Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 54 %Attaque 39 %Défensif 7 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:09Invité politiqueFait
« En 2008, c'est une personne qui, du fait de son divorce n'arrivait plus à payer sa traite pour payer son logement qui faisait partie d'une catégorie de logement que l'on pouvait acheter à petit prix avec un très gros emprunt et ça c'était qui était évidemment richement rémunéré »
- 3:53Invité politiqueFait
« Et puis un jour, cet événement microocal est passé en 2è en 3e, à un 4e et le monde entier s'est retrouvé à genou. »
- 4:36Invité politiqueFait
« Par conséquent, quand vous entendrez dire des choses au sujet de vos camarades insoumis, quand vous entendrez dire des choses à propos de ce qui se passe là-bas, souvenez tous autant que vous êtes que ce dont il est question, c'est des gens qui ont été financés, armés par l'Union européenne, par nous-mêmes et qui aujourd'hui assassinent leurs compatriotes. »
- 5:21Invité politiqueChiffre
« Nous sommes sur le seuil d'un événement de cette nature parce que la surévaluation boursière des valeurs a atteint des niveaux absolument extravagant n'ayant aucun rapport avec l'économie réelle. »
- 23:33Invité politiqueFait
« Paul Bia est souvent en cure à Genève. »
- 25:01Invité politiqueFait
« Nous avons été capables, nous les Français, de construire des bateaux scientifiques qui sont extraordinaires. »
- 35:34Invité politiqueChiffre
« Chacun de ces deux satellites a coûté 400 millions de dollars et ils sont indispensables pour accumuler les données qui permettent de prévoir. »
- 55:38Invité politiqueFait
« si vous y allez comme ça, courez pour ramasser un seul euro d'impôt. Courz pour ramasser 1 € de cotisation si celui qui veut pas les payer les paye pas. »
- 55:50Invité politiqueFait
« On est quelques marchistes à voir bien rigoler. Tu vois tu vas nous expliquer ce que une fortune qui produit pas de l'accumulation. On attend de voir ça. Ben non. Ben non, ça existe pas. »
- 1:04:06Invité politiqueChiffre
« Ça rapporte 26 milliards. C'est énorme, non ? On l'a déjà fait voter trois fois et trois fois il a fallu 493. la censure et la reste pour faire tomber tout en même temps. »
- 1:04:30Invité politiqueFait
« Jamais l'assemblée n'a été aussi ordonnée qu'elle est actuellement, figurez-vous. »
- 1:06:59Invité politiqueFait
« La dette de qui, s'il vous plaît ? Si c'est celle de la SQ, qui l'a prévu ? Vous, c'est vous qui l'avez provoqué. »
- 1:07:20Invité politiqueFait
« En 1 an, on remet tout ça d'apomb et on peut le faire parce qu'on l'a déjà fait dans le passé et qu'on a créé un système d'aplom et à l'équilibre en sortant d'une guerre mondiale. »
- 1:09:06Invité politiquePromesse
« Nous nous allons faire 20 milliards d'économie. Nous ne sommes pas partisans de 20 milliards d'économie, ni même d'un seul milliard. »
- 1:09:30Invité politiqueFait
« Et notre modèle, ce truclà mis dans la machine de la Banque de France, pas du Parti communiste ouvrier révolutionnaire de je sais pas où, la Banque de France. Et bien quand on met ce budget dans la machine de la Banque de France qui calcule un point de moins de chômage, un point et demi de croissance et des milliards qui rentrent dans la caisse. »
- 1:12:43Invité politiqueFait
« On fait pas de la politique juste avec de la morale, surtout aux pauvres. »
- 1:13:28Invité politiqueFait
« Donc celui qui lève la main pour dire je suis d'accord avec le décalage, il se bouffe le reste du texte qui dit dans le cadre de la loi qui change la retraite et la porte à 64 ans. »
- 1:14:27Invité politiqueFait
« Et là encore c'est pas en montrant du doigt ou en disant il faut manger quatre légumes par jour. Qui c'est qui les paye ? C'est toi ? On peut pas. »
- 1:15:04Invité politiqueFait
« Donc c'est pas un cadeau qu'on lui fait mais quand on décide de lui imposer, on lui impose une deuxième fois ce qu'elle a déjà payé parce que vous payez vos impôts sur votre paye et votre paye elle a déjà servi à la côtise. »
- 1:15:48Invité politiqueFait
« Alors à celle-là qui est en congé de longue durée, le temps qu'elle se requinque et qu'elle essaie de se tirer d'affaires, vous allez quand même lui taper du fric en plus. »
- 1:22:27Invité politiqueFait
« Alors vous tiré ? Oui. Allez poum poum poum on tire. Ah oui il l'a pris dans la gueule. Non dans les couilles tu vois. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon99 %
≈ 1,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[applaudissements] [applaudissements]
Ça fait du bien.
[applaudissements]
Des fois, des fois on a des bleus dans la tête hein, quand on a pris trop de coups. D'abord, je dois des excuses. Ça va, je suis pas trop en retard mais il faut que vous sachiez qu'ils font exprès. Ils me disent "Faut attendre, faut que ça se rend bon. euh à ceux qui s'étaient inscrits et que nous avions prévu de réunir pour tenir une conférence sur les relations internationales. Euh c'est un moment qui aura lieu en toute hypothèse là, il a été reporté parce que nous ne sommes pas prêts à présenter l'ensemble du document que nous voulons présenter.
Il y a une dizaine de personnes qui travaillent et on espère faire quelque chose d'un peu synthétique pour les raisons que je vais indiquer très rapidement maintenant et qu'on va mettre en discussion en interne. Mais de nos jours, comment on fait la part entre une réunion interne et une réunion publique ? C'est pas c'est pas du tout simple. On peut pas dire aux gens ne venez que si vous vous intéressez aux relations internationales. Euh ni plus ne venez que pas pour nous casser les pieds pendant 2 heures sur un sujet parce que c'est celui qui vous passionne. Bref, c'est compliqué, n'est-ce pas Marianne ? Je te vois. Euh alors bon, on a ajourné ça, mais ça aura lieu.
Je le dis pour tous les camarades que ces questions motiv. Pourquoi ? Parce que nous autres, nous savons que politiquement le global détermine le local. Contrairement à l'intuition. L'intuition donne l'idée que les choses en s'additionnant constituent une réalité globale. Non, c'est l'inverse. C'est une réalité globale qui permet aux événements locours d'avoir lieu, les motiv, les justifie, les amplifie et à son tour recevant l'impact des événements modifiés de cette manière se transforme lui-même. La relation entre le local et le global a toujours été un point d'interrogation dans notre pensée. Comment bien penser ?
comment bien analyser pour prendre en compte le système monde comme un système global et aujourd'hui plus que jamais puisque naturellement dans une époque ce qui domine c'est les rapports de production dominants et les rapports sociaux qui s'y rattachent. Notre époque est celle de la mondialisation, ce qui signifie la division internationale du travail répartie sur la planète entière avec une intense circulation entre ces compartiments par voie de mer puisque 90 % du commerce se fait par la mer aujourd'hui et à l'intérieur de la sphère numérique globale. Tout a été intégré dans la sphère numérique globale et évidemment cela a modifié le capitalisme de notre époque.
Cela a modifié les caractéristiques du développement dans chaque pays. Pourquoi ? Parce que ces relations ayant un caractère quasi instantané et sans cesse plus rapide d'une part et d'autre part ces relations étant sous l'objet de domination et bien elles elles ont une capacité de contagion incroyable. Aujourd'hui, le système monde de l'économie globalisée et numérisé, d'accord, mondialisé et globalisé, est aux alentours d'une crise majeure puisque du fait qu'il est un seul et unique organisme, un événement extrêmement localisé peut devenir un événement pour la planète entière.
En 2008, c'est une personne qui, du fait de son divorce n'arrivait plus à payer sa traite pour payer son logement qui faisait partie d'une catégorie de logement que l'on pouvait acheter à petit prix avec un très gros emprunt et ça c'était qui était évidemment richement rémunéré et par conséquent à intervalle régulier quelqu'un n'arrivait pas à payer. l'assurance prenait la maison, la revendait et comme ça le même objet était revendu plusieurs fois. Et puis un jour, cet événement microocal est passé en 2è en 3e, à un 4e et le monde entier s'est retrouvé à genou.
Entre-temps, après avoir fait toutes sortes de discours émouvants sur la fin du marché, de l'irresponsabilité, du capital et de la finance, vous avez des discours de SarkoZi que vous pouvez mettre dans la bouche d'un gauchiste sans aucun problème. À l'époque tellement la panique était grande à l'intérieur des rangs de la bourgeoisie mondiale qui voyait d'un seul coup et et sans aucune parade possible s'envoler en fumée des milliards et des milliards et tout le système être mis à mal. On l'aura peut-être oublié, mais la crise de 2008, elle est pas complètement surmontée dans toutes les économies du monde. Bref, ça a été un coup terrible.
Et après quelques temps à dessouler, ils ont pris tous leurs mauvaises habitudes et souvent les pires, c'est-à-dire mettre en circulation toutes sortes de titres qui sont censés avoir une valeur et qui en réalité n'existe pas vraiment qu'on met ensemble dans de beaux emballages. Par exemple, si vous avez une entreprise avec une dette, monsieur et toi une autre, et bien vous vous mettez ensemble avec ce troisème qui lui a réellement du fric et vous faites un titre. Ça s'appelle titriser les dettes. Alors celui-ci vous inspire confiance parce que on a vu sa maison, son château, c'est bien mais vous par contre vous êtes de voyou et bon vous survivez.
Et puis arrive un jour où l'un des deux est pris et il tombe. Il fait tomber l'autre et il fait tomber lui et lui il fait tomber les autres qui avaient confiance en lui et cetera et cetera. Nous sommes sur le seuil d'un événement de cette nature parce que la surévaluation boursière des valeurs a atteint des niveaux absolument extravagant n'ayant aucun rapport avec l'économie réelle. J'espère que je vous saoule pas trop mais tout ça fait partie des conditions que nous allons devoir affronter non pas ce soir mais dans les semaines les jours qui viennent. Nous marchons, comme dirait l'autre sur le bord du toit à la veille.
Mais peut-être que le système trouvera encore une manière de retomber sur ses pattes, mais dans des conditions générales qui favorisent la crise financière globale. Vous trouverez une ou deux choses sur le sujet dans mon propre blog, pas cette fois-ci mais le coup d'avant. Et je vous invite à vous documenter, vous renseigner parce que c'est comme ça que font ceux qui parmi vous sont des militants et ont fait ça toute notre vie et ça fait un bien fou à l'esprit au moins autant que les mots croisés pour se maintenir en forme. Comprendre la finance, c'est un exercice qui est plus difficile que les mots croisés, donc c'est plus stimulant.
Alors, nous sommes là et puis nous sommes dans une ambiance de bouleversement total de la géopolitique, c'est-à-dire des rapports de force à l'intérieur du monde capitaliste ou plus exactement des rapports de fort dans ceux qui possèdent, fabriquent, échangent et qui se trouvent tout à fait naturellement en compétition les uns avec les autres parce que c'est la loi du genre. Et dans ces conditions, nous aurons bientôt à subir, à assumer, à devoir assumer les conséquences des développements de cette bataille qui oppose les États-Unis d'Amérique à la Chine et par la même pratiquement tout le monde sur la planète entière d'une manière ou d'une autre.
En attendant et avant d'entrer dans les différents aspects que je veux évoquer ce soir devant vous pour ce moment politique, puisque je parle d'international et puisque je suis au siège du POI qui nous fait une fois de plus l'amitié de nous prêter gratuitement cette salle, je voudrais me réjouir comme eux-même de la libération des deux otages qui étaient retenus en Iran. Il s'agit, comme vous vous en souvenez, de Cécile Coler et de Jacques Paris. et nous n'en dirons pas davantage sinon que ce sont des syndicalistes ce qui un certain lien avec eux pour nous et puis ce sont des profs.
Alors là, ça crée carrément une relation de tendresse entre eux et nous et nous sommes plus joyeux et si joyeux de les savoir bientôt libre. Pour l'instant, ils ne le sont pas mes camarades, ils sont encore à la résidence de France à Tran mais ils sont vivants et ils ne sont plus détenus dans les conditions effroyables qui étaient les leurs jusqu'à présent. Il va de soi que je vais féliciter en votenant à tous ceux qui ont participé au travail pour leur libération car c'est un travail qui était extrêmement compliqué compte tenu des circonstances dans lesquelles tous ces événements ont eu lieu.
Je le rappelle, il y a encore de cela quelques semaines, l'Iran était sous les bombes de Netaniaahu et il se trouve que Netaniaou, pour des raisons qui lui appartiennent, on a bombardé les prisons dans lesquelles se trouvaient les opposants qui étaient détenus par le régime iranien et peut-être nos deux camarades, nous le saurons bientôt. En attendant, puisque je parle de lui et que je n'ai pas l'intention de lui faire des compliments, je ne peux plus une fois de plus ouvrir ce moment politique comme je le fais depuis 2 ans, sans adresser notre les marques de notre fraternité avec le peuple palestinien qui à peine avait-il été
[applaudissements]
libéré des menaces pour incesser le feu aussitôt Netaniaou comme d'habitude étude qui ne respectera jamais aucun cesser le feu ni aucun des droits des Palestiniens. Et c'est une illusion de croire que cet homme puha autre chose qu'un assassin et un menteur. Parce que les raisons qui le mettent en mouvement ne sont même plus des raisons politiques. Ce sont des raisons qui parfois touchent à une mystique qui confine à la folie et d'autrefois ses intérêts personnels. Tout ça en fait un être ville qui persécute, massacre, tue sans aucune retenue. Et naturellement, il y aura une onde longue des conséquences de ce qui se passe.
Donc de nouveau, Gaza est sous les bons de nouveau, les Palestiniens sont assassiné. De nouveau, la supposée communauté internationale regarde tout ça sans bouger et sans rien faire. sinon que du peu qu'elle se préparait à faire, je parle pour l'Europe, elle ne le fait pas en disant mais puisquil en feu, c'est plus la peine de se fâcher avec le gouvernement de monsieur Néthano. Ils ne font donc rien. Et c'est important encore une fois que chaque fois on réfléchisse bien que dans ce type de situation, nous avons-nous un intérêt à la crédibilité des institutions internationales. Nous ne pouvons pas être seulement ceux qui parcasme en rican.
