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InterviewSud Radio (sur YouTube)· 11 septembre 2026 24 minContradictoireFond programmatiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesRetraitesTravail & emploi

David Amiel : "L'Etat ne gagne rien depuis la crise des carburants"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Les chiffres de l'INSEE pour 2026 sont revus à la baisse. Confirmez-vous ces prévisions ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Avec la baisse de croissance, faut-il relâcher l'effort budgétaire ?

  • 1:19OuverteRéponse partielle

    Combien de milliards de recettes fiscales en moins pour l'État ?

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Y aura-t-il une nouvelle aide à la pompe pour les Français ?

  • 2:31RelanceRéponse directe

    L'État gagne-t-il de l'argent sur la hausse des prix du carburant ?

  • 3:12RelanceRéponse directe

    Sur le prix du carburant à 2,40 €, la part prélevée par l'État augmente-t-elle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45David AmielFait
    « Quand la croissance baisse c'est une mauvaise nouvelle pour les finances publiques. Ça a un impact sur le déficit mais ce n'est pas une raison pour relâcher l'effort budgétaire. »
  • 1:19David AmielChiffre
    « La France emprunte désormais à plus de 4,4 %. Il faut se rendre compte de ce que ça veut dire. Ce sont des taux qu'on avait pas vu depuis la crise financière. »
  • 2:31David AmielFait
    « L'État ne gagne rien sur la hausse des prix du carburant. Beaucoup l'ont dit au début de la crise. On voit d'ailleurs depuis que tous les chiffres démandent. »
  • 3:50David AmielChiffre
    « On était à 5,1 % de déficit en 2025. Il faut évidemment qu'on continue à le réduire. »
  • 4:33David AmielChiffre
    « L'indexation de l'ensemble des retraites sur l'inflation, ça coûterait plus de 6 milliards d'euros l'an prochain. »
  • 5:16David AmielFait
    « Il peut pas y avoir de demi-mesures, ce serait mentir. Ce serait mentir au retraité. »
  • 6:32David AmielFait
    « Il n'y a pas aujourd'hui 1 € pour augmenter les pensions de retraite à hauteur de l'inflation. »
  • 8:35David AmielChiffre
    « On recherche 30 milliards mais c'était avant les mauvaises prévisions qui ont été annoncées hier. »
  • 15:57David AmielPromesse
    « Évidemment il y aura aucune sanction pour aucune entreprise avant la fin de l'année 2026. »
  • 20:34David AmielFait
    « Le grand remplacement entre guillemets, c'est une thèse à la fois absurde, ignoble, qui alimente évidemment la haine raciale dans notre pays. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

L'invité [musique] politique Jacques Tardose 8h29 à l'écoute de Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Aujourd'hui, Jacques, vous recevez David Amiel, ministre de l'action et des comptes publics. Bonjour David Amiel. Bonjour. Commençons bien sûr par les chiffres de l'INC dévoilés hier et ils ne sont pas bons. L'INC ramène sa prévision de croissance pour 2026 à + 04 contre + 07. Est-ce que c'est également les chiffres que vous avez ? Le ministre Roland l'escur aura l'occasion aujourd'hui ministre des finances de actualiser les prévisions de croissance. Donc je vais pas lui enlever la primeur de ces an pour les finances publiques. Bah évidemment quand la croissance baisse c'est une mauvaise nouvelle pour les finances publiques. Ça a un impact sur le déficit mais ce n'est pas une

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raison pour relâcher l'effort budgétaire. Au contraire c'est une raison de l'accentuer parce que ce qu'on voit dans le même mouvement c'est que les taux d'intérêt augmentent très fortement. La France emprunte désormais à plus de 4,4 %. Il faut se rendre compte de ce que ça veut dire. Ce sont des taux qu'on avait pas vu depuis la crise financière. Et plus préoccupant encore, la France est la dernière élève de la zone euro en matière de taux d'intérêt et tout ça nous oblige à poursuivre les efforts budgétaires. Les les crises successives ne peuvent pas servir d'IB à relâcher l'effort, au contraire, elles doivent nous pousser à l'intensifier. Moins de croissance, donc moins de recettes fiscales. Combien de milliards de recettes fiscales en moins pour l'État ?

