Budget : est-il encore possible de tenir les délais ?
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« Plus de 2000 amendements doivent être encore traités d'ici au mardi 4 novembre. »
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« Le projet de loi de finance doit arriver au Sénat le 24 novembre prochain. »
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« L'exécutif pourrait aussi adopter le budget par ordonnance au titre de l'article 47 de la Constitution. »
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Une course contre la montre quasi perdue est lancée près d'une semaine après le début de l'examen de la partie recette du budget 2026 en séance à l'Assemblée nationale. Plus de 2000 amendements doivent être encore traités d'ici au mardi 4 novembre. Une mission impossible soulignée hier par le président de la commission des finances.
Le ministre vient de dire qu'on avait pas de problème pour dépasser les délais. On va droit vers dépasser des délais parce que aujourd'hui si on suit et la moyenne qui est encore celle qu'on a observé hier, c'est-à-dire 11 amendements heur, la partie 1, je parle pas de la partie 2, passerait peut-être tout juste les 40 jours. C'est-à-dire on arrive au 23 novembre.
Même sans le vote de l'Assemblée nationale, le projet de loi de finance doit arriver au Sénat le 24 novembre prochain. Le texte du gouvernement serait soumis aux sénateurs, des sénateurs pessimistes sur leur impact dans le budget final et le Sénat détricotera ce qu'a fait l'Assemblée. Mais c'est c'est la Constitution et puis à la fin c'est l'Assemblée nationale qui un dernier mot.
Quoi qu'il en soit, on va voir arriver à un budget ici au Sénat, il y aura une CMP non conclusive et puis on sait très bien qu'on voit la CMP le coût des ordonnances. Donc tout ça c'est du cinéma. Euh chacun fait ce qu'il veut à l'Assemblée, au Sénat et le gouvernement attend de façon Raminagrobis à la sortie pour régler l'affaire.
Face aux inquiétudes de la chambre haute, le gouvernement se veut rassurant. Nous, on sera évidemment très attentif aux propositions du Sénat. euh et de la droite sénatoriale euh qui fera qui fera son travail.
En cas d'échec du vote du budget, le gouvernement pourrait être amené à faire voter une loi spéciale. L'exécutif pourrait aussi adopter le budget par ordonnance au titre de l'article 47 de la Constitution, un acte réglementaire qui n'a jamais été pris dans l'histoire de la 5e République. Et on va en parler avec notre des deux éditorialistes.
Bonjour Élisabeth Martichou. Merci d'être là et bonjour Michelin. Merci beaucoup d'être avec nous.
Alors, on le voit, les débats se prolongent et se compliquent notamment pour le camp gouvernemental à l'Assemblée. Est-ce que vous pensez Ellisabeth que ce budget ce budget pourra aller déjà au bout dans les temps à partie ? Alors donc, on rappelle que la date du 4 novembre pour le vote solennel de la partie recette est maintenant extrêmement gagé comme on dit.
C'est peu probable. Donc, ce sera après le PLFSS. Là, on sait qu'on parle à des spécialistes ici, c'est République Sénat.
Donc ce sera autour du du 12 novembre. Écoutez, il y a beaucoup d'amendements. Il faudrait que effectivement les les groupes alors par exemple quelqu'un comme Éric Cocrel à l'Assemblée, le le le rapport le président de la commission des finances d'ailleurs appelle lui à ce que on enlève des amendements parce que il lui serait il lui a il lui semble très précieux qu'effectivement ce soit dans les temps pour éviter que il y ait un vote une adoption du budget par ordonnance.
Donc ça va dépendre des amendements. Euh c'est encore possible euh de la même façon que je pense que éventuellement il peut encore euh être euh adopté par euh l'abstention d'un certain nombre de groupes. On verra.
Euh c'est ça se complique. Disons que ça se complique. Euh mais ça on le savait un petit peu au départ euh que ce serait euh un miracle presque ce budget arrive jusqu'à son terme et et d'autant que est-ce que politiquement il y a des intérêts un peu divergents.
