"Nous avons toujours réclamé une réforme des retraites, nous ne pouvons pas nous déjuger"
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et notre invité politique ce matin cette année Genevard bonjour merci beaucoup d'être avec nous députés les républicains du Doubs vice-président délégué du parti on est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Stéphane Vernet de westfrance bonjour Stéphane bonjour bonjour avec vous de la réforme de retraite puisque Elizabeth borne n'a présente donc en fin d'après-midi ce sera 17h30 la piste retenue devrait être celle d'un report de l'âge légal de départ à 64 ans avec allongement et accélération de la durée de cotisation Erik sciotti semble dire banco est-ce qu'on peut dire qu'un compromis a été trouvé entre le gouvernement et les républicains alors ça nous pourrons le dire à l'issue des débats le texte n'est pas encore présenté donc attendons de le voir ensuite il y aura les débats au Parlement au terme duquel nous pourrons dire oui là nous avons pu imprimer notre marque faire valoir nos points de vue faire adopter nos propositions et là nous le voterons ça veut dire qu'il y a encore des efforts à faire le vote des républicains n'est pas acquis pour le gouvernement ne peut pas dire d'emblée le vote est acquis avant même que le débat n'ait eu lieu vous comprenez bien qu'il y a là quelque chose qui est contraire à l'esprit de nos institutions il faut que le débat se déroule ce que je peux vous dire à ce stade c'est que le gouvernement a infléchi sa position en fonction de nos demandes nous nous voulions une réforme nous sommes d'accord sur le fait qu'il faut une réforme 1984 actifs pour un retraité aujourd'hui 1,7 actif pour un retraité ça ne peut pas tenir chacun peut le comprendre mais ce n'est pas n'importe quelle réforme et mener n'importe comment il faut une progressivité il faut qu'elle soit juste pour qu'elle soit acceptable au stade où on en est vous êtes sûr que Elizabeth borne parce qu'elle va présenter ce soir reprendra l'essentiel aux propositions sur on n'est jamais sûr tant que les choses ne sont pas posées en tout cas on a eu un certain nombre de discussions avec la première ministre nous lui avons dit que 65 ans c'était trop brutal que ce sera 64 ce sera 64 nous nous disons 63 à la fin du quinquennat 2027 une clause de revoyure au moment de l'élection présidentielle puisque c'est le moment où se repose les grandes orientations de la politique le gouvernement accepte parce que s'il était du côté de la majorité présidentielle cette histoire de clause de revoyure n'était pas c'était pas prévu en 2027 une nouvelle élection présidentielle rebattra les cartes et si en 2027 il s'avère nécessaire d'aller au-delà ce sera jusqu'à 74 ça quand même parce que vous avez fait quand même une campagne présidentielle même deux campagnes présidentielles en prenant un report de l'âge légal de départ à 65 ans et maintenant vous parlez de 63 ans en 2027 avec une clause de revoyure vous avez beaucoup prochain Emmanuel Macron de manquer de courage sur cette réforme de retraite est-ce que là ce ne sont pas les républicains qui sont pas du tout courage d'abord il vous a pas échappé qu'on a perdu la présidentielle donc si on fait les mêmes propositions on est on a compris que les Français ne voulaient pas plus la période est compliquée pour les Français la question de l'inflation la perte de pouvoir d'achat le hausse du coup l'énergie l'instabilité sociale tout ça fait que on constate d'abord que Emmanuel Macron Macron a raté le coche il y a cinq ans presque 6 maintenant c'est une réforme qui aurait dû faire en début de quinquennat dernier mais les républicains disent 63 puis 64 si besoin donc il y a rien de véritablement contradictoires avec ce que nous avons dit depuis le début nous ne voulons pas à la présidentielle oui mais on a perdu la présidentielle à cause de ça fait partie du du pack donc à partir de là il faut aussi tenir compte du contexte politique de ce que nous disent les Français et du moment où c'est très forme arrive c'est un moment difficile pour les Français donc ça impose une progressivité quand nous disons de 63 ans en 2027 c'est peu oupru la position c'est la position du Sénat des républicains et du sang décentrices au Sénat et le gouvernement si j'ai bien compris annonce aussi cette progressivité est-ce que c'est la position de tout le monde chez vous c'est 64 ans avec un logement de la durée de cotisation parce qu'on entend notamment une petite musique du côté d'Aurélien Pradier qui dit lui que les annuités doivent primer sur le report de l'âge légal le souci de certains d'entre nous et de dire il faut considérer les carrières longues ceux qui ont commencé à travailler tôt on ne peut pas leur infliger 63 ans l'idéal serait que dès lors que vous avez vos annuités c'est-à-dire 43 années de cotisation quel que soit l'âge il faudrait pouvoir partir en retraite sans des cotes c'est ça l'objectif y arriverons nous je ne sais