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On aura l'occasion là aussi dans les prochains jours d'actualiser l'ensemble de ces chiffres. essentiel, c'est de tenir la dépense publique et c'est ce que nous faisons depuis le début de l'année avec des mesures d'annulation de dépenses qui avaient été prévues dans la loi de finance initiale mais qui ne sont plus possibles au vu de la dégradation économique. Alors, on se guide on se dirige clairement vers de nouvelles économies avant la fin de l'année, des coups de rabot à venir y compris cette année. Il y aura encore effectivement des baisses de dépenses publiques en cours d'année. Ce matin même 500 millions d'euros ont été annulés au sein des ministères en demandant à l'ensemble des ministres concernés de continuer à faire des efforts. tout en évidemment finançant

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Oui. Tout en demandant évidemment de pouvoir financer des aides indispensables face aux crises. Je pense évidemment en ce moment aux agriculteurs. Alors vous confirmez également parce que c'est l'un des sujets de préoccupation des Français que il n'y aura pas de nouvelle aide à la pompe pour les Français qui souffrent et qui tirent la langue quand ils doivent faire le plein. L'aide au carburant qui avait été euh annoncée au printemps est ouverte jusqu'au 30 septembre. Et je pense évidemment à tous les Français qui prennent leur voiture pour se rendre au travail, pour euh emmener euh leurs enfants pour vivre tout simplement. Mais nous sommes dans une situation budgétaire extrêmement difficile et pour pas que ça se traduise par une avalanche d'impôts pour les Français,

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effectivement, nous devons avoir des aides qui sont temporaires. Mais on ne touche donc pas à la taxe. C'est-à-dire que Michel Édouard Lecler dit par exemple qu'il faudra un plafonnement des prix à un moment donné. Euh je crois qu'il en est pas question. Ça a été dit en tous les cas euh par Mercy ces dernières heures. Euh vous de votre côté, vous ne touchez pas à la taxe à à cette part de que que prélève l'État. D'abord, il faut être très clair. L'État ne gagne rien sur la hausse des prix du carburant. Beaucoup l'ont dit au début de la crise. On voit d'ailleurs depuis que tous les chiffres démandent. Pourquoi ? parce que les prix augmentent mais évidemment la consommation baisse et quand la consommation baisse les recettes qui sont assises sur la consommation de carburant recule aussi

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quand on compare ce que l'État a perçu depuis le début de l'année par rapport à l'année précédente avant la guerre dans le 3 d'ormous il n'y a aucun bénéfice pour l'état au contraire on voit par contre tous les impacts qu'à la croissance sur les recettes fiscales vous-même vous m'interrogiez dessus mais sur le prix du carburant lui-même David Damiel lorsqu'on paye notre gazoile 2,40 € au lieu de le payer 1 80 même si ça remonte, il y a une part qui est plus importante et qui est prélevée par l'État. Non, parce que vous parlez là de la TVA, mais le principal impôt qui pèse sur le carburant, c'est ce qu'on appelle la TICPE, la taxe sur la consommation des produits pétroliers et elle baisse beaucoup et les deux se neutralisent pour les comptes publics. Alors, on voit on le voit bien la

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perspective, c'est le budget 2027. On se pose la question de savoir qui va passer à la caisse. Est-ce que les retraités ont du souci à se faire ? Les efforts devront être partagés. La situation budgétaire, je le disais, extrêmement difficile. Il faut impérativement réduire le déficit public. On était à 5,1 % de déficit en 2025. Il faut évidemment qu'on continue à le réduire et pour ça, ça impliquera d'avoir un budget honnête. Et un budget honnête, ça veut dire un budget qui effectivement implique des efforts et des choix. Et vous parlez de la question ben vous parliez de la question des retraités. Souvent les politiques n'aiment pas en parler. Vous savez pourquoi ? parce que les retraités sont très nombreux et qu'ils votent beaucoup. Absolument. Mais justement, on n' pas le droit de

