EN DIRECT - François Bayrou est l'invité du Face à Face d'Apolline de Malherbe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Serez-vous celui qui créera aussi l'alliance du centre et de la droite ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Est-ce que la situation pour les Français est intenable ?
- 3:42OuverteRéponse directe
Est-ce que le refus de plafonner les prix du carburant est tenable ?
- 4:25RelanceRéponse directe
Comment agir face aux raffineurs étrangers qui augmentent leurs marges ?
- 5:09RelanceRéponse directe
Comment faire pour ne pas accepter les décisions de l'UE qui vont à l'encontre de la vie quotidienne ?
- 5:54OuverteRéponse partielle
Les réponses démocratiques répondent-elles à l'urgence exprimée par les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13François BayrouChiffre
« On a jamais été aussi mauvais. C'est ça. Du système éducatif. Vous vous rendez compte entre aujourd'hui et le moment où j'ai quitté le ministère de l'éducation, il y a un bail, euh le niveau des élèves s'est dégradé de plus de 2 ans pour chaque élève. »
- 2:57François BayrouChiffre
« l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez, que paient tous ceux qui nous écoutent que je paye ne suffira pas à payer les intérêts de la dette. »
- 3:42François BayrouChiffre
« Record d'un côté à la pompe 2,30 € ce matin pour le litre de gazoile 212 pour le sans plomb »
- 4:25François BayrouFait
« les raffineurs qui ont par spéculation augmenté aussi considérablement leur marge. »
- 5:09François BayrouFait
« la Commission européenne a renoncé a dit non, il n'y aura pas d'enquête sur les marges des raffineurs au niveau européen. »
- 5:54François BayrouFait
« la France n'a pas aujourd'hui l'influence qu'elle devrait avoir parce qu'elle a des fragilités internes. »
- 6:38François BayrouFait
« Je vois très bien les projets de LFI. Je vois très bien ce que Mélenchon dit. »
- 7:23François BayrouFait
« l'extrême droite a un un socle très puissant mais c'est dramatique aussi pour l'avenir de la France. »
- 8:52François BayrouFait
« Il faut pas dire je, il faut dire nous. »
- 11:03François BayrouPromesse
« Je ne serai pas candidat. »
- 14:45François BayrouChiffre
« Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. »
- 15:28François BayrouPromesse
« Il faudra le faire. J'avais proposé un effort supplémentaire en terme de jour de travail dans l'année. »
- 16:10François BayrouFait
« Non, dat les dates n'ont jamais été arrêtées. Mais vous persistez à penser qu'il faut supprimer de jours fériers. »
- 16:54François BayrouFait
« Les politiques mentent aujourd'hui. »
- 18:21François BayrouFait
« la vérité permet d'agir. »
- 19:05François BayrouFait
« À l'instant même où le pays ferait ça, à ce moment-là, on verrait le crédit de la France disparaître. »
- 19:49François BayrouFait
« On peut avoir confiance dans nos policiers. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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des primaires. Serez-vous celui qui créera aussi l'alliance du centre et de la droite ? Vous aimeriez que ça aille jusqu'à la gauche. Je vous pose ces questions dans un instant, mais ce matin, j'ai eu un auditeur sur RMC à qui je posais les questions du pouvoir d'achat avec la hausse des prix du carburant. Hier, le gouvernement qui a annoncé qu'il n'y aurait ni plafonnement des prix ni baisse des taxes. Et [grognement] au fond, semble-t-il, c'était la décision de trop. Je voudrais que vous écoutiez les propos de Thomas. Thomas, il vit en scène maritime, il fait 120 km par jour pour aller travailler et il dit "J'espère que ça va péter." Écoutez, on rogne sur d'autres dépenses. Restaurant, ça fait des années avec ma femme qu'on en a pas fait. Les courses,
