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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 2 septembre 2025 30 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalBudget & impôts

Jean-Philippe Tanguy : "Marine Le Pen est prête à être Présidente de la République !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 28 %Attaque 61 %Défensif 11 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est votre vision ?

  • 0:55OuverteRéponse partielle

    Une année après, que va-t-il se passer ?

  • 1:57OuverteRéponse directe

    Jean-Philippe Tanguy, est-ce que c'est la rupture ?

  • 3:31RelanceRéponse directe

    Pourquoi ce qui aurait été impossible en juillet serait forcément impossible maintenant ?

  • 4:35OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'ils ont exactement le même intérêt devant les échéances possibles ?

  • 6:16OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y avait là un irritant ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:19Invité politiqueChiffre
    « j'avais annoncé à l'époque un effort budgétaire nécessaire de 95 milliards. »
  • 0:22Invité politiqueFait
    « Et nous étions un peu seuls avec Jordan Bardella et Marine Le Pen à annoncer la réalité aux Français. »
  • 2:31Invité politiqueFait
    « Il a inversé les chiffres, ce qui est un peu inquiétant, mais je crois qu'il inverse aussi un peu la popularité. »
  • 2:37Invité politiqueChiffre
    « Est-ce que ça nous coûtait 31 milliards l'année prochaine ? »
  • 8:17Invité politiqueChiffre
    « Donc M. Bayrou s'est trompé de chiffre, donc l'année prochaine, on devrait payer 31 milliards d'euros pour recevoir entre 10 et 12 milliards d'euros. »
  • 8:28Invité politiqueChiffre
    « En 2027, ça devra encore s'aggraver de 3 milliards d'euros. Donc on arrivera à 34 milliards d'euros. »
  • 11:24Invité politiqueChiffre
    « Nous supprimerons ces impôts de papier, ces normes, ces règles supides, qui ne servent à rien, qui coûtent entre 40 et 60 milliards d'euros. »
  • 15:52Invité politiqueFait
    « avec Marine Le Pen, à avoir dit que l'État était obèse. »
  • 18:37Invité politiqueChiffre
    « nous avions chiffré l'année dernière l'effort nécessaire à 95 milliards d'euros. Alors avec l'inflation, on arrive vite à 100 milliards d'euros. »
  • 19:18Invité politiquePromesse
    « J'avais annoncé, il faut bien le dire, sur les colibés que les intérêts seraient le premier budget de l'État en 2026. »
  • 21:03Invité politiqueChiffre
    « les intérêts de la dette en France passent de 50 milliards environ à 20 milliards. »
  • 26:51Invité politiqueFait
    « c'est sûr que ce n'est pas la conception de M. Macron qui pense que tout est dans tout »
  • 26:58Invité politiqueFait
    « la mondialisation est forcément heureuse même quand le peuple français est malheureux »
  • 27:52Invité politiqueFait
    « c'est malheureusement une réécriture de l'histoire »
  • 27:59Invité politiqueFait
    « le parti communiste le pacte germano-soviétique »
  • 28:17Invité politiqueFait
    « le Rassemblement National serait coupable de choses qu'ils n'ont même pas créées »
  • 28:23Invité politiqueFait
    « ce n'est pas un poids dans l'histoire c'est une manipulation aux élections »
  • 28:30Invité politiqueFait
    « tous ces gens qui manipulent la juste lutte contre l'antisémitisme contre le racisme contre l'homophobie »
  • 28:40Invité politiqueFait
    « les gens qui soi-disant devaient protéger la République ont en fait utilisé des valeurs nobles pour garder leur poste »
  • 29:32Invité politiqueFait
    « De Gaulle est un être unique c'est un parcours unique »
  • 29:40Invité politiqueFait
    « De Gaulle était De Gaulle »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy68 %
  • Présentateur25 %
  • Invité3 %
  • Présentateur 23 %

1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes député du Rassemblement National. Vous avez souvent été présenté comme le monsieur économie du Rassemblement National. Aujourd'hui, on voit se répéter dans certains esprits le scénario de l'été 2024. Est-ce que c'est votre vision ?

0:15
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est vrai. Mais alors, faut-il rappeler, et sur votre plateau d'ailleurs en particulier, j'avais annoncé à l'époque un effort budgétaire nécessaire de 95 milliards. Alors finalement, c'est 100. Enfin, j'étais quand même pas très loin. Et nous étions un peu seuls avec Jordan Bardella et Marine Le Pen à annoncer la réalité aux Français.

C'est dommage que lors de cette campagne, on n'ait pas parlé des vraies questions, à savoir effectivement rétablir les comptes publics, redresser la France et pas commenter ce pitoyable barrage républicain qui nous met bien dans la difficulté aujourd'hui puisque tous ces gens qui se sont entendus pour garder leur poste et leur prébande sont incapables de gérer la France.

0:48
Présentateur

Entre deux, il y a eu de fait ce barrage républicain, qu'on l'approuve ou qu'on le désapprouve. Il a eu lieu, il a réussi à limiter votre progression. Une année après, que va-t-il se passer ? Écoutez d'abord Marine Le Pen. Ce soir, elle est à côté. Jordan Bardella. Chacun doit assumer sa part de responsabilité. Ce serait bien que le Premier ministre assume pour le coup la sienne. Nous allons donc le rencontrer demain matin par courtoisie républicaine car nous n'attendons en réalité rien de ce rendez-vous. Après avoir écouté le Premier ministre plusieurs fois, dont hier soir, on voit bien que sa pensée est totalement bloquée.

Monsieur Bayrou, hier, je crois que c'est les trois dés, le déni, la déconnexion et la déresponsabilité. Voilà. Je pense que c'est les trois dés qui résument l'émission d'hier. Trop peu, trop tard. Il n'a pas compris en réalité ce que souhaitent les Français. Et il se refuse à mettre en œuvre la moindre mesure qui soit à la hauteur du constat qu'il fait. Jean-Philippe Tanguy, est-ce que c'est la rupture ?

