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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 2 juin 2025 25 min

Antoinette Guhl : « ArcelorMittal a les moyens de continuer à garder ces sites ouverts »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Antoine Edgul, vous êtes sénatrice écologiste de Paris. Avant de revenir sur tous ces sujets de l'actualité, on va regarder les unes de la presse régionale. Il y a beaucoup de consacré au PSG encore ce matin.

On va regarder celle de la Charante Libre. PSG, un sacre, une fête et des drames. Weekend de Liè à Paris à travers le pays.

Festivité malheureusement émaillé d'incidents, deux personnes ont trouvé la mort. Al l'autre une c'est celle de la dépêche. François Baou et les 40 milliards.

Le premier ministre qui s'attaque à un budget 2026 tout aussi périlleux que le précédent. Trouver 40 milliards d'économies sans majorité. Le Paris s'annonce risqué. les marges de manœuvre étroites et puis la dernière une c'est celle de Nice Matin et c'est à une semaine de l'ouverture du sommet des océans plongé au cœur du monde marin Nice qui accueille donc à partir de lundi prochain la 3e conférence de l'ONU sur les océans. 70 dirigeants mondiaux des milliers de scientifiques pour parler notamment de l'exploitation minière des fonds marins, du traité international sur la pollution plastique ou encore de la régulation de la pêche.

Quelle lune choisissez-vous ? Alors, les trois sont euh, j'allais dire passionnantes. Euh je vais alors euh mon cœur irait bien sûr pour choisir plonger au cœur du monde marin et la défense des océans euh et en particulier euh sur euh les questions de régulation de la pêche, sur les questions également de fabrication de plastique.

Nous y avons beaucoup travaillé. Ça rejoint un peu le sujet aussi des eaux minérales, des eaux en bouteille. C'est qu'on a enfin pas uniquement mais bien sûr on a une une production de plastique qui est si importante aujourd'hui dans le monde et qui augmente d'année en année qu'on se retrouve effectivement avec des avec des océans qui sont complètement pollués par cette pollution.

Ça n'est qu'un euh j'allais dire que ça n'est qu'une focale euh de la pollution marine, mais elle est bien plus importante. Il y a tout le sujet de la de la pêche. Si vous permettez également, je dirais quand même un mot sur les 40 milliards de François que François Berou veut trouver puisque nous avons en ce moment au Sénat une commission d'enquête qui qui étudie en fait les aides publiques qui sont données aux entreprises et on se rend compte après cette commission d'enquête qu'il y a plus de 200 milliards d'aides publiques qui sont donnés tous les ans aux entreprises.

Je pense que parmi ces 200 milliards et loin de moins le fait de dire qu'il ne faut pas aider les entreprises mais il faut aider les bonnes entreprises et il faut aider celles qui ont des comportements qui sont des comportements citoyens qui payent leurs impôts ici qui ne vont pas utiliser des aides sociales et des aides des aides d'état et distribuer des dividendes ou encore licencier. Là je suis certaine absolument certaine qu'il y a les 40 milliards que l'on pourrait trouver. Puis on va parler du PSG forcément puisque vous êtes sénatrice de Paris.

Euh d'abord une réaction à cette victoire et puis à ces scènes de liè qu'on a vu euh dans Paris sur les Champs au Parc des Princes hier soir. Ça vous a mis du bon cœur ? Alors déjà dire que c'est une victoire incroyable et que quand le sport génère une telle joie et bien il faut il faut vraiment la recevoir et dire merci à ces joueurs qui ont quand même accompli un très très bel exploit. dire aussi qu'on regrette bien entendu de tels débordement et puis moi en tant qu'élu de Paris je me dis aussi que peut-être qu'une autre organisation e été utile.

On on va revenir évidemment sur ces débordements. Alors ça s'est un peu mieux passé lors de la fête d'hier, mais samedi, il y a eu deux morts. En tout il y a eu plus de 500 interpellations, plus de 300 gardes à vue.