bah on achète du premier prix. pour mon fils, on a acheté des kiwi parce que il aime bien les kiwi. 1,20 € le kiwi. Moi, j'ai l'intime conviction et je l'espère fortement que un jour ou l'autre ça va péter. Cette colère, est-ce que vous l'entendez et est-ce que vous vous dites un un an après avoir quitté Matignon, la situation pour les Français est intenable ? [raclement de gorge] Je l'avais dit à la tribune, [souffle coupé] la situation profonde du pays fait que les moyens d'action, les marges d'action comme on dit, la possibilité d'intervenir massivement sur tel ou tel secteur à tel ou tel moment n'existe pas, n'existe
plus. Pourquoi ? parce qu'on s'est laissé entraîner dans une situation de surendettement, je vais pas insister, tel que aujourd'hui, l'année prochaine, la totalité de l'impôt sur le revenu que vous payez, que paient tous ceux qui nous écoutent que je paye ne suffira pas à payer les intérêts de la dette. Et donc, vous voyez que vous êtes asphyxié d'une certaine manière. On a refusé de regarder ce problème, mais il y a d'autres problèmes et votre auditeur a a tout à fait raison de le dire. On a besoin d'une réorganisation profonde du pays. Pardonnez-moi, je vais ajouter un souci. On a vu hier sortir, vous êtes une maman. On a vu hier sortir les
chiffres PISA, les chiffres évidemment qui sont dramatiques. On a jamais été aussi mauvais. C'est ça. Du système éducatif. Vous vous rendez compte entre aujourd'hui et le moment où j'ai quitté le ministère de l'éducation, il y a un bail, euh le niveau des élèves s'est dégradé de plus de 2 ans pour chaque élève. 2 ans en ces quelques années et alors vous allez avoir partout l'affirmation que c'est une question de moyens mais ce présenter les choses comme si c'était seulement une question de moyens bah ça veut dire qu'on ne comprend pas qu'il faut une
réorganisation profonde et peut-être on en parlera. Alors justement euh on est dans ce moment aussi du budget et c'est ce qui justifie d'après le gouvernement le fait de ne pas faire d'aide notamment sur le carburant. Et je voudrais qu'on commence par le carburant parce que hier ça a été ce moment en quelque sorte de rupture. Record d'un côté à la pompe 2,30 € ce matin pour le litre de gazoile 212 pour le sans plomb et le gouvernement qui hier soir annonce qu'il n'y aura ni plafonnement ni baisse des taxes. Est-ce que c'est tenable ? Vous avez vu qu'un certain nombre de compagnies pétrolières ont dit qu'ils allaient faire des efforts eux-mêmes pour limiter le prix total qui vont
continuer à plafonner à plafonner à 2 € et ils ont raison de le faire. Euh il faut le noter parce que c'est tout mais il y a deux totals, pardon. Il y a le total distributeur qui dit qu'il va plafonner à 2 € mais il y a aussi le total raffineur. Et c'est visiblement là que le babless c'est les raffineurs qui ont par spéculation augmenté aussi considérablement leur marge. Moi il y a une chose que je ne ferais pas, c'est cibler une entreprise française au bénéfice de ces concurrents étrangers. On fait ça sport national. [raclement de gorge] Il faudrait au contraire demander les mêmes efforts aux concurrents étrangers plutôt que de cibler la seule compagnie nationale qui nous permet d'intervenir ce sont des profiteurs de crise,
profiteurs de guerre. Oui, je ce sont des mots que je veux que je veux pas utiliser. Vous voyez bien par des mots qui conduisent autant que ce qu'ils veulent un affrontement généralisé. Ils veulent affrontement généralisé. dit au Français un, il faut euh s'adresser à toutes les compagnies pétrolières, pas seulement françaises mais étrangères pour leur dire que elles ont une responsabilité. Mais l'Europe dit non. Ce matin, on l'a apprisé, c'est une information RMC. Alors que le gouvernement avait demandé en grande pompe avait dit "Nous avons demandé à l'Union européenne de faire une enquête sur les marges des raffineurs, la Commission européenne a renoncé a dit non, il n'y aura pas d'enquête sur les marges des raffineurs
