15/11/2023 Conférence de presse de l’AJP : M. Mathieu Lefèvre, député Renaissance du Val-de-Marne...
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 17:23OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir diffusé ces images à l'Assemblée nationale ?
- 19:36OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut envisager une diffusion plus large de ces images ?
- 20:20OuverteRéponse directe
Pourquoi cette projection et quelles sont les réticences de la gauche ?
- 23:14OuverteRéponse directe
Faut-il revenir à la version initiale du gouvernement sur l'immigration ?
- 25:25OuverteRéponse directe
Comment convaincre les Républicains et une partie de la gauche sur ce texte ?
- 26:50OuverteRéponse directe
Comment éviter un 49.3 sur le budget ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:56Fait
« nous ne sommes pas des agents de propagande nous sommes des députés de la République française »
- 5:41Fait
« il n'y a pas de double standard une vie en Vaute une autre et nous devons tout faire pour protéger les populations civiles notamment à Gaza et Israël doit respecter le droit humanitaire international ça n'est pas négociable »
- 7:50Fait
« ce qui s'est joué le 7 octobre encore une fois ça n'est pas une tue de masse c'est une volonté d'anéantir une volonté de niiliser l'autre »
- 11:32Chiffre
« avec près de 600 interpellations et de nombreux déferments »
- 12:15Fait
« il y a je vais pas leur faire de la publicité mais monsieur Soral par exemple qui n se présente que rarement aux audiences ou encore Boris Lelay qui est aujourd'hui au Japon »
- 21:47Fait
« le Sénat supprime purement et simplement l'aide médicale d'État »
- 23:14Fait
« le Sénat a eu des apports qui sont je crois tout à fait intéressants et dont on va pouvoir débattre à l'Assemblée »
- 29:00Fait
« les Français se rendent bien compte et les enquêtes d'opinion le prouvent que il faut légiférer sur la question migratoire »
- 32:33Fait
« la première ministre a missionné deux personnes monsieur Stéphanini et Monsieur Evin qui connaissent parfaitement ces sujets pour pouvoir évaluer cette dépense »
- 40:28Fait
« toutes les oppositions refusent de voter le budget »
- 48:31Chiffre
« la loi à laquelle vous faites référence prévoit d'avancer le calendrier de retour sous les 3 % de déficit public »
- 50:41Fait
« nous sommes particulièrement exposés mais enfin je crois que nous nous sommes un grand pays »
- 52:09Fait
« je soutiens cette disposition je pense qu'il faut pas avoir de pudeur sur cette question on a besoin d'avoir des grandes fédérations internationales sur notre sol »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
bonjour bonjour à tous bonjour Mathieu Lefèvre député renaissance du valde Marne et président du groupe d'amitié France Israël de l'Assemblée nationale on va commencer tranquillement en attendant les les quelques retard àires notamment en raison de l'horaire un peu un peu inhabituel beaucoup de sujets à évoquer avec vous évidemment de la projection qui a eu lieu hier soir à l'Assemblée nationale au au conflit et la situation au Proche Orient et puis également le projet de loi immigration le projet de loi de finances euh juste quelques mots pour vous rappeler avant de commencer que notre rencontre est retransmise sur le portail vidéo Internet de l'Assemblée nation
nationale qu'un live tweet est assuré notamment par notre ami Nicolas Prisset de la tribune dimanche qui ne peut pas être présent mais qui nous regarde justement en vidéo et qui m'a fait parvenir quelques quelques questions voilà et je laisse la parole à Chantal Didier pour pour commencer la rencontre oui bon bonjour monsieur le Président la projection des des images de de des horreurs du 7 octobre évidemment ébranler beaucoup de député et de journaliste la veille pour pourquoi pourquoi avoir décidé cette diffusion au sein de l'assemblée d'abord dire que c'était un moment très
difficile difficilement ça fonctionne ouais c'était un moment très difficile mais je crois que c'est un moment très nécessaire nécessaire pour plusieurs raisons la première c'est que rien ferait pire je crois que l'oubli et on vit dans une société une information en chasse une autre une forme de submersion informationnelle qui pourrait conduire à l'oubli et puis il y a aussi le risque de la relativisation ce risque de la relativisation on l'a vu la semaine dernière avec David guerot qui a présenté des propos qui sont de nature à remettre en cause la véracité des faits je pense que nous