La gauche et le RN qui ont intérêt que ça arrive au bout euh pour ce que ce qui a été voté soit retenu et puis le comp gouvernemental et les LR qui eux ont plutôt intérêt à ce que la main passe au Sénat. Oui. Et puis en fait si on si on doit résumer un peu l'ambiance générale même de ce que l'on lit dans la presse et ce que l'on sent et pour prolonger ce que vient dire Ellisabeth, on a le sentiment que le mur se rapproche quand même et que oui, ça ça va ça va être très compliqué de de d'aller au bout.
Il y a, vous l'avez dit là, le fait qu'il n'y ait pas de 493, que l'on discute maintenant jusqu'au bout de la nuit et que l'on puisse au fond voir des amendements tombés comme ça en embuscade comme celui qui a eu sur la sur la la surtaxe sur les multinationales qui en même temps est extrêmement symbolique parce qu'en réalité les conventions fiscales avec la France font que ces grandes les grandes multinationales monde ne seront pas touchées par cette cette cet effet. Mais politiquement comme vous le dites effectivement il a il a un effet. On a vu le les RN voter, on a vu les socialistes voter.
Donc ce sont des autant de signaux qui voilà qui qui font que ça devient ça va devenir très très compliqué de faire passer ce budget. Il y a un pessimisme ambiant sur la capacité à ce que ce budget puisse aller au bout. Et puis alors mais après on est on n'est pas à l'abri d'un miracle d'abri collage d'une nuit de de discussion et qui et qui va s'aboutir mais il faudra pas enfin on le dit toujours très régulièrement ici c'est vrai que il faut il faut rester lucide ça n'est pas parce que ce budget passera que les problèmes de la France seront réglés bien au contraire non mais on en est là nous on vit à la petite semaine mais on est dans dans cette logique effectivement de de de but par but et on est réduit à ça ce qui effectivement euh a très considérablement et la vision et le discours et l'influence euh voir parfois l'arrogance que l'on peut mettre lorsqu'on on on dit qu'on parle depuis la France.
Ouais. Et et on assiste dans ces débats des alliances de de circonstan notamment entre la gauche et le Rassemblement national. Ellisabeth, alors il y a eu cet amendement sur les multinationales qui a été effectivement proposé par LFI et voté par l'ERN. un peu surprenant euh quand même.
Alors, il a été justifié évidemment, vous savez, avec la foi des converties par Marine Le Pen hier en conférence de presse. Euh mais oui, mais c'est bien sûr c'était un peu étonnant parce que ça intervenait quelques jours après sa conférence de presse où elle présentait un contrebudget toujours avec l'intention de séduire quand même une partie du monde économique, montrer le sérieux budgétaire. D'ailleurs, elle avait amendé euh quelques irritants, comme on dit maintenant, euh par rapport euh enfin à l'égard des des milieux d'affaires.
Par exemple, ça m'avait frappé en ce qui concerne l'argent qu'elle espère récupérer de de l'Union européenne, dans ce contrebudget, il était indiqué que on tenait compte du fait que le Conseil constitutionnel allait sans doute bloquer cette cette disposition et que donc ça prendrait plusieurs années. Ce que je veux dire par là, c'est que le le Rassemblement national faisait à nouveau la stratégie de la cravate, hein, de l'honorabilité. Et puis sur les multinationales, évidemment euh ça fait ça fait ça fait peur à toute à toute une partie du monde économique.
Euh et là je pense que il y a eu une espèce de petite de petit pas de côté euh qui a été fait dans l'hémicycle à l'initiative de Jean-Philippe Tangi. Sachant que personne n'est dupe, ça passera pas puisque les conventions internationales de gré à gré entre les pays s'oppose à cette disposition, à cette taxe. Donc un coup pour rien, il y aura une deuxième lecture de de ce texte.
