François Ruffin, député de la Somme et candidat à l'élection présidentielle 2027
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 30 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Quelle relation entre la France et les outre-mer ? Le modèle Picard peut-être ?
- 1:39OuverteRéponse directe
La France serait-elle moins belle sans ses outre-mer ?
- 2:20OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision des outre-mer depuis la Picardie ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Quelle est votre vision des outre-mer depuis la Picardie ou avant votre mandat ?
- 5:07OuverteRéponse directe
Il y a eu une polémique autour d'Édouard Philippe et la colonisation. Pour vous, est-ce un préalable de reconnaître ce crime ?
- 6:32OuverteRéponse directe
Faut-il commencer par des excuses ou un grand discours pour regarder l'histoire coloniale en face ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:20François RuffinFait
« Je viens en toute humilité parce que quand on est picard comme vous l'avez dit quand on vit ici dans l'hexagone c'est pas parce qu'on a passé une semaine en Guadeloupe, une semaine en Martinique, une semaine à Mayotte, une semaine à la Réunion qu'on connaît ces réalités de loin. »
- 3:44François RuffinFait
« Il y a un rapport à l'injustice qui est vécu et que je viens porter, que j'avais déjà porté dans l'hémicycle avant même d'y être passé. »
- 5:50François RuffinFait
« Pour moi d'ordre connaître sa honte, soutenir sa gloire formule il paraît que c'est de la haute mais je sais pas trop. »
- 6:32François RuffinFait
« Il y a un risque que la violence soit faite au nom du peuple de France alors que le peuple de France veut pas ça. »
- 7:13François RuffinFait
« Il faut se mettre face à cette histoire pour trois raisons, pour trois publics. »
- 7:51François RuffinFait
« Si on veut leur dire "Vous êtes les bienvenus chez nous et on doit construire un avenir commun", il faut que ça se fasse en ayant balayé notre passé. »
- 8:34François RuffinFait
« Le clore desconces c'est la poursuite de l'histoire coloniale le groupe Bernard AOT c'est la poursuite de l'histoire coloniale les enfants de la Creuse à la Réunion c'est la poursuite de l'histoire coloniale. »
- 9:16François RuffinFait
« Je regarde ça notamment d'un point de vue social, d'un point de vue économique, il y a pas eu de développement proposé aux outres Mè quand je passe là-bas. »
- 18:10François RuffinChiffre
« On a de du sucre qui est deux fois plus cher là-bas, on a de l'huile qui est deux fois plus cher là-bas. »
- 18:51François RuffinFait
« Il est évident que les prix agricoles vont augmenter. Vous pouvez pas demander à l'industrie agroalimentaire de maintenir les mêmes prix. »
- 19:31François RuffinFait
« Bloquer les prix n'aurait pas de sens, mais en revanche, savoir qui marche dessus, qui se fait du gras là-dessus et dire voilà c'est euh c'est 5 %, vous avez le droit de relever les prix de 5 % mais pas plus. »
Temps de parole
- ?100 %
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[musique]
Bienvenue face aux outreem. 30 minutes d'entretien avec une personnalité politique nationale pour l'amener à développer sa vision des outremères. Bonjour François Ruffin. Bonjour. Vous êtes député de la Picardie et candidat à l'élection présidentielle. Ex-député insoumis. Votre crédeau, c'est la lutte des classes, la défense des petits contre les gros. Votre premier déplacement enrre mère, en toute logique, c'était en Guadeloupe en 2009 lors des manifestations contre la vie chère et l'an dernier, vous êtes allé écouter et découvrir peut-être les les réalités des habitants de la Martinique, de la Guadeloupe, de la Réunion et de Mayotte et vous êtes revenu avec ce constat.
En fin de compte, c'est plus proche de l'hexagone. Il y a plein de problèmes qui sont un peu accrus ici mais qui ressemblent à la Picardie. des points communs économiques et sociaux et une histoire coloniale que vous appelez à regarder en face. Alors, quelle relation entre la France et les outresem ? Le modèle Picard peut-être ? Et donc, il y a un moment ça parce que ça le creuser, c'est vraiment la Picardie. Tu sais que je suis un un pour la grande Picardie socialiste he pour la Picardienne des Penza. Alors, il faut avoir quand même une alliance canal sucre betterave quoi. On développer cette cette alliance.
C'était un extrait d'une conversation il y a 7 ans dans votre cuisine avec Jean-Luc Mélenchon lorsque vous n'étiez pas encore fâché. Alors pour les outremères, independence, statut coonomie ou Étopie socialiste et tant d'autres choses à aborder. François Ruffin vous voilà face aux outemers. Alors commençons par cette rencontre au sommet ce weekend à Saint-Pierre et Micelon. Le premier ministre du Canada, Marc Carnet, Emmanuel Macron, pourrait affirmer la présence de la France face aux ambitions expansionnistes de Donald Trump.
