"À aucun moment, je n'ai pensé à mal": Jean-Philippe Tanguy (RN), revient sur ses propos polémiques
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Merci d'être avec nous, dernière partie de l'émission, au programme carburant, menaces russes, Poutine, budget et impossible l'Union des droites. Beaucoup de sujets à évoquer avec vous. Bonsoir Jean-Philippe Tanguy. – Bonsoir Madame Mabrouk. – Merci d'être avec nous, vous êtes député RN de la Somme, vice-président délégué du groupe à l'Assemblée. Le président Emmanuel Macron va donc s'exprimer Et demain, la télévision en partie sur la menace russe et l'intensification, dit-il, de la guerre hybride, comme il l'avait précisé au sortir de la réunion à l'Elysée. Réunion à laquelle Jordan Bardella a participé, avait participé. Et le RN depuis semble avoir opéré à un véritable changement avec un communiqué, ou en tout cas une mise au point sur sa manière d'appréhender le danger russe.
Pourquoi était-il nécessaire ce communiqué ? Parce qu'il y a des éléments qui sont donnés aux Françaises et aux Français qui les inquiètent légitimement et il faut prendre conscience de ces éléments qui sont des éléments objectifs. Il est important, comment dire, de ne pas laisser tout au parti du paysage politique, faire croire qu'il n'y aurait que le président de la République et le gouvernement qui seraient préoccupés par les menaces qui peuvent frapper nos alliés européens ou nos intérêts. Vous savez que j'avais présidé une commission d'enquête sur les ingérences étrangères Et dans l'avant-propos du président que j'avais signé, j'avais été très clair sur les menaces sur le numérique, sur la cybersécurité, sur les infiltrations, les ingérences étrangères venant
Si vous avez été clair, pourquoi un nouveau communiqué en direct C'est vrai que vous voulez corriger une position qu'au sortir de l'Elysée, vous allez trop rapidement parler seulement des carburants et pas de l'ordre du jour. Parce que ce sont des choses qui ne sont pas contradictoires. Jordan Berdella, à juste titre, a signifié qu'il manquait lors de Cette réunion a un intérêt pour les conséquences directes sur les Françaises et les Français, sur l'économie à travers le prix des carburants, mais aussi ce qui est moins dit, le prix du fioul. Vous savez que là nous avons nos compatriotes, notamment dans les zones rurales qui doivent remplir leur cuve de 1000-2000 euros de fioul, on parle de factures qui ont littéralement doublé.
Il faut sortir beaucoup d'argent sur une période très restreinte, c'est parfois un mois de salaire entier pour remplir la cuve de fioul, le gaz, avec des augmentations et donc c'est ce qui manquait à La Réunion. Est-ce que c'est ce qui manquait à votre argumentaire ou exposé, sortir de La Réunion ? Parce que quand un communiqué aussi important arrive juste après, n'aurait-il pas fallu le dire tout de suite au sortir d'une réunion sur une telle menace ? Eh bien nous comprenons ce qui a été dit par le Président, par les différents chefs de services et renseignements. Nous actons d'une menace importante. Pourquoi cette valse à deux temps ? Sincèrement, moi qui suis direction auprès de Jordan et de Jordan Bardella partout de Marine Le Pen, on n'a pas eu du tout sentiment de deux temps.
C'est juste que dans l'urgence, le message politique que Jordan Bardella et d'ailleurs Éric Ciotti voulaient faire passer, c'est que le Rassemblement National, lors de cette réunion avec l'UDR, étaient les seules forces politiques qui s'étaient préoccupées des conséquences concrètes, une fois plus sur le prix de l'énergie ou l'inflation par ailleurs. Et ensuite, nous avons rappelé une position qui est un rappel parce que D. – Jamais le communiqué n'a été de cette nature-là, juste avant Jean-Claude Tanguy. Franchement, vous lisez, vous regardez toutes les auditions griffées pendant la commission sur les ingérences et vous lisez mon avant-propos au rapport sur les ingérences. les délibérations, pardon les discussions parlementaires
autour de la loi ingérence qu'il y a eu ensuite, où le Rassemble National avait la position la plus dure notamment pour créer un délit d'ingérence. Je maintiens jamais Marine Le Pen, Jordan Bardella n'avait co-signé un communiqué avec des termes comme ceux-là utilisés contre la Russie. Qu'est-ce qui s'est passé ? Avez-vous pris conscience au sortir de la réunion ? C'est peut-être l'objectif de la gravité de la menace. Écoutez, sans doute, Jordan Bardellem et Le Pen ont échangé aussi si ensuite Marine Le Pen était en déplacement auprès des sinistrés, d'abord de la Gironde des feux en Gironde et ensuite de cette terrible tornade qui a détruit un village dans l'Aude. Ils ont sans doute échangé et estimé qu'il fallait rappeler aux Françaises et aux Français parce que le Rassemblement national
est un parti national patriote qui évidemment défend toujours l'intérêt national et nos alliés, et qu'il est inadmissible qu'un autre pays, en l'occurrence le régime russe, s'attaque à des intérêts, voire menaces des vies. Parce que c'est vrai que la différence qu'il y a eu dans les événements qui ont été rendus publics, c'est des attaques attribuées peut-être au Jérémie Russe contre des civils et la volonté de faire des morts sur des infrastructures. Peut-être ? Heureusement, grâce à Dieu, il n'y a pas eu de mort. Donc je ne vais pas faire... Je ne suis pas en train de minimiser la menace. Il n'y a pas eu de mort. Je ne vais pas Il faut quand même se féliciter qu'il n'y ait pas eu de mort. Et tant mieux, parce qu'il y aurait eu un avant et un après.
