, c'est-à-dire Mélonchon. C'est-à-dire que nous, on est quand même bien les premiers à savoir qu'on ne peut pas compter sur une gauche réformiste. Et tu dis tout à l'heure euh euh euh vous en fait en fait on fait que soutenir un peu béatement euh la FI mais qu'on n'est pas assez critique. Ah ben faut écouter un petit peu.

On est critique, on dit la la FI elle est pas antisioniste. La FI elle est pas anti-impérialiste. La FI est plus critique de l'impérialisme américain qu'elle des critiques de l'impérialisme français. La FI ne cherche pas encore la fin du pacte racial, ce que nous nous revendiquons. La FI ne demande pas l'abrogation de la loi de 2004. La FI n'est pas effectivement une organisation révolutionnaire.

Et par ailleurs, on l'a critiqué sur l'Iran, on l'a critiqué sur le fait effectivement qu'ils sont encore sur une histoire de de de États, on la critique sur le fait qu' qu'on que on n'est pas dans un dans un dans un programme révolutionnaire parce que nous on sait très bien évidemment que il faut que qu'il s'agit pas simplement de se dire abstraitement anticapitaliste et qu'il faut en arriver à un moment donné à la récupération des moyens de de de production. Mais tout ça, on le sait.

simplement, nous sommes ici dans un pays qui s'appelle la France, qui est un pays impérialiste et dont la conscience moyenne du français, du français de l'électeur, il est pas anti-impérialiste, il est pas anti-guerre, il est rien, il il est ce sont on est dans un pays à 90 % de blancs produits par des affects impérialistes qui d'une certaine manière la le monde, l'Afrique pourrait être écrabouillée que les Français, ils en ont rien à [ __ ] C'est pas la question. On n'est pas ici, c'est pas un peuple révolutionnaire. On n'a pas à faire à ce type de de peuple là.

Si on avait un un à avoir si on avait à faire à un type de peuple comme ça, ah ben effectivement on serait beaucoup plus on serait on aurait plus beaucoup plus de foi dans la révolution. Mais là qu'est-ce qui fait pour qu'est-ce qui fait bouger le peuple français ? ses retraite euh le fait que la police il y a il y a il y a 6 ou 7 ans la la si la retraite entre le fait que on est dans un pays où finalement il y a une espèce de de de de prolétariat ou en tout cas de effectivement de de de prolétariat aristocratique puisque puisque produit de l'histoire impérialiste de ce pays.

Donc on a on a un un prolétariat finalement qui profite encore de la rente impérialiste de son vœur et qui finalement n'est pas révolutionnaire pour ces questions là. Donc donc au bout de ce processus, donc nous on est tout à fait critique de LAAI, simplement on a un rapport stratégique à la FI. Aujourd'hui, la question que tu éudes, c'est pas simple, c'est pas est-ce qu'on est critique vis-à-vis de LAA FI, c'est est-ce que en 2027, quelle est l'attitude qu'on doit avoir ? Soutenir LAAI FI ou soutenir un Naskaib ? Et bien nous nous disons, on va sûrement pas soutenir un Askaib. Pourquoi ? Pourquoi ? Parce qu'on on est amoureux de de la LFI.

Non non, c'est parce que en l'état actuel des rapports de force, en l'état actuel des rapports de force, en l'état actuel de la de la de l'affecte majoritaire de ce pays, de la de la conscience politique de ce pays qui est largement en dessous de la nôtre, blanc, majoritairement blanc, et bien on est heureux, on est heureux d'avoir une gauche de rupture.

On est heureux parce qu'elle elle a été travaillée par nos luttes parce que nos luttes on les on nos luttes le capital de nos luttes se retrouve actuellement à l'intérieur de de la France insoumise que les gilets jaunes le capital de lutte des gilets jaunes se retrouve là également que les luttes dont tu parlais tout à l'heure moi j'étais tout à fait d'accord avec tout le descriptif que tu as fait et du rapport avec la gauche réformiste tout ce que tu as dit 100 % d'accord parle de par exemple du rapport complètement euh débile de Mélenchon avec avec avec Mitteran. Bah c'est un un angle un angle mort plus qu'incroyable. Bah tout ça mais on le sait mais tout ça on le sait.