C'est regrettable qu'on puisse pas faire la fête sans violence. Ah oui, c'est regrettable surtout dans un moment comme ça de Concorde où tout le monde peut s'entendre pour faire la fête et puis dans un moment aussi sportif aussi exceptionnel. Autant on avait réussi à le faire avec les JO, on avait réussi à trouver aussi hein les bonnes j'allais dire la bonne sécurité, les bonnes mesures de sécurité.

Autant nous voyons quand même qu'hier nous enfin ce weekend nous n'avons pas réussi à Mais comment vous l'expliquer Bruno Rota ? dit que le dispositif sécuritaire a été à la hauteur. Pour vous, il a pas été bah c'est pas le dispositif sécuritaire qui est à la hauteur.

Le dispositif sécuritaire, il intervient le dispositif sécuritaire, il doit prévenir les incidents. il ne doit pas simplement intervenir après les inc c'estàd qu'il y a pas eu assez de discussions en amont entre le club entre les supporters la ville de Paris la préfecture bien sûr entre le fait d'avoir des fans zones plusieurs fan zones bien sécurisé dans Paris par exemple puisqu'on a eu effectivement le Parc des Princes mais on n pas eu d'autres en donc en amont ça pas été justement préparé je pense moi qu'on aurait dû avoir qu'on aurait dû avoir différents différents endroits de recueillement des supporters pour pouvoir faire la fête de manière encadrée. Donc pas tout concentrer sur les champs.

Voilà. Et pas tout concentré. Voilà.

C'est ça exactement. Il y a une une question qui qui se pose parce que c'est vrai qu' il y avait des politiques qui étaient présents et à Munich et hier à l'Élysée. Il y avait pas Annie Dalgo, la mère de Paris.

Pourquoi ? C'est vrai. Alors Annie Dalg était sur un autre déplacement, donc ça vous le savez hein, puisqu'elle était elle était en Afrique.

Euh après, voilà, il n'empêche pas quand même, on est maire de Paris, c'est pas tous les jours que le PSG remporte la Ligue des Champions, il y a un autre problème derrière. Alors, il y a bien entendu et tout le monde le sait donc on va pas faire de langue de bois ici, il y a bien entendu un, j'allais dire un différent entre la mère la mère de Paris et puis la tête la tête du club. le président du club et bien sûr ce différent porte sur le Parc des Princes.

Donc aujourd'hui, il y a une rupture entre la mairie de Paris et le PSG. Je dirais pas une rupture mais en tout cas et pas le PSG. Attendez, on va quand même entre les dirigeants du club parce que le PSG, je crois qu'il est dans le cœur de tous les élus parisiens quel qu'il soit et quel que soit leur leur opinion sur la vente du parc des princes.

Donc entre Nidalgo et Nasser Elhalaifi. Voilà. Donc il y a effectivement eu cette question de la vente du Pardec Prince qui existe encore et qui et qui effectivement peut créer des tensions.

Moi je fais partie de ces élus qui pensent que le Parc des Princes est la propriété des Parisiens et qu'il doit le rester. Et donc effectivement dans ce sens, je dis bah il faut qu'on discute, qu'on négocie, qu'on voit quels sont les travaux qu'il y a à faire mais non pas que l'on vende le Parc des Princes. Je pense que là ça doit rester la propriété collective de tous les Parisiens et on le voit d'ailleurs combien on voit dans les dans les élément de de liè et de joie de ce weekend combien c'est important pour le cœur des Mais est-ce que cette victoire du PSG ça donne pas du poids aux dirigeants du PSG et au Qataris dans ce dossier ?

Bien sûr que ça va donner du poids. Bien entendu, plus le club est fort et ça on le souhaite nous he que ce soit un club fort et qui gagne, ben plus il aura du poids dans cette discussion. Mais je dirais que cette discussion, elle est avant tout.

C'est une discussion qui appartient avant tout à Paris et à la et à la mairie de Paris. Est-ce qu'il faut une consultation citoyenne avant la fin de la mandat ? Alors, peut-être qu'il faudrait une discussion citoyenne, mais nous avons déjà eu une discussion non, nous avons déjà eu nous une discussion en conseil de Paris et en conseil de Paris, nous sommes quand même tous et il y a eu un vote qui a été quand même très très clair sur le maintien du Parc des Princes aux Parisiens.