Donc le groupe le bloc central espère que ce sera effacé à la fin. Mais c'est en fait c'est un coup de théâtre permanent ce que permet l'absence de 493 avec effectivement ce type de C'est pour ça qu'on parle de budget Frankenstein c'est que un coup ça va par là un coup ça va par là avec des alliances qui sont parfois contre nature ou inattendu Ouais et qui permettent effectivement de pardon mais qui permettent effectivement de de de fabriquer de la position politique qui parfois n'a rien à voir avec le sujet. Je crois que une des grilles une des grilles d'explication du comportement Marine Le Pen en ce moment s'appelle Jordan Bardella qui sort son livre qui qui est une fois de plus porté par une partie de la presse comme étant celui en particulier la presse du groupe Boloré qui serait celui qui serait le candidat qui voilà dont on parle encore plus avec son avec son et qui est présenté comme étant le on va dire pro business plutôt avec un discours plus libéral et Marine Le Pen doit absolument effectivement prouver d'abord un intérêt parce que c'est pas gagné en ce qui la concerne pour la chose économique et ensuite une compétence dans ce qu'elle dans ce qu'elle dit et marquer le terrain et faire aussi l'agenda autour d'elle parce que il y a le sujet Bardella qui de plus en plus pose va poser un problème.
On verra après comment la justice tranchera mais elle est positionnée là. Oui, juste Marine Le Pen quand même, elle doute de pouvoir être candidate. Oui, mais pour l'instant elle fait elle va pas aller sur la place publique en disant "Vous savez, je do d'être candid elle fait tout comme" mais nous sommes d'accord sur la réalité.
Ah ou des tâches à l'ô du fait que Marine Le Pen, elle pense enfin elle pense en tout cas il y a une probabilité forte pour qu'elle ne soit jamais candidate que pour l'instant pas. Faut que le non pas le wagon la locomotive mais le wagon Bardella soit soit bien sur les mais en tout en rappelant qui va être le moteur principal parce que au fond le message qui est en qui se met en place c'est peut-être que peut-être qu'il y aura un candidat Bardella mais mais c'est parce qu'il y aura Marine Le Pen à côté qui pourra avancer. C'est ça le message.
Non mais ce que je vous demandé c'est qu'en fait il y a pas que des discussions sur le fond autour du budget, il y a aussi des intérêts à l'intérieur des partis. Bah de toute façon, par exemple, du point de vue du Parti socialiste, c'est énorme. Euh pardon, mais Parti socialiste, il a un peu mis les doigts dans la prise à partir du moment où il a accepté euh enfin, il a fait passer la suspension de la réforme des retraites, il a eu le 493, il n'a pas voté la censure.
La question qui se pose, je pense, qui est assez fondamentale pour voir ce qui va se passer dans les semaines qui viennent, c'est est-ce que le Parti socialiste peut reculer maintenant qu'il a fait cet effort-là ? Quel est son intérêt puisque vous parlez d'intérêt politique ? Quel l'intérêt du Parti socialiste de rester sur cette voie engagée, c'està-dire rupture avec les filles et conclusion d'impact provisoire sur le sur le budget avec le avec le le bloc central.
Il s'agit pas de voter pour le budget, il s'agit de s'abstenir et de pas censurer. Ou est-ce qu'il peut faire marche arrière et donc retrouver le géron de LFI et donc la censure et cetera ? C'est ça la question qui est posée.
Si on part du principe que le Parti socialiste ne peut faire ne peut pas faire marche arrière, il va y avoir un atterrissage à peu près sur tous les sujets en particulier celle de la taxation et de la taxe Zucman. Donc c'est ça qui se joue en fait à mon avis en coulisse aujourd'hui. Sachant que oui Olivier Fort a une bonne relation avec le premier ministre et mais avec aussi un autre enjeu et et c'est aussi pour cela que ces messages partent pour consolider l'aile gauche, on va dire de de du camp de la gauche. ce sont les municipales et et chaque parole aujourd'hui est aussi pensée de la part des dirigeants politiques des États-major et pensé en fonction de cette élection qui est supposée ne pas être politique mais quand on sait parfaitement qu'elle est politique et et et qui envoie des messages pour ensuite pour consolider des situations sur le terrain.
