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interviewBFMTV — BFM Politique· 23 mai 2021 43 min

Thierry Mariani, député européen, candidat "RN" aux élections régionales en Paca - 23/05

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

BFM politique avec BFM Business, Edwis Chevrillon, le Parisien David Doucan. Notre invité est donc eurodéputé, candidat tête de liste soutenu par le Rassemblement national pour les régionales dans la région sud, c'est Thierry Mariani. Thierry Mariani, je voudrais commencer avec l'entretien accordé par le garde des Sceaux, ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti. Ce matin au journal du dimanche, je le cite, une police sans justice, c'est le totalitarisme. La justice sans la police, c'est l'impuissance. C'est un constat que vous partagez ?

0:32
Thierry Mariani

La justice sans la police, c'est le chaos. Moi, je ne fais pas partie de ceux qui veulent monter les uns contre les autres. Mais ce que je constate, j'étais présent à la manifestation en soutien à nos forces de l'ordre, c'est qu'il y a un vrai problème de justice dans ce pays. Vous savez, j'ai été maire d'une commune du Vaucluse à Valréas. J'ai vu à plusieurs reprises les gendarmes, puisque c'est en gendarmerie, arrêter certains délinquants, qu'ils amenaient au tribunal de Carpentras et repasser le lendemain en faisant un bras d'honneur aux gendarmes. Aujourd'hui, qu'est-ce qu'ils attendent les Français ?

Ils attendent tout simplement que, j'allais dire, les voyous soient arrêtés, soient jugés et effectuent leur peine. Or, aujourd'hui, sur les deux derniers points, il y a un vrai problème.

1:12
Invité

Et si les voyous, comme vous dites, n'effectuent pas leur peine, c'est aussi parce qu'il y a un manque de place de prison, que les juges d'application des peines doivent en tenir compte. C'est dans le code de procédure. Le gouvernement d'Emmanuel Macron annonce la création de 15 000 places de prison, 10% d'augmentation du budget de la justice, 10 000 policiers et gendarmes en plus sur le territoire, sur la durée du quinquennat. Est-ce que vous considérez que c'est insuffisant ? Est-ce que vous multipleriez ces chiffres par 10 ? Que proposez-vous ?

1:39
Thierry Mariani

Je constate d'abord, ça ne vous a pas échappé, qu'Emmanuel Macron est là depuis plus de 5 ans. Aujourd'hui, il ne le contient pas par rapport à ses promesses électorales où il avait annoncé 15 000 places. Il est président depuis 4 ans. Vous voulez dire plus de 5 ans en comptant ses années de ministre ? Oui, 4 ans, pardon. 4 ans. Deuxièmement, je vous rappelle qu'on a dans nos prisons 23% de détenus étrangers. Et qu'est-ce que nous disons ? Nous disons que ces 15 000 détenus, il faut aujourd'hui négocier d'urgence avec les pays dont ils sont originaires pour les renvoyer chez eux et qu'ils effectuent leur peine là-bas.

Si vous libérez ces 15 000 places, vous avez assez de place pour mettre en prison tous les délinquants aujourd'hui.

2:17
Invité

Les pays en question ne sont pas du tout d'accord avec ça.

2:21
Thierry Mariani

Les pays en question ne sont pas du tout d'accord parce que pour le moment, excusez-moi, on n'a pas négocié fermement avec eux. Mais il y a un certain nombre de pays qu'on aide où on peut dire c'est donnant-donnant. Si on y va gentiment, comme l'a fait M. Darmanin en Algérie, en pliant le genou devant le monument aux morts du FLN et puis en essayant d'avoir une discussion aimable, ça n'aboutit à rien.

2:41
Présentateur

Oui, sauf que, pardon Thierry Mariani, mais ça n'est pas si simple, et nous y reviendrons, mais on a l'exemple de ce qui se passe avec l'enclave espagnole de Ceuta au Maroc. Certains de ces pays que vous pointez du doigt, ils ont aussi un rôle de protection, en tout cas des accords avec l'Union européenne sur la gestion de la migration. Donc ces pays-là, quand on négocie avec eux, on ne peut pas non plus y aller, taper du poing sur la table et dire c'est donnant-donnant. Ils peuvent vous répondre aussi, à ce moment-là, on ouvre tout.

3:02
Thierry Mariani

Attendez, c'est une négociation, je veux dire c'est donnant-donnant. Regardez, l'Union européenne dépense des milliards pour faire en sorte que la Turquie retienne une partie de l'immigration. D'ailleurs, la Turquie nous le fait payer très cher, y compris politiquement. Voilà, ce qu'on demande tout simplement, le Maroc est un pays qui est prêt à collaborer. Je vous rappelle que s'il y a des milliers d'immigrés qui sont arrivés à l'enclave de Ceuta, c'est parce qu'il y a une différente diplomatique avec l'Espagne, mais en réalité le Maroc, par exemple, est un pays qui est tout à fait prêt à collaborer. Il faut simplement, comme le font d'autres pays, dire voilà, on vous rembourse.

Combien vous coûte un détenu, par exemple, dans les prisons marocaines ? Eh bien, la France paye pour que ce détenu soit dans les prisons marocaines, ça nous coûtera certainement moins cher que dans les prisons françaises, et ça libère des places chez nous.

3:47
Auditeur

Bonjour Thierry, Marie-Louise, je vois que vous êtes déjà dans l'élection présidentielle, parce que vous vous dites déjà 5 ans. C'est vous qui m'en parlez. Voilà, non, non, mais vous disiez 5 ans, alors que ça ne fait que 4 ans, il reste encore un an, d'Emmanuel Macron. Juste une question, puisque vous étiez dans cette mobilisation mercredi après-midi, où il y a eu énormément de monde, la question qu'on peut se poser, c'est qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer, au-delà des condamnations, des rapports avec la justice, vous venez d'en parler avec David, qu'est-ce qu'on peut faire pour améliorer les conditions des policiers, notamment en condition de travail et autres ?

C'est quoi vos propositions ? Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?

4:18
Thierry Mariani

Les policiers, d'abord, ont un boulot, quand on discute avec eux, ou une bonne partie d'entre eux partent le matin à la peur au ventre, en sachant plus ce qui peut leur arriver. Je suis originaire du Vaucluse, je ne vais pas vous rappeler le drame qui a été vécu, comme cette pauvre fonctionnaire qui a été assassinée à Rambouillet. Aujourd'hui, la police se sent menacée, parce que les voyous ne respectent plus la police. Je vous rappelle, dans le journal Le Monde, en février dernier, 85 agressions physiques contre les forces de l'ordre, chaque jour. Vous êtes dans le constat ? Oui, je suis dans le constat. Nos propositions, nos propositions...

4:53
Auditeur

Qu'est-ce qu'au quotidien, vous voyez ?

4:54
Thierry Mariani

Il faut absolument qu'une atteinte à un représentant des forces de l'ordre, policiers, gendarmes, policiers municipaux, ce soit quelque chose qui soit extrêmement, durement sanctionné et que la peine aille jusqu'au bout. Parce que très souvent, en France, qu'est-ce qu'on voit ? On voit des cantons de peine qui sont prononcés et qui sont à peu près satisfaisants, et puis après, on s'aperçoit que la moitié de la peine disparaît en route avec les différentes remises de peine. Moi, ce que je veux, c'est que les voyous payent pour les crimes...