Donc c'est ça le choix, c'est vraiment est-ce qu'on garde ce lieu comme étant un lieu collectif ou est-ce qu'on se dit qu'on le vend pour qu'il appartienne à un club ? Moi, je crois que ce doit être un lieu collectif des Parisiens. Puisqu'on parle de Paris, demain au Sénat sera examiné la proposition de loi pour réformer le mode de scrutin à Paris mais aussi à Lyon et à Marseille.

Vous allez voter ce texte ? Alors non, on ne va pas voter ce texte. Bien entendu, comme beaucoup de groupes politiques si j'ai bien compris au Sénat.

Écoutez, réformer une loi pour une élection qui a lieu dans un an, ça n'est pas sérieux. Je le dis clairement, ça n'est pas sérieux. C'est du mépris du travail législatif.

Nous ne pouvons pas voter comme ça en urgence une loi qui sera appliquée l'année prochaine et qui va modifier les scrutins dans les trois plus grande villes de France. Non, un peu de sérieux, ça ne se fait pas comme ça. Moi, la question que je pose, c'est si effectivement le Sénat s'oppose à cette loi PLM, Paris Lyon Marseille, quand même pour nos auditeurs, nos spectateurs dire quand même que cette loi Paris Lyon Marseille en fait, ça remodèelle les élections de municipales de ces trois grandes villes.

Remodeler les élections municipales à un an, c'est pas sérieux parce que ça ne nous permet pas nous de faire notre travail sereinement et d'entendre, d'auditionner avec du temps tous ceux qui doivent l'être. Et puis et puis également on entend beaucoup de choses qui sont fausses en fait sur cette loi. En fait, il y a de faux arguments.

On devrait soi-disant rétablir la même forme d'élection que toutes les élections municipales alors qu'on introduit 25 % de proportionnel ce qui n'existe pas ailleurs. Enfin de proportionnel de prime majoritaire ce qui n'existe pas ailleurs. Donc en fait on voit bien que ce sont des faux arguments.

Moi je dis on ne touche pas aux élections à un an des élections. On prend le temps. Bien sûr, il faut réformer le mode de scrutin, il faut le réformer parce que il y a les métropoles qu'il va falloir aussi peut-être voter directement, faire voter directement par les par les habitants.

Il y a plein de choses à faire mais pas comme ça, pas dans l'urgence et pas au mépris d'une étude correcte et d'un travail correct des législatures. Et on continue à parler de Paris. On retrouve pour ça Jacques Paquier.

Bonjour Jacques. Merci beaucoup d'être avec nous, directeur de la rédaction du journal du Grand Paris. Et on va parler d'un sujet qui concerne Paris mais pas que puisque l'Assemblée nationale a approuvé mercredi la suppression des zones à faible émission.

On a un petit problème de son Jacques. On a du mal à vous entendre. On va C'est l'article pardon.

Ça va ? Et là on vous entend. C'est bon.

Euh, il suffisait de cliquer. Oui. Donc euh, excusez-moi.

Oui. Euh, euh, bonjour madame la sénatrice. Vous savez donc c'est l'article un article 15 ter euh de la loi dite de simplification qui supprime comme vient de le dire Orian, toutes les enfin qui vise à le à à les supprimer puisquelle n'est pas encore définitivement adoptée cette loi.

J'aurais voulu savoir d'une part ce que vous en pensez, même si j'ai un petit un petit pressentiment. Et d'autre part, vous êtes élu de la métropole du Grand Paris qui avait adopté une politique volontariste sur le sur le sujet. Est-ce que l'adoption de cet article l'empêche la métropole de mener toute politique visant à réduire les pollutions de l'air en l'occurrence liée à la circulation de véhicules polluants ?