Il est vrai qu'aujourd'hui le Parti socialiste se tâte tous les matins, reconnaît sa chance, se dit "Mais qu'est-ce qui nous arrive ? À 69 députés, on fait on fait le on fait le le match." Donc il faudra voir effectivement jusqu'où ils seront capables de pouvoir et du coup Marine Le Pen qui était tiers devant la presse parlementaire ironise sur les relations entre le Parti socialiste et le gouvernement.
L'écoute alors il a fait plus que tendre la main. Il a ouvert son cœur au Parti socialiste. Enfin c'est une véritable histoire d'amour. euh à laquelle nous assistons.
Voilà, il c'est Sébastien le corn. Oui. Alors moi je pense qu'il y a pas de d'al au sens où elle l'entend.
Voilà. Euh mais il y a peut-être un intérêt encore une fois objectif à ce que à la fin on a failli s'entendre. Mais la le match est pas joué et ce qui sera très important c'est que ils ont quand même besoin de de voix écologiste pour que ça passe à la fin.
Et ça c'est un sujet pour le Parti socialiste. Il faut qu'ils emmènent peut-être pas tout le groupe mais une partie des votes une partie des votes écologistes pour qu'à la fin il y ait le compte que le compte soit bon. Donc voyez il faut être très prudent.
Il faut être très prudent. Un est-ce que ils vont faire marche arrière ? Deux est-ce que ils peuvent emporter des socialistes ?
Et tout ça est en train de se négocier jour après jour. Non, il n'y a pas deal. Oui, il y a des discussions en ce moment-là dont on ne sait pas si elles vont atterrir mais elles ont lieu, ça c'est vrai.
Ouais. Et et du coup Marine Le Pen dans une stratégie politique, elle met le Parti socialiste dans le panier des macronistes. Oui, elle elle a beau jeu de de le faire parce qu'il faut d'abord qu'elle récupère une partie électorale populaire qui enfin en tout cas le fait continue à le fixer surtout si il y a de de des des élections des échéances législatives dans une éventuelle dissolution.
On ne sait pas mais en tout cas on voit bien que le comportement il est là, il est de dire on continue à fixer un électorat qui dans en tout cas dans les sondage nous maintient et nous met en tête de de d'éventuelles législatives. Donc euh de ce point de vue-là, il faut continuer à montrer et à discréditer de façon à pouvoir dire il n'y a que au fond il y a que nous qui sommes capables de pouvoir être dans une véritable alternative et alternance et projet d'alternance. Donc tout cela en réalité c'est sans le 493 a ouvert les vannes de la politique et des et des et des comportement politiques.
En tout cas la suppression du 493 a a a ouvert les vannes de de la politique et donc ce budget il est il est une plaque sensible pour on l'a dit beaucoup de positionnements qui ont des des vues des vues ultérieures. Oui. Alors ce sont des positionnements quand même qui oublient un peu l'intérêt général.
Je veux dire [rires] les les partis, c'est ça qui est frappant. Les partis oublient complètement que ce qu'il faut c'est un budget. Ils sont bon école en ce qui concerne oubli l'intérêt général, ils ont été à bonne école avec voilà avec une ligne qui avait été définie il y a quelques mois, c'est que la France n'est pas en quasi faillite mais elle est ultra ultra ultra déficitaire.
On a l'impression que ça n'existe plus quand même. On en parle nous-même, on l'analyse. Voilà, les soci font ça pour ça.
Je veux dire, on est quand même pardon. Où est l'intérêt général ? On oublie, on oublie le but même de de ce qui se passe 1493, c'est d'avoir un budget qui remettent la France sur des rails de de comptes publics qui soient.
