L'invité politique Sud Radio - Rachid Temal, sénateur PS du Val d'Oise, est l'invité politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce que comme d'autres vous dites, il faut une réponse plus forte ?
- 0:52OuverteRéponse directe
Vous ne rejoignez pas en tous les cas ceux qui disent, notamment à gauche, la police tue ?
- 1:30OuverteRéponse partielle
Il y a aussi l'aspect jeune, jeune de cités, de banlieues. Et on a le sentiment qu'à nouveau ces territoires sont bien des territoires perdus de la République ?
- 3:51OuverteRéponse directe
On va aborder la question de la primaire socialiste. Elle est mal partie, cette primaire ?
- 4:06OuverteRéponse directe
Ségolène Royal a sorti les poignards. Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise. C'est ce qu'elle dit à propos de Raphaël Glucksmann.
- 5:21OuverteRéponse directe
Ségolène Royal dit, les Français ne veulent pas recommencer comme avec Emmanuel Macron et sa méconnaissance du peuple. L'ancienne ministre socialiste parle d'inexpérience.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:56Invité politiqueFait
« Après les événements qu'on a vus ce week-end, on a vu des responsables de la France insoumise dire, la police tue. »
- 4:06Invité politiqueFait
« Elle est mal partie, cette primaire »
- 4:40Invité politiqueFait
« Ségolène Royal a sorti les poignards. Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise. C'est ce qu'elle dit à propos de Raphaël Glucksmann. »
- 5:21Invité politiqueFait
« Ségolène Royal dit, les Français ne veulent pas recommencer comme avec Emmanuel Macron et sa méconnaissance du peuple. L'ancienne ministre socialiste parle d'inexpérience. »
- 5:31Invité politiqueFait
« C'est un stagiaire, Raphaël Glucksmann »
- 7:01Invité politiqueFait
« Est-ce que vous ne faites pas du business sur le dos des électeurs socialistes en proposant une primaire à 15 euros ? »
- 8:20Invité politiqueFait
« On apprend que Philippe Brun est exclu dix minutes avant le gong, alors qu'en réalité, l'affaire est instruite depuis le mois de juillet. »
- 8:31Invité politiqueFait
« On ne peut pas ne pas s'empêcher de penser que ça sert à quelqu'un, qu'il y a un coup fourré, pardon l'expression, mais derrière tout cela. »
- 16:48InvitéFait
« Elle est réelle puisqu'on l'a vue dans beaucoup de... »
- 17:31InvitéFait
« Les plus puissantes, vous avez notamment, par exemple, la Russie. »
- 18:07InvitéFait
« Oui, tous ces pays-là ont une stratégie d'influence et d'ingérence en France, bien sûr. »
- 18:26InvitéFait
« Aujourd'hui, les plateformes, les réseaux sociaux, refusent d'être éditeurs de contenu. »
- 24:02InvitéChiffre
« ça fait 30 ans que je suis élu »
- 25:00Locuteur non identifiéFait
« une levée de boucliers, grève à l'appel des syndicats, tribune de plus de 300 personnalités »
- 25:13Locuteur non identifiéFait
« la direction de France Inter lui aurait annoncé la suppression de son édito »
- 27:53Invité politiqueFait
« vous trouvez ça normal aujourd'hui pour un service public comme Radio France ? »
Temps de parole
- Invité65 %
- Rachid Temal26 %
- ?5 %
- Locuteur non identifié4 %
≈ 22,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sud Radio, l'invité politique,
Jacques
Cardoz. 8h29 à l'écoute de Sud Radio, l'heure du grand entretien politique. Et aujourd'hui, Jacques, vous recevez Rachid Temal, sénateur PS du Val d'Oise.
Bonjour Rachid Temal. Bonjour. Vous avez vu évidemment ce qui s'est passé ce week-end à Saint-Pierre-des-Corts. Qu'est-ce que ça vous inspire ? Est-ce que comme d'autres vous dites, il faut une réponse plus forte ? Ce n
'est
pas normal qu'à nouveau des jeunes puissent s'en prendre aux policiers durant ces émeutes
? D
'abord, il faut effectivement toujours penser que les policiers, c'est le service public de la sécurité. Je crois que c'est ceux qui sont là pour protéger, sauver les gens. Donc il faut effectivement des réponses exemplaires. Alors après, il faudra que l'enquête nous dise l'étonnant des abouissants. Mais en aucun cas, on ne peut effectivement aujourd'hui agresser des forces de police dans notre pays. Et vous ne rejoignez pas en tous les cas
ceux qui disent, notamment à gauche, la police tue ? Après les événements qu'on a vus ce week-end, on a vu des responsables de la France insoumise dire, la police tue.
Alors
moi je suis de gauche et je ne dis pas cela, mais comme beaucoup de gens à gauche d'ailleurs. Je crois principalement tout le monde à gauche, sauf certains. Parce que la police, aujourd'hui les policiers sont ceux qui sont tués d'ailleurs parfois dans notre pays et qui sont là. Les femmes et les hommes qui sont dans la police prennent des risques pour leur vie. C'est une police exemplaire, mais ça veut dire qu'il faut leur donner les moyens d'être exemplaires. Et puis ensuite, chaque fois, comme dans tout corps, quand quelqu'un faute, alors il faut qu'il soit aussi puni. Donc je crois que l'exemplarité, mais d'abord les moyens qu'on a donné à la police, est une bonne
chose.