– Mais êtes-vous tous sur la même longueur d'onde pour appréhender cette menace ? Vous avez cité tout à l'heure votre partenaire Éric Ciottier, interrogé ici même Jean-Philippe Tanguy sur BFM TV, lorsque la question lui a été posée sur cette réunion, lui il a parlé d'une forme de diversion du Président. Il a affirmé que c'était une opération de diversion et qu'il n'y avait pas grand-chose de neuf sous le soleil ? Il a tort ? Non, il n'a pas tort. C'est toujours un peu l'impression avec M. Macron depuis 2022 qu'à partir de faits réels, de tragédies réelles, d'agressions réelles, de menaces réelles, il se donne un rôle ou veut, comment dire, inquiéter les Françaises et les Français dans des menaces qu'il ne contrôle pas lui-même. Mais la menace est grave ou elle ne l'est pas ?
La menace est grave ou il y a une diversion ? Mais la diversion, c'est quoi Mme Abouk ? C'est très simplement, prenez la cybersécurité, les cyber rançonnages, les attaques sur un certain nombre de serveurs, sur un certain nombre de services publics. Certains sont attribués, certains ne le sont pas. Peut-être que les enquêtes montreront un certain nombre d'attaques qui pour le moment ne sont pas attribuées à la Russie ou à ses proxys. Qui pourrait l'être, M. Macron, alerte depuis 2022 ? Parce que les attaques ont commencé en marge de l'agression de l'Ukraine. Que n'ont-ils fait, Mme Mabrouk, pour protéger notre sécurité ? Ils m'ont menti d'ailleurs sur ce plateau, je vous avais révélé, que la certain nombre de services de l'État avait menti aux députés en disant
que la sécurité est au maximum. Je crois que vous pouvez reprocher beaucoup de choses au président français, mais pas d'alerter sur la situation et sur la menace russe et sur l'intensification de la guerre hybride depuis Si je n'ai pas été clair, je vais clarifier mon propos. Je ne lui reproche pas d'alerter. Je lui reproche l'alerter de ne rien faire. Son rôle de président, ce n'est pas d'alerter. C'est-à-dire que les différents chefs de renseignement que Jordan Bardella a vus dans cette Cette réunion avec les autres chefs de parti, le chef d'état-major, ce sont eux qui sont en commande, n'ont pas reçu les instructions pour protéger notre pays ? En tout cas sur ce qui concerne la cybersécurité et la protection de nos hôpitaux, de nos services publics,
du fisc et d'un certain nombre d'autres services, de personnalités politiques. Je rappelle que le compte de Marine Le Pen, le compte Twitter de Marine Le Pen, pour le moment, c'est la seule personnalité politique majeure qui a été piratée avec un message qui s'apparentait quand même à un piratage venant d'intérêts étrangers. Je ne pense pas que vous soyez la première cible des Russes pour le dire ainsi. Je pense que vous avez tort. C'est-à-dire ? Vous avez peut-être des informations. Oui, le Rassemblement national a été régulièrement victime d'ingérences étrangères. Je vous rappelle que pendant la campagne de 2022, mon compte et un certain nombre d'autres comptes avaient été piratés. Je l'avais signalé avec d'autres à l'époque au secrétaire général à la Défense nationale.
J'attends toujours un retour. Je l'avais interrogé lors de la commission d l'enquête. Il ne m'a jamais répondu. On ne sait toujours pas ce qui s'est passé et qui avait piraté nos comptes dans la campagne présidentielle. Le compte de Marine Le Pen a été piraté. Nous avons agi pour le signaler auprès des autorités. Sauf erreur, de ma part, nous n'avons aucune... Vous n'êtes pas vic les premières victimes de l'ingérence russe en France. Nous sommes victimes d'ingérences étrangères, mais pas russes en l'occurrence. Bien sûr qu'il faut condamner toutes les formes d'ingérence russe. Vous n'êtes pas la première cible du Kremlin. En tout cas dans les forces politiques aujourd'hui, je suis désolé, je ne vois pas quelle autre force politique a concrètement... Monsieur Attal, monsieur Glucksmann,
notamment, ne sont pas des cibles. Madame Mabrouk, parce qu'une fois plus, Marine Le Pen en tant que femme d'État n'a pas voulu en faire une affaire politicienne, en pensant sans doute, elle a juste raison puisque c'est une femme honnête, que les oppositions et les services de l'État s'en emparaient. Le compte Twitter de la principale de la chef de l'opposition qui aujourd'hui dans tous les sondages est en tête des élections a été piratée. C'est la seule. Qui a réagi ? Personne. Qui nous a apporté son soutien ? Personne. Est-ce que ça fait la une des journaux et des antennes ? Non. M. Attal dit, sans doute, c'est vrai, je ne le remets pas en cause, a été victime d'ingérences d'origine russe que personne n'a vues. Ça fait la une des journaux. Donc vous avez d'un côté un compte qui a été...
Vous estimez que la manipulation n'a pas généré beaucoup de... Tant mieux, je m'en félicite. Je m'en félicite. C'est mieux dans ce cas-là que la désinformation n'est pas réussie. Vous savez très bien, Mme Abreu, que c'est ma position, puisque ma position depuis que j'ai présidé la commission d'enquête sur les ingérences étrangères, est de saluer le travail notamment des journalistes. Oui. M. Tanguy, vous êtes sorti furibar de cette commission. Oui, mais furibar contre les macronistes qui font de la politique politicienne, mais pas contre les services de l'État en l'occurrence, qui protègent la démocratie et pas contre les journalistes, puisque j'ai dit publiquement à nombreuses reprises, notamment avec votre collègue Apolline
de Malherbe qui m'a interrogé à nombreuses reprises sur les risques d'ingérence politique je ne parle pas des cyber-rançonnages et des cyber-attaques politiques en disant que les journalistes protégeaient bien la démocratie
C'est un parti contre la démocratie, contre les institutions, c'est n'importe quoi, qui est le seul à féliciter. Non, non, mais est-ce que... C'est bizarre que vous ne vouliez pas qu'on finisse là-dessus ? Parce que c'est quand même important de dire que les journalistes en France font leur métier parce que toute la journée, on vous toupe dessus. Dieu sait que parfois, on n'est pas d'accord. Mais moi, je tiens à dire qu'aujourd'hui, le système médiatique français protège notre démocratie contre les agérances et l'intelligence des Françaises et des Français et leur éducation et leur culture générale. Sur un communiqué qui est arrivé il y a quelques jours et certains de vos adversaires vous reprochent toujours une forme de bienveillance à l'égard du Kremlin et Poutine.
