Budget, taxes sur l'électricité, motion de censure... L'interview en intégralité de Antoine Armand
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Êtes-vous ministre pour longtemps ? Face à une coalition des contraires, réussirez-vous à échapper à la censure ?
- 2:00OuverteRéponse directe
La France emprunte au même taux que la Grèce. Sommes-nous déjà la Grèce ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Quels sont les deux chemins face à la crise ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Vous accusez l'opposition de vouloir plonger la France dans le chaos. Pourquoi ?
- 8:00FerméeRéponse partielle
Le RN et le PS menacent de voter la censure. Allez-vous faire un geste sur la taxe électrique ?
- 10:00RelanceRéponse partielle
Les lignes rouges bougent-elles au gré de l'opposition ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Antoine ArmandFait
« La France emprunte au même taux que la Grèce. »
- 14:00Antoine ArmandChiffre
« On est le pays en Europe qui a les dépenses de santé et de social publique les plus importantes. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
il est 8h32 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV bonjour Antoine Armand bonjour apeline de vous êtes ministre de l'économie des finances et de l'industrie mais pour combien de temps ce sont les Français qui le décideront face à une coalition des contraires qui peut arriver à chaque instant dans un moment extraordinairement grave pour le pays le Premier ministre l'a rappelé je suis ministre des Finances d'un pays qui a 3300 milliards de dettes d'un pays qui a 6 % de déficit et nous sommes aujourd'hui face à une responsabilité immense donner un budget au pays donner un budget au pays donner un budget à la nation mais est-ce que vous réussirez à échapper à la censure quelles seraient les conséquences à la fois pour la France pour les Français vous commencez à évoquer la question d'un scénario à la greèque on va essayer de rentrer dans les détails pour comprendre de quoi il s'agit derrière le mot de tempête prononcé par Michel Barnier le 493 est-il inévitable réussirez-vous à répondre aux attentes et aux lignes rouges posées par vos différentes oppositions je voudrais qu'on rentre tout de suite dans le très concret censure ou pas censure la France est déjà la Grèce depuis hier on l'a vu la France emprunte au même taux que la Grèce ça veut dire que les ceux qui investissent en France estiment qu'on n'est pas mieux que la Grèce longtemps on a vécu dans cette idée c'est déjà le cas la France n'est pas la Grèce la France a une économie la France a une situation d'emploi d'activité d'attractivité une puissance économique démog phique qui est bien supérieur qui fait que nous ne sommes pas la Grèce mais qu'est-ce que nous a dit cet épisode hier qui a duré quelques minutes que vous avez commenté sur les taux d'emprunt qu'il y a les pays qui font le travail les pays qui ont été dans le rouge et qui se sont retroussés les manches et qui ont dit à leurs compatriotes ça va être difficile mais on va faire des économies ensemble on va passer par des moments difficiles la Grèce l'Italie d'autres pays l'Espagne sont passés par là on fait cet effort et on dit regardez si on fait cet effort ensemble demain on pourra investir à nouve Ding demain pour l'activité mais c'est le Budet pardon sérieux mais nous à l'inverse on s'écroule on s'écroule pas on risque de décrocher comme un avion qui est en altitude et qui à un moment risque de perdre le contrôle or il y a un chemin ce chemin c'est ce budget c'est retrouver les 5 % en 2025 c'est montrer qu'on sera pas le seul pays d'Europe à pas être sous les 3 % dans quelques années ce chemin il existe donc oui aujourd'hui on est face à un dilemme on est devant deux chemins le premier chemin c'est la responsabilité c'est un budget c'est au fond dire est-ce qu'il est parfait ce budget bien sûr que non est-ce qu'on peut l'améliorer oui et on l'a déjà fait et on pourra encore le faire et puis il y a l'autre chemin il y a le chemin de l'inconnu il y a le chemin de la dégradation il y a le chemin de la dislocation du pays il y a le chemin du saut dans l'inconnu budgétaire économique et financier et celui-là je vous le dis quelle que soit l'appréciation qu'on a du gouvernement quelle que soit sa coloration