2:00
Jean-Philippe Tanguy

Mais la rupture, on n'a jamais été dans une relation politique de soutien avec François Bayrou. Nous sommes ses opposants, ses principaux opposants. D'ailleurs, ses seuls opposants puisque le seul capable de vouloir le battre est d'être volonté de le battre et de le remplacer. Je crois que M. Bayrou s'est complètement, si vous voulez, fourvoyé en voyant des soutiens qui n'existaient pas. D'ailleurs, il imagine beaucoup de choses. J'ai l'impression qu'il a confondu les chiffres, on pourra en reparler. Il a un petit problème quand même. Il vous a dit qu'il était un faux littéraire et qu'il aimait les chiffres.

Je crois que c'est à la fois un faux littéraire et un faux scientifique et encore plus un faux comptable. Donc c'est un peu inquiétant, si vous voulez. J'ai l'impression qu'il confond les chiffres. Donc il a confondu, par exemple, ce qu'on recevait de l'Union Européenne, 10 milliards. Est-ce que ça nous coûtait 31 milliards l'année prochaine ? Il a inversé les chiffres, ce qui est un peu inquiétant, mais je crois qu'il inverse aussi un peu la popularité. C'est-à-dire que quand on l'écoute, on a l'impression qu'il est soutenu par 80% des Français et pas par 20. Donc je crois qu'il faudrait prévenir M.

Bayrou, qu'il faudrait donc sans doute changer peut-être la feuille, parce que je crois que le sondage est inversé et que donc il y a 80% des Français qui ne soutiennent pas la personne de M. Bayrou, mais ça on s'en fiche, mais surtout la politique qu'il mène, qui est en fait le prolongement de M. Macron. Et il aurait dû écouter Marine Le Pen qui, au tout début de son mandat, si je puis dire à Matignon, lui avait dit « Si vous voulez durer, et surtout si vous voulez redresser la France, il faut rompre avec le macronisme. » Or, il applique, il faut bien dire, et il s'en est d'ailleurs réclamé hier, servilement le programme d'Emmanuel Macron qui nous a mis dans la situation où on est.

3:17
Présentateur

Jean-Luc Tanguy, on va parler programme, mais avant ça, il y avait une forme d'indulgence. On se rappelle, François Bayrou avait souvent dit, l'ERN étant partenaire républicain, il avait soutenu l'idée que Mme Le Pen, même si son adversaire politique, devait avoir ses signatures en 2022. Il s'est passé là quelque chose, ces dernières semaines, qui ressemblent en rupture, le mot vous paraît peut-être trop fort, mais un éloignement. Pourquoi ?

3:38
Jean-Philippe Tanguy

Oui, mais ce n'est pas la personne de François Bayrou. Vous savez que François Bayrou, par rapport à d'autres macronistes, est quelqu'un de courtois, qui respecte les forces politiques, mais ça, on ne le remet pas en cause. Et d'ailleurs, Marine Le Pen, à l'instant, n'a pas insulté ou critiqué la personne de François Bayrou.

3:51
Présentateur

C'est sa ligne politique. On va dire que ce soit une éloge. Ce n'est pas tout à fait un éloge quand elle dit « déni, déconnexion des responsabilités, trop peu, trop tard ».

3:58
Jean-Philippe Tanguy

Ce ne sont pas des qualificatifs sur la personne de François Bayrou. C'est une situation, une analyse qui fait qu'il est complètement à la ramasse, excusez-moi, complètement déconnecté des réalités. Enfin, écoutez, hier, vous avez passé une heure et demie dans le bureau avec M. Bayrou. Est-ce que vous avez entendu une proposition concrète, ou un rapport avec ce que les Français pensent ? Regardons l'image. La situation politique où il s'est mise, c'est-à-dire de croire qu'il pouvait demander la confiance des partis d'opposition et l'obtenir, mais je crois que d'ailleurs, personne n'a toujours compris ce qu'espérait M. Bayrou.

4:24
Présentateur

Regardons l'image. Quand on voit côte à côte Marine Le Pen et Jordan Bardella, vous avez aujourd'hui deux têtes. Alors, il y a Mme Le Pen qui est historiquement supérieure, mais enfin, Jordan Bardella, de bons sondages aussi. Est-ce qu'ils ont exactement le même intérêt devant les échéances possibles ?

4:40
Jean-Philippe Tanguy

Oui, c'est l'intérêt national. Je sais que c'est rare, je sais que beaucoup nous envient, mais enfin, je comprends qu'ils nous envient. Tout le monde dit ça. Aucun homme ou femme politique ne va arriver en disant « nous, on est contre l'intérêt national ». Ah, mais moi, je peux tous les prendre un par un et montrer pourquoi ils ne défendent pas l'intérêt national et que l'intérêt partisan, comme le dénonçait le général de Gaulle en 58 d'ailleurs.

4:55
Présentateur

C'est-à-dire qu'ils font la même chose à votre égard.

4:56
Jean-Philippe Tanguy

Non, ben, ils auront du mal à le démontrer. Ils auront du mal à le démontrer. Voilà. Mais je comprends qu'ils nous envient qu'on ait deux têtes, puisque eux, ils n'en ont même pas une.

5:02
Présentateur

Il y a quand même eu une évolution. M. Chenu, par exemple, avait dit « pourquoi pas Marine Le Pen ? » On a l'impression que l'idée que Marine Le Pen soit, elle, nommée Premier ministre, et non pas forcément Jordan Bardella, a germé dans certains esprits.

5:15
Jean-Philippe Tanguy

Oui, il y a toujours des gens qui ont des idées, mais je ne crois pas que c'était l'idée de Sébastien Chenu. Marine Le Pen a toujours été très claire. Elle ne sera pas Premier ministre. Elle s'est toujours préparée à être présidente de la République. Elle est prête à être présidente de la République et il n'y a aucune raison qu'elle devienne Premier ministre.