au niveau européen." Il ne faut pas accepter les décisions qui vont à l'encontre de la vie quotidienne des gens. Mais comment on fait pour pas l'accepter ? Pardon ? Comment on fait ? On dit à l'Union européenne, on le fait quand même. Il faut désobéit, il faut un pays présent à l'Union européenne, capable d'influencer, de pousser aux décisions de l'Union européenne, la seule chose qui soit interdite, c'est de baisser les bras. C'est de dire "Ah non, mais c'est de leur faute, nous on n'y est pour rien. On est responsable de la situation. On n' pas toutes les cartes en main. On n pas tous les leviers en main. C'est un mensonge de prétendre qu'on pourrait intervenir pour régler tout ça. Mais la vérité est que la France n'a pas aujourd'hui
l'influence qu'elle devrait avoir parce qu'elle a des fragilités internes. Et vous voyez bien que tout ça est lié et le et donc le des fragilités internes, on va revenir sur la dette. Mais on est on est à quelques mois désormais donc de l'élection présidentielle. Ce qui m'a frappé aussi dans le témoignage de Thomas tout à l'heure qui réagissait donc sur RMC l'auditeur, c'est que il dit, je lui posais la question, je lui disais "Mais il va y avoir des élections, est-ce que c'est le moment pour vous justement de pouvoir exprimer euh et donc la vie démocratique répond-elle à votre à votre colère et il disait "Non, je ne ressens pas ça comme ça, j'espère juste que tout va péter dans une logique plus de gilets jaunes que d'électeurs. Est-ce que vous estimez que les réponses démocratiques, les
candidats qui sont aujourd'hui en Lis répondent à toutes ces attentes et à l'urgence Non, je veux pas je veux pas être péromptoire parce que je sais les difficultés, mais non, vous voyez bien la campagne de qui peut dire quels sont les projets qui sont présentés devant les Français. Pas moi. Votre l'amour que vous faites est une réponse. Moi je ne vois si je vois très bien les projets de LFI. Je vois très bien ce que Mélenchon dit. fait une campagne qui est une campagne charpentée, dramatique pour l'avenir de la France mais charpentée. Euh l'extrême droite a un un socle très puissant mais c'est
dramatique aussi pour l'avenir de la France. Et sur le grand espace démocratique, républicain, réformiste, humaniste, enfin vous avez tous ces mots-là qui signifie que qu'il y a en effet des millions de citoyens qui voient l'avenir avec la même crainte sur les deux extrêmes. Ces gens-là, ils n'arrivent pas à faire ce ce socle là n'arrive pas à faire apparaître des projets et des personnalités. Vous appeliez à une forme de primaire. Vous disiez ceux qui ont en commande [raclement de gorge] de vouloir écarter ces deux extrêmes doivent pouvoir se mettre d'accord et dire nous appartenons au même ensemble républicain. Édouard Philippe hier vous a invité à une rencontre avec Gabriel Atal avec Bruno Rotaillot à la Toussin. Est-ce que vous
l'acceptez ? Non mais vous voyez bien tout le monde essaie de faire la même chose en disant "Je suis le chef, je suis investi par qui ? Pourquoi est-ce que les sondages sont si catastrophiques et le sentiment que votre auditeur exprimait qu'il y a pas de réponse du monde politique ? Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas de légitimité. Pour vous, Édouard Philippe n'a pas de légitimité. Il dit "Je suis le mieux placé, ça suffit pas." Il dit "Je". Et c'est pas Il faut pas dire je, il faut dire nous. H [raclement de gorge] Et vous voyez bien que c'est pas par simplement l'affirmation d'une personnalité dont je ne connais pas le projet. C'est peut-être au fond votre problème c'est que vous dites "Je ne connais pas le projet d'Edard Philippe". Je ne mais pas seulement le projet
d'Edouard Philippe, le projet des autres. Non mais je dire [rires] si si c'était lui est-ce que pourquoi ce serait pas lui d'ailleurs ? Pourquoi pas ? Est-ce que si vous voulez bien qu'on réfléchisse à ce qu'était l'élection présidentielle, il y avait un tour, le premier tour qui était le tour qui sélectionnait le candidat qui allait au deuxè tour tranché du destin autour du K dans les tranchées du destin du pays. Le premier tour n'existe plus h il y a une sorte de de premier premier tour al non ça va rendre nécessaire un tour de sélection. Donc en fait, vous dites à Édouard Philippe, moi je viens pas à cette rencontre, je je veux une primaire personne personne ne veut euh Allez, personne a dit oui oui pour une raison très simple, c'est