pas le débat le dira mais c'est ce que vous demanderez au Parlement à mon avis c'est quelque chose qui sera demandé par notre groupe de pouvoir aller de pouvoir considérer le nombre d'annuités ça permet de prendre en compte ceux qui ont commencé à travailler tôt voir très tôt c'est ça la demande que font certains de nos collègues et vous êtes sûr qu'il y aura une unité chez les républicains ou Aurélien Pradier pourrait avoir une position différente est-ce qu'il peut avoir une pension différente devant on est d'accord sur les fondamentaux oui il faut une réforme oui ça passe par l'allongement de la durée de cotisation qui aura fatalement une incidence sur l'âge oui il faut prendre en compte les carrières longues les carrières pénibles les droits familiaux l'emploi des seniors à amélioré ça fait partie des fondamentaux sur lesquels on est d'accord pour le reste il y a quelques nuances qu'il me semble possible de de pouvoir je dirais rendre compatible au delà des nuances c'est ce qui a pas un risque et certains députés les républicains à l'assemblée qui soit tentés de prendre des positions divergentes pour marquer leur opposition gouvernement et leur singularité au sein du groupe ce qu'on verra pas forcément au Sénat par exemple écoutez c'est la richesse du débat du débat parlementaire nous verrons bien maintenant ce que je dis à mes collègues c'est que on a un impératif d'unité autour d'eriksiotti notre nouveau président il faut pouvoir faire bloc Sénat assemblée partie et parler d'une voix la plus convergente possible c'est une condition de la crédibilité donc que chacun prenne ses responsabilités le débat il aura lieu le moment de vérité ce sera le le vote de la loi on nous verrons bien vous dites impératif d'unité et il existe pas encore aujourd'hui elle existe pas encore si tu veux si je crois que nous sommes conscients à droite que nous jouons notre crédibilité nous avons toujours réclamé une réforme des retraites nous ne pouvons pas nous délger et je crois que c'est la ligne de l'immense majorité des parlementaires les républicains il y a une autre ligne rouge qui a été dictée par Éric sotti c'est la question des pensions minimales à 1200 roues qu'il veut voir s'appliquer à tous les retraités non pas seulement au futur retraités comme ça semble être le cas dans le projet du gouvernement est-ce que ça aussi c'est pas en contradiction avec ce que vous dites c'est à dire il faut faire attention à la dépense publique alors la question de la dépense publique vous le savez elle est déterminante on voit aujourd'hui que la France dépense trop mal on le voit notamment dans le domaine de la santé une dépense publique qui n'est pas toujours efficace donc c'est pas tant c'est à la fois le volume de la dépense publique mais la façon dont elle est elle est conduite si vous voulez pourquoi est-ce que nous sommes attachés à un minimum vieillesse à 1200 euros pour une carrière complète d'abord parce que dans notre pays il y a près de 2 millions de Français retraités qui touchent moins de 1000 euros donc c'est très faible et c'est à prendre en considération et c'est à la faveur de cette réforme des retraites qu'il faut pouvoir repenser le minimum vieillesse ce que je voudrais dire c'est que c'est très important que nos auditeurs le l'entendent c'est que cette réforme des retraites elle n'a pas pour seule finalité une amélioration budgétaire du régime des retraites bien sûr il s'agit de sauver le régime par répartition mais il faut absolument l'accompagner de mesures sociales et notamment la revalorisation du minimum vieillesse à 1200 euros pour les nouveaux retraités mais aussi pour ceux qui sont déjà à la retraite également à ce que les retraites les pensions soient réindexées sur l'inflation alors ça ça fait partie des demandes que nous dirigeons depuis un moment ça paraît juste alors il faudra étudier l'atterrissage budgétaire de la mesure mais en tout cas cette question de l'amélioration du montant des pensions est une question centrale dans les mesures sociales que vous évoquez sur le l'employé militaire des seniors par exemple qui est très basse en France parce que vous attendez des choses en particulier vous avez demandé des choses spécifiques mais déjà il faut changer presque de philosophie d'état d'esprit pendant des décennies on a incité les seigneurs à partir les entreprises elles-mêmes avaient intérêt à ce que les seniors partent plutôt d'abord parce que c'est une main d'oeuvre plus coûteuse qu'une manœuvre récemment manœuvre plus jeune et puis aussi parce que il n'avait pas trop de scrupules à le faire dans la mesure où les seigneurs étaient largement pris en charge par l'assurance chômage et donc tout inciter à un départ précoce du seniors or l'équilibre du régime de retraite passe par un meilleur emploi du seniors il faut que les gens travaillent plus longtemps quand ils le peuvent quand évidemment ce sont des carrières très longues pénibles etc mais il faut que les seigneurs