C'est grave qu'il soit incapable de faire quoi que ce soit.
C'est grave que les deux principales conquêtes des deux catastrophes mondiales qui ont été les deux guerres mondiales, à savoir d'une part la société des nations après la première guerre mondiale et l'ONU après la deuxième guerre mondiale qui sont en quelque sorte ce que l'humanité toute entière pouvait produire comme compromis un lieu chargé de produire des droits et de les faire respecter et que ces institutions, la première est morte, la suivante, les États-Unis d'Amérique n'en voulait pas davantage, mais elle a été longtemps utile comme un endroit où l'on pouvait du moins échanger malgré toutes ces imperfection et produire du droit international auquel nous référons.
Et nous y référerons dans le futur, d'autant plus que l'humanité est en prise et en poids par le changement climatique à un intérêt général humain qui fait qu'il existe une base pour faire valoir la nécessité d'un droit international. protégeant cet intérêt général qu'il s'agit de définir dans le cadre de l'assemblée de l'ONU et des moyens qui permettent de le faire respecter encore une fois sans la force et la violence légitime de du droit. Tout ça ne reste qu'un déveupieux et c'est bien ce qu'il nous faut regretter. Nous ne pouvons pas nous contenter de montrer du doigt et de dénoncer. Nous devons faire vivre l'idée que ce droit est possible.
et qu'il est possible de l'appliquer et qu'il faut l'examiner dans tous ces aspects pour qu'il soit le plus juste et le plus conforme à l'intérêt général humain. L'intérêt général humain, il implique tout ce qui concerne la survie de notre espèce et la crise climatique, le changement climatique met en cause la possibilité de la survie de notre espèce animale qui est l'être humain. et ce niveau de gravité qui fonde le regard que nous portons sur la question du droit international et de sa protection.
C'est aussi ça qui nous fait regarder avec une extrême fébrilité chaque fois que quelqu'un se prépare sur le plan politique à franchir la limite qu'en aucun cas on ne peut permettre de franchir, c'est celle de la guerre nucléaire. La guerre nucléaire reste la possibilité pour l'humanité de se rayer de la carte. Il y a dans les grandes puissances nucléarisées de quoi détruire Trump s'en évent qu'il est pas malin 150 fois la planète. Et bien figurez-vous que on ne pourra l'expérimenter qu'une seule fois parce qu'après il y aura plus personne pour tenter les 150 autres.
Voilà pourquoi le moment aussi est si tendu pour nous et chaque situation locale doit retenir notre regard parce qu'elle peut être le lieu d'ù part un enchaînement de circonstan qui débouche à la fin sur un embrasement général que plus personne ne contrôle. C'est ce qui s'est produit pour la première guerre mondiale. Je ne dis pas pour la seconde, il s'agit d'un autre cas.
Le cas de la seconde est plus directement lié aux luttes de classe et aux moyens que les puissants à cette époque ont déployé pour contenir une contagion révolutionnaire à laquelle il ne savait plus comment faire face autrement qu'en déployant des parties d'extrême droite fondé sur un racisme qui permettait de diviser les populations et de les dominer par ce moyen. Figurez-vous que tout ça à avoir quand même quelque chose avec ce que nous sommes en train de vivre non seulement dans ce pays mais sur tout le continent. et maintenant aux Amériques. C'est pourquoi l'histoire reste pour nous. Une accumulation d'expérience qui doit entrer dans notre culture. C'est une culture cumulative.
Il faut apprendre, apprendre et apprendre encore de manière à discerner tout de suite comment telle situation pourrait entraîner toute cette série d'événements. Car nous devons continuellement réfléchir comme si nous étions demain matin appelés à diriger notre pays qui est une des grandes puissances du monde, même si elle est moins flambarde qu'elle a été et qui est armée jusqu'au dents et qui dispose elle aussi du feu nucléaire et donc d'une capacité d'entrer dans la discussion en étant directement concerné pour y faire des propositions. Voilà pourquoi chaque événement nous intéresse.
Voyez-vous, il y a peu, on a mis en avant le massacre abominable qui a lieu au Soudan et je pense que on a raison de s'y intéressé. On peut s'agacer de voir quelques donneurs de leçons qui à cette occasion encore nous reproche ceci et cela parce qu'il y a toujours quelque chose à nous reprocher et qui aimerait que l'on parle davantage du Soudran et moins de Gaza. On comprend pourquoi mais nous sommes bien décidés à parler des deux.
D'abord parce que ce qui nous unit au Soudan, d'abord c'est sa révolution citoyenne parce que le Soudan tripoté de tous les côtés par les gens qui sont pétrole intéressés avec chacun ayant ses milices là-dedans a été pendant longtemps l'objet d'une guerre civile qui s'est achevée par une première partition du pays. Les réserves pétrolières d'un côté, les autres de l'autre. Et voici que une révolution citoyenne est intervenue. Je dis une révolution citoyenne, c'est-à-dire des groupes de citoyens envahissant une place centrale dont il faisaient leuragora et des noyaux citoyens dans les villages, dans les maisons.
Et peut-être que quelques-uns d'entre vous ont encore à l'esprit l'image de cette femme magnifique dans son habit tout blanc perché sur un bus et qui arrangait la foule qui se trouvait là. Car les révolutions citoyennes, comme vous le savez tous et toutes, ont cette caractéristique d'être non seulement des révolutions mixtes, mais souvent des révolutions qui sont menées et dirigées par des femmes, ce qui signifie la profondeur de l'engagement qui a lieu dans ces sociétés. Cette révolution citoyenne a fait l'objet d'abord de la création d'un gouvernement civil qui voulait être à son image.
Et nous avions reçu aux anfid d'été du mouvement insoumis une délégation représentative de ses forces, de cette révolution et de ce gouvernement. C'est dire qu'il existait entre eux et nous des liens d'amitié, de fraternité et de connaissance mutuelle. Car la vie n'est pas la même quand vous savez de qui vous parlez et à qui vous parlez que quand vous ne le savez pas. Le mouvement a soumis mais toujours beaucoup d'importance à organiser ces contacts.
Nous avons été les repriseurs car voyez-vous après l'effondrement de l'URSS et de l'organisation du monde qui en résulté aussi sur le plan politique, toutes sortes de liens se sont rompus sur la terre entière et des habitudes d'aller et venu qui étaient perdu. C'est autour du forum social mondial que souvent se sont reconstitués des noyaux de connexion. Mais comme chacun dans son pays était perclu de division et n'arrivait à rien, ça ne facilitait pas l'agrégation. Et puis petit à petit et notamment par l'exemple qui a pu être donné par le mouvement insoumis, des contacts se sont renoués à échelle du monde et nous travaillons maintenant avec beaucoup et souvent.
C'est pourquoi pour finir avec le thème du Soudan, nous gardons un œil du côté de nos camarades réfugiés dans la clandestinité, de ceux qui meurent en prison et qui sont odieusement torturés. Et évidemment, nous n'acceptons pas qu'on fasse des leçons sur le sujet parce que celui qui est le responsable de la nouvelle guerre civile, c'est une des fractions de l'armée du Soudan et c'est celui précisément que les dirigeants européens avaient érigé en modèle de démocrate. D'autant qu'il acceptait d'être le garde churme de l'Europe, il était là pour surveiller que les flux migratoires ne viennent pas à sortir et se diriger vers l'Europe.
Alors, on l'avait arrosé d'argent et d'armes dont il fait à présent l'usage que vous sachez que vous savez. Par conséquent, quand vous entendrez dire des choses au sujet de vos camarades insoumis, quand vous entendrez dire des choses à propos de ce qui se passe là-bas, souvenez tous autant que vous êtes que ce dont il est question, c'est des gens qui ont été financés, armés par l'Union européenne, par nous-mêmes et qui aujourd'hui assassinent leurs compatriotes. Et donc nous sommes en droit là aussi de demander des comptes. Puisque j'en suis là et de demander des comptes, j'en demanderai volontiers à mon pays. Voyons ce qui se passe en Côte d'Ivoire. Pourquoi je vous en parle ?
Parce que c'est ainsi doréen avant le mouvement insoumis est sans cesse sollicité. Vous devez dire quelque chose sur ceci, vous devez dire quelque chose sur cela et on le comprend et je suis en train de faire aussi rapidement que je le peux, mon devoir tout en cherchant à capter votre attention pour que vous compreniez pourquoi vous êtes concerné. L'Afrique a pour une part de sa population une langue en commun avec nous et une histoire pas très réussi mais une histoire en commun. Si bien que d'une manière ou d'une autre, nous voici concernés par ce qui s'y passe.
Et puis cette histoire commune fait que des flux migratoires ont eu lieu, ont encore lieu qui crée une nouvelle population française faite beaucoup de binationaux. Dès lors, les questions qui ont lieu en Côte d'Ivoire passionnent une partie de notre peuple, j'ai bien dit de notre peuple. Et quand vous êtes binational, contrairement à ce que croit certains, vous n'avez pas deux allégances, vous avez deux amours, ce n'est pas pareil. Et si vous avez deux amours, et bien vous êtes tout le temps obligé de choisir ceci, choisir cela. Est-ce que vous faites c ou est-ce que vous faites ça ? C'est compliqué hein. Tous ceux qui, comme moi, viennent du Maghreb, le savent.
Quand on va au bled, on est un français. Quand on revient ici, on est un arabe. Voilà. Alors du coup, on est obligé de se positionner soi-même et de se dire soi-même "Mais moi, je suis quoi au juste ?" Hein ? Et bien, je suis tout ça. Voilà. Alors, avec la Côte d'Ivoire, les liens sont singulièrement étroits parce que pendant toute une période, il y a eu un lien profond qui existait entre le Front Populaire ivoirien de Laurent Bagbo et les forces de gauche en France. Et puis ce lien s'est perdu à mesure que le Parti socialiste qui l'entretenait le lien et bien s'est dispersé là-dedans et a fini par s'intéresser à rien et à personne.
Si bien que comme le pouvoir en place tardait à être renouvelé par les élections du fait des lutes qui avaient armé dans ce pays, et bien la France est allée déloger le président qui était là en dehors de son mandat. En gros, si vous voulez, comme actuellement Zelinski, hein, qui est en dehors de son mandat, puisqu'il n'est plus président de l'Ukraine, son mandat est arrivé à terme, mais on continue à le traiter comme un président. Celui-là, on va pas le sortir de son palais. Mais Bagbo si. Et c'est l'armée française qui a été le délogé du bunker à l'intérieur de de du palais présidentiel de la Côte d'Ivoire. Donc nous avons une immense responsabilité et tout ça.
On nous disait maintenant voici la liberté revenue, nous allons avoir des élections, faites-les comme vous pouvez, ça n'est pas notre affaire et nous allons enfin pouvoir élire quelqu'un de raisonnable et de responsable, un ancien haut-fnaire des organismes internationaux, monsieur Alassan Moara, qui se trouvait quelle opportunité être un ami personnel de monsieur Sarkozy, ce qui facilitait les liens.
bien que avec un tel sponsor et dans de telles conditions, il fut élu et une deuxième fois et même une troisième dans des circonstances qui pour finir ont paru un peu lourdes à tout le monde notamment parce qu'entre-temps on avait envoyé Laurent Bagbo en prison et que la prison il y resté quelque chose comme 5 ou 6 ans avant qu'on lui dise "Mais monsieur finalement nous n'avons rien à vous reprocher qui relève de notre tribunal." Donc il en est ressorti, il est retourné en Côte d'Ivoire et voici que maintenant il y a eu une élection, la 4e, elle est absolument anticonstitutionnel du même monsieur Alassan Ouattara qui a réussi avant l'élection une performance électorale que il faut saluer, c'est-à-dire éliminer tous ces concurrents en leur interdisant d'être candidat.
Comme ça, le problème a été réglé. Et bien nous français, nous sommes responsables d'une partie de cette situation et nous sommes attentifs à ce qui s'y passe parce que les gens de Côte d'Ivoire, les Ivoiriens sont avec nous dans un lien particulier d'affection, d'amitié, de vie commune, hein. On a même eu une députée qui en venait et qui est là en face de moi, qui a Rachel Kéké, hein.
[applaudissements]
On était bien content, on était bien content qu'elle soit députée française, non ? Alors [applaudissements] voilà. Et puis le Cameroun, alors là, c'est la catastrophe totale. J'arrête pas de recevoir des messages mais qu'est-ce que je vais faire moi ? Je n'y peux rien. Je ne peux faire qu'une chose, c'est dire je ne suis pas d'accord. Pourtant le président Macron s'était rendu sur place. Le le tyrano local s'appelle Paul Bia et ce Paul Bia est souvent en cure à Genève. Si bien qu'une fois quand il est rentré dans son pays, le journal avait titré, il a pas titré longtemps, euh il était écrit euh "Paulia en visite officiel au Cameroun." Comme il était président, ça la foutait mal.
Alors, ça prouve que les Camerounais ont de l'humour, ce qui est vrai. Et Paul Bia là est candidat pour la 8e fois et ça ne le dérange pas d'avoir 92 ans pour affronter les rues de Tâche qui se présentent devant lui. Alors, voyez-vous, on peut là aussi dire que la France a une responsabilité puisque le président Macron qui auparavant avait été soutenir Idriss Deb est arrivé après l'avoir soutenu là-bas, soutenu son fils qui est élu comment et il arrive au Cameroun où la Russie se met à faire toutes sortes d'amitié au fils de monsieur Bya. Mais pour finir, c'est monsieur Bya qui est candidat et qui a été réélu avec je sais pas combien 80 % des voix comme l'autre.
Donc tout ça, mes amis, mes camarades, vous pouvez dire "Ah ben c'est loin, non c'est pas loin, c'est tout prêt." Deuxièmement, tout ça va mal tourner et ça va directement concerner des millions d'hommes et de femmes qui sont liés à nous directement, soit par les liens d'immigration et liens de famille, soit parce que procédant du même univers nos intérêts se trouvent liés les uns aux autres et que si la France entre-temps n'a pas changé ses mauvaises manières et si elle continue à ne traiter C'est question que comme si on était dans une sorte d'époque post-coloniale où on continuerait à décider de tout à la place des gens sans que la nature de la relation soit claire.