que euh le quand on invite, il faut avoir une légitimité pour inviter. On peut pas dire c'est moi qui me qui m'instaure en en rassembleur protecteur. La nécessité, c'est qu'on dise, on a besoin de un espace, une une majorité de main, un ensemble qui soit le plus large possible. Et moi, je ne veux pas limiter cet espace, sauf à une condition. Appartiennent à cet espace tous ceux qui disent "Les extrêmes nous conduisent au drame et nous ne ferons jamais ni avec les uns ni avec les autres." Ça ça délimite un espace. Mais ça veut dire
que vous voulez vous voulez inclure également notamment à Raphaël Luxman par exemple. Mais je pense que sa place aurait dû être là et je vois bien qu'il va avoir des difficultés sur l'espace d'IPS qu'il a choisi. Mais ça veut dire François Bairou, on l'a bien compris. Donc vous dites, vous refusez cet appel donc de d'Édouard Philippe. Refuse pas, je je dis écoutez c'est ça n'est pas la question prioritaire. La question prioritaire, c'est de choisir un candidat qui sera capable d'aller au deè tour et de et de proposer à la France un destin différent parce que je crois profondément qu'il y a un besoin d'ouvrir un nouveau cycle avec un nouveau projet [raclement de gorge]
qui sera avalisé par les Français. Autrement, on va se retrouver exactement, vous rappeliez qu'il y a un an à la tribune de l'Assemblée nationale, les oppositions avaient refusé même le constat, ils avaient refusé même qu'on dise voilà où on en est. Et donc euh demain, il faut un ensemble large pour soutenir une démarche de refondation. Mais François Baou, en 2017, votre soutien à Emmanuel Macron avait été décisif euh pour son élection. Vous prendrait position cette fois-ci ? Vous le ferez aussi ? Sans aucun doute. Sans aucun doute. Est-ce que vous avez renoncé à être vous-même candidat ou est-ce que vous vous dites il faudra peut-être y aller ? Je ne serai pas candidat. Donc ça c'est clair.
Je ne serai pas candidat. Pourquoi ? Pour une raison très précise. Si les propos que je tiens étaient ceux de quelqu'un qui pense à lui-même, vous ne m'écouteriez pas. Vous diriez "Cause toujours tu m'intéresses. Je comprends très bien ce que tu es en train de faire. Tu es en train de me vendre ta salade." Et moi, je pense qu'il est nécessaire qu'il y ait des voix. C'est pas faux. Oui, ben c'est bien. Votre sincérité vous honore Pauline Malerbe et donc mais ça veut dire ça veut dire que cette fois-ci vous avez été candidat à de nombreuses reprises. Vous vous êtes retrouvé troisème homme dans un moment où ça a été aussi décisif. Vous avez la dernière fois celui qui à un moment a fait basculer Emmanuel Macron dans la possibilité d'être d'être élu. Mais cette fois-ci vous dites quoi ? Il faut
une primaire. S'il y a pas de primaire, je on jouera même pas ce jeul-là. Mais s'il y a pas de primaire, s'il y a pas de sélection d'un candidat que tout le monde et les Français euh s'accorde pour soutenir, et ben c'est très bien, vous aurez un 2e tour Mélenchon Le Pen. Le 2e tour Mélenchon Le Pen, c'est une catastrophe. Françis Hollande. François Hollande, il peut tout à fait si si chacun de ceux qui veulent se présenter mesure le drame au bord duquel nous sommes et dont vous avez donné avec votre auditeur un exemple et bien on se présente dans dans ce grand ensemble là. Ça aura une vertu. En fait, vous dites à François Hollande, venez dans cette rien dis rien à personne. Je dis à tous ceux
qui voient venir avec terreur l'élection présidentielle en disant "Mais qu'y a-t-il et que nous proposet-on ? Qu'y a-t-il ?" Les Français ont le sentiment qu'il y a pas de réponse à cette question et que nous proposeton. Alors là, ils sont certains que personne ne propose euh en en tout cas le la grande reconstruction profonde dont le pays a besoin. Je vous je vous dis un mot pourquoi la grande reconstruction profonde toutes les crises qu'on est en train d'énumérer, pas seulement la dette mais l'éducation mais les crises de sécurité mais la question de la distribution des produits pour le pouvoir d'achat à des prix qui soient acceptables. Tout ça impose une politique