Ça c'est l'aspect police,
il y a aussi l'aspect jeune, jeune de cités, de banlieues. Et on a le sentiment qu'à nouveau ces territoires sont bien des territoires perdus de la République et qu'on ne peut pas y faire régner, je n
'ai
pas envie de dire l'ordre, mais juste la règle en fait. C'est faux.
C'est
faux, mais vous avez vu ce qui s'est passé ce week-end.
Oui,
mais
ce qui s
'est
passé ce week-end n'est pas la France, n'est pas tous les quartiers, etc.
C'est de plus en plus.
Non, mais évitons les généralisations. Parce que si je prends votre vocable, vous savez, moi,
je
m'appelle Rachid, j'ai rendu une petite HLM,
alors
dans votre vocable, je pourrais être conseillé moi aussi, historiquement. Maintenant, je suis beaucoup plus vieux comme un jeune de cités. Donc non, d'abord c'est la République. Les jeunes,
ça
définit tout le monde. Oui, mais d'accord, mais encore une fois, je pense qu
'il
ne
faut
pas généraliser. Il y a des cas de délinquance, il y a des cas de tension sociale, il faut les traiter en tant que telles et pas généraliser. Et juste aussi vous dire que, encore une fois, cette question-là dans les quartiers,
c
'est aussi la République qui s'est retirée.
C
'est la République qui s'est retirée. Parce qu'aller dans beaucoup d'endroits, il n'y a plus de services publics. Regardez la qualité des écoles. Donc ce
qui s'est passé ce week-end,
c'est de la faute des services publics qui se sont retirés
?
C'est vrai ce que je viens de dire. Vous, attendez. Sur ce week-end, je viens de vous dire que moi, je ne connais pas le dossier exactement. Il y a une enquête. Vous me parliez plus globalement. Vous me parliez des territoires perdus de la République. Non, c
'est
la République qui s'est retirée des territoires. Je vous le dis, quand vous avez, et tout le monde le sait bien, sur la question des services publics, sur la question des écoles, etc., il y
a
un débat. Les gens disent, on ne
veut
pas dans ces écoles-là, on va ailleurs. La question de la politique du logement aussi qui est posée. Donc, soit on prend ça sérieusement à bras-le-corps, et moi, je suis prêt à tous ces débats-là, mais ne tombe pas dans la caricature. Je veux dire, ces territoires-là, comme vous dites, d'ailleurs, je ne
sais
pas quoi, ils ne sont pas le 20 matin, ont pris leur territoire,
ils
sont partis. Non. C'est que, de plus en plus, il y
a
un phénomène de concentration, il
y a
un phénomène de guillotorisation. Donc voilà. Après, on peut être dans ces quartiers-là et ne pas être délinquant. Bien entendu. Voilà, bien entendu. Mais
on
peut aussi parler de quartiers abandonnés où les policiers ont du mal à intervenir, ou bien ils vont avec la peur au ventre, et après, effectivement, il y a toujours un risque d'embrasement.
Voilà. Ça,
c
'est juste factuel.
Et
c'est pour ça, bien sûr. Et c'est pour ça, comme quand on parle de la ruralité, où il faut des moyens spécifiques pour des politiques spécifiques, il faut aussi des moyens pour ces politiques-là. Par exemple, avoir dans ces ensembles-là, finalement, aucun espoir, parce qu'il n'y a aucune entreprise, aucun service, aucune école de qualité, etc., là aussi,
ça
fait des choses comme celles-là.
Alors, Rachid Temal, vous êtes sénateur socialiste du Val-d'Oise. On va aborder la question de la primaire socialiste. J'ajoute que vous êtes également candidat à la présidence du groupe socialiste au Sénat. C
'est
une autre bataille qui aura lieu un petit peu plus tard, évidemment. Parlons d'abord de la primaire socialiste. Elle est mal partie, cette primaire
?
Ce qu'il nous dira si elle est bien ou pas à la fin de la primaire, c'est, je crois, la qualité des débats. Nous en avons trois dans les... Un, d'ailleurs, qui commence cette semaine. Et puis, le nombre de participants. Moi, hier soir, j'étais encore dans mon département en réunion avec mes collègues de place publique et de la gauche républicaine et socialiste, parce qu'on a un comité d'organisation pour qu'il
y ait
un maximum de votants, dans le Val-d'Oise notamment, mais ailleurs, au mois d'octobre. Donc, moi, à ce stade, ce que je vous dis, c'est que ça dépendra, encore une fois, de la qualité des débats et des propositions des uns et des autres.
En tous les cas, Ségolène Royal a sorti les poignards. Vous ne mettez pas un stagiaire à la tête d'une entreprise. C'est ce qu'elle dit à propos de Raphaël Glucksmann.