La France est présente grâce à Saint-Pierre et Miclon, par Saint-Pierre et Miclon ici au cœur des enjeux du globe dans cette région et ceci nous lie avec le Canada et donc ça sera une manière et bien de parler d'avenir ensemble. Alors François Ruffin, la France, ce pays sur lequel le soleil ne se couche jamais, la grandeur de la France, c'est grâce à ses outreemères, à Saint-Pierre Mlelon, notamment cela sur si la France peut tenir tête au président américain pour paraphraser Emmanuel Macron, est-ce que la France serait moins belle sans ses outres mères ? François Ruf en tout cas c'est certain que ça participe d'une vision mondiale et pas d'une vision seulement européenne.
Je d'abord dire moi que je viens en toute humilité parce que quand on est picard comme vous l'avez dit quand on vit ici dans l'hexagone c'est pas parce qu'on a passé une semaine en Guadeloupe, une semaine en Martinique, une semaine à Mayotte, une semaine à la Réunion qu'on connaît ces réalités de loin.
Maintenant, j'y suis allé avec beaucoup de curiosité comme un reporter et avec ce premier constat que les outresemères ça ne veut rien dire que il y a dedans quand on regarde ça de loin, on peut se dire "Bon bah voilà, c'est des îles." Alors, je suis moi je sais que la Guyane n'est pas une île he par exemple, mais euh et quand on y est de près, on voit à quel point les différences sont immenses, même dans les Antilles entre la Guadeloupe et la Martinique qui sont proches.
Et ne serait-ce que le fait que la révolution a traversé la Guadeloupe et a échappé puisque c'était sous domination anglaise en Martinique, ça produit deux histoires différentes avec un côté où il y a une réforme agraire et une autre où les béquers continuent à dominer. Donc voilà, en tout cas bien savoir que je viens parler ici avec humilité et en étant conscient des immenses différences qui sont pas que de climat entre Saint-Pierre et Miclon et la Réunion. et candidat à l'élection présidentielle, vous allez devoir faire des propositions, apporter des solutions tout en étant passé dans ces territoires euh pendant une semaine seulement. C'est la difficulté de l'exercice.
Oui, mais bon, après ça veut pas dire qu'on a pas des attaches, des gens qui vous informment régulièrement, qu'il y a pas des personnes qui travaillent nos côtés comme experts et qui sont issus des territoires d'autre mer qui sont porteurs de cette histoire-elà. Maintenant, charnellement, moi, je suis reporter et j'ai besoin d'entendre, de voir, de découvrir euh de voilà de que ça d'être habité par quelque chose. Et je dois dire que quand même en une semaine, c'est tellement intense euh que on voit des visages et qu'on est habité euh par de l'injustice. D'abord quand même.
Voilà, il y a il y a un rapport à l'injustice qui est vécu et que je viens porter, que j'avais déjà porté dans l'hémicycle avant même d'y être passé. Parce que l'histoire du clore déconne par exemple, je vois même quelque part des des vous savez des poupées russes d'injustice. Il y a la première injustice qui est l'injustice sanitaire quand voilà on laisse une terre polluée pour des siècles et des siècles pour la culture de la banane et à l'interna il y a deuxème injustice qui est qu'on ne peut pas saisir la justice qu'on construit la la prescription. Donc voilà justement laissons tomber Mike Carnel cette rencontre avec Emmanuel Macron ce weekend.
Quelle est votre vision des outremères depuis la Picardie ou même avant que vous soyez que vous soyez devenu député ? Quelle était votre vision des outremères ? Est-ce que depuis la Picardie, depuis Amien, ça se résume et c'est bien normal au soleil, à la plage, aux vacances ? Pas du tout. Euh pas du tout.
Je il y avait une grande conscience que c'était des sociétés de violence qui ont été traversé par une histoire, l'histoire de la colonisation, de l'esclavage et qui sont porteurs de ça parce que je lisais quand même et je m'informais et par exemple quand le mouvement du LKP a surgi tout de suite on a cherché donc je travaillais pour Fakir à l'époque à avoir un émissaire qui vienne en France qui viennent nous raconter ce que c'était et à qui on propose de faire une tournée pour être quelque part solidaire de la la lutte qui qui se déroulait là-bas. Donc il y avait la la volonté de construire une solidarité avec des terres qui sont différents de de ce qu'on pouvait vivre quoi.
Vous revenez là sans arrêt à l'histoire passée de l'esclavage de la colonisation. Il y a eu cette polémique autour d'Édouard Philippe qui a pas su dire qui a qui n'a pas dit oui à la question est-ce que la colonisation est un crime ? Pour vous c'est un préalable de de mettre à place cette histoire ? Oui, je j'ai pour moi d'ordre connaître sa honte, soutenir sa gloire formule il paraît que c'est de la haute mais je sais pas trop. Mais donc voilà, on a des pages sombres dans notre histoire, il faut les regarder en face.