parlementaires on a ce rôle qui est d'être des témoins de l'histoire de pouvoir dire cette vérité ça n'était pas hier une projection qui avait une vocation à être une opération de communication ni une opération politique c'était une opération de mémoire et je pense que c'était nécessaire dans ce double contexte certains députés de gauche étaient quand même un peu réticents certains ont même évoqué hier matin dans les conférences une une certaine indécence ils étaient très choqués euh je sais pas pourquoi peut-être ils ont pas explicité d'ailleurs je sais pas si c'est parce qu'il y avait pas d'autres images en parallèle ou bien euh qu'est-ce que vous pensez de ces réticences c'est quand même un peu
politique ça participe de la guerre de l'information non euh nous ne sommes pas des agents de propagande nous sommes des députés de la République française je vais vous le dire comme je le pense et moi je n'ai pas projeté ces images pour justifier quelques réponse indiscriminée que ce soit de l'armée israélienne et je le dis et je continuerai à le redire comme l'a dit le président de la République il n'y a pas de double standard une vie en Vaute une autre et nous devons tout faire pour protéger les populations civiles notamment à Gaza et Israël doit respecter le droit humanitaire international ça n'est pas négociable en revanche pour répondre à ces députés jeais leur dire que moi je comprends ceux qui n'ont pas souhaité y assister pour les qui c'était trop dur
j'ai des collègues qui m'ont dit on y arrivera pas parce oui certains ont dit ont carrément reconnu effectivement que ce serait trop dur et qui supporterait pas ces images tellement violentes il y a des gens qui sont sortis de la salle moi-même j'ai détourné le regard à nombreuses reprises parce que je ne veux pas que ces images restent figées dans ma mémoire en revanche ce qui est indécent ce sont les images que nous avons vu elle-même et qui porte atteinte au genre humain et et et qui témoignent d'une volonté d'aller au-delà d'un simple si j'ose dire massacre de masse cétait une volonté d'anéantir voilà ce qu'on a pu voir dans les images d'hier comment est-ce qu'on ressort de de de de ce moment est-ce qu'il y a une forme est-ce que d'édification même si on
savait he déjà ce qui ce qui ce qui s'était passé est-ce que ça peut participer d'une prise de conscience éventuellement quand c'est nécessaire David guireud finalement lui a voulu aussi assister à à la projection et en sortant voilà il a amendé ce qu'il avait pu dire il y a il y a quelques jours ce qu'il avait ce qu'il a fait déjà un petit peu fait en amont mais est-ce qu'on en ressort différent on en ressort nécessairement différent dès l'instant où on a un peu d'humanité en nous et et surtout on ne comprend pas comment un être humain peut faire cela à un autre être humain et cette incompréhension là je pense qu'il est important de la partager et il est important de redire que ce qui s'est joué le 7 octobre
encore une fois ça n'est pas une tue de masse c'est une volonté d'anéantir une volonté de niiliser l'autre et moi j'ai été é particulièrement marqué par euh je rentrerai pas dans le détail des images évidemment mais par l'indifférence des auteurs de ces actes qui étaiit fier de ce qu'ils avaient fait et ben je peux vous dire que ça interroge sur le genre humain et sur ce qu'un homme est capable d'infliger un autre homme ces derniers jours ces images elles ont été projetées à l'attention d'un certain nombre de de de journalistes qui qui souhaitaent se se rendre compte par eux-mêmes cette projection à l'Assemblée nationale hier soir est-ce que sans parler évidemment d'une diffusion au grand public il y a beaucoup d'images qu'on n' pas su identifier d'ailleurs dans un premier
temps sur les réseaux sociaux qui qui qui ont pu tourner est-ce qu'il faut éventuellement envisager de un autre type de de de diffusion de Français qui qui qui pourrai souhaiter les voir à destination peut-être d'étudiants évidemment pas pas n'importe quel âge et cetera mais est-ce qu' est-ce qu'il y a une réflexion qui peut s'engager sur qui peut doit éventuellement pouvoir voir ces images je ne crois pas je pense que le grand public ou même un public restreint ne peut pas avoir accès à ces images parce que vous ne pourrez jamais lutter contre l'éveil d'une conscience extrêmement malintentionnée qui prendrait appuie sur celle-ci pour prendre modèle et et répéter ces actes