affirmée nouvelle. Quelle est cette politique ? La moitié des candidats, les 3/4 des candidats, les 4/5e des candidats vont dire "On va vous donner des moyens supplémentaires, on va vous donner de l'argent." Il mente. Personne aujourd'hui n'est capable de mobiliser dans un pays dans la situation financière qu'on disait l'argent nécessaire. Il faut donc dire la vérité. Et si on n' pas de moyens supplémentaires, alors il faut une organisation. Le gouvernement est en ce moment même en train de de de décrire ce qu'il espère être un projet de budget. Ça semble complexe. On a d'un côté Sébastien Lecorn qui hier a écrit au patron pour les rassurer en leur disant
qu'il n'y aurait pas qu'il y aurait même une baisse de la surtaxe exceptionnelle sur les bénéfices des entreprises. Ça rapporte normalement 8 milliards d'euros cette année. Ça ne sera pas reconduit dans les mêmes proportions l'an prochain. Il dit qu'il n'y aura pas non plus de taxe supplémentaire. De l'autre côté, ils ont dit qu'il n'y aurait pas non plus de des indexations des retraites. Où allez où aller trouver l'argent si à chaque fois on referme les forces ? Vous mettez le doigt précisément sur le défaut incroyable de la situation dans laquelle nous sommes. Il n'y aura pas de réponse si on cible telle ou telle catégorie particulière pour la faire payer ou lui donner des avantages. Donc il faut faire payer tout le monde. Il faut une approche globale, générale, universelle. J'allais
dire des efforts à faire et des priorités qu'on choisit. Mais des efforts en terme de recettes ou en terme de dépense. Est-ce qu'il y a des choses auxquelles il faut renoncer ? Est-ce qu'il y a une générosité de l'État auquel il à laquelle il faut renoncer ? Mais qui pense le contraire ? Est-ce que vous connaissez quelqu'un dans son fort intérieur, connaissant la situation du pays, qui pense de bonne foi qu'on peut s'en tirer sans une reconfiguration complète ? Euh et mais en attendant dans la mesure où il va y avoir des élections, une élection présidentielle et où on imagine que ça fera partie, on espère du programme des des uns et des autres, est-ce qu'en attendant faut tout geler ? L'année blanche, vous aviez vous aviez évoqué une année blanche ? Est-ce
que ça serait pour un minimum nécessaire ? Ça sera nécessaire. Ça sera nécessaire. Il faudra le faire. J'avais proposé un effort supplémentaire en terme de jour de travail dans l'année. Vous aviez parlé de la suppression de deux jours fériers le 8 mai et le lundi de Pâqu. Non, dat les dates n'ont jamais été arrêtées. Mais vous persistez à penser qu'il faut supprimer de jours fériers. Alors, je dis je dis pas de jours férier, je dis il va falloir travailler plus. Je sais bien que c'est pas la mode de le dire. Je sais bien que toutes les démagogies du monde se réunissent pour dire "Mais va, faut rien changer à notre modèle, simplement faut faire payer les autres." Les uns disent faut faire payer les immigrés et il faut faire payer
l'Europe et d'autres disent faut faire payer les patrons ou les riches ou les entreprise. Tout cela c'est du mensonge. Les politiques mentent aujourd'hui. B c'est-à-dire les politiques pensent à eux-mêmes. Ils sont candidats à une élection et ils essaient de de trouver les affirmations qui vont les rendre populaires auprès des électeurs pour monter dans les sondages en espérant que les sondages vont leur permettre d'écraser les autres. Mais vous n'avez pas le regret il y a un an de vous être dit justement allez je vais jouer sur l'honnêteté des uns et des autres. Vous avez mis en cause votre propre mandat en disant voilà je je j'active cet article de la Constitution qui fait qu'on doit tous à un moment ou un autre prendre ses responsabilités. Ça a raté. Non ça n'a pas raté.