Je je cite toujours le cinéaste René Vautier qui à la fois était un résistant en France pendant la 2e guerre mondiale et qui ensuite part en Afrique et voit les suit une colonne de l'armée française en Côte d'Ivoire au Cameroun et derrière ce sont des crimes, ce sont des massacres, ce sont des femmes violées, ce sont des des vieillards assassinés et qui en témoignent et qui en permanence dit ça dit au nom des gens de France en notre nom à nous gens de France ça parsème son film, c'est pour alerter l'opinion publique française parce que vous savez, il y a quelque chose que déjà on vit quand on est en Picardie, loin des yeux, loin du cœur.
Déjà quand je vois des ouvriers dans leur usine qui sont dans un bled paumé, je leur dis allez à Paris parce que c'est là qu'il y a le centre du pouvoir politique, médiatique, économique. Et alors évidemment quand on est encore plus loin des yeux, encore plus loin des du cœur en Afrique ou là dans les territoires d'outreem, et ben il y a un risque que la violence soit faite au nom du peuple de France alors que le peuple de France veut pas ça. Donc et je dirais que il faut se mettre face à cette histoire pour trois raisons, pour trois publics. Et vous président, est-ce qu'il faudrait commencer au préalable par un grand discours par un grand discours par des excuses ? Je ne sais pas.
Moi, je suis pour aller refaire le voyage de René Vaautier sur les terres de cette colonne de l'armée française qui a massacré des villages entiers et où lui qui était résistant disait on fait là-bas des ours àour sur glan et qui en était d'autant plus insurgés que c'était fait avec des balles françaises. Il disait voilà et je pense qu'il faut le faire. Il faut le faire parce que aller sur les routes du bagne en Guyane sur les sites des essais nucléaires en Polynésie française, j'en oublie du clore déconne aux Antill.
En tout cas, cette histoire, il faut la regarder en face parce que sinon un, on peut pas s'adresser au reste du monde, au pays du sud, au Brésil, à l'Inde, à l'Indonésie qui ont vécu aussi des temps de colonisation si on vient pas dire "Nous avons balayé dans devant notre porte, nous ne sommes plus des impérialistes et on veut parler avec vous d'égal à égal." La deuxième chose, c'est que on a euh en hexagone une diaspora algérienne, marocaine, camerounaise, sénégalaise, ainsi de suite. Si on veut leur dire "Vous êtes les bienvenus chez nous et on doit construire un avenir commun", il faut que ça se fasse en ayant balayé notre passé. Et la troisième chose, c'est à l'égard des outres mères.
Comment construire l'avenir si jamais on n'est pas clair sur notre passé ? que finalement si on on on ne travaille pas ça, ça continue de nous travailler et je veux dire le clore desconces c'est la poursuite de l'histoire coloniale le groupe Bernard AOT c'est la poursuite de l'histoire coloniale les enfants de la Creuse à la Réunion c'est la poursuite de l'histoire coloniale. Donc c'est pas comme si c'était ça appartenait au passé que c'était des passés des effets et le fait que on permette pas un développement de la Gueloupe, de la Martinique et que quelque part ça soit une économie sous perfusion, c'est la poursuite d'une histoire coloniale.
Donc si on veut sortir de cette histoire là, il faut l'avoir pleinement regardé en face. Quel bilan est-ce que vous tirez de des de du double quinquenet d'Emmanuel Macron pour les outresemères ? Je pense que la situation s'est considérablement aggravée. Alors, je regarde ça notamment d'un point de vue social, d'un point de vue économique, il y a pas eu de développement proposé aux outres Mè quand je passe là-bas. Je veux dire, moi une grande question par exemple, c'est la question de l'autonomie alimentaire. Ça doit commencer par là. Je dis pour la France, pas grand pays, sans grande industrie et sans une agriculture qui assure notre autonomie.
Mais ça doit être vrai aussi pour les outresemes. Alors ce que j'ai vu en allant en Guadeloupe ou en Martinique par exemple, c'est des agriculteurs qui ont souhaité sortir de la canne à sucre ou de la banane de la monoculture pour aller vers des légumineuses, pour aller vers le manioc, pour aller enfin voilà pour servir le marché local et qui n'ont pas été appuyés ni par l'État qui est pas venu créer un marché comme pour la Bretagne, on a créé Ri et Léal, on a fait des grandes autoroutes. Bah voilà, là il y a pas eu de logistique qui a été mise.
