"Une candidature à l’élection présidentielle relève de la mission impossible" (Dorian Dreuil)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Édouard Philippe peut-il être le candidat capable de battre Marine Le Pen ?
- 2:52OuverteRéponse directe
Quels sont les principaux enseignements de ce sondage Ipsos BVA ?
- 4:09OuverteRéponse partielle
Jean-Luc Mélenchon pourrait-il être ce deuxième homme ?
- 5:29OuverteRéponse directe
Comment ces deux candidats peuvent-ils se départager dans le bloc central ?
- 7:30OuverteRéponse directe
Est-ce qu'Édouard Philippe peut ébranler la candidature de Marine Le Pen ?
- 8:10OuverteRéponse directe
Comment ces deux candidats assument-ils une partie du bilan Macron tout en incarnant une rupture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:43Fait
« Édouard Philippe et la personnalité la mieux placée du bloc central. »
- 2:52Marian DelpêcheFait
« Marine Le Pen fait toujours la course largement en tête à cette heure. »
Temps de parole
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On va s'intéresser à la politique nationale maintenant. Édouard Philippe peut-il être le candidat capable de battre Marine Le Pen ? Un nouveau sondage place l'ancien premier ministre en tête du centre et de la droite et montre surtout qu'il progresse nettement lorsqu'il est le seul candidat de son camp. On va dire le bloc central. Face à lui, Gabriel Atal veut toujours y croire. Alors, faut-il choisir ou prendre le risque de l'éparpillement ? On va en parler avec nos invités dans un instant. Mais d'abord Marian Delpêche, bonjour. Quels sont les principaux enseignements de ce sondage IPSOS BVA saisie école d'ingénieur pour nos confrères du Parisien ? Et bien premier renseignement de ce sondage derrière Marine Le Pen, Édouard
Philippe et la personnalité la mieux placée du bloc central. dans l'hypothèse d'une candidature desard Philippe où Gabriel Atal se présenterait face à lui dans le bloc central, et bien regardez, c'est Jean-Luc Mélenchon qui décrocherait son ticket pour le second tour crédité de 15 % des voies. Édouard Philippe plafonnerait à 14,5 % et creuserait l'écart avec Gabriel Atal crédité de 7,5 % des voies à autre configuration où le maire du Havre serait cette fois-ci le seul candidat du bloc central. et bien il atteindrait les 19 % 4 points devant Jean-Luc Mélenchon, plus de 15 points derrière Marine Le Pen. Il se qualifierait donc pour le
duel final mais loin derrière la candidate du rassemblement national. Passerait-il Marion en l'absence d'Edouard Philippe ? Eh bien en l'absence d'une candidature d'Edouard Philippe, Gabriel Atal ne se qualiférait pas pour le second tour. Regardez, il atteendrait 14 % des intentions de vote. En 3e position donc à égalité avec Raphaël Gluxman derrière Marine Le Pen crédité de 35 % des voix et de Jean-Luc Mélenchon crédité de 15 % des voix. Autreenseignement de ce sondage dans l'hypothèse où Edward Philippe se présenterait face à une candidature d'Olivier Fort sans Gabriel Atal ni Raphaël Gluxman l'ancien premier ministre arriverait en 2e position
crédité de 22,5 % des voies. il se qualifierait pour le second tour. Enfin, dernière configuration, celle d'une candidature où Édouard Philippe serait ferait face à Raphaël Gluxman sans Olivier Fort ni Gabriel Atal cette fois-ci et bien le maire du Havre arriverait là aussi en seconde position et se qualifierait pour le duel final. Merci pour toutes ces explications. Marion Delpêche Dorian Andreu bonjour. Bonjour. Politologue, expert associé à la fondation Jean Joress et directeur d'études à l'Institut Bona Fidé. Merci d'être là. Elliot Maman. Bonjour. Journaliste politique et chroniqueur. Merci également à vous. On va parler d'Edouard Philippe mais enfin quand même le premier renseignement c'est que Marine Le Pen fait toujours la course