politique quelle que soit sa sensibilité personne personne n'en a envie personne n'a envie aujourd'hui ce que vous êtes ê en train de dire vous vous adressez à ceux qui brandissent la menace de la censure et vous leur dites vous prenez aujourd'hui la responsabilité de ce chaos que vous êtes en train de décrire ce que je dis aux partis politiques qui n'ont rien en commun tout à droite ou tout à gauche de l'hémicycle c'est ce n'est pas parce qu'on n' pas un accord avec un gouvernement qu'on affaiblit son pays ce n'est pas parce qu'on n pas d'accord avec une politique qu'on met un pays dans le rouge ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord avec un premier ministre et avec un gouvernement qu'on plonge le pays dans l'inconnu budgétaire et financier alors saurez-vous les convaincre ils sont nombreux effectivement ceux désormais le Parti socialiste l'a annoncé hier après-midi ils voteront la censure le RN tiens écoutons Jordan Bardella qui hier faisait peu mystère du fait qu'aujourd'hui sans doute la décision serait aussi de vous censurer écoutez les lignes rouges elles ont pas varié depuis depuis septembre maintenant si le gouvernement s'en tête et et ne veut pas discuter alors ce gouvernement tombera soit il prend en compte je dis avec beaucoup de transparence et je tiens le même discours depu septembre soit il prend en compte nos revendications à savoir une inquiétude sur le pouvoir d'achat sur cet alourdissement de la fiscalité sur les entreprises sil s'ent dans un budget de punition et dans un budget qui va pénaliser la France qui bosse alors ce gouvernement tombera je le dis depuis des semaines et je n'ai pris personne en fait alors ce gouvernement tombe la ligne rouge elle est notamment sur la question de l'électricité allez-vous oui ou ou non remonter les taxes au niveau où vous aviez prévu de les remonter ou pouvez-vous nous dire ce matin que vous ferez un geste la porte de Michel Barnier a toujours été ouverte dès le premier jour il y a eu des évolutions de Bu attendez concrètement il y a eu des évolutions il y a eu des évolutions majeures sur les petites retraites sur les allégements de cotisation le Premier ministre au journal de 20h a annoncé qu'il pouvait y en avoir une sur l'électricité et qu'il y a une discussion mais oui mais cette discussion c'est celle du Budet parce que la taxe sur l'électricité elle est dans le projet de loi de de finance et cette discussion mérite de se tenir quelle est ma responsabilité est ma responsabilité ministre des finan pardon mais je peux pas vous dire à la fois il faut redresser les comptes du pays et vous dire on peut prendre toutes les dépenses toutes les baisses de recettes sans regarder ce qu'on met en face c'est pourquoi je vous en demande une je vous pose la question de l'électricité elle est devenue très symbolique c'est à la fois le RN mais les autres partis qui en réalité vous le demandent ne pas alourdir la facture d'électricité des Français je vais répéter les choses pour que vous vous puissiez directement aller au point politique la facture d'électricité va baisser elle aurait pu baisser d'environ 17 à 20 % elle ne va baisser en réalité que de 9 % parce que malgré tout vous remettez les taxes qui avaient été supprimées au moment du bouclier tarifaire c'est ce geste là que Marine Le Pen vous demande et c'est ce geste là que nous devons regarder très sérieusementz plust regardez que nous que nous devons discuter et sur lequel le Premier ministre l'a dit une proposition devra être faite mais bien sûr et il y a un ministre du Budget et il y a un premier ministre avec lequel nous ément évidemment et les négociations se tiennent la question c'est est-ce qu'il vaut mieux un budget qui n'est pas exactement celui que nous voulons ou pas de budget et évidemment qu'il vaut mieux travailler à un budget qui n'est pas exactement le budget initial il y a eu des évolutions pourquoi pourquoi pour les raisons que je vous ai dit parce que sinon on plonge dans l'inconnu vous êtes donc prêt à ce qu'il ait un budget qui n'est pas forcément celui qu'initialement vous aviez souhaité je je dois donc en déduire vous y allez progressivement he mais bon je dois donc en déduire qu'en effet vous n'allez sans doute pas remonter les taxes autant que vous imaginer le faire la question