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mentir aux retraités. L'indexation de l'ensemble des retraites sur l'inflation, ça coûterait plus de 6 milliards d'euros l'an prochain. De ces 6 milliards d'euros, on n'a pas aujourd'hui le premier euro. Alors, il faut dire les choses. Ou bien on augmente toutes les retraites à hauteur de l'inflation, on indexe 100 % des retraites à hauteur de l'inflation. C'est possible. Ça implique une chose, ça implique de supprimer l'abattement à 10 % pour frais professionnels à l'impôt sur le revenu dont bénéficient les retraités. Ou bien on dit on augmente on indexe qu'une partie les plus petites pensions par exemple à la hauteur de l'inflation mais ça implique de baisser très fortement l'abattement à 10 % pour frais professionnels dont bénéficier les retraités à l'impôt sur le revenu à

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l'euro près. Mais celui qui vous dit celui qui vous dit qu'il peut augmenter ne serait-ce que les petites pensions à hauteur de l'inflation sans réformer à l'euro près l'abattement de 10 % pour frais professionnel celui-lament ou bien fera exploser le déficit public. David Amiel, pour que ce soit bien clair, ça veut dire que la piste qui est envisagée, c'est plus l'abattement de 10 % pour frais professionnels qui pourraient être revu. Ce qui est certain, c'est qu'il faudra choisir entre les deux. Il peut pas y avoir de demi-mesures, ce serait mentir. Ce serait mentir au retraité. Le premier ministre arbitrera entre les différentes options. Il y a une chose qui est certaine, on ne peut pas avoir de demi-mesure. Et toute indexation, même partielle des pensions sur l'inflation,

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bah devra être financée par une baisse à proportion de l'abattement à 10 %. Et si jamais on voulait indexer toutes les pensions sur l'inflation, bah ça impliquerait d'aller jusqu'à la suppression de l'abattement à 10 %. C'est clair. Si il y a des indexations, à partir de quel niveau de pension pensez-vous que ce serait raisonnable ? Il y a eu des chiffres qui ont été cités. Vous-même, vous aviez évoqué le la la ligne de crète de 3000 €. D'autres ont dit 2500 €. Quelle serait l'idée la plus raisonnable selon vous ? Tous les débats en la matière sont évidemment difficiles et donc c'est la raison pour laquelle il faut aussi trouver l'équilibre. J'évoqué entre la question de l'abattement, la question de l'indexation des petites pensions. J'annoncerai pas ce matin un seuil.

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L'essentiel, c'est d'avoir vraiment ce principe là. Il n'y a pas aujourd'hui 1 € pour augmenter les pensions de retraite à hauteur de l'inflation. Évidemment, il s'agit pas de les baisser, je parle de l'augmentation et donc tout ce qu'on fera en matière de pension de retraite devra être financé par les réformes de l'abattement à 10 %. Mais vous êtes clair ce matin au micro de Sud Radio David Daniel ministre de l'action et des comptes publics. Vous nous dites il y aura un choix à faire entre l'abattement de 10 % et la désindexation des plus grosses pensions clair làdessusit et le choix n'est pas encore totalement arbitré mais on se dirige vers ce choix-là. Exactement. Merci sur d'avoir précisé ce point. Alors il y a un autre une autre comment dirais-je un autre point qui est en

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débat aujourd'hui c'est celui des arrêts maladies. Euh la durée d'une première prescription est plafonnée à 31 jours. Est-ce qu'on peut la raccourcir encore cette période-là ? La période ? Non. En revanche, il faut pouvoir continuer à faire euh des économies sur les arrêts maladies ou plus exactement d'éviter l'explosion des arrêts maladies qui se poursuit. C'est un travail auquel la ministre de la santé, le ministre du travail sont entièrement dévoués avec les organisations syndicales, avec les organisations patronales. Il y a évidemment la question du contrôle aussi des arrêts maladies qui est importante parce qu'il s'agit évidemment pas de jeter il s'agit évidemment pas de jeter l'eau proe sur les personnes qui sont malades et qui ont bien besoin de