Est-ce que ce n'est pas aussi le fait de certains membres de votre parti Jean-Philippe Tanguay qui ne sont pas encore au clair sur ce sujet ? Non, je pense que c'est beaucoup de mauvaise fois, c'est beaucoup d'attaques au lieu de parler du fond, comme je le dis souvent, qui préfèrent les bas-fonds. Et c'est très grave parce que quand vous attaquez le principal parti d'opposition en l'accusant d'être un parti sous influence étrangère, soit vous avez des preuves concrètes de cette accusation, il doit y avoir des poursuites judiciaires, soit c'est du baratin. Or, c'est du baratin. Je vous rappelle que Marine Le Pen a témoigné sous serment lors de cette commission d'enquête et que je n'ai pas présidé, je me suis déporté de ma présidence à ce moment-là.
Elle avait été accusée d'avoir menti, soi-disant qu'il va y avoir des poursuites. Ça fait trois ans, il n'y a jamais eu de poursuite parce qu'elle n'a pas menti. Elle a dit la vérité. Je ne parle pas cela. Je parle de certains autres membres du Rassemblement National, comme M. Thierry Mariani, qui n'est absolument pas sur votre ligne. Il le dit, il l écrit. Mais M. Mariani, ce qu'on lui reproche... Il est toujours membre du Rassemblement National. Les faits qui lui sont reprochés par rapport à un certain nombre de visites, c'est à 95 % quand il était membre de l'UMP. Bon, là, bon, donc tout ça... Là, il écrit aujourd'hui, il n'est pas membre de l'UMP. Excusez-moi, je ne vois pas ce qu'il écrit. Jamais vu une telle propagande pour nous persuader
que la guerre est inévitable et que Macron est un vrai chef. Ainsi, on ne parle plus de la dette, du coût de la vie, de la situation de la France, dont Macron est le vrai responsable. Belle opération de diversion suicidaire. Ça, c'est compatible avec ce qu'a dit Eric Ciotti. Ce n'est pas orthogonal de la position qu'ont pris Marine Le Pen, qu'ont pris Marine Le Pen et Jordan Bardella. Il peut y avoir d'un côté des menaces réelles, c'est pas pour ça qu'on est à l'aube d'une guerre et que heureusement d'ailleurs on peut tous espérer qu'on n'est pas à l'aube d'une guerre avec une puissance nucléaire mais ce sont des choses totalement différentes
le cas est notamment sur l'aide à l'Ukraine. Avant-hier, il y a quelques jours sur ce même plateau, un candidat que vous connaissez bien pour l'avoir accompagné il y a quelque temps, Nicolas Dupont-Aignan, affirmait qu'il fallait totalement arrêter l'aide à l'Ukraine et aujourd Quelle est votre position ? Faut-il cette aide la prolonger, la recalibrer, la diminuer, l'interroger ? Comme l'a dit Marine Le Pen, elle doit correspondre à des besoins et des intérêts qui sont l'intérêt de la France et des Français et l'aide qu'on va apporter concrètement à l'Ukraine par des moyens défensifs, par des moyens financiers, par des moyens humanitaires, matériels, formation, tout un tas de moyens mais qui doivent rester sur le contrôle de la France.
Là où il y a une ligne rouge du Rassemblement national, c'est quand à travers la Commission européenne, un certain nombre d'intérêts veulent embarquer la France au nom du soutien à l'Ukraine qui en l'occurrence est un soutien dévoyé dans une nouvelle forme de fédéralisme et à travers la menace géopolitique, créer un État fédéral qui n'est pas la volonté des Français. Mais la France souveraine, quand elle décide de cette aide si vous êtes au pouvoir, elle la recalibre ? Elle la diminue ? Elle la maintient ? Elle l'amplifie ? Elle la calibre à ce que la position de la France, c'est-à-dire que c'est l'aide de la France. Non mais c'est très simple. Vous savez, moi je suis un souverainiste vieille école, un gaulliste. Il faut que la France ait l'aide qu'on a souverainement décidée
et pas une aide dans laquelle on est embarquée à travers Mme Bantalaïa. Donc j'interroge cette aide souverainement décidée, quelle serait-elle ? Puisque si vous êtes au pouvoir, vous aurez à décider. Nous n'avons jamais, et Marine Le Pen l'a rappelé, demandé de diminution de l'aide actuelle, de l'aide de l'enveloppe globale de l'aide. Elle sera maintenue ? Oui. Donc rien ne change en fait, vous et Emmanuel Macron au pouvoir ? Dans la préparation du programme, parce que vous savez qu'on prépare les arbitrages financiers, Marine Le Pen n'a passé à nos équipes aucune commande de diminution de cette Donc, ce qu'elle a été très claire sur une antenne concurrente l'autre soir, que le peuple ukrainien avait été courageux. C'est un peuple patriote.