5:27
Présentateur

– L'affaire de la lettre, on n'a pas encore une fois passé Noël là-dessus, mais est quand même intéressante. Il faut quand même entendre. C'est presque une gourmandise. – Je ne crois pas qu'il y a de la Noël. – On verra ce que dit, et ça dépend du délai de la poste, justement. Écoutez ce que disait hier François Bayrou sur le sujet. – Mme Le Pen dit, je lui ai écrit, elle montre même, elle dit, voilà, lettre du 25 juillet. – Elle m'a écrit. – Elle dit, vous ne lui répondez pas.

5:49
Invité

– Excusez-moi, j'ai reçu la lettre de Mme Le Pen. – Elle a dû arriver dans les services le 29 juillet, c'est-à-dire qu'arrivée sur mon bureau. – La faute à la poste. – Non. – C'est bien, le 29, c'est bien. L'avez-vous lu ? – Je l'ai lu, je vais vous en parler si vous le voulez. – Vous avez répondu ? – Mais je n'ai pas répondu, je réponds, j'ai l'intention de la rencontrer et je la rencontrerai cette semaine.

6:16
Présentateur

– Jean-Philippe Tanguy, est-ce qu'il y avait là, est-ce que ça a été, comme on dit, un irritant ?

6:20
Jean-Philippe Tanguy

– Ce n'est pas un irritant, c'est-à-dire qu'on n'est pas vexé personnellement, mais c'est un fait politique. M. Bérou prétend que tout le monde était en vacances à part lui. On lui démontre tout simplement qu'on ne l'était pas, on est dans l'attente. Moi-même, il se trouve que j'étais à Paris assez tardivement pour être disponible pour les négociations, aussi bien sur les dépenses sociales avec Mme Vautrin que les dépenses de l'État, soit avec Mme Monchalin, soit avec le cabinet de M. Bérou, que j'ai rencontré à plusieurs reprises. J'ai eu des échanges avec d'autres membres du gouvernement, d'ailleurs, par exemple, sur la politique énergétique jusqu'en août.

Bon, par ailleurs, il se trouve qu'on était, Marine Le Pen était très proche de Paris. En tout cas, si M. Bérou avait voulu discuter avec elle, soit par téléphone ou physiquement, je suis sûr que Marine Le Pen aurait pu se rendre disponible, évidemment.

7:01
Présentateur

– Pardon, mais pourquoi ce qui aurait été impossible en juillet serait forcément impossible, là maintenant, en septembre ? On a entendu hier François Bérou avoir un certain nombre de propos qui ne sont pas incompatibles à ce que vous dites. Quand il parle de l'immigration, en disant, si, comme le RN le dit, il poursuit en disant, je ne suis pas d'accord avec eux, mais on peut discuter, en gros.

7:20
Jean-Philippe Tanguy

– Écoutez, moi je veux bien qu'au bout de 30 ans de vie politique, M. Bérou arrive à la conclusion. Il faudrait peut-être s'interroger de savoir qui peut rentrer en France et qui devrait en sortir. Écoutez, c'est un marathon d'enfonçage de portes ouvertes. Il n'a pas de position sur l'immigration après 30 ans de vie politique et plusieurs campagnes présidentielles, il a prétendu diriger le pays.

7:40
Présentateur

– Il est un de ceux qui sont allés le plus loin, submersion de migratoires, sa comparaison du village pyrénéen, c'est peut-être des mots, mais enfin, ça compte, Dieu sait si ça compte, les mots aussi en politique. – Moi je ne pense pas que les mots comptent beaucoup, mais il se paye de mots,

7:51
Jean-Philippe Tanguy

et ce n'est pas avec ça qu'on rembourse le déficit.

7:54
Présentateur

– La question de la contribution de l'Union européenne, là c'est quelque chose de très précis, et hier soir, François Bayrou disait, oui, on peut expertiser cela. Là, il faisait vraiment un chemin dans votre direction. On peut lire la lettre de Marine Le Pen, vous l'avez publiée sur Internet, et l'insiste là-dessus, elle estime que la France donne trop à l'Union européenne.

8:12
Jean-Philippe Tanguy

– On peut se dire, oui. Écoutez, tout ça est expertisé, votre serviteur est rapporteur spécial du budget de la contribution à l'Union européenne. Donc M. Bayrou s'est trompé de chiffre, donc l'année prochaine, on devrait payer 31 milliards d'euros pour recevoir entre 10 et 12 milliards d'euros. Donc nous sommes extrêmement déficitaires, ça ne fait que s'accélérer. En 2027, ça devra encore s'aggraver de 3 milliards d'euros. Donc on arrivera à 34 milliards d'euros. 34 milliards d'euros que la France donne à l'Union européenne pour en recevoir seulement entre 10 et 12 et peut-être 13 milliards à terme. Donc cela est absurde.

Peut-être a-t-il confondu aussi avec le fameux plan de relance, puisqu'il trouve qu'on a aussi reçu 30,9 milliards d'euros du plan de relance européen. Mais si M. Bayrou lisait les rapports de l'État, puisque c'est l'État qui donne ces chiffres, l'État, M. Bayrou est à la chef de gouvernement, et bien son gouvernement a provisionné 75 milliards d'euros pour rembourser ces 31 milliards d'euros. Donc tous ceux qui nous écoutent, peut-être M. Bayrou qui est amoureux des chiffres, pourra-t-il l'entendre. Si je vous donne 30 milliards d'euros, on va dire 30 euros, M. Rochebin, et que vous m'en donnez 75, je fais une bonne affaire. Je ne suis pas sûr que vous en fassiez une. Mais pour M.

Bayrou, visiblement, la France en fait une en devant rembourser le double de ce qu'on reçoit. Ce n'est pas ce qu'on pense au Rassemblement National. Mais ça explique peut-être beaucoup, M. Rochebin, la situation des comptes publics. M. Le Maire comptait pareil. Donc si vous avez des responsables macronistes, qui sont soi-disant des grands experts, qui considèrent que payer le double de ce qu'on reçoit, c'est une bonne affaire, effectivement, vous comprenez mieux pourquoi la France est ruinée. Au total, est-ce que vous considérez que la France est perdante aujourd'hui d'être dans l'Union Européenne ? On est complètement pillés. On est les pigeons de l'Union Européenne.