Ça finira encore plus mal. Rappelez-vous comment. Après avoir pris une décision qui était la bonne d'intervenir pour empêcher des commandau armés de s'emparer du Mali, les Français sont arrivés là. l'armée française avec une rapidité et et et et une efficacité absolue. Et une fois qu'ils étaient là, nous avons été nous à dire "Ben maintenant qu'on y est, il faut dire quand est-ce qu'on s'en va. Sinon, qu'est-ce qu'on fait là ? On n'est pas chez nous. Le Mali appartient au malien." Qu'avais-je dit ? Ah oui, c'est malin de parler comme ça, il le faut plais pla.
Alors, on a dit "Bah, de toute façon, ça vous plaît, ça vous plaît pas, faut voter." La Constitution de la 5e République n'oblige à voter qu'une fois au bout de 3 mois. Vous imaginez une fois que vous avez engagé vos armes pendant 3 mois, au bout de 3 mois, vous faites quoi ? Vous dites "Non, attendez, c'était une erreur, on plie, on rentre." Non, ça n'existe pas. Donc on a voté une fois, vous m'entendez ? Une fois en 9 ans de présence avec 5000 hommes et femmes de troupes là-bas. Nous y avons perdu 54 des nôtres. Et nous ne savons pas combien de malheureux maliens ici et là ont payé de leur vie le choc des combats qu'il ne contrôlit pas.
Et maintenant, voici que tout ça s'est fracassé et qu'une autre organisation politique est en place, que les oppositions sont en prison et cetera et cetera. Qu'avons-nous gagné à cette situation absurde ? Rien. Le malheur des gens. Et il y a aujourd'hui une équipe qui a pris le pouvoir. Alors, il y en a une là, il y en a une autre au Burkina, il y en a une autre au Niger. Et quoi ? Qu'est-ce qu'on va faire ? Qu'est-ce qu'on va faire ? Rien, par exemple, c'est une bonne idée pour commencer. Mais ensuite, enfin, nos relations existent. Nous n'allons pas comme ça dire c'est fini, on vous parle plus, on va voir personne. Bref, toutes ces questions sont posées.
J'ai été un peu long parce que je dois le faire à intervalle régulier si je veux jouer le rôle que vous m'avez confié qui est de vous alerter, qui est de vous obliger à réfléchir un tas de choses qui sont pas dans notre vie quotidienne mais qui compte et qui constituent notre identité politique. L'internationalisme du mouvement insoumis est quelque chose qui est partie absolue de sa culture et il y a pas que des nouvelles tristes. Ce que je veux vous dire, c'est qu'en 2027 à l'élection présidentielle ces questions, pas seulement celles de ces pays, les questions de fond seront sur la table et il faut qu'on puisse en parler.
Il faut que la question des relations internationales et de l'ordre mondial soit sur la table et qu'on puisse en parler. Rappelez-vous qu'en 2022, la Russie ayant invasi ayant envahi l'Ukraine et nous étions tous dans la condamnation de cette invasion, nous n'avons jamais pu en discuter une seule fois parce que le président de la République qui passait sa vie soit-disant à téléphoné à Poutine a refusé tous les débats sur le sujet. Si bien que nous avons subi ces humeurs, ses caprices et ses coups de téléphone sans qu'on sache jamais ce que notre patrie comptait faire réellement dans cette affaire.
Et comme toujours les gens qui comme nous disent "Bah maintenant que c'est la guerre, il y a qu'une solution, c'est la paix. Et si vous voulez la paix, faut perdre la diplomatie. Et la diplomatie consiste à rapprocher les gens qui sont en guerre, pas les gens qui sont en paix. Et par conséquent, c'est entre ennemis qu'il faut qu'il discute et qu'il se donne des garanties mutuelles. Alors, on a entendu une fois parler de garantie mutuelle et plus jamais de rien.
Comme si c'était une affaire qui concernait les Ukrainiens et les Russes et que nous, le reste de l'Europe, la seule chose qu'on aurait à faire, c'est de s'armer jusqu'au dents pour être prêt à tout moment à résister à l'invasion des Russes qui viendraient nous voler la tour efffel ou je ne sais quoi et autres fadaises qui sont des prétextes à lancer l'économie d'armement. et à faire passer des milliards là-dedans plutôt que dans les tâches qui correspondent aux besoins des populations, les nôtres d'abord, mais surtout qui ne posait aucune condition de garantie mutuelle.
Et là, regardez si vous avez la patience parce que c'est l'arcent mais les débats qui ont lieu à propos du retour des menaces nucléaires puisque monsieur Trump et monsieur Poutine tous les deux, chacun de leur côté ont dit "Bah puisque toi tu en parles, moi aussi j'en parle à l'OTA. puisque tu en parles moi aussi et puisque voici que Poutine arrive avec d'énormes trucs et dit "Vous allez voir avec ça, je traverse la terre quand je veux et comme je veux" et l'autre répond en face ben nous on peut faire 10 fois pire. Messieurs, messieurs, calmez-vous euh parce que il y a nous aussi, hein. Alors euh voilà. Et rappelez-vous une chose, camarades.
Rappelez-vous que le mouvement insoumis a été le seul à dire dans les garanties mutuel, il y a celle qu'on veut pour nous. Et les garanties qu'on veut pour nous, c'est que la Russie cesse de produire des missiles qui tirent entre 500 et 5000 km parce que cela c'est pour nous. Par conséquent, on n veut pas. Et puisqu'il y a un traité de désarmement que vous avez renié l'un et l'autre, maintenant nous voulons que ce traité soit remis en discussion. Voilà pourquoi quand je vous dis que la question doit venir sur la table, ça n'est pas pour agiter comme ça des mots, des idées et des petits drapeaux sur une carte.
C'est pour que des choses sérieuses soient est-ce que oui ou non, c'est notre position. Qui va déminer la mer noire que les uns et les autres ont miné ? Qui va déminer le territoire de l'Ukraine ? Qui va garantir la sécurité des centrales nucléaires de l'Ukraine pour les 10 ans qui viennent ? Qui va faire tout ça ? Le sujet c'est pas seulement de se demander quelle quantité d'armes on peut livrer et si on va aider les Ukrainiens à taper en profondeur comme dit monsieur Jade qui a l'air d'être plutôt doué pour la profondeur et la tape que pour arriver à comprendre ce qu' une relation internationale. Personne ne peut être d'accord avec une idée de fou pareil. Ce n'est pas possible.
En tout cas nous dirigeant la France on s'y opposerait. Nous ne sommes pas d'accord. Nous sommes pour le désarmement mutuel graduel calculé combiner négocié vérifier. Enfin quoi ? On a été capable de le faire dans la guerre froide. Tout le monde surveillait tout le monde. Il y avait de pauvres avions à l'époque, c'était même pas les satellites qui permettaient ça, hein. Même qu'une fois, on avait abattu un avion euh américain en plein territoire russe, hein. Bon bah, on s'en est relevé, non ? Voilà. Alors, donc maintenant, on dispose de moyens qui peuvent rendre absolument efficace un accord de désarmement.
Personne ne peut dire "Je ne signe pas parce que j'ai aucun moyen de vérifier ce que vous êtes en train de faire pendant que vous me faites signer des papiers." Tout le monde peut tout vérifier. Par conséquent, si on décide que de tels missiles ne sont plus autorisés, ils ne seront plus autorisés et quand il en apparaîtrait ici ou là, on les interdirait. Je ne vais pas plus loin à cet instant dans la démonstration, mais je vous rappelle le mauvais souvenir de 2022, l'impossibilité de discuter.
Nous les insoumis, nous seulement nous avons fait parler dans un de nos meetings un opposant de gauche à la guerre, un opposant russe que depuis nous avons aidé à faire venir en France et qui y anime une petite équipe d'opposants de gauche. Nous l'avons fait. Aucun des donne leçon qui viennent si souvent nous accuser de ceci et de cela n'en ont fait le 10e. Et pas une seule fois ils ont mis la main à la poche pour dire tiens ce mois-ci c'est moi qui paye le loyer. Non, ce sont les insoumis qui le font. Alors bon, ça c'est pour les nouvelles moyennes. Ceux qui vont venir sur la table, vous vous rappelez peut-être de la campagne de 2016.
Nous avions parlé des nouvelles frontières et comme on craignait que ça ennuie tout le monde, on avait inventé quelque chose pour capter votre attention qui est l'hologramme. Je vous ai déjà dit que ce fut une réussite assez disputée parce que l'hologramme fit plus d'effets que tout ce qu'on a raconté sur le reste. Mais déjà à l'époque, on a mis les trois grandes frontières de l'humanité et on ne s'est pas trompé. Et depuis 2016, nous avons travaillé sérieusement les trois thèmes. Nous voulons que ces trois thèmes soient mis en débat en 2027. Quels sont ces trois thèmes ? 1, l'espace. Pourquoi ?
Parce que l'espace est l'objet d'un traité que les Nord-Américains ont fait signé à tout le monde y compris au français qui prévoit qu'on s'installerait sur la Lune et qu'on y émettrait des bases militaires et que nous ne sommes pas d'accord avec l'idée de militariser l'espace mais que par contre cet espace va se militariser. Pourquoi ? parce qu'il est rempli d'objets d'objets qui servent tous les jours. Vous avez dans votre téléphone la possibilité d'y mettre 4000 application qui passe par l'espace. L'espace a cessé d'être quelque chose de loitin si j'ose dire de vide. Non, il est plein.
Et il y a une bataille pour la propriété des orbites basses sur lequel les uns et les autres ont installé des réseaux de satellites qui fait que dans bien des endroits vous ne pouvez plus regarder la nuit parce qu'il y en a plus et que de avant ces objets captent la lumière et empêchent l'observation. Il y a de véritables enjeux de disposition de la liberté de l'espace et qui a le droit de le posséder ou pas ? Et bien notre réponse c'est cet endroit n'appartient à personne, il appartient à l'humanité. Il est un bien commun. Cette conception est disputée. Ne croyez pas que je suis en train de vous parler de quelque chose qui vous dépasserait.
La vérité, c'est que si l'espace est dominé par l'un, alors tout ce que vous avez sera dominé par celui qui dominera l'espace. Tous les moyens de communication que vous avez, tous les moyens d'échange et aujourd'hui il représentent l'essentiel de la vie quotidienne de chacun seront contrôlés par ceux qui contrôlent l'espace. C'est donc notre liberté, notre souveraineté, notre indépendance qui est concernée par la question de la liberté de l'espace et de notre capacité à y être présent nous autres français. Et nous autres Français, nous sommes la première puissance spatiale européenne.
Nous avons le port de courou où nous venons de tirer pour la 4e fois sans échec la fusée Arian 6 qui a placé un satellite d'observation. Ah bon ? Alors quoi ? Est-ce que c'est le petit garçon que j'ai été qui continue à vivre à moi ? Oui, parfaitement, parfaitement. J'ai admiré Gagarine et je l'admire toujours. Mais c'est surtout que je sais ce que tout ça aujourd'hui vient faire dans la capacité du pays si nous le dirigeons pour la suite parce que le satellite qu'on vient de tirer, il surveille la circulation maritime. Les trois autres qu'on a balancé avant, il surveillent toutes les communications radiomagnétiques.
Et avec ce satellite, nous contrôlons aussi nous avons la possibilité de mesurer et de calculer ce qui se passe dans l'atmosphère. Pourquoi c'est vital ?
Parce que les États-Unis d'Amérique, dirigés par un obscurantiste comme monsieur Trump a décidé que les deux satellites que la NASA a tiré pour faire ce travail et qui donne aujourd'hui les informations essentielles permettant de mesurer le changement climatique et bien il veut mettre à l'arrêt ces deux satellites et il y a même une déclaration dans laquelle il dit en gros on a pas besoin les à la poubelle c'est-à-dire les faire descendre sur basse et se scratcher sur la terre chacun de ces deux satellites a coûté 400 millions de dollars et ils sont indispensables pour accumuler les données qui permettent de prévoir.
Pour qu'on puisse prévoir en matière de climat, il faut recueillir des millions de renseignements qui combinés permettent de prévoir plus ou moins ce qui va se passer mais en tout cas permettent de mesurer. Donc nous autres Français dirigeant ce pays, nous mettrons sur la table nos moyens qui permettent à l'humanité de travailler sur ces sujets.
Voilà pourquoi la politique que nous proposons qui est celle du nonalignement et de ce qu'on a appelé les grandes causes communes internationales est une politique concrète qui par sa seule mise en mouvement crée du droit si nous décidons d'observer à 5 6 7 pays et parmi eux ceux qui sont nos frères de langue qui parlent comme nous le français et notamment les pays d'Afrique puisque 17 d'entre eux ont maintenant une politique spatiale et que trois d'entre eux produisent des satellites et bien nous serons en quelque sorte une capacité au service de l'humanité. C'est pas rien. C'est pas être isolé dans son coin en tentant quelque chose qui n'intéresse que ceux qui y sont impliqués.
J'ai parlé de l'espace, je diraiis de même de l'océan. Pourquoi ? Nous sommes le deuxè territoire maritime du monde. Ça vous embouche en quoi ? Nous sommes plus grands que la Chine en taille et que les USA. Naturellement, nous ne contrôlons rien du tout parce que nous n'avons pas assez de bateau, parce que nous ne pouvons pas surveiller. Tout ce que nous avons pu faire, c'est tracer correctement notre territoire et nous a été reconnu. Et bien que croyez-vous qui se passe en ce moment ? C'est l'exploration des grands fonds. Les premiers arrivés se servent. Il y a personne pour contrôler quoi que ce soit.
Il y a une vague officine à l'ONU qui donne des brevets aux uns ou autres pour avoir de faire des trous. Alors faire des trous, tout le monde sait le faire. Mais mes amis, c'est pour reboucher le trou que le problème commence. Quand le trou a explosé dans le Golfe du Mexique, pendant des jours et des jours, le pétrole est parti dans la mer. Ce sont des problèmes que nous allons avoir à traiter. Il faut donc des navires sous-marins, des navires en surface, des moyens de calcul. Nous savons tout faire. Nous avons été capables, nous les Français, de construire des bateaux scientifiques qui sont extraordinaires.
Donc on n'est pas là les deux pieds dans le même souiller, on se dira qu'est-ce qu'on pourrait bien faire ? On sait quoi faire, on sait comment le faire et on sait comment le mettre en partage. Et ce sera la même chose d'ailleurs sur les océans. Pas plus tard qu'hier, il y avait les assises de la mer et notre ami, nos deux camarades Mathias Tavel qui est élu de par là-bas le bord de mer Versain Nazer et puis Éric Cocrel qui lui est le le porte-parole de cette histoire depuis le début de la question des océans est allé là-bas. On y est parfaitement bien reçu. Tout le monde sait que ça fait des années qu'on s'intéresse au sujet, qu'on bosse les dossiers, qu'on est sérieux.