absolument barbares et ignoble je pense que le format est le bon la presse évidemmentgard à son pouvoir d'information et les parlementaires eugard à leur pouvoir décisionnaire je crois d'ailleurs que le Sénat va le faire la semaine prochaine ça me paraît être un public suffisant euh avant cette projection il y a eu la marche de dimanche pour la République et contre l'antisémitisme 3 jours après qu'est-ce que vous en retenez euh ça a plutôt été considéré compte tenu de de la façon dont dont ça s'est déroulé et de l'affluence les organisateurs ont parlé de de de de sursaut ça a plutôt été considéré dans dans la presse comme un comme un succès même s'il y a pas eu
l'affluence qu'on a pu connaître lors d'autres manifestations notamment au moment de de de Charlie qu'est-ce que vous en retenez 3 jours plus tard et et maintenant en quelque sorte c'était une marche très sobre et très digne et je voudrais remercier la présidente de l'Assemblée nationale et le président l'arché pour l'avoir organisé on a entendu des marseillaises on a entendu des vive la France et ça faisait chaud au cœur parce que je crois que la lutte contre l'antisémitisme ça n'est pas seulement le combat des Juifs de France ça doit être le combat de tous les Français et nous avons vu les valeurs de la République se déployer dimanche dans les rue de Paris mais également partout en France où il y a eu de de nombreuses mobilisations maintenant ce combat ça ne
doit pas être le combat d'un seul jour ça doit pas être le combat d'une seule marche ça doit être un combat quotidien et on doit lutter contre l'antisémitisme partout et et et sous toutes les formes évidemment au plan de l'éducation nationale je le dis je pense que il faut que dans notre République on soit capable d'enseigner l'histoire et notamment l'histoire du 20e siècle partout sur le territoire national dans les tribunaux également c'est la raison pour laquelle avec Caroline yadan nous avons déposé une proposition de loi on l'avait fait avant ces événements et avant cette explosion des actes antisémites pour que les personnes qui se livreraient à à l'apologie de crime de guerre ou de crime à caractère antisémite puisse être appréhendé
partout sur le globe et je crois qu'on doit lutter également contre l'antisémitisme au plan pénal la réponse doit être extrêmement ferme et il me semble qu'elle l'est ces derniers jours avec près de 600 interpellations et de nombreux déferments concrètement au-delà de l'Arsenal qui peut exister aujourd'hui votre proposition de loi qu'est-ce qu' qu'est-ce qu'elle changerait elle a deux objets le premier c'est la capacité pour un tribunal d'mettre un mandat de dépôt ou un mandat d'arrêt pour une personne qui se livrerait à l'apologie de crime de guerre ou de crime contre l'humanité ou de crime à caractère antisémite et que l'on ne pourrait pas appréhender soit parce que cette personne ne se présente pas au tribunal soit parce qu'elle est à l'étranger pour vous donner quelques
exemples il y a je vais pas leur faire de la publicité mais monsieur Soral par exemple qui n se présente que rarement aux audiences ou encore Boris Lelay qui est aujourd'hui au Japon et qui se permet d'envoyer des tractes nazis puisque il s'agit de tracte nazi ça c'est le premier objet de cette proposition de loi son deuxième objet c'est de transformer l'injure non publique pour ces mêmes ces mêmes promotion d'actes en délit en renforçant les sanctions qui sont appliqué et en inscrivant une circonstance aggravante pour antisémitisme notamment pour les personnes dépositaires de l'autorité publique oui pour revenir sur la marche certains observateurs ont remarqué que il y avait peu de jeunes
et peu de diversité est-ce que vous cela vous inquiète ou est-ce que finalement c'est c'est c'est l'image de la France qui vote mais pas tellement de l'ensemble de la France qu'est-ce que vous entendez par peu de diversité il y avait pas beaucoup de de musulmans puisque ils avaient pas voulu y participer oui euh il y avait pas beaucoup de jeunes pas beaucoup de voilà c'était quand même assez assez classe moyenne bon reprendre l'expression de de de rachidti assez classe moyenne voire classe moyenne supérieure je pense qu'il faudrait pas prendre appui sur leur absence à cette marche pour justifier quelques amalgam je dis pas que c'est ce que vous faites