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pouvoir être indemnisé. Donc le travaux se poursuire sur la question. Est-ce que vous pourriez envisager de toucher au délai de carence qui est actuellement 3 jours ? Il y aura des débats mais je le dis aujourd'hui la concertation la concertation se poursuit autour du ministre du travail. J'ai vraiment pas d'annonce à faire en la matière. Ce sont des questions d'ailleurs qui dépassent entièrement le budget 2027. Concernant le crédit d'impôts recherche aujourd'hui qui nous coûte près de 8 milliards d'euros par an. Est-ce qu'on peut imaginer que il soit lui-même raboté au moment où on cherche 30 milliards ? D'ailleurs, j'en profite pour vous reposer la question. David Amiel. On recherche 30 milliards mais c'était avant les mauvaises prévisions qui ont été annoncées hier. Est-ce qu'on

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cherche encore 30 milliards ou plus ? Bah c'est pour ça qu'on aura l'occasion d'actualiser les prévisions macroéconomiques et donc celles des finances publiques. Mais vous m'interrogiez sur le crédit impôt recherche. Crédit impôt rechercher il sera sanctuarisé parce que c'est extrêmement important dans la bataille industrielle que nous menons, dans la bataille pour la compétitivité de l'économie française de ne pas céder du terrain. Regardez tous les jours, on voit la déferlande de l'intelligence artificielle. On voit les innovations qui explosent aux États-Unis, en Chine. On ne peut pas pénaliser nos centres de recherche en France. D'une façon plus générale, pouvez-vous nous dire et nous redire et nous garantir d'une certaine façon qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts pour

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financer tout cela ? Parce qu'on voit bien avec les mauvais chiffres d'hier qui ont été annoncés, c'est que bah les 30 milliards, ils vont ce sera peut-être 35 ou 40 milliards. Vous aurez l'occasion de préciser le chiffre un petit peu plus tard, mais je repose ma question. Est-ce que les Français aujourd'hui peuvent avoir la garantie qu'il n'y aura pas de hausse d'impôts ? Le but précisément des économies que nous engageons, des économies difficiles, on vient d'en évoquer euh certaines, c'est d'éviter une avalanche d'impôts sur les Français euh des classes populaires, des classes moyennes, des travailleurs. Il y aura en revanche un débat sur les niches fiscales parce que vous en conviendrez avec moi. Personne ne comprendrait qu'on demande des efforts importants aux Français,

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à l'ensemble de la population, au retraités. On en parlait sans demander aussi un effort au plus aisé. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au premier ministre des réformes de certaines niches fiscales qui bénéficient uniquement au plus fortunés. Et là aussi, [raclement de gorge] on aura là aussi on aura l'occasion de pouvoir rendre les arbitrages prochainement. On parle par exemple des ruptures conventionnelles qui aujourd'hui pourraient être revu. Alors, on parle de chosesl euh différentes. On parle de choses on parle de choses on parle de choses différentes. D'abord, il y a une réforme des ruptures conventionnelles qui a été portée par le ministre du travail qui va maintenant livrer ses fruits. C'est important aussi parce que on voit bien que c'est un outil qui est utile mais

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c'est un outil qui a pu aussi être dévoyé. Mais c'est une question différente de celle de la justice dans l'effort dont je parlais qui pour le coup est une question de bon sens. On peut pas demander des efforts à l'ensemble des Français en en exemptant les plus fortunés. Il faut pas le faire en pénalisant la compétitivité, il faut pas le faire en pénalisant les entreprises, mais on peut le faire en réformant certaines niches fiscales. C'est ce que j'ai proposé au premier ministre. Alors, je repose ma question peut-être un peu différemment. Est-ce que vous allez revenir sur ces exonérations qui s'appliquent au aux ruptures conventionnelles en donc les les les licenciements, les retraites pour les plus hauts revenus ? C'est est-ce que ça ça fait partie des des pistes envisagées ?