puissent travailler plus longtemps en plus je dirais c'est une richesse formidable pour une entreprise parce que sur les savoir-faire c'est de la transmission c'est de l'apprentissage le simple report de l'âge légal ne suffira pas mécaniquement à améliorer l'employabilité des seigneurs dans le pays alors c'est pas tout à fait la vie par exemple de François Asselin de la CME qui dit mécaniquement l'allongement et vous vous croyez à ça moi je pense qu'il y aura un effet mécanique dans une proportion que je ne sais pas évaluer mais ça ne suffira pas il faut qu'il y ait des dispositions qui incitent les entreprises à conserver les seniors à embaucher des jeunes et à conserver les seniors ça peut passer par des allègements de charges il y a on connaît les dispositifs qui font passer par un index avec des sanctions pour les entreprises qui ne respectent pas dans le patronat ne veut pas exactement alors l'index ça permet de faire le point sur la situation maintenant est-ce que ça aura des conséquences coercitives pénalisante pour les entreprises c'est peut-être pas le moment quand même de charger la barque qu'il y a un index soit qu'on puisse avoir exactement que l'entreprise comme elle le fait pour la parité d'ailleurs il y a des index de parité il peut y avoir des index d'employés d'employés habilités des seniors mais en tout cas non je pense qu'il faut laisser aux entreprises le temps de s'adapter à ces nouvelles à cette nouvelle donne de la nécessité de l'emploi des seniors après on verra mais je pense qu'elles ont beaucoup d'autres difficultés à gérer pour l'instant sur le véhicule législatif entre guillemets puisque le gouvernement devrait passer par un budget rectificatif ce qui permet d'utiliser le 49 3 sans Aubine serré j'allais dire s'engager une cartouche pour un prochain texte est-ce que ça c'est un problème pour vous de passer par un budget rectificatif non c'est pas un problème c'est pas un problème par nature je pense que le gouvernement veut se donner la possibilité de recourir au 49-3 en tant que de besoin avec un risque politique tout de même quand on fait passer un texte avec le 49-3 ça évidemment un impact politique le 49-3 disons que il faut que le débat puisse se dérouler se dérouler à la loyal que les oppositions puissent faire valoir leur point de vue avec un temps plus contraint que ça va être un texte normal alors effectivement le temps sera plus contraint mais on est au pied du mur de la vérité la Chine ou une réformons pas si nous ne faisons pas cette réforme on court à la catastrophe on va creuser des déficits qui conduiront un manquablement à ce que nous ne voulons pas se dire diminuer les pensions ou augmenter les cotisations donc le coût du travail mieux se débat parce que la gauche notamment la France insoumise dit que il déposeront des dizaines des centaines voire des milliers d'amendements pour vous ça va être un problème pour le débat parlementaire si les certaines oppositions veulent à tout prix faire obstruction des bas cela conduira aux 49-3 on peut pas déplorer l'usage du 49-3 et faire en sorte d'y conduire le gouvernement donc j'espère que l'esprit de responsabilité prévaudra mais bon le dépôt d'amendement fait partie de la liberté du parlementaire vous le savez donc nous il y a la bataille parlementaire autour des retraites mais il va surtout y avoir la bataille de l'opinion est-ce que vous estimez comme François Bayrou par exemple le patron du MoDem que on n'a pas assez utilisé le temps qui vient de s'écouler là pour négocier et concerter on n'a pas assez utilisé ce temps pour expliquer le fond de la réforme aux Français vous savez sous la précédentement nature Jean-Paul Delevoy a passé trois ans à concerter avec le résultat qu'on connaît ça a été un flop total pour une réforme à laquelle personne ne comprenait rien la réforme à points nous nous disions depuis le début il faut simplement toucher les paramètres c'est ce qui sera le plus simple et le plus efficace c'est aussi difficile à expliquer ce n'est pas une question de temps de la négociation parce que je crois que la concertation elle peut toujours être améliorée mais il y a un moment où chacun prend ses responsabilités ce qui est plus préoccupant c'est effectivement l'opposition des Français à cette réforme ils sont majoritaires à dire nous ne voulons pas toutes les études d'opinion le disent voilà encore que quand on affine les choses dans par exemple dans dans notre électorat nous voyons qu'il y a un avis favorable à la réforme donc nous nous sommes en accord avec notre base de nombreux Français savent qu'on ne peut pas faire autrement que de réformer si on veut sauver ce qui est un pilier du contrat social en France c'est-à-dire le régime par répartition basé sur la solidarité entre générations maintenant ce qu'il faut c'est essayer de faire comprendre aux Français à quel point cette cette réforme elle n'est pas indifférente aux difficultés qui sont les leurs et c'est la raison pour laquelle