Donc les ces agriculteurs sont revenus dans la monoculture canne à sucre banane et je trouve ça regrion, il y a pas de stratégie en tout cas pour les autres. Il y a pas de question sur comment on fait pour qu'il y ait un développement propre et donc évidemment avec une industrie. Pour moi, la Réunion est par exemple d'une situation différente où à peu près la moitié la moitié de leur de leur consommation est quand même assurée par de du local quoi. Une dernière question même deux pour terminer sur cette partie historique et sur cette votre vision des outremères.
la statue de Colbert devant l'Assemblée nationale et même le salon d'honneur de l'Assemblée qui porte le nom du rédacteur du code noir. Est-ce que ça vous dérange ? En tout cas, à minima, il faut des explications. Il faut que soit je suis plus pour moi pour de l'information pour dire voilà ce que ce qu'a Colbert, voilà ce qu'il a porté dans l'histoire de France, voilà ce qu'il a fait avec le le code le code noir. Donc voilà, ça c'est ça devrait être à minima, il devrait y avoir ça. Et en tout cas, que la question soit posée, c'est légitime au minimum.
Mais donc il y a le passé mais il y a quand même je veux dire aujourd'hui ce dont souffrent les Guadeloupéens, les Martiniqu les Runionnais aujourd'hui très concrètement c'est la vie chère et c'est de ça dont il s'agit de sortir. vrai pour l'hexagone, on le voit avec les pompes à essence mais là queil y ait pas une grande interrogation sur la place du groupe Bernard AOT pardon dans dans en qui est quasiment en situation de monopole qui se gave avec des prix qui sont en moyenne de 50 % supérieur qu'on sache même pas quelle est la part de transport et ben patienter 5 minutes on va on va parler de Bernardot et de la de la vie chère promis dans 5 minutes.
On reste sur ces questions institutionnelles. D'abord un mot d'explication on l'a entendu dans le sonore très rapide dans l'introduction. La la Picardie indépendante et socialiste. C'était quoi ? C'était un programme ? C'est une blague d'adolation. Vous savez, c'est plutôt une blague. Il est évident que quand on est Pardicardien des Penenza, vous savez c'était les fatal picard, ils avaient un t-shirt avec qui imitait le le band au corps et avec euh le c'était une betterraave. Donc bon, voilà, il est évident qu'il y a là-dedans une grande part d'ironie. C'est une blague d'adolescent. J'entends bien que il y a beaucoup moins d'ironie quand il s'agit de la Nouvelle-Calédonie Canaki. Quoi ?
Justement, je ne sais pas ce que vous pensez de la situation Nouvelle-Calédonie. J'ai pas vu un tweet de votre part depuis le depuis 2024 près de 2 ans. Alors les élus caléoniens attendent la présidentielle pour reprendre les discussions institutionnelles. En juin prochain, si vous êtes à l'Élysée, qu'est-ce que vous avez qu'est-ce que vous leur direz ? D'abord dire que euh j'étais jeune, j'avais 12 ans euh au moment euh à la fois des massacres de la grotte d'UVA et euh des accords de Matignon, mais c'est un moment dont je me souviens très bien et où je me suis dit finalement il y a une grandeur de la politique.
Il y a une grandeur de la politique parce que voilà, on part du sang qui coule de deux peuples qui se haïsent et on a leur leader Jacques Lafleur, Jean-Marie Chibaou qui sont capables de passer par-dessus ça, par passer par-dessus des des haines dans leur famille des et de chercher un chemin communation et construire un avenir. C'est très compliqué d'unir de rassembler des non indépendantistes et des proindépendantistes. Et ben, ils l'ont fait. Ils l'ont fait sous la houlette de Michelard à l'époque et ça a débouché sur des accords de Matignon dont je rappelle de le préolle la décolonisation est le moyen de refonder un lien social durable.
Donc il est évident que le chemin doit demeurer celui de la décolonisation. Comment on fait le je vais commencer à vous presser mais en tout cas le Marine Le Pen qui propose un référendum dans près de 40 ans, Jean-Luc Mélenchon qui propose l'indépendance association 6 mois après son élection. Vous quel est votre le chemin de l'indépendance association convient maintenant. Il faut qu'il y ait un dialogue qui soit renoué en local qui a de la concertation qui s établie. Faut que les discussions avancent de ce côté et euh sous le regard du peuple français dans son entier et qui je dirais en l'occurrence a plutôt un rôle de médiateur.
On l'a bien vu euh les accords de Matignon, il me semble ont été validés à hauteur de 80 % par les Français à l'époque. Donc on on là, il y a plutôt un rôle de d'aider à à aller vers un chemin commun. Mais il faut que ce soit une demande qui vienne de la Nouvelle-Calédonie. Il faut que la Nouvelle-Calédonie euh Kan et Caldoche et leur mots à dire euh euh évidemment sur ce chemin-là sur la temporalité qui ne peut pas être repoussée à Dernam et quand les Canaques disent non, on est en deuil, on veut pas de référendum maintenant, c'est non. Sur le la Guyane qui demande une autonomie élargie depuis très longtemps, la Martinique qui veut des pouvoir mieux s'intégrer dans la région Caraïbe.