J'ai, comme vous l'écoutez, vu peut-être sur BFM, moi, il y a une charte entre les candidats, je ne sais pas ce qu'il y
a
dedans, peut-être que sur comment les uns et les autres doivent se parler. Ce qui est clair, c'est que nous sommes dans une compétition. Il y a une compétition. Et donc, moi, j'invite les uns et les autres à faire des propositions aux Français. Parce que ce que veulent aujourd'hui nos constoyens, c'est dire, et vous, les socialistes, qu'avez-vous à dire, finalement, sur notre quotidien ? Qu'avez-vous à
dire
sur les questions de sécurité internationale ? Sur le logement, sur l'essence, etc., l'emploi, etc., etc. Donc, je pense que c'est comme ça que, collectivement, nous gagnerons du crédit. Parce que l'idée de la lune primaire, c'est d'avoir une dynamique ensuite. Parce qu
'il
y
aura
derrière ça une élection présidentielle.
Ségolène Royal dit, les Français ne veulent pas recommencer comme avec Emmanuel Macron et sa méconnaissance du peuple. L'ancienne ministre socialiste parle d'inexpérience. Je reprends ma formule. C'est un stagiaire, Raphaël Glucksmann
?
Raphaël Glucksmann a été deux listes de foie, le député européen. Chacun et chacune, ils ont tous des qualités. Je les invite à faire des propositions français. Je vous assure, je pense que ce sera mieux pour tout le monde dans son ensemble.
Des ténors du PS disent que Ségolène Royal fait peur aux candidats, c'est vrai
?
Vous pensez qu'elle peut créer la surprise
? En tout cas, moi, je ne suis pas candidat. Je ne peux pas être dans cette catégorie-là. Vous êtes en
position
d
'observateur. Il
est clair que, si on les prend les uns aux autres, ils ont tous des qualités et ils ont tous des spécificités. Si vous parlez de Ségolène Royal,
elle
a été candidat à l'élection présidentielle, elle a été élu longuement, etc., ministre, député, etc. Raphaël Glucksmann, il a été deux fois tête de lice. Olivier dirige un parti dans une monde compliquée. Emmanuel Morel, que je connais bien, est dans mon département.
C
'est quelqu'un qui a cheville au col, socialisme, la législité, mais aussi comme Jérôme Gaillet. Ils ont tous des qualités. Donc,
je
les invite à être eux-mêmes. Vous en
préférez un,
de tout cela ?
Je
voterai pour, bien sûr, un ou une, bien sûr, à la fin. Un ou une
?
Oui. Et quel serait votre choix
?
Je ne vous le dirai pas là, parce que je viens de vous dire que j'attends les débats.
Ah bon, vous, votre choix n'est pas fait. Vous allez vraiment attendre les débats ? Je vais attendre les débats, bien
sûr.
Mais vous avez des orientations, quand même. Vous savez bien, entre la social-démocratie, ceux qui éventuellement pourraient faire alliance avec la LFI.
Il
y
a
des choix très différents au sein de cette primaire.
Mais attendez les débats.
Oui,
mais
ça, vous le savez d'avant. Mais le moment venu, je dirais, pour qui je voterai ? Oui, le moment venu. Bon. Le moment n'est pas venu. Le moment n'est pas venu. Non, c'est dommage.
Moi,
j'aurais préféré
que je sois sur le sud-démocratie.
Vous me réinviterez avant le vote, et comme ça, je vous le dirai.
Bon, alors, en tous les cas, est-ce que vous regrettez la manière dont Philippe Brun a été exclu dix minutes avant le gong ? Ça, c'est quand même
assez
incroyable, non
?
Mais moi, je n'étais pas au bureau national, parce que j'étais entre deux commissions.
Et
donc, voilà. Donc, à part cela, je crois qu'il y a... Philippe Brun a fait... Il a hier annoncé qu'il mettait un ensemble de mesures. Moi, je laisse les uns et les autres.
Le fait est qu
'il
ne fera pas partie de la primaire. Il a été exclu sur la base d'un coup de fil dix minutes avant la date butoir des candidatures. Sur la manière, ce n
'est
pas très démocratique de la part d'un parti comme le Parti Socialiste, quand même.
Encore une fois, il y a aujourd'hui des actions qui vont être menées, donc moi, je ne souhaite pas échanger là-dessus. À ce moment-là. Et
par exemple, Jérôme Gelsch dit regretter la manière dont il a été exclu. Est-ce que vous aussi,
vous
le regrettez
? Je
pense qu'encore une fois, si on veut un peu de sérénité, il y a une décision qui a été prise, il y a le droit pour Philippe Brun de mener ce qu'il veut mener. Je pense que le mieux, c'est de laisser les choses se faire maintenant. Si le PS
savait qu'il était accusé de violence dès le mois de juillet, pourquoi ne pas avoir réagi à ce moment-là
?
Vous me posez des questions que je ne peux vous répondre pour une raison simple. C'est que je n'étais pas au courant moi-même. Donc, je ne
vais
pas faire comme d'autres, faire le commentaire du commentaire. Donc, moi, à ce stade, je ne sais pas, je ne connais pas l'affaire. Vous êtes l
'un
des dirigeants,
l'une des personnalités les plus importants du Parti Socialiste.
On
apprend que Philippe Brun est exclu dix minutes avant le gong, alors qu'en réalité, l'affaire est instruite depuis le mois de juillet. On ne peut pas ne pas s'empêcher de penser que ça sert à quelqu'un, qu'il y a un coup fourré, pardon l'expression, mais derrière tout cela.