5:21
Invité

La loi va être votée solennellement mardi, la loi Dupond-Moretti, qui prévoit une durée de sûreté minimum de 30 ans pour les crimes commis contre les responsables des forces de l'ordre.

5:32
Thierry Mariani

Écoutez, on verra aussi si elle est appliquée par une partie de la justice. Moi, je fais partie, vous savez, de ceux qui étaient sur le mur des cons il y a quelques années. Et j'avoue que si j'ai confiance dans la majorité des magistrats qui rendent la justice au nom du peuple français, je constate que certains les rendent en fonction de leurs convictions. Quand je vois l'avocat général, par rapport aux policiers qu'on a essayé de brûler, je crois que c'était à Champigny, et qui se tournent vers eux et qui disent « vous êtes une richesse pour la France », etc. Je suis obligé de vous corriger parce que je sais que cette déclaration a été relatée comme ça,

6:07
Présentateur

mais ce n'est absolument pas ce qui a été dit au cours de cette audience. L'avocat général leur a dit « vous pourriez être ce que vous venez de dire, vous ne l'êtes pas ». C'est ça la phrase entière. Ce n'est pas tellement ce qui a été repris par la presse, je suis désolé. Pour le coup, je vous le dis. En tout cas, je vous le dis, puisque c'est ce qui est dans le rapport d'audience, dans le compte rendu, puisque vous savez qu'il y a des greffes, donc du coup, des greffiers, tout ça est consigné.

6:33
Thierry Mariani

Mais si j'en crois la presse, après, peut-être que les propos ont été corrigés ou rectifiés. Vous savez aussi qu'on peut les rectifier. En tout cas, ces propos sont... Enfin, une complaisance d'une partie des magistrats pour certains délits est inadmissible. On voit aussi que la rapidité de la justice n'est pas au rendez-vous. L'exécution des peines n'est pas au rendez-vous. Et donc, ce qu'on demande, je le répète, c'est que quand les peines soient prononcées, elles soient exécutées.

6:58
Présentateur

Alors justement, l'automatisation des peines et les peines planchées, c'est une demande récurrente du RN, d'une partie de la droite. Écoutez, Éric Dupond-Moretti a ce sujet. Je l'ai reçu il y a une semaine. Voilà ce qu'il rappelle sur l'exécution de ces peines planchées.

7:12
Invité

Le quantum moyen d'emprisonnement pendant ces peines planchées était compris entre 7,3 mois et 7,9 mois. Donc moyen, c'est... Il y a des peines importantes, il y a des peines plus vastes. Moyen, la moyenne. Ça, ce sont des vrais chiffres. Juste après l'abrogation des peines planchées, on est passé de peines planchées virées à des peines qui n'étaient plus planchées. Et le quantum était compris entre 8 et 9,5. Augmentation considérable de la sévérité après l'abrogation des peines.

7:47
Présentateur

Alors du coup, on a eu le décompte en plateau pour vous raconter les choses avec ce qui se passe. Donc vous n'avez pas pu entendre la fin de la déclaration d'Éric Dupond-Moretti. Mais il précise que le quantum moyen après les peines planchées était supérieur au-delà du 8 mois. C'est-à-dire qu'une fois que les peines planchées ont été supprimées, les gens concernés passaient plus de temps en prison qu'avec les peines planchées.

8:05
Thierry Mariani

Écoutez, d'abord je vous rappelle que l'expérience des peines planchées qui avait été une promesse mise en application de Nicolas Sarkozy a été extrêmement courte. Et ensuite, sur ces statistiques-là, pardon, je serais curieux de les vérifier parce que ce n'est pas les informations qu'on a par moment des syndicats de police.

8:24
Auditeur

Iriez-vous jusqu'à...

8:25
Invité

Attendez, excusez-moi, le ministre de l'Ajustissement ?

8:27
Thierry Mariani

Je dis qu'il faut, à mon avis, les vérifier. Vous savez, quand je vois, excusez-moi, Dupond-Moretti qui est aujourd'hui quasiment devenu colleur d'affiches, candidat, j'ai envie d'aboyeur pour M. Macron. Je pense qu'on a quitté aujourd'hui, depuis quelques semaines, le cadre d'un ministre de la Justice qui s'occupe de la Justice. On a un ministre de la Justice qui fait bien plus de politique.

8:48
Auditeur

Il le redit encore ce matin, du reste de l'interview du journal du dimanche. Donc il revient sur la question des peines planchées. Donc peut-être à vérifier. Est-ce que vous iriez jusqu'à soutenir cette mise en scène du syndicat Alliance lors de cette manifestation où on voit que la justice, enfin, en tous les cas, c'est ce qu'ils cherchaient à démontrer, la justice est l'allié d'un tueur ? Est-ce que ça a choqué beaucoup de monde ? Est-ce que pour vous, c'était quand même une mise en scène de trop ?

9:12
Thierry Mariani

Je n'ai pas vu de quelle mise en scène vous parlez, franchement.

9:14
Auditeur

Vous pouvez la regarder derrière.

9:16
Thierry Mariani

Alors, écoutez, la justice n'est pas l'allié.

9:18
Présentateur

En gros, on voit un délinquant qui mime d'abattre des policiers et des personnes qui portent des tuniques sur lesquelles est marquée justice qui passe le balai sur les morts.

9:27
Thierry Mariani

Oui, bon, c'est une mise en scène pour faire passer une idée. Mais soyons clairs. Moi, j'ai trouvé cette manifestation extrêmement équilibrée. Voilà. Je suis désolé. Moi, j'ai été frappé, par exemple, par ce témoignage de ce policier de Rive-de-Gillet qui s'est pris un projectile et qui a eu le courage de témoigner. Après, c'est une manifestation avec des syndicats qui, par moment, doivent mettre une mise en scène. Écoutez, franchement, je pense que s'il y a des excès, aujourd'hui, ils ne sont pas du côté de la police, mais du côté des voyous.

9:57
Invité

Des policiers qui marchent sur l'Assemblée nationale ? Ils n'ont pas marché sur l'Assemblée nationale. Ils étaient à côté, monsieur Ducan.

10:03
Thierry Mariani

Mais non, arrêtez. Ça, on n'est pas en 1934. Des policiers, ils étaient à côté. Au même endroit, j'ai déjà vu plusieurs manifestations et personne n'a tenté de coup d'État. Je crois que, rentrer dans le discours de monsieur Dupond-Moretti, nous disant que la démocratie est menacée, on se souvient de la pétition sur des militaires, les bruits de bottes et tout, policiers, militaires et français, tout le monde respecte les institutions. Vous êtes républicain, vous, par exemple. Vous avez un doute ?

10:28
Invité

Non, je vous pose un doute. Excusez-moi, je trouve la question déplacée presque. Ce n'est pas déplacé dans le sens où... Non, non, attendez. Les responsables de la République en marche ne cessent de dire que Marine Le Pen, parti qui vous soutient aujourd'hui en PACA, est en dehors de la République. Oui, mais ça c'est... Qu'elle serait un danger même pour la République. Ça, c'est une formule. Est-ce que vous répondez à ces accusations-là ? Moi, je suis un républicain.