Oui, enfin, j'allais dire la réponse est comprise dans votre question euh mais effectivement sur cette question des FE, les ZFE donc qui permettent en fait de limiter le trafic polluant dans les euh dans les métropoles, donc dans les métropoles très denses autour des grandes villes, mais c'est un sujet qui est important parce que c'est avant tout un sujet de santé publique. En limitant le trafic, on permet effectivement aux habitants de ces grandes villes et enfin aux habitants et voisins de ces grandes villes de mieux respirer. Et ça ça n'est pas négligeable aujourd'hui.

J'allais presque dire ça devrait être non négociable mais justement c'est la question de la négociation de ces affe qui est en cause aujourd'hui. C'est pas tant qu'on ait des zones à trafic limité et cetera. Ça au contraire tout le monde tout le monde est d'accord pour les avoir, c'est que ces zones doivent être accompagnées de mesures sociales importantes pour que chacun puisse y participer.

Et c'est ça l'erreur du gouvernement, c'est de ne pas les de ne pas avoir accompagné ces affe de mesures sociales importantes. Et donc plutôt que de mettre en place ces mesures sociales, aujourd'hui on se retrouve avec des NFE qui vont être purement et simplement supprimés. Moi je dis ça s'appelle jeter le bébé avec l'eau du bain.

En fait, il fallait mettre des mesures sociales. C'est ça qu'il fallait faire aujourd'hui. Mais en du coup vous vous vous comprenez si si c'est ce à défaut de la soutenir, vous comprenez alors la position parce que c'est l'argument principal de LFI du et de quelques élus de la droite républicaine pour voter cette suppression.

C'est cette fameuse cette fameuse rangain qui dit que c'est une zone à forte exclusion. Vous vous partagez cette ce ce sentiment juste pour compléter la la question de Jack Antonette Gul avant que vous répondiez, on va écouter Sébastien Chenu qui est le vice-président du Rassemblement national invité hier du grand jury. Ces zones à forte émission étaient en fait des zones à forte exclusion qui venaient encore une fois taper la France populaire, celle qui a besoin de sa voiture pour se transporter, celle qui aurait été impactée, celle qui n'a pas les moyens d'acheter forcément une voiture électrique.

Nous y avons mis un coup d'arrêt. Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je dis que c'est trop facile en fait, c'est trop facile de mettre l'écologie comme bouc émissaire d'absolument tous les problème.

Là, ce qu'il faut effectivement, c'est traiter la question de la qualité de l'air. Et ça ne peut se faire qu'en limitant les qu'en limitant pour limiter la pollution, il faut limiter la circulation d'une manière ou d'une autre ou limiter la circulation polluante. Et pour cela, il faut mettre en place des politiques sociales d'accompagnement.

Et ça ça va ensemble. Écologie et sociale et justice sociale, ça va ensemble. Vouloir les séparer et après dire "Ah bah voilà, on jette l'écologie." Et bien non, moi je ne suis pas d'accord.

On met ensemble écologie et justice sociale dans toutes nos mesures et on on les on les fait se réaliser pour la santé des habitants. Vous vous déplorez que euh et et comme David Béliard, autre élu de Paris, vous déplorez que les les aides ne soient pas par exemple euh proportionnell davantage au revenus. Ce serait une des solutions selon vous ?

Bien sûr. Et David Béliard a tout à fait raison lorsqu'il lorsqu'il mentionne ça, hein. C'est notre candidat à la mairie de Paris.

Et il dit très clairement euh que il dit très clairement que nous aurions dû accompagner les plus les plus faibles, les plus fragiles, les plus pauvres par des aides qui soient effectivement proportionnelles au revenus. C'est ça qu'on doit faire, c'est accompagner les mesures environnementales de mesures sociales fortes. Et Jacques Paquet, on va regarder la une du journal du Grand Paris Renouveau de la Bignade en Île-de-France.

Les défis restent nombreux. C'est à la une de votre journal cette semaine. Merci beaucoup Jacques Paquier d'avoir été avec nous.