Et Éric leur a proposé, leur a dit "Écoutez, Macron vient de passer, encore une fois vous a rien dit parce que si ça se trouve, il a c'est une connaissance assez lointaine qu'il a de l'océan." Et en tout cas confuse puisqu'il pensait que la Guyane était une île. Je vous ai déjà dit ici que nous-même nous avons n'avons jamais cru que l'Île-de-Fance en soit une. Donc on arrive quand même à établir que le le fait distinctif c'est la flotte quoi pour faire une île. Bon c'est pas la terre. Donc bon je blague mais c'est pour dire que les gens vous savez vous autres vous devez avoir des passions dans la vie dans votre métier tout ça.
Le président vient vous êtes tout content même si vous aimez pas ce président là vous en foutez c'est votre pays. Alors et bien vous attendez qu'il vous dise quelque chose dans le domaine qui vous passionne à quoi vous donnez votre vie. le gars il passe, il a rien à vous dire. Donc tout le monde reste comme ça. Alors nous, il faut qu'on arrive avec une loi de programmation pluriannuelle de ce qu'on va faire parce qu'évidemment pas faire ça en 8 jours mais on va le faire sur la durée d'un mandat. on saura comment s'y prendre, les navires à construire, ce qu'il faut partager avec d'autres et ainsi de suite. Et enfin, le dernier élément, c'est pas le moindre, c'est le numérique.
Au début qu'on a commencé à parler de numérique, alors là, d'abord vous vous rappelez peut-être qu'on a fait un un meeting olfactif et inclusif, vous vous rappelez à Nant. Alors, inclusif, c'était très réussi. Il y avait 90 m de panneau. Vous vous rappelez de ce truclà ? Et à un moment donné, wouh, voilà la mer. Et moi je me mets à crier tassa. Bon c'est bon à la main j'ai quelques lettres quoi. Alors ça m'a fait un effet extraordinaire. J'espère que ça vous c'est le même sur le moment. Mais alors la partie numérique alors il y avait des il y avait une partie olfactive pas de bol, c'était la COVID, on avait tous un masque.
Alors quand tu arrives, moi je me demandais qu'est-ce que ça allait être la partie olfactive du numérique ? Et ben je le sais toujours pas parce que j'ai rien senti du tout. Alors, on avait mis des journalistes à l'endroit où ça dégage pour que et ils ont jamais raconté ce que ça leur a fait. Donc, on sait pas fa qu'on recommence un jour ou l'autre pour qu'on sache à quoi correspond comme odeur le numérique. Mais là où il y a un vrai problème, mes camarades que nous avons anticipé dans un livre très bien écrit qui s'appelle Fait mieux. Il est et c'est moi qui l'écrit en plus.
Et je raconte pas de conneries tandis qu'il y en a d'autres, ils écrivent pas eux-mêmes leur livres et c'est plein de bêtises et comme ils l'ont pas lu, ils savent pas ce qu'il y a dedans hein. Mais ça les empêche pas de voir du monde. C'est le cas de monsieur Bardella. Alors euh [applaudissements] là où la question dans le livre une intuition qui vient d'un soviétique, j'ai repris cette intuition. Cet homme s'était dit, c'était un chimiste et il avait dit comme chaque organisme vivant communique avec tous les autres par les échanges gazeux, il avait découvert le concept de biosphère.
ça 1920 donc à l'époque on a dit bon ser dans un coin et puis il s'est dit il en va de même pour la culture humaine maintenant que nous échangeons comme les êtres humains échangent et comme ils connaissaient pas le mot à l'époque ils se créolisent ils échangent entre eux et ils font de la culture commune. Ils font des choses communes. la culture de l'humanité à mesure que les êtres humains commercent et trafiquent entre eux, elle va se densifiant et elle devient commune à l'humanité entière.
Notre époque est particulièrement significative de ce point de vue car non seulement ça se produit par l'intermédiaire de la télévision, des ventes de films qui nous enseignent des manières d'être et cetera et cetera, regarder un feuilleton turc, vous verrez, ça pourrait aussi bien se passer à Biarit, c'est exactement pareil. Je suis pas sûr que ça corresponde à la Turquie, mais en tout cas ça correspond à Biaritz. Pourquoi ? Parce que il y a une culture dominante, vous l'avez bien compris, et que le spectacle donne à voir les mœurs et les cultures des dominants, pas celle de dominer, hein. Voilà.
Alors, on est là-dedans et puis surtout, il s'est produit un phénomène absolument dans l'histoire, c'est que des entreprises se sont mis à tout numériser et en numérisant tout se sont approprié ce qu'elles avaient numérisé. Si bien que le savoir de l'humanité entière, en matière de texte, tout ce qui est écrit, en matière de peinture, tout ce qui a été dessiné et peint, en matière de musique, tout ce qui a été joué et créé, tout ça est dans une même entité numérique mondiale appropriée par quelques grandes compagnies qu'on appelle les G fem.
Dès lors, ça lance un défi inconnu jusque-là dans l'histoire de l'humanité, c'est que la culture cumulative est devenue un bien privé sur lesquels certains commandent le droit d'accès. Pour pas que ça prenne des heures. La culture cumulative, ça a toujours été ce à partir de quoi l'humanité a avancé. Alors, on se mettait à 4 ou 5. Si on est 10, c'est bien mieux. Et si on est 10, vous avez plus de chance que si vous êtes trois qu'il y en ait un ou deux qui arrivent à reproduire les bons gestes et qui comprennent ce qu'on leur explique. Et vous avez la chance qu'il y a un zazou là-dedans qui trouve l'idée originale à laquelle personne n'avait jamais pensé et qui fait décoller le système.
L'approche de la culture cumulative numérisée est un enjeu mondial. D'autant que un outil vient d'être inventé qu'on appelle assez bizarrement intelligence artificielle sans être capable déjà de dire en quoi consiste l'intelligence elle-même. En tout cas, celle-là, on sait qu'elle est artificielle. Non, non, c'est juste une automatisation des processus de pensée qu'on a été capable de disséquer, de juste apposer et de mettre dans une machine. Voilà. Et bien cette machine est en quelque sorte l'intermédiaire face à un pouvoir gigantesque qui a été accumulé. Quen faisons-nous ?
Nous autres Français, nous sommes en état parce que le CNRS l'a réussi une fois à mettre au point un système d'intelligence artificielle qui faisait ses apprentissages en 47 langues. Ce n'est pas un détail. Je n'ai pas dit capable de traduire en 47 langues, capable d'apprendre en 47 langues. Car chaque langue porte dans les temporalités, le futur, le présent, le passé simple, le passé composé, le subjonctif parfait, l'imparfait porte une vision du monde, une description. Et c'est pourquoi l'espèce humaine transmet des savoirs de plus en plus fins, de plus en plus précis par le vocabulaire, par la grammaire, par la syntaxe. Ce sont des choses considérables. Nous savons le faire.
Mais on arrive presque après la bataille et on est dirigé par des gens qui pensent que tout est marchandise. Si bien que l'unique système auquel nous avons accès, celui du CNRS perdu, et bien il est question de le vendre. Il y a déjà des acheteurs, il ne peut pas en être question. Si c'est nous qui dirigeons, on va rien. Ça appartient à la France et ça y reste. Et nous trouverons le fric et les ingénieurs pour aller plus loin, faire mieux, hommes et femmes pour que tout ça se perfectionne. Mais on va pas en rester là, c'est pas possible. On peut pas en rester là. La question posée, c'est celle de la propriété collective du savoir universel. C'est-à-dire que c'est un biencomand de l'humanité.
Si je le dis moi, on va dire "Ah bon encore, bon, on n'a pas bien compris. il doit avoir raison et puis en plus il a l'air de se fâcher. Donc attendons que ça lui passe. Mais voilà que pour une fois nous avons une chance, c'est que le gouvernement de la République populaire de Chine propose qu'on est une organisation mondiale qui gère comme un bien commun mondial l'intelligence artificielle et par conséquent les accès de cette intelligence artificielle au savoir cumulé. Mes amis, c'est la question de vos 10 prochaines années. Je ne suis pas en train de rêver devant vous, même si ça me fait rêver tout ça.
Je suis en train de vous dire voici les grandes questions dont dépendront votre liberté, votre indépendance, votre souveraineté, votre citoyenneté. Elles seront là sur ces trois fronts nouveaux de l'humanité, l'espace, la mer, le numérique et évidemment en vous-même l'être humain. Que devient l'être humain dans tout ça ? Mes amis, le danger pour vous, ce n'est pas que la machine vous remplace, c'est que vous vous mettiez à vous comporter comme une machine. Voilà le vrai danger. Non pas que le robot remplace l'être humain, mais que l'être humain se comporte comme un robot.
[applaudissements]
Alors, vous ne pourrez vous guérir de cette terrible maladie qui vous menace, pas par le robot, mais par vous-même, qu'à une condition de l'humour, de la fantaisie, de la poésie, de la disjonction, je fais pas comme on m'a toujours dit de faire. Bref, par l'insoumission dans son front le plus large qui n'est pas seulement politique, qui est le refus de l'évidence de ce qui est.
[applaudissements]
Bon [applaudissements] là, c'était la partie poétique du sujet. Maintenant, j'en viens à une autre pour conclure sur ce chapitre. Voyez-vous, il se passe une chose à laquelle on ne comprend pas tous très bien les tenants et aboutissant. Jusqu'à présent, les États-Unis d'Amérique imprimai autant de dollars qu'il voulaient et payer avec ça ce qu'il voulaient. Du moment que ceux qui produisaient des matières premières en signant leur contrat, notamment le pétrole, se faisait payer en dollar. Alors, j'ai besoin de dollars, ça tombe bien. Qui j'appuie sur le bouton, voilà, tu es servi. Je t'achète tant de millions de tonnes de ceci, j'appuie sur le bouton, tu es servi.
Il y a que les États-Unis d'Amérique qui ont ce droit-là depuis le 15 août 1971, ils ont ce droit. Évidemment, ils ont inondé le monde de titre de dette, des quantités absolument astrales et puis dans le confort, ils ne produisent plus rien. C'est la raison pour laquelle monsieur Trump, après monsieur Biden, je dis bien après et avec les mêmes termes, ont décidé à coup de droit de Doan de rapatrier de la production, mais ils ne rattraperont pas ce qu'ils ne savent pas, ils ne savent plus faire. Parce qu'il faut trouver les êtres humains pour le faire. Parce qu'il faut avoir les brevets. Parce qu'il faut avoir la patience. Parce qu'il faut avoir l'endurance.
Ils ont rien de tout ça et que pendant ce temps-là, l'autre puissance productive numéro 1, c'est la Chine qui est la première puissance manufacturière du monde. Eux, ils produisent quelque chose de concret, pas des contrats d'assurance et des dollars bidons, des choses concrètes avec des usines concrètes et avec des gens concrets. Et jusqu'à présent, les Américains ne se sont pas contentés d'émettre les dollars. Il contrôlait aussi les tuyaux par lesquels ça passait. Et ça porte un nom, je sais pas pourquoi c'est une société belge, ça s'appelle Swift. Alors pour faire un échange avec vous là-bas qui au papa Hustan et moi alors je je dis à Swift, je lui envoie une brique.
Alors toi tu reçois le papier avec mon code et il est marqué bon pour un million. OK comme c'est la société Swift, tu appuies sur le bouton en caisse tomblé et le mien passe. D'accord. Si c'est moi qui a le système, bah je réveille tout le monde. Et je peux dire "Ah bah les échanges avec la Russie, il y en a plus." Comment ça il y en a plus ? Bah non, il y en a plus. Donc vous pouvez pas payer, vous pouvez pas encaisser, ça n'existe pas. Voilà comment on passait des pays qu'on punit aux personnes qu'on punit. Toi Daniel, terminé. Plus un rond qui sort de ta caisse pour aller alimenter tes potes là-bas au Soudan, ça passe plus. Je contrôle. Vous comprenez ? J'ai résumé, c'est Swift.
Les Chinois se sont mis à créer leur propre système et là c'est des sérieux celaux pour échapper au contrôle de tout le monde. Mais qu'est-ce qu'ils font de plus que les autres ? Il faut un système qui marche et qui marche plus vite et qui marche mieux et qui marche sans que les gringot mettent leur nez dedans. Ça fait beaucoup d'avantages. Beaucoup d'avantages. Si bien qu'une transaction qui prenait un jour, 2 jours, 3 jours et bien maintenant elle prend 7 secondes, 8 secondes. La main c'estdite si j'ose dire.
Et pendant que vous voyez les deux chefs qui une ping qui donnent toujours l'impression de s'ennuyer partout où il passe et Trump qui donne toujours l'impression d'être à moitié dans ses pompes. Vous les avez vu la dernière fois ? Alors était là sans bouger puis l'autre arrêtait pas de s'agiter de tous les côtés et ils ont fait une pause. Donc les enthousiastes ont dit "Ça y est c'est la pause, il y a plus de guerre mélanchon raconte des bêtises, il y aura pas de guerre et tout ça." Ils se sont entendus sur un certain nombre de choses. Mais sur quoi ? Bah sur le fait que les Américains ont baissé d'un ton parce qu'ils sont pas en état déjà aujourd'hui de faire face.
Ils peuvent pas venir et dire au chinois de faire comme c et comme ça parce que l'autre lui dit bah non on fera pas. Voilà et c'est ce qu'il a fait on le fera pas. Non mais par contre vous monsieur Trump là pour les terres rares, allez vous faire voir et puis pour ça aussi pile soja pipi pi. Et maintenant comme l'autre leur a dit vous aurez plus de pétrole, ils ont fait des trous partout et ils se mettent eux aussi à produire une quantité de pétrole. Donc ceux qui leur vendaient du pétrolière leur en vendent plus, donc ils vont mal. Et pendant que tout ça se fait, je recommence pas ma démonstration de tout à l'heure sur l'unité de la sphère financière.