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La vraie question qui est posée, c'est celle des ruptures conventionnelles de manière générale et parfois des abus qui peuvent y avoir là aussi les travaux se poursuivent pour voir comment on peut on peut les eniger. Alors Sébastien Lecornu dit qu'il n'y aura pas d'impôts nouveaux mais il ne parle que de d'impôts nouveaux. Il y a les impôts existants. Est-ce que sur les impôts existants, il pourrait y avoir une répercussion et une augmentation ? Bah c'est ce que j'évoqué à l'instant. il y aura pas de création euh euh d'une nouvelle TVA, d'une nouvelle CSJ, enfin que sais, c'est ce que vous évoquez un peu là. Ça empêche pas que quand il y a des niches fiscales qui sont détournées, où il y a des abuss, bah qu'on puisse évidemment les réformer. Alors David Amiel, ministre de l'action

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et des comptes publics, voyons quelle répercussion il pourrait y avoir sur sur le Parlement parce qu'il va falloir le voter ce ce budget. Les socialistes aujourd'hui sont en campagne. J'ai envie de dire qu'ils vous ont fait un petit cadeau il y a un an. Ils ont aucune raison de faire un cadeau cette année. Euh vous êtes confiant sur le vote de ce budget ? Bah je pense qu'ils ont quand même une grande raison de pouvoir discuter et de négocier avec nous. C'est le sens de l'État. Parce que s'il y a pas de budget pour l'année prochaine, c'est pas un problème pour le gouvernement, c'est un problème pour le pays parce que le déficit public explosera, l'économie sera extrêmement sévèrement affectée, les données sont publiques. C'est pas le ministre du budget qui le dit, c'est le

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Conseil d'État et l'inspection générale des finances, tout est en ligne. Soutien aux agriculteurs, soutien aux entreprises, commande militaire et cetera. Tout cela s'effondre. Donc il faut que tous ceux qui ont à cœur les intérêts du pays puissent se mettre autour de la table, puissent travailler à un budget. Je pense évidemment au Parti socialiste, je pense au républicain et je pense au bloc central. Et puis ensuite, il y aura une élection présidentielle pour régler les grands désaccords idéologiques. Et rien n'empêchera d'ailleurs celui qui gagne l'élection présidentielle au mois de mai de pouvoir, s'il le souhaite, faire un budget rectificatif à l'été pour corriger ce qu'il souhaitera. Mais David Amiel, les socialistes, ça risque d'être un casus béli pour eux.

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Vous allez toucher aux retraites, on l'a bien compris. Mais les socialistes ont eux-mêmes fait des réformes courageuses. Je pense à la réforme de Marisol Touren, pense à des mesures qui avaient été prises sous le quinquenade de François Hollande et à nouveau, tout cela est réversible puisque tout cela pourra être après l'élection présidentielle modifié par celui qui la gagnera. En revanche, ce qui serait irréversible, c'est d'envoyer le pays dans le décor. Yel Bron privé plaide pour l'adoption du budget par 493. euh la présidente de l'Assemblée en l'absence d'un compromis. Si ce compromis euh n'arrivait pas, est-ce que vous pensez que ce serait euh une voix euh que ce serait la voie prioritaire ? Enfin, c'est une voie évidemment possible. on l'a vu ces dernières années, il a été utilisé à

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plusieurs reprises. Mais ce qui compte aujourd'hui, c'est de pouvoir au plus vite avoir une discussion avec la gauche républicaine, la droite républicaine et le bloc central autour de au fond ce qui fait quand même nos convictions communes, c'est-à-dire la nécessité de pouvoir réduire le déficit public pour éviter de mettre le pays dans le mur, de pouvoir laisser à la campagne présidentielle dans cette direction, sachant qu'avec le 493, il y a un vrai risque de censure. Pour ça que je viens pas sur les méthodes et que tout le monde est en campagne électorale, c'est mais c'est pour ça que la question de la méthode, elle est secondaire. Ce qui compte aujourd'hui, c'est l'état du pays. On ne peut pas parce que il y a une campagne présidentielle se dire "On s'en lave les mains de l'impact sur