On va continuer sur ces sujets parce que il y a eu ce vote euh qui supprime les ZFE aujourd'hui. Euh il y a un texte qui est examiné à l'Assemblée nationale sur la 69 quelques jours après euh que la justice a a autorisé la la reprise euh des travaux, même si elle s'est pas prononcée sur le fond. Euh il y a eu ce qui s'est passé autour de la loi du plomb qui réintroduit de manière temporaire les néonicotinoïdes et qui va arriver en en CMP en commission mix paritaire.

Est-ce qu'on est face à des reculs clairs de l'écologie aujourd'hui ? C'est un cauchemar en fait ce que nous vivons, ce que nous avons vécu cette semaine pour l'écologie. Clairement en fait euh vous les avez cités hein, nous avons euh trois grands textes euh qui vont aller traiter des sujets euh euh qui vont aller traiter et mettre en place des solutions très problématiques pour les questions écologiques.

Que ce soit lo9 pour les terres agricoles, que ce soit la loi du plomb sur le recul des néonicotinoïdes, c'est pas possible. ou alors encore cette mesure sur les ZFE ou encore sur le zen dans la loi de simplification. Donc à un moment donné nette, voilà le zéro artificialisation net sur lequel on revient alors que toutes les collectivités l'avaient mis en place.

Ça l'écologie ne peut pas être le bouc émissaire de tous les mots. En fait nous devons avancer avec des mesures écologiques et il est faux de penser qu'en se passant d'écologie on réussira à aller plus vite vers du développement. C'est pas vrai.

On va droit dans le mur. Nous devons protéger le vivant. Nous avons encore quelques années où nous pouvons le faire et c'est maintenant qu'il faut le faire réellement.

Donc là, oui, c'est pas très sérieux et quand on dit que l'écologie est traitée dans tous les parties et cetera, on voit bien qu'en réalité c'est pas vrai. À chaque fois qu'on peut avoir des reculs écologiques et bien on les a les différents parties se mettent d'accord pour avoir ses reculs. Moi, je le dis clairement, nous ne devons avoir qu'une seule boussole.

C'est à la fois c'est d'allier écologie et justice sociale et là nous irons mieux. Allez, on passe à l'actualité du Sénat et vous avez auditionné il y a quelques jours le patron d'arrcelor Mital. L'entreprise qui a annoncé son intention de supprimer environ 600 postes dans cette sites industriel du nord de la France.

Peut-on préserver ces emplois alors que l'acier fait face à une concurrence féroce et aux attaques de Donald Trump ? On va voir les temps forts de cette audition avec Alex Poussard. [Musique] Bonjour Alex.

Bonjour Arian. Bonjour Antoine Gul. Bonjour.

Et Alex, le PDG d'Arceleur Mital a donc été auditionné au Sénat pour s'expliquer sur son plan de suppression de poste en France. Oui. Alors on le rappelle, Arceleur Mital est un géant de la sidérurgie.

C'est le deuxè producteur d'acier au monde. Il emploie 168000 personnes dans 60 pays dont plus de 15000 personnes en France. Mais les sites français d'Arceleur Mital font l'objet d'une restructuration avec 636 suppressions de postes sur sep sites différents dans le nord de la France qui des suppressions de postes qui ont été annoncées par la direction du groupe et une décision qui s'inscrit dans la crise de l'acier en Europe.

On écoute le PDG d'harceleur Mital. Aujourd'hui, nous devons faire face à des changements structurels et non uniquement conjoncturels. Le premier facteur, c'est une baisse constante et continue de la demande en Europe et en France.

En 2008, la demande d'acier tout produit confondé s'élevait à 160 millions de tonnes. Elle est aujourd'hui de 120 millions de tonnes, soit une baisse de 25 % avec de grandes différences suivant les pays. Alors, à cette baisse de la demande s'ajoute une concurrence chinoise à Bakou et puis la guerre commerciale lancée par Donald Trump contre l'acier européen.