Il n'y a aucune aucune naïveté de la part de ceux qui soutiennent aujourd'hui et les filles. On a fait une université d'été cet été. Pour dire quoi ?

pour dire pour organiser le pessimisme parce que nous on sait ils imaginons ils arrivent au pouvoir imaginon ils arrivent au pouvoir par la grâce des choses imaginons mais c'est le pire qui va commencer c'est là où précisément nous on a envie de dire à Naskaib et à RP plutôt que de vous faire chier évidemment je suis d'accord avec toi plutôt que de faire ce que vous faites vous présenter à la présidentielle qui est précisément ce que vous détestez le le le ce que vous vous prétendez détester à savoir être des révolutionnaires et ne pas vous vous inger dans le la lutte institutionnelle. Faites ce que vous ce que vous ce que vous savez faire de mieux. Organiser les gens.

C'est ça qu'il faut faire. C'est ça il faut organiser les gens. Il faut être dès maintenant un contrepouvoir. Dès maintenant il faut être un contrepouvoir. C'est ça qu'il faut faire. C'est pas aller concurrencer la seule organisation qui est capable de nous faire de de de virer la droite et et et l'extrême droite. C'est pas ça qu'il faut faire. Ce qu'il faut faire, c'est organiser dès maintenant les contrepouvoirs parce que queles que soient les les configurations, soit on a une LFI qui va se ramolir, qui va devoir qui va baisser la tête, qui va qui va subir les assauts de de l'Europe, de la banque centrale, des des Américains, de l'État profond français, des fascistes français.

Donc à cause de toute cette pression et moi je ne crois pas à l'avance que la FI euh soit malhonnête ou qu'elle a envie de de trahir. Moi je pense qu'elle va subir les assauts qui la feront reculer. Par conséquent, elle a besoin de nous contre comme contrepouvoir à la fois contre elle contre elle. Et comme tu l'as dit tout à l'heure très justement, parfois on va devoir on va être obligé contre nous-même peut-être de la soutenir parce qu'en fait la configuration réelle, on la saura à ce moment-là, pas avant, pas après.

Donc nous ce qu'on a envie de vous dire plutôt que de perdre votre moi je dis que vous perdez votre temps parce que par ailleurs vous êtes bien mieux que la FI idéologiquement parlant. Donc, on a besoin que ces questions soient radicalisées dans la population française, dans dans dans les quartiers, dans les usines, dans les syndicat. On a besoin d'une ligne qui est la vôtre et qui est la nôtre, anti-impérialiste, antiraciste euh et cetera et cetera. On a besoin de ça. Mais il faut préparer les contrepouvoirs maintenant.

Et là, euh si on prend la mesure du défi historique qui est le nôtre aujourd'hui, on a tout intérêt à tout faire pour qu'elle passe à tout pour ne serait-ce que changer de paradigme. Et dernière chose qui qui doit nous parler à tous aujourd'hui les grands patrons, l'État, les élites, les médias, ils ont peur de qui ? Ils ont peur de l'AF ou bien ils ont peur de RP ? Ils ont peur de qui ? C'estàd qu'en fait, ils sont mobilisés contre qui ? Alors, on a beau dire qu'ils sont réformistes, il n'empêche que le capitalisme français, il est tellement radicalisé, tellement radicalisé que même la gauche réformiste, elle lui fait peur.

Ils sont flippés et ils sont prêts à aller très loin contre cette gauche là. Donc, à nous d'être simplement euh raisonnable. Nous, on est juste raisonnable et on n'est pas moins euh on n'est pas moins radicaux que vous. Attention, attention la radicalité c'est pas simplement de crier fort et de et de et de dire anti-impérialisme, antisionistme et c'est pas ça la radicalité, elle doit aussi s'exprimer dans une stratégie claire et nette. Merci

1:42:33
Non speech

[applaudissements]

1:42:43
Locuteur

Isam, tu veux tu veux conclure ? Bah, on est à 15h en fait. On a on a d'autres Tu veux pas que je réponde à Non mais sinon on pourrait y passer à Nas. On pourrait y passer 1000 balles dans la machine. Il y a des questions avec le public. Moi je peux faire je peux faire très rapidement déjà. Euh moi c'est que je propose à Auia qu'on débatte dans les prochaines semaines, les prochains mois peu importe et qu'on fasse un débat chez vous bien fait qu'on organise. Moi je ne partage pas du tout. J'ai lu euh Beau barbare, je suis PDH.