Pendant que tout ça se fait, les Chinois ont mis au point un Yan numérique. Bon alors le vous avez qu' voir un euro numérique, qu'est-ce que c'est ? Et ben c'est un eurin clic clic clic, vous en voyez jamais la couleur, pas de billet mais ça existe. Les Européens ont dit qu'ils vont faire un euro numérique. La monnaie va donc se détacher, pense-t-elle, de la valeur réelle. Faudra bien que il y ait un correspondant en valeur réelle. Mais bon, voilà pourquoi vous entendez parler de loin des Bitcoin. Moi, j'ai rien compris. Donc c'est pas moi qui vais vous l'expliquer ce soir. On va me l'expliquer pour la 10e fois. Mais vous inquiétez pas, je suis têtu et je tiens jusqu'à ce que je comprenne.
Une fois que j'ai compris, j'ai état d'idée. Alors quand il y aura cette monnaie numérique, le dollar flauta jusqu'à présent euh les pays se dédolarisaient. Alors vous pouvez pas vous dédolariser d'un coup les Russes, ils ont fait ça tout doucement avant d'envahir l'Ukraine. Pic pic pic tous les jours un petit peu, un petit peu, un petit peu parce que si tu sors tout, tu dis allez hop, je vends boum le cours s'effondre. Donc tu peux pas sortir tout ton pognon et le changer. Ils l'ont fait tout doucement, ils ont guidé, ils ont plus de dollar. Tranquille. Les Chinois, ils en font autant mais eux ils en ont tellement.
Et comme il continuent à en pleuvoir chez eux continuellement avec ce frit qui rachète des titres de la dette américaine. Donc tout le monde tient tout le monde et ils ne peuvent sortir leur blé que petit à petit. Mais les monnaies numériques vont pouvoir remplacer le dollar. Alors là parce que les monai numériques, personne les contrôle. Vous avez la monnaie numérique chinois, c'est l'État chinois. L'Union européenne doit peut-être faire l'euro, mais vous aurez des tas de monnaie numérique. La monnaie numérique que vous achetez chez Pierre Paul Jacqu, elle change de valeur tous les jours.
Ceux qui les premiers ont acheté des Bitcoin, il paraît qu'ils sont devenus très riches après parce que d'un seul coup ça a valu beaucoup et que quand tu vas les échanger contre du vrai fric, tu as du vrai fric. Mais tu as intérêt à avoir des grosses bougies hein pour si tout le monde s'y met à faire des monnaies numériques. Et qui s'y est mis ? Regardez comment comment ils sont. Et ben monsieur Trump lui-même et son fils et toute la famille et moi je me suis dit mais ça ça ressemble à un sauve qui peut ils sont en train de se tailler de leur propre système.
Bref, je ne vais pas durer plus longtemps mais vous aurez la question des monnaies numériques qui va se poser et nous les Français, il va falloir qu'on ait quelque chose à dire et il va falloir qu'on ait un moyen de contrôler les moyens avec lesquels du fric va rentrer et sortir de ce pays. Parce que si vous y allez comme ça, courez pour ramasser un seul euro d'impôt. Courz pour ramasser 1 € de cotisation si celui qui veut pas les payer les paye pas. Et bien sûr qu'après ça, vous pouvez voter à l'Assemblée nationale des combines pourries avec le RN pour mettre comment ils appellent ça ? Les fortunes improductives. On est quelques marchistes à voir bien rigoler.
Tu vois tu vas nous expliquer ce que une fortune qui produit pas de l'accumulation. On attend de voir ça. Ben non. Ben non, ça existe pas. Mais ils ont mis dedans, ils ont mis dedans euh aussi des Bitcoin. Bref, nous aurons la nécessité et l'obligation de dire nous voulons que notre pays ait un contrôle sur les circuits par lesquels passera la monnaie numérique, notamment celle dont nous nous servons. Sinon, le lendemain matin, nous sommes esclaves. Nous dépendons absolument de ceux qui feront circuler cet argent et qui le domineront. Voilà.
Pourquoi tout ça vient à ce moment de l'histoire et que en 2027, quelle que soit la forme qu'aura l'élection, c'est ces grande question qu'il faut qu'on règle évidemment dans l'élection mais surtout après, si possible avec des gens qui sont capables de faire mieux que de colorier un album à dessin. D'accord. Bah oui. Non mais attendez, on a tout vu dans ce pays hein. Donc on peut aussi voir ça. Bon voilà, je vous ai parlé de toutes ces choses pour vous dire comment et pourquoi le travail que nous avons engagé pour produire une vision d'ensemble est un travail important qui concerne le concret de la politique que nous allons mettre en œuvre.
Bon, j'ai dit des choses qui étaient gay ou moins gay. Il y en a une qui nous a fait plaisir, c'est l'élection de monsieur Mamdani
[applaudissements]
et [applaudissements] ce qui m'a fait plaisir plus que tout, c'est de voir fort dire "S'il était français, il serait socialiste."
[applaudissements]
Oui. Oui. Comme disait le philosophe BF Pascal, mets-toi à genou, tu finiras par croire. Et ben vas-y, tu veux que je te lise Mom d' là, tu vas pas dormir cette nuit, malheureux. Malheureux. Tiens, j'ai oublié tous ces copains là. Les pires le cadeau aux entreprises. Vous êtes habitué à me voir avec mes papiers. Non. Et ben Wou, je l'ai pas là ou je l'ai mis. Je l'ai pas. Tant pis pour moi. Alors bon, membre d'Ais, il a que des mesures modérées. Euh taxer le capital, créer des crèches gratuites, euh l'école gratuite, les transports gratuits, euh des choses modérées et puis ça enthousiasme tout le monde. Il a gagné d'un seul coup.
Alors, on nous a dit "Oui, il a fait une primaire." Et ben justement, ça vaut la peine qu'on regarde. En effet, il a participé à la primaire démocrate parce que lui n'est pas un démocrate. Il est membre d'une organisation qui s'appelle DSA, démocratique socialiste of America. DS, c'est lui qui me les a présenté. Alors euh parce qu'il les connaît, lui c'est le chef des POI du coin là. Lui, il les connaissait, pas moi. Bon, je sais pas pourquoi il les connaissait. Alors bon, on les a rencontré là-bas, on a fait une réunion publique avec eux et tout ça. Euh bon, ils ont fait une primaire et Mandani l'a gagné.
Il a du mérite hein, parce que là-bas quand ça cogne dans le parti démocrate, ça cogne. C'est à coup de millions qui se battent pour la primaire, juste pour la primaire. Des millions et des millions de dollars. Et Mandani a gagné. Que s'est-il passé après ? Le vaincu de la primaire est resté candidat. Lui, c'était vraiment un socialiste. Mais gen PS
[applaudissements]
alors Andrews Comomo corrompu jusqu'à la moelle et tellement plus rassurant qu'à la fin même Trump a dit "Ah bah pendant qu'on y est, il y a qu'à voter pour lui. Il soutenait même plus son propre candidat." Ils ont eu la trouille de leur vie et ils ont perdu. Et Mandani a gagné. Alors nous, on doit jubiler mais sournoisement. Laisser les autres se coller au papier tumouche. Laisser les forts et compagnie dire "Ah mais quelle bonne idée, c'est merveilleux, mandani et cetera." On dit "Oui, oui, tout à fait d'accord avec vous." Alors, on a bien dit euh les crèches gratuites, euh la taxe sur le grand capital, euh l'occupation de logement vide, vous êtes d'accord hein ?
Mais il y a qu'à le faire à Paris puisque c'est vous qui dirigez. Pourquoi vous commencez pas tout de suite ?
[applaudissements]
Pourquoi vous commencez pas tout de suite ? Non, [applaudissements] e ça serait une sacrée campagne, hein. Comment ils s'appellent leur chef là ? Celui qui a gagné ou perdu la primaire, je sais pas. Bon, enfin bref, celui qui est là, bah il pourrait tout de suite, comme il est déjà adj au mer qui ferait la la cantine gratuite. Allez zoou les moues qui bouffe grâu. Jusqu'à jusqu'à la prochaine élection, c'est nous qui les nourrirons. Mais donc voilà pour ce cette histoire et c'est quelque chose qui doit être médité. Alors, je sais, il y a toujours les ronchons. J'ai vu François Ruffin qui dit "Oui, mais c'est pas toute l'Amérique et ben va t'occuper du reste. Nous, on fait ça.
[applaudissements] Mais non, mais il a raison, c'est pas toute l'Amérique, on le sait mais regardez ce que ça veut dire." Et surtout, est-ce que vous avez entendu le discours, vous l'avez lu, vous l'avez écouté le discours qu'il a fait après ? Il reprend les mots de notre camarade Iman l'autre soir quand on était à Clichi. Il dit "On ne s'excuse pas d'être tout ça." Il a fait toute la liste socialiste, ça voulait dire comme dit Trump communiste euh musulman, ceci cela. Il a fait toute la liste, il a dit "Et on s'excuse pas." et Im vous demande pas la permission d'être ici. On vous demande pas la permission de nous accepter. Ce pays est à nous.
Et moi, j'ai titré là-dessus quand j'ai fait mon interview pour le journal Media Part et j'ai dit "Nous, c'est fini maintenant on sort de la tranchée. On n'est plus dans la défensive, on est dans l'offensive et on dit ce pays est à nous tous et on ne va pas vous laisser faire. vos lois pourries contre l'Algérie pour rétablir un conflit sans fin qui divise nos familles, qui pourrit la vie de tout le monde. [applaudissements] On ne vous laissera pas faire parce que s'il y en a qui sont pas à leur place là-dedans, c'est vous qui rêvez d'une France qui n'existe pas et qui méprisez celle qui existe et qui aime ce pays avec passion. Bref, toutes les choses que vous me savez capable de dire.
Voilà camarade pourquoi c'était un grand et beau moment que cette élection et il le sait Daniel parce que quand je suis revenu de New York parce qu'on avait fait nos réunions tout ça. Alors faut que vous sachiez une chose là-bas quand il y a des élections et que vous êtes français dites pas trop que vous êtes là d'accord parce que rien que français comprennent communiste. dans la primaire. Sender Clinton il discute et alors Clinton Sanders commence à dire et ben il faut faire ceci, cela, les soins gratuit enfin les trucs de des gens normaux quoi de gauche. Et l'autre tu sais ce qu'elle a comme argument ?
Elle regarde, elle lui dit "Mais monsieur Sanders, on n'est pas en France." [rires] Et l'autre Trump quand il sait plus quoi dire, il dit ça. Il dit "Oui, oui, Mandani, c'est un communiste." Voilà. Alors en ce moment d'ailleurs, c'est la mode parce que j'ai vu que monsieur Zémour traitait bardat communiste. À mon avis il y a un truc qui fonctionne plus là dans leur dans leur regard sur le monde là, tous les trumpistes de toutes les variétés dans le monde. Voilà. Et figurez-vous que nous sommes en plein cœur de cette affaire. En ce moment, il y a le budget et le budget il met en face deux visions de la société. Bien sûr, c'est compliqué, c'est confus, il y a des batailles d'amendements.
Faites attention au bourre de crâne qui vous disent "Ils sont pas capable". Je vous ai déjà dit ça, ils sont pas capables de s'entendre. Bah non, on n'est pas là pour ça. On n'est pas là pour s'entendre. On est là pour porter le mandat qui nous a été donné par le peuple. Après, on vote qui est pour, qui est contre. Si vous voulez à tout prix garder cette assemblée, c'est comme ça que ça se passe. Et c'est comme ça qu'on aurait fait nous si on avait gouverné quand on a gagné l'élection. Et d'ailleurs, on a fait passer pour la troisème fois la loi qui impose les multinationales sur les bénéfices qu'elle font en France.
Ça fait trois fois que l'Assemblée nationale décide que c'est une bonne idée et que vous avez tout ce que la presse de droite est là à glapir, à dire "Oui, c'est le concours l'épin de la taxation. Pardon jeunes gens, on demande à ces multinationales, on n'est pas en train de leur enlever la peau sur les eaux, on leur demande de payer sur le chiffre d'affaires qu'elles ont fait en France comme toutes les boîtes françaises payent. Alors quand elles sont ici, elles payent aussi. Et on trouve pas normal que McDonald's ne paye pas 1 € en France. D'accord ? Et on pourrait en citer comme ça plusieurs. Ça rapporte 26 milliards. C'est énorme, non ?
On l'a déjà fait voter trois fois et trois fois il a fallu 493. la censure et la reste pour faire tomber tout en même temps. Mais les trois fois, le gouvernement n'en voulait pas, même si l'Assemblée nationale l'avait voter. Et vous verrez que cette fois-ci, il va encore se débrouiller pour que ce qui a été voté soit défait soit au Sénat, soit au retour à l'Assemblée nationale. Mais ne perdez pas de vue que c'est ça le cœur de la bataille et que tous ceux qui vous racontent que c'est la pagaille à l'Assemblée. Jamais l'assemblée n'a été aussi ordonnée qu'elle est actuellement, figurez-vous.
Le reste du temps, soit c'était un troupeau qu'obéissait, c'était les godillot, soit c'était une mêlée continuelle. On dit "Oh, c'est violent, ils mettent pas de cravate ni de chaussettes." Des fois, on a tout entendu. Est-ce que vous savez ? Je vous le répète si vous ne le savez pas. Jean Joress à la tribune, quelqu'un est monté pour lui mettre un rampono. C'est dire que ce n'est pas vrai que en ce moment ça serait l'absurdité. Non, tout le monde propose ses idées. Les met ça vote. Oui, non. Oui. Non. Oui. Non. C'est confus. Bien sûr, ça n'est pas homogène évidemment puisqu'il y a pas de majorité. Mais qu'est-ce que vous voulez à la fin ?
C'est pas vous qui avez dit on proposera, vous votez et c'est décidé. Et bien voilà, c'est ce qu'on fait. Alors, il y a plein de choses qui nous plaisent pas mais c'est voté. Ne vous laissez pas manipuler, ne vous laissez pas embarquer à dire oui, c'est la pagaille, tout ça, c'est les politiques. Parce que à la fin, vous finissez fasciste. Les pays où c'est la loi et l'ordre jusque dans l'assemblée, il pu parce que ça veut dire que c'est une dictature. Dans tous les pays du monde, tout le monde râle. Dans tous les pays du monde, tout le monde discute et défend les idées auxquelles il croit. et dans tous les pays du monde, tout le monde râle après le vote.