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l'économie, on se lave les mains de la situation financière de la France." On peut envoyer ça dans le mur et je peux vous dire, je pense que ce serait un très mauvais calcul pour ceux qui sont candidats à l'élection présidentielle parce que je ne vois pas comment on peut aller expliquer aux Français qu'on souhaite présider un pays quand dans le même moment on ferait tout pour le déstabiliser. Est-ce que la meilleure solution ce serait pas les ordonnances qui vous permettraient de faire ce que vous souhaitez, d'assumer les décisions et d'éviter pardon hein, mais un nouveau psychodrame à l'assemblée ? Mais dans tous les cas, l'Assemblée nationale a tous les moyens euh constitutionnels de pouvoir euh renverser ou pas un gouvernement, de pouvoir amender un

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budget. Il n'y aura pas il n'y a pas, je le dis, d'échappatoire à la nécessité de forger un compromis. Et ce compromis, il doit être fait entre la droite républicaine, la gauche républicaine et le bloc central. C'est pas facile, c'est pas facile de faire des compromis. C'est pas facile de le faire en période de campagne présidentielle, mais c'est encore plus nécessaire et à nouveau les désaccords idéologiques, ils seront tranchés au mois de mai prochain. Ce serait pas plus simple quand même avec les ordonnances. Mais je vous le répète, il n'y a pas d'échappatoire à la nécessité d'avoir un compromis quel que soit l'outil constitutionnel que vous évoquez. David Amiel, vous restez avec nous. Vous êtes ministre de l'Action et des comptes publics. Dans la deuxième partie, vous

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réagirez à l'actualité des réseaux. La question d'un auditeur et vous pourrez également développer votre carte blanche autour de la facturation électronique. À tout de suite. Le grand [musique] matin Sud Radio 7h10h, Jacques Cardose. David Amiel est l'invité de Sud Radio ce matin. David Damiel, vous êtes ministre de l'action et des comptes publics. Dans la deuxième partie de cet entretien, vous allez réagir à l'actualité des réseaux sociaux de de Benjamin Maglais. Dans un instant, on aura la question d'un auditeur et puis vous pouvez vous allez développer votre carte blanche puisque nous proposons que vous puissiez développer un thème de votre choix et vous avez choisi de parler de la facturation électronique qui en effet inquiète beaucoup aujourd'hui les les

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chefs d'entreprise et les artisans. C'est à vous qu'on sur la carte blanche. Sur la carte blanche à vous. Excuse même y a même le petit chrono qui vous accou très bien. Excusez-moi. Non, je voulais effectivement utiliser ces quelques minutes. D'abord pour rassurer ce qui concerne la facturation électronique. Évidemment, il y aura aucune sanction pour aucune entreprise avant la fin de l'année 2026 parce que c'est un changement qui prend du temps. C'est un changement qui est à l'œuvre puisque on a aujourd'hui 70 % des entreprises qui déclarent la TVA qui sont rentrées dans la démarche, qui ont adopté une plateforme de facturation. C'est au-delà de ce qu'on anticipait au vu des exemples des pays voisins. De combien ? Pays voisins qui ont pensé à l'être plusieurs points en dessous. Pays voisin

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où la réforme de la facturation électronique a très bien marché. Je pense à la Belgique depuis le début de l'année, je pense à l'Italie. Et tout cela est au service de notre économie. Parce que derrière ça veut dire quoi ? Bah ça veut dire moins de paperace, ça veut dire moins de délais de paiement, ça veut dire une simplification pour les entreprises qu'on a observé, je dis dans les autres voisins européens. Mais évidemment la transition aussi la transition bien sûr une chasse à la fraude qui permet de détecter mieux la fraude à la TVA sans aller précisément embêter l'immense majorité des entreprises qui respectent les règles avec des contrôles tatillons, des demandes incessantes de documents. Tout ça grâce à la facturation électronique, il y en aura plus besoin. Donc c'est une