Pour relancer ce secteur en Europe, l'Union européenne a annoncé en mars dernier un plan qui prévoit d'abord une baisse du coût de l'énergie, une taxe carbone aux frontières et des mesures de protectionnisme face à la concurrence. Un plan qui est attendu par la direction d'arreleur Mital et le PDG du groupe en France s'est voulu rassurant durant cette audition, rassurant sur l'avenir de l'emploi en France. Le problème, c'est qu'Arcelor Mital avait promis l'an dernier un un investissement d' 1,8 milliards d'euros dans la modernisation du site de Dquer qui est un site important pour le groupe et pour la France.

Modernisation avec des fours électriques et donc décarboné. Mais cet investissement a été mis sur pause fin 2024 avant l'annonce de la suppression de 250 postes sur le site de Derkqu. Et donc euh cette stratégie d'harcelor Mital, elle a de quoi agacer les sénateurs et notamment Yannick Jadu.

Donc à un moment donné euh soit vous inscrivez dans une réelle politique européenne de la sidérurgie, soit un moment donné vous nous expliquez que en fait vous préférez investir ailleurs, vous affessez progressivement la production et à ce moment-là, on est parfaitement légitime à demander une nationalisation temporaire ou à une reprise de mise sous tutelle publique de vos usines en attendant qu'il y ait des opérateurs privés qui veulent investir en Europe. Une une nationalisation des usines françaises d'harceleur métal qui selon Alain LR de la salle n'aurait aucun sens car il rappelle que son groupe est un groupe mondial et les entreprises françaises en sont dépendantes. La désindustrialisation en France c'est un fait.

Donc vous prenez un site comme Dunker, vous le prenez tout seul sur le marché français et vous chargez d'un kerk et vous me direz comment vous faites. Et même si vous faites une nationalisation avec un but de revendre après vous avez un site qui est énorme qui est le plus grand site européen sur un marché où il y a plus de marché. Voilà donc faut se poser cette question également. le président d'Arcelor Mital France qui a confirmé durant cette audition la fabrication d'un premier four électrique sur le site de DC que ce sera à la fin de l'été.

Antoine Gul, est-ce que cette audition elle vous a rassuré sur l'avenir à moyen terme de l'emploi en France avec ce groupe harceleur métal ? Je ne dirai pas ça. Je ne diraiis pas que ça m'a rassuré.

J'avoue même que ça m'a inquiété parce que au-delà de tous les chiffres qui sont donnés, on sait aujourd'hui que le groupe harceleur Mital, c'est quand même 17 milliards 17 milliards de bénéfices de distrib des distributions de dividendes importants. C'est des aides publiques qui sont importantes aussi des aides publiques françaises et des aides publiques européennes qui sont importantes. Et tout ça doit créer du devoir de la part d'harceleur mital sur les emplois.

Et donc, il est absolument inacceptable qu'aujourd'hui harceleur mutal se permettent de fermer des sites ou euh de et de licencier euh des personnes. Moi, je viens de la région euh de la vallée de la Fche d'Ange, là où on a vu les derniers haut fourneaux d'harceleur mithal pour cette région en tout cas fermer les uns après les autres. Je peux vous dire qu'une région où le principal industriel se retire progressivement devient petit à petit effectivement une région, j'allais dire une région morte parce que c'est très très dur à vivre pour les habitants, pour les familles, pour celles et ceux qui travaillaient.

Et donc ça, il faut en tenir compte. Ça n'est pas que une question financière de gros et cetera. Il y a une question humaine derrière.

Quand on dit 636 personnes, c'est 636 familles. C'est 636 enfants peut-être multipliés par 2 s'il y a deux enfants par euh par famille. C'est beaucoup c'est beaucoup de gens qui vont souffrir de ces de cette fermeture.

Il y a eu des efforts qui ont été faits pour décarboner pardon à la fois par la par la France, à la fois, j'allais dire par l'État parce que il y a eu des subventions pour ces ces études de recherche de décarbonation. Et bien mettons-les en place, faisons de l'acier décarboné maintenant en France. Il est temps de le faire.

Nous devions déjà le faire à Florange et à Haange. Il y avait déjà les études qui étaient en cours il y a 20 ans. Aujourd'hui, nous devons le faire euh pour nous devons le faire à Dingerc.