Enfin, soit il y a d'autres émissions que j'ai pas vu dans lesquelles vous critiquez, mais je veux bien les extraits où euh vous critiquez tout ce que tu as dit, que vous critiquez des positions de l'anti-impérialisme et cetera. Enfin, juste rés Mélenchon, il a fait un tweet, euh Trump a fait un tweet dégénéré comme on sait comment il est dégénéré avec ses vidéos IA de Trump Gaza et cetera. il a fait un tweet où il met la carte des États-Unis et et Mélenchon a dit il faut envoyer le porte-avion dans la mer des Caraïbes. Moi, je pense que c'est une faute grave. C'est-à-dire la question, elle est pas juste comment on répond à l'autonomie et l' le les questions de violence policière.

C'est-à-dire qu'on a quelqu'un qui est lui sur un tweet de Trump, il est prêt à aller vers un déclenchement de guerre en envoyant un porte-avion pour défendre le l'héritage colonial de la France. C'est donc il y a un antagonisme profond et ça les camarades me dites pas que vous l'avez critiqué parce que j'ai regardé l'intégralité de tous les secteur de stream et cetera et malheureusement beaucoup disent pas grand-chose.

Je veux pas ouvrir, je veux pas, ça sert à rien parce qu'on va pas sortir nos téléparades, c'est pas pour moi je suis je joue à l'extérieur malheureusement alors que normalement il y avait une moi j'ai grandi avec la tradition de les arabes on est interdit de la politique, on n'existe pas en politique, on fait pas et quand un arabe en politique, on préfère les politiciens professionnels qui sont là depuis 50 ans et qui soutiennent Mitéran et cetera. Mais c'est pas un problème.

Je veux dire, moi je ce que je propose pour pas faire un débat euh téléphone qui a tweeté, quoi qui a pas tweeté, moi pour moi, je suis pour qu'on on on discute de la question autour de un de autour de cette question-là que moi je ne partage pas et avec RP, on ne partage pas sur la question d'organiser le pessimisme. Je partage pas la vision pessimiste qu'il y a de l'état de conscience et de subjectivité qui existe, des luttes et cetera. Moi, je pense qu'il y a beaucoup de choses. Tu as dit que moi je connais pas grand-chose ou je ne sais quoi, mais j'ai pas compris ce que je ne connaissais pas.

Mais la réalité c'est que je pense c'est que tu n'as tu as une méconnaissance de l'état réel du mouvement ouvrier de le 17 octobre quand on voit toutes les vidéos de tous les jeunes des quartiers populaires avec un gilet jaune et cetera, on voit comment le spectre des gilets jaunes il existe.

Oui mais les camarades enfin moi je sais pas vous m'invitez pas si je sais pas je réponds àia çaa c'est c'est tu vois soyons mais on n'est pas en train de s'interpeller mais il est ça moi je trouve il est ça il est ça il y a ça en fait moi je je les camarades excusez-moi moi je m' je m'arrête là parce que je comprends pas le niveau de tension je suis désolé je suis je vous faites une truc où tu commences à me poser est-ce que défaite elle est fich j'essaie de répondre cordialement et fraternellement je propose un débat j'ai pas dit Aria euh comment non mais c'est juste qu'on laisse finir mais parce que il y a moi je sais pas si elle anime ou oui pas de problème les camarades juste je conclus ça tu veux pas que je conclue si si si mais je mais oui mais la camarade il y a mais moi j'ai pas de problème je peux rester jusqu'à 18h c'est vous je vais pas vous déranger dans votre programmation permet voilà moi je je partage pas cette question de de de de du pessimisme.

C'est une question profonde si on considère qu'il y a du fatalisme et que en fait on peut pas changer les choses par le rapport de force par en bas, mais moi je te propose qu'on débat chez vous à PDH dans votre rue de dans vos locaux que c'est vous qui organisez la discussion qu'on la prépare quel quels sont les sujets mais on le fait et et on aura le temps de de débattre tranquillement et juste sur la la marche contre l'islamophobie la question je ne la partage pas sur est-ce que les gens ont ont ça a été le retour moi j'ai fait partie de l'organisation et ceux qui ont organisé, c'était des militants indépendants.

C'est des gens qui c'était pas la LFI qui a écrit "J'ai amendé le texte qu'on a envoyé aux organisations." On a dû batailler et c'est pas il y a des tensions vis-à-vis euh euh de d'autres organisations de l'antiracide. Ça, je suis d'accord avec toi. Il y a des gens qui ne voulaient pas ne voulaient pas mais pas mais pas pour que LFI accepte ou pas parce que c'est les signataires, il n personne ne les a demandé. On a fait signer tout le monde sans savoir qui participe ou qui participe pas. Tu vois ce que je veux dire ? Et je reconnais sur le fait que moi j'ai découvert et je découvre l'antiracisme politique. C'est pas ma je viens pas de l'antiracisme politique.