10:48
Thierry Mariani

Bien sûr que je suis un républicain. Attendez, tout mon passé parle pour moi. Je vous rappelle que j'ai été maire, conseiller général, député. J'ai toujours respecté les lois de la République. Et les élus du Rassemblement National respectent les lois de la République. La majorité ont été réélus. Et ceux qui ont perdu, ils ont donné les clés à leurs successeurs. C'est vraiment un mauvais procès. Et je pense que s'il est en marche, ou même une partie des républicains, je parle du parti, n'a que ça comme discours, ça ne marchera pas auprès des Français.

Parce que les Français ont compris que désormais le Rassemblement National et les élus du Rassemblement National étaient des élus qui respectaient les lois de la République.

11:21
Auditeur

Thierry Mariani, est-ce qu'Éric Dupond-Moretti, il est discrédité en tant que ministre de la Justice parce qu'il est candidat, justement, contre le Front National ?

11:27
Thierry Mariani

Non, je pense que ce n'est pas. Franchement, on a aujourd'hui, entre la sécurité et la justice, de vrais problèmes. Envoyer ces ministres-là dans des élections locales, est-ce que vous pensez qu'en ce moment, il ne vaut pas mieux un ministre de l'Intérieur ou un ministre de la Justice à plein temps ?

11:44
Présentateur

Vous l'avez rappelé tout à l'heure, votre région a été endeuillée. Le gouvernement a fait une priorité de la lutte contre les trafics de drogue. Soyons concrets, s'il vous plaît. Mais, au-delà des incantations, des condamnations, pas seulement vous, toute partie de l'opposition, comment vous faites, vous, pour aider les forces de l'ordre à être plus efficaces sur le terrain, à lutter efficacement contre ces trafics de drogue ?

12:05
Thierry Mariani

D'abord, je pense que la dépénalisation, mais mettre des amendes forfaitaires pour les consommateurs de drogue, c'est une erreur. C'est une sorte de banalisation de la consommation de drogue, même si on n'est pas encore à l'étape ultérieure qui est, j'allais dire, l'autorisation. Deuxièmement, il n'y a pas de secret. Il faut des peines extrêmement dures sur les trafiquants. Et aujourd'hui, on constate, et quand j'ai dit les trafiquants, j'inclus les petits dealers parce qu'on commence petits dealers et on finit trafiquant plus important. Or, aujourd'hui, ces peines, je le répète, ne sont pas au rendez-vous.

12:36
Présentateur

Donc, vous voulez des peines plus lourdes ou vous voulez simplement que le droit soit appliqué tel qu'il existe ?

12:40
Thierry Mariani

Je veux les deux, mais c'est-à-dire que dans le droit tel qu'il est appliqué aujourd'hui, la plupart des peines, je le répète, ne sont pas accomplies jusqu'au bout.

12:47
Invité

– Alors, je reviens sur le débat que nous avons commencé à engager il y a quelques minutes. Je vous demandais si vous étiez républicain, vous l'avez mal pris. Je vous ai expliqué… – Je n'ai pas mal pris, j'ai trouvé la question sans grenu avec tout le respect que je vous dois. – Non, mais je vous posais la question parce que c'est au cœur du débat politique aujourd'hui et que La République En Marche n'a de cesse de vous attaquer, le Rassemblement National, sur ce thème. Eh bien, il y a eu une interview de Marion Maréchal récemment, accordée à un média en ligne proche de l'extrême droite qui s'appelle Livre Noir. On va en écouter un petit extrait, puis on pourra reprendre le débat ensuite.

Elle parle de la possibilité d'une guerre civile.

13:23
Locuteur non identifié

– Je pense qu'il n'y a pas de quoi être défaitiste en ce sens que la prise de conscience aujourd'hui en France de ce qui nous menace, elle est massive, quoi qu'on en pense, et que nous ne sommes pas encore au stade où la France a perdu tous ses outils. Je veux dire, demain, parce qu'on parle souvent de cette menace de guerre civile, qui, moi, je pense, n'est pas un fantasme. Je veux dire, demain, il y a une guerre civile en France, on la gagne.

13:45
Invité

– Alors, pour Marion Maréchal, la guerre civile n'est pas un fantasme. Et puis, elle ajoute, s'il y en a une demain, on la gagne. Alors, on ne sait pas très bien qui est ce « on ». Vous voyez que ça participe à cet état d'esprit, ce trouble, au fond, à ce doute, en se disant, est-ce qu'il y aurait en France aujourd'hui des agents politiques qui voudraient la confrontation jusqu'à la confrontation physique ? – Dans les agents politiques, non.

14:07
Thierry Mariani

La guerre civile, elle existe déjà quand on voit la sécurité qui grandit et des citoyens partout qui, non seulement dans les grandes villes, mais aussi en campagne, se font attaquer. Après, tous les partis, pour moi, sont républicains. Je ne fais pas… Je suis en désaccord avec En Marche. Je suis en désaccord avec mon ancienne formation. Je suis en désaccord avec le Parti Socialiste. Mais tous ces partis respectent la République. Je veux dire, je me répète, mais vous savez, quand j'ai commencé en politique, la droite disait, oh mon Dieu, si la gauche arrive au pouvoir, les chars soviétiques vont être sur les Champs-Élysées. C'est aussi grotesque. – Donc, Marion Maréchal, là, elle se trompe ?

– Non, Marion Maréchal n'est pas dans la vie politique active. Elle est dans la réflexion, comme d'autres, par exemple. Éric Zemmour, voilà, elle a le droit d'avoir des opinions.

14:50
Présentateur

– Cette guerre civile, pardon, mais juste pour essayer de comprendre, vous n'êtes pas porte-parole de Marion Maréchal, mais vous ne condamnez pas non plus la déclaration. Elle parle de qui ? C'est qui contre qui ?

14:59
Thierry Mariani

– Mais qu'aujourd'hui, cette insécurité qui galope fait que de plus en plus nos concitoyens, y compris dans des villages, ne se sentent plus en sécurité, voilà. La guerre civile, ce n'est pas forcément contre un parti politique, quand un autre, ça peut être, j'allais dire, des personnes qui attaquent leurs concitoyens sans raison, qui tuent des fois, comme on l'a vu à Avignon, pour un simple contrôle. C'est ça, je pense, auquel elle parle.

15:24
Présentateur

– Les mots, ils ont un sens quand même, Thierry Mariani. Pardon, j'insiste là-dessus, mais l'expression guerre civile, là, on entend… – Les guerres civiles, c'est les Français contre les Français. – On n'entend pas une forme de vision idéologique ou philosophique. Là, ça a l'air extrêmement concret. Si il y a une guerre, on la gagne.

15:38
Thierry Mariani

– Écoutez, j'ai pas regardé la totalité de l'interview, je répète. Marion Maréchal, pardon, a aujourd'hui un travail de réflexion. Je la mets au même niveau que des polémistes ou des gens qui réfléchissent dans des think tanks, qu'elle a le droit d'avoir cette opinion. C'est pas la mienne, c'est tout.

15:53
Auditeur

– Alors justement, Thierry Mariani, il y a une deuxième tribune de militaires, cette fois-ci de militaires d'actifs, comme on dit, selon Valeurs Actuelles, qui a publié la première et la deuxième tribunes, ce serait 2000 militaires qui ont signé cette tribune pour la survie de notre société. Est-ce que, puisque ce sont des militaires en actifs, est-ce que c'est pas contraire au principe des Républicains que vous souteniez tout à l'heure ?

16:15
Thierry Mariani

– Écoutez, ils dénoncent en fait exactement la même chose que la première tribune. – Oui, mais sur le fond. – J'entends dire depuis plusieurs semaines, en clair, les militaires doivent fermer leur gueule. – Je me permets de vous rappeler quand même deux exemples. Madame Laetitia Saint-Paul, vice-présidente de l'Assemblée nationale, militaire d'actifs, qui est candidate pour En Marche et qui depuis est élue donc députée. À Marseille, un général de deuxième section, qui est candidat et qui depuis est élue à la métropole d'Aix-Marseille. Et personne n'en a parlé. Pourquoi ?

Parce que quand on est d'accord avec le gouvernement, eh bien là, ça ne gêne pas que les militaires, par moment, aient une expression politique. Je pense qu'aujourd'hui, s'ils avaient révélé des secrets de défense, des secrets d'opération, je ne sais pas, au Sahel ou ailleurs, là, oui, ils devraient être condamnés. Mais je veux dire, aujourd'hui, ils font le même constat que la quasi-totalité des citoyens.

17:09
Présentateur

– Ce n'est pas que la majorité qui condamne ces prises de position. Le patron des armées, enfin, le chef d'État-major des armées, le général Lecoin, le premier à prendre la parole pour dire que…

17:19
Thierry Mariani

– Oui, le chef d'État-major des armées, il est aux ordres de qui ?

17:21
Présentateur

– Du chef des armées, mais qui est élu démocratiquement. – D'accord, donc que le…

17:25
Thierry Mariani

– Attendez, je veux dire que le chef d'État-major des armées soit le relais de l'opinion du président de la République, c'est dans la logique des institutions.

17:33
Présentateur

– Thierry Mariani, on marque une très courte pause. Nous revenons un instant pour la suite de BFM Politique en direct sur BFM TV.

17:38
Invité

– Alors, ok.

17:50
Présentateur

– La suite de BFM Politique avec Thierry Mariani, qui est notre invité ce midi. Thierry Mariani, l'enclave espagnole de Ceuta, c'est au nord du Maroc, c'est un territoire espagnol au nord du Maroc, et confronté à une vague d'arrivées de migrants depuis plusieurs jours maintenant, pas loin de 10 000 personnes selon les estimations. Il y a une photo qui a interpellé l'opinion, ce militaire qui sort un bébé des eaux, qui le sauve, et une vidéo qui a créé une polémique. C'est une humanitaire de la Croix-Rouge qui recueille un homme, on va voir les images, et qui l'enlace pour le réconforter. On voit que cet homme est complètement à bout de force, qu'il est exsangue.

Tout a été dit au sujet de cette scène, elle a été prise à partie très violemment. Est-ce que vous, Thierry Mariani, si vous êtes sur cette plage, à ce moment-là, vous prenez cet homme dans vos bras aussi pour le réconforter ? – Je pense que oui. Je pense que oui, parce que c'est un homme.

18:38
Thierry Mariani

Je veux dire, après, c'est un homme qui a besoin d'être sauvé, c'est un homme qui a besoin d'être réconforté, mais c'est un homme qui n'a pas besoin, après, de rester en Europe. Voilà, c'est tout, quoi. Je veux dire, vous savez, quand je vois les photos de ce gosse-là aussi, je suis humain comme tout le monde, j'ai des gosses, on ne peut que presque avoir les larmes aux yeux. Mais après, ce n'est pas une raison pour sombrer dans l'émotion et dire, bon, OK, ça permet d'accepter tout le monde. Oui, je pense que cet humanitaire a bien fait de réconforter cet homme, parce que c'est un homme.

19:08
Invité

– Quand Emmanuel Macron s'adresse à des sans-papiers, c'était la semaine dernière, il leur dit, avant d'avoir des droits, vous avez des devoirs. Vous êtes entièrement d'accord avec cette déclaration du président de la République ?

19:20
Thierry Mariani

– Leur devoir, c'est de partir. Je veux dire, déjà, un président de la République qui s'adresse à des sans-papiers, pardonnez-moi, il s'adresse à des gens qui violent la loi. – Non, parce qu'ils peuvent être demandeurs d'asile. – Mais ce n'est pas des sans-papiers, alors, attention.

19:32
Invité

– En l'occurrence, il y avait les deux dans cet échange-là.

19:35
Thierry Mariani

– Si c'est des sans-papiers, c'est des gens qui violent la loi. Si c'est des demandeurs d'asile, c'est des gens qui sont dans une procédure légale, s'ils ont déposé et tout. – Qu'est-ce qu'on demande, nous ? Qu'est-ce qu'on demande au niveau du Rassemblement national ? On veut tout simplement qu'on ne puisse pas mettre un pied en Europe illégalement. Vous savez que j'ai été député des Français de l'étranger. Quand est-ce que le problème en Australie a été réglé ? Le jour où l'Australie a dit « Tous ceux qui mettront le pied illégalement sur le sol australien seront immédiatement envoyés sur un territoire en attendant d'être régularisés ». L'immigration clandestine s'est arrêtée.

Les bébés ou les pauvres personnes qui, par moment, meurent en mer se sont arrêtées.

20:16
Présentateur

– Mais avec une différence fondamentale, pardon Thierry Mariani, c'est que l'Australie, c'est une île. Alors c'est une île continent, mais c'est une île avec… – Ce n'est pas si loin que ça de l'Indolésie. – Non, mais c'est une île. – Oui, je d'accord. – C'est un gouvernement avec une police, enfin ce n'est pas l'Europe que vous condamnez.

20:28
Thierry Mariani

– Mais excusez-moi, l'Europe, je suis député européen, vous savez,

20:30
Présentateur

quel est le message qu'envoie l'Europe ? – Oui, mais du coup, pardon, l'Italie aide l'Europe et ça range bien l'Europe, ça range bien la France, la Grèce également. – Oui, mais je pense que… – Ceuta, ça range bien aussi une partie des pays européens. Donc comment vous réglez ça avec des gouvernements différents ?

20:47
Thierry Mariani

– Comment on règle ça ? Je le répète, aujourd'hui, l'Europe, je vous rappelle quand même que le plan aujourd'hui qui est en discussion au niveau européen, c'est la répartition des migrants un peu partout en Europe, y compris dans des zones où il n'y en a pas pour répartir cette invasion migratoire. Voilà, qu'est-ce qu'on demande ? On demande tout simplement, je le répète, qu'il y ait une politique ferme qui dise que les demandes d'asile sont traitées à l'étranger ou dans les consulats, voilà, et deuxièmement, chaque migrant qui arrivera illégalement, bien sûr qu'il doit être sauvé, mais après il doit être renvoyé dans son pays.

21:18
Présentateur

– Donc ça veut dire que vous dites à l'Italie, en gros, débrouillez-vous ?

21:21
Thierry Mariani

– Je dis à l'Europe de changer de politique, voilà, aujourd'hui on a une politique qui contraint un certain nombre d'États à les accueillir, et puis en plus, quand je dis un certain nombre d'États, ceux qui sont aujourd'hui sur ces côtes en Espagne, je vous rappelle que l'espace Schengen est un espace ouvert, combien de temps ils mettront à franchir les Pyrénées ?

Voilà, et quand Marine Le Pen, par exemple, demande la réforme de l'espace Schengen pour dire, tous les citoyens européens peuvent circuler librement dans l'espace Schengen, mais quand un État accueille des étrangers, il doit assumer le séjour, ben voilà, parce que là, aujourd'hui, ce qui se passe sur les côtes espagnoles, c'est malheureusement des immigrés qui bientôt arriveront dans le reste de l'espace Schengen.

22:04
Présentateur

Juste, j'ai un dernier mot à ce sujet, pardonnez-moi, mais il y a une réalité géographique, Thierry Marigny, c'est là-dessus que j'insiste, nous n'avons pas de bateau de migrants qui arrive sur les côtes atlantiques, parce que ça n'est pas possible, on a très peu, vous le savez très bien, c'est votre région, on n'a quasiment pas de bateau de migrants qui arrive par Monaco, par le Cap d'Antibes, il y a une réalité géographique, vous dites, chaque pays qui accueille des migrants doit se débrouiller avec eux, donc vous dites, je reprends ma question, à la Grèce, à l'Italie, débrouillez-vous.

22:28
Thierry Mariani

– Je dis que l'Europe doit renvoyer tous ces migrants qui arrivent illégalement. Vous présentez les choses comme si on était, voilà, c'est une fatalité, il n'y a pas autre chose à faire. – Non, non, moi je vous présente une réalité géographique, c'est tout ce que je fais, je ne veux pas faire de fatalité. – La réalité géographique, elle correspond aussi à une habitude qu'on a laissée depuis des années, où chaque immigré qui met un pied sur l'Europe sait qu'il a 9 chances sur 10 d'y rester. À partir du moment où le message sera, ils sont systématiquement renvoyés dans leur pays, le message passera.

Aujourd'hui, ces hommes qui des fois prennent des risques insensés, et qui malheureusement des fois descendent en mer, ils savent qu'à la sortie, ils ont la possibilité de rester en Europe.

23:06
Auditeur

– Alors il y a une réalité démographique aussi, du moins si l'on en croit, François Bayrou, dans son rapport en tant que haut commissaire, il estime que la natalité, je cite, et la migration doivent assurer l'avenir démographique de la France, parce que le nombre de naissances est passé en 2020 sous la barre des 700 000. Est-ce qu'il n'a pas raison finalement ? – Non, il y a bien… – Il y a moins de naissances, il y a encore moins de naissances avec le Covid.

23:30
Thierry Mariani

– Peut-être aujourd'hui, la politique familiale qu'on a cassée avec M. Hollande, je rappelle que M. Macron en était l'un des principaux collaborateurs, doit être immanquablement relancée. Voilà, ensuite, les comptes sociaux sont aussi en déficit, je me permets de le rappeler, parce que l'immigration nous coûte aussi un certain prix. Je ne prendrai que deux chiffres.

23:51
Auditeur

– L'immigration a beaucoup servi pendant les 30 Glorieuses.

23:54
Thierry Mariani

– Oui, mais on n'est plus aux 30 Glorieuses, vous avez raison, vous avez raison, aux 30 Glorieuses, l'immigration… – Et là, il y a un déficit démographique, ce n'est pas moi qui le dis. – Moi, je suis fils d'immigré italien, voilà, quand mon père, il est arrivé, il y avait un boulot, et puis il s'est fait naturaliser, puis on lui a filé un fusil pour aller en Algérie, voilà. Aujourd'hui, on n'est plus dans cette période, voilà. Aujourd'hui, on n'est plus dans les 30 Glorieuses, malheureusement. Et donc, accueillir des étrangers sans pouvoir leur proposer de boulot, en leur proposant un système éducatif qui part en lambeaux, est-ce que c'est leur rendre service ?

Est-ce que c'est assurer en France une paix sociale, parce que ces gens ne seront pas intégrés ? Non, je suis désolé, l'immigration aujourd'hui a un coût, voilà. Je vous rappelle qu'un mineur étranger, pour tous les départements, c'est en moyenne 50 000 euros, 4 000 euros par mois, voilà. Et quand vous le cumulez sur l'ensemble des départements, ça fait 2 milliards, voilà. Et donc, je ne suis pas du tout d'accord avec le raisonnement de M. Bérou, qui est celui classique des centristes que reprend M. Macron, qui consiste à dire que l'immigration va équilibrer les comptes sociaux.

La France, ce n'est pas que des comptes sociaux, c'est aussi, excusez-moi, un mode de vie, c'est aussi des habitudes, c'est aussi une histoire, voilà. Je n'ai pas envie, comme beaucoup de Français, qu'on change mon pays uniquement pour améliorer les comptes sociaux.

25:05
Présentateur

Thierry Marigny, donc vous êtes tête de liste pour les régionales dans la région sud. Justement, nous allons ouvrir ce dossier, David. Oui, parlons de votre campagne avec d'abord et avant tout une clarification.

25:17
Invité

Vous êtes aujourd'hui député européen. Je regarde les sondages et l'éventualité que vous puissiez l'emporter le 27 juin prochain. Existe, ce n'est pas non plus gagné d'avance, mais ça existe. Pouvez-vous vous engager aujourd'hui devant les électeurs de PACA à renoncer à votre mandat de député européen si vous gagnez les régionales ? C'est interdit de cumuler.

25:41
Thierry Mariani

Vous avez répondu, c'est interdit de cumuler. Donc forcément, si je suis président de la région, je serai candidat à la présidence de la région, qui n'est pas de malentendu, j'entends la petite musique que certains font courir. Je renoncerai à mon mandat européen parce que d'abord, c'est la loi. Ensuite, je sais ce que c'est que ce contracte...

25:57
Invité

Vous auriez pu dire on gagne et puis en fait, ce n'est pas moi qui prends la région. Donc là, c'est clair. Si vous gagnez, vous serez président de la région de PACA.

26:03
Thierry Mariani

Vous croyez que je me défense pendant plusieurs mois pour dire après, prends la place. En plus, cette région, je la connais. Je pense qu'il y a beaucoup de choses à y faire. Je pense que le bilan qu'on nous présente aujourd'hui de la majorité sortante comme idyllique n'est pas ce qu'il est. Et je vous rassure, si je gagne, vous me verrez pendant 7 ans à Marseille. Donc c'est une clarification.

26:21
Invité

Vous quitterez le Parlement européen. Et si vous gagnez, vous serez pleinement président de la région.

26:27
Thierry Mariani

C'est 7 ans parce que le mandat sera légèrement plus long. Cette fois, il sera 6 ans et 9 mois.

26:30
Présentateur

Juste avant que David vous interroge sur le contenu de vos propositions, est-ce que vous considérez être en tête, pour reprendre ce que disait David, des sondages, grâce en grande partie au psychodrame LR et Renaud Muselier ?

26:42
Thierry Mariani

Je ne sais pas. Attendez. Aujourd'hui, tous les électeurs ont compris que Renaud Muselier mène un peu les gens en bateau. Je vous rappelle que sur cette chaîne, il annonçait pas d'accord avec En Marche, pas d'alliance avec les États-majors. Trois jours après, Castex annonce la liste. Et là, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on a comme psychodrame ? Non, mais ça vous a servi du coup ? Écoutez, les erreurs de vos adversaires vous profitent toujours, mais ça a surtout clarifié la situation. Aujourd'hui, ce qui est clair, c'est Renaud Muselier, c'est le candidat d'En Marche. Madame Cluzel a dit clairement, M. Muselier est le candidat de la majorité présidentielle. Et si le 27 juin, M.

Muselier gagne, vous verrez que c'est à Matignon et à l'Élysée qu'on sablera le champagne. Alors, ce sont des élections locales.

27:22
Invité

Les régions ont des compétences importantes pour la vie des gens, la vie quotidienne des gens. Donc, je suis allé voir sur votre site internet pour regarder votre programme. Pour l'instant, il n'y en a pas vraiment, mais précisons tout de suite, vous allez le présenter prochainement.

27:36
Thierry Mariani

Absolument, on présente notre plan de relance avant la fin du mois et on présentera notre programme au tout début du mois. Je vous permets quand même de vous rappeler... On va le détailler, précis. Absolument. Je me permets de vous rappeler qu'on est quand même la liste qui est la première à annoncer ces candidats, donc je n'ai pas l'impression qu'on est en retard.

27:51
Invité

Non, non, mais c'est une précision de calendrier. Vous allez présenter. Mais nous connaissons déjà les grands axes. Vous avez ciblé cinq priorités. J'en cite une. Rétablir la sécurité partout et éradiquer l'islamisme. Alors, je vous pose la question. En tant que président de région, je dis bien en tant que président de région, que proposez-vous pour atteindre cet objectif ?

28:11
Thierry Mariani

La région n'a pas toutes les compétences, mais elle en a quelques-unes. Et elle est compétente en matière de sécurité, notamment par exemple dans les transports, dans les lycées ou dans l'aide aux communes. Je me permets de vous citer deux chiffres. De 2016 à 2020, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur, l'augmentation des coûts et blessures volontaires, c'est plus 20%. Et le pire chiffre, de 2018 à 2019, la croissance des violences dans les gares et dans les trains, 72%. 72%. Ce n'est pas moi qui le dis, c'est la sécurité ferroviaire. Alors, la question, c'est qu'est-ce que vous proposez ? Qu'est-ce qu'on propose ? Eh bien, tout simplement d'avoir une véritable police ferroviaire.

Je vous rappelle qu'aujourd'hui, il y a une centaine de personnes qui sont embauchées pour la police ferroviaire. Nous proposons de passer à 500. Pourquoi 500 ? Parce que c'est en réalité au pro-rata de la population, comparable avec l'Île-de-France. Voilà, on a un gros retard et nous disons très clairement, nous embaucherons chaque année 70 agents qui, sous l'autorité du préfet de police de Marseille, exerceront une sécurité accrue dans les trains.

29:19
Invité

Dans les trains, hein ? Absolument. Vous ne vous faites pas comme en Île-de-France, la proposition de Jordan Bardella, je mets deux hommes armés dans chaque gare ?

29:25
Thierry Mariani

Dans les trains et dans les gares, parce que la région est compétente aussi pour les gares. Deuxièmement, pour les lycées, si vous le permettez. Pour les lycées, aujourd'hui, la région a créé un certain nombre de postes qui, en réalité, sont des... Enfin, ils appellent ça des médiateurs, mais qui ressemblent de plus en plus aux grands frères du Parti Socialiste. Nous voulons de vrais agents de sécurité. Et troisièmement, et j'insiste là-dessus, nous voulons proposer aux communes un bouclier régional de sécurité, parce que la sécurité, ça commence dans les communes petites ou grandes.

Et chaque fois qu'une commune fera un effort d'un euro pour sa sécurité, nous doublerons la mise au niveau de la région.

29:58
Invité

Les vrais agents de sécurité dans les lycées, pardon, mais juste qu'on comprenne précisément, ils ont des gaz lacrymogènes, des matraques, enfin c'est quoi ? On parle des... C'est des enfants quand même, enfin c'est des adolescents, disons, dans nos lycées.

30:09
Thierry Mariani

Moi, je ne vais pas vous rappeler le drame récent de cette pauvre jeune fille qui s'est fait assassiner par un adolescent. Voilà, il est évident... Il ressemble à quoi, tous les agents de sécurité dans les lycées ? C'est les agents qui sont, excusez-moi, entraînés pour maintenir en cas de problème la sécurité. Voilà, il est évident que... Je ne demande pas à ce qu'il soit armé, c'est évident. Mais vous savez très bien qu'un homme entraîné peut avoir aussi beaucoup de résultats s'il est bien formé. C'est un coût, tout ça, vous me direz. 3,5 millions par an. Vous savez combien ça coûte la communication de M. Muselier et de M. Estrosi ? Non.

Eh bien, c'est simplement la moitié de l'augmentation de la communication pendant ce mandat. 14 millions en moyenne de communication, 6,9 millions pendant ce mandat d'augmentation. D'accord. Ce que je propose, c'est à peine la moitié chaque année.

30:59
Auditeur

Vous avez dit parmi les cinq priorités, la dernière c'est faire respirer la démocratie en consultant les habitants. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est des référendums citoyens, des référendums locaux ? Absolument. On n'est pas... Expliquez-nous.

31:10
Thierry Mariani

Absolument. Je pense que la région doit consulter les citoyens sur des grands choix. Le temps où, désormais, les citoyens s'expriment une fois tous les six ans est dépassé. Exemple de grandes questions à poser aux citoyens ? Exemple. Cette région, par exemple, alors que M. Estrosi avait dit le contraire, a décidé de vendre en quelque sorte les bijoux de famille. Par exemple, la région a vendu pour se désendetter partiellement ses parts dans l'aéroport de Nice. Moi, je pense que, alors que c'est quelque chose d'extrêmement rentable, je pense qu'on aurait pu consulter la population.

Et je vous rappelle que la loi permet qu'avec 10% du corps électoral d'une région, la région peut décider d'organiser un référendum. Je le dis très clairement et j'en prends l'engagement. Si un sujet rassemble 10% de citoyens de Provence-Alpes-Côte d'Azur pour qu'ils soient soumis au référendum, eh bien, je le ferai.

31:58
Auditeur

D'accord. J'ai une question pour l'ancien ministre des Transports que vous avez été, Thierry Mariani. Est-ce que vous vous réjouissiez du retour du Paris-Nice ? On a vu des images où on voyait le Premier ministre en train de préparer sa couchette. Est-ce que vous dites oui ? C'est une bonne décision.

32:12
Thierry Mariani

Bien sûr, du Paris-Nice de nuit. Parce qu'en réalité, quand j'étais ministre des Transports, on m'avait proposé la suppression de ces trains de nuit comme j'en ai été usagé quand j'étais très jeune pour monter à Paris. Je les ai défendus. Je vous rappelle quand même qu'on rétablit un train de nuit qui a été supprimé il y a 3 ans et demi. Donc si je comprends bien, l'équipe Macron corrige ses erreurs. Mieux vaut tard que jamais.

32:34
Présentateur

Christian Estrosi, maire de Nice, Hubert Falco, maire de Toulon, ils quittent, comme vous l'avez fait, les Républicains, sauf qu'ils ne rejoignent pas le Rassemblement national. Eux, ils n'en rejoignent a priori personne officiellement d'ailleurs. Comme vous.

32:45
Thierry Mariani

Écoutez, quand je vois leur fréquence de contact avec M. Castex ou le Président de la République, je pense que même s'ils n'en rejoignent personne, tout le monde a compris qu'ils vont rejoindre l'année prochaine.

32:54
Présentateur

Alors, il y a une autre personnalité importante de votre ancienne famille politique, c'est Éric Ciotti dans votre région. Vous pourriez travailler avec lui ? Est-ce que vous vous l'avez approché d'ailleurs ?

33:05
Thierry Mariani

Éric Ciotti, je le connais depuis des années. On a partagé, j'allais dire, les bancs de l'Assemblée nationale dans le même parti et surtout sur les mêmes problèmes. Éric comme moi intervenaient sur les problèmes de sécurité. Oui, bien sûr, mais on n'était pas sur les mêmes commissions. Voilà. Oui, je partage les idées à 90% d'Éric Ciotti.

33:26
Invité

Il dit que la seule chose qui vous différencie aujourd'hui de le Rassemblement national, c'est que les LR savent gouverner.

33:30
Thierry Mariani

Oui, je pense qu'ils se trompent parce qu'il y a aussi des gens qui sont prêts et qui ont les capacités à gouverner. Je le montre avec la liste que j'ai composée au Rassemblement national. Mais le problème n'est pas de savoir si on est dans le même parti ou quoi, c'est est-ce qu'on peut, est-ce qu'on fait la même analyse de la situation ? Voilà, Éric Ciotti comme Nadine Morano par exemple. Vous leur tendez la main, vous leur dites rejoignez moi. Je ne suis pas dans un problème de rejoindre tel parti ou tel parti.

33:55
Présentateur

Ça a quand même des incidences concrètes, Thierry Mariani. Ils pourraient être avec vous ou contre vous, par exemple, au régional.

34:02
Thierry Mariani

Moi, ce que j'attends, c'est ce que Marine Le Pen a proposé. C'est un gouvernement d'union nationale si elle gagne. Vous savez, moi, je n'ai pas ma carte au Rassemblement national, mais je soutiens clairement Marine Le Pen.

34:11
Présentateur

Donc les deux, Ciotti et Morano par exemple, pour reprendre ce que vous venez de dire, vous pourriez gouverner avec eux ?

34:17
Thierry Mariani

Moi, je n'aurais aucun problème à gouverner avec eux. Je constate qu'aux Républicains, il y en a quelques-uns encore qui sont cohérents. Ciotti, Morano, Pelletier. Aujourd'hui, par exemple, le psychodrame qu'on a vécu en région Provence-Alpes-Côte d'Azur sur les investitures est absolument surréaliste. On reconnaît que M. Muselier a fait n'importe quoi, qu'il a fait une faute, qu'il a fait un accord, mais on lui laisse le soutien. Il y a quand même des gens qui disent non. Je vous rappelle qu'ils ne sont pas seuls. Je prends deux exemples en région Provence-Côte d'Azur de parlementaires de valeurs. Guy Tessier, qui a dit par exemple qu'il refusait de soutenir l'équipe Muselier.

Et il a raison. Muselier, en réalité, a sacrifié une partie de ses amis politiques pour mettre des gens d'En Marche. Bernard Rennes, dans les Bouches-du-Rhône, même raisonnement. Parce que quand Renaud Muselier explique qu'il y a 15 membres d'En Marche sur sa liste, et puis maintenant il explique qu'il n'y en a plus que 7, vous savez, c'est les bonnes taux, on bouge tout. Moi, je vais vous dire la vérité qui a été confirmée d'ailleurs par certains magazines, c'est 38 élus, enfin 38 sympathisants de M. Macron qui sont aujourd'hui sur cette liste de M. Muselier. C'est-à-dire le tiers des postes éligibles.

Et donc, au-delà des étiquettes, on peut être à En Marche, mais on peut être au Modem, on peut être à Agir, on peut être comme M. Estrosi, déjà un pied dans la Macronie. Il faut que les électeurs de droite sachent que s'ils votent pour Renaud Muselier, c'est un tiers de conseillers qui supporteront M. Macron.

35:43
Auditeur

– Thierry Mariani, est-ce qu'il y a justement un côté un peu tôt, tout sauf le RN, lorsque vous voyez que ça soit, vous nous parlez de ce qui s'est passé dans votre région, il y a 5 ministres qui sont sur la liste de la République En Marche pour essayer de faire front au Front National ou au Rassemblement National dans les Hauts-de-France. Est-ce qu'il y a tout sauf le Rassemblement National ?

36:03
Thierry Mariani

– Oui, si j'ai bien compris, je suis l'épouvantail avec les gens de ma liste. Voilà, je crois que ça ne marche pas. Dans ma région, on me connaît. Je ne vais pas, pour paraphraser un certain général, commencer une carrière de dictateur à 62 ans. Voilà, et donc, je le répète, je pense que ça ne marche plus. Voilà, aujourd'hui, moi, je préférerais qu'ils assument leur alliance. Aujourd'hui, les Républicains en Provence-Alpes-Côte d'Azur, pour ceux qui ont décidé de suivre Renaud Muselier, ont fait alliance avec En Marche. Et j'attends de voir ce qui va se passer au second tour, parce que je pense que tout est possible à l'heure actuelle.

Je ne serai pas surpris, je vais vous faire une confidence, qu'on retrouve les Républicains En Marche

36:42
Présentateur

et la gauche sur la même liste au deuxième tour. – Je voudrais vous parler d'une potentielle candidature, celle d'Éric Zemmour. Alors, nos confrères du Point, que j'ai là, expliquent cette semaine, alors déjà que vous avez échangé des SMS avec lui et qu'il vous aurait dit « merci, mais je ne suis pas partie prenante pour les régionales ». Vous nous le confirmez, ça ?

37:00
Thierry Mariani

– Oui, oui, je vous le confirme. Pour les régionales, il n'est pas partie prenante. Ça a été très clair, même si certains se réclament de lui.

37:07
Présentateur

– Et en revanche, nos confrères du Point disent que Marine Le Pen est allée déjeuner avec son père et lui a demandé de l'aide, parce qu'elle s'inquiéterait beaucoup d'une candidature d'Éric Zemmour à l'élection présidentielle. Et nos confrères du Point disent « Jean-Marie Le Pen a donc été sollicité pour essayer d'intervenir et le dissuader ».

37:24
Thierry Mariani

– Écoutez, je n'en sais rien. Je n'ai pas participé à ce déjeuner entre Marine et Jean-Marie Le Pen, voilà.

37:31
Présentateur

– Et si il est candidat, dans quelle position est-ce que vous allez vous retrouver, vous, Thierry Mariani ?

37:35
Thierry Mariani

– Ah, moi, j'ai pris… Attendez, j'adore Éric Zemmour et je partage beaucoup de ses analyses. Et je trouve en plus que c'est un polémiste et un écrivain de talent avec une culture quasiment sans limite. Après, je pense que, pardonnez-moi, aujourd'hui, il y a une possibilité de changer les choses avec Marine Le Pen. Donc je soutiendrai Marine Le Pen sans aucun problème.

37:55
Présentateur

– D'ailleurs, au sujet de Marine Le Pen, les sondages la donnent systématiquement au second tour de l'élection présidentielle, mais jamais gagnante, Thierry Mariani.

38:03
Thierry Mariani

– On est à un an des élections. À un an des élections en 2017 qui donnait Macron gagnant. Je ne pense personne, y compris moi. On s'est tous trompés.

38:12
Présentateur

– Comment faire pour gouverner quand on est le Rassemblement national ? Si Marine Le Pen est élue, est-ce qu'il y a les talents ? Est-ce qu'il y a l'expérience ? – Elle l'a dit très clairement.

38:22
Thierry Mariani

Elle fera un gouvernement d'union nationale. D'abord, c'est-à-dire qu'au Rassemblement national, il y a un certain nombre de talents. Et puis, je pense que des gens qui partagent, des élus qui partagent les mêmes préoccupations nous rejoindront. Vous en avez cité quelques-uns. Vous savez, moi, je me souviens, en 1981, la droite disait la gauche sera incapable de gouverner six mois après, ça va être le chaos. Ça a duré 14 ans. Donc, il faut se méfier. Je pense qu'il y a autant de compétences et de talents. Non, simplement, la grande différence avec les autres mouvements, c'est qu'au Rassemblement national, on n'a jamais eu l'exercice des affaires publiques. – Il n'y a pas non plus…

– Vous, oui. – Oui, mais il y a d'autres personnes. Attendez, je ne vais pas vous citer. – Ah, beaucoup. – Par exemple, si je ne prends que dans mes collègues au Parlement européen, quelqu'un comme Nicolas Bé, quelqu'un comme Sébastien Chenul qui est au Parlement français, Jérôme Rivière, et même, regardez, dans ma région, quelqu'un comme Franck Alizio, par exemple, tout ça, c'est des gens qui sont tout à fait aptes à exercer des responsabilités.

39:19
Présentateur

– Mais qui seraient un peu comme les gens qui gouvernent avec En Marche, neuf en politique ou moins expérimentés. – Non, parce que c'est les gens qui connaissent le terrain.

39:27
Thierry Mariani

Le vrai drame à En Marche, c'est qu'ils débarquent et ils découvrent la politique. Je vais vous dire, au contraire, je pense que c'est au Rassemblement national qu'il y a le plus de gens qui rament sur le terrain depuis des années en perdant des élections. Donc, à mon avis, la politique, on la prend plus souvent sur les marchés en discutant avec les gens que dans les start-up.

39:43
Auditeur

– Thierry Marigny, on va parler de football. Quand même, un mot sur le football. Je ne sais pas si vous avez vu que Youssoupha a été choisi, le rappeur Youssoupha a été choisi pour l'hymne de l'équipe de France avec l'Euro qui commence d'ici quelques semaines. Est-ce que ça vous choque ? Est-ce que vous comprenez ? Est-ce que vous l'avez écoutée d'abord, cette chanson ? Qu'est-ce que ça vous dit ?

40:02
Thierry Mariani

– Oui, ça me choque. – Et pourquoi ? – Écoutez, quand je regarde les références de ce chanteur, j'avoue que j'ignorais son existence il y a quelques semaines. Mais quand je vois par exemple qu'il dit, je vous cite deux exemples, dans ce rêve où ma semence de nègre fou en cloque cette chienne de Marine Le Pen, c'est lui qui le dit. Mais je pense que si remplacer Marine Le Pen par Marlène Schiappa, ce serait un tollé. Et parce que c'est Marine Le Pen, tout le monde se tait. Mais plus grave, moi je m'en bats de la France d'en bas, je représente la France d'ailleurs et tu comprendras pourquoi on aime siffler la Marseillaise. Bientôt je me taille au bled pour dépenser l'argent de tes allocs.

Vous croyez que ça peut représenter la France ? – Un artiste ? – Ah non, quand on est un artiste, on n'est pas obligé de cracher sur la France. – Pourquoi est-ce que Marine Le Pen

40:42
Présentateur

n'a pas porté plainte à l'époque ?

40:44
Thierry Mariani

– Parce que je pense qu'à l'époque, personne ne l'écoutait avec autant de détails qu'aujourd'hui. Moi je suis peut-être un peu ringard. Je préfère un hymne chanté par Johnny Hallyday. Si on aime le rap, il y avait Soprano par exemple, qui est quelqu'un qui par moment a des textes forts, mais ne tombe pas dans la vulgarité ou l'insulte de la France. Voilà, l'hythme national, ça doit rassembler les Français. Je ne sais pas qui a pris cette idée, on me dit que c'est la fédération ou le gouvernement, je n'en sais rien, mais de choisir cet hythme. Est-ce que vous croyez que les Français, quand on voit les paroles de cet artiste, artiste entre guillemets, peuvent se retrouver dans un tel hythme ?

Moi j'en doute. Je pense qu'il ferait mieux de changer.

41:21
Invité

– David ? – Alors, on passe du coquelin, ça n'a rien à voir. C'est un tout autre sujet, beaucoup plus léger, mais ce matin, Emmanuel Macron a inauguré une nouvelle façon de communiquer en intervenant dans une vidéo du duo d'humoristes YouTube McFly et Carlito, je ne refais pas tout le film, les gens ont suivi. Vous l'avez regardé bien sûr ? – Non, je ne l'ai pas regardé, j'avoue. – Bon, ben, donc… – Vous l'avez vu de la regarder ? – Jean-Baptiste me demande de vous interroger là-dessus. – D'accord, mais je suis bon camarade.

41:51
Thierry Mariani

– Si vous ne l'avez pas regardé… – Attendez, je peux vous dire que je l'ai regardé pour vous faire plaisir, mais je vais vous faire une confidence. je comprends que Macron, en ce moment, cherche tous les moyens pour communiquer. J'ai vu qu'il allait faire un tour de France, j'ai vu qu'il était avec, donc grâce à vous, avec ses deux YouTubers. Voilà. Moi, je regarde le bilan de Macron. Je me moque de savoir comment il communique. Voilà. Et le bilan de M. Macron, pour moi, les Français l'ont compris. Après, il peut l'expliquer sur TikTok, YouTube ou je ne sais quoi. je pense que les Français l'ont jugé.

42:22
Présentateur

– Tiens, et puisque… une question que je ne vous demanderai pas de poser, David, que je vais poser moi-même, pour ne pas vous mettre mal à l'aise. Vous avez regardé l'Eurovision ou pas, hier ? – Non, je n'ai pas regardé. J'ai regardé, mais j'ai écouté le résultat, malheureusement, ce n'est pas capable. – Alors, elle est deuxième. – Elle finit deuxième. – Mais vous avez vu cette scène, parce que la polémique est énorme, elle prend de l'ampleur en Europe. – Sur quoi, en France ? – Alors, regardez l'image. On voit le chanteur du groupe italien, qui est deuxième en partant de la gauche, qui est en train de faire manifestement quelque chose de suspect sur la table, où il attend les…

42:52
Auditeur

– Un verre cassé, c'est ça ?

42:53
Présentateur

– Les résultats, lui dit que son camarade a cassé un verre et qu'il se penche pour le ramasser. Voilà l'image. On les disqualifie, Thierry Mariani ?

43:02
Thierry Mariani

– Écoutez, moi, j'aime bien les Italiens, vous comprendrez pourquoi. Il m'appelle Mariani. Je pense qu'il demande des explications, c'est tout. Après, je ne sais pas si c'est une mauvaise blague ou s'il est en train de sniffer, soyons clairs. J'espère qu'il peut aussi… Voilà, j'attends de voir les explications.

43:15
Présentateur

– Merci, Thierry Mariani, d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui. David, Edwige, merci à tous les deux. – Merci. – Dans un instant, à faire suivante, Philippe Godin et Dominique Rizet, je vous demande, vous avez le salaire à 18h pour BFM TV. – Sous-titrage Société Radio-Canada – Sous-titrage Société Radio-Canada – Sous-titrage Société Radio-Canada – Sous-titrage Société Radio-Canada