he quelqu amalgame que ce soit et je pense que l'immense majorité des musulmans de ce pays veulent vivre en paix en paix avec tous les autres Français tous leurs autres coreligionnaires et et et je pense qu'il faut faire très attention à toutes les tentatives de division qui sont celles qui parcourent notre pays aujourd'hui qui visent à confondre islam et islamisme notamment moi je ne confondrai jamais islam et islamisme et je pense que il faut faire très attention quand on a ces analyses encore une fois je dis pas que c'est la vôtre mais certaines personnes ont pu l'avir l'immense majorité des musulmans de notre pays veulent vivre en paix et l'immense majorité des musulmans n'ont rien à voir avec ces actes antisémites
que nous connaissons et encore une fois il faut le redire ne confondons pas les Juifs de France avec la réponse de l'État d'Israël ils n'en sont pas responsabl ils ne sont pas responsables des massacres à Gaza et de la même manière les musulmans de notre pays ne sont pas responsables des crimes du Hamas et je pense que c'est important de le dire et de le redire et pour aller plus loin sur votre question oui ce sursaut doit être le sursaut de tous les Français mais je suis certain que dans le cœur et dans les consciences de tous les Français moi j'ai parlé à beaucoup de des citoyens de ma circonscription cette marche même s'ils n'y ont pas participé ils y souscrivent François oui François gerv raison politique précisément les dirigeants musulmans de la Mosquée de Paris notamment ont
regretté que il il n'y ait pas eu un appel contre le racisme en général et ils disent ils auraient appelé les musulmans français à vootter est-ce que vous souhaitez que dans l'avenir je sais pas dans combien de temps il a une démarche identique contre le racisme avec le président de la République moi je participerai à toutes les démarches visant à lutter contre le racisme contre les actes islamophobes et je suis prêt à y participer chaque jour que fera que fera cette république je pense en revanche qu'il faut faire très attention à à la concurrence victimaire j'ai entendu les propos de cette imam hier qui semblait relativiser le nombre
d'actes antisémites et demander j'ai vu V monsieur catnin également qui disait combien d'actes islamophobes cessons d'opposer les Français les uns aux autres un acte islamophobe est un acte de trop évidemment mais un acte antisémite est aussi un acte de trop et personne ne peut nier que depuis maintenant le 7 octobre on connaît une explosion des actes antisémites je je crois que beaucoup est fait et notamment dans la classe politique pour essayer d'opposer deux France mais l'histoire ça n'est pas l'histoire de de France les les Juifs de France ils sont d'abord français et les musulmans de France ils sont d'abord français
président une initiative pour lutter contre le racisme le président de la République il n'a pas à démontrer qu'il est l'un des premiers défenseurs des Juifs de France rappelle que c'est lui notamment qui avait assimilé l'antisionisme à l'antisémitisme c'était il y a quelques années à présent le président de la République il est sur tous les fronts pour lutter contre toutes les formes de racisme et toutes les formes de discrimination en janvier dernier la première ministre présentait un plan de lutte contre toutes les formes de discrimination je crois qu'on doit continuer à le mettre en œuvre et moi j'ai aucun doute que tous les républicains de ce pays participeront à n'importe quelle marche dès l'instant où elle visent à lutter contre ces discrimination bonjour monsieur Lefer
j'ai une question sur cette diffusion dont je n'arrive pas encore complètement à comprendre le sens euh le 13 novembre 2015 lors des attentats à Paris où euh notre pays avait déjà connu le terrorisme mais ce soir-là il le il le voit dans toute sa cruauté la jeunesse française se fait massacrer sur les terrasses et personne n'avait diffusé les images de ce massacre je me souviens notamment d'une vidéosurveillance dans une pizzeria ou ou un restaurant je ne sais plus exactement qui avait été attaqué et un seul média sur le web un petit média l'avait diffusé et tous les autres médiia avait absolument refusé de voir ces images étant journaliste je sais également que nous n'y tenions pas spécialement nous ne voulions pas les diffuser pourquoi aujourd'hui pour ce