Qu'est-ce que vous leur dites ? En tout cas, mieux s'intégrer dans la région Caraï pour moi ça va de soi. Euh je veux dire que mais les questions d'autonomie, d'indépendance, c'est pas vraiment votre sujet. En tout cas, ça vous met un peu En tout cas, moi je non, ça met pas mal à l'aise. Vous m'avez entendu sur le NAV Calédonie sans difficulté. L'ONU dit qu'il y a aujourd'hui deux territoires français qui sont en situation coloniale. Il s'agit de la Polynésie française et de la Nouvelle-Calédonie.
Et donc moi je suis conforme au droit international et le le droit international disent voilà il faut aller vers une décolonisation de ces deux territoires là sans fixer de temporalité immédiate sans mettre le couteau sous la gorge à quelconque. Maintenant et même vous savez quand je me suis rendu en Corse je veux pas que les questions d'indépendance d'autonomie de statut viennent masquer une question qui est celle de l'égalité de l'égalité qu'on soit citoyen picard ou citoyen guadeloupéen. Et je pense que parfois les questions institutionnelles viennent noyer des choses beaucoup plus concrètes. L'accès à l'eau, l'accès à l'éducation.
Voyez, par exemple à par exemple sur la Guyne, vous leur direz quoi ? Oui, une autonomie élargie comme vous le souhaitez. Il peut y avoir une discussion pour sur un un chemin où ils ont davantage de de marge de manœuvre. C'est il faut pas en faire un tabou, il faut qu'il y ait des discussions de ce côté-là. Mais je pense que le grand sujet pour l'aigané, c'est euh se vêtir, se loger, se nourrir, exploiter du pétrole s'il y en a dans leur eau pour se développer, s'éduquer. Je suis pas favorable à ce que on aille vers un dumping qui soit social ou qui soit environnemental. Donc euh voilà.
Mais euh euh donc je pense que ça reste les grandes questions, mais vous regardez là ce qui se passe, mais leur donner la possibilité du d'exploiter leur pétrole qui serait dans leurs eau comme il l'avait demandé au mois de juin. Je le dis, je ne suis pas favorable à un dumping et je pense que le grand sujet aujourd'hui de dumping, c'est-à-dire que le la loi, le pétrole, on on le laisse là où il est, est-ce qu'on peut l'uil française dit qu'on rouvre pas des réserves de pétrole. Je suis pas je suis pas pour qu'on revienne sur de des normes environnementales ou des normes sociales. S'il faut faire du plus élevé, on le peut.
Moi, je pense que si jamais on leur donnait les ressources pour qu'ils puissent euh vivre correctement, la question du pétrole ne se poserait pas. Vous voyez ? Bon, donc et puis par ailleurs, la France euh dans sa totalité doit avoir pour but de sortir des énergies fossiles. Euh c'est encore l'absence de stratégie à long terme pour on est dans une grande agence absence de stratégie. Je vois par quand je passe à la réunion le fioule, la bagasse de la canne à sucre, mais enfin le fioule est la grande source d'énergie. Bon bah, quelle est la place du solaire ? Quelle est la place de la géothermie ? Ce sont des questions qui doivent se poser.
Et bien, on va parler de la question économique du pouvoir d'achat tout de suite. Quel modèle de développement économique pour les outreemers ? On va en parler avec votre concept de travaillisme climatique. Dans un instant, on commence par une question de votre collègue, la députée socialiste de la Martinique, Béatrice Bélé sur la vie chère. Monsieur François Ruffin, chers collègues, si tu es président de la République, quelles seront les trois premières mesures ou les trois mesures prioritaires que tu mettrais en place pour lutter contre cette réalité qui est la vie chère dans les pays des océans dit d'outre mer ? Et ben voilà François Ruffin, question concrète, réponse.
Non, je réponds à Béatrice. Ah oui, d'abord quel est le constat ? C'est un quasi monopole là en Martinique mais également en Guadeloupe du groupe Bernard Aotte et qui se gave pendant que les Martiniqu, les Guadeloupéens sont eux en train de se rationner. On a de du sucre qui est deux fois plus cher là-bas, on a de l'huile qui est deux fois plus cher là-bas. Et donc la première chose à faire, c'est un contrôle des prix et des marges qui existait jusqu'en 1986. Voilà, on savait grâce à la répression des fraudes euh qui se gavait ou bien finalement est-ce que les marges étaient limitées. Donc il faut qu'on sache là simplement très concrètement sur le sucre qui est-ce qui marge là-dessus ?