Tous les pays contributeurs, l'Allemagne, l'Autriche, la Suède, les Pays-Bas, ont un rabais. Il n'y a que nous. Alors il y a un peu l'Irlande, mais l'Irlande, il se paye autrement sur la bête en attirant tous les super profits des multinationales américaines et en ne payant pas un radis et en nous piquant des milliards d'euros aussi. Donc on est les pigeons des parasites fiscaux type Irlande-Luxembourg.

10:05
Présentateur

Dans certains domaines, oui, mais au total, moi je vous pose la question, au total, quand on voit les Allemands, par exemple, qui sont tellement plus vertueux, qui font que certainement l'euro se maintient grâce à eux. Regardez, l'État, c'est les finances de la France.

10:17
Jean-Philippe Tanguy

Vous savez très bien que l'euro, c'est un deuxchmark habillé en euro. Donc de toute façon, la France n'a pas l'économie pour suivre. Donc malheureusement, il y a beaucoup d'efforts à faire. Ça nous coûte très cher. Alors on est coincé dans cet euro. Vous voulez dire quoi ? Avec le franc, ça irait mieux ? Non, ce n'est pas que ça irait mieux. De toute façon, on est avec l'euro. On est dans l'euro, évidemment, on gardera l'euro. Ce n'est pas ce que je vous dis.

Mais l'euro tel qu'il a été conçu, vous le savez très bien, vous prêchez le faux pour savoir le vrai, mais vous savez déjà le vrai, tout le monde, même les économistes qui sont pro-Union Européenne, savent bien que l'euro est surévalué par rapport à l'économie française. Alors ça nous imposerait des réformes, ça nous imposerait beaucoup de travail. On le fera pour rester dans ce cadre-là. Mais il ne faut pas nous dire que l'euro est un cadeau. Tout le monde sait que l'euro a été conçu pour l'économie allemande. Ça veut dire quoi ? S'il n'y avait pas l'euro, ce serait le franc, il aurait été dévalué de combien d'après vous ? Moi, je n'en sais rien.

Il faudrait faire des calculs que je n'ai pas faits dans le venir sur votre plateau. Mais ce n'est pas le sujet, évidemment, que nous faisons avec l'euro. Mais présenter, comme vous l'avez fait, l'euro comme un cadeau, ce n'est pas un cadeau, c'est faux.

11:15
Présentateur

Si vous étiez, si demain vous êtes ministre d'économie et des finances, qu'est-ce qui changera ?

11:20
Jean-Philippe Tanguy

Mais tout changera. Déjà, nous relancerons l'économie française. Nous supprimerons ces impôts de papier, ces normes, ces règles supides, qui ne servent à rien, qui coûtent entre 40 et 60 milliards d'euros. Nous baisserons les impôts de production, puisqu'aujourd'hui, la fiscalité française est complètement malade, puisqu'on taxe les entreprises, petites ou grandes, avant qu'elles aient produit un seul euro de richesse.

Il faut évidemment baisser les impôts préalables, les impôts de production, pour favoriser la production en France, comme ils le sont pour le coup en Allemagne très bas, et lutter contre les rentes, et augmenter plutôt les prélèvements sur les rentes, ou sur les surprofits, ou sur les surachats d'actions.

11:54
Présentateur

Vous savez que c'est là, pour vous, une faiblesse. Je n'ai pas eu le temps de donner tout le programme sur l'économie. Ce n'est pas tout à fait.

11:59
Jean-Philippe Tanguy

Il ne faut pas poser des questions si vous ne voulez pas toute la réponse.

12:01
Présentateur

On va les développer les unes après les autres, mais il y a des économies, et il faut réussir à tailler dans l'État, puisqu'on voit bien que ce sont les dépenses publiques qui sont trop élevées. Écoutez là encore ce que François Bayrou disait. Il est vrai qu'il hésite un peu sur les chiffres. 200 000 ou 300 000 fonctionnaires qui seront supprimés.

12:17
Invité

J'ai dit lors de la conférence récente qu'il fallait ne pas remplacer un fonctionnaire sur trois partant à la retraite.

12:31
Présentateur

Ça représenterait combien au total ? Ça représenterait combien au total ?

12:34
Invité

Un fonctionnaire sur trois partant à la retraite, tous les ans, ça doit faire, je ne sais pas, peut-être que je me trompe dans les chiffres, 200 000 ou 300 000. Et donc, on a un engagement, ça veut dire une réorganisation générale. Et très souvent, ça marche mieux.

12:54
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy, là, est-ce qu'il y a un effort de ce gouvernement qui dit qu'on ne remplace pas un sur trois des fonctionnaires ?

12:59
Jean-Philippe Tanguy

Partant à la retraite. Paradoxalement, François Bayrou donne la solution au problème qu'il pose. À la fin de sa réponse, et dommage, ça devrait être le début, c'est qu'il faut d'abord réorganiser l'État, et parce que vous réorganisez les fonctions, vous pouvez redéployer et baisser éventuellement le nombre de fonctionnaires en ne rembauchant pas l'ensemble des mises à la retraite. Mais il faut d'abord réorganiser l'État. Donc, une grande réforme territoriale, supprimer au moins deux strates, l'intercommunalité, la région, supprimer la quasi-totalité, pour ne pas dire la totalité, des agences, des commissions, des comités.

Il y a des fonctionnaires là-dedans, c'est pour ça qu'on fait des économies, nous, contre les autres.

13:26
Présentateur

À l'arrivée, pardon, ça veut dire combien de fonctionnaires en moins ? Lui, articule un chiffre, il hésite peut-être sur le chiffre, mais on lui en donne deux. Il dit 200 000 ou 300 000. Qu'est-ce que vous dites, vous ?