que je me pose quand j'entends certains parlerai sans doute après des socialistes parce qu' ils ont dépassé progressivement toutes les limite de ce qu'on peut attendre d'un parti de gouvernement c'est est-ce qu'on a en face des gens responsables qui sont prêts à accepter quelque chose ou est-ce que vous savez c'est comme le moniteur de natation vous êtes dans la piscine et plus vous nagez plus la perche recule parce que si en fait le principe c'est simplement de faire bouger des lignes pour à la fin de toute façon censurer parce qu'on se sent pas responsable on se sent pas la hauteur non mais ce que je dis c'est ma responsabilité c'est qu'à un moment chacun doit se prononcer ch dire tomber un gouvernement prop un budget pour le pays mais attendez je vous l'ai dit allez-vous oui ou non faire un geste sur l'électricité je vous l'ai dit le geste sur l'électricité nous y sommes prêts il doit pas se faire à n'importe quel prix il doit se faire en cohérence avec le budget que nous ant parce que si nous dépassons toutes les cibles budgétaires ça sert plus à rien de dire qu'on redresse les comptes c'est un budget qui doit redresser les comptes sinon c'est aussi un risque majeur pour le pays et donc là je me demande est-ce qu'en face de nous on a bien des gens qui sont en responsabilité et qui sont prêts à tenir un cap budgétaire ou est-ce que le principe est-ce que le principe c'est seulement d'animer les plateaux de télévision et les radios pour à la fin de toute façon censurer en fait vous redoutz que les lignes rouges bougent au gré effectivement de l'opposition politique et que si vous leur donnez ça vous demanderons autre chose mais est-ce que vous avez entendu par exemple le Parti socialiste dire si on obtient telle ou telle concession nous ne voterons pas la censure le probl auuendu je pense au Parti socialiste qu'on a connu il y a quelques années avec lesquels on a des désaccords parfois très profond mais qui s'est toujours comporté au moment important de l'histoire au moment important de de l'histoire politique au moment au moment clé pour la nation qui s'est toujours comporté avec une responsabilité et un esprit de gouvernement qui ont fait la force de son pays de de notre pays de son identité et ce que je constate aujourd'hui c'est que il est plus simple pour eux de ne pas discuter de menacer de ne rien proposer pardon mais vous avez une proposition du Parti socialiste concrète concernant le budget qui leur aurait permis de ne pas voter la censure vous en avez une personne n'en a entendu une voulez dire c'est pour le coup le RN de ce point V là se comporte alors le RN dont vous disiez lorsque vous êtes arrivé à Berille qui faisait pas partie de l'Arque républicain aujourd'hui finalement au moins il vous donne un certain nombre de il vous dit voilà nous c'est la question de la taxe sur l'électricité et c'est la question des aides au aux petites entreprises mais queles que soient les différences de valeurs qu'on a on est aujourd'hui face à une situation extrêmement grave pour le pays le Premier ministre a parlé de tempête c'est pas un mot choisi au hasard c'est un mot qui a une résonance financière économique et budgétaire et nous sommes évidemment prêts à des concessions pour éviter cette tempête évidemment alors moi maintenant je vrais quand même savoir sur quoi sur quoi ces concessions sur l'électricité le Premier ministre l'a dit sur davantage d'économie je suis ministre de l'Économie aussi je ne veux pas que les entreprises soient la variable d'ajustement de ce budget donc évidemment qu'à chaque fois et je l'ai dit dès le début de ce budget à chaque fois qu'on peut remplacer 1 € d'impôt par 1 € d'économie le Premier ministre a parlé du train de vie de l'État nous y travaillons j'y travaille dans mon propre min conrtement ça veut dire que ce sera quoi par exemple puisque vous évoqué la question du train de vie on a évoqué aussi la question euh de des certains avantages auquel ont droit les anciens premier ministres les anciens présidents est-ce que là-dessus vous allez demander des efforts oui ça veut dire que quand ça va mal tout le monde doit faire un effort et l'État le premier et j'ai un ministère qui baisse son budget de 22 % vous allez faire une cérémonie des vœux par exemple vous mais on verra pardon mais non mais