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réforme très efficace mais évidemment le passage bah il prend du temps, il faut de l'accompagnement. D'ailleurs, je remercie beaucoup les organisations patronales qui soutiennent cette réforme, sont très mobilisées, les experts comptables, les banques, les chambres de commerce. Tout ça doit nous permettre d'accompagner progressivement chacun. C'est pour quelle catégorie de profession que c'est le plus problématique ? J'imagine, les artisans, ceux qui sont peut-être seuls face à leur ordinateur et qui ont pas forcément l'habitude de fonctionner comme cela. Mais c'est d'ailleurs pour cela que pour les plus petits artisans notamment, il y a pas d'obligation aujourd'hui d'émettre des facturation électronique. Il y a simplement une demande de pouvoir les recevoir et je le dis avec beaucoup de

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temps et c'est la raison pour laquelle évidemment il y a aucune sanction pour aucune entreprise avant la fin de l'année. Ça valait le coup d'être précisé. On va passer à la question auditeur puisque c'est aujourd'hui un auditeur qui veut vous interroger je crois sur la problématique des buralistes. On l'écoute. Bonjour monsieur Amiel. Moi c'est Romain buraliste à la tour du pain en Iser. Je souhaite vous poser une question par rapport aux taxations et au prix des cigarettes. Est-il possible d'avoir un moratoire par rapport à toute cette axe pour le futur ? Car nos commerces sont en difficulté et en péril. Voilà. Merci à vous. Question de Romain donc à vous, monsieur le ministre. Oui, d'abord j'en profite à travers l'auditeur qui qui m'interroge pour

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saluer l'ensemble des buralistes parce que ce sont des commerçants courageux qui traversent des années, je le sais aussi difficiles particulièrement lié à la contrebande aussi qu'on voit à la fois de pays étrangers, de cigarettes hors circuit et cetera. J'aurai l'occasion d'y revenir. Il y a pas dans le budget qui sera déposé de nouvelles hausses de la fiscalité. En revanche, effectivement, il y a pas de gel. par rapport à l'inflation, ce que certains ce que certains ont demandé. Donc pas de nouvelles mesures mais effectivement pas de gel. En revanche, il y a un renforcement considérable des moyens de la douane dans le prochain budget, notamment pour pouvoir lutter contre la contrebande de cigarettes qui coûte extrêmement cher à notre économie, qui d'ailleurs est dangereuse pour la santé

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des Français et qui évidemment déstabilise profondément le réseau. C'est une concurrence déloyale d'une certaine façon. Exactement, c'est une concurrence déloyale pour tous nos buralistes. On va passer au regard des sur les réseaux sociaux de Benjamin Glaise Benjamin, vous nous avez rejoint. Vous avez souhaité reparler de cette polémique soulevée par la ministre Aurore Berger ? Reparler en tout cas, on continue d'en parler énormément sur les réseaux sociaux. Cela fait suite à des propos qu'Aurore Berger a tenu au sujet de la thèse du grand remplacement. Une thèse qui nous vient de l'écrivain d'extrême droite Renault Camu. Ce dernier assure que les Français dit de souche sont en train d'être remplacés par une population étrangère non européenne et ce avec la complicité des élites.

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Mercredi sur Corber Berger indiqué alors qu'elle était interrogée pour dire si cette thèse est raciste ou pas, elle a dit "Je ne pense pas que ce soit une théorie." Et donc sur France info hier bah la ministre chargée de la lutte contre les discriminations a été invitée à préciser sa pensée. Je crois que ce sont et je considère que cette théorie est une théorie mensonge qu'elle est fausse, qu'elle attise les peurs, qu'elle ne se base sur aucune donnée statistique parce qu'en fait au départ ça devrait être des éléments statistiques. Est-ce que oui ou non la population française qui est déjà diverse dans sa composition et dans son histoire est-ce que oui ou non elle serait remplacée par des populations venues de l'étranger ? faux et c'est mensongé et ça joue avec