13:33
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais nous, on ne raisonne pas comme ça. À l'arrivée, c'est chiffré. Non, on raisonne, par exemple, il y a des agences qui ont des dépenses, ces dépenses sont inutiles, donc ces dépenses sont supprimées, les postes de fonctionnaires liés seront supprimés, ils seront déployés ailleurs. Là, on en a besoin. Là, est-ce que vous n'êtes pas un peu électoraliste ? Non, pas du tout, ce n'est pas l'électoraliste. Est-ce que ce n'est pas l'électoralisme de refuser de la chirurgie ? Non, ça a déjà été fait. Non, c'est qu'on tire les leçons des échelacs passés. D'ailleurs, à l'époque, M. Béroud était d'accord avec nous quand il critiquait la réduction des fonctionnaires de M. Sarkozy.

En donnant des chiffres qui n'étaient pas fondés sur une réorganisation, M. Sarkozy a été contraint de supprimer des policiers, des soldats, des soignants, des gendarmes, des douaniers et des postes importants. Et donc, à la fin, il n'a pas fait d'économie puisqu'ils ont été réemployés et le peu d'argent qu'il avait économisé avait été dépensé, vous savez où ? Dans les hausses de salaire de Bercy qui s'étaient servies sur la gamelle. Donc, vous voyez bien que cette façon de fonctionner, d'ailleurs, Mme Le Pen, vous l'avez dit lors de votre dernier entretien, ce n'est pas une bonne pensée.

C'est de l'électoralisme, parce que vous annoncez à des gens qui veulent l'entendre, qui vont supprimer des postes sans avoir pensé la réforme. Il faut arrêter de penser comme ça. Parce que, moi, par exemple, je suis très attentif à ce que dit Thierry Breton, qui est un adversaire politique, mais c'est le seul ministre des 50 dernières années qui a réussi à baisser le déficit. Et il le dit, il dit qu'il faut gérer l'État.

14:42
Présentateur

J'arrête sur image. L'éloge de Thierry Breton, il nous écoute, il va être... On va avoir un SMS...

14:46
Jean-Philippe Tanguy

Vous savez, on a eu un échange au Parlement, à l'Assemblée nationale. Thierry Breton est un adversaire du Rassemblement national. Je suis un adversaire politique de Thierry Breton. Mais si M. Breton a fait quelque chose de bien, dit quelque chose de juste, je ne vais pas dire qu'il a tort. Quand il dit que pour compter, la France doit réapprendre à compter, il a raison. Et il dit quoi ? Il dit que la baisse du déficit, ce n'est pas des annonces électoralistes, ce n'est pas de la com', c'est de la gestion, du fonds de roulement de l'État, de la structure de l'État. Et c'est ça qu'il faut faire.

C'est sûr que ce n'est pas glamour, c'est plus facile de faire un visuel en disant que c'est la faute des fonctionnaires. Ce n'est pas la faute des fonctionnaires. Et si ça avait été aussi simple, M. Sarkozy aurait réussi, il a échoué, il a créé énormément de dettes. Vous le savez, il a le triste record de création de dettes après Emmanuel Macron.

15:26
Présentateur

Est-ce que ça veut dire que d'une manière ou d'une autre, l'État français devra maigrir ? On sait, ça existe dans beaucoup de parties. Au RN, il y a deux traditions. Il y a une tradition plus libérale, et une tradition plus étatique. Encore une fois, ça existe dans d'autres parties. Vous êtes de quelle école, vous ? Moi, je suis la synthèse, je suis mariniste. Incroyable. Est-ce que vous allez vouloir faire maigrir l'État de manière significative ?

15:47
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr, puisque je suis le premier, avec Marine Le Pen, à avoir dit que l'État était obèse. Donc, si on considère que l'État est obèse, il faut le faire maigrir. Parce que les fonctionnaires eux-mêmes souffrent de cette obésité morbide de l'État. Moi, sur le terrain, par exemple, les directrices d'écoles rurales doivent venir une heure plus tôt, sans être payées, pour faire toute la paperasse, qui ne sert à rien. Les infirmières, les médecins, les soignants, l'hôpiteau sont étouffés par la paperasse. Les fonctionnaires de l'État, les enseignants, les soignants, les douaniers, sont tous gênés dans leur travail. Ils voudraient faire du service public.

Ils voudraient donc être au service du public, parce que fonctionnaire, c'est un métier honorable, c'est parfois une vocation. Des gens, parfois, qui sacrifient de meilleurs salaires dans le privé pour être au service des gens. Donc, ils sont là pour être au service des gens. Ils ne sont pas là pour remplir des papiers qui ne servent à rien. Donc, comment dire ? Dégraisser l'État, supprimer les normes, les règles absurdes qui n'ont pas de sens, cela fera beaucoup de bien. Supprimer des échelons absurdes dans le millefeuille territorial, cela fera beaucoup de bien. Et il y a des coûts frontaux, si vous voulez, faciaux. Et puis, en plus, vous avez des coûts cachés.

Parce que tout ça, c'est une perte de temps. C'est de l'énergie. C'est de la manque de motivation. Donc, il y a des coûts faciaux. Et puis, en plus, il y a des coûts cachés. Donc, tout ça fera beaucoup de bien à l'État.

16:57
Présentateur

Monsieur le député, il y a un autre domaine où on a l'impression que le RN n'a pas tout à fait clarifié sa position. Ce sont les impôts sur les hauts revenus. Il y avait plusieurs collègues députés RN qui étaient sur nos plateaux ces derniers temps. Et là-dessus, ça flotait un petit peu. Parce que, là aussi, pardon, il y a toujours le soupçon d'électoralisme, mais ça existe dans tous les domaines. Ça ne représente pas beaucoup de voix, les hauts revenus. Mais de certaines influences. Oui ou non, pour vous, est-ce que les hauts revenus doivent être davantage frappés ?