Comment ça se fait qu'on en arrive à deux fois plus com ça fait par un simple décret euh de bah de fixer les les prix accorder une marge raisonnable comme vous dites. Vous savez c'est un choix qui a été fait dans les années 80 de déréguler tout. Bah le grand choix que nous faisons, c'est de réguler à nouveau. Donc là, ça veut dire des agents euh qui euh font ce qui est fait en ce moment dans les stations essence, mais on ne se limite pas à l'essence. L'alimentation notamment doit y passer et qu'on on sache finalement quelle est la part de Bernard Rayotte là-dedans. Si elle est faible, et ben on le saura. Mais si elle est importante et ben on dira c'est la surmarge, ça n'est pas acceptable.
C'est la première chose. C'est le blocage des prix. Non, ça n'est pas le blocage des prix parce que si jamais quelle est la différence parce que blocage des prix c'est le la proposition de la France insoumise que c'était la propque mais sans chercher à polimiter avec qui que ce soit mais je vous dis quelle est la différence c'est que là on a eu on a eu par exemple un grand euh euh un grand problème agricole cet été il est évident que les prix agricoles vont augmenter. Vous pouvez pas demander à l'industrie agroalimentaire de maintenir les mêmes prix. Ça va augmenter. Il va y avoir de l'inflation de ce côté simplement parce que les rendements agricoles ont diminué.
Donc bloquer les prix n'aurait pas de sens, mais en revanche, savoir qui marche dessus, qui se fait du gras là-dessus et dire voilà c'est euh c'est 5 %, vous avez le droit de relever les prix de 5 % mais pas plus, ça doit être contrôlé et aujourd'hui ça ne l'est pas du tout. Et vous savez, j'ai même envisagé moi de faire un un merci patron aux Antilles à propos de du groupe Bernaï Rayotte. Je me dis bon voilà, je recommence. J'avais fait du résultat de la présid j'avais fait Bernard Arnaud. Bon, écoutez, j'ai été un député reporter qui faisait des films. Pourquoi pas un président reporter qui fait des films ? Qui fait des films également ?
Autre mesure, toujours en matière de régulation, l'indexation des salaires sur l'inflation. Là, on a une inflation qui est importante à la fois sur le plan alimentaire et sur l'essence, ben les salaires doivent suivre et les c'est pas aux salariés de se restreindre sur leur pouvoir d'achat. Et enfin, strictement sur la question du gazoile qui est quand même une question pour tout le monde et y compris dans les outres mères. le le le fait qu'on ait une taxe sur les produits pétroliers qui soit flottante. On diminue la taxe quand euh le les cours augmentent de manière à stabiliser et quand les cours diminuent, on remonte la taxe.
Mais qu'on ait une taxe flexible pour pas vivre là avec du gazoile à 2,50 € 3 € et cetera. Parlons de votre concept de travaillisme climatique. On avait une question de la présidente du MEDF de la Réunion, on va laisser tomber mais en tout cas je vais la résumer pour vous. Il travaille pour sur une hypothèse, c'est sur un rapport, c'est et si demain l'île de la Réunion était coupée du monde et donc travailler sur sur les dépendances, vous parliez de cette autonomie alimentaire par exemple et quand vous étiez allés à la Réunion, vous disiez tiens c'est un endroit qui pourrait servir de laboratoire pour ce travaillisme climatique. En un mot, une minute, expliquez-moi.
Mais d'abord, nous on pense que le grand défi à résoudre pour les Français comme pour l'humanité, c'est le climat qui suppose d'à peu près tout transformer, logement, déplacement, industrie, énergie et cetera. Et euh la Réunion euh paraît assez propice pour une expérience comme celle-là, sachant que ils ont déjà des temps d'avance, ils ont architecture, par exemple, vous savez l'aéroport de Saint-Denis et ben il y a pas de ventilateur, il y a pas de climatiseur, c'est juste l'air. Donc ça, il faut qu'on dise qu'il y a des bonnes idées euh dans euh les outresemes, il y a des bonnes idées dans les pays du sud et que maintenant que ça se réchauffe chez nous, il faut les importer.
Mais par exemple sur la question de l'énergie, je l'ai dit, la Réunion peut-être peut se poser des questions sur la géothermie avec euh la présence de ces volcans évidemment euh sur le solaire, sur euh le le fait qu'il faut avoir davantage de souveraineté alimentaire, moins dépendre de l'hexagone, mais peut-être même à proximité avec Madagascar, avec des terres qui sont plus proches d'elles. Je pense qu'il y a il y a à progresser peut-être mais sans donner de leçon et vu de loin de ce côté.