Si ça râle pas, c'est qu'il y a un problème. Donc je vous le dis, sous cette forme amusé pour vous mettre en garde contre ce qui est en train de se faire jour après jour dans les chaînes d'information pour vous faire douter de tout et d'abord de la démocratie et d'abord de la démocratie parlementaire. Alors là déjà quand je dis il y a deux visions. Oui, discernez-la. Observez attentivement. Le gouvernement arrive après qu'un traître et sur tous les tons expliqué que la France était en faillite parce qu'elle avait une grande dette. Et voilà que ceux même qui créé la dette on menace tout le monde. C'est de votre faute. La France est trop généreuse. Généreuse de quoi ?
À chaque fois vous parlez de générosité, c'est pour parler de la SC. Mais vous mêlez pas de la SQ. C'est pas votre blé, c'est nos cotisations. Ça vous regarde pas. C'est pas à vous de dire ça. C'est pas à vous de dire ça. [applaudissements] Non, le système est pas généreux. C'est pas vrai. Bon, mais regardez-les. Donc, le Premier ministre a expliqué qu'on était en faillite et qu'il fallait boucher la dette. La dette de qui, s'il vous plaît ? Si c'est celle de la SQ, qui l'a prévu ? Vous, c'est vous qui l'avez provoqué. Si vous payez le gouvernement, l'État paye ce qu'il doit à la SQ, il y a pas de déficit.
Si vous décidez qu'on revienne au système de la Caisse unique, chaque fois que ça déborde d'un côté, ça remplit là où il y a pas assez. La CQ n'est pas en déficit. Ce n'est pas vrai. Et si elle l'était, nous savons comment réparer le déficit. D'ailleurs, si c'est nous qui gouvernons le pays à partir de 2027 ou avant, la première année, elle devrait être consacrée à ça. En 1 an, on remet tout ça d'apomb et on peut le faire parce qu'on l'a déjà fait dans le passé et qu'on a créé un système d'aplom et à l'équilibre en sortant d'une guerre mondiale. Donc, on va pas nous dire que c'est pas possible de le faire maintenant. Oui. Ah bah faudra peut-être augmenter des cotisations. Bien sûr, bien sûr.
Mais nous préférons avoir des caisses en équilibre de manière à pouvoir faire face aux besoins du pays. Quel besoin ? Regardez leur compte abominable à ces gens. Ils sont là, ils sont tous pointés avec des économies à faire. Alors le gouvernement 40 milliards, les fascistes 100 milliards. Comme ils comprennent rien, ils mettent les milliards comme ça. Non mais écoutez, nous le nous on a un contrebudget hein mais personne n'est venu nous dire vous racontez n'importe quoi. On a dit on n pas d'accord avec vous, vous êtes fous et cetera. Voilà, il est là le hein. Bon mais eux 100 milliards alors ils sont fait saurer partout. Les gens disent vous savez pas de quoi vous parlez.
Il mettait des milliards comme ça sur les immigrés euh qui coûtent. Il il dit pas qui c'est qui va payer à la place des immigrés. Qui c'est qui fait ce bruit là ? C'est pas moi. Non non, c'est quelqu'un d'autre. Ou là là. Bon, donc rappelez-vous, tout le monde vient avec une comptabilité, donc tout le monde est partisan de la même politique. Le RN, les socialistes, le gouvernement dans ces différentes sous-factions. Tous sont là pour faire un équilibre comptable. Comment ils le font ? En coupant dans les dépenses. Les trois. Si les socialistes avaient voulu faire autre chose, il n'auraiit pas mis. Nous nous allons faire 20 milliards d'économie.
Nous ne sommes pas partisans de 20 milliards d'économie, ni même d'un seul milliard. Transvaser des sommes. Oui. Oui. Oui. Sûrement, sans aucun doute. Remplir la caisse ? Oui. Et notre modèle, ce truclà mis dans la machine de la Banque de France, pas du Parti communiste ouvrier révolutionnaire de je sais pas où, la Banque de France. Et bien quand on met ce budget dans la machine de la Banque de France qui calcule un point de moins de chômage, un point et demi de croissance et des milliards qui rentrent dans la caisse. Voilà la vérité. On sait le faire camarade. [applaudissements] On n'est pas juste en train de de rêver parce qu'on a bossé comme des fous pour y arriver.
Ah, on peut faire mieux encore hein. Ça dépend de la taille des dents du rateau. Voilà, c'est tout des choses qui existent et ça s'appelle la répartition de la richesse. Voilà. Si vous prenez beaucoup, vous avez beaucoup. Si vous prenez rien, vous avez rien. Si vous vous laissez dépouiller, ben vous êtes dépouillé.
[applaudissements]
Ça c'est le slogan à un moment donné. des insoumis. Si vous faites les boutons, vous serez tendu. C'est pas mal hein. Ça dit bien ce que ça veut dire. Ceux qui font cette politique, c'est la politique qu'avait annoncé François Hollande dans sa conférence quand il avait dit "C'est la politique de l'offre qui crée la demande." C'est-à-dire si je vous vends des choses pas chères, alors vous les achèterez et vous en aurez besoin. Et donc ça fera tourner le commerce. Et ben voici où on en est avec ce système. C'est que plus personne ne peut se nourrir correctement. Plus personne ne peut s'habiller comme il le voudrait.
Et alors vous avez des chaînes qui vendent des habits et eux des milliers de gens vont parce qu'ils ne peuvent pas s'habiller ailleurs et autrement. Parce que le peuple spontanément qui a deux trois quatre enfants qui grandissent parce que tous les gosses sont grandissent. Il faut mieux s'ils sont tous comme ça alors où tu t'habilles ? Où tu peux trouver des fringues pour chacun sinon là où ça coûte pas cher. Et je trouve extraordinaire que le capitalisme est réussi à aller se faufiler dans les échanges et les gens comme ça vendent une partie de leur fringue et avec ces sous en rachètent d'autres et ainsi de suite ça tourne.
Et bien je préfère ce système là figurez-vous qui permet à des milliers de gens qui ont des revenus faibles, néanmoins de pouvoir s'habiller comme ils le souhaitent. Je préfère ça à rien. Où les a habillé comme des pauvres et pas les autres où les uns enargent les autres. Vous savez tous ce qui se passe avec nos gosses. Comment ils se regardent les uns les autres ? Qu'est-ce que c'est le poids de la mode ? C'est nous qui avons fabriqué cette société pourrie. C'est nous qui l'avons laissé arriver à ce point où on se juge d'après les fringues qu'on a. Alors, il faut assumer la responsabilité de ce que nous avons fait.
Il ne faut pas disputer aux pauvres gens, aller leur faire la morale comme je vois certains le faire. Aller leur faire la morale parce que ça ne se passe pas comme on voudrait. Les priorités, si vous voulez que les gens puissent acheter autre chose, payez-les mieux. Et si vous voulez les payer mieux, arrêtez de les emmerder quand ils font des grèves. Donnez-leur des sous pour qu'ils puissent mener la lutte. Donnez-leur des lignes de combat pour qu'ils puissent gagner. Voilà ce qu'il faut faire. pas un instant, même les habits que vous avez sur le dos ne parlent une autre langue que celle de la lutte de classe. Voilà ce qu'il faut savoir et se rappeler tout le temps quand on parle.
[applaudissements] On fait pas de la politique juste avec de la morale, surtout aux pauvres.
[applaudissements]
Alors bon, alors vous avez vu le musée des horreurs, hein, pour le PLFSS. Alors, tout est bon, quoi. Tout ce qui permet de gratter sur les gens, ils prennent. Alors moi j'ai une fiche là tiens, j'ai retrouvé mon papelard. Les pires mesures du PLFSS primo. Vous avez entendu parler du décalage, je vous inflige pas la démonstration, d'accord ? La retraite mais faut penser dans l'autre sens. Alors il y en a qui sont décalés de 3 mois. Oui. Et ben ça en fait 47 millions qu'ils sont pas et eux c'est 64 ans. Donc celui qui lève la main pour dire je suis d'accord avec le décalage, il se bouffe le reste du texte qui dit dans le cadre de la loi qui change la retraite et la porte à 64 ans.
Donc nous on vote contre parce que jamais on nous fera voter. Même au 4e alinéa même sur la tranche du texte écrit en tout petit la retraite à 64 ans. Jamais. Donc on ne le vote pas et on vote d'autres teches
[applaudissements]
qui disent "Ouais, on prend 6 milliards d'économies sur la santé, 1 milliard sur l'hôpital." Économie des économies, c'est trop généreux, il faut faire des économies. Bon, très bien, je vous en propose. Combien il y a de diabétique dans ce pays et combien ça coûte ? 8 milliards. Vous voulez faire des économies, marquez dans votre budget. Cette année, on va faire ce qu'il faut.
Et on va pas d'un coup, on va pas guérir tout le monde mais on va arrêter de faire tomber les gens malades et on va gagner 1 milliard ou 2 milliards et puis après on prend comme ça une par une l'épidémie d'obésité parce que pour la 1000ème fois je dirais c'est pas parce que les gens mangent trop qu'ils sont en surpoids c'est parce qu'ils mangent mal et s'ils mangent mal c'est parce qu'ils peuvent pas se payer le reste. Voilà où on en est. Et là encore c'est pas en montrant du doigt ou en disant il faut manger quatre légumes par jour. Qui c'est qui les paye ? C'est toi ? On peut pas. Alors oui, commençons à faire ces économies là, les économies sur le malheur des gens, la maladie.
Ils ont trouvé le moyen d'aller coller un impôt sur l'indemnisation quotidienne des gens qui ont des maladies de longue durée. Faut quand même être pourri pour inventer un truc pareil, hein. Franchement, quel est le type la femme, l'homme dans un bureau qui dit
[applaudissements]
parce que la personne qui bénéficie de cette aide, c'est avec la SQ, on est tous d'accord, on cotise. et puis tu me soignes de que je suis malade autant qu'il faut, il y a pas de limite. Donc c'est pas un cadeau qu'on lui fait mais quand on décide de lui imposer, on lui impose une deuxième fois ce qu'elle a déjà payé parce que vous payez vos impôts sur votre paye et votre paye elle a déjà servi à la côtise. Donc si on vous ramasse sur l'indemnité pour vous imposer dessus, quick, on veut payer deux fois en impôt, c'est la même chose. Faut y penser. Et voyez-vous, il y a une épidémie de cancer du sang.
J'ai lu dans les déclarations de l'association qui s'en occupe que dans un tel cancer, lorsque cette situation se produit, j'ai connu ça autour de moi, et bien il y a un reste à charge pour chaque femme, 1300 ou 1400 €. Alors à celle-là qui est en congé de longue durée, le temps qu'elle se requinque et qu'elle essaie de se tirer d'affaires, vous allez quand même lui taper du fric en plus. Qu'est-ce qui va se passer ? qu'on dit tous ceux qui connaissent un peu ça, les gens vont moins se soigner et s'ils se soignent moins et ben ils guériront moins et ils mourront plus. Combien vaut une personne messieurs les grands comptables très intelligents qui savait tout ? Vous en êtes pas souci.
Qu'est-ce que c'est une personne dans une société ? Vous allez encore nous dire personne est irremplaçable, menteur, tout le monde est irremplaçable. Moi, je vois pas de qui je trouve irremplaçable autour de moi qui ne serait pas irremplaçable. Je les aime tous. Vous, c'est pareil, non ? Et ben voilà, on en est tous au même point. Donc on ne peut pas considérer la mortalité qui croit, la mortalité infantile qui se développe, les pauvres gens qu'on a jeté dehors et qui sont là en ce moment dans le froid dehors qui en est mort des paquets encore. C'est pas extérieur à nous, c'est nous.
Et si nous laissons ce cette forme de cancer s'installer dans la société qui est le mépris et l'indifférence pour la souffrance des autres, à quoi faut-il s'attendre ? À ce que ça se développe, c'est tout. Il faut donc guérir guérir le mal social qui est l'égoïsme de ceux qui a qu'à partout et puis guérir les maladies dont tout le monde est frappé quand rien de mystérieux. On les connaît, on peut les désigner, on peut les nommer. Alors qu'est-ce que j'ai vu aussi encore un malin ? Bon, dor avant, pas de congé de maladie de plus de 15 jours. Il rigole le mec, il dit "Je vous tiens moi, fini la rigolade." Donc toi, tu es vraiment malade. Tu as qu'un jour d'arrêt. Mais tu es toujours malade.
Tu as toujours mal, tu es toujours pas bien. Ah, il te faut qu'un jour de plus au moins. Comment tu fais ? Tu téléphones pour avoir un rancard chez le TBI. Mais le TBI lui, il est déjà envahi de rencar. Et si c'est pour te revoir alors qui sait ce que tu es, à quoi ça sert ? À quoi sert cette décision ? Pourquoi ils l'ont inventé ? Pour emmerder tout le monde, le Toubi, le malade, tout le monde. Ça ne sert absolument à rien. Sinon à une chose, à espérer que quelqu'un se lasse. Le TBI qui dit "Ah moi j'en peux plus." Le malade qui dit "Bon moi j'en ai marre d'appeler, de toute façon, je me soigne pas." et ainsi de suite.
Voilà, je vais pas faire toute la liste, mais tout ce que j'ai lu, c'est de la même eau. C'est la même chose. C'est tout le temps la même chose. C'est une sorte de guerre permanente qui suppose que les gens sont tous en train d'essayer de tricher tout le temps, qu'on est malade quasiment parce qu'on a choisi, qu'on est au chômage parce que on n pas envie de bosser. Alors bien sûr, vous trouvez toujours en énergumine, un cas par-ci par là. Moi, je vous en trouve 10 chez les riches si vous voulez hein. Non, mais bon, l'humanité l'humanité,
[applaudissements]
personne n'est un héros. Enfin, plus ou moins. Ça c'est pour la SQ et pareil pour euh le le budget général. Bon, je vous ai parlé du fameux truc de Noël. Regardez, moi ce que ce qui nous intéresse, c'est pas des choses que vous savez déjà, c'est les choses qu'on voit pas tout de suite. Alors, plus de prime de Noël pour ceux qui sont au RSA sans enfants. Ah bon ? Il ont payé des cadeaux à des enfants, des gens qu'on pas ? Bien sûr que non. D'où ça vient cette affaire ? C'est une décision de 1998. Pourquoi ? Un moment de bonté. Non, il y avait des gens qui envahissaient les locaux de Pôle Emploi et qui s'y tenaient parce qu'il n'y arrivaiit plus.