17:21
Jean-Philippe Tanguy

Mais en fait, je vais répondre. Mais la difficulté, c'est que pourquoi ils doivent être mieux taxés ? Faire croire, comme la gauche, que la solution du déficit, c'est taxer les plus hauts revenus, c'est un mensonge. Par contre, il faut faire participer les plus privilégiés, les rentes, comme je l'ai dit tout à l'heure, les surdividendes, les rachats d'actions abusifs, les surprofits. Il y a un certain nombre de gens qui optimisent leur revenu qui ne paient pas leur part. Là, il faut les faire contribuer pour baisser les impôts des autres Français. Et donc, en fait, il faut rétablir de la justice fiscale.

Et si on veut baisser la TVA sur l'énergie, baisser la TVA sur les produits, sur la première nécessité, baisser les impôts de production, là, effectivement, il faut faire un rééquilibrage fiscal. Et Marine Le Pen avait proposé, avec Jordan Bardella, un impôt sur la fortune financière, c'est-à-dire un rétablissement de l'ISF sans les biens professionnels et sans taxer l'immobilier familial et leur racinement, mais est taxé, on a été les premiers d'ailleurs à le proposer en 2022, taxer les rachats d'actions abusifs, les surdividendes, les surprofits. C'est un changement d'impôt.

C'est-à-dire qu'on baisse l'impôt des classes moyennes et supérieures, de ceux qui travaillent, de ceux qui produisent. Et pour payer une part de cette baisse d'impôt, on doit rééquilibrer la fiscalité sur les plus hauts revenus et sur les rentes.

18:30
Présentateur

Est-ce que c'est un début ? Quand François Bayrou dit, il lâche ça, il dit 44 milliards, c'est un début. Est-ce qu'il a raison ?

18:36
Jean-Philippe Tanguy

Bien sûr, je vous ai dit en début d'entretien que nous avions chiffré l'année dernière l'effort nécessaire à 95 milliards d'euros. Alors avec l'inflation, on arrive vite à 100 milliards d'euros. Donc oui, c'est un effort massif. Mais vous savez, pourquoi est-ce qu'il faut rétablir les comptes de l'État ? Ce n'est pas pour faire plaisir à Bruxelles pour passer sous les 3%. Ça, on s'en fiche. On s'en fiche, non.

18:56
Présentateur

C'est une signature de la France. Elle l'a promis. Pourtant, un État, la 7e puissance du monde économique promet, en principe, elle tient.

19:01
Jean-Philippe Tanguy

Elle n'a pas tenu sa parole depuis 40 ans. On n'est pas mort, M. Rochemin. Par contre, là où on est très en difficulté, c'est sur, évidemment, le paiement des intérêts. Et ça fait 3 ans que je viens régulièrement sur le plateau que j'alerte avec le Rassemblement National sur le coût de la dette. J'avais annoncé, il faut bien le dire, sur les colibés que les intérêts seraient le premier budget de l'État en 2026. M. Bérou l'a confirmé. A l'époque, on était un peu seul avec Marine et Jordan à l'annoncer. Pourquoi ? Parce que là aussi, ils ne sont pas honnêtes. Ils avaient divisé les intérêts de la dette.

C'est-à-dire que dans le budget de l'État, vous aviez une grosse partie des intérêts qui étaient déclarés dans une partie et d'autres des petits intérêts, notamment la dette Covid, qui étaient déclarés ailleurs. Mais tout ça, c'est toujours de la malhonnêteté. C'est là aussi où le macronisme, au-delà de la compétence, est aussi profondément malhonnête. C'est qu'il faut quand même le dire, ils ont maquillé les comptes. Ils ont truqué les comptes. Ils ont fait des prévisions bidons. Ils ont divisé la charge d'intérêt. Entre autres, ils ont aussi maquillé un certain nombre de dépenses qui ne se sont jamais indiquées. Un charme de caussons. Pardon.

19:58
Présentateur

Jusqu'au Covid, jusqu'au Covid, il faut dire ce qu'il y a. D'ailleurs, toute la presse économique du monde disait « Bravo la France, jusqu'au Covid. » On ne doit pas vraiment lire la même presse.

20:08
Jean-Philippe Tanguy

Mais pourquoi est-ce que ça s'est amélioré ? Vous le savez. Parce que la Banque centrale avait fait des prêts à taux zéro. Le quantitative easing, l'assouplissement quantitatif. Et donc, pendant 10 ans, d'ailleurs, M. Béroud a fini par vendre la mèche la semaine dernière. Aussi parce qu'on renonçait aux hausses d'impôts qui étaient l'opium de la France. Pas du tout. Et les gilets jaunes, c'est quoi ? C'était une hausse d'impôts sur l'électricité, sur le fioul, sur le gaz, sur le carburant. Des dizaines, des centaines de milliers de Français se sont révoltés à juste titre le fait qu'on faisait payer évidemment la suppression de l'ISF et la flat tax pour les amis de M.

Macron qui ont payé son élection par les classes moyennes et populaires. Donc arrêtez de dire que les impôts n'ont pas augmenté. Il y a ceux qui nous écoutent qui ne vont pas être d'accord. Je vous rappelle aussi qu'il avait augmenté la CLG pour les retraités. On sait qu'il était revenu un peu dessus. Donc les impôts avec M. Macron ont augmenté. Mais c'est quoi l'assouplissement quantitatif ? Ça, c'est très important. C'est-à-dire que quand M. Sarkozy rend les clés du pouvoir avec l'arrivée de M. Hollande, on est déjà avec une perspective que les intérêts de la dette seront le premier budget de l'État.

La Banque centrale intervient ce qui fait que les intérêts de la dette en France passent de 50 milliards environ à 20 milliards. Donc la Banque centrale sans que les macronistes lèvent le petit doigt a offert environ 30 milliards d'euros de chèques à la France. Et M. Bérou l'a dit au lieu d'utiliser ces 30 milliards pour investir dans l'économie productive pour désendetter la France pour investir dans la recherche la formation bref tout ce qu'il aurait fallu pour établir l'État ils ont fait des chèques électoraux ils ont acheté les élections et ils ont distribué de l'argent à leurs copains de la haute finance qui ont, il faut bien le dire payé l'élection de M.