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les en revanche comme on m'interrogeait sur la question de la liberté d'expression est-ce que quelqu'un demain sur votre antenne a le droit de défendre cette idée-là je crois que ça fait partie du combat politique je crois que ça fait partie de la liberté d'expression à gauche on s'indigne mais également dans votre camp monsieur le ministre sur Twitter Priscat Tvenna l'interpelle directement elle indique que le grand remplacement n'est pas un débat c'est une théorie complotiste écrit qui a motivé des attentats terroristes David Aamiel Est-ce que est-ce que vous condamnez tout d'abord les propos d'Aurore Berger ou est-ce que vous soutenez votre collègue dans cette affaire ? Non, mais je crois qu'il faut revenir à l'essentiel. Le grand remplacement entre guillemets,

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c'est une thèse à la fois absurde, ignoble, qui alimente évidemment la haine raciale dans notre pays. Donc moi, je suis un membre du gouvernement, je suis élu comme parlementaire à l'Assemblée nationale. Je la combats politiquement, la combat idéologiquement. culturell, elle dit elle dit que c'est de la liberté d'expression en gros que la thèse du grand remplacement a sa place dans le débat public dans les médias. C'est ce que vous pensez vous-même. David, je pense qu'il faut combattre cette thèse partout où elle est exprimée. C'est le sens même y compris compris dans les médias. Bah évidemment qu'il faut je quand on est élu généralement on combat ou bien combat verbalement ou bien sur les marchés ou bien dans l'Assemblée nationale ou bien au Sénat ou bien dans

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les médias. Donc évidemment qu'il faut pouvoir le faire. Après, il y a une question judiciaire qui est une question différente. Ça, il appartient aux tribunaux de le trancher en fonction des propos précis qui sont euh qui sont tenus. Mais il est évident que politiquement, idéologiquement, culturellement, il faut les combattre et je crois pas qu'ger a dit autre chose. Non, mais elle a elle a eu raison de de dire cela. En tout cas, mais je trouve surtout qu'on a affaire à une fausse polémique, si vous me pardonnez, parce que ce qui compte quand on est responsable, c'est de savoir ce qu'on combat politiquement et en l'occurrence, il n'y a aucune ambiguïé sur le fait que ces propos doivent être fermement fermement condamné. voit bien qu'on est en campagne électorale puisque tout le

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monde s'est jeté sur les propos de d'Aurore Berger. Pour vous, il y a pas de sujet. C'est-à-dire que vous évidemment vous n'êtes pas d'accord et sur sur cette thèse et vous nous l'avez expliqué. Aurore Berger dit la même chose. En revanche, vous nous le redites ici à ce micro, ça fait partie des tests qui doivent être combattus, j'ai envie de dire, politiquement, de la part de votre camp, on est bien d'accord ? Ah bah c'est l'évidence même, c'est tout le sens d'ailleurs du combat que nous menons contre l'extrême droite de manière générale. Et donc je traduis, c'est une fausse polémique selon vous David Damiel. Mais ce que je dis c'est qu'il faut combattre l'extrême droite partout où on le peut politiquement. Ensuite, il y a des choses qui relèvent de la justice. C'est

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au tribunaux de le trancher. C'est au tribuna. Non mais parce que c'est ça, c'est ça la question. C'est ça la question. Qu'est-ce qui relève du combat politique ? Qu'est-ce qui relève des tribunaux ? Moi, je m'exprime sur ce qui relève du combat politique et ensuite des juges pour trancher sur le plan judiciaire. Merci infiniment David Damiel d'avoir d'avoir été notre invité ce matin. Vous êtes ministre de l'action et des comptes publics. On imagine donc que les journées sont très longues en ce moment pour l'élaboration de ce budget 2027. J'espère que vous aurez l'occasion de revenir à ce micro. Très belle journée à vous. Dans la prochaine heure, on reviendra précisément sur à la fois le budget et les annonces que vous nous avez faites ce matin concernant les

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retraites monsieur le ministre. Et puis bien sûr, on évoquera également la polémique autour des propos d'Aurore Berger.