largement en tête à cette heure. Oui, absolument. Et d'ailleurs, je crois que c'est un un enseignement qu'on peut tirer de l'intégralité de l'été, c'est qu'il y a certains candidats qui sont très sensibles dans les sondages, dans leur coach d'opinion euh à ce qui se passe sur le terrain, à leur manière de faire campagne, à leur manière de parvenir à s'afficher sur le devant de l'agenda médiatique. Il y a d'autres candidats qui restent absolument stables, quel quoi qu'il fassent et quoi qu'il ne fasse pas. Et c'est le cas de Marine Le Pen précisément puisque on n' quasiment pas entendu parler ni vu euh ni Jordan Bardella ni Marine Le Pen de fin juin jusqu'au débat au MEDF en gros et pour autant le rétillage électoral aux alentours de 35 % est resté en gros
le même tel un électrocardiogramme plat pendant l'intégralité de l'été alors que d'autres parties baissent lorsqu'on ne les voit pas sur le devant de la scène médiatique. Au contraire, d'autres candidats parviennent à progresser lorsqu'ils s'affichent. C'est par exemple le cas de Gabriel Atal qui n'a pas explosé dans les sondages mais qui tout de même après un été fait d'apparition médiatique, de campagne sur le terrain est parvenu à augmenter très légèrement sa base électorale. Donc on voit qu'en effet certains candidats sont très sensibles. Leur leur code de popularité est très élastique à ce qu'ils font dans les médias et en campagne et d'autres pas du tout. Pas du tout. C'est le cas notamment d'Edouard Philippe. On va y venir dans un instant. Doriandreuil. Hier, on écoutait en
direct de Lille dans cette émission, on écoutait le discours de Jean-Luc Mélenchon. On disait que les derniers sondages le créditait entre 15 et 19 % on va dire en gros. On on pensait même qu'il pouvait être ce deuxième homme. Finalement aujourd'hui, on se rend compte que dans cette nouvelle photographie parce qu'un sondage ça n'est pas une prédiction, on le redit, c'est une photographie de l'opinion à un instant. C'est plutôt Édouard Philippe qui pourrait tirer son épingle du jeu. C'est là que se joue le match. Alors, vous faites bien de rappeler effectivement le le l'enjeu de ces sondages à 8 mois d'une élection, c'est un peu comme s'installer 2 heures avant une éclipse. On on voit quelques dynamiques mais on est encore très loin du match. Donc il faut le prendre.
Peut-être on peut le redire, je le disais hier mais peut-être qu'on peut le redire. Le décès récent d'Edouard Baladur nous rappelle que des fois les courbes se croisent. En l'occurrence pour lui en 95, c'était en février. Oui, elles vont et elles risque dans cette configuration là en plus de se croiser sûrement assez tardivement car on est encore là dans une ligne de départ où on a une quarantaine de candidats. Euh il y en a d'autres qui arrivent quasiment tous les dimanches soirs euh ou tous tous les weekends. Donc il y a il y a encore l'écrémage de l'automne qui doit arriver notamment au [raclement de gorge] sortir des de la primaire socialiste et aussi de voir comment vont se départager effectivement Gabriel et et Édouard Philippe parce que pour l'instant il n'y a pas de règle
clair à part de dire il faudra se retrouver on sait pas si c'est en janvier en février pour la Saint-Valentin ou au début de l'année. On sait pas si ça sera les sondages du matin ou du soir qui devront guider qui est en tête et qui doit se qui doit se raller l'un à l'autre. Donc là, pour l'instant, ils sont tous les deux un peu en chaîne faillance. Ils regardent euh leur panard dans leur couloir de nage et toute la difficulté, c'est comment est-ce que ces deux-là peuvent se départager dans le bloc central puisque on a euh l'histoire de la gauche française euh pour témoins qui montre que euh il n'est pas impossible pour un candidat de gauche de gagner quand il a d'autres candidats ou candidates euh sur son espace politique. Autant pour le bloc central, il n'est pas arrivé qu'une