Alors, on a dit c'était en 1998, c'était le gouvernement de de de gauche et on a décider 1000 balles pour tout le monde. tout le monde à Noël, il était pas question d'enfant ou pas enfant, c'était les gens y arrivent pas et puis c'est un moment où tu as des dépenses supplémentairire pour participer à la vie de la société parce que c'est comme ça, on se fait des cadeaux, des fois le bon repas, d'autres fois c'est tu vas prendre le train ou tu vas faire le plein dans la bagnole pour aller voir la famille des choses simples quoi. Si on avait maintenu cette prime au niveau où elle était, il faudrait qu'elle augmente de 53 %. Donc c'est vous dire qu'on a pas rajouté tous les hommes quelque chose.
Et maintenant qu'est-ce que vous êtes en train de dire monsieur la tête d'œuf qui avait trouvé cette idée ? C'est quoi votre idée ? Que celui qu' a pas d'enfant il s'intéresse pas au gosses des autres puisque vous voulez parler des cadeaux de Noël qu'il a pas quelqu'un qu'il aime. Vous avez pas entendu parler des familles recomposées ? Vous savez pas ce que c'est ? Il y a pas une personne qu'il aime et qui a des enfants et où tu es heureux de faire le cadeau ? Il y a pas des neveux, des nièces, il y a pas ta participation à la vie des autres. Qu'est-ce que c'est que cette manière de dire ceux qui ont pas d'enfants, ils ont qu'à crever sur pied. Qu'est-ce que c'est ? Où vous vivez ?
Quel genre de vie vous menez pour ne pas savoir ces choses élémentaires de l'existence ? Voilà pourquoi. Si c'est Noël, c'est Noël pour tout le monde. Donc oracle. Mais oui, les gens n'ont pas obtenu une faveur qu'ils arrachés à ceux qui travaillent dur et on serait privé. C'est pas vrai. C'est pas comme ça que ça se passe. Voilà, j'en ai des pages et des pages comme ça. Des pages, tu vois. Mais il faut leur raconter, faut le raconter tout le temps, tout le temps, tout le temps pour dire "C'est ça leur société. Regardez-les, regardez-les avec leur air. Ils savent tout. Ils ont tout mieux compris que tout le monde. Ils ont ruiné ce pays puisque c'est eux qui disent que c'est la ruine.
Et maintenant, ils sont là pour chasser les pauvres gens un par un pour leur reprendre ceci, leur reprendre cela. et aller tondre des milliers de gens. Bon et alors quand vous êtes pas content et ben ça tape sans soline. Vous avez vu les images tout le monde ? Qui c'est qui a pas vu les images ? Toi tu as pas vu les images en deux. Qui encore ? Levez la main que je vois au niveau de culture cumulative. Donc des images qui étaient à l'inspection générale de la gendarmerie. On voit des gendarmes. Alors ça choque beaucoup d'entre nous parce que les gendarmes plutôt la côte. Ils avaient plutôt la côte. Alors les voir se comportait comme ça, ça nous en rappelle d'autres qu'au moins la côte.
Et vous avez le type qui dit tir tendu tire tendu. Tu vois carrément c'est le chef. Je vous ai pas déjà dit qu'une troupe elle vaut par ses chefs ? Parce que les jeunes hommes qui sont là si les chefs disent pas comment on se comporte ils savent pas. Alors si tu leur dis "Allez allez il faut les tuer" il le dit et ben il tue. Tir tendu. Alors vous tiré ? Oui. Allez poum poum poum on tire. Ah oui il l'a pris dans la gueule. Non dans les couilles tu vois. Voilà ça c'est Et j'invente pas les mots que je prononce là hein. Ils sont dans le film. Alors vous voyez bien camarade que c'était pas nous qui fichions la pagaille ce jour-là parce qu'on nous a accusé de tout.
Et à la sortie de cette affaire, il était tombé quasiment une bombe, une grenade par manifestant. Il y a eu des gens qui ont été dans le coma pendant plus de 6 mois. Il y en a qui ont été éborgnés et on nous a accusé. Et monsieur le ministre de l'intérieur de l'époque avait commencé à annoncer une semaine avant que ça allait être violent et après toutes ces violences nous en a accusé et a décidé de dissoudre les soulèvements de la terre. C'était eux qui fichaient la pagaille. Et ce jour-là, il y avait 1 2 3 4 5 6 7 8 députés insoumis qui étaient là et des gens, j'aime mieux vous dire, ils courent pas tous si vite que ça.
Gabriel Amar, député du Rô, Clémence Gueté, député du Val de Marne, Muriel Lebrot, député des côtes d'armor, Marianne Maximi, député du cuit de dô Manon Meier, député de la Haute Vienne. René Pilateu, député de la Charante, Loï Prudom, député de la Gironde, Anne Sambac Terno député de la Haute Garonne. Tout ça, c'était les députés insoumis qui étaient là. [applaudissements] Les autres en face le savaient et ils se sont défendus et leur présent, je crois à protéger ce qui se trouvaient aux alentours d'eux parce que c'est quand même quelque chose d'un peu gonflé que d'aller tirer dans la figure de quelqu'un qui a une écharpe bleu blanc rouge et qui représente le peuple français.
Je voulais vous le dire ce soir parce que Clémence a décidé de déposer au titre de l'article 40 une dénonciation de ses faits. Le ministre, chose incroyable, le ministre et faut le saluer quand ça se fait, a décidé d'ouvrir lui-même une enquête parce que tout ça ne correspond pas naturellement à la manière de manier des forces. Alors camarades, on va tout ça va avoir lieu. Moi ce que je vous demande c'est arrêtez de dire les forces de l'ordre. De quel ordre vous parlez ? De quel ordre ? C'est eux qu'on fichu la pagaille. Donc vous parlez des forces de répression. Oui, ça ça correspond à ce qu'ils font. Ou bien vous les nommez la gendarmerie, la police, chacun prend ce qu'il veut.
Mais arrêtez vous-même de faire la propagande de l'ordre. L'ordre, il est toujours relatif. Et l'ordre dans cette société, c'est l'ordre des dominants. Et nous, nous sommes les dominés. Alors, nous ne partageons pas nos chaînes avec nos maîtres. Voilà ce qu'il y a à dire. Donc, [applaudissements] ce n'est pas les forces de l'ordre.
[applaudissements]
Faut que je termine. Mais ça ça compte. Dites-le, expliquez-le. Ne laissez pas la panique gagner. Il y a jamais eu une croissance pareille dans les médias du fait divers violent. Il y a une mesure médiamétrique qui a été faite au cours des 10 dernières années. Ça a augmenté de 95 %. Nous sommes le pays dans lequel nous sommes au-dessus de la moyenne de l'Europe pour ce qui est du nombre qui s'occupe du maintien de l'ordre. 300000 personnes quand on met tout ensemble. C'est une armée en guerre contre son propre peuple. Bien des fois.
C'est la raison pour laquelle nous avions dit que nous réorganiserions et nous réorganiserons tout de la cave au grenier parce que bien sûr il n'existe pas de société sans police mais il y a manière et manière de faire de la police. Et la manière à laquelle nous tenonsnous, c'est pas celle que nous avons sous les yeux. Ce n'est pas celle qui aboutit à ce résultat où une personne est tuée en Allemagne en 10 ans. Quand nous, c'est 20 en un an. Voilà ce qui ne peut plus durer et quand bien même vous me direz et vous me l'avez dit de toutes les manières possibles en m'accusant de tout et n'importe quoi, que nous n'aimons pas la police. Ce n'est pas le sujet.
La question n'est pas posée de savoir si on aime ou si on aime pas. C'est comment ça fonctionne et c'est notre droit de citoyenne et de citoyens de dire "Nous voulons que ça fonctionne comme ça." Aucun d'entre nous n'est un partisan du crime et du vol. Et d'ailleurs, les crimes restent à un niveau qui est plutôt stationnaire. Et quand on regarde les médias, quand on écoute le discours de l'extrême droite, on a l'impression qu'on vit dans une péthodière généralisée. Bien sûr qu'on a des difficultés. Elles ont une origine ? Non, peut-être. On pourrait en parler au lieu de se demander tout le temps comment on va faire si on leur coupe quatre doigts ou deux doigts, un bras ou les deux et cetera.
Et quelle place joue la prison ? Quel quel rôle joue-elle ? Qu'est-ce qui s'améliore alors qu'on a tant de monde qui est là pour faire ce boulot ? Pourquoi ça va tout le temps plus mal ? Voilà la question qu'il faut se poser. Et après ça, vous avez l'autre basil là qui passe et qui dit "Je veux faire le système le plus répressif d'Europe." Vous êtes prévenu, hein ? Voilà. Si c'est monsieur Bardella, coloriage tous les jours et répression. Moi, j'ai écouté ça, je me suis dit "Mais je comprends les gens hein, quand tous les jours parce que quelle est la crise de la droite ?" Elle a rien à proposer.
Avant il nous disait "Faites du boulot, travaillez, ça ira mieux et puis vous achèterez la voiture" comme disait de Gaulle. Alors, c'était la machine à laver et puis si on peut l'automobile hein. Voilà. Voilà. Il faut bosser he pas faire la grève tout ça faut seer le matin. Oui. Bon nos pères l'ont fait, nous aussi on l'a fait pour quelques uns d'entre nous ici. Mais bon qu'est-ce qu'il nous disent maintenant ? C'est quoi leur projet ? Il y en a pas. Faut avoir peur. Peur du voisin. C'est le lien social qu'il vendent. La peur. Elle n'est pas en train de vous dire comme dans les années 90. Elle dit donc achète-toi un peu de gominable, tu vas être trader. Waouh !
Tu vas gagner des milliards en tapant sur les boutons. C'est ça qui proposait. Et maintenant quoi ? Rien plus rien. Et en face, ils ont un projet. Les gens qui disent maintenant on va vivre entre nous et tous ceux qui nous plaisent pas, on leur faut à la mer. Et un autre projet qui s'appelle le collectivisme qui est dire on va vivre ensemble et ça va bien se passer parce que comme on va partager tout le monde aura droit à sa part de petit bonheur et on aura pas un système d'état qui passera le plus clair de son temps à courser les gens pour empêcher de profiter de la vie parce que la vie elle vaut le coup quand vous avez les moyens de la vivre hein. On est bien tous d'accord sur ce sujet.
Donc ce dont on parle à sur ces questions-là, c'est les questions de fond de l'organisation de la société. Alors bon, vous avez vu que comme il y a eu un sondage favorable, moi je vous ai déjà dit ça me fait ni chaud ni froid. Déjà, ça commence mal parce que je les connais. Et puis vous savez qu'il y a eu une commission d'enquête que dirigeait notre camarade Antoine Léoman qui a été chercher les paquets de sondage pour voir comment ça marche. D'accord ? On va leur payer une grenouille à tous pour être une petite échelle et suivant où elle monte, ils diront comme ça le résultat.
Déjà dans les quartiers populairesou on téléphone pas parce que si on téléphone les gens ils répondent pas et s'ils répondent, ils veulent pas répondre à la question. Tu t'imagines, on t'appelle dans un quartier populaire, on dit alors qu'est-ce que vous votez Mélenchon vous ? Ah non non pas moi, je suis pas au courant, je sais pas qui c'est. Bien sûr qu'il sait qui c'est mais il va pas les dire au téléphone alors qu'il y a son nom marqué dessus qui vote insoumis qui dit que la police tue et tout ça là ça va pas non ? Bon déjà ça commence mal. Après les jeunes pareil, ils répondent pas au téléphone. En plus ils ont un téléphone comme le mien. Il y a marqué dessus alerte spam.
Quick tu appuies. Au revoir. C'est pas vrai. [applaudissements] Moi, peut-être qu'ils ont essayé de me sonder, hein. Je sais pas. J'appuie sur le bouton quand il est marqué à l'air spam. Donc voilà. Alors, comme ça va, il paraît que ça va mieux pour nous. On se demande pourquoi. En fait, on se le demande pas. Alors ça les a tous déchaîné et les revoilà reparti de jours à nous abrutir de trucs contre nous contre moi. Mais l'enchon a dépassé les limites avec et son soutien au communautarisme tandis que vous non ça fait plaisir à voir. Faites pas de clientélisme hein. Ah non non jamais. Vous cherchez pas à plaire à quelqu'un ça c'est clair. On dit vous faites du clientélisme ?
Bah ouais ça fait un siècle et demi qu'on fait du clientélisme nous la gauche. On essaie de ramener les prolots et les pauvres. Et tout ce qu'on dit, c'est pour leur plaire. [applaudissements] Donc ouais. Vous avez découvert quoi ?
[applaudissements]
Oui, mais dans les cités, il y a des musulmans. Ouais. Avant, il y avait des chrétiens, il y en a d'ailleurs toujours et puis il y en a un paquet. Ça dépend des jours quoi, hein. Voilà. Bon, qu'est-ce que ça veut dire cette manière de calomnier comme ça en permanence ? Vous les avez vu tout à l'heure ? Vous avez vu de quoi je vous ai parlé ? La mer, l'espace, le numérique, de quoi il parle ? Est-ce que les gamines qui sont venues, elles avaient mis un voile ? Est-ce qu'il était grand, petit, moyen ? Quel âge elles avaient ? D'où elles sortaient ? Voilà ce qui les intéresse. Leur pauvre cervelle fermée qui s'intéresse à rien.
Au lieu de se demander s'il a un voile, demande-toi ce qu'il y a dessous, si c'est une cervelle et si elle a été bien éduquée ou pas. et je fais le paris qu'elle a été bien éduquée. Mais les rues ne sont pas laïques. C'est l'État qui est laïque. C'est les fonctionnaires qui sont laïques. [applaudissements] Qu'est-ce que vous nous racontez ?
[applaudissements]
Bah vous savez tous très bien ce qu'il faut penser de tout ça. Alors là-dessus, c'est maintenant avec ça que je vais conclure pour vous mettre en appétit pour ceux qui n'ont pas mangé. Là, je retrouve mes papiers là-dessus. Figurez-vous qu'un jour monsieur Gluxman vous me cassez mon effet avant que j'ai commencé. Il était en visite je sais pas où et les communistes du coin font des affiches pour dire on va lui faire un comité d'accueil. pas les insoumis, les communistes, la jeunesse communiste du coin. Bon, il arrive et en effet ça se passe pas bien. Aussitôt c'est les insoumis. Pardon, pardon, on y est pour rien.