Je vous le redis, à ce stade, je crois qu'il faut surtout laisser les uns aux autres, il y
a
une décision qui a été prise, Philippe Brun a annoncé qu'il mènerait un certain nombre d'actions. Je crois qu'il faut en rester là, à ce stade, et qu
'on
verra dans les prochains jours ce qu'il en a des suites. Alors, autre sujet
qui fait polémique, c'est les prix à 15 euros pour voter. Est-ce que vous ne
faites
pas du business sur le dos des électeurs socialistes en proposant une primaire à 15 euros
?
Alors, moi, c'est partie de ceux qui pensaient que 15 euros, c'est trop élevé. Alors, on nous dira, il y
a
une décision fiscale, et je rappelle qu'il y
a
aussi un tarif à 10 euros. C'est-à
-dire
qu'aujourd'hui,
c
'est de là. Vous pouvez, en allant sur le site choisir 2027, vous pouvez avoir, justement, vous mettez là-dessus et vous mettez 10 euros, vous pouvez payer 10 euros. Si vous avez, vous payez un impôt, c'est... Il y a un grand risque que la primaire fasse un bide avec
un prix à 15 euros. Sur
le tarif, donc je vous le dis, maintenant, il a été acté, moi, j'ai dit ce que je pensais à l'époque, il y a quand même une possibilité à 10 euros. Donc, 10 euros, vous pouvez voter aujourd'hui, il
y a
une décision fiscale, 66%, quand vous payez l'impôt sur le revenu. Donc, ça fait quand même deux tiers de moins. Donc, ensuite, je crois que, pour revenir à ce qu
'on
disait tout
à
l'heure, ce qui fera le succès de la primaire, encore une fois,
c
'est, aujourd'hui, je crois, essentiellement les propositions. Ce sont les propositions. La question qu
'il
nous est posée aujourd'hui, c'est est-ce qu'on souhaite l'extrême droite au pouvoir ? La réponse, c'est non. Est-ce qu'on souhaite revoir le macronisme dans sa saison 3 ? La réponse, c'est non. Donc, c'est notre responsabilité historique, nous, les socialistes, nous, la gauche, cette gauche démocratique les Françaises et les Français. Et c'est cela qu'on veut porter. Et donc, ça passera, je le redis, maintenant, par des débats avec de la qualité, avec des propositions et surtout par les vrais aux Français. Parce que les Français, pour beaucoup, le 15 ou le 20 du mois n'ont plus que la lumière dans leur frigo. Et donc, c
'est à
ces gens-là qu'il faut parler. C
'est
à ces gens-là qu'il faut proposer. C'est
à
ces gens-là qu'il faut redonner de l'expérience et de l'espoir. Et c'est à
ça,
moi, que j'appelle. C'est à ça que j'appelle la candidate et les candidats lors de ces débats-là. Et je crois que vous verrez que collectivement, les socialistes se releveront la tête et pour gagner l'élection présidentielle. Une gauche sociale
et
démocrate, comme vous venez de le dire, c'est la ligne de François Hollande.
C
'est la ligne du Parti Socialiste.
C
'est la ligne de François Hollande et du Centre. Non, c'est la ligne du Parti Socialiste, dont François Hollande, parce qu'il en est membre. Moi, je suis socialiste.
Mais je reviens
à
ce que je disais tout à l'heure.
Il
y a, on le sait bien, deux lignes majeures, majoritaires, dans ce PS. Une qui pourrait faire alliance avec la France insoumise. Une autre qui le refuse totalement. Vous savez bien, vous, au fond de vous, où vous vous situez.
Mais le débat aujourd'hui, il n
'est
pas celui-ci, si je peux me permettre. Il va l'être.
À un moment donné, il va
l
'être.
Non, le débat de la présidentielle, le débat de la présidentielle. Il y aura ensuite celui de la législative. Sur la présidentielle, le débat, vous savez, Jean-Luc Mélenchon est candidat. Et c'est son droit. Moi, je n
'ai
pas voté pour lui. Je n
'ai
jamais voté pour lui. Très bien. Non, parce que moi, j'ai voté pour le candidat socialiste. Parce que, je le redis, celui qui... Attendez, le débat, parce qu'il faut qu'on soit clair sur ce qui se passe.
L
'extrême droite a 35%. Les macronistes ne vont pas refaire le coup. Une troisième fois, on a vu leur bilan au bout de dix ans. Donc, qu
'est
-ce qui nous reste
?
Notre responsabilité, je le redis, de la gauche socialiste-démocratique, donc l'EPS, place publique, GRS, c'est de porter cet espoir-là. Mais il vous reste deux
options,
M. Temal, soit de
faire campagne au centre, soit plus à gauche.
Nous ne ferons pas... Non, mais arrêtons de penser que les gens fonctionnent comme nous. Mais vous et moi... Je vais vous donner un... Je peux vous parler
?