Donc, en tant que patriote, évidemment, on soutient un effort patriotique pour défendre son propre territoire, pour défendre évidemment des familles qui ont été attaquées, des civils innocents qui ont perdu la vie dans des territoires de souveraineté de l'Ukraine. Donc nous sommes extrêmement clairs et Louis Alliot le 1er vous savez d'ailleurs à l'époque a pris un risque personnel parce que personne ne savait comment ça allait évoluer à l l'époque. Malgré tout, c'est lui-même qui avait dit qu'il fallait couper le robinet à l'Ukraine. Oui, vous êtes une excellente journaliste et vous avez posé une excellente question. Et M. Alliot l'a dit lui-même, il est reparti sur la question que vous avez posée. Mais d'ailleurs, l'expression couper le robinet, c'est reprendre le contrôle.
C'est en fait ne plus être embarqué dans des versements automatiques. Quand on apporte plusieurs milliards chaque année, 6 milliards selon le monde en moyenne à l'Ukraine, ça doit être sous contrôle français et je pense que tout le monde devrait être d'accord avec ça. La question qui doit Je me permettrai, madame Mabrouk, de le souligner. L'Ukraine ne peut pas être utilisée, si on prend au sérieux et qu'on respecte le combat des Ukrainiens, comme un motif politicien pour élargir l'Union européenne contre la volonté des Qui le fait ? Notamment M. Attal, par exemple. Parfois M. Macron, pas toujours. Comme un motif politicien pour étendre l'OTAN à l'Ukraine contre sans doute la volonté des Français. Ou par exemple, pour donner des des avantages économiques
ou agricoles à un certain nombre d'oligarques ukrainiens qui ne sont pas le peuple ukrainien. Je veux dire que si on associait le peuple français à un certain nombre d'oligarques et d'intérêts financiers d'oligarques français, je ne suis pas sûr que le peuple français s'identifierait à ces
d'une solidarité dévoyée avec l'Ukraine, c'est très grave parce que nos agriculteurs, et vous le savez puisque je sais à quel point sans ironie vous aimez notre pays et que vous êtes attentif à la France du travail, sont dans une très grande difficulté et comment dire envisagent cette concurrence déloyale de l'Ukraine comme un coup plutôt dans le dos, parce qu'on peut être soutien de l'Ukraine sans ruiner nos agriculteurs. Et si on ne peut même pas avoir ce débat avec des adversaires politiques, c'est grave. Parlons de cette France du travail justement. C'est cette France qui n'arrive pas tout simplement à aller travailler aujourd Aujourd'hui, parfois même, elle s'auto-confine sur le plan énergétique compte tenu de la flambée des carburants.
Mais c'est aussi lié à la situation en partie géopolitique. C'est une question large mais on se demande aussi vous au pouvoir alors est ce que comment vous faites pour peser davantage pour débloquer les fameux détroit d'hormuz de babel mandeb est-ce que vous estimez aujourd'hui que la france qu'emmanuel macron que la diplomatie française fait son maximum pour cela non mais parce que malheureusement emmanuel macron par les positions qui prend depuis dix ans c'est cet alignement quasi systématique sur sur les intérêts américains et sur l'union européenne fait que la voix de la france n'est plus écoutée comme elle l'était du temps que j donc il faut renouer la friction sur la ligne quand même avec donald trump ça dépend il peut y avoir quelques
fritures et puis à la fin c'est quand même lui qui à la fin peu à la clé pour ouvrir sur le détroit bien sûr bien sûr mais personne ne prétend que ce n'est pas lui qui a la clé mais forte et se contater que la voix de la france n'est plus attendue du temps de jacques chirac l'iran était attentif à ce que disait la france et les états-unis étaient attentifs à ce que disait la france aujourd'hui force est se constater je le dis avec le coeur c'est le mon coeur saigne puisque moi j'aimerais que la voix de la france soit soit soit entendue d'une manière libre et différente. Elle est quasiment intégralement alignée sur les intérêts de la Bordénaïenne – Je pense souvent à la même question, mais je vous l'avoue, vous au pouvoir, qu'est-ce que vous faites face
aux humeurs de M. Trump extrêmement changeantes et aux occasions de M. Poutine extrêmement brutales Il est évident qu'il faut reconstruire, et ça prendra un certain temps, une diplomatie française indépendante qui défend ses intérêts, qui fait entendre sa voix et qui prouve que la France est fidèle à elle-même et pas fidèle à je ne sais quelle alliance qui devient une forme d'impérium sur nos propres intérêts. Et voilà, Mme von der Leyen s'accapare de plus en plus de... Il paraît, j'ai entendu qu'elle aurait aussi le projet de se faire sa propre force de renseignement. Enfin, à quel moment les Françaises et les Français et les peuples européens ont délégué à Mme von der Leyen, présidente de la Commission européenne, la possibilité de se faire son propre service de renseignement.
C'est n'importe quoi. Et d'ailleurs, vous savez très bien, pour parler de ces sujets régulièrement, que nombre au-delà de la France, beaucoup de chefs de gouvernement sont mécontents de la latitude que s'est attribuée Mme pour se présenter comme une chef d'État qu'elle n'est pas, Mme Vendaléienne. Elle devrait être la secrétaire, la porte-serviette et la gratte-papier des chefs d'État européens. Vous êtes le premier à savoir que tous les Les pouvoirs que vous attribuez à Mme von der Leyen, ce sont autant de pouvoirs qui ont été transférés par différents pays, différentes nations. Non, non, elle abuse beaucoup. D'ailleurs, c'était une vieille doctrine des années 90 des des fédéralistes, c'était de ne pas assumer la vieille doctrine qui disait qu'il ne fallait pas assumer les transferts,
il fallait les faire dans le dos des gens et profiter des pour se transférer des pouvoirs que la Commission ne s'était pas donnée. Mais ce n'est pas de la faute de Mme Ursula von der Yen, ce n'est pas de la faute uniquement en tous les cas de l'Union européenne, si nous nous trouvons dans cette situation y compris face à la flambée des carburants, vous avez estimé que les annonces, les mesures du gouvernement étaient insuffisantes. Là encore, quand la caisse est cramée, quand les marges de manœuvre sont réduites, quand les poches sont vides, quand pour le gâteau il ne reste plus que les miettes, qu'est-ce qu'on se partage C'est très simple, il y a 1 600 milliards de dépenses publiques. Baisser les taxes et 1 % des dépenses publiques.