parce que tout le monde se retrouve à annuler les cérémonies des vœux j'ai l'impression que c'est même assez symboliqueous somes au milieu de l'examen du budget de la France un pays qui a 6 % de déficit je ne suis pas concentré sur la cérémonie de de vœux ce que je veux vous dire c'est que quand tout le monde fait un effort l'État le premier doit montrer exemple mon ministère baisse son budget de 22 % c'est un signe extrêmement fort tout le monde doit contribuer et je le dis pourquoi parce que c'est pas et on en parlera peut-être dans un instant dans une situation économique difficile c'est pas les entreprises c'est pas ceux qui créent de l'emploi qu'il faut d'abord aller taxer à qui il faut d'abord demander des efforts parce qu'à la fin qui va payer qui va payer qui va payer s'il y a pas de budget c'est les entreprises qui pourront pas investir vous imaginez s'il y a pas de budget à Pauline de Malherbe vous imaginez une entreprise investir en France il y a aujourd'hui des entreprises qui sont en pleine discussion pour investir ou ne pas investir est-ce qu'elles investiront ou est-ce qu'elles investiront pas s'il y a pas de budget moi je vais vous répondre elles n'investiront pas vous avez des ménages qui hésitent à s'engager dans des projets immobiliers dans des projets de logement est-ce que est-ce que ces ménages se lanceront s'il y a pas de budget je ne le crois pas vous avez des personnes qui ont des petites épargnes qui sont importantes qu'est- passe qu'est-ce qui se passera pour cette petite j'ai dire c'est déjà le cas c'est c'est déjà le cas aujourd'hui beaucoup de gens attendent et ont le sentiment en effet que c'est une une situation un moment où tout peut basculer un moment ou un autre mais mais maisine vous avez dit on sera prêt à faire des concessions cette phrase elle est très importante parce que c'est peut-être avec cette phrase là que vous allez réussir à échapper à la censure le Parti socialiste en sortant de la réunion avec Michel Barnier dit nous n'avons pas vu de main tendu Jordan Bardella dit nos lignes rouges n'ont pas été respectées vous auriez pu arriver ce matin Antoine Armand en disant voilà moi je vous annonce ce matin que nous allons baisser de moitié les taxes que nous que nous imaginions faire pardon mais ça aurait été un signal plus précis et plus concret que juste de dire on va faire un geste j'ai quand même l'impression d'un temps perdu ou pardon mais ma responsabilité c'est de faire des propositions qui sont financées c'est de faire des des avancés et on y travaille on y travaille simplement je constate qu'il y a des propositions précises qui ont été faites par certains sur lesquelles c'est de notre devoir de travailler puisque notre devoir c'est de donner un budget au pays et qu'en face il faut qu'en responsabilité celles et ceux qui ont fixé des des propositions il répondent c'est lundi vous savez ça je veux dire Antoine Armand lundi il faut le dire il pourrait y avoir une censure sur sur le projet de loi de finance de la sécurité sociale sur cette question là aussi le déremboursement d'une partie des médicaments ça fait partie de ce qui a mis le feu au poudre sur la question du du pouvoir d'achat des Français est-ce que là aussi vous êtes prêt à des concessions on est prêt à des concessions mesurées dans tous les domaines maintenant sur cette question précise on est le pays en Europe qui a les dépenses de santé et de social publique les plus importantes et qui augmente chaque année les dépenses de santé l'année prochaine elles continuent à augmenter c'est pour ça que je suis toujours extrêmement sceptique quand j'entends parler de budget d'austérité dans un pays où les dépenses de de santé continuent à augmenter on demande un effort parce que on peut pas avoir éternellement des médicaments totalement remboursés pour tous dans toutes les situations quel que soit le revenu et ça chacun peut l'entendre c'est pour ça que je vous parlais de responsabilité on peut pas dans la situation dans laquelle on est se contenter de dire on a des lignes rouges débrouillez-vous et puis au pire on votera pas le budget on plongera le pays dans le chaos c'est pas ce qu'attendent les Français d'un parti qui est représenté au Parlement qui a vocation à servir le pays au-delà du gouvernement au-delà des