massacre du 7 octobre c'est différent il n a pas eu le 13 novembre des diffusions à l'Assemblée nationale pourquoi aujourd'hui c'est différent et pourquoi aujourd'hui selon vous il est important de voir ces images de violence merci c'est différent parce que d'abord comme je vous l'ai dit il y a des tentatives de relativisation de ce qui s'est passé moi quand j'entends les propos de Monsieur guireud et et je me réjouis qu'il soit venu d'ailleurs je pense que c'est indispensable que partie de la classe politique puisse avoir accès à ces images pour ne plus dire que euh ce sont euh des faits qui peuvent être mis en doute ou relativisé euh en revanche personne n'a été euh comment dira chacun étéit libre de venir ou voir ou ne pas
voir ces images je pense qu'il était important de les montrer euh parce que une chose et de lire ce qui a pu se passer une autre une autre est de se rendre compte euh de de de celle-ci et encore une fois je pense que ce qui s'est joué le 7 octobre ça n'est pas euh et je veux pas je je dis pas ça pour euh comparer les événements les uns aux autres qui n'ont euh rien à voir mais ce qui s'est joué le 7 octobre c'est une volonté d'anéantir une volonté de de de niiliser euh une population et c'est une grave atteinte à l'humanité je pense que c'était nécessaire et et que le risque d'oubli était là et qu'il est
malheureusement toujours là et quand je vois les réactions de certains collègues je je je pense que c'était important qu'il puisse y avoir accès je pense notamment à Monsieur Caron monsieur Caron a reconnu que ces images étaient particulièrement éprouvantes et choquantes parce que on a tous cette humanité en nous et et et de ce point de vue je pense que ce travail était nécessaire est-ce qu'il y a d'autres questions sur ces sujets non euh il y a un projet de loi qui a déjà beaucoup fait parler ici alors qu'il vient à peine d'être voté au Sénat c'est le projet de loi évidemment sur sur l'immigration euh d'abord le texte tel qu'il a été voté hier au Sénat
euh comment est-ce que vous le percevez euh qu'est-ce qu'il faudra changer ou pas on rentrera en ensite sur les différents volets mais globalement qu'est-ce qu'il faudra changer ou pas lors de la lecture à l'Assemblée nationale est-ce que l'équilibre général vous sommes satisfaisant ou pas d'abord je me réjouis que le Sénat ait adopté ce texte si on se replace il y a 10 jours encore de cela je suis pas certain que chacune et chacun d'entre vous aurait misé sur l'adoption de ce texte qui plus est avec une disposition qui était quand même particulièrement je crois contesté par la majorité sénatoriale qui est celle de l'introduction de de titre de séjour pour les personnes en situation irrégulière situé dans les métiers en tension eu cela on le doit à Gérald
armanin on le doit à sa capacité à convaincre et à emporter l'adhésion de la majorité sénatoriale et aujourd'hui le parcours législatif arrive à l'Assemblée nationale je pense qu'il est important de ne pas balayer d'un revers de main tout ce qu'a fait le Sénat on est en situation de majorité relative c'est bien normal que de pouvoir discuter avec des partenaires politiques qui ont enrichi ce texte pas seulement les républicains d'ailleurs et pour répondre précisément à votre question dans ce casit la majorité sénatoriale il y a des choses que on ne reprendra pas parce que ça ne correspond ni à notre projet ni à nos valeurs quand le Sénat supprime purement et simplement l'aide médicale d'État on n'ira pas dans cette
voie parce que on pense que il s'agit là d'une question humanitaire importante on pense qu'il s'agit là également d'une question sanitaire très importante ça ne veut pas dire pour autant qu'on ne puisse pas travailler la question de l'aide médicale d'État quand le Sénat par exemple supprime la disposition qui permet à des demandeurs d'asile en provenance de pays dont on peut escomter qu'ils auront l'asile compte tenu de leur provenance on ne les suivra pas dans cette direction parce que cette disposition nous paraît indispensable pour faciliter le parcours d'intégration des demandeurs d'asile dans notre pays en revanche le Sénat a eu des apports qui sont je crois tout à fait intéressants et dont on va pouvoir débattre à l'Assemblée c'est le cas notamment du contrôle de l'immigration
étudiante c'est aussi la question des quotas même si elle pose des questions juridiques assez aigu c'est également l'élargissement des levées de protection pour les personnes qui commettent des troubles à l'ordre public et qui empêche leur expulsion par le ministre de l'Intérieur maintenant on rentre dans un travail important d'analyse de ce texte avec Florent bouier qui est un excellent connaisseur de ces sujets qui sera rapporteur général sur l' article 3 qui est loin d'être le seul article du texte mais qui a beaucoup cristallisé les débats y compris au au sein de de de de la majorité à l'Assemblée nationale euh qu'est-ce que vous pensez de la version du Sénat est-ce qu'il faut revenir euh à euh la version initiale du gouvernement