Donc, faisons-le et arrêtons toute forme de licenciement. Arceleur Mital a les moyens de continuer à garder ses sites ouverts. Selon vous, le groupe a les moyens de ne pas faire de restructuration malgré quand même cette crise importante pour le secteur de l'acien en Europe avec beaucoup de facteurs, le prix de l'énergie, la concurrence chinoise, la guerre commerciale américaine.

Donc c'est ces restructurations, elles étaient évitables. Alors ces restructurations sont évitables. C'est un choix he d'arcel de le faire.

Alors bien sûr, peut-être avec avec des bénéfices moindres, ça je l'entends, mais à un moment donné entre des dividendes aux actionnaires et l'emploi, nous devons choisir l'emploi. Mais est-ce que est-ce que ça se joue au niveau européen comme le dit Emmanuel Macron ? Alors plus qu'au niveau franco-français.

Non, ça se joue aussi au niveau français. Je veux dire, à un moment donné, je disais que ça se jouait aussi au niveau européen et on voit le nombre d'aides européennes qu'a reçu Harcelor Mital, mais ça se joue aussi au niveau français et nous devons nous absolument tout faire pour garder une industrie de bonne qualité en France. Nous ne pouvons pas n'être qu'un pays de service.

Nous devons le faire sur absolument tout euh toutes nos entreprises. Je suis allé visiter la semaine dernière euh une entreprise euh une entreprise en Meuse euh qui s'appelle la Meusienne et qui fabrique des tubes en acier et euh qui effectivement elle aussi aurait dû fermer a été reprise par ses salariés. Oui.

Mais quand vous voyez par exemple que ce weekend Donald Trump il annonce qu'à partir de mercredi après-demain, la surtaxe sur l'acier et sur l'aluminium importé passera de 25 à 50 %. qui double les taxes. Est-ce qu'à un moment ça pousse pas des entreprises comme Arcelor à se restructurer pour rester compétitive ?

Alors, il y a plusieurs choses sur ces taxes. Il faut aussi avoir une réponse et une réponse européenne en terme de taxe. Je veux dire, on peut également nous aussi protéger protéger nos marchés.

Donc c'est plutôt vers cette solution qu'il faut aller et puis après effectivement il faut garder nos entreprises. Je le redis, il faut garder nos entreprise. Le marché existe et suffisamment important pour permettre à Harceleur Mital encore euh aujourd'hui de distribuer des dividendes et des dividendes conséquents à ses actionnaires.

C'est donc bien que c'est un secteur qui est encore lucratif, un marché qui est lucratif mais un marché mondial l'a précisé le patron d'Arceleur Mital France. Et donc du coup, il a répondu à Yannique Jad euh cette menace d'une nationalisation des usines françaises d'Arcoral, et bien ce serait une fausse bonne idée. Bah ce serait une fausse bonne idée.

Ça c'est son avis bien entendu hein. Moi je pense que euh s'il ne s'engage pas à euh garder l'ensemble des employés qui aujourd'hui travaillent sur les sites d'harceleur Mital, et bien ce sera une très bonne idée parce qu'avant tout devre l'emploi sur notre territoire et nous ne devons pas laisser les entreprises en tout cas des entreprises qui continuent à prospérer. Nous ne devons pas les laisser licencier.

Merci beaucoup. Merci Alex. Merci.

À tout à l'heure. On parlera des revers politiques subis par les écologistes sur différents textes à ces derniers jours et ce sera à suivre dans une demi-heure. Merci Antonette Gul.

Merci d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure. Dans 20 minutes, on reviendra également sur les célébrations de la victoire du PSG puis les questions que ça a posé évidemment en matière de sécurité. On va en parler tout de suite avec notre invité, le porte-parole du RN, Laurent Jacobelli nous rejoint.

M.

Antoinette Guhl : « ArcelorMittal a les moyens de continuer à garder ces sites ouverts » — Antoinette Guhl · Pourquijevote