Donc si l'État au bout de 10 ans n'est pas capable de faire 1 % d'économie, effectivement on peut fermer la boutique. Il est évident que la France avec 56 à 57 % du PIB dans dans la dépense publique, peut faire un régime de dépenses, des économies. Mais voyez ce qui est consternant avec ce qu'a annoncé M. Lecornu, c'est pas la personne. Comment dire ? Finalement, il gère
la queue de comète du macronisme. Il n'a plus de marge de manœuvre. Il annonce 60 milliards d'économies et en fait, quand la poussière... 50 milliards, 54, c'est déjà pas mal. Non Vous avez raison, 54 milliards d'économies. Excusez-moi, je me suis un peu emballé. 54 milliards d'économies et quand la poussière de la com est à terre, on découvre que c'est zéro économie et 9 milliards d'impôts. Donc si vous voulez, le fait qu'en 3 jours, on nous annonce 54 milliards d'économies et que ça finisse en zéro économie, 9 milliards d'impôts, on se moque des Françaises et des Français. Et votre responsabilité, Jean-Philippe Tanguy, pardonnez-moi, est-ce qu'on n'est pas en train de payer cash la facture du gel de la réforme des retraites ? Mais pas du tout, c'est 300 millions d'euros.
Ah oui, parce qu'on n'en est plus là. 300 millions d'euros, le gel de la réforme des retraites ? Bien sûr, vous pouvez vérifier. Si je suis honnête, entre 300 et 600 millions d'euros. Ils ne sont pas capables de la qualifier. Alors pourquoi tous les autres pays européens qui ont mené ces réformes ? J'ai eu un rendez-vous au ministère du Travail où on m'a dit « oui ». Il nous a expliqué « oui, vous vous rendez compte, M. Tanguy les trois ministres qui se sont réunis pour m'expliquer que c'était scandaleux, qu'à cause du vieillissement de la population, il y avait un trou de 23 milliards dans la sécurité sociale. Et j'aurais dit, mais la réforme borne, au mieux, si elle avait été appliquée depuis que vous êtes revenue en 2022, elle aurait rapporté 3 milliards. Donc il manque 20.
Donc en fait même les macronistes reconnaissent que leur nullité les conduit au mieux à un trou de 20 milliards d'euros. C'est pas ce qu'il s'est dit dans ce bureau mais enfin on peut comparer par rapport aux autres pays européens et s'étonner. Pourquoi l'Italie, l'Espagne, l'Allemagne, pourquoi ont-ils des marges de manœuvre quand on n'en va pas ? Quand on voit la différence, on voit qu'ils ont fait des réformes structurelles, notamment la réforme des retraites et pas nous. Mais chacun peut faire souverainement les réformes structurelles qu'il veut mais en France il y a des dizaines et des dizaines de réformes structurelles à faire sur le millefeuille territorial, sur les normes, sur les alliants, sur la formation professionnelle, sur les arrêts maladie.
Non, c'est pas la mère des réformes. Ah bon ? La réforme des retraites n'est pas la mère des réformes dans notre pays ? Pas du tout. C'est la bouc émissaire des réformes peut-être, c'est-à-dire qu'on ne parle que de la réforme des retraites matin, midi et soir. Donc je vous dis, si on avait fait la réforme borne, on aurait 3 milliards en théorie, 3 milliards de déficit en moins. Bon bah on en aurait encore combien de déficit ? On en aurait encore 150 milliards dont 20 sur la sécurité sociale. Donc tout ça n'est pas sérieux. Tout ça sert à maquiller, à cacher le fait qu'ils n'ont pas fait d'économie, qu'ils sont incapables de faire des économies, qu'un certain nombre de clientèles d'Emmanuel Macron, d'anciens ministres, d'anciens députés battus, d'anciens machin chose,
sont tous recasés dans des agences grassement payées, qu'on ne peut pas supprimer parce que ça touche pas au Grisby. Il faut garder les amis et tout ça est absolument lamentable et consternant et tout le monde doit faire des efforts sauf les macronistes. On va commencer d'abord par les macronistes et moi je propose de commencer dans huit mois, six mois pardon maintenant, par tous les virés. Ça soulagera et ça permettra la renaissance... C'est-à-dire tous les virés, vous parlez de ce qu'on a la tête. Mais les élections, il faut que ce soit un moment de clarification et que ceux qui ont en parlons-en, Jean-Philippe Tanguy. Clarification, on vous pose la question très souvent mais sur les retraites c'est une question très simple.
Est-ce que vous diriez comme Jordan Bardella sur l'âge de départ que ça ne veut rien dire ? Je vous propose d'écouter le président du Rassemblement National à ce sujet ? L'âge légal ne veut rien dire dans la mesure où le système français est basé sur deux critères. L'âge légal qui est une sécurité qui ouvre vos droits à la retraite et une durée de cotisation. Tous les candidats à l'élection présidentielle qui vient de vous dire on va repousser l'âge de départ à la retraite souvent de manière très injuste d'un an ou deux non seulement beaucoup de français le vivent comme une injustice mais ça ne réglera pas le fond du problème le fond du problème c'est qu'il n'y a pas assez de cotisants. Il n'y a pas assez de gens qui travaillent. En un mot, l'âge légal de départ ne veut rien dire ?