Macron parce qu'il faut quand même se souvenir aussi dans quelles conditions est arrivé M. Macron au pouvoir je vous le rappelle.

21:39
Présentateur

Les aides aux hommes et femmes politiques il y en a de tous les côtés.

21:42
Jean-Philippe Tanguy

Non mais nous on est rarement je pense que vous aurez du mal à trouver des gens de la haute finance qu'on soutient Marine Le Pen en 2017. Vous avez des donateurs très puissants. Non pas très puissants des gens modestes Il y a des milliardaires de droite très à droite pas avec nous ils nous combattent beaucoup par beaucoup de moyens et ça fait longtemps qu'ils veulent la peau du Rassemblement National qui est un parti populaire et nous on considère que la politique de la France ne se fait pas à la corbeille comme disait le général de Gaulle ce n'est pas le cas de certains de nos adversaires ce n'est pas le cas de M. Macron. Quelle est la suite

22:08
Présentateur

de l'histoire ? Si ce gouvernement tombe qu'est-ce qui se passe ? Mais il faut une dissolution je pense qu'on a été assez clair vous le savez. Est-ce que vous êtes sûr que vous aurez davantage à l'ordre de siège ? Je le pense

22:20
Jean-Philippe Tanguy

parce que je pense que depuis un an les françaises et les français ont pu voir le triste spectacle des partis du système tel que lors de l'agonie de la 4ème république avec le système des apparentements avait tout fait pour céder garder les postes et bloquer l'arrivée du général de Gaulle comme là l'année dernière ils ont voulu bloquer l'arrivée de Marine Le Pen et de Jordan Bardella

22:39
Présentateur

Vous avez cru ça à chaque fois et à tort ou à raison à tort ou à raison chacun pense qu'il veut de ça mais à chaque fois il y a eu ce plafond qui fait que pour une partie de l'électorat voter RN n'est pas convenable

22:51
Jean-Philippe Tanguy

Pourquoi ce plafond cette fois-ci Ce fameux plafond de verre qu'on a annoncé au début c'était un plafond à 3 députés puis un plafond à 7 députés puis un plafond à 90 un plafond à 140 donc votre plafond il bouge quand même beaucoup et de plus en plus vite M. Rogervin donc c'est comme si on avait dit en 93 Il y a un an

23:07
Présentateur

les commentateurs étaient entre guillemets de votre côté pas politiquement mais ils étaient de votre côté d'un autre côté Il y a un an premier tour les commentateurs disaient c'est fait en gros ils disaient voilà Jordan Bardella est un matignon c'était l'opinion générale

23:18
Jean-Philippe Tanguy

Non Les commentateurs pleurnichaient sur le fait que le RN avait gagné haut la main le premier tour

23:23
Présentateur

Ils pleurnichaient peut-être mais ils pensaient que vous alliez gagner

23:24
Jean-Philippe Tanguy

Non non et appelaient déjà à nous faire barrage et en faire en sorte et encourager toute la Smala à s'arranger entre eux pour nous bloquer et truquer et truquer d'une manière les élections

23:33
Présentateur

Ce que vous appelez la Smala ça a marché contre vous Et ça ne marchera plus Pourquoi ? Qu'est-ce qui a changé en maintenant ?

23:38
Jean-Philippe Tanguy

Parce que tous ces gens qui ont dit il faut bloquer le RN pour sauver la France sont en train de couler la France et tout le monde le voit et tout le monde le sait et que ce soit les gauches irréconciliables sauf pour sauver les postes les macronistes et LR tout ce petit monde n'a aucun projet pour la France à part se sauver les fesses Quelle est la particularité française ? Les Français ont bien compris que la facture était un peu lourde pour sauver les postes de Madame Borde de Monsieur Attal et des amis des insoumis Jean-Philippe

24:02
Présentateur

Quelle est la particularité française ? On voit à quel point dans certains pays du Nord la droite nationaliste a accédé à des coalitions ou au pouvoir parfois même les sociodémocrates ont des idées aussi à droite que les vôtres On voit en Italie ce qui s'est passé avec une sorte de fusion de la droite nationaliste de la droite etc qui est au pouvoir Madame Mélanie Pourquoi en France d'après vous ça ne marche pas ? Ça n'a pas marché ?

24:24
Jean-Philippe Tanguy

Parce qu'en fait nous ne sommes pas seulement en lutte contre des sociodémocrates ou une gauche qui serait radicalisée nous sommes en lutte contre un système Le système c'est quoi ? C'est la privatisation de l'intérêt national par des intérêts particuliers Donc on ne peut pas faire de compromis avec eux Ce ne sont pas à bon qui le dit

24:40
Présentateur

Les partis s'accusent les uns les autres

24:42
Jean-Philippe Tanguy

Ah non ils ne s'accusent pas ils savent qu'ils sont coupables Très bien qu'il n'y a pas les chevaliers blancs il n'y a pas les gentils et les méchants en politique comme dans tout M. Darmanin avait essayé effectivement de dire que Marine Le Pen était très méchante et que lui était très gentil donc gardez ce genre de commentaires infantilisants pour M.

Darmanin quand vous le recevrez Ce n'est pas ce que je vous dis je ne vous dis pas qu'on est le chevalier blanc je vous dis qu'on fait face à un système comme le général de Gaulle faisait face au système des partis c'est malheureusement un vice français vous savez moi je suis vous l'avez dit nationaliste je suis patriote je connais et j'aime les qualités et les vertus de mon pays je reconnais aussi parfois les défauts en particulier les défauts de ces élites donc les élites françaises sont les spécialistes pour s'arroger le pouvoir pour considérer que le peuple ce sont des gens qu'il ne faut pas écouter qu'eux ils savent tout ils sont toujours légitimes à tout gouverner et même quand ils échouent ils doivent encore continuer voilà et le macronisme c'est quoi c'est le pire de la droite le pire de la gauche qui tous s'unit pense qu'ils savent mieux que les français et bien nous nous sommes populistes au sens strict du terme nous estimons que nous devons servir le peuple et que la démocratie c'est le gouvernement du peuple pour le peuple par le peuple et c'est pas le gouvernement des amis de monsieur Macron avec monsieur Macron et c'est l'arbin Aujourd'hui

25:42
Présentateur

qui sont les modèles pour vous en Europe on voit ce qui s'est passé Orban en Hongrie je le citais madame Mélanie en Italie le Brexit pour le Royaume-Uni il y a eu un mouvement les partis souverainistes ou nationalistes ont progressé de manière très spectaculaire dans beaucoup de parties de l'Europe qui est le modèle ?