différences politiques vous vous rendez compte moi je suis élu en Haute Savoie vous imaginez les électeurs les les habitants de Haute Savoie qui regardent ce qui se passe et qui se disent mais attendez ils vont quand même pas censurer un gouvernement parce qu'ils ne l'aiment pas au risque de ne pas donner de budget au pays c'est la réalité c'est ça qu'on vit aujourd'hui Antoine Armand allez-vous dans les heures qui viennent rencontrer les différents groupes vous Michel Barnier est-ce que vous avez bousculé votre agenda en vous disant on va remettre la dernière chance toutes les cartes sur la table il y a un ministre du budget dont la porte est ouverte qui travaille chaque semaine avec l'ensemble des groupes ça ne suffit pas que la porte soit ouverte il faut effectivement qui travaille chaque semaine qui discuteent qui discuteent il y a des discussions il y a des des des des travaux qui sont menés et c'est extrêmement important le ministre du Budget comme ministre de l'économie et des finances évidemment je m'y associe dans le but de trouver des solutions et dans le but de rappeler encore est-ce que vous vous dites au moment où on se parle là euh oui on peut échapper à la censure en vrai mon travail c'est pas dit espérer c'est dit travailler et donc nous y travaillons cette semaine nous y travaillerons jusqu'au bout et un moment il faudra que celles et ceux qui ont fixé des propositions qui ont fixé des lignes rouges à grand coup de cris et de bruit médiatique soit au rendez-vous de leur responsabilité est-ce que vous appelez le Parti socialiste à s'abstenir en cas de motion de censure évidemment j'appelle les partis qui se disent de gouvernement quel que soit leur désaccord avec le gouvernement à ne pas priver la France d'un budget et à ne pas mettre les Français en danger euh dans les différents points qui ont pu agiter sur la question du pouvoir d'achat il y a notamment le bonus écologique on a donc appris hier qu'en effet il allait clairement baisser pour les particulier mais aussi d'ailleurs pour les entreprises ça veut dire moins aider ceux qui veulent acheter une voiture électrique et dans le même temps on continue à leur dire il va falloir que vous passiez à l'électrique quoi qu'il arrive et que vous abandonniez votre vieille voiture diesel ou essence est-ce que là il y a pas une contradiction c'està-dire que ou alors vous arrêtez le bonus écologique ok mais dans ces caslà vous leur dites pas oui mais en même temps tu es quand même obligé de changer de voiture ça fait partie des décisions difficiles à se prendre dans ce budget pour avoir un équilibre et pour réduire vraiment le déficit vous savez on a des voisins qui ont coupé le bonus écologique complètement mais continue à dire et est-ce qu'il réfléchissent l'Allemagne réfléchit par exemple à l'idée de de supprimer cette date de 2035 pour la fin du mot th une date européenne personne aujourd'hui en Europe ne la conteste frontalement pourquoi parce que sur l'électrique il y a une course de vitesse il y a une course de vitesse avec l'Asie qui déploie à toute vitesse des véhicules électriques pour inonder les marchés et c'est pour ça que l'Europe a réagi elle a pris des droit de douane de 35 % pour dire la concurrence déloyal c'est pas possible et c'est pour ça que malgré le cont si vous BZ baisser le bonus écologique les consommateurs ils vont il v on fait un budget d'effort on fait un budget d'effort et vous me dites qu'il y a des dépenses qui baissent mais oui si si aucune dépense si aucune dépense ne baissait je serais pas en train de vous présenterer un budget de redressement donc oui il baisse mais il est maintenu ce bonus et il est important parce qu'il est important de soutenir nos constructeurs et nos équipemenstiers dans la situation dans laquelle on est il y a 10 jours vous aviez provoqué une sorte de coup de tonner en parlant de l'impôt de trop lors d'une interview au journal Le Parisien c'était presque jouer contre votre propre camp puisque cet impôt de trop dont vous parliez c'était la taxe mobilité j'avais d'ailleurs ce jour-là reçu le ministre des Transports qui n'est pas issu de la même famille politique que vous et qui s'était senti visé là-dessus et qui disait que vous n'auriez pas dû en parler dans dans la presse d'abord un est-ce que vous êtes revenu