Moi je façon c'est non pour une période hallucinant je dirais que l'exemple vient d'en haut que présenter que présenter le le une démarche de chaos comme étant un gage de stabilité. Il faudra quand même qu'on nous explique longtemps pour qu'on puisse le le convaincu. Et de ce point de vue-là, oui, euh si on est on on on donne la vérité des prix dans tous les couloirs du pouvoir et des pouvoirs en France, tout le monde dit "C'est terminé, on on on attend la fin euh on attend la fin de ce de ce quinquena pour voir comment tout va être remis éventuellement euh sur la table à l'occasion du débat présidentiel.
Il faut dire les choses comme elles sont. et bricolage. Oui.
Et les partis pourraient considérer justement que les grands choix euh seront tranchés au moment de la présidentielle. Ça pourrait être voilà, on s'entend sur un minimum minimorum, on fait un budget 2026 et on sait que dans quelques mois et et et à partir de là, on pourrait quand même avoir quelque chose qui ressemble qui ressemble à un budget. Et bien non.
Et bien non. Il pourrait se réunir sans avoir la convocationéenne. Et il y a beaucoup de salles à Paris ou en France où ils pourraient sur tous se réunir et faire une belle convention et dire ce que vous faites enfin faire ce que vous dites pardon et et et montrer une capacité de de à voilà à dépasser.
Mais euh c'est très très compliqué parce que voilà on est dans une logique de 5e République et et d'autant qu'on est on est dans dans le dur des débats. On a parlé de la taxe sur les multinationales. Il y a la taxe Zucman qui va arriver.
On va écouter ce qu'on dit le député François Ruffin. Pour moi, c'est un amendement coup de pied au derrière. Qu'est-ce qui se passe ?
On a des multinationales qui font disparaître leurs bénéfices comme des magiciens de France et les font réapparaître en Irlande, Luxembourg, en Suisse et du coup elles échappent à l'impôt sur le revenu et de manière massive. C'est 40 % de bénéfices qui disparaissent comme ça. C'est une multiplication par 30 en 20 ans de ce dispositif.
En revanche, ce que je vois c'est une passivité et donc une complicité en fait depuis des années de Berres de l'économie de l'Élysée qui se refuse à mener le combat pour que il y ait simplement un peu de justice que le les impôts sur les sociétés soient payés par le multinational à l'égal du boulanger du coin. Voilà amendement couped c'était ce matin sur TF1 amendement coup de pied au derrière dit François Ruffin. On on sche à gauche une volonté de pousser le curseur sur la justice fiscale.
Ce qui fait dire à Roland l'escur, le ministre de l'économie qu'on n plus dans la justice fiscale, on est dans la surenchère fiscale. Oui. Alors, ça serait intéressant de savoir ce que c'est que la justice fiscal parce que si onice fiscale euh bref, on a connu des dictatures qui faisaient vraiment de la justice fiscale.
Non, parenthèse fermée, la taxe Zucman arrive demain, ce sera l'arbitre des élégances. On verra effectivement puisque on a vu que le bloc central se rebifait par rapport à une taxe même light, ils ne veulent pas qu'on touche enfin le bloc central ne veut pas qu'on touche au bien professionnel. Ce qui importe le Parti soliste c'est le rendement.
Il l'a dit, il nous faut 15 milliards de recettes pour éviter des dépenses qui pénaliseraient les Français et ce sera la discussion qui va venir. Donc est-ce que les partis socialistes vont acheter les dépenses ? et s'asseoir sur le symbole de l'attaque Zucman.
C'est un peu ça qui va se jouer encore une fois dans les discussions très très étroite entre le gouvernement et le Parti socialiste. Ouais. Qui joue gros d'ailleurs le Parti socialiste sur cette taxe duman ?
