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InterviewSUDRADIO· 28 août 2026 14 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesInstitutions & élections

Édouard Philippe et Gabriel Attal : un duel de plus en plus tendu

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 45 %Attaque 25 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:17OuverteRéponse directe

    Vous êtes secrétaire générale de Renaissance et députée des Français établis en dehors de France.

  • 0:31OuverteRéponse partielle

    Les Français en ont ras-le-bol et ce soit systématiquement les mêmes que l'on reprend pour la même chose ?

  • 1:23RelanceÉludée

    Est-ce qu'on reprend les mêmes et on recommence ? Là, Gabriel Attal qui part, Édouard Philippe qui est aussi candidat et finalement pour quelle ligne politique ?

  • 2:32OuverteRéponse directe

    Emmanuel Macron vous laisse une dette très élevée, un déficit massif, une situation politique compliquée. Est-ce que vous assumez ce bilan ?

  • 3:33RelanceRéponse partielle

    Les gilets jaunes sont allés dans la rue pour ça. Vous n'avez pas protégé le prix de l'essence.

  • 5:11OuverteRéponse partielle

    Est-ce que l'Union, ce n'est pas là tout de suite maintenant ? David Lissnard appelle à une primaire du centre et de la droite.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:42Invité politiqueFait
    « Le président Macron, candidat à l'époque d'il y a juste 10 ans, avait une vision de la France, un projet pour la France. »
  • 2:22Invité politiquePromesse
    « Nous nous sommes sur une proposition qui est vraiment de mettre le travail au centre du jeu, de mettre la croissance qui est créée du travail et de l'emploi au centre du jeu. »
  • 3:01Invité politiqueFait
    « La dette, il en existait une avant que nous arrivions, et oui, il y a un certain nombre d'engagements que nous avons pris. »
  • 4:44Invité politiqueChiffre
    « Nous avons un certain nombre d'offres politiques, je pense notamment au Rassemblement national, qui a aligné les dépenses l'année dernière à hauteur de 36 milliards d'euros. »
  • 7:30Invité politiqueChiffre
    « Quand on sait qu'on a créé 3 millions d'emplois en 10 ans, je n'ai aucune envie de rompre avec cette dynamique-là. »
  • 7:41Invité politiqueFait
    « Nous avons fait reculer le chômage par rapport à ce que nous avons trouvé en y arrivant. »
  • 9:14Invité politiqueFait
    « Il a fonctionné trop longtemps, clairement. »
  • 11:05Invité politiquePromesse
    « Je veux que ce soit très clair. Ce système par répartition, nous devons le maintenir. »

Temps de parole

  • Anne Genetet68 %
  • Présentateur21 %
  • Présentateur 211 %

≈ 2,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Radio, les débats de l'été, 10h-13h, Anthony Martin Smith. Le midi 40, le face-à-face, le rendez-vous qu'on vous donne depuis le début du mois d'août avec notre invitée ce matin, Anne Jantet, bonjour. Vous êtes secrétaire générale de Renaissance et également députée des Français établis en dehors de France. La première question que j'ai envie de vous poser, c'est quand vous entendez nos auditrices, nos auditeurs, juste avant, et vous m'avez dit en antenne, vous nous avez dit à Clément Barguin que vous les aviez entendus, vous comprenez là que les Français en ont ras-le-bol et que ce soit systématiquement finalement les mêmes que l'on reprend et peut-être pour la même chose ?

0:37
Anne Genetet

J'ai entendu ce qu'il disait et j'ai compris qu'il réagissait d'ailleurs, vous les avez interrogés sur le débat qui avait eu lieu hier et en fait la difficulté c'est que le débat d'hier au MEDEF était un débat qui s'adressait à ceux qui créaient l'emploi en France donc à ceux qui donnent du travail à vos deux auditeurs.

Donc on n'attendait pas qu'ils parlent, que les candidats invités parlent directement aux auditeurs que vous avez en ligne mais aux entrepreneurs, à ceux qui vont permettre demain d'une part de leur donner du travail et d'autre part de leur donner un salaire et qui leur permettent, et c'est ça que j'ai entendu dans les propos qu'ils tenaient et qui leur permettent d'avoir un reste à vivre suffisant. Et là j'entends vraiment, et ça fait un petit moment d'ailleurs, cette attente sur le reste à vivre et cette inquiétude qu'ils ont, qui est très légitime de dire, on veut qu'il y en ait suffisamment qu'on arrête de nous prendre sur notre salaire.