26:01
Jean-Philippe Tanguy

Moi mon modèle c'est la France donc mon modèle c'est Marine Le Pen désolé mais ça a l'air de vous décevoir ça me décevoir du tout vous posez des questions je vous dis simplement j'aime mon pays je considère que les pays ont une identité que les pays ont une civilisation je respecte les autres et je respecte ma civilisation donc je ne cherche pas de modèle ailleurs que ce soit comme certains droitards qui sont complètement soumis pour une raison ou une autre à monsieur Trump ou à d'autres ça ne m'intéresse pas nous on respecte les autres pays on respecte les autres leaders mais on pense que la France a une identité une culture aussi une culture économique d'ailleurs les solutions économiques adaptées à la France ne sont pas celles qui sont adaptées aux Etats-Unis au Royaume-Uni ou à d'autres pays qu'il y a des valeurs françaises comme la liberté l'égalité la fraternité qui ne sont pas celles y compris de nations sœurs comme le Royaume-Uni ou les Etats-Unis et que donc il faut une politique qui considère qu'il soit adapté à la France c'est la conception qu'avait le général de Gaulle c'est la conception qu'avaient mes maîtres que sont Philippe Seguin Charles Passois Jean-Pierre Chevènement c'est sûr que ce n'est pas la conception de M.

Macron qui pense que tout est dans tout qu'on peut être partout et nulle part et que la mondialisation est forcément heureuse même quand le peuple français est malheureux

27:01
Présentateur

Jean-Philippe Tanguy le poids de l'histoire pour finir vous portez à la boutonnière la croix de Lorraine la croix du général de Gaulle on est frappé on est en 2025 à quel point dans l'histoire politique de la France l'occupation l'après-guerre a pesé le poids des communistes le poids des gaullistes le fait qu'il y ait eu dans la collaboration beaucoup de nationalistes il faut le dire aussi beaucoup de socialistes de sociodémocrates de bousquets qui venaient de ce monde-là des gaullistes qui ont été recyclés comme papons donc tout le monde en a pris il y a eu des collabos partout mais c'est vrai que ce sont les nationalistes qui ont fourni la grande part des collabos une très grande part et cette marque-là vous a poursuivi très longtemps est-ce que c'est vraiment fini ?

les nationalistes ont surtout fait une grande part de la résistance il y a eu des nationalistes à la résistance c'est vrai mais qu'est-ce qui fait qu'en France cette tâche-là est restée si longtemps ? encore une fois

27:48
Jean-Philippe Tanguy

on peut le défendre c'est intéressant votre question parce qu'en fait c'est malheureusement une réécriture de l'histoire c'est-à-dire que certains partis politiques pour effacer leur passé ont essayé de faire porter le poids de la collaboration à un seul parti qui n'était même pas existant à l'époque le parti communiste le pacte germano-soviétique mais pourquoi ?

parce qu'en fait effectivement on ne veut pas regarder l'histoire en face on ne veut pas voir à quel point dans l'après-guerre effectivement le MRP les centristes les giscardiens les CNI ont recyclé un certain nombre de collaborationnistes ou de pétinistes qui ont été pardonnés quand ils ont été pardonnés en Allemagne ou dans d'autres pays malheureusement et donc le Rassemblement National serait coupable de choses qu'ils n'ont même pas créées donc tout ça c'est n'importe quoi et ce n'est pas un poids dans l'histoire c'est une manipulation aux élections et d'ailleurs pour finir sur ce pseudo-barrage républicain écoutez tous ces gens qui manipulent la juste lutte contre l'antisémitisme contre le racisme contre l'homophobie se retrouvent avec une société française qui aujourd'hui est gangrénée par l'antisémitisme l'homophobie et le racisme donc les gens qui soi-disant devaient protéger la République ont en fait utilisé des valeurs nobles pour garder leur poste et laisser la société française s'affaiblir de l'intérieur et laisser revenir des horreurs qui ne sont pas liées au Rassemblement National qui sont liées à ceux qui gouvernent LR les socialistes et les macronistes

28:56
Présentateur

un mot sur De Gaulle puisqu'effectivement De Gaulle est très présent j'ai un ami qui relisait en ce moment le CT De Gaulle de Perfit il y a des aspects très à droite chez De Gaulle très nationaliste parfois même franchement xénophobe il y a aussi un De Gaulle très à gauche pas jamais xénophobe il y a certains propos un petit peu sur la Colombie les deux mosquées etc un homme du 19ème siècle enfin quoi qu'il en soit il y a tous les De Gaulle il y a le De Gaulle tiers mondiste il y a le De Gaulle très américain très pro-russe etc j'aimerais bien

29:21
Jean-Philippe Tanguy

vous voyez le De Gaulle américain ça je ne l'ai pas vu

29:23
Présentateur

allez un dernier mot votre De Gaulle à vous qu'est-ce qui fait que vous vous venez de ce monde-là très souverainiste oui ma famille est des gaullistes

29:29
Jean-Philippe Tanguy

c'est quoi votre De Gaulle à vous ? mais moi De Gaulle est un être unique c'est un parcours unique on ne va pas diviser De Gaulle je sais que les communistes croient que De Gaulle était communiste les libéraux pensent que De Gaulle était libéraux De Gaulle était De Gaulle donc il devrait relire les œuvres de De Gaulle s'aplatir un peu devant lui comment dire respecter son héritage et si on respecte son héritage et bien on est au Rassemblement National et on n'est pas avec Emmanuel Macron de Gaulle