Bah de fait ça a raté pour vous. Faut je dire vous avez perdu dire ça a entraîné la chute du gouvernement mais la défaite aurait été de mentir de ne rien dire préfériez partir que de mentir et aujourd'hui vous avez le sentiment qu'il préfère rester et mentir ex je suis pas là pour critiquer tel ou tel effort et je préfère soutenir quand il faut mais vous voyez bien la situation de tout à l'heure vous avez dit c'est pire qu'il y a un indiscutablement parce qu'on a dégradé les choses et le le [raclement de gorge] seul la vérité, j'avais écrit ça sur lorsque nous avons fait la cette grande
annonce, la vérité permet d'agir. Aujourd'hui, le monde politique n'accepte pas la vérité et prétend au contraire que la vérité n'existe pas. Quand quand Mélenchon dit "On va mettre la dette à la poubelle, on va geler une partie de la dette." Oui, on va la mettre à la poubelle. C'est ce qu'il a dit, c'est son expression, je crois, juste. C'est un mensonge, c'est pas vrai. Parce que à l'instant même où le pays ferait ça, à ce moment-là, on verrait le crédit de la France disparaître. plus personne ne ferait confiance dans ce monde économique et à cet instant précis, on ne peut plus assumer les charges de
l'État. On ne pourrait plus payer les retraites des fonctionnaires et les salaires des salaires des fonctionnaires et les retraites. François Baou, vous parlez de la question de la confiance. J'ai encore une question à vous poser sur la question de la confiance dans la police. Vous avez entendu euh ce policier municipal à Carcassonne enregistré à son insu par sa propre caméra qui profère des propos abjects euh racistes, xénophobe, sexiste, misogyne. Est-ce qu'il y a une rupture de confiance avec la police ? Est-ce qu'on peut avoir confiance dans nos policiers dans leur exemplarité ? On peut avoir confiance dans nos policiers. Ils font le métier le plus difficile du monde parce que ils défendent l'essentiel pour tous les Français qui
sont sans défense et on les cible pour cette raison et ils ont l'impression d'être assiégé par la détestation, par la haine, par les mots violents, par et très souvent par la violence physique. Donc on peut leur faire confiance et on doit leur faire confiance. Mais quand il y a des personnes qui visiblement sont sortis du cadre, euh sont partis euh ailleurs et et dans des euh et dans des attitudes personnelles qui sont ignobles, vous avez dit, et bien il faut les sanctionner sans aucune faiblesse. C'est je pense ce qui va être fait. Mais euh si l'on rend ce cette confiance là aussi, on a des problèmes avec
l'éducation, on a des problèmes avec la santé, on a laé et on a des problèmes avec la sécurité. Il faut que le lien de confiance l'emporte sur tout. Autrement, on y arrivera jamais. Et vous voyez à quel point c'est vous-même qui employez les mots, ce mouvement de confiance dont nous avons besoin, il faut le reconstruire pour tous les aspects de la société. et vous comptez bien y prendre votre part. Merci François Bairou d'avoir répondu à mes questions ce matin. Vous êtes ancien premier ministre évidemment et président du modèem. Il est euh 8h50 et vous êtes bien sur RMC EBFM TV.
François Bayrou