Moi je suis un mec de quartier, tu vois. Et je me suis politisé autour des questions de communisme et autres. Mais je suis d'accord avec toi que moi, je vomis les les les comment dire les les guéguerres intempestives qui peuvent exister entre des organisations de l'antiracisme politique, des trucs historiques et cetera. Mais sache pour moi, mais bon, on pourra euh en discuter même après, il y a C'est pas parce que euh au des organisations n'ont pas participé à la rédaction et à l'organisation que c'est pour ça que LFI et cetera parce qu'il ne voulait pas la CGT. À la base, c'était que Philippe Martinez qui voulait signer. La CGT ne signait même pas au départ.

avec Philippe Martinez pour tu vois enfin je vais pas raconter la jeunesse parce que c il y a comment c'est un débat après désolé les amis mais mais c'est un débat d'une marche il y a 7 ans. Il y a une proposition, il y a une proposition de débat ultérieure. Camaradef, c'est que vous m'invitez pas assez. Plus vous m'invitez et plus on liquidra tous les aurait aimé s'organiser là, parler de contrepouvoir, je suis désolé, c'est juste voilà, c'est irrespectueux de la part du stand qui qui accueille en fait. Non non. Bon alors moi ce que moi moi ce que je veux ce que j'ai non non ce que j'ai entendu ce que j'ai entendu non s'il vous plaît s'il vous plaît.

Moi ce que j'ai entendu est ce que je retiens la seule chose que je retiens là seule chose que je retiens c'est qu'elle a dit qu'elle était plus proche de vos idées que de la LFI et ça pour moi. Ah mais oui, mais d'accord. Mais du coup, il y a un espace, il y a un espace aujourd'hui. Il y a un espace où là on est en train nous toutes les organisations de contrepouvoir de se prendre la tête sur la LFI et ça me pose problème.

Je je voudrais je voudrais qu'on qu'on ça sera pas le moment là parce qu'on a plus le temps, mais ça sera le moment qu'on qu'on reparle de tout ça tous ensemble vraiment qu'on qu'on clarifie des des sujets qui sont on a des interprétations différentes et qu'il faut clarifier. Je pense que c'est extrêmement important parce que en fait aujourd'hui en entendant tout le monde, on est quasiment tous sur des idées très très proches et il y a des et des stratégies d'application ou des horizons temporels qui sont différents et donc c'est plutôt de ça que je voudrais qu'on parle. Voilà et donc merci à tous d'être venus aujourd'hui. Nombreux. Merci pour

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Non speech

[applaudissements]

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Locuteur

Merci. Merci à toutes et tous. Il y a Sabrina qui passe avec un chapeau donc pour que vous puissiez participer à la construction d'une mobilisation sur laquelle on travaille depuis plusieurs mois au côté de Samia et d'Isam au sein de l'association SV et au côté d'autres organisations et où il est réellement question de contrepouvoir Voilà. Merci.

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[musique]

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Locuteur

P musقا [musique]

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[musique] [musique]

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Locuteur

في المساء [musique] والح والعين

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[musique]

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Locuteur

حييك يا شعب الوطن يا مقاوم الاحتلال

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[musique]

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Locuteur

عي فيك البسالي والتفاح والعينيك

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[musique]

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Locuteur

يا شعب الوطن

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[musique] [musique]

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Locuteur

Rameau d'olivier dans une [musique] main, revolver dans l'autre.

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[musique]

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Locuteur

Ya.

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[musique] [musique] [musique]

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Locuteur

حيك يا شعب [musique] الوطن يا مقام الاحتلا

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[musique]

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Locuteur

عيب في البس والف والعين

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[musique]

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Locuteur

سرانك يا شعب الوطني يا [musique] مقاوم الاحتلال [musique] عي فيك البس

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[musique]

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Locuteur

Monsieur Arafat

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[musique] [musique]

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Locuteur

الاخضر من يديك لا تسقط الغصن الاخضر من يديه

1:53:41
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[musique] [musique]

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Locuteur

The person who have been kicked out from his hes is obliged [musique] and he has the right to fight to fight for living to fight for his future for his children for his