parce que ça pourrait correspondre selon certains à un équilibre général du texte est-ce qu'on peut amender la proposition initiale euh sans peut-être aller aussi loin que le Sénat qu'est-ce que qu'est-ce que quelle est votre position à vous en tout cas on attendant de voir ce qui se fera ici sur ce sujet encore une fois d'abord je me réjouis que le Sénat euh soit venu à la raison et au pragmatisme sur ce sujet il s'agissait pas d'un appel d'air il s'agissait pas de faire venir des milliers et des dizaines de milliers d'étrangers en situation régulière comme on a pu l'entendre ici et là il s'agit de personnes qui sont sur le territoire national et qui travail qui respecte les valeurs de la République et qu'on souhaite intégrer à la fois par pragm
isme parce que on voit bien que dans les métiers en tension on connaît aujourd'hui de très fortes difficultés de recrutement et ça va ne faire que que s'accélérer et également par idéologie parce qu'on croit à l'intégration par le travail donc le Sénat a accepté cela ils on ont fait une disposition qui est une disposition qui n'est plus opposable qui fait que il n'y a plus une opposabilité du droit de la part du demandeur mais néanmoins ils ont conservé les principales les principaux atouts de cette disposition notamment le fait que ce soit le salarié qui puisse demander ce titre ils en ont renforcé les conditions de délivrance notamment en renforçant la durée de résidence préalable la durée de travail préalable moi je pense que on doit pouvoir
travailler peut-être euh pas aller dans le sens d'une d'un total pouvoir donné à l'autorité préfectorale très certainement doit-on pouvoir travailler à une compétence qui soit liée à une base législative mais enfin tout ça c'est c'est de la cuisine parlementaire c'est c'est c'est c'est pas que de la cuisine parlementaire apparemment c'est assez essentiel Jeon que c'est le préfet ou que effectivement il y a une base législative qui renverrait vers un juge il faut une base législative et le Sénat l' voté c'est une ligne non c'est vraiment une ligne de fracture avec Alair donc au-delà de ce de dire bon très bien ils ont travaillé et cetera comment allez-vous convaincre vraiment
les les républicains à l'INEM et la une partie de la majorité de plutôt de gauche chez vous de s'entendre sur ces textes enfin franchement je je pense que c'est à moins que vous soyez très adepte du grand écart mais enfin ça va être je suis beaucoup moins pessimiste que vous encore une fois pardon je le répète mais d'abord parce que le Sénat on a accepté le principe ce qui n'était pas gagné il y a encore pas pas de la référence législative le Sénat a accepté le principe que l'on puisse légaliser sur notre territoire des gens qui travaillent dans des métiers ention oui non pas pas légaliser REC oui d'accord et et il y a une disposition législative c'est l'article 4 bis du projet de loche vous avez raison je je je disais cuisine
parce que je voulais pas rentrer dans ce niveau de détail ça fait partie des choses extrêmement extrême mais c'est extrêmement important en revanche moi je dis à titre personnel je pense que ce droit ne doit pas être opposable en effet et je pense qu'il est important de laisser une certaine forme de laattitude à l'autorité préfectorale peut-être pas toute l'attitude en revanche chacun comprend bien que les métiers en tenstion ne sont pas les mêmes par exemple d'une région à une autre et nécessairement qu'il puisse y avoir un peu de de souplesse laisser à l'autorité préfectorale pour la délivrance de ces titres ça me paraît être une bonne chose euh on on voit bien effectivement qu'il y a aussi parce que ça fait partie du processus législatif et du du du jeu
sans que ce soit péjoratif parlementair euh des des des discussions avec les uns et les autres et la nécessité de de de faire voter le texte Infiné donc on a vu ce qui s'est passé au Sénat le le comment dire le l'équation est un petit peu différente évidemment à l'Assemblée nationale avec une majorité relative des groupes de gauche un groupe de droite groupe du du rassemblement national euh d'une certaine façon comment est-ce que vous espérez éviter un un un éventuel 493 en comptant peut-être sans forcément le vote pour d'un certain nombre de groupes de l'abstention par-ci par là c'est c'est ça qui est en train de se se construire et et de voir comment vous comment vous construisez sur l'article 3 et sur les autres mesures les les choses suffisamment finement peut-être pour