candidature fonctionne quand il y en a d'autres sur le même segment électoral. Euh la leçon principale, l'autre leçon de ce sondage, c'est que finalement Édouard Philippe, s'il est le seul candidat, on va dire, du bloc central pour pour pour simplifier, il pourrait monter jusqu'à 22,5 %, c'est-à-dire coiffer largement au poteau Jean-Luc Mélenchon et ainsi tenter de de mener le fer de de croiser le fer avec Marine Le Pen au second tour. Oui, absolument. Et d'ailleurs, on voit que Gabriel Atal lui ne parvient absolument pas. Combien même a-t-il légèrement progressé au cours de l'été. De toute évidence, les effets de sa candidature n'atteignent pas du tout ceux du dynamisme actuel d'Edouard Philippe. Quand bien même Édouard Philippe se
retirerait effectivement, il n'arrive pas à à avoir les mêmes résultats manifestement. Une fois exactement une fois encore, on l'a déjà dit, les campagnes ont un véritable effet. On ne sait pas où l'on sera dans 4 5 mois, ce qui se sera passé d'un côté et de l'autre. Euh mais quoi qu'il en soit, il semble assez évident que euh à l'heure actuelle celui qui véritablement peut ébranler plus ou moins la candidature de Marine Le Pen, c'est véritablement Edvoir Philippe. Et d'ailleurs, il ne nous aura pas échappé que tous les candidats de périphérie, ceux qui se battent un peu pour la 3 et 4e place à l'heure actuelle, préfèrent concentrer leurs attaques sur Gabriel Atal plutôt que sur Edward Philippe, précisément parce qu'ils espèrent renforcer l'importance médiatique de Gabriel Atal.
C'est par exemple très frappant avec Jean-Luc Mélenchon dont les diatribes et les échanges interposés notamment sur Twitter X entre Jean-Luc Mélenchon et Gabriel Atel se sont multiplié ces derniers jours. Donc on voit bien qu'ils essayent de renforcer presque artificiellement l'importance de la candidature de Gabriel Atal précisément pour ébranler un peu la domination l'hégémonie qu'Edouard Philippe semble avoir sur l'électorat du bloc central et pour essayer d'induire le doute par rapport à qui pourrait être véritablement ce deuxième homme car on comprend bien que si le deuxième homme n'est pas Édouard Philippe alors là la place est vraiment ouverte et la deuxième place pourrait ne pas revenir au bloc central. Euh Dori Andreuily, euh ces deux candidats, ils sont à la fois
euh proches euh politiquement puisqu'ils sont tous les deux des anciens premier ministre euh d'Emmanuel Macron. Tous les deux faisant partie de de cette majorité. Il y en a un qui s'en est un peu éloigné depuis quelques temps sans doute pour préparer cette candidature. l'autre plus tardivement. Il y en a un qui vient de la droite, il y en a un qui vient de la gauche originellement et là il se retrouve à devoir à la fois assumer une partie du bilan d'Emmanuel Macron et en même temps essayer d'incarner une forme de rupture parce que c'est aussi comme ça qu'on gagne une élection présidentielle et la ligne de crète va être de plus en plus compliquée à mesure qu'on s'achemine de vers l'élection. C'est-à-dire qu'il y a à la fois l'enjeu de ne pas trahir, pas trahir celui qui
vous a fait, qui vous a amené en responsabilité et que vous avez servi et en même temps expliquer ce qu'il sera fait dans les mois après une potentielle élection qu'il ne l'aurait pas été ces ces derniers mois. Et et c'est tout l'enjeu, toute la difficulté de à la fois ne pas trahir Emmanuel Macron dans cette fin de quinquena mais ne pas avoir l'air comme étant le sortant ou en responsabilité. Mais il y a effectivement c'est émission impossible ça. Euh la candidature Oui. et une candidature à l'élection présidentielle pour euh n'importe qui aujourd'hui relève de la gageur et de la mission impossible. La difficulté dans les mois qui viennent pour le bloc central et pour ces deux candidats-là, ça va aussi être de ne pas trop s'abîmer et de ne pas trop abîmer les troupes des uns et