dessus est-ce que vous vous dites finalement la taxe mobilité euh allez c'est c'est pas l'impôt de trop ce que je je disais dans Le Parisien il était adressé aux parlementaires il était adressé à la société qui regardait le budget qui était en train de se faire et qui voyait 35 milliards d'euros voté à l'Assemblée nationale puis rejeté qui voyait des taxes une une nouvelle taxe par semaine ce que je constate c'est que nous trouvons des évolutions la commission d'hier du projet de loi de de la sécurité sociale est revenu sur 2,5 milliards d'allègements de cotisation qui ont été finan par ailleurs parce que les entreprises créent de l'emploi et qu'elles ne peuvent pas être la variable d'ajustement du budget on peut pas dans le pays qui taxe le plus au monde dire la seule solution pour rétablir les comptes c'est d'augmenter les impôts ça ne vise personne c'est évidemment fait en pleine solidarité gouvernementale parce que la question aujourd'hui c'est de trouver le chemin pour redresser les compes voilà pour les entreprises pour les collectivités territoriales la facture elle avait commencé à 5 milliards 5 milliards d'efforts demandés aux collectivités territoriales on en est où au moment où on se parle est-ce que ça a baissé cet effort demandé mais il y a eu des travaux extrêmement conclusifs avec le président du Sénat gerérrard Larcher avec le l'esprit de compromis qu'on connais à Michel Barnier pour que cette facture ne pèse pas d'abord trop sur les départements qui sont les collectivités les plus en vulnérabilité dans le moment qu'on puisse réduire l'effort qui est demandé sur certaines collectivités parce que oui on a besoin d'investissement local donc cet effort il va se matérialiser dans les prochains jours dans le budget qui est examiné en ce moment au Sénat parce que pendant que oui pendant ques fixent des lignes rouges je constate que là au Sénat il y a des travaux et il y a des votes de personnes qui sont des représentante de la nation qui avance donc regardons aussi ce pard regardons ce qui fonctionne aussi à Pauline de voyons qu'il y a aujourd'hui une démocratie parlementaire qui travaille au Sénat qui fait avancer le budget plutôt que par des incantations menacé de censure alors même que la représentation nationale travaille mais vous m'avez pas dit où ça atterri enfin ça atterrira un peu moins il va y avoir une discussion 5 il y a une discussion budgétaire en ce moment au Sénat certains amendements seront sans doute adoptés et le gouvernement l'a dit nous sommes sensibles à l'investissement local nous sommes sensibles à l'effort que font les communes chaque jour pour faire tourner le pays une dernière question Antoine Armand vous qui êtes ministre de l'Économie votre prédécesseur Bruno l maire sera dans 10 jours auditionné sur la question d'une forme d'irresponsabilité c'est le mot prononcé par le Sénat du de la perspective de croissance et du budget de l'année dernière Charles de Courson dit que si la situation avait été prise en compte plutôt dans une plus grande sincérité alors l'effort demandé aujourd'hui aux français serait moindre est-ce que vous estimez en effet que c'était une sorte de cadeau empoisonné ce que j'estime c'est qu'il y a eu des erreurs de prévision et des erreurs de d'estimation très importantes on n'est pas les seuls l'Allemagne a eu des écarts de croissance de plus d'un point mais nous en av nous avons eu des très importantes il y a une commission d'enquête à l'Assemblée nationale il y a une mission d'information au Sénat je j'ai demandé dès le premier jour de mon arrivée à ce qu'on regarde très précisément il y a eu une mission d'inspection j'ai monté un comité scientifique avec Laurent Saint-Martin pour regarder mieux ce qui s'était passé et comment on pouvez améliorer les choses ça c'est la priorité regarder les choses factuellement ensuite pour les responsabilités politiques pour les commentaires individuels je laisse l'Assemblée nationale faire son travail merci beaucoup Antoine Armand d'avoir répondu à à mes questions dans ce dans cette période cruciale vous qui êtes donc ministre de l'économie des finances et de l'industrie et on a bien entendu vous le dites nous sommes prêts à des concessions même si le compte à rebours est lancé merci à vous il les 8h53 sur RMC BFM TV
Antoine Armand