Et je pense qu'il y a une grande question sur le réemploi euh le réemploi à la fois de gens de gens qui sont éloignés du marché du travail classique parce qu'ils ont pas les compétences, parce qu'ils sont fatigués, parce que ça les a usé et le réemploi des matières euh qui aujourd'hui sont très peu recyclées, très peu utilisées et je pense que la Réunion euh en l'occurrence et si le MEDEF de la Réunion se pose cette questionl mais oui, vous savez moi j'ai travaillé avec Sarah Salman, une avocate qui était très antisalarié au départ et elle a changé avec Bruno Bonel député macroniste sur les métiers du lien et il a changé.
Donc je suis prêt à avoir une discussion avec le M prochain film avec Catier Wardef de la Réunion. Une question pour sur Mayotte avant de Il nous restera plus que 5 minutes. Mayotte en approche de des 2 ans après le passage du cyclonchido. Le mois dernier le premier ministre a reconnu que la construction est trop lente. Euh vous comprenez-vous pourquoi l'État n'y arrive pas à Mayotte et qu'est-ce que vous feriez de différent ? Écoutez moi en tout cas je sais ce que je ferai à Mayotte. Je suis revenu.
Alors il y a une une grande question sur l'immigration qu'il ne s'agit pas de nier mais on a partout on me parlait de l'éducation pourquoi 60 % de la population a moins de 25 ans mais vous avez chez les cadres malorés se disent je mets mes gamins dans le privé ça me coûte 200 € par mois peut-être que je vais les envoyer à Madagascar parce que ici ça va pas. Là vous avez une grève dans un lycée à quoi ça fait 3 semaines que les mamans se rassemblent le matin. Pourquoi ? parce que les gamins il ils peuvent pas aller à l'école normalement et vous avez près de 70 % des classes qui tournent en rotation les enfants qui vont à l'école le matin.
Est-ce que vous avez et dans le plan dans le plan chido, c'est l'éducation, c'est annexe et on dit ça sera la fin des rotations en 2031. Je pense que la France, le gouvernement français doit miser mais alors très très fortement sur l'éducation y compris dans les bangas, dans les bidonvillees. Vous président à Mayotte, qu'est-ce que vous ferez ? On met le paquet sur l'éducation. Il faut que Mayot devienne un gigantesque centre de formation pour que les gens en sortent avec des qualifications et que possiblement ensuite il puisse venir en hexagone mais en étant professeur, en étant infirmier, en étant électricien, en étant chauffagiste, vous voyez, en sortant avec des compétences.
Or aujourd'hui, c'est tout le contraire qui est fait. Plutôt que d'être dans un surinvestissement sur l'éducation à Mayotte, on est dans un complet sous-investissement. Et ça, je pense que oui, la France devrait mettre le paquet là-dessus à Mayotte. Ça va tellement vite. Il nous reste 4 minutes. On va parler de vous et de votre candidature. J'ai trouvé une phrase, j'ai entendu une phrase que vous avez prononcé il y a quelques jours à la fête de l'humanité. Je l'ai dit hors contexte et moi je suis un cancre. Je fais ce que je veux. Je l'explique quand même.
C'était lors de votre Rifina d'une discussion avec votre sœur et c'était en comp en comparaison avec votre sœur maître mère de Grenoble et très bonne élève. Mais ça donnerait quoi à l'Élysée un cancre qui fait ce qu'il veut ? Je pense que alors pas de manière isolée et solitaire euh mais euh le temps est euh à ne plus respecter euh ce la grande doxa qui s'est déroulée pendant 40 ans, c'est-à-dire compétitivité, marché, mondialisation, enfin vous voyez. et donc d'essayer des choses nouvelles et euh je vous dis alors je je par exemple sur Mayotte, je le ferai pas tout seul dans mon coin.
Je consulterai des enseignants, leur syndicat, je je ferai des réunions avec les Maoré, avec les gens des Bangas, mais se dire voilà, allez, on avance, on met le paquet de ce côté-là. Et alors voilà, ça veut dire mettre un coup de pied dans le système économique. Oui, il faut mettre un coup de pied. Il faut mettre un coup de pied dans le système économique. Là aujourd'hui, on voit très bien comment dire les les gens qui travaillent, qui tiennent le pays debout dans les écoles, dans les usines, dans les bureaux, dans les hôpitaux, ils sont obligés de se serrer toujours plus la ceinture, de plus partir en vacances.
Moi, je vois des des soignantes dans les épades qui s'occupent des personnes âgées toute la journée et qui se privent sur leur petit déjeuner qui pour qui il y aura pas du poney pour leur gamine. Alors ça paraît anecdotique mais voilà. Donc voilà le pays dans lequel on vit. Bah il est évident que dans ce temps-là, allez j'y vais. Les 500 fortunes françaises, elles sont passées dans le classement challenge qui est pas un magazine marxiste mais de 6 % du PEB en 1996, 20 % à l'arrivée d'Emmanuel Macron au pouvoir, on a aujourd'hui dépassé les 40 %. Donc on voit très bien qu'il y en a qui se gavent là-haut pendant qu'on on rationne les autres en bas.