des autres dans la perspective des législatives parce que Oui, un peu comme un peu comme lors d'une primaire finalement, c'est une primaire qui ne dit pas son nom. Tout à fait. Alors, c'est un autre danger par ailleurs parce que une primaire qui ne dit pas son nom, une primaire qui n'a pas de règle, qui n'a pas de votant, qui n'a pas d'électeurs et qui n'a pas de calendrier, c'est une primaire dite sauvage, ce qui amène à une primaire des sondages et c'est donner au sondage et au sdeurs un rôle d'abord qu'ils ne demandent pas eux-mêmes et [raclement de gorge] qui n'est pas leur fonction. Mais l'enjeu des législatives est tout aussi important quand on regarde comment vont s'affronter les uns et les autres d'ici le début d'année prochaine. car ce que nous a rappelé ces derniers mois avec
force, pour ne pas dire avec virulence depuis 2024 ou 2022, c'est que la 5e République prévoit une différence assez forte entre présider et gouverner et que celui ou celle qui sera amené à présider au lendemain l'élection présidentielle devra avoir imaginé avant cette élection comment est-ce qu'il va gouverner avec une majorité à l'Assemblée nationale qui sera mécaniquement pluriel, sûrement pas hégémonique et qui va demander de la coalition d'appareils politique et et qui va demander de faire campagne à différentes structures ou en coédisant différentes structures. Et ça ça se pense dès maintenant et et c'est aujourd'hui l'impensé de la plupart des blocs politiques qui sont en campagne puisqu'on est en trainot man de parler de finalement de cette primaire
sondagière si j'ose dire. Est-ce que Gabriel Atal est en mesure encore d'inverser la tendance ? Est-ce que c'est encore possible ? Il se démène sur le terrain tous les jours un déplacement, tous les jours un micro-tendu, il s'exprime, il il a des punchline, il y va, il va C'est lui qui monte au filet là en ce moment. Oui, absolument. Comme vous le dites, Gabriel Atal essae véritablement de dominer le devant de l'agenda médiatique et on voit qu'il y a une progression dans les sondages. Elle n'est pas absolument massive. Vous savez euh à l'origine, Gabriel Atal, c'est parmi euh les deux candidats du bloc central celui qui était le plus vocal quant à sa volonté, quant à son consentement à organiser une primaire en bonet du forme. Je pense que c'est parti ceux qui
arrivent euh en seconde ou en 3è position. Alors non, oui, il y a un peu de ça, vous avez entièrement raison. Il y a tout de même une autre chose, c'est que Gabriel Atel se sait assez fin communiquant, assez à l'aise dans les débats. Lorsqu'il y a une primaire en bonet du for, normalement, on a quand même un certain nombre de confrontations médiatiques qui sont véritablement organisées dans des médias traditionnels euh pupitre contre pupitre. et il sait Gabriel Atal qu'il est peut-être un petit peu plus dynamique dans ce genre d'exercice là où euh le côté très rigide ou du moins perçu comme tel d'Edouard Philippe pourrait le desservir en cas de primaire en bonet du forme. Et donc c'est pour ça que Edouard Philippe dit bah laissons peut-être voir où mèneent
les sondages vu que il sait que dans une campagne un peu latente, il parvient tout de même à avoir une espèce de légitimité institutionnelle qu'il regroupe mieux que Gabriel Atal. tandis que Gabriel sait que s'il y a de la véritable confrontation, il parviendrait mieux qu'Edouard Philippe à marquer un certain nombre de points. Là, Eddouard Philippe sur la méthode he on a dit, j'allais dire Gabriel Atal s'agite beaucoup parce que effectivement comme il il est en en seconde position de ce bloc central, il tente de de remonter dans les sondages notamment puisque c'est visiblement l'arbitre qui va qui va désigner ce candidat tôt ou tard. Euh Édouard Philippe, il a une toute autre tactique. Vous l'avez vu Édouard Philippe, il est plutôt discret. J'allais dire il il a appliqué la