Mais Jordan Bardella parle d'or. C'est-à-dire qu'effectivement, ce qui permet le financement du système, c'est le nombre de trimestres cotisés. Or, ce que... Ce n'est pas ma question. Si, c'est ce qu'il dit. Il dit que l'âge légal... Mais ce n'est pas ma question. Quelle est votre question ? Je suis désolée madame. Est-ce que l'âge de départ est quelque chose qui ne veut plus rien dire ? Pour le financement de la réforme des retraites, ça ne veut pas dire grand chose parce que si vous vous pouvez déplacer l'âge de départ à x ou y année si vous nous assurez pas que les gens cotisent le nombre de trimestres nécessaires au financement tout ça c'est du pipeau et c'est pour ça que depuis 20 ans les réformes des retraites n'ont jamais rétabli les comptes. En fait, on fait payer
aux classes populaires par le décalage de l'âge toujours plus de trimestres à payer et un certain nombre de gens qui devraient peut-être travailler un peu plus ne le font pas et ne payent pas leur trimestre. Elle a la différence aujourd'hui entre les trimestres validés en théorie et se vraiment cotiser économiquement avec de l'argent qui a été versé est considérable. Et ça crée beaucoup d'injustice. Donc, Jordan Bardella a raison. Le critère des trimestres cotisés pour l'équilibre du système des retraites est plus important que l'âge. Il a parfaitement raison. Je m'étonne depuis le début de cet entretien. Vous n'avez pas de mots assez durs pour les macronistes et pourtant vous allez sauver le soldat, le corps nu. Non, mais ce n'est pas le soldat, le corps nu.
Il n'y aura pas de censure. C'est acquis désormais. Non, ce n'est pas du tout acquis. Vous dites ce soir que ce n'est pas acquis qu'il n'y ait pas une censure ? Pas du tout, même pas le texte. Marine Le Pen a dit qu'il vaut mieux un mauvais budget qu'un... Et donc ? Mais ce n'est pas pour ça qu'on ne va pas être attentif à ce qu'on nous propose. C'est par un blanc-seing. Le spectre de la censure, elle plane toujours sur la tête de M. Lecornu. Mais bien sûr, ce qu'a dit Marine Le Pen, c c'est que déjà, on refusait toujours les censures préalables et que les conditions ont changé. Quelles sont ces conditions ? Madame Mabouk, première condition, nous sommes au bord d'une crise obligataire. À titre personnel, je me demande si on n'est pas déjà dedans
et que la situation de la France est déjà très préoccupante. On est au bord de ce qu'on appelle l'effet boule de neige. Qu'est-ce que c'est que l'effet boule de neige ? C'est quand les taux d'intérêt souvent s'emballent et que vous avez une forte dette, vous devez vous endetter pour rembourser la hausse de la charge d'intérêt. C'est-à-dire que le phénomène s'emballe et comme une boule de neige, ça part complètement dans le décor. Donc s'il y a une censure gratuite qui ne serait pas justifiée par la raison parce que la situation est pire, ça pourrait emballer cet effet boule de neige. Mais il peut y avoir une censure justifiée alors si je vous comprends bien. Si ça aggrave encore plus les comptes. Il y a quand même un fait important qui s'est déroulé vendredi dernier,
le lendemain de la présentation d'un certain nombre de pistes par M. Lecornu, les fameux 54 milliards que dans mon enthousiaste j'avais appelé 60. C C'est que les marchés ont très mal réagi. Ils ont sanctionné la présentation par M. Lecornu de ce mauvais budget, très mensonger. Et encore aujourd'hui, les taux ont encore augmenté. Je crois qu'on est à plus de 4-6. Donc c'est dramatique. Vous voyez bien que le but d'une solution d'intérêt général, ce serait de refroidir les marchés. Pourquoi ? Quand les taux augmentent d'un Est-ce qu'une censure est une opération et une décision brûlantes dans un chaudron politique qui est à son maximum, est-ce que ça permet de refroidir la situation des marchés ?
Mais il faut que M. Lecornu nous présente un un budget qui permet... Donc vous lui demandez de vous tendre la main, parce qu'il tend surtout la main au socialiste. Mais il tend la main en française et au fond de l'autre. C'est l'intérêt général, là, Madame Mabouk. Dans son courrier qu'il nous a envoyé à la fin du mois d'août, M. Lecornu a appelé à l'intérêt général. Il ne vous a pas échappé qu'il a surtout envoyé un dernier courrier au socialiste et qu'il tend la main surtout aux socialistes. C'est sûr que s'il espère, mais là où vous avez raison, c'est sûr que si dans son esprit il a tendu la main aux socialistes pour espérer faire des économies et pas augmenter les impôts, il s'est trompé d'interlocuteur. – Et Boris Vallaud il y a quelques minutes avant vous avait dit non,
pour moi c'est une fin de non recevoir, il n'y a rien dans ce budget, tout va abîmer le pays. Donc si les socialistes… – Peut-être que les socialistes ont vu le budget, cette copie n'a pas été déposée, nous ce qu on vous dit, c'est que les socialistes qui, les dernières, ont voté n'importe quoi pour s'en faire un bon coup, et que les Françaises et les Français leur reconnaissent très ce bon coup, n'ont pas progressé parce que les Françaises et les Français, je le pense, en tout cas c'est ce qu'on voit, n'ont pas été dupes des petites manœuvres des socialistes, jusqu'au juste qu on a conduit à augmenter les impôts et pas du tout rétablir les comptes, parce que je vous rappelle qu'on nous avait promis un déficit de 5, on sait maintenant qu'il va être à 5-4.