Oui, il joue gros parce que c'est là où il va montrer s'il est en capacité de pouvoir faire atterrir comme on dit tout à l'heure ou il est obligé d'aller à la rupture parce que il y a une une ligne rouge qui a été qui a été fixée. Une fois de plus quand on considère, je dirais froidement ce ce que ce ce ce que cela représente, ça concerne 1800 personnes en France. euh des certes des très grosses fortunes mais euh mais ça concerne 1800 personnes.
C'est à peu près l'équivalent au fond de cette fameuse souvenez-vous taxe à 75 % qui avait fait qui avait animé qui avait joué le rôle de d'agent d'ambiance de de de de économique et idéologique de la campagne de François Hollande pour être abandonné à peu près dès son arrivée à l'Élysée, hein. Donc donc là, il y a il y a un effet symbolique et quelque part il peut-être les socialistes se sont-ils piégés eux-mêmes avec cette marque symbolique, marque ce marqueur idéologique qui en réalité euh voilà ne peut pas être le baromètre de la détestation des riches en France. H Et derrière il y a les Républicains avec un Bruno Retaillot qui a quelques jours disait le budget invotable et qui hier dit qu'il est de plus en plus invotable.
Qu'est-ce qui va se passer quand le budget va arriver au Sénat ? qui risque d'être détricoté et de mettre à mal quoi toute la stratégie entre Sébastien Lec et le Parti socialiste. Bah oui, le le Sénat attend avec gourmandise de pouvoir remettre de son point de vue le train sur les rails effectivement et après ça va se conclure en en CMP sans doute hein, commission mixte paritaire avec on verra quelle majorité au sein de la CMP.
Euh mais il va être coincé un peu Sébastien Lecornu entre les gages qu'il veut donner au Parti socialistes et et les Républicains qui eux ne veulent pas forcément faire de compromis. Écoutez, on verra le à la fin euh on verra qui vote le budget. Est-ce que les LR peuvent voter contre le budget avec six ministres certes suspendus mais toujours quand même au sein de du gouvernement.
On voit on entend beaucoup parler de l'Union des droites, mais on sait bien que l'Union des droites, elle pénalise surtout l'air, sauf à sauf à ce sa coquiner avec les hémoristes, mais au quel cas dire ce sera pas bon. Je pense du point de vue des de leur électorat. Donc à la fin, qu'est-ce que LR voudra ?
Est-ce qu'ils voudront voter contre ou est-ce qu'ils s'abstiendront sur le budget ? Donc c'est ça aussi qui va qui va peser dans l'équipe. Mais le Sénat lui il l'a dit, suspension de retraite, il n'en est pas question.
La folie fiscale, il n'en est pas question. Oui, la chambre haute va faire valoir évidemment ses convictions. Elle travaille suffisamment pour ça toute l'année.
Après, c'est la CMP qui tranchera. Et est-ce qu'ils peuvent aller jusqu'à provoquer une censure ? Est-ce que c'est dans l'intérêt des républicains ?
Mais pour être dans le paralyse des formes, ce qu'on a évoqué avec Marine Le Pen et Bardella existe aussi avec Laurent Voquier et Bruno Rotaillot. Euh et donc là aussi, il y a de la politique. Voilà.
Et et et Bruno Rotayou vient dire que le budget est de plus en plus invotable après que leur voquier soit passé dans les médias pour pointer voilà expliquer qu'il n'y a pas de chef, pas de candidat naturel chez LR quand on lui pose la question de savoir qui est le patron de LR. Donc euh l'ambiance est pas terrible non plus dans dans ces couloirs et euh et il y a aussi la volonté de répondre tout simplement. Euh voilà.