méthode Chirac. Moins on parle, moins on se montre, plus on monte dans les sondages. Ce qui ce qu'il a fait en réalité d'ailleurs depuis depuis qu'il a quitté Maton, euh ça remonte à quelques années maintenant, mais il a toujours eu comme ça cette capacité à jouer des silences, à jouer des absences et à théoriser une forme aussi de retrait par moment. il est sur l'avent il est en surplomb il est euh il a euh la position dominante dans les sondages. Donc il a cet atout de ne pas avoir à être surexposé, surmédiatisé et à laisser le temps passer un peu pour lui. Mais on parlait des primaires tout à l'heure, mais le monde politique fait fi de de de beaucoup d'imagination quand il s'agit de désigner des candidats pour avoir une primaire fermée ouverte. Ça peut-être
des formes de conclave, ça peut-être des désignations par des élus. Euh quand il y a la volonté d'organiser une une séparation ou une désignation démocratique, euh il est possible de trouver des innovations. Et ceux qui sont ceux qui sont en tête aujourd'hui, exception faite d'Édouard Philippe dans ce sondage dont on vient de parler, ce sont Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, désignés par leur parti, des chefs incontestés, incontestables. Encore que on pourrait en discuter pour Marine Le Pen vu que Jordan Bardella a failli partir à sa place et on sent bien que ça tiraille de ce côté-là. Mais globalement, le meilleur moyen d'être d'être en tête, semble-t-il, c'est la désignation d'un chef de parti, par le parti et et déjà d'armer une machine électorale.
C'est un avantage non négligeable et c'est si la primaire a une vertu, c'est la capacité démocratique de désignation d'un candidat et d'organiser une ligne. Si elle a une difficulté, c'est que le temps que vous passez dans une primaire, c'est toujours un moment où vous parlez quasiment à vous-même ou à votre segment électoral et vous n'êtes pas en campagne vis-à-vis du reste de la société. Donc ça donne un avantage mais on est toujours qu'à 8 mois de l'élection et il va se passer des faits de jeu comme dans [raclement de gorge] un match de foot ou de rugby. Il va se passer des rebondissements et quelques boules puantes sûrement et et aussi une atmosphère présidentielle qui va augmenter. Là on est encore qu'au belbussiment d'un prè premier tour hein. Oui mais on sait pas qui seront les
candidats infinés. Il faut il faut les fameuses 500 signatures aussi les parines en plus. Donc on va sur la ligne de départ on va voir encore du monde un peu tomber et les petits chevaux sont pas tous alignés. D'autant plus que euh on rentre dans une atmosphère de campagne, mais en fait, on a plus quand même l'impression d'être dans une multiplication de petites présidentielles euh parallèles où chacun mène sa campagne euh sur son espace et sur son bloc que d'avoir vraiment cette dynamique de campagne où les uns et les autres s'affrontent. Alors, il y a un candidat dont on n pas encore parlé et qui pourtant est dans ce jeu-là du bloc central comme on l'appelle très largement, de la droite et du centre. C'est un certain Bruno Retaillot, le président des Républicains
qui est candidat lui-même à la présidence de la République au titre DLR. Pour lui, un des deux candidats devrair écoutez le président des républicains chez nos confrères de BFM TV aujourd'hui. Je pense que je pense que dans le bloc central, ils devront se mettre d'accord sans doute et je pense que entre les deux, un réa l'autre. J'en suis même quasiment sûr. Entre les deux, il y en a un qui devra se retirer. Mais Bruno Rotayo ne parle absolument pas de son propre cas alors qu'il est loin de faire la course en tête. Est-ce qu'il est dans ce jeu-là ou est-ce qu'il va jouer sa partition jusqu'à la fin ? Alors ça c'est quand même une des grandes interrogations du moment. D'ailleurs, c'est amusant parce que vous avez introduit le sujet de Bruno Rotaillou en parlant du bloc central de