Donc c'est n'importe quoi, et que si les socialistes ne sont pas capables de comprendre que s'il y a une crise obligataire, c'est les Françaises et les Français qui vont payer. Ce n'est pas M. Lecornu, ce n'est pas M. Vallaud et ce n'est pas M. Tanguy. C'est les contribuables, c'est les travailleurs, c'est les retraités qui vont payer la crise obligataire. Si on n'a pas la capacité, si les Français font un autre choix que la Macronie l'année prochaine, de pouvoir voter très rapidement, le contre-budget du Rassemblement national, s'ils nous font l'honneur de confier le pouvoir à Marine Le Pen, ce sera des mois de perdus et des mois qui coûtent très cher. Donc on verra. Mais en tout cas... Vous allez juger sur pièce et sur place. Mais bien sûr, mais c'est essentiel. Vous
D'ailleurs, d'une manière plus générale, vous êtes un responsable politique aguerri aujourd'hui. Quand vous prononcez une phrase, évidemment, vous pensez à cette phrase. Quand c'est un discours, il est écrit, il est préparé. Ah non, non, je suis quelqu'un qui écrit très peu ses discours. C'est ce qui explique peut-être plus que ce dérapage et cette polémique énorme qui vous entoure. Vous avez déjà réagi. On va voir l'extrait pour ceux qui n'ont pas suivi. J'espère que c'est le vrai extrait, pas le faux. C'est l'extrait, il est vrai de quelques secondes, où vous dites cette fameuse phrase « oui, le travail rend libre ». C'est dommage parce qu'il y a un avant et un après. Là, vous allez prendre l'extrait des Insoumis. Écoutons Écoutons-le.
Ils ont s'abordé, ils ont saboté l'outil de travail des Français. Et pourquoi ? Car oui, le travail rend libre. Un salaire digne rend libres des droits sociaux durement acquis par le travail rendent libres. On a pris l'entièreté de la phrase. Il n'y a pas de problème. La formule, tout le monde a compris, renvoie en allemand. Est-ce qu'il y a inscrite d'un style entre le camp d'Auschwitz Non, excusez-moi, moi je vais vous dire ce qui s'est passé Je fais passer, moi j'improvise un discours d'à peu près 30 minutes parce que je sens la salle, je sens les militants et j'estime qu'il y a une grande demande sur la reconnaissance du travail la méritocratie, la France des propriétaire. Ce n'est pas ce qui vous est reproché, Jean-Philippe Tanguy, bien sûr. Non, ce qui m'est reproché, c'est...
C'est comment vous pouvez prononcer cette phrase, même consciemment ? Quand vous la formulez, je n'imagine pas que vous ne vous rendez pas compte de ce qu'elle a là. Vous imaginez mal, parce qu'il n'y a aucun moment où j'ai pensé à mal. La presse qui était dans cette salle, il y avait au moins trois médias locaux, ils ont fait des articles sur le discours. Personne n'a pensé à ça. C'est un esprit tordu, à savoir un insoumis qui, cherchant le mal partout, est allé resserrer cette phrase, l'isolant de son contexte complètement... c'est n'importe quoi. M. Sarkozy avait fait campagne exactement en ayant la même phrase que moi, dans les sujets de philo pour ceux... C'est un sujet de philo récurrent. Il n'a pas repris cette phrase-là ? Le travail rend libre ? Ainsi ?
Donc on peut retrouver dans l'un des discours Ça tourne sur les réseaux sociaux. C'est repris dans des sujets de philo. Tout ça n'a aucun sens. Je suis en train de parler de la France des propriétaires, des bons salaires, des acquis sociaux, de la résistance. Et on vient me chercher à Donc moi, le seul regret que j'ai, c'est que cette phrase étant isolée et mal utilisée a pu faire de la peine à des familles qui ont connu dans leur sang et dans leur histoire perse familiale la tragédie et la barbarie du nazisme, mais évidemment, ça peut toujours leur rappeler des choses épouvantables. À eux, je m'en excuse parce que ça peut rappeler évidemment cette histoire tragique. Par contre, à tous ceux qui manipulent volontairement pour me salir font une gnomini alors qu'ils savent
très bien qu'il n'a rien à voir avec ça et que le propos n'a rien à voir avec C'est inadmissible, il y a des limites à tout. Non mais ça n'a rien à voir. Quelles limites ont été franchies ? N'est-ce pas l'utilisation de cette phrase qui est une limite totalement franchie ? Non mais ce n'est pas ça la limite, c'est de dévoyer un propos, de raconter n'importe quoi pour dire, pour me salir et me relier à la pire barbarie qui existait sur cette terre. Donc ça me met une cible sur le dos. D'une manière générale, vous savez que c'est vrai parce qu'on se connaît depuis un certain nombre d'années, je suis régulièrement victime de menaces de mort, de menaces de viol, de menaces de violence dans un certain nombre de groupes et qualifier quelqu'un publiquement, lui mettre une cible de nazi...
Dans ça, il faut le condamner sans aucune ambiguïté. Oui, c'est condamné, mais ils le font ciemment. Ils savent très bien ce qu'ils font. Ils n'en ont rien à faire de l'aide des conséquences. C'est arrivé dans d d'autres pays, de mettre sur un certain nombre de responsables politiques, de les nazifier. Une fois que vous nazifiez une personne, vous lui mettez une cible sur la tête et potentiellement victime de violents. C'est scandaleux et je dois quand même noter que dans l'essentiel, la quasi totalité du personnel politique et je les salue, je les remercie a été digne et ne m'a pas attaqué sous la ceinture parce qu'ils me connaissent que 90 % des médias se sont bien comportés et que malheureusement 10 % des gens pour essayer de mettre le du pourcentage.