si on demande aux Français travailler un peu plus longtemps on a sorti cette demande cet effort qui leur est demandé d'un certain nombre de mesures qui vont grandement améliorer la situation des retraités ce qu'il faut ce qu'il faut que les parlementaires républicains les piliers du parti aillent sur les plateaux pour défendre le la réforme qui sera présentée par le gouvernement et si oui est-ce que ça risque pas de se faire au détriment de votre image c'est à dire qu'à un moment il y a un certain nombre de gens qui se disent que finalement vous êtes des supplétifs du pouvoir vous êtes plus dans l'opposition alors on défend pas la réforme du gouvernement on n'est pas là pour défendre le gouvernement on est là pour défendre auprès des Français les convictions qui nous semblent importantes pour eux voilà le travail que on s'apprête à faire au Parlement c'est un travail pour les Français donc il s'agit pas d'être les supplétifs de qui que ce soit bien sûr c'est une difficulté politique certains ont fait le choix de la démagogie le rassemblement national dit retraite à 60 ans alors que très franchement ils le savent que ça n'est pas tenable mais par démagogie il revendique quelque chose qui ne peut pas qui qui reviendrait à revenir en arrière puisqu'on est toujours dû à 62 ans ils veulent la retraite à 60 ans comme François Mitterrand qui en 81 nous a mis dans cette difficulté dont on voit aujourd'hui les conséquences donc on n'a pas fait le choix de la démagogie mais on fait pas le choix du Ralliement non plus si cette réforme si nous sommes amenés à voter cette réforme c'est parce qu'elle portera notre marque question sur un vote qui va avoir lieu aujourd'hui à l'Assemblée Stéphane oui dont on parle moins puisque l'actualité est complètement concentrée sur la réforme des retraites mais il y a la loi sur les énergies renouvelables qui est programmée aujourd'hui dans l'hémicycle qu'est-ce qui va sortir du chapeau c'est très incertain je pense que ça négocie en coulisse sérieusement nous nous on républicains nous avons dit que nous ne voterions pas cette loi à l'Assemblée nationale d'abord parce que les choses sont prises oui mais les choses ont ils ne vous a pas échappé que le texte modifié par le gouvernement à l'Assemblée nationale n'est plus le texte du Sénat notamment sur le veto des mers ce texte finalement prend les choses à l'envers puisque le Gouvernement s'attache à promouvoir les énergies renouvelables viendra ensuite un texte sur le nucléaire et puis au final une loi sur la programmation pluriannuelle de l'énergie n'avez-vous pas le sentiment qu'il fallait prendre les choses à l'envers c'est-à-dire programmation pluriannuelle de l'énergie puis nucléaire plus énergies renouvelable en matière énergétique le gouvernement vraiment a conduit une politique qui est non seulement illisible incompréhensible mais aussi inopérante contenue des besoins et des difficultés que connaissent les Français en la matière un mot sur votre partie pour terminer puisque on attend la future équipe de direction est-ce que vous savez quelle place vous occuperez dans cette future écoutez je ne commenterai pas c'est la responsabilité du Président je serai je à la place que et à en fonction que l'on me confiera vous la connaissez déjà et je travaillerai comme je l'ai toujours fait au sein de l'équipe dirigeante ou non mais en tout cas forcément dans la future direction ce stade juste une question ça fait plus d'un mois qu'Eric Ciotti était désigné président des républicains pourquoi est-ce que son équipe est toujours pas constituée c'est normal que ce soit si long alors sur ce moi il vous a pas échappé qui a eu 15 jours pour la trêve des confiseurs généralement c'est un temps où chacun a besoin de se ressourcer en famille donc et puis je pense que c'est imminent maintenant donc votre impatience va bientôt être [Musique] [Musique] enrichissement du débat aussi une voie unique un parti caporalisé c'est forcément un parti qui est condamnée à s'étiolée donc croyez-moi il faut s'appuyer sur toutes les richesses tous les talents mais avec toujours l'impératif inité 2 de cohérence durant la campagne pour la présidence du parti avec soutien avait dit qu'il souhaitait que Laurent Wauquiez se déclare très rapidement des 2023 est-ce qu'il doit ce que c'est toujours d'actualité ce qui ne doit le faire rapidement pour vous il lui appartiendra de le dire en tout cas il a exprimé très clairement le choix de porter Laurent Wauquiez à la candidature à la présidente et à la présidence de la République je pense qu'il n'a absolument pas varié dans son soutien et après il appartiendra il appartiendra ou à Laurent Wauquiez de dire le moment qui lui paraît le plus opportun merci Anne va merci beaucoup arrêté notre invité ce matin la ligne de vestrance évidemment la réforme des retraites pour les retraites c'est à la Une de Ouest-France merci beaucoup on passe au chef d'État on va parler réforme des retraites
Annie Genevard