Je sais un camarade qui se croit malin, il prend le drapeau et il court derrière. Comme on voit le drapeau chez nous. Voilà. Merci aux camarades, hein. D'accord. Merci parce que franchement, c'était une trouvaille, fallait le faire. Donc maintenant ce que je dis à tous ceux qui m'écoutent là parce qu'il y en a comme d'habitude 6 ou 7000 qui m'écoutent hein, je leur dis rappelez-vous bien de ça. Chacun d'entre nous représente tout le mouvement. Donc souciez-vous des autres quand vous vous engagez, quand vous parlez, quand vous dites des bêtises, dites-vous bien après que c'est moi qui doit répondre et je sais même pas qui vous êtes, ni pourquoi vous avez dit ça.
Et moi, qu'est-ce que je dois faire ? J'ai eu à la raison. Pourquoi ? Parce qu'on recule pas. Mesdames, messieurs, ne reculez pas. Si vous reculez de ça, il vous demande ça. Si vous vous mettez là, il demande ça. C'est pas Ils vous disent que vous voulez pas faire des compromis mais eux n'en font jamais avec vous. Si vous êtes une seule fois à dire "Ouais, c'est pas malin." Ah oui, pourquoi vous dites ça ? Vous le connaissez ? Qui c'est qui a sorti telle affiche ? Donnez-nous des noms. C'est ça le système médiatique. Il ne donne pas d'information, il crée une animation. Donc nous étions désignés coupables. Là-dessus arrive monsieuroven. Attendez, c'est un philosophe essayiste.
Et celui-là, il dit euh "Attends où c'est ? Voyons." Parce que c'était vraiment un peu quand même pas mal. Alors, il dit que nous sommes Ah ! C'est pas vrai, il y a qu'un mois que ça arrive, hein. Bon, bref, il nous traite de con, passionnément antisémite. La France insoumise est un mouvement détestable, violent, complotiste, passionnément antisémite. Ils sont tellement cons. On n'en peut plus de ce club de déficient. Il a aussi dit "Leur manière déshonore l'assemblée, leur méthode dégradent le débat, leurs outrances, leurs fake new, leurs gifles, leurs mains au cul, leur trô antisémite, leur comportement totalitaire. Ils reprennent à la lettre le narratif du Hamas ou de Poutine.
Moi, j'ai dit aux camarades, pas de procès, pas de procès. On judiciarise pas la vie politique parce que ça va mal tourner. Mais alors, comme dans cette salle, il y a plein de camarades qui quand ils entendent le résultat sont tristes. Moi aussi. Il y en a parmi vous qui sont des vrais gauchis, sont pas tristes, ils s'attendent au résultat mais moi non. Et mais je sais, je suis triste parce que je suis confronté à mes illusions, pas à la réalité. Mon illusion, c'est que la justice sous son chaîne comme l'autre antisémite là, Louis I Saint-Louis. Ah bah ouais, c'est lui qui a inventé le truc pour reconnaître les juifs. Il les a foutu dehors comme 11 fois sous l'ancien régime. D'accord ?
Parce qu'ils viennent pleurer après nous. Donc aller au Sénat hein. Tu rentres dans l'hémicycle côté gauche, tu as une grosse statue Saint-Louis Louis I. Alors c'est un antisémie devrait le d'or. De l'autre côté c'est Charlemagne. Bon c'est un allemand. Voilà. Alors donc les avocats disent c'est imperdable. Ben voyons donc on fait le procès, on le fait à la loyale. Les autres ils amènent des témoins tout ça hein. Et bon alors le tribunal a décidé aujourd'hui, il a débouté le mouvement insoumis de ces demandes. Nous nous avons dit c'est un jure public, nous demandons réparation. Et vous allez voir camarades, le tribunal dit les propos du philosophe ont une portée outrageante à l'égard de LFI.
Non, comporte un caractère injurieux. D'autant que Raphaël jette le discrédit sur ce mouvement dans son entier de façon généralisante et essentialisante. C'est le juge qui dit ça. Conclusion : Raphaël Antoven manifeste la volonté de jeter le discrédit sur ce mouvement dans son entier de façon généralisante et essentialisante. Dès lors, il sera jugé que les propos poursuivis comportent un caractère injurieux à l'égard de la France insummise. Mais compte tenu de l'ensemble de ces éléments, ces propos n'ont pas excédé les limites admissibles de la liberté d'expression.
Qu'est-ce qu' dit dans apprécier plus largement dans ce domaine et au regard des circonstances, une condamnation pénale du prévenu porterait une atteinte manifestement disproportionnée au droit à la liberté d'expression, étant susceptible d'avoir sur celle-ci un effet dissuasif. Ben oui, c'est pour ça qu'on demande qu'il soit condamné. C'est pour que ça dissuade les autres de le faire. Et le juge qui est une personne intelligente, je ne le connais pas mais il a fait des études pour être juge. Faut être là quand même. Il sait très bien ce qu'il fait. Il dit oui, c'est injurieux. C'est d'ailleurs grave parce que ça disent un tas de gens qui sont pas au courant de tout ça et qui sont injuriés.
Mais mais dit-il, je le condamne pas. Il sait très bien ce qui va se passer. Aussitôt monsieur fait trois saupérieux. Il dit "Vous voyez, on a le droit de dire qu'ils sont un qu'ils sont passionnément antisémites." C'est une injure. Non, c'est pas un débat ça. Et c'est ce qui s'est passé. Et d'ailleurs, à peine le jugement était-il rendu que madame Aurore Berger a repris textau les propos de monsieur Hoven. Les filles antisémite, passionnément antisémite, con machin, reprend tout. Tu vois, il y a pas les mains au cul mais ça viendra. Voilà, c'est une un maniment de la justice. Vous allez les voir tous parce que ça va passer partout, hein. Monsieur Anoven est relaxé de l'accusation d'injure.
Alors, ah bon, c'est quoi l'injure ? Antisémite. Ah bon, d'accord. Bon, c'est plus vraiment une injure de nos jours quand le pape est antisémite et le secrétaire général de l'ONU, hein. Mais ça veut dire, vous savez pourquoi lui il a le droit de le faire ? C'est ça qui est intéressant. C'est parce que il a une activité d'essayées, de chroniqueurs de radio et de télévision, de passeur de philosophie, d'éditorialiste pour l'hebdomadaire politique fran tireur et de ses prises de position régulières sur un mode polémique. Autrement dit, il y a pour certains un droit à l'injure qui est lié à leur situation sociale et sans doute à leurs amitiés, leur copinerie qui fait que eux sont pas condamnés.
Julie Garnier, conseillère régionale, avait participé à une manifestation où elle avait mis en cause la dirigeante de la boîte qui était en cause et elle avait dit menteuse, l'autre a fait un procès, un jure public, pouf 2000 balles 50 surcis. Passionnément antisémite, complètement con, main au cul. Vous exagérez cher maître. Allez, allez. Donc il y a un droit pour certains à l'injure, pour certains à vous traiter d'antisémite. C'est une un droit à eux, un privilège pour cela. Et les autres Basserada, vous voyez, je fais attention à ce que je dis, je pourrais être condamné. Supposons que je le traite de [rires] Et ben non, moi je sais tenir à ma place.
Alors les camarades, vous savez ce qu'on va faire ? D'abord, on va décider ce qu'on fait si on fait appel ou pas parce qu'il y a une discussion. C'est pour faire appel pour retomber sur les mêmes zigomars qui vont dire "Ouais, c'est complètement injurieux mais il faut lui donner un peu de sous parce que le pauvre ça lui a fait du mal." Tu vois, ça va quoi. On va décider une chose déjà. Il y a 110000 camarades dans les groupes d'action insoumis. Il y en a 410000 430000 sur la plateforme de soutien. Nous allons envoyer à toutes ces personnes le texte du jugement. Pourquoi ? parce que tout pour nous est occasion d'éducation politique de masse.
Vous devez arrêter de croire que quand vous êtes insulté par le bras armé des puissants, vous avez des droits égaux à ceux des puissants. Ce n'est pas vrai. est en quelque sorte une justice qui est dans la main d'une classe qui a expédié 800 condamnations direct contre des pauvres gens gilets jaunes qui étaient jugé parfois 3h 4h du matin. La ministre elle-même est endue dans un tribunal pour réclamer la plus grande fermeté. 400 500 encore condamnés dans les révoltes urbaines. Ça suffit de croire qu'en pleurnichant ou en allant fort de son bon droit, le bon droit va être établi. Ce n'est pas vrai.
Ils font leur travail quand ils permettent à ces gens de faire de la police politique en traitant tout le monde antisémite. Je veux que vous soyez un demi million, un million à le savoir en ayant lu texte, en étant indigné, en étant écœuré comme le sont tous les camarades qui depuis tout à l'heure apprennent qu'on a relâché ce type. Et vous verrez demain quand vous lirez la presse qui vous diront, les insoumis sont passionnément antisémites. La justice l'a reconnu parce que le juge savait que ça serait utilisé comme ça parce que c'est quelqu'un d'intelligent de cultiver. Quelqu'un qui connaît le monde, il est à la 7e tout le monde au plein sens du terme à la 7e chambre.
N'ayez aucune illusion un monde dans lequel le prix Nobel de la paix est donné à une femme qui appelle Netaniaahu à intervenir au Venezuela. Un monde qui est capable de regarder assassiner des gens pendant 2 ans sans rien faire. et en trouvant tous les prétextes pour ne rien faire. Un monde où on est capable de faire plusieurs centaines d'inculpations pour apologie du terrorisme contre des camarades qui n'ont aucun autre défaut que d'avoir défendu leur commune humanité avec ces pauvres gens. Vous croyez qu'un tel monde va être juste pour vous parce que vous avez votre bon droit ? Il sera avec vous comme il est avec tous les autres. Dur avec les faibles, faible avec les durs.
Voilà ce qui s'est passé. Donc nous allons tirer profit. Article 1, c'est pas moi qui prendrai la décision après, mais au moins sur ce plan, oui, nous allons tirer profit de ce jugement pour que tout le monde comprenne. Et je vais vous dire ça, ma maison a été saccagée. Pas une seule autorité n'est venu ni me demander si ça allait, ni me dire où on en est de l'enquête. La maison du camarade Mathieu Hiller a été incendié deux fois il y a 6 ans et sont revenus une deuxième fois. Il y a pas le début d'un procès. Qu'est-ce que vous croyez ? Il n'y a pas de justice pour vous. Insoumis. N'allez pas vous mettre sous le bâton car vous serez frappé. Lutter, combattez, expliquer, éduquer.
Pas pour se résigner à l'injustice, mais pour mieux la combattre. Alors, les camarades décideront ce qu'ils veulent, s'ils font appel ou pas. Mais moi, je sais que c'est ça d'abord qu'on va faire. Chacun d'entre nous doit comprendre le monde qui l'affronte. qui l'affronte, pas avec lequel on s'entend, avec lequel on combine. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse comme accord avec ce type de justice là ? Qu'est-ce qu'il faut faire comme compromis pour leur plaire ? Qu'on aille se flageller, se lamenter. Ils sont capables de traiter la terre entière d'antisémite.
Ils font respecter un ordre moral, un ordre politique, mais ils ne peuvent le faire respecter que par la force tandis que nous nous le faisons respecter le nôtre d'ordre. par la compassion, par l'intelligence, par l'éducation, par la culture. Je parle fort pour qu'on m'entende loin. La France insoumise a pris connaissance du délibéré du tribunal suite à une plainte déposée contre monsieur Raphaël Htoven qui avait qualifié la France insoumise de mouvement détestables, violent, complotistes, passionnément antisémites, de tellement cons et encore de clubs de déficients. Le tribunal reconnaît que les propos de Raphaël Entoven contre la France insoumise relèvent de l'injure.
Mesdames, messieurs les journalistes qui faites des brèves pour déjà flatter votre collègue. Relève de l'injure mais considère qu'ils ne doivent pas être condamnés au regard de la liberté d'expression et de la fonction de polémis de Raphaël Antoven. Ce délibérer est absolument incompréhensible. La liberté d'expression fait partie de nos libertés fondamentales. Elle réside dans le droit de chacun à exprimer liberté ses opinions. Toutefois, elle n'est pas absolue et une injure doit être condamnée puisqu'elle dépasse les limites admissibles de la liberté d'expression.
De même, le tribunal semble reconnaître à Raphaël un droit particulier en raison de ses activités d'essayistes, de chroniqueurs de radio, de télévision, de passeur de philosophie, d'éditorialistes pour les bomadaires francreurs et ses positions régulières sur un mode polémique. Nous rappelons donc qu'il n'existe pas de droit à l'injure qui serait accordé à une personne en raison de sa notoriété ou de ses habitudes.
La France insoumise est sidérée par une telle décision qui revient à reconnaître un privilège de droit d'injure accordé à certains contre Drô qui peut considérer un débat public dans lequel les injures de monsieur Hentoven deviendraient désormais la norme au nom de la liberté d'expression.
[applaudissements]
Vous avez le texte sur la plateforme, faites-le circuler et donnez-le chaque fois qu'on vous dira que c'est nous qui exagérons, qui bordellisons les débats, qui avons qui faisons de l'invective. Rappelez-vous de ça à ce moment-là chaque fois. Et quand vous y pensez, pensez au pauvre diable. Il est 4h du matin, il a été en garde à vue, il sait plus où on en est. On lui a dit si tu reconnais tout de suite ta faute, tu auras plus vite liquidé le problème et ça te sera reconnu. Et à 5h, il est condamné à de la prison ferme et sa vie est bousillée parce qu'il a participé à une manifestation.
Pensez au camarade Manu qui s'est fait exploser la gueule et qui s'est pris une grenade dans la figure et qui 6 ans après attend encore qu'on reconnaisse qu'il ne faisait que passer dans la rue à ce moment-là. Pensez à ça à chaque fois. Ne vous laissez pas ne vous crispez pas sur votre peine, sur votre chagrin, sur votre illusion. perdu parce que vous croyez que la justice allait être juste. Oubliez ça et rappelons-nous sans cesse cette solidarité qui nous unit les uns aux autres dans le combat. Toi, toi, toi comme syndicaliste, toi, toi, toi dans ton lycée, dans ton entreprise, dans ton quartier.
Voilà quelle est la force immense que nous déployons et elle est plus forte que tous ces baratineurs.
[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements]
Bra.
[applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon