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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 3 septembre 2025 52 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalImmigration & asileSolidarités & famille

Vote de confiance : le sort du gouvernement scellé ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Qui pourrait remplacer F.Bayrou à Matignon selon les internautes ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    F.Bayrou a-t-il fait un geste envers le RN avec la révision de l'AME ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Les ministres sont-ils en colère contre F.Bayrou ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    B.Retailleau a-t-il obtenu des résultats sur le dossier algérien ?

  • 16:00OuverteRéponse partielle

    Quel avenir pour B.Retailleau et G.Darmanin ?

  • 22:00OuverteRéponse directe

    L'Education nationale a-t-elle failli envers Caroline ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 6:00F.BayrouFait
    « C'est une mesure de bon sens. Lorsque vous demandez des efforts aux Français, il n'est pas possible que le sentiment que les Français éprouvent est que eux doivent faire des efforts et les étrangers n'y soient pas associés. »
  • 12:00B.RetailleauFait
    « On a atteint avec l'Algérie un seuil extrêmement inquiétant. L'Algérie cherche à humilier la France. »
  • 22:00C.TardieuxFait
    « L'Education nationale a tué Caroline. »
  • 26:00Eric MouzinFait
    « Ce qui est important, c'est la reconnaissance de la faute lourde de l'Etat. »
  • 30:00L.SénéchalChiffre
    « 40 % des fake news diffusées en ce moment en Afrique sont générées par la Russie. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir. "C à vous" en direct jusqu'à 21h avec toute l'équipe.

A la une, un gouvernement que l'on a rarement vu aussi bavard à la sortie d'un Conseil des ministres. ... - A.-E.Lemoine: Un gouvernement en sursis qui compte les jours avant de faire ses cartons.

J-5. - P.Cohen: Oui. - A.-E.Lemoine: Encore 5 jours à faire des éditos. - P.Cohen: Je ferai un point de la situation qui ne sera pas très différent d'hier. - A.-E.Lemoine: Parmi les ministres en sursis, B.Retailleau, alias "le cardinal".

C'est le titre de l'enquête de N.Schuck. Vous êtes grand reporter et rédactrice en chef adjointe au service politique du "Point".

Qui à Matignon après Bayrou? - E.Tran Nguyen: C'est l'une des questions qui préoccupent nos téléspectateurs.

Tous les jours, je récolte les questions et les préoccupations des téléspectateurs qui réagissent sur nos réseaux sociaux. J'ai soumis le nom de B.Retailleau à Matignon.

Ca a fait beaucoup réagir. Ce n'est pas le seul nom qui est ressorti. - A.-E.Lemoine: A la une, l'histoire tragique de Caroline, enseignante harcelée et qui s'est donné la mort le jour de la rentrée des classes.

Un de ses proches témoigne dans un instant. Dans le 5/5, la victoire d'un père. - Eric Mouzin: On ne retrouvera plus jamais Estelle.

Ce qui est important, c'est la reconnaissance de la faute de l'Etat. - L.Sénéchal: E.Mouzin a fait plier l'Etat pour faute lourde dans l'enquête sur la mort de sa fille. - A.-E.Lemoine: Et la mise au point de D.Trump. - L.Amar: Il balaye les rumeurs sur son état de santé.

C'est sa première apparition publique depuis une semaine. Certains le disaient gravement malade, même mourant. - A.-E.Lemoine: Après 20h, 2 Pierre en majesté. - P.Lescure: Un oeil et 2 oreilles pour écouter le plus grand pianiste de modern jazz. - A.-E.Lemoine: P.Arditi nous propose une master class ce soir et bien sûr, les actualités de Bertrand. - B.Chameroy: Bonsoir.

Chef, vous avez de la pâte. Babeth, vous avez du suc. J'ai tout donné.

Bonne émission. - A.-E.Lemoine: Des suprêmes de volaille au menu. - B.Chameroy: Il sera meilleur avec des frites. - A.-E.Lemoine: Il y a des frites!

Tout de suite, l'édito de P.Cohen. J-5 pour F.Bayrou.

Est-ce que quelque chose a bougé depuis votre édito hier à J-6? - P.Cohen: Rien mais je vais quand même vous en tartiner plusieurs minutes.

C'est contractuel. Pour aller d'un studio à l'autre, BFM, RMC, France 2, "C à vous" samedi et Brut dimanche...

Sur le fond, pas d'ouverture. Le Premier ministre ne concède rien ou presque rien à des socialistes désormais au centre du jeu. E.Macron a demandé au chef de la coalition de travailler avec le PS.

Ce matin, plutôt que de voir les points de convergence, F.Bayrou a renouvelé ses critiques à l'égard du contre-budget du PS. "Pas sérieux", a-t-il dit. - F.Bayrou: Dans la situation du pays, je demande que les responsables politiques mesurent le degré de déstabilisation dans lequel nous sommes.

Je n'ai pas l'impression de dire que pour trouver des accords d'appareils, il suffirait de surcharger encore le sac à dos plein de fonte qu'on met sur le dos des jeunes Français. - P.Cohen: Ce qui est fascinant, c'est qu'au même moment où F.Bayrou prononçait cette phrase, l'une de ses ministres faisait entendre un autre son de cloche, le son du compromis. - A.de Montchalin: Il faut qu'on arrête de se critiquer les uns les autres.

Quand les portes sont fermées, et je travaille en ce moment à préparer ce qui sera la base du texte qui permettra de négocier, tout le monde est d'accord pour dire qu'avoir un budget est essentiel et urgent, qu'il faut avoir un compromis et tout le monde est d'accord pour dire... - P.Cohen: Le compromis, si on avait fermé les portes tout le mois d'août, on serait peut-être un peu plus avancés.

Demain, c'est porte fermée que F.Bayrou recevra les responsables socialistes à Matignon. On ne voit pas bien ce qui pourrait inverser les votes de lundi. - A.-E.Lemoine: Le Premier ministre semble avoir fait un geste en direction du RN. - P.Cohen: Avec une mesure sortie du chapeau hier soir sur la révision de l'AME.

Il s'agit de modifier les conditions d'accès et les ressources pour en bénéficier et de réduire aussi la liste des soins de santé pris en charge. Ce n'est qu'un projet de décret qui pourrait être emporté et balayé avec ce gouvernement. Ce matin, F.Bayrou a assumé la mesure et sa portée politique. - F.Bayrou: C'est une mesure de bon sens.

Lorsque vous demandez des efforts aux Français, il n'est pas possible que le sentiment que les Français éprouvent est que eux doivent faire des efforts et les étrangers n'y soient pas associés. - J.Bardella: C'est une revendication de longue date du RN.

F.Bayrou propose à quelques jours d'une chute probable de son gouvernement d'acheter une sorte de mansuétude à l'égard du RN. Je ne suis pas dupe.

Les électeurs non plus. - P.Cohen: Le RN a décidé de baisser le rideau en liquidant F.Bayrou et tous ses successeurs. "Plus de compromis et la dissolution." E.Lombard dit ceci dans une interview: "Si le gouvernement tombe, les compromis avec les socialistes seront inévitables." Il y a un désaccord sur le rythme et sur les montants du déficit mais ça laisse une marge de discussion.

F.Bayrou n'a pas été capable de prononcer cette phrase pour un compromis qu'il n'aura pas à négocier. - A.-E.Lemoine: Il n'y a plus qu'à attendre lundi.

Plus F.Bayrou parle, moins il plaide sa cause et celle du gouvernement, au point d'agacer ses ministres. - N.Schuck: Les ministres sont en colère.

Il a fait un préavis de licenciement. Il n'y a aucune chance sur le papier que F.Bayrou s'en sorte.

La seule petite chance, c'est ce qu'a laissé entendre le président de la République à l'intention du PS. C'est compliqué de vouloir accéder au gouvernement si on censure le gouvernement. Aujourd'hui, tout le monde regarde F.Bayrou en disant: "Je vais être clair, il ne faut pas rester là." - A.-E.Lemoine: Les membres du gouvernement savent que leur sort est scellé.

Ca n'arrange pas les affaires de B.Retailleau, qui imaginait rester au ministère de l'Intérieur au moins encore quelques mois, ne serait-ce que pour pouvoir choisir sa porte de sortie. - N.Schuck: Il voulait rester quelques mois.

C'est grâce au ministère de l'Intérieur qu'il s'est fait toute sa notoriété. - A.-E.Lemoine: Il est devenu l'une des personnalités préférées des Français en politique. - N.Schuck: Et notamment par l'électorat de droite.

Il espérait rester autour des municipales de mars 2026, voire jusqu'à l'été prochain. Il voulait partir de son propre chef. Il ne s'attendait pas du tout à cette décision que personne n'a comprise du Premier ministre.

Elle est invraisemblable sur le plan politique. - A.-E.Lemoine: Il n'était pas au courant. - N.Schuck: Il a pris un coup dans la figure comme tout le monde autour de la table du Conseil des ministres.

Pourtant, plusieurs personnes lui avaient conseillé de partir dès cet été. "Il faut que tu partes vite parce que tu commences à dévisser dans les sondages." Pas de majorité, il ne peut pas faire passer ses réformes.

N.Sarkozy, avant de mettre une cartouche importante dans "Le Figaro" ce matin, lui avait dit: "Bruno, il faut que tu partes rapidement. Il y a plus de risques à partir trop tard que trop tôt." - A.-E.Lemoine: Il fait exactement tout ce qu'on lui conseille de ne pas faire.

Non seulement il reste... - N.Schuck: Il avait préparé un prétexte sur la montée des tensions avec l'Algérie.

C'était le prétexte idéal pour sortir du gouvernement. Le président était revenu sur ses positions cet été et a durci le ton avec Algérie. - A.-E.Lemoine: B.Retailleau espère tellement rester au gouvernement qu'il plaide en faveur du "oui" des Républicains au vote de confiance.

Ca ne passe pas auprès d'une partie de ses troupes. - N.Schuck: Je ne dirais pas que c'est pour rester au gouvernement.

Il sait très bien que ça peut s'arrêter. Il était prêt à sortir d'ici quelques semaines ou quelques mois. Il considère que ce n'est pas possible de ne pas voter la confiance à un gouvernement auquel il appartient.

Il a sous-estimé la grogne dans les rangs de son parti. En cas de dissolution, les élus et les députés de son camp sont confrontés à des... - A.-E.Lemoine: Une stratégie désavouée par N.Sarkozy dans "Le Figaro".

Il dit que les LR feraient mieux de s'abstenir. - N.Schuck: Il aurait mieux fait de dire: "Liberté de vote pour chacun." Les voix des Républicains ne sont pas décisives.

On voit bien que F.Bayrou va tomber. Il a pris un risque.

Il est fragilisé. Certains de ses proches disent: "Si tu sors du gouvernement, c'est peut-être une bonne chose. Il est temps que tu puisses prendre le parti et asseoir ton autorité." "Il est temps que tu prennes au pas les piranhas." Le fait de se faire une petite cure d'opposition avant une éventuelle dissolution peut lui permettre de restaurer ses chances pour la prochaine présidentielle. - A.-E.Lemoine: B.Retailleau était peu connu des Français il y a un an.

Cet été, il était le ministre préféré des Français. J.-C.Gaudin l'a baptisé "le cardinal". - N.Schuck: Je connais depuis longtemps B.Retailleau.

Du temps où il était président des Républicains au Sénat, il avait une petite collection de santons de crèches dans son bureau. Aujourd'hui, les santons sont dans un carton à Beauvau. J.-C.Gaudin s'amusait à lui en offrir.

J'ai intitulé ce livre "Le Cardinal" en allusion à ce surnom que lui donnait J.-C.Gaudin.

Aussi, parce que cardinal, c'est Richelieu. B.Retailleau, c'est 30 ans d'ambition. - A.-E.Lemoine: Autant d'années pendant lesquelles on a sous-estimé cette ambition. - N.Schuck: C'est quelqu'un qui se prépare pour les plus hautes fonctions depuis longtemps.

Il était très proche de F.Fillon pendant sa campagne. Il était fléché pour devenir Premier ministre en cas de victoire à la présidentielle.

Ca ne s'est pas fait. En 2022, il a envisagé de se présenter à la présidentielle. A l'époque, il pilotait Force républicaine.

C'était catastrophique en termes de popularité. Evidemment qu'il veut y aller la prochaine fois. Il est en mission pour porter ses idées.

Il a des idées très arrêtées sur certaines choses. Il veut les infuser et persuader et qu'il peut être l'homme de la situation. - A.-E.Lemoine: Il est né en Vendée.

C'est son fief. Il y a rencontré P.de Villiers, a gravi les échelons.

En 1987, il défend un spectacle que certains trouvent passéiste et réactionnaire. - B.Retailleau: Vous avez pris 10 minutes du spectacle qui fait presque 2 heures.

Le spectacle retrace l'histoire de toute la Vendée, du Moyen Age jusqu'en 1945. La Vendée s'est massivement réconciliée avec la République à partir de la Première Guerre mondiale quand il s'agissait de verser son sang pour la République et le drapeau. - A.-E.Lemoine: Le Puy du Fou, c'est cette rencontre avec P.de Villiers qui permet à B.Retailleau de conjuguer ses envies de spectacle et de politique.

Il a été metteur en scène mais aussi cascadeur. - N.Schuck: Quelqu'un qui a 2 facettes.

On l'imagine très austère. En fait, c'est assez faux. Il est assez fougueux, il a un côté officier de cavalerie.

Il a fait l'Ecole de cavalerie de Saumur. A l'époque du Puy du Fou, il faisait non pas des cascades, mais il montait à cheval. Il était lancé au grand galop.

Il faisait dans le grand spectacle équestre du Puy du Fou...

Il devait prendre une lance, faire tomber un mannequin. Comme les chevaux n'étaient pas entraînés pour le spectacle et avaient souvent peur, il s'est retrouvé par terre plusieurs fois, accidenté, clavicule cassée. Quand il était jeune, puisqu'il a un physique de jockey, était très athlétique, sportif.

A l'armée, c'était le 1er à crapahuter, toujours le 1er en vitesse. Il est plus fougueux, passionné qu'on l'imagine. Il est aussi facétieux.

Il est capable de faire des farces. Il a un grand-père qui était charcutier et qui lui a dit: "Tu es élu, je suis charcutier. On a un point commun, tous les 2, on fait l'andouille." C'est resté gravé dans sa tête. - A.-E.Lemoine: Il a été exclu du Puy du Fou en 2009.

Pourquoi? P.de Villiers avait peur d'avoir un rival? - N.Schuck: C'est de l'amour déçu entre quasiment un père et son fils.

P.de Villiers lui a mis le pied à l'étrier politiquement. Il lui a permis d'avoir des fonctions très importantes au Puy du Fou.

Il était le grand vizir du Puy du Fou, qui est un spectacle à très fort succès dans la région. A un moment, B.Retailleau a eu le sentiment d'être sous tutelle.

C'est son expression. Certains de ses proches parlaient d'une emprise. Il s'est senti freiné dans son ascension, comme si son père spirituel voulait l'empêcher d'aller plus haut.

En 2009-2010, F.Fillon, très proche de B.Retailleau, veut le faire rentrer dans son gouvernement à un poste, certes pas très important.

P.de Villiers a fait passer le message à N.Sarkozy pour lui dire: "C'est une déclaration de guerre.

Tu ne me piques pas quelqu'un de mon camp." P. de Villiers a offert des postes très importants au Puy du Fou à B.Retailleau mais l'avait dissuadé de faire l'ENA.

Le rêve de B.Retailleau est d'être préfet, pas président de la République. Quand on n'a pas fait l'ENA, être préfet, c'est très compliqué.

Il s'est senti freiné. La créature de P.de Villiers lui échappait.

Il a été excommunié du Puy du Fou. Toute sa vie tournait autour. - P.Cohen: On va revoir un extrait de 2017, quand B.Retailleau fait campagne pour Fillon lors d'un débat avec E.Macron. - B.Retailleau: J'ai été choqué par votre discours à Marseille.

Vous avez dit: "Je vois des Arméniens, des Comoriens, des Italiens..." Je ne vois que des Français. - F.Bayrou: Je suis pour l'intégration dans la citoyenneté.

L'intégration ne nie pas ce que chacun est. Je ne partage pas la même vision que ce qu'est la société française aujourd'hui et demain. On n'a pas besoin de retrouver la France des années 50 ou 60 pour conquérir le XXIe siècle. - P.Cohen: Vous écrivez que cet échange l'a mortifié.

Ca l'a traumatisé? - N.Schuck: C'est l'un des pires souvenirs de sa carrière.

C'était d'une violence infinie. Il est arrivé en fin d'émission. E.Macron a été chauffé à blanc.

Il s'est fait massacrer. Il avait un peu de courage parce que certains Premiers ministrables avaient été approchés pour affronter E.Macron.

Il s'était désisté. On était à quelques jours du premier tour de la présidentielle. Certains de ses proches supposent que, peut-être, E.Macron s'était rapproché de P.de Villiers à l'époque...

Il était candidat. Il était allé au Puy du Fou. Certains des proches de B.Retailleau supposent que P.de Villiers avait filé quelques cartouches à E.Macron pour le déstabiliser.

B.Retailleau permettait d'aller conquérir des électeurs...

Ca s'est Compliqué à partir du moment où B.Retailleau a fait monter les enchères sur la question algérienne. Il y a eu cette une de "Valeurs actuelles" où B.Retailleau disait: "Le macronisme s'achèvera avec E.Macron." Un proche du président m'a dit: "Il aimerait bien se le faire." - P.Lescure: Sur l'Algérie, on retrouve une déclaration de B.Retailleau qui montait en puissance et durcissait le ton, notamment en janvier. - B.Retailleau: On a atteint avec l'Algérie un seuil extrêmement inquiétant.

L'Algérie cherche à humilier la France. La France ne peut pas supporter cette situation. - P.Lescure: Des propos fermes.

Il y en a eu de nombreux dans sa bouche, Même quand il ne portait pas de lunettes noires. A-t-il vraiment obtenu des résultats sur ce dossier? - N.Schuck: Je remarque que le président de la République était très hostile à une ligne de durcissement à ses positions.

Il a obtenu ça. Je précise qu'il avait un décollement de la rétine. - P.Cohen: Après un échec et une reprise des négociations sur le fil. - N.Schuck: Dossier très compliqué.

Il avait plaidé auprès de F.Bayrou pour durcir le ton très progressivement. F.Bayrou avait annoncé la remise en question des accords de 68 lors d'une conférence de presse.

B.Retailleau est allé le voir la veille pour lui demander une riposte graduelle. F.Bayrou a tout court-circuité.

Si vous regardez la conférence de presse, vous voyez le pauvre B.Retailleau qui s'enfonce dans son siège. - E.Tran Nguyen: Quel avenir pour B.Retailleau et pour le gouvernement?

Ca fait partie des questions qu'on a soumises aux internautes. On consulte les Français sur nos réseaux sociaux. Vous pouvez nous envoyer vos réactions.

Quel avenir pour B.Retailleau? Beaucoup ne sont pas dupes et le voient déjà dans la course à la présidentielle de 2027.

Beaucoup aussi le voient capable de s'allier avec le RN. Le nom du RN ressort beaucoup quand on évoque son nom, malgré le refus catégorique du principal intéressé jusque-là. Dans les ministres à droite qui pourraient être dans la course présidentielle et avoir un rôle de diriger le gouvernement, un autre nom ressort, celui de l'actuel ministre de la Justice, G.Darmanin, qui a laissé l'Intérieur à B.Retailleau.

Les 2 hommes ont une différence d'âge beaucoup soulignée par les internautes. 22 ans d'écart. 64 ans pour B.Retailleau et 42 ans pour G.Darmanin.

Le second semble bénéficier d'une image qui s'est adoucie, moins extrémiste. Est-ce dû à cette photo en une de "Paris Match" avec sa famille? Est-ce dû à sa dernière intervention en tant que chef de son mouvement populaire dimanche dernier à Tourcoing? - G.Darmanin: La France est un immense pays avec un immense peuple et capable de relever ce défi à condition que nous soyons responsables, que les partis du gouvernement qui ont vocation à gouverner ce pays, et je pense au PS, qui est un grand parti d'opposition responsable...

Je pense que nous sommes capables de tendre la main et eux aussi pour sauver l'essentiel. C'est-à-dire nos institutions. - E.Tran Nguyen: Il se veut ouvert et plein d'empathie, optimiste.

Ca peut surprendre dans le paysage actuel. Parmi toutes les figures de droite présentes à Tourcoing, c'est le prochain Premier ministre. - Il fait partie de ceux les plus aptes à prendre ce poste. - Parfois, on a des chats noirs dans la vie.

Lui porte bonheur. - Il a plein de qualités. - Il peut rendre l'impossible possible. - E.Tran Nguyen: Il n'y a pas autant d'unanimité dans nos réactions.

Il y a beaucoup aussi de "ni l'un ni l'autre". ...

Au-delà de ça, est-ce que ça vous a étonnée, cette main tendue de G.Darmanin au PS, à la gauche et son adoucissement? Lui en 2021 disait encore que M.Le Pen était un peu molle. - N.Schuck: Ca fait longtemps qu'il essaie de cultiver ce côté populaire, cette image de ministre bienveillant capable de s'entendre avec la gauche.

Il n'est pas fou. Il voit bien que le président de la République est en train de basculer à gauche en disant qu'il fallait travailler avec la gauche. G.Darmanin discute beaucoup avec le président de la République.

Il a bien senti ce virage chez le chef de l'Etat. Il se positionne. Il a bien raison.

Si je devais faire un pari, je dirais que tenter de venir à Matignon compte tenu de l'équilibre à l'Assemblée nationale...

Si B.Retailleau a l'image de quelqu'un qui pourrait pactiser avec le RN...

Je lui ai posé la question. "Vous connaissez Bardella, Le Pen, est-ce que vous pourriez toper avec eux?" Il m'a dit: "Absolument pas.

Je ne les connais pas." Il a beaucoup de mépris politique pour M.Le Pen.

Il dit que son programme est marxiste. Bardella, il le trouve trop court et pas au niveau. Il dit qu'il n'est pas sur la ligne de N.Sarkozy.

En 2007, N.Sarkozy dit qu'il veut siphonner l'électorat du RN. - P.Cohen: Pas le Sarkozy de 2025. - N.Schuck: Tout à fait.

Il ne peut pas pactiser avec le RN. M.Le Pen ne veut pas s'allier avec eux. - A.-E.Lemoine: "Le Cardinal", disponible dès demain.

Restez avec nous. C'est la story de L.Amar. ... - L.Amar: C'est l'histoire d'une rumeur.

D.Trump est-il mourant? Ca paraît fou, mais cette question est devenue l'une des plus posées en quelques jours sur Google et la plus virale sur les réseaux sociaux.

Hier, le président américain est apparu pour la 1re fois publiquement depuis une semaine dans le bureau Ovale face à des journalistes, dont celui de Fox News qui a osé la question qui tue. ... - L.Amar: D.Trump affirme qu'il a tenu 2 conférences de presse la semaine dernière.

C'est faux. A l'origine de la rumeur, on trouve 2 images et une absence. Voilà les images, la main bleuie du président américain après une rencontre avec son homologue sud-coréen.

L'hématome a engendré des 1res interrogations sur une maladie. Et il y a cette photo publiée ce week-end sur laquelle D.Trump semble affaibli.

L'absence, elle est inédite. Une semaine de silence total. Jamais au cours de ses 2 mandats Trump ne s'était tu aussi longtemps.

Il a tenu à démentir la rumeur sur son propre réseau social. Son vice-président interrogé n'a pas fait grand-chose pour éteindre les spéculations. ... - L.Amar: Le vice-président évoque ouvertement la mort de son patron.

C'est assez incroyable. - P.Cohen: Et le fait d'accéder à la présidence. - L.Amar: Regardez cette séquence où on voit des sacs-poubelle jetés par une fenêtre de la Maison-Blanche.

Ca a alimenté les rumeurs les plus folles. Pour D.Trump, ça n'existe pas. ... - L.Amar: Cette vidéo a été authentifiée par CNN.

Elle n'a pas été réalisée par IA. En décembre 2015, son médecin personnel avait publié une lettre attestant de sa force physique et de son endurance extraordinaire, avant de conclure que Trump serait l'individu le plus sain jamais élu à la présidence. Sauf que le médecin en question a révélé des années plus tard qu'il y avait un problème avec cette lettre. ... - L.Amar: Trump a toujours entretenu le secret sur ses problèmes de santé.

Il en avait même fait un argument politique au moment d'affronter J.Biden. En 2017, un psychologue américain avait lancé une pétition affirmant que Trump était incapable d'exercer sa fonction, qu'il souffrait d'un trouble de la personnalité narcissique, antisocial, paranoïaque.

Des professionnels de santé avaient signé la pétition. Trump avait répondu: "Je suis un génie, et un génie très stable." - A.-E.Lemoine: On sait ce que c'est, les sacs-poubelle? - L.Amar: On ne sait toujours pas. - A.-E.Lemoine: Merci.

C'est l'histoire de Caroline, enseignante et directrice d'une école à classe unique dans un village de 250 habitants dans le Cantal. Le 13 décembre 2023, elle découvre un tag sur le préau: "Sale gouine." Ensuite, des menaces de mort déposées dans la boîte aux lettres de l'école. 5 messages homophobes et une enquête judiciaire finalement classée il y a 6 mois.

Caroline s'est donné la mort le 1er septembre, jour de la rentrée scolaire. - J'avais 2 petites-filles à l'école qui ont été très choquées. On l'a attaquée sur sa vie privée.

C'est dégueulasse. - C'est choquant qu'on banalise des comportements homophobes. - Peut-être n'avons-nous pas fait assez.

Peut-être avons-nous été maladroits. Mais on a fait comme on a pu pour lui apporter notre soutien. Nous sommes très tristes. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, C.Tardieux, enseignant et auteur de la bande dessinée "Cas d'école", qui raconte des récits d'enseignants, des portraits, auxquels vous avez adjoint celui de Caroline.

Elle était venue vous trouver il y a quelques mois pour que son témoignage trouve un écho tant elle se sentait abandonnée. Elle était déjà fragile mais encore combative. La nouvelle de son suicide a été un choc.

Plus vous y pensez, plus vous vous dites que c'était inexorable? - C.Tardieux: Dans son parcours et cette histoire qui lui est arrivée, il y a eu tout un tas d'étapes successives qui l'ont empêchée de reprendre pied alors qu'elle était en train de s'enfoncer.

A la nouvelle de son suicide, tout le monde a pensé qu'elle adressait un message... - A.-E.Lemoine: C'était le jour de la rentrée. - C.Tardieux: Absolument.

D'autre part, même si elle ne le disait pas, qu'elle faisait tout pour ne pas le montrer, il y avait une descente dans l'abîme inexorable. - A.-E.Lemoine: L'impression que rien n'a été fait pour l'empêcher de passer à l'acte.

C'était une tragédie annoncée, en quelque sorte. Il y a eu la brutalité des messages, des insultes, des menaces, mais plus douloureux encore, une volonté de la faire taire? - C.Tardieux: C'est un stratagème très connu dans l'Education nationale.

Dès le départ, elle a ressenti un manque de soutien de la part de sa hiérarchie, la plus proche, tout d'abord, puis tout en haut. Elle aurait voulu avoir un geste, des mots, une chose concrète. Elle a plutôt reçu des récriminations, des remarques, des choses qui l'ont vexée au quotidien et qui l'ont poussée petit à petit en dépression. - A.-E.Lemoine: On lui a demandé à elle de changer d'école.

On voulait même lui imposer une mutation, ce qu'elle a toujours refusé. - C.Tardieux: Elle considérait qu'elle était victime et que ce n'était pas à elle de partir.

Au début, elle avait aussi confiance dans la justice, dans les enquêtes et dans sa hiérarchie pour la protéger. Ca n'a pas été le cas. On a essayé de la déplacer de force.

Il a fallu l'intervention de syndicats et de journalistes pour que ça ne se fasse pas. - A.-E.Lemoine: On lui a reproché d'avoir alerté les syndicats et les médias, "d'avoir mis le bazar".

Pire encore, on lui a reproché d'être responsable de la situation dans laquelle elle se trouvait. "Les soucis sont antérieurs à la manifestation de ce corbeau." C'est la municipalité qui lui a reproché ça. - C.Tardieux: C'est une autre histoire.

Ils ont toujours tenté de se dédouaner et de donner une belle image de leur village. Ce qui leur a le plus importé, c'était de défendre l'honneur de leur village. Ils n'ont pas été à la hauteur pour une autre raison, différente de l'Education nationale. - A.-E.Lemoine: Elle a tenté une 1re fois de mettre fin à ses jours.

Elle prenait un traitement. Elle était hospitalisée. Elle a demandé à être reconnue comme travailleuse handicapée.

L'Education nationale le lui a refusé. - C.Tardieux: Ca fait partie des nombreuses étapes.

A chaque fois qu'elle tentait de reprendre le dessus, quelque chose arrivait et faisait qu'elle replongeait. Il y a eu la mutation, les remarques, le dossier RQTH qui a été refusé par l'Education nationale. On a entendu des représentants du ministère nous dire que tout a été fait, mais non.

Ca lui aurait permis de changer de poste, d'avoir de l'aide pour ses soins. - A.-E.Lemoine: Elle n'a pas laissé de lettre d'explication.

Le message est dans le jour de sa mort. Elle avait écrit sur les réseaux sociaux: "Lundi, ce sera bien plus difficile pour moi que pour vous." Elle a écrit ça à ses collègues. - C.Tardieux: Elle avait évoqué plusieurs fois le fait que l'Education nationale était en train de la tuer.

On ne pouvait pas ne pas réagir face à ça. On essayait de l'aider. Le message, pour nous, est très clair.

C'est aussi pour ça que je suis là ce soir, témoigner à la demande de sa compagne. Pour elle, l'Education nationale a tué sa femme. Il n'y a rien à ajouter à ça. - A.-E.Lemoine: E.Borne a annoncé saisir l'inspection générale de l'Education nationale, la même Education nationale qui avait porté plainte contre votre bande dessinée au moment de sa sortie. - C.Tardieux: Ca a été un nouveau clou dans le cercueil de Caroline.

Quand elle m'a contacté pour faire une bande dessinée sur son histoire, c'est parce qu'elle sentait que l'Education nationale essayait d'imposer un narratif bien différent de la réalité qu'elle avait vécue. Elle s'attendait encore, quasi naïvement, à ce que ça fasse évoluer les choses et que le fait de lire son histoire changerait la conscience de certaines personnes du ministère. Hélas, la seule réaction, ça a été un dépôt de plainte contre la bande dessinée.

Ca l'a profondément marquée. Elle a été auditionnée à la gendarmerie comme une coupable. Elle a dû s'expliquer sur chaque case.

Elle s'est prie le poids de l'Education nationale en pleine tête. Ensuite, elle s'en voulait par rapport à moi. J'avais beau lui dire que je n'en avais rien à faire parce que ça ne me touchait pas du tout.

Elle a très mal vécu le fait que quelqu'un d'autre puisse subir ce qu'elle subissait. - E.Tran Nguyen: Il n'y a pas que Caroline.

Vous racontez aussi la descente aux enfers d'autres. Il y a Christine, directrice d'école maternelle à Pantin, qui s'est suicidée en 2019. A la question "qu'est-ce qui a changé depuis la mort de Christine?", Caroline répondait "rien".

Ca n'a toujours pas bougé? Vous pointez l'Education nationale du doigt? On se souvient du hashtag "pas de vague" en 2015.

Les enseignants dénonçaient ce silence. Depuis, il n'y a pas des paroles qui se sont déliées? - C.Tardieux: La parole des enseignants s'est déliée.

Ils vont davantage parler pour essayer de trouver du réconfort là où on ne leur donne pas dans leur ministère. Quand on disait que l'Education nationale a tué Caroline, elle a tué aussi Christine et Jean. Il y a des violences systémiques, une manière de réagir, une mécanique qui se met en place quand un enseignant est en souffrance qui se répète systématiquement.

Pour les avoir documentés, c'est quelque chose qui se répète tout le temps. L'histoire de C.Renon, de S.Paty, J.Willot...

L'Education nationale n'assume pas le fait de protéger ses agents. - A.-E.Lemoine: Voilà ces histoires d'enseignants ordinaires, à retrouver dans cette bande dessinée, "Cas d'école", publiée en 2020.

Il y a le récit de Caroline, une planche que vous avez signée en janvier 2025. Merci. C'est l'heure du 5/5.

L'Etat condamné pour faute lourde dans l'affaire E.Mouzin. - L.Sénéchal: Le tribunal judiciaire de Paris a condamné l'Etat dans l'enquête sur la disparition de cette petite fille de 9 ans en 2003.

Le tribunal a écrit que le manque de moyens humains et les dysfonctionnements Dans les investigations constituent une faute lourde et engagent la responsabilité de l'Etat, qui doit payer 50 000 euros au père d'E.Mouzin au titre du préjudice moral. Eric Mouzin dit son soulagement. - Eric Mouzin: Ce qui est important, c'est la reconnaissance de la faute lourde de l'Etat.

Le reste est secondaire. Je considère que j'ai été pénalisé par la mauvaise instruction du dossier, qui a fait traîner pendant toutes ces années la recherche d'Estelle. Ca n'a pas abouti à la retrouver.

On ne la retrouvera plus jamais. Je voulais que ce soit reconnu. C'est ce que nous demandions.

C'est ce que le magistrat retient. - L.Sénéchal: E.Mouzin a été victime du tueur en série M.Fourniret.

Il a avoué le crime peu de temps avant sa mort mais n'a jamais été jugé. Sa femme et complice, M.Olivier, a été jugée, mais le corps de la petite fille n'a jamais été retrouvé malgré plusieurs campagnes de fouilles.

Le combat d'Eric Mouzin dépasse celui de sa propre fille. - Eric Mouzin: C'est en démontrant à l'Etat qu'il commet des fautes, qu'il est dans l'obligation de s'améliorer...

Il doit s'améliorer pour les autres enfants, les autres familles, les dossiers des enfants disparus. Plus il y aura de dossiers comme ça, plus nous irons vers l'amélioration. C'est l'objectif. - L.Sénéchal: Ce n'est pas une première.

L'Etat avait été condamné en 2004 pour faute lourde dans une autre affaire judiciaire emblématique, l'affaire Grégory. - A.-E.Lemoine: De nouvelles révélations sur l'arrestation de M.Amra. - L.Sénéchal: Le narcotrafiquant a tenté de soudoyer des policiers roumains au moment de son arrestation en février dernier.

Il leur a proposé 1 à 2 millions d'euros en cryptomonnaie. Il raconte que les policiers roumains n'ont pas cédé mais ont même tendu un piège à M.Amra. - La justice roumaine va ouvrir une enquête pour corruption et placer dans la cellule de M.Amra des policiers infiltrés.

Ces policiers font comme s'ils étaient intéressés par sa proposition. Ils lui disent: "Si tu débloques l'argent, tu sors." M.Amra va chercher à joindre plusieurs de ses complices en France, en Espagne, en Colombie ou au Kazakhstan pour débloquer cette somme d'argent. - L.Sénéchal: L'évasion de M.Amra le 14 mai 2024 a coûté la vie à 2 agents pénitentiaires.

Sa cavale a duré plus de 9 mois, avant cette arrestation en Roumanie. La France découvre à ce moment-là celui qu'on surnommait "la mouche", les cheveux teints en roux, cette attitude choquante... - Vous paraissez presque soulagé, souriant, en tout cas.

C'est la fin de la cavale. - L.Sénéchal: Des révélations sur la tentative de corruption de M.Amra en disent long sur son outrance et son manque de culture. - C'est quelqu'un qui fait assez peu de cas de sa situation.

Il se retrouve en prison en Roumanie, il tente d'acheter les policiers, ça ne marche pas. Il pense être dans une République bananière où tout peut s'acheter. La Roumanie est dans l'UE.

C'est un pays avec une justice efficace et efficiente. - L.Sénéchal: M.Amra fait partie des détenus ultrasensibles incarcérés à Vendin-le-Vieil, prison inaugurée après d'importants travaux par G.Darmanin. - A.-E.Lemoine: La démonstration de force de la Chine... - L.Sénéchal: L'armée chinoise a défilé à l'occasion des 80 ans de sa victoire sur le Japon, allié de l'Allemagne nazie durant la Seconde Guerre mondiale.

Le régime de Pékin voulait montrer toute sa puissance. On a des ogives nucléaires, des avions, 10 000 soldats et des centaines de chars. ... - L.Sénéchal: Ce défilé avait lieu sur la place Tian'anmen, connue pour la répression sanglante d'une révolte en 89, avec cette image, un anonyme qui arrête seul une colonne de chars.

Xi Jinping a fait un clin d'oeil à un passé qu'il juge plus glorieux. Il était vêtu de la traditionnelle tunique église à col droit, celle de Mao Tsé-toung. ... - L.Sénéchal: La démonstration est faite pour le peuple chinois, mais aussi pour le monde.

Il y avait 26 dirigeants qui ont assisté au défilé. La synchronisation des soldats chinois tranche avec le défilé voulu par le président américain pour le jour de son anniversaire en juin dernier. Petite humiliation pour D.Trump, qui s'est dit très déçu de V.Poutine et promet qu'il se passera quelque chose si Poutine ne répond pas... - P.Cohen: Il l'a beaucoup répété... - L.Sénéchal: Poutine a rencontré son ami dictateur nord-coréen Kim Jong-un, avec des promesses d'entraide militaire contre l'Occident, présenté comme l'héritier du nazisme. ... - P.Cohen: Le congrès des affreux. - L.Sénéchal: La réunion entre Chinois, Russes et Nord-Coréens est, pour la diplomatie de l'UE, un défi direct à l'international. "Le Monde" écrit que les réseaux sociaux ivoiriens sont inondés par les contenus produits par l'IA, ce qui fait craindre une désinformation d'envergure.

Certaines vidéos partagées en masse sont plutôt humoristiques. Cet homme qui pique un sprint, c'est faux. Mais certaines vidéos sont plus pernicieuses.

Vous allez voir un faux E.Macron qui menace les Ivoiriens qu'il ne voterait pas pour le candidat sortant. - E.Macron: Les Ivoiriens n'auront jamais la paix en Côte d'Ivoire tant que je serai président de la France.

A.Ouattara a toujours gouverné selon mes aspirations et mes intérêts. La Côte d'Ivoire est devenue comme une province de la France.

Ce que je veux, c'est ce qu'on fait. Peuple ivoirien, faites attention avec moi. - L.Sénéchal: Ca peut être gobé par une personne peu éduquée au numérique, qui a peut-être même des préjugés renforcés par une telle fake news.

L'IA n'est pas seulement un problème en Côte d'Ivoire. Elle sert aussi à glorifier certains hommes politiques, comme le dirigeant burkinabé I.Traoré, qui serait soutenu par Beyoncé. ... - L.Sénéchal: Tout ça est complètement faux. - P.Cohen: I.Traoré vient de rendre illégale l'homosexualité. - L.Sénéchal: 40 % des fake news diffusées en ce moment en Afrique sont générées par la Russie.

En France aussi, l'IA est utilisée par certains courants politiques, notamment les nationalistes, qui glorifient J.Bardella. Façon super-héros...

L'IA est de plus en plus réaliste. La mode est aux micro-trottoirs générés entièrement par l'IA. - C'est quoi, votre meilleur conseil pour une jeune femme? - C'est mieux de pleurer dans une Ferrari que dans une Seat Ibiza. - Que pensez-vous de ces extraterrestres qui vivent en France? - Je trouve ça génial.

Ca enrichit notre pays. On en a besoin. - Ils volent nos emplois. - L.Sénéchal: Ce sont des vidéos qui cartonnent.

Ca montre que l'IA est devenue quasiment de pointe. Il y a des municipales en mars prochain. Est-ce qu'il faut craindre quelque chose? - N.Schuck: La grosse crainte, ce n'est pas la municipale, mais la prochaine élection présidentielle.

Il y a des risques de manipulation et d'ingérence colossaux. Il y a quelques semaines, E.Macron s'était amusé à faire une vidéo.

On avait détourné son image sous forme d'IA. On voyait son image avec le portrait de Desireless qui chantait "Voyage, voyage". Avec la véracité de l'IA, si vous n'avez pas un regard critique...

Il va falloir se poser la question de savoir si c'est vrai, ce qu'on voit en politique. On se dit que F.Bayrou, lundi dernier, c'était peut-être l'IA. - A.-E.Lemoine: Un élu veut réconcilier les Parisiens avec les rats. - L.Sénéchal: C'est un membre du Parti animaliste.

Il tracte régulièrement sur les marchés avec un rat, un surmulot. Nous sommes allés le voir lui et son copain. C'est une femelle.

Pour lui, le rat est un acteur essentiel de l'écologie. Ils mangent nos déchets dans des quantités astronomiques, une centaine de tonnes par jour. - Une estimation nous amène à une centaine de déchets organiques que les surmulots consomment chaque jour à Paris.

Ca a un intérêt très fort. Il y a un intérêt idéologique: le fait de respecter de petits animaux comme ça, la vie sous toutes ses formes, ça contribue à une société plus pacifique. - L.Amar: Notre reporter a donné de sa personne. - L.Sénéchal: Notre reporter a fait ami-ami avec le surmulot. - Vous voyez comme elle est sociable! - L.Sénéchal: Paris connaît aussi le pire ennemi des rats: le maire LR du 17e arrondissement.

Il avait posé avec des rats morts. - A.-E.Lemoine: C'est l'un des enjeux de la prochaine municipale à Paris. - P.Cohen: Des rats qui mangent des chiens... - A.-E.Lemoine: Il est fou!

La reine Camilla se défend. ... - L.Sénéchal: On y revient en détail dans le bonus. - A.-E.Lemoine: On y revient avec A.de Clermont-Tonnerre, qui est notre invitée aux côtés de P.Arditi et N.Briançon.

Merci, N.Schuck. "Le Cardinal", c'est dans toutes les bonnes librairies