Dans le département du Valois,
il
y a, à somme de parlementaires, il y a une circonscription qui est passée, malheureusement, mais c
'est
l'avis, au RN en juin 2024. En juillet 2024. Bon. Moi, je crois que tous les électeurs qui
ont
voté là-bas
ne
sont pas jetés à la poubelle. Donc, vous, vous êtes en train de parler d'accord de parti à parti. Moi, je vous parle de parler aux Français. Et oui, il faut que des gens qui ont pu voter dans le passé donc c'est la conviction que je fais. Donc, la présidentielle, ce n
'est
pas un accord avec tel ou tel parti. C'est... On parle aux Français. Il faut réunir 50% des Français plus un. C'est ça, l'objectif. Donc, oui, nous allons le faire. Et on ne le fera pas en disant on fait d'ailleurs c'est avec un tel tel. Non, on le fera parce que nos propositions, parce que notre résonance, notre capacité à battre... Mais il faudra
à
un moment donné une union sacrée des démocrates quand même.
Alors ça,
ça,
c'est après de la présidentielle. Ensuite, il y
aura
la question de la législative. Oui, si nous gagnons la présidentielle,
il
faudra aussi une majorité.
Non,
non, mais
sans aller jusqu'aux législatives. Ensuite, si le vainqueur de la primaire n'est pas en adéquation avec votre ligne à vous, par exemple, est-ce que vous pensez qu'il faut le soutenir quoi qu'il arrive ? Ou bien il faut ensuite discuter avec ceux qui ne sont pas dans cette primaire ? Je pense à François Hollande.
Alors, moi je... M. Cazeneuve également. Oui.
Moi,
deux choses. D'abord, petit un, moi je suis socialiste.
Je
suis socialiste, vous l'avez dit. Et bien évidemment, je ferai campagne
comme
je l
'ai
fait pour les précédentes présidentielles pour le candidat ou la candidat de ma famille politique.
Il n'y a même pas de débat. Quel qu'il soit
? Tous ceux qui sont là sont dans ma famille politique. D'accord. Je ferai campagne. Peu importe qu'il y
ait
une
alliance avec
la LFI ou
une campagne au centre. Mais
aucun candidat qui est aujourd'hui aucun des cinq, peut-être des six, là aucun candidat ne propose une alliance avec LFI. Donc ne faisons pas semblant dans la compte... Certains n'ont pas
fermé la
porte. À
la
présidentielle
?
Non,
je
parle là dans cette primaire. de pouvoir éventuellement un jour travailler avec la France
insoumise. Sur la présidentielle, personne ne propose cela. Aucun des candidats ne propose cela. Ça, c'est mon premier niveau. Ensuite, bien évidemment, moi je souhaite que derrière ça, toute la famille soit rassemblée. Il faut, et c'est mieux d'avoir François Hollande dans la campagne qu'à l'extérieur, comme Bernard 15-9, comme d'autres. Donc tous ceux et ceux qui voudront se rassembler se rassembleront. Parce que si vous commencez par rassembler vos familles, c'est un peu mieux pour ensuite rassembler la France et les Français. Je faisais allusion évidemment à Olivier Faure dont on
sent bien...
Il n
'a
pas dit dans la présidentielle qu'il voulait faire une alliance avec la fille. Puisque je rappelle, pour tous les auditeurs, tout le monde est bien en tête, M. Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise,
est
candidat contre nous. Ils l'ont été d'ailleurs beaucoup de fois au municipal. Il est contre nous à la présidentielle. Donc il n'y aura pas d'alliance avec lui. Puisqu'il est candidat contre nous. Donc lors du premier tour de
l
'élection présidentielle, vous aurez un bulletin à Mélenchon pour ceux qui le souhaitent. Et vous aurez un bulletin socialiste, social-démocrate, de la gauche républicaine et démocratique pour nous.
Donc il n'y aura pas d'alliance avec lui.
Le meilleur moyen de se déporter de la France insoumise, d'être plus loin de la France insoumise, c'est d'aller plus vers le centre et de faire campagne vers
cette social-démocratie. C'est la
ligne de France-Hollande.
Le sujet n'est pas de savoir si on est loin ou pas de Pierre-Paul ou Jacques. La question de la présidentielle, c'est de parler aux Français. Et je crois que c'est ça l'erreur de la gauche en ce moment. C'est quand elle ne se fait que de se parler entre elles. On se parle entre nous, mais les Français nous regardent en disant, mais on est là. Donc moi, je crois que la seule question qui nous est posée, ce n
'est
pas le rapport au centre, ce n
'est
pas le rapport avec les filles, c'est le rapport aux Français. La seule question qui doit être posée au candidat primaire et au candidat qui sera choisi ensuite et qui fera campagne, le rapport aux Français, l'espoir, l'espérance. Qu'est-ce qu'on dit dans ce monde de violence qu'on voit dans le monde ? Qu'est-ce qu'on dit pour demain qu'on ne vivait plus dans des conditions horribles comme on l'a vécu avec la chaleur ? Qu'est-ce qu'on dit sur le logement, sur l'école ? L'école, vous avez aujourd'hui 1,5 million de jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en stage, ni à l'école. Ça,
c
'est des vraies questions de fond. C'est là-dessus qu'il faut répondre.
On va poursuivre cet entretien avec vous dans la deuxième partie. Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d'Oise.
Et
dans cette deuxième partie, on vous demandera de réagir à l'éviction de Charles Sapin, journaliste qui n'est plus, journaliste et chroniqueur à France Inter. Un auditeur vous demandera de réagir aux propos d'Éric Zemmour également sur les musulmans. Et puis, dans vos trois minutes pour convaincre, vous avez choisi d'aborder la question des ingérences étrangères. A tout de suite.
Le Grand Matin Sud Radio, 7h10, Jacques Cardoze.
Et c'est Rachid Temal, sénateur socialiste du Val-d'Oise qui est notre invité ce matin. Alors que le premier débat de la primaire interviendra dans deux jours maintenant. Dans quelques secondes, M. Temal, vous allez réagir à l'exclusion de Charles Sapin de Radio France. Un auditeur vous demandera de réagir également aux propos d'Éric Zemmour qui prétend qu'on ne peut pas être français avec un prénom musulman. Je le cite, bien sûr. Mais tout d'abord, dans vos trois minutes pour convaincre, vous souhaitez aborder la question des ingérences étrangères. Quel est le degré réel de la menace et de ces ingérences en France ?
D
'abord, elle est réelle puisqu'on l'a vue dans beaucoup de... Qu'est-ce que les ingérences étrangères ? Et moi, j'ai été à l'origine avec mon groupe socialiste au Sénat et rapporteur du commission enquête. C'est que jusqu'à maintenant, c'était les frontières. On se disait finalement on a les frontières,
on
les protège. Dorénavant, notamment avec les plateformes, l'intelligence artificielle générative, l'idée, c'est que le cerveau humain, c
'est
une énergie copernicienne que nous vivons. Le cerveau humain va être dépassé. Et donc demain, vous verrez des images, des photos, des faits et on pourra distinguer difficilement la réalité du faux. Alors, on l'a vu déjà un peu dans la campagne Trump, on l'a vu sur le Brexit, on l
'a
vu même en 2017 en France, on l'a vu notamment avec les croix de David, etc. Il y a des puissances qui veulent fracturer notre pays
et
qui veulent influencer l'élection. Et je le
dis
parce que... Quelles sont les plus puissantes et les plus menaçantes ? Les plus puissantes, vous avez notamment, par exemple, la Russie. Vous avez aussi, on oublie souvent, l'Azerbaïdjan. Et donc, ces puissances-là, comme d
'autres,
mais aussi les Américains de leur façon, ces puissances-là veulent finalement peser sur le choix démocratique. Donc, dans ce rapport-là qui a été adopté à l'unanimité, donc gauche et droite au Sénat, nous avons des propositions pour une politique publique. Alors, le gouvernement a commencé à entendre puisqu'il y a une stratégie qui a été mise en place. Il faut aller beaucoup plus loin. Et notamment, je le dis, dès le plus jeune âge, dans les écoles, il faut aussi avoir une logique sur ce qu'est l'esprit critique. Vous avez cité
la Russie, mais est-ce qu'il y a d'autres pays qui peuvent être menaçants ? Israël, le Qatar, l'Algérie ?
Oui, tous ces pays-là ont une stratégie d'influence et d'ingérence en France, bien sûr. Quand vous lisez dans nos rapports, ils sont cités.
Il
n
'y a
pas de problème parce qu'on peut avoir des relations économiques et en même temps avoir des logiques d'ingérence. Et juste d'un point, c'est qu'il faut avoir cela en tête et je le redis, la question première, ce sont les plateformes. Aujourd'hui, les plateformes, les réseaux sociaux, refusent d'être éditeurs de contenu.
C
'est-à-dire, en gros, ils disent, tout ce qui passe dans nos tuyaux, nous ne sommes pas responsables. Ce qui est la différence avec un média, vous le savez bien ici. Et donc, il faut changer cette législation-là parce qu'ils sont aussi responsables de ce qu'ils font. Parce qu'on sait bien que ces plateformes-là,
ce
sont avant tout des boîtes qui vendent de la pub. de clics qu'une vraie information. Et ça renvoie aussi à la question des médias, à la question de la démocratie. C'est pour ça que je crois que c'est une question essentielle que nous portons, nous, avec les socialistes.
Voilà, on a entendu le gong. Vous êtes président du groupe d'amitié France-Algérie au Sénat et vous seriez le mieux placé pour être rapporteur du projet.
Moi, je suis
rapporteur pour avis de la commission des affaires étrangères des défenses et forces armées.
Alors, je voulais qu
'on
parle...
Mais
pourquoi je ne serais
pas
le bon,
la
bonne personne
?
Non, je me pose la question de savoir si vous êtes précisément pour la question qui suit puisque vous avez des relations avec l'Algérie aujourd'hui et un certain nombre de vos détracteurs disent que ça ne vous place pas dans la meilleure disposition. Mais vous allez voir où je veux en venir.
Je
voulais savoir quand est-ce que vous étiez allé pour la dernière fois à Alger et quelles étaient les relations que vous avez et que vous entretenez avec ce
pays
? Non, mais allez jusqu'au bout ou dites, c'est parce que vous savez il y a un média entre guillemets Boulevard Voltaire qui explique que parce que mes parents viennent d'Algérie parce que mon prénom est Rachid parce que je suis comme tous mes collègues au Sénat ou quasiment tous présidents d'un groupe d'amitié je ne pouvais pas ça s'appelle du racisme c'est du pur racisme et donc moi je refuse de rentrer dans ce jeu-là je veux dire quand vous êtes au Sénat ou à l'Assemblée il y
a
des groupes d'amitié donc ça voudrait que des gens seraient on est nommé par le Sénat pour présider un groupe d'amitié je rappelle un groupe d'amitié c'est entretenir les relations au nom du Sénat entre le Sénat et son mologue dans le pays concerné ce qu'ils disent c'est pas le groupe d'amitié ce
dont ils parlent c'est votre
position de rapporteur
et d'ailleurs ces gens-là ils citent ces racistes-là citent un excellent rapport comme ils disent sénatorial en oubliant de rappeler que la personne qui a l'origine de ce rapport est le rapporteur du Sénat c'est moi et que ce rapport sur les ingérences étrangères qu'on vient d'évoquer a été adopté à l'unanimité du Sénat droite et gauche donc
je
recommence parce que je m'appelle Rachid parce que mes parents ont eu la chance ou la malchance chacun mettra le mot qu'il souhaite de naître en Algérie et d'être en France depuis maintenant toute leur vie et ben voilà je ne serais donc pas capable sujet je pourrais voter des lois
mais
pas certaines lois donc ça s
'appelle
du délit de sa gueule ça s'appelle du racisme et donc moi je m'élèverais toujours je combats toujours le racisme et les racistes le boulevard Voltaire ce qu'il a fait c'est du racisme je ne sais pas je ne
sais pas ce que dit boulevard Voltaire en
tous les cas je
viens de vous dire non mais j
'ai compris
j
'ai
compris
en tous les cas
ce que je voulais là
où je voulais en
venir c'est que je voulais qu
'on parle de
Christophe Gleiz je voulais qu
'on
parle de Christophe Gleiz
parce
que c'est pour ça que je voulais évoquer cela tout à l'heure puisque vous êtes allé à Alger les 8 et 9 février 2025 et on dit de vous que vous êtes l'un des rares à pouvoir parler au président Tebboune est-ce que c'est vrai
?
Ben c'est totalement faux
puisque
je n
'ai
pas vu le président Tebboune d'accord et on peut aller en Algérie sans l'accord du régime algérien
?
Ben comment ça se passe concrètement dans ce cadre là sur ce que vous évoquez la chambre de commerce et de
l
'industrie franco-algérienne parce qu'il faut aussi qu'il y a 2000 adhérents dont beaucoup d'entreprises françaises beaucoup de français qui sont assis en Algérie cette chambre de commerce et
de
l'industrie franco-algérienne m'invite
à
venir rencontrer les entrepreneurs pour comprendre les problématiques entre les deux pays
donc
je m'y rends
avec
un visa donc je lui demande un visa sans
contact avec le régime algérien
?
si ce n'est d'aller récupérer un visa d'accord mais
lors
de vos rencontres une fois à Alger vous n'avez pas de contact avec le régime algérien ? là je n'ai pas eu de contact
avec le régime algérien
d'accord et à aucun moment vous évoquez le sort de Christophe Glez par exemple ? si parce que moi je suis pour sa libération
enfin excusez-moi mais je suis pour sa libération
je ne parle pas de boule inventaire je vous parle de Christophe Glez si j'étais
président du groupe d'amitié de France-Allemagne France-États-Unis ou Suède c'est... oui
enfin bon d'accord
non mais je n
'aurais
pas le même traitement donc je suis allé à Alger pour rencontrer les entrepreneurs là moi quand il
y
avait Boilam Sansal qui était en prison je défendais sa libération
qu
'est-ce qui bloque aujourd'hui avec Christophe Glez
?
en fait moi je ne suis pas en charge de ce dossier là c'est les affaires étrangères encore une fois un groupe d'amitié au Sénat
a
pour mission de faire en sorte que les relations entre le Sénat français
et
le Conseil des Nations c'est-à
-dire
le Sénat algérien soient fluides en ce moment c'est compliqué pour des tas de raisons voilà donc parce que encore une fois je suis allé à Alger comme mes collègues vous savez là on a une délégation par exemple j'ai vu certains des collègues étaient en Syrie et au Liban mais
en
général ces groupes d'amitié sont des groupes qui ont des bonnes connaissances avec le régime et comme Christophe Glez est un sujet dont on parle rarement
je me permettais d'aller sur ce terrain là vous demandez des informations sur ce sujet là
moi qui suis en plus un amateur de football et je soutiens aussi la GSK c'est là où il a visé son reportage boulevard Votard n'a pas cité par exemple le fait que je demande la libération de Bolemsens à l'époque et celle de M. Glez aujourd'hui c'est intéressant d'ailleurs ce côté tropisme je vous le redis donc moi je vous lis très tranquillement ce matin je suis pour la libération de Christophe Glez comme je suis pour la libération de
tous
les français qui sont retenus de par le monde notamment voilà c'est assez simple en fait et je ne crois pas avoir et je me permets de continuer je ne crois pas une fois dans ma vie politique ça fait 30 ans que je suis élu une seule fois quelqu'un a pu dire une seule fois que j'étais contre mon pays qui s'appelle la France et je trouve entendez bien je