1:23
Présentateur

Oui mais la question que je vous pose, c'est est-ce qu'on reprend les mêmes et on recommence ? Là, Gabriel Attal qui part, qui est candidat, Fédouard Philippe qui est lui aussi candidat et finalement pour quelle ligne politique ? Est-ce que ce n'est pas l'héritage Macron qu'on va encore avoir si jamais l'un des deux venait à être président de la République en 2027 ?

1:42
Anne Genetet

Le président Macron, candidat à l'époque d'il y a juste 10 ans, avait une vision de la France, un projet pour la France. Il l'a d'ailleurs tenu à sa tombe de ses promesses, elles peuvent déplaire, mais enfin il a tenu à sa tombe de ses promesses et de ses engagements. Aujourd'hui, ce n'est clairement pas lui qui sera candidat en 2027, donc on a tous l'obligation de se projeter dans un après-Macron et dans un sans-Macron. Ça c'est une obligation. Maintenant, la vision du pays qu'on doit porter pour 2027 et pour l'après-2027 n'est évidemment pas celle qu'on avait en 2017.

Ça ne veut pas dire que tout a changé, mais beaucoup a changé, qu'il faut s'y habituer, qu'il faut s'y adapter, et que cette adaptation, c'est ce que présentent différents candidats. Alors chacun a son idéologie, sa vision, son projet. Nous nous sommes sur une proposition qui est vraiment de mettre le travail au centre du jeu, de mettre la croissance qui est créée du travail et de l'emploi au centre du jeu, et de pouvoir justement travailler sur ce reste à vivre qu'attendent les Français qui vous écoutent aujourd'hui.

2:32
Présentateur

Anne Janté, Emmanuel Macron vous laisse quand même une dette très élevée, un déficit massif, une situation politique extrêmement compliquée. Est-ce que vous assumez ce bilan, ou en tout cas une partie ? Ça ne faisait pas partie de ses promesses, je crois.

2:49
Anne Genetet

Absolument, et ce serait malhonnête de ne pas assumer une grande partie du bilan. Tout ne nous est pas dû, mais oui, il faut assumer une partie, nous en sommes responsables. S'agissant, je veux juste en quelques mots parler de la dette. La dette, il en existait une avant que nous arrivions, et oui, il y a un certain nombre d'engagements que nous avons pris, mais pour quelles raisons qui ont aggravé la dette, pour quelles raisons ? C'était pour protéger ceux qui en avaient le plus besoin. Je pense notamment à la crise Covid, ensuite à la crise de l'énergie, après l'invasion à grande échelle de l'Ukraine par la Russie.

Oui, on a cherché à protéger les plus fragiles, je trouve que c'est louable, et que beaucoup de Français doivent nous en être grés. Lorsque nous avons protégé le prix de l'énergie, lorsque nous avons protégé, rappelons-nous, les prêts garantis par l'État pour s'attendre d'entre nous.

3:33
Présentateur

Mais en 2018, les gilets jaunes, ils sont allés dans la rue, et bien pour ça.

3:37
Anne Genetet

Absolument, et pour aussi, rappelons-nous, il y avait aussi le 80 km heure sur les routes, il y avait un certain nombre d'événements qui avaient...

3:43
Présentateur

Oui, mais vous n'avez pas protégé le prix de l'essence, et là encore non plus.

3:46
Anne Genetet

Aujourd'hui, alors attendez, depuis la crise de l'énergie qui a commencé avec l'invasion de l'Ukraine, il y a un certain nombre de marqueurs qui ont montré qu'on a bloqué le prix de l'énergie, le prix qu'on a payé pour se chauffer par exemple, il n'y a pas que le prix de l'essence, il y a le prix aussi pour se chauffer, il y a le prix aussi pour nos industries qui ont besoin d'énergie aussi pour se développer. Oui, nous avons un certain nombre d'efforts pour permettre de limiter, mais tout n'est pas sous notre contrôle. Rappelons-nous que nous ne sommes pas producteurs d'énergie fossile, nous devons l'acheter. Et donc, le prix qui nous est fixé, ce n'est pas nous qui en décidons.

Au cas, il y a des taxes derrière, vous allez me dire.

4:21
Présentateur

Les taxes, effectivement, c'est bien l'État qui les fixe.

4:24
Anne Genetet

Absolument, et certaines ne sont difficilement modulables. Nous avons aussi des règles européennes à respecter, mais je crois que par rapport, regardons les chiffres comme ils sont, à nos voisins européens, nous avons beaucoup plus protégé qu'un certain nombre de pays européens et de voisins européens. Alors, on peut le critiquer, certains auraient préféré moins le faire, mais je veux revenir au débat budgétaire qui a eu lieu les années passées. Nous avons un certain nombre d'offres politiques, je pense notamment au Rassemblement national, qui a aligné les dépenses l'année dernière à hauteur de 36 milliards d'euros et qui, aujourd'hui, crie à la maîtrise de la dette.

Donc, on ne peut pas à la fois demander des dépenses supplémentaires. Et pendant les aides qu'on a faites pour le Covid, par exemple, on s'assure, le nombre de députés qui sont venus pour demander des aides supplémentaires, donc des dépenses supplémentaires, en plus de tout ce qu'on avait fait, il est considérable. On passe son temps à demander à ce que l'État mette de l'argent sur la table avant de responsabiliser de leur comment on le dépense.

5:11
Présentateur

On va en revenir à la situation budgétaire de la France. Avant cela, on va évoquer ce duel, ce match, on peut peut-être l'appeler comme ça, entre Édouard Philippe et Gabriel Attal. Aujourd'hui, ce qui se joue, visiblement, c'est une place de second pour se qualifier au deuxième tour. Est-ce que vous allez pouvoir faire cavalier seul encore longtemps ?

5:31
Anne Genetet

Je vous fais très clair. Nous avons aujourd'hui, et les sondages le disent, il ne faut pas regarder que les sondages, mais on parle aussi aux Français qui nous entourent, on entend ce qu'ils nous disent. On a aujourd'hui deux offres extrêmes, à gauche et à droite, qui ont clairement une dynamique, c'est l'évidence. Et on voit bien ce que disent les derniers sondages, c'est que la place, passer le cap du premier tour, n'est même plus garantie pour un quelconque profil du grand espace politique entre ces deux extrêmes. Je vais très large. Et donc là, il faut pouvoir... C'est une question de projet, pour le moment, au stade où nous en sommes.

Mettons-nous dans les précédentes campagnes électorales, en septembre 2016, personne n'avait idée de ce que serait la ligne de départ, quelques mois plus tard.

6:14
Présentateur

Mais justement, est-ce que l'Union, c'est pas là tout de suite maintenant ? David Lissnard le redit encore ce matin, il appelle à une primaire du centre et de la droite. Est-ce que là, il n'y a pas une nécessité à se rassembler ?

6:24
Anne Genetet

Alors, plusieurs réponses. D'abord, l'histoire des primaires nous montre que c'est pas forcément la personnalité qui sort, qui émerge des primaires, qui se retrouve en position de force après. Aujourd'hui, je crois qu'il faut déjà voir comment nous pouvons converger sur des projets, parce qu'au bout du compte, nous devrons faire le rassemblement. Nous devrons, c'est clair, les sondages le disent,

6:40
Présentateur

s'il n'y a pas de rassemblement,

6:42
Anne Genetet

le rassemblement sera nécessaire devant celui ou celle qui sera, à l'évidence, le mieux placé.

6:46
Présentateur

Donc si Edouard Philippe continue à être le mieux placé dans 3 ou 4 mois, ça sera derrière Edouard Philippe ?

6:52
Anne Genetet

Peut-être le mieux placé devra être celui derrière lequel nous devrons nous rassembler. Il n'y a aucun doute là-dessus. Et nous sommes tous unanimes à le dire dans le camp de Gabriel Attal, comme dans le camp d'Edouard Philippe. Et j'ai entendu également, d'ailleurs, le camp de David Lyssenor le dire. Donc, il n'y a aucun doute là-dessus.

7:06
Présentateur

Pour en revenir sur ce que vous disiez, vous êtes visiblement toujours dans un héritage macroniste que, en tout cas, vous n'avez pas l'air de vouloir défaire non plus. Là, ça paraît quand même compliqué quand vous rencontrez les Françaises et les Français qui ont juste un ras-le-bol de 10 ans d'Emmanuel Macron. Ça va être d'autant plus difficile si vous ne rompez pas fermement avec votre président actuel.

7:28
Anne Genetet

Il y a des éléments avec lesquels, en effet, je ne souhaite pas rompre. Quand on sait qu'on a créé 3 millions d'emplois en 10 ans, je n'ai aucune envie de rompre avec cette dynamique-là.

7:35
Présentateur

Pour un chômage qui atteint 8,03 %, en ayant du plein emploi qui était quand même attendu et qui était une promesse pour atteindre 5 % ?

7:41
Anne Genetet

Nous avons fait reculer le chômage par rapport à ce que nous avons trouvé en y arrivant. Les chiffres sont moins bons. Il faut le reconnaître. Je ne vais pas vous dire que tout va bien et ça fait le sixième trimestre consécutif que les chiffres du chômage ne sont pas bons. C'est une réalité, avec notamment un chômage des jeunes qui doit nous inquiéter, évidemment. Mais ça ne veut pas dire que, pour autant, je reprends la totalité de ce qui a été fait. Et par ailleurs, je dois aussi, et Attal l'a dit, reconnaître qu'il y a des éléments. Par exemple, sur la simplification, clairement, nous ne sommes pas allés assez loin.

Il a donné de nombreux exemples hier qui montrent l'empilement des procédures administratives. Que ce soit hier, c'était pour les entreprises, mais ça peut être aussi nous, pour les particuliers, que nous le voyons tous les jours et qui montrent parfois l'inefficacité de l'État. Et les citoyens qui vont aux États nous ont parlé tout à l'heure.

8:21
Présentateur

Mais ce que vous disent les Français, c'est pourquoi vous faire encore confiance ? C'est ça, alors que vous étiez aux responsabilités, pourquoi on va vous faire de nouveau confiance alors qu'il y a eu des échecs, visiblement ? Et surtout, si vous ne rompez pas avec Emmanuel Macron et ses politiques depuis dix ans, comment vous faire confiance ?

8:35
Anne Genetet

J'entends tout à fait la question, mais je crois qu'il faut faire attention entre des promesses illusorescées. C'est facile, quand vous êtes dans l'opposition, de faire des promesses qu'en fait, vous n'allez jamais tenir. Et donc, il faut sortir de ça. Quand Gabriel Attal dit que oui sur la dette, et nous assumons le fait, il faut assumer le fait qu'encore une fois, cette dette s'est aggravée parce que nous avons protégé les plus fragiles. Je crois que vraiment, je veux le répéter, que ce soit des entreprises ou que ce soit des particuliers. Parce que c'est là. Mais aujourd'hui, nous ne sommes pas dans la même situation.

9:03
Présentateur

Il y a eu des aides distribuées aux entreprises, il y a eu des médias. Peut-être que nous l'avons fait trop longtemps. Quoi qu'il en coûte, on voit bien qu'il a fonctionné pendant la Covid, mais il n'a pas fonctionné ensuite, le nombre d'entreprises qui ont fermé.

9:13
Anne Genetet

Il a fonctionné trop longtemps. Il a fonctionné trop longtemps, clairement. Il est allé beaucoup trop loin, certainement. Mais c'est possible. Mais il faut le regarder avec lucidité et se dire aujourd'hui, comment nous pouvons faire ? Alors, nous faire confiance ? Certains ne nous feront pas confiance. Nous espérons qu'une majorité nous fera confiance pour dire que nous entendons les demandes et surtout aujourd'hui d'un reste à vivre qui soit suffisant.

9:33
Présentateur

On rentre dans une phase de négociation au Parlement pour le budget 2027. Quelles vont être les alliances ? Parce que là, on est peut-être à l'aube d'un chaos politique. On n'aura peut-être pas de budget.

9:44
Anne Genetet

Ça, c'est une très bonne question. Et d'ailleurs, je l'ai posé directement à l'un de nos ministres. Le budget doit être un budget de compromis et un budget de sérieux budgétaire. Ce sérieux budgétaire, aujourd'hui, vu la situation budgétaire financière de la France, il n'est ni de gauche ni de droite, clairement. Donc, ça veut dire un budget de compromis. Le Premier ministre l'a dit. Moi, la question que je lui ai posée, c'est la copie qu'il va présenter fin septembre.

J'espère que cette copie et ce compromis aura été travaillé en amont par le Premier ministre avec les chefs de partis, avec les chefs de groupe à l'Assemblée nationale et au Sénat, de manière à ce que la copie qu'il va nous présenter ait intégré tous ces éléments de compromis. Et dans ce cas-là, le budget, évidemment, il y aura des débats derrière, mais ne nous trompons pas, le compromis se construit avant, comme dans toutes les grandes démocraties, je pense à l'Allemagne, par exemple, et pas en mettant les parlementaires devant le fait accompli.

10:35
Présentateur

Mais avec qui ? C'est aussi ça, sur la ligne politique, sur l'identité. Est-ce que, sur votre ligne politique, est-ce que vous vous sentez plus proche d'un Raphaël Glucksmann ou plus proche d'un Bruno Retailleau ? Où est-ce qu'on se positionne ? Où est le curseur de Renaissance ?

10:49
Anne Genetet

Ça va dépendre des sujets. Renaissance a toujours été dans le dépassement. Il y a des éléments, moi, auxquels, en plus, personnellement, je tiens, des éléments de politique sociale auxquels je tiens. Si on prend l'exemple des retraites, qui a été un sujet longuement évoqué hier, oui, je tiens à notre système par répartition. Je veux que ce soit très clair. Ce système par répartition, nous devons le maintenir. c'est un bon système et le préserver. Néanmoins, nous voyons qu'il va vers des difficultés graves du fait, simplement, de la démographie et dont nous devons lui adjoindre, lui ajouter un complément de capitalisation qui portera ses effets à partir du moment où on le met en a.

11:23
Présentateur

Donc, travailler plus longtemps, c'est aussi ce que défend Gabriel Attal et ce qu'il faut repousser à l'âge légal de départ à la retraite.

11:29
Anne Genetet

Soyons très attentifs à ce plus longtemps, ce plus longtemps au cours d'une vie. Ça veut dire permettre de travailler plus longtemps à ceux qui le souhaitent. Ça veut dire aussi rentrer plus tôt sur le marché du travail. Vous savez, rentrer sur le marché du travail à 25, 26, 27 ans n'est pas une solution agréable parce que du coup, ça repousse aussi à plus tard. L'âge de départ en retraite, ce n'est pas forcément ce à quoi aspire la majorité des Français.

11:47
Présentateur

Anne Jeanneté, en cas de deuxième tour, Rassemblement National, La France Insoumise, qu'est-ce que vous voterez et qui vous en appellerez en termes de soutien ?

11:56
Anne Genetet

J'ai bien vu que les sondages maintenant mettaient sur la table cette possibilité, que ça n'était plus... C'est une véritable perspective. Ce n'est plus la politique fiction. Mais aujourd'hui, moi, je me bats pour le premier tour et pour la construction d'un projet de premier tour et de rassemblement. Je ne peux pas vous y répondre parce qu'on n'est pas devant la situation. Moi, j'attends de voir.

12:14
Présentateur

Imaginez que vous y êtes confrontés.

12:16
Anne Genetet

Vous savez, moi, j'ai connu... Mon premier vote, c'est 1981. Et donc, j'ai connu le rassemblement que François Mitterrand avait fait à l'époque autour de ce qu'on appelait le programme commun. Et donc, la manière dont chacun avait mis de l'eau dans son vin pour construire quelque chose. Donc, vous savez, il faut être très prudent et huit mois à l'avance, savoir d'abord qui sera au deuxième tour, je n'en sais rien. Moi, je travaille pour le premier tour et pour s'assurer que ce scénario qui est pour aujourd'hui la politique fissante ne se produise pas.

12:41
Présentateur

Vous êtes probablement plus proche de la droite que de la gauche.

12:44
Anne Genetet

Je suis vraiment dans l'équilibre. Et ça, je tiens. Je suis pour une France qui soit à la fois sociale et humaniste. Ça, je tiens. C'est pour ça que je suis. J'ai suivi Emmanuel Macron en 2017. Pour une France qui soit libérale mais responsable sur le plan économique, qui soit profondément européenne mais qui soit capable de toujours garder la maîtrise de son destin dans la marche du monde. Ces quatre piliers sont fondamentaux pour moi.

13:03
Présentateur

Ça sent plus être de gauche donc peut-être plus Jean-Luc Mélenchon.

13:06
Anne Genetet

À titre personnel, je suis issu de la gauche.

13:09
Présentateur

Voilà. Bon, écoutez, on aura peut-être un début de réponse. Merci beaucoup Anne-Jeaneté. Je le rappelle, vous êtes secrétaire générale de Renaissance, députée des Français établi en dehors de la France. Merci beaucoup d'avoir appris le temps de venir avec nous. Merci Clément Barguin. Merci infiniment Merci Anthony. C'était un plaisir. C'est semaine avec vous. Merci à vous mesdames et messieurs de nous avoir écouté de vos appels, de votre confiance toujours sur Sud Radio.

Merci à l'ensemble de l'équipe qui m'a aidé à préparer ces rendez-vous, ces émissions, que ce soit Albin Texera, Antoine Dizy, Louis Randazzo, Alexandre Saint-Étienne, Antonin Durand, Anthony Urvois, Julien Delmas, Marie, Jérémy, Aude, Manu, j'espère que je n'oublie personne. Merci infiniment Antoine Guibert également d'avoir été à mes côtés pour préparer ce rendez-vous. Je vous remercie infiniment pour ces moments de bonheur et de joie que vous m'avez procuré et à très vite sur Sud Radio.