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InterviewEurope 1 (sur YouTube)· 12 octobre 2025 11 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesJustice

Lecornu II : "Si le gouvernement continue d'être fermé, il connaîtra la censure" (Arthur Delaporte)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous pouvez préciser ce que ça veut dire ? C'est qu'on tend vers une censure du Parti socialiste ce dimanche midi ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y aura une saison 3 du NFP ou est-ce que vous avez décidé de vous mettre à l'écart de la France insoumise ?

  • 15:00RelanceRéponse partielle

    Vous parlez de cohabitation mais le problème c'est qu'il n'y a pas de majorité pour une cohabitation.

  • 21:00RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ne pas aller à la dissolution ? Pourquoi retarder l'inévitable alors que tout indique que vous sortiriez parmi les grands gagnants ?

  • 27:00OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'une démission du président de la République ne serait pas un moyen de sortir de la crise politique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:00Arthur DelaporteChiffre
    « On nous prédisait une majorité absolue pour le Rassemblement national, ils sont à 150, c'est-à-dire à 120-130 sièges d'une majorité absolue. »
  • 24:00Arthur DelaportePromesse
    « Une démission et une nouvelle élection présidentielle serait quasi obligatoirement suivie d'une dissolution. »

Modèle mistral-small3.2:24b · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Elliot de Valévour 11h 13h en direct sur Europ. Chers auditeurs, cette émission est faite donc pour vous puisque vous pouvez prendre la parole, réagir en direct, poser les questions aux invités, au chroniqueur 0120 391 et vous l'avez compris depuis 11h édition spéciale consacrée bien sûr à cette crise politique. Il est 12h4 et nous n'avons toujours pas le nom du prochain gouvernement de Sébastien Legor.

Non mais le la composition Jules Tor est avec nous, vous l'entendez. Il y a toujours Sébastien Lignet, chef du service politique à valeurs actuelles, mais également Arnaud Benedetti, politologue, professeur associé à la Sorbonne université. Bien sûr, pour m'accompagner Estelle Lafond.

Arthur de la Porte est en direct avec nous. Vous êtes député député du Parti socialiste et c'est très important d'avoir la position du PS. Bonjour Arthur de la Port.

Bonjour Olivier Fort. J'ai lu l'interview d'Olivier Fort ce dimanche matin qui estime que la dissolution et je cite l'hypothèse la plus vraisemblable. Alors est-ce que vous pouvez préciser un peu qu'est-ce que ça veut dire ?

C'est que on tend vers une censure de du Parti socialiste ce dimanche midi ? À l'heure où je vous parle, j'ai du mal à voir quelles sont les concessions que pourrait faire le Premier ministre et il faudrait qu'elles soit massu et majeure pour qu'on puisse envisager autre chose. Vous voyez bien que la nomination du premier ministre Sébastien Lecornu qui ressemble beaucoup à la nomination du premier ministre Sébastien Lecnu dont on disait lui-même qu'il défendrait la même chose que le premier ministre François Bairou et l'idée que le macronisme finissant n'en finit pas justement de chercher à se continuer par lui-même et donc ils n'ont rien compris décidément au message qui est envoyé par les Françaises et les Français à la lassitude aussi euh bah de les voir aussi sourds aux aspirations collectives.

Et donc en effet, s'il continuent à être fermé à toute aspiration extérieure à eux-mêmes, et bien je crois que oui, ils connaîtront en effet la censure. Alors, vous êtes député parti du Parti socialiste, député socialiste du Calvados. Je sais que vous êtes en circonscription, on était ensemble hier matin sur ces news dans leur des pros.

Vous aviez vous étiez présent dans votre permanence, donc vous avez pu vous adresser à vos administrés. Monsieur le député, ils vous disent quoi euh les Français qui qui vous interrogent ? Ils ne croient plus dans le macronisme.

Moi, c'est ce que j'ai ressenti vraiment violemment ce weekend, c'est que euh bah c'est ce qui revient souvent, c'est c'est du foutage de gueule. Il se moque de vous. Euh et donc la nomination de Sébastien le Cornu, c'est un peu bah une goutte d'eau supplémentaire.

Euh il faudra voir si c'est celle qui fait déborder le vas. Quoi qu'il en soit, euh elle s'additionne à toutes les humiliations ressenties euh par les décisions précédentes. Alors, il y a aussi un enjeu parce qu'on l'a bien compris, la dissolution euh se précise si euh euh censure il y a donc ça voudrait dire législative anticipée.

Certes, on en est loin, mais quand même il faut aussi clarifier la situation. Euh pour le Parti socialiste, je sais que lors des deux précédentes élections législatives, il y avait le fameux Nouveau Front populaire NPES NUPES dans saison 1, le NFP en saison 2. Est-ce qu'il y aura une saison 3, Arthur de la Porte ou est-ce que vous avez décidé et bien de vous mettre à l'écart de la France insoumise ? déjà vous dire une première chose, c'est que la dissolution est une option, mais qu'il y a aussi toujours celle que nous demandions, c'est-à-dire la nomination de la gauche au gouvernement.