Donc euh là aussi euh on ne sait pas on ne peut pas savoir encore effectivement quelle sera la véritable attitude face à cette politique publique qui est de donner quand même un budget à la France parce que il y a beaucoup trop encore de paramètres internes qui et derrière pensé qui viennent brouiller le positionnement. Mais voter ne quand quand Bruder dit euh de moins en moins votable, ça veut pas dire voter contre, ça veut dire ne pas voter pour. Donc euh il se laisse une petite losture qui laisse une porte ouverte une petite lange de madame non mais Bruno Raillot qui va revenir au Sénat euh voilà maintenant il est obligé de euh de ramer si je puis dire pour se repositionner sur les chiquers alors qu'il a été très déséquilibré par son sa décision impulsive de quitter le gouvernement et de faire exploser le sople commun.
Donc euh voilà, il essaie de retrouver une position centrale d'acteur avec euh ses convictions très fortes sur on peut pas le voter de moins en moins. Et donc du coup, monsieur Rota est-ce que vous voterez contre ? On verra à la fin.
Il doit rentrer dans dans le costume du sénateur. Il doit rerentrer. Oui.
Oui. Mais c'est un enjeu. C'est un enjeu parce que quand voilà quand il a été là où il a été effectivement c'est un c'est un enjeu de de revenir là parmi avec les pères et de et de continuer à faire entendre une voix singulière alors que en réalité on revient dans un collectif.
Et dans ces conditions, est-ce que Sébastien Lecnu peut réussir sa mission de doter la France d'un budget d'ici au 31 décembre ? En tout cas, lui il doit il doit l'espérer. Euh euh ce que l'on bon ressent euh ce qu'on a échangé encore ce matin, c'est c'est à quel point euh euh on on peut ressentir un scepticisme à cet égard.
Une Oui, personne n'y croit. Bon, Sébastien le Cornu, c'est son métier d' croire, euh Sébastien le Cornu, euh il tentera jusqu'au bout avec plus d'habilet que ses prédécesseur, avec cette espèce de euh de d'attitude très humble, besogneuse. Euh euh il va encore redescendre dans l'arène pour euh au budget, la discussion budgétaire.
Bon, il y a une petite une petite probabilité, elle est faible mais elle existe et on suivra évidemment ces discussions budgétaires. Allez, on va terminer par l'histoire du jour. L'histoire du jour, c'est l'histoire d'objet qui illustre une fracture générationnelle.
D'abord, je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître. C'est ce téléphone. Regardez, à la une de la montagne.
Nous, ça nous rappelle des souvenirs. Il fallait tourner son doigt, vous souvenez, pour composer le numéro de téléphone et ben c'est la fin. C'est la fin de l'âge de cuivre.
En Auverne notamment, la bascule a commencé. Tout le territoire aura basculé à la FIB d'ici 2030. Le réseau cuiv s'investige des 30 gorieuses.
Il a été déployé massivement dans les années 70. C'était des dizaines de millions de kilomètres, 18 millions de poteaux. Céit un autre temps.
Et puis à l'inverse, c'est la une du journal du centre. Regardez, c'est ces objets que les plus de 20 ans ont du mal à comprendre. les objets connectés, ce qui vous permettent de savoir que vous n'avez plus de lait dans votre frigo sans même avoir besoin d'ouvrir la porte des produits qui deviennent la norme.
Et aujourd'hui, dénicher un simple poste de radio est compliqué, dit une commerçante. Mais les seigneurs, ils se mettent de plus en plus à ces produits connectés. C'est le cas avec les téléviseurs, les mondes connectés notamment pour suivre l'état de santé.
Alors attention, le ministère de l'économie alerte sur deux dangers principaux : l'utilisation commerciale des données personnelles, les atteintes [musique] à la vie privé comme quoi le bon vieux ténéphone à cadrant, ça avait quand même un peu du bon. Passionnant merci le téléphone pleure. Mais ça aussi il faut ça c'est c'est faut aussi avoir un souvenir. [rires] J'aime bien frigider avec le lait là de vrai.
C'est pas malou c'est pas mal. Merci à tous les deux. Merci beaucoup.
Merci à tous de nous avoir suivi. On se retrouve demain. Très bonne journée. [musique]
Éric Coquerel