vous dis ce matin je n'ai pas dit que vous étiez contre votre pays je suis juste étonné que vous puissiez aller en
Algérie sans avoir d'accord de contact avec
le régime algérien et de ne pas évoquer le sort de Christophe Glez je vous dis qu'aujourd'hui il y a
une campagne numérique contre moi je voudrais de répondre ici oui mais vous avez répondu donc je le dis moi je suis français et donc je suis élu de mon pays la France et je fais en sorte que défend mes intérêts ceux de la France ensuite sur l'Algérie demande un visage vous irez moi je dis comme ça que ça s
'est
passé
passons à un tout autre sujet avec vous Benjamin Glaze au sujet de l'affaire Charles Sapin dont on parle beaucoup sur les réseaux sociaux
oui dont on connaît désormais l'épilogue puisque le directeur adjoint de Valeurs Actuelles renonce finalement à intervenir sur France Inter il avait été recruté en début de saison pour faire un édito le dimanche matin son arrivée avait suscité très rapidement une levée de boucliers grève à l'appel des syndicats tribune de plus de 300 personnalités pour protester contre sa venue il lui a été reproché notamment de véhiculer des idées d'extrême droite finalement le journaliste jette l'éponge il l'annonçait ce week-end il affirme que la direction de France Inter lui aurait annoncé la suppression de son édito qu'elle lui aurait proposé en échange d'une éventuelle séquence de débats refus de Charles Sapin réaction de Radio France à son tour dans un communiqué qui dit que c'est une victoire pour personne que France Inter continuera d'être un lieu de dialogue reflétant la diversité des sensibilités notamment durant la campagne présidentielle Rachid Temal France Inter a eu raison de débrancher Charles Sapin
d'abord je ne crois pas qu'il soit débranché en tout cas son édito avait été supprimé oui alors il y
a
eu une proposition qui lui a été faite de ce que je lis et qui n'a pas souhaité prendre cette proposition là
voilà
moi j'en suis là je ne gère pas France Info ni France Inter donc moi j'en suis là à ce
niveau là je ne
sais
pas la France Insoumise en tout cas on se félicite de ce départ Antoine Lémon qui dit c'est une victoire des salariés antifascistes vous diriez la même chose vous même Rachid Temal
ce
ne qualifierait pas M. Sapin de fasciste et vous avez noté que le partialiste a une autre vision que celle du parti que vous venez de citer sur ce qu
'est
la démocratie sur ce qu
'ont
les médias donc nous n'avons pas nous cautionner la commission de M. L'Oncle qui était quand même un torchon contre une attaque en règle contre les médias finalement publics et donc nous sommes très respectueux donc nous ce que nous disons donc ça ne vous aurait pas posé de problème à
M.
Sapin
il faut une diversité et
aussi sur c'est
un
centre de chaînes d'ailleurs qui aujourd'hui manque de diversité quand vous écoutez par exemple CNews je ne crois pas qu'il y
ait
beaucoup de diversité donc à partir de là je crois qu'aujourd'hui quand j'allume France Info Télé je vois de
la
diversité parce que je vois même des éditeurs réalistes qui viennent d'anciens médias de CNews
donc
voilà donc on en est là donc France Inter n'est pas de gauche en tout cas pour vous c
'est
ce que vous pensez
mais
moi je n
'ai
jamais qualifié qu'il y a des médias le pluralisme en tout cas est défendu
vous le
pensez qu'il y
ait
des médias qui se déclarent de gauche ou de droite ça se sait mais le service public n'est ni de gauche ni de droite c'est le service public de tous les français et donc il doit répondre à des missions d'intérêt général le service public en fonction de la loi est-ce qu'il respecte la loi je crois que oui
le fait est que Rachid Temal que c'est l'intersyndical qui a pris la décision d'une certaine façon qui a influencé sur la direction de France Inter ça n'était pas la décision de France Inter d'exclure Charles Sapin et c'est au final l'intersyndical qui a le pouvoir
enfin je veux dire je ne
crois
pas qu'elle ait le pouvoir c'est la décision de la direction ou alors que la direction dise comment la direction a cédé face à la demande de l'intersyndical c'est pas ce que dit la direction moi je veux bien c
'est votre non c'est pas une interprétation c'est d'un point de vue des faits l'intersyndical a fait d'une certaine façon plié la direction de France Inter je vous demandais une réaction par rapport à ça vous trouvez ça normal aujourd'hui pour un service public comme Radio France
moi
je vous le redire ça explique d'assurer l'émission d'intérêt général c'est ça la question qui nous est posée donc si certains considèrent que cette radio ne respecte pas le cahier des charges
d
'intérêt général qu'il fasse les actions j'ai pas de sujet mais c'est pas à moi de vous entendez c'est pas à moi de juger de ce qui respecte ou non l'émission d'intérêt et l'émission d'intérêt général d'ailleurs il y a une autorité pour ça qui s'appelle l'ARCOM donc ceux qui ne sont pas contents de ça c'est l'ARCOM
merci Rachid Temal d'avoir été notre invité ce matin à 9h 2 débat à suivre la menace russe est-elle réelle ou Emmanuel Macron l'exagère-t-il et puis on reviendra sur les rodéos urbains la peur de l'embrasement empêche-t-elle les forces de l'ordre de faire leur travail mais tout de suite bien sûr c'est le journal c'est
le journal
Rachid Temal