manière large et c'est vrai que il y a encore 3 semaines, je vous aurais dit qu'il aurait eu absolument horreur d'entendre ça, mais enfin, il a tout de même semé indices un peu contradictoires puisque son grand sujet a toujours été de dire que il n'avait absolument pas rejoint un gouvernement sous Emmanuel Macron. Mais il y a toujours des membres au gouvernement à commencer par la ministre de l'agriculture. Bien sûr, mais enfin qui ont été suspendus mais nous sommes bien d'accord. Euh mais enfin euh Bruno Rotaillot essayait de dire "J'ai rejoint un gouvernement euh euh LR euh Michel Barnier et cetera. Je n'étais pas activement membre du 10 blan bloc central. Dans le même temps, un certain nombre de ses opposants au sein des républicains pouvaient estimer qu'il
avait plus ou moins participé au bilan d'Emmanuel Macron en étant ministre de l'intérieur pendant un certain nombre de mois consécutifs. Et c'est vrai que il y a une semaine et demi, on a soudainement appris que Bruno Rotaillot pouvait éventuellement entendre parler d'un processus de désignation de candidats qui seraient commun à lui et au bloc central. ce qui là aussi est tout de même extrêmement surprenant parce que je crois que perdre ses électeurs je veux dire il va les il va il va les perturber je ex alors non mais on les perturbe et puis en plus on oublie un tout petit peu ce qu'est le propos d'une primaire dans les débats que nous avons à l'heure actuelle me semble-t-il parce que une primaire ça consiste à départager un ensemble idéologique qui est quand même
très proche assez homogène parce que ensuite du moment que le processus de la primaire est terminé tous les candidats qui ont été déchus doivent se rallier et porter la campagne de celui qui a Alors Dorian ne me contredira pas. On a vu dans les primaires à gauche que ça n'a pas toujours été le cas. Bien au contraire. Bien sûr, mais normalement c'est quand même le cas. Et d'ailleurs, lorsque Manuel Vals avait refusé de faire la campagne de Benoît Amont en 2017, ça avait tout de même été un véritable sujet où on s'était un peu dit "Bon bah voyez, le système des partis en France, il est véritablement terminé, les primaires, par conséquent, ça ne sert strictement à rien." Et là, c'est vrai que je ne vois pas quelle serait la cohérence idéologique partisane d'une
primaire qui pourrait aller ou du moins d'un processus de désignation qui inclurait à la fois Bruno Rotaillot et Gabriel. Il y a quand même un candidat qui gêne plus Bruno Rotaillot que l'autre, c'est euh c'est Édouard Philippe parce que Gabriel Atal finalement veut toujours déplacer le clivage droite gauche un petit peu à l'image de ce qu'a de ce qu'a construit Emmanuel Macron. Édouard Philippe, il construit plutôt une offre de droite et de centre qui est clairement il dit je suis un homme de droite il la su mais comme il ne l'a jamais renié d'une certaine manière hein mais vous avez raison il y a une et c'est intéressant dans dans ce début de précéagne c'est une réinstallation du clivage gauche- droite et donc tout ce qui a aura été du dépassement du et en
même temps du et de gauche et de droite ou ni de l'un ni de l'autre aura pour rappel ce qu'avait créé Emmanuel Macron il y a maintenant 10 ans. Tout le monde cherche à s'en dépasser. Même Bruno Retaillot qui qui oublierait presque qu'il en a été le ministre et un de ses ministres de la République. Maintenant, tu as raison, c'est que comment imaginer un processus de primaire entre des partis politiques qui n'ont pas réussi qui n'ont même pas réussi à gouverner ensemble. Souvenez-vous de la cacophonie de des des gouvernements où on retrouvait à la fois DLR ensemble pour la République et Horizon. C'était une amicale sans amitié les conseils des ministres. C'est-à-dire qu'on voyait bien qu'il y avait des des lignes politiques qui n'étaient pas partagées. Et donc on se demande sans avoir réussi
à créer de contrat de gouvernement, sans avoir réussi à créer de coalition large à l'Assemblée nationale, comment est-ce qu'on pourrait imaginer un processus avec un bloc central de la droite et du centre sans qu'on arrive bien à définir d'ailleurs encore les contours justement de ce qui s'arrête au centre et ce qui arrive à gauche et euh de la droite jusqu'où est-ce qu'elle bascule vers une droite plus conservatrice. Yeah.
Édouard Philippe