permettre au texte d'aboutir encore une fois peut-être grâce à une un certain nombre d'abstention bienveillante ou est-ce que vous envisagez d'ors et déjà sans en faire un drame l'éventualité d'un 493 euh avec on peut l'imaginer si si le texte revenait à à une forme d'équilibre initiale bah les républicains ici qui voteraient pas le texte mais en même temps une partie de la gauche qui qui ne voterait pas une éventuelle motion de censure enfin on voit bien que voilà il y il y a le texte lui-même et puis il y a quand même tout cet environnement politique qui fait que forcément ça aura des conséquences infines sur ce qui sur ce qui sera adopté d'une façon ou d'une autre on travaille d'abord sur le texte le Sénat nous envoie un texte avec 94 articles
donc on a beaucoup de boulot ils ont rajouté beaucoup de dispositions pour lesquelles d'ailleurs le gouvernement était favorable ministre de l'Intérieur a émis un avis favorable sur nombre de ces articles et c'est sur cette base qu'on est en train de travailler d'abord en interne Florent bouer fait un travail très important avec Ludovic mendz mais aussi les responsables de ce texte dans notre groupe pour voir ce que l'on peut ou non retenir de ce qu'a proposé le Sénat mais moi je pense que compte tenu de ce qu'a fait le Sénat comp tenu du travail qui va être le nôtre un compromis promis est possible je pense qu'il est possible et je pense qu'il est
souhaitable il est souhaitable parce que les Français se rendent bien compte et les enquêtes d'opinion le prouvent que il faut légiférer sur la question migratoire à un moment où la tension les demandes sont extrêmement importantes pas seulement en France mais en Europe et dans le monde comp tenu des désordres des désordres mondiaux et je crois que chacun ici à l'Assemblée nationale du moins des ceux qui sont animés par l'esprit de service public et qui veulent aider notre pays se rendre bien compte qu'il faut un texte pour notre pays je pense que c'est le le cas des républicains euh je suis convaincu qu'il souhaitent que notre politique migratoire puisse être réformé qu'on
retrouve plus de souveraineté dans la maîtrise de notre politique migratoire je pense que c'est le cas aussi d'autres partis de gauche les socialistes ont été confrontés également à la question migratoire quand ils étaient en responsabilité et je suis confiant je pense qu'on arrivera à un accord Brigitte bonjour une question sur l'article 3 encore vous vous dites qu'il faut pas qu'il y ait un droit opposable si je comprends bien sachaer lui il préférait qu'il y en ait un ça veut dire que le compromis doit être davantage trouvé avec votre propre majorité qu'avec les républicains aujourd'hui le compromis doit être trouvé avec tout le monde vous savez il faut aussi par exemple je suis pas certain que les députés républicains soitent aujourd'hui d'accord sur la
mesure et l'ensemble des mesures qu'ont adopté le Sénat le compromis il doit être celui de toutes les parties prenant à ce texte et on doit arriver à pouvoir légiférer assez rapidement sur cette question je pense qu'il y a urgence à légiférer sur la question migratoire tant les défis que nous connaissons sont nombreux regardez par exemple la question de la réduction des délais pour la demande d'asile moi je suis frappé de voir à quel point euh on l' a vu avec cé la duupont concrètement quand on est allé à l'OFPRA à la CNDA on avait besoin des mesures qui étaient présentées par ce texte parce que le parcours du demandeur d'asile aujourd'hui est beaucoup trop long donc on a urgence à légiférer et je suis certain qu'on arrivera à trouver des consensus euh
avec les oppositions et évidemment dans la majorité euh c'est un sujet pour lequel c'est un sujet important pour la majorité et évidemment qu'il y a des sensibilités sur ce texte mais enfin ce qui nous rassemble est beaucoup plus fort que ce qui peut nous diviser sur cette question on on a du temps donc on va continuer un petit peu sur le projet loi immigration tant qu'il y a des questions et on passera à d'autres sujets ensuite si si vous voulez bien pour euh la clarté de de notre rencontre Sami et puis Anita donc toujours sur le projet de lo immigration et sur laame où vous avez dit que vous ne suiveriez pas