Mais il s'agit simplement de rééquilibrer les plateaux de la balance. 500 familles, vous en toutous de vos promesses de de parrainage 500 familles. Les 500 familles ne me parent pas. On est aux alentours de 150 donc voilà. Il y a il y a ça avance de ce côté-là laborieusement avec du travail de terrain mais c'est pas ça sera pas ce qui sera bloquant dans ma candidature. Les finances ne seront pas bloquantes dans ma candidature. Lors du premier tour de la présidentielle en 2022, Jean-Luc Mélenchon a fait 56 % en Guadeloupe, 40 % la Réunion. Comment vous comptez faire mieux que lui dans les autres mères ? D'abord, je prétends pas faire mieux.
il a réussi quelque chose de bien parce que ça veut dire qu'il a il a marginalisé en fait les les la réunion qu'est-ce que vous lui reprochez ? Non non, c'est pas euh je considère qu'il a réussi à trois endroits. D'accord ? Il a réussi chez les plus précaires du pays, il a réussi dans la jeunesse du pays, il a réussi dans les outresemes et c'est très bien. Mais maintenant c'est comment on réussit ailleurs aussi, comment on réussit chez les plus âgés ? comment on réussit dans les campagnes ? Comment on réussit chez les salariés non pas précaires mais modestes ?
Et si jamais on n pas ça, on fait pas 51 % au deuxème tour de la présidentielle et avec un moment dans lequel on vit où il est possible que ça soit je veux pas je n'ai pas jusqu'ici agité la menace de l'extrême droite mais cette fois-ci elle est bien réelle. Marine Le Pen qui se trouve sur le siège à l'Élysée. L'an dernier, lors de votre passage en Guadeloupe, vous êtes allé devant le micro de Guadeloupe la première et vous disiez ceci à propos de votre candidature. Mais j'ai jamais dit que j'iraiis tout seul et que et quoi qu'il en coûte, non, je dis en revanche que je je me prépare. Alors aujourd'hui François Ruffin, où est-ce que vous en êtes ?
Est-ce que vous vous sentez prêt à devenir l'an prochain président de la République ? Je me prépare. Maintenant la question de du rassemblement, moi j'étais pour une grande primaire de la gauche qui aille de de Poutou à Hollande et qui embrasse tout le monde, qui réunissent, qui rassemble, qu'on soit souhaz unir, rassembler. Pour l'instant, vous êtes une candidature de plus. Je le constate, je le déplore, je vais regarder ce qui se passe du du côté de la petite primaire.
Bon, donc euh on se donne on se donne du temps euh pour voir comment euh les choses évoluent euh dans le petit jeu politique qui, vous l'aurez compris et parce qu' me passionne le plus, je suis bien mieux euh à point à pitre euh en train de discuter avec des habitants de leur soucis d'eau euh que je ne le suis à Paris à discuter avec les partis. Mes candidats jusqu'au bout ou jusqu'à quand ? Je je ne dis pas moi j'irai jusqu'au bout, quoi qu'il en coûte. Vous voyez, je suis fidèle à ce que j'ai raconté.
Et ben il reste quelques mois pour faire entendre une voix dire la conscience qu'on a des soucis qu' les gens de la Picardie jusqu'à Mayotte et d'essayer de rassembler ça et de pas construire une France qui se déchire. Voilà. Et si ça ne marche pas, vous porterez sur un autre. On verra. D'accord. Pour l'instant, je suis là et je vous dis je je porte ma candidature et je fais entendre une voix une voix j'espère qui est fidèle à celles et ceux qui ont parlé pour moi. Voyez, j'ai a un visage qui me revient de mon passage à Mayotte.
Arrouna qui est le président des jeunes agriculteurs de Mayotte, qui a construit euh des ateliers pour faire du poulet, qui a développé une filière de poulet, qui s'est mis en relation avec des coopératives, qui a monté une voilà du et donc qui euh fait de son mieux pour aider son pays, sa son petit pays, sa patrie. Et ben, je veux que Les haruna soient aidé, accompagné, soutenu et ça sera ça le vrai développement des outresemes. Ça sera pas du T France à la Barne de France et ça ce sera le 1er octobre. Non mais voilà mais bon mais ça sera quelles sont les bonnes volontés et elles existent. Moi j'en ai vu partout voilà et s'appuyer dessus les nourrir.
Le modèle de développement des outremères pour François Ruffin c'est donc Aruna Mayotte. Voilà une image concrète et très précise. Merci François Ruvin d'être passé nous voir face aux outemers. Un grand merci à vous. À bientôt.
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