Le débat dans le caniveau ont essayé de me salir, bon moi à titre personnel ça ne m'atteint pas mais je pense à ma famille, je pense à des gens qui m'apprécient et qui se sentent effectivement qui sont, qui trouvent ça inadmissible.
Il y a eu un échange, voilà, j'oserais qualifier de... Comment vous le qualifiez cet échange ? Est-ce qu'il est à la hauteur aujourd'hui de responsables politiques et de personnes qui se projettent aujourd'hui dans la cas de notre pays Comme Nathalie Loiseau, qui sait très bien qu'elle ment et qu'elle raconte n'importe quoi parce qu'elle se sent très coupable, parce que dans sa jeunesse elle a été membre d'une organisation d'extrême droite, ce qui n'est pas mon cas n'a jamais été mon cas, vient dire qu'elle lui donne envie de vomir, je ne lui tends pas l'autre joue. Je lui réponds sur le même ton. Et si Mme Loiseau n'est pas contente, elle a carotiré son tweet. Que répondez-vous ? Si Mme Loiseau présente ses excuses, évidemment à mon tour... Je crois que ce n'est pas la tonalité prise.
Que répondez-vous plus largement à ceux qui, aujourd'hui, commencent à tirer la sonnette d'alarme compte tenu des sondages, compte tenu de votre position aujourd'hui par rapport à l'élection présidentielle. Je pense notamment à Éric Dupond-Moretti et Roselyne Bachelot. Écoutez-les et vous allez réagir juste après.
...et en réalité une entreprise de dissimulation. Je vais vous donner un exemple très précis. Allez-y. Après les législatives, on a quelques affidés du Front National que l'on voit avec une casquette de la Wehrmacht. Alors là, tout le monde s'émeut évidemment. On les a appelées les brebis galeuses. Oui, et et alors les autorités, les hautes autorités du Front National disent « mais écoutez, tout ça c'est accidentel, c'est la faute d'Emmanuel Macron parce qu'on n'a pas eu le temps de se préparer, alors évidemment il y a quelques brebis galeuses, mais on va s'en séparer. Alors moi, je suis allé voir après. Après les législatives, il y a eu les municipales.
Et j'ai trouvé 120 prétendants aux municipales, certifiés conformes par le Front National qui tiennent des propos complotistes, homophobes, antisémites, racistes. Enfin tout ce que vous voulez. Une horreur absolue. Que lui répondez-vous ? Il raconte n'importe quoi Il fait des généralités, il ne donne pas d'exemples concrets. Tout ça est grotesque. Je n'ai pas de leçon à tirer de M. Dupond-Moretti qui se faisait payer en liquide par la mafia pour faire les procès. C'est une sacrée accusation. C'est une accusation, c'est factuel. Il se faisait payer en liquide par ses clients du milieu pour les défendre dans les procès.
Donc aucune leçon de morale à recevoir cet individu qui par ailleurs a une vulgarité avec les femmes absolument épouvantables et madame Bachelot je voulais pas donner d'extrait mais j'imagine que c'était du même ton qui a pour seul bilan le fait d'avoir ruiné l'hôpital public et commandé des vaccins qu'on finit à la poubelle et par contre c'est les français qui ont payé la facture donc et d'ailleurs je vous désignez à tout va là non mais moi j'en ai ras le bol si vous voulez de leçon de monsieur Dupont je vous sens très énervé ce soir on est en pleine campagne il y a des oppositions politiques je ne suis pas énervé dans le sens où je ne maîtrise pas ce que je dis madame Je réagis avec fermeté au fait qu'on m'a sali, que je suis descendant de résistants,
qu'on me traite de nazis, que tout le monde s'en fiche visiblement alors que tout le monde sait que c'est faux. Sauf si vous pensez que je suis un nazi, madame Mabrouk, mais si vous pensez que je suis un nazi, vous m'invitez quand même régulièrement depuis quelques années, c'est un peu dommage. Donc le fait, si vous voulez, qu'on puisse partir comme quelque chose de probable, de possible, de me nazifier alors que c'est scandaleux et que c est honteux et que moi, je ne me suis jamais meulé à ce genre de comportement. Que quand des adversaires politiques sont salis, je les défends par principe. Que quand des journalistes ou des personnalités politiques, des personnalités publiques sont salies, je les défends par principe. Et je constate que quand ça concerne le Rassemblement National,
tout le monde s'en fiche. Je suis régulièrement victime de menaces physiques. Je vais quand même remarquer que je suis, finalement, tout le monde s'en fout aussi, un des rares en politique à avoir été agressé au couteau, que j'ai déjà eu une lame dans l'aine et une lame dans la paupière, que ça n'a jamais intéressé personne, que la justice a classé cette affaire. Et vous êtes expliqué ? Non, non, je ne vais pas m'expliquer. J'ai été victime, que je n'ai jamais reçu le soutien d'aucune personnalité politique sur l'agression que j'avais subie. Toutes ces violences sont à Que quand Marine Le Pen se fait insulter, fuck Marine Le Pen, tout le monde s'en fiche, il n'y a aucune solidarité de personne et qu'on trouve normal d'insulter une femme et une mère de famille comme Marine Le Pen.
Que quand ma collègue Elmé Nacher de confession juive se fait injurier parce que les juifs tout le monde s'en fout Il faut condamner toutes les formes de violence, des insultes et des agressions Jean-Philippe Tanguy ça devrait l'être Merci en tous les cas Quand ça concerne le Rassemblement national Toutes les salissures sont possibles Mais vous inquiétez pas on baisse pas la tête Mais on ne tente pas l l'autre jour et je vous remercie de m'avoir laissé fin. Merci d'avoir répondu à nos questions. Jean-Philippe Tanguy, place au forum BFM TV.
Jean-Philippe Tanguy