Aujourd'hui, cette hypothèse là n'a pas encore été testée, la cohabitation et donc voilà, si d'aventure il y avait censure et je rappelle que notre position n'est pas encore à l'heure où je vous parle prise hein parce que on ne sait pas ce que va dire le premier ministre mais si c'était le cas bon ben s'il y avait des solutions on serait prêt à retourner dans les urnes, étant entendu que nous porterions la même chose on va dire que ce que nous avons porté par le passé l'idée de la justice l'idée de la justice fiscale l'abrogation de la réforme des retraites la revalorisation des salaires. Donc ça c'est je pense un programme dans laquel la gauche peut se reconnaître. Après vous dire qu'il y aurait le même attelage ou en tout cas la même configuration partisane que dans une précédente des solutions.

Je ne suis pas en mesure de vous le dire. À l'heure où je vous parle. Monsieur Monsieur de la porte, bonjour.

Vous vous avez parlé de cohabitation mais le problème c'est qu'il y a il y a pas de de majorité pour une cohabitation. une cohabitation, il faut qu'il y ait une majorité absolue. Il y a là personne ne peut faire de cohabitation que ce soit avec le RN ou même avec le NFP.

Il y a pas assez de députés pour cela. Les mêmes causes produiraient les mêmes effets. Je vais vous dire une cohabitation c'est quand le premier ministre est d'une couleur politique différente du président de la République.

Quand c'est finalement ben pas forcément. Aujourd'hui, on a un gouvernement macroniste qui n'a pas de majorité. Donc vous voyez bien qu'on peut gouverner sans avoir une majorité absolue.

On peut avoir une cohétion avec un gouvernement de gauche minoritaire. Je veux dire c'est tout à fait possible. Il suffit juste que on ait un espace large de non censure et donc que les macronistes acceptent l'idée de l'alternance et donc de la noncensure.

Jules Toris euh qui vous a posé une question mais il y a Sébastien Lignet également qui je crois souhaite vous poser une question monsieur le député. Oui, parce que euh l'argument qui revient et qu'on entend quand on évoque une non censure du PS est un petit peu le même qu'on entend du côté des Républicains. C'est-à-dire que vous avez un certain nombre de députés qui ont peur de retourner aux urnes, de peur euh bah finalement de perdre leur siège.

Mais moi ce que je ne comprends pas, alors c'est peut-être une erreur d'analyse mais quand on regarde tous les sondages, que ce soit pour les Républicains et pour le Parti socialiste que vous représentez, tous les sondages indiquent que vous n'avez absolument pas à craindre un retour aux urnes et que vous sortirez peut-être sûrement renforcé par des nouvelles législatives et que le seul parti, le seul groupe qui doit craindre une nouvelle législative, c'est c'est le bloc central qui eux perdront sûrement des plumes et qui reviendrai sûrement à sous les 100 députés peut-être encore moins. Pourquoi ne pas aller à la dissolution ? Pourquoi retarder l'inévitable alors que tout indique que vous sortiriez parmi les grands gagnants ?

Alors moi, je suis plutôt d'accord avec cette analyse qui dit que on n'a pas à craindre d'une dissolution et moi j'ai jamais peur par ailleurs de retourner devant les électeurs pour défendre à la fois un bilan personnel, un bilan collectif et la nécessité justement d'alternance. Mais justement aujourd'hui, est-ce qu'il y aurait un changement fondamental dans les blocs politiques présents à l'Assemblée nationale ? Je n'en suis pas certain.

Aujourd'hui, on prédit une déroute au macronisme et on sait très bien que dans le cadre triangulaire, tout peut-être reconfiguré. Je vous rappelle qu'il y a maintenant un an et demi, on nous prédisait une majorité absolue pour le Rassemblement national, ils sont à 150, c'est-à-dire à 120 130 sièges d'une majorité absolue. Donc on a eu un un fait majeur dans ces élections législatives et notamment pendant l'entre de tours, c'est le fameux front républicain.

Le tournant, c'est Gabriel Latal entre autres qui vous dit "Bah, je préfère mettre un bulletin LFI dans l'urne qu'un bulletin bulletin RN." Est-ce que ce fameux front républicain fonctionnerait à nouveau ? Je suis pas madame Irma mais j'ai quand même l'impression que ça marcherait un peu moins.

Et ben justement, vous n'êtes pas madame Irma et moi non plus. Et donc en fait tout est possible et y compris un tel type de configuration puisque dans les enquêtes initiales en effet on nous disait qu'il y aurait 100 macronistes et que finalement il se retrouve à 160 grâce à cette logique aussi de Front républicain. Donc on ne sait jamais ce qui peut se passer.

Les républicains, c'est pareil. Vous savez, Laurent Vaquier, il a été sauvé parce que des électeurs de gauche ont préféré voter Laurent Vaquier que le Rassemblement national et que euh un candidat de gauche s'est désisté. Donc ça s partout en France et cette logique là à mon avis fait toujours partie de ce qui est ancré dans les Français qui sont sensibles à cette tradition républicaine qui n'est pas simplement une tradition qui est aussi une conviction profonde que la menace de l'extrême droite est supérieure à tout le reste et donc qu'on préfère une un paysage politique multipolaire plutôt que finalement un paysage monocolore où ça serait le Rassemblement national qui est Est-ce que vous vous dites la menace de l'extrême droite et le danger prioritaire ?

Est-ce que les Français partagent votre avis ? J'en suis moins sûr. Arnaud Benedetti député, moi j'ai une autre question.

On a beaucoup parlé de dissolution. Il y a une autre hypothèse qui est sur la table et qui aujourd'hui agite aussi le débat public, c'est le départ du président de la République. Est-ce que vous considérez qu'une démission du président de la République aujourd'hui, je parle pas de la destitution à laquelle d'ailleurs vous nê vous ne nous êtes pas associé, est-ce qu'une démission du président de la République ne serait pas un moyen de sortir de la crise finalement politique dans laquelle nous sommes rentrés ?

Ça fait partie euh des trois options de sortie de crise : cohabitation, dissolution, démission. Euh donc cette hypothèse-là existant euh elle peut permettre d'en sortir. Après la question euh sur l'élection présidentielle euh vous voyez bien que c'est un choix euh binaire.

C'est pas justement comme une élection législative où on peut avoir des formes de coalition parce que si vous pouvez avoir le RN seul au pouvoir étant donné la la leur leur force aujourd'hui dans les enquêtes d'opinion, contrairement à la gauche qui doit s'unir pour pouvoir gouverner, qui ne peut à un seul parti de pouvant à lui seul prétendre à avoir la majorité absolue, il y a une différence majeure. Donc sur les élections présidentielles là, vous voyez, vous faites vous passez d'un choix multiple à un choix qui est au second tour à tout le moins binaire. Euh, est-ce que je pense que il y a un risque sur une élection présidentielle plus fort que sur une législative ?

Oui, je le crois. Est-ce que je le souhaite ? Euh ben justement moins.

Voilà, je ne crois pas que ça soit de nature à permettre à ce que le pays aille dans un meilleur sens. Et et je dirais même l'inverse parce que aujourd'hui, vous voyez bien que cette fragmentation du paysage politique, cette faiblesse des différentes organisations politiques rend le seuil de qualification au second tour pour celui qui ne serait pas le candidat du rassemblement national assez hasardeux. Et donc du coup euh un tel résultat beaucoup plus imprévisible.

Et à ce stade, moi je je vous dis voilà, je ne crois pas que ça soit la la l'option qui nous sorte de l'ornière et je rajoute par ailleurs que une démission et une nouvelle élection présidentielle serait quasi obligatoirement suivie d'une dissolution et donc du coup l'option numéro 2 que j'évoqué serait de fait de nouveau sollicité. E bien écoutez, merci beaucoup monsieur euh de la porte, député du Calvados, député PS du Calvados alors que la censure se dessine un peu plus. Hervé Marseille, alors pour les auditeurs, ça ne parle pas euh forcément.

C'est le président bah c'est vrai, c'est le président de l'UDI euh qui est le parti centriste, qui était mais bien sûr qui participe au bloc central et qui a estimé que le gouvernement est d'ors et déjà menacé avant même qu'il ne soit nommé. Peut-être même, je cite cette semaine euh il a dit ça chez nos confrères de radio J interrogé par Frédéric Azizard. On va en parler dans un instant justement après la pause.

Est-ce que la censure se dessine ? On entendra aussi Dominique de Villepin qui a agité le fameux chipfond rouge de l'extrême droite, un peu comme monsieur de la porte. C'est très intéressant.

Moi je que que la gauche considère que la plus grande menace ça soit l'extrême droite, pourquoi pas ? Moi ce qui m'intéresse, c'est de savoir si ça trouve un écho chez les Français. J'ai l'impression que ce chiffon rouge qui est agité depuis 40 ans, c'est d'ailleurs théorisé par Lionel Jespin en 2002, le théâtre enfasciste, il ne fonctionne plus.

Et plus vous dites l'extrême droite, l'extrême droite, l'extrême droite, plus vous mettez une pièce euh pour le Rassemblement national puisque les Français euh combattent bien évidemment les extrêmes, que ça soit l'extrême gauche ou l'extrême droite et que aujourd'hui il ne voit pas de lien entre la fameuse extrême droite et euh le Rassemblement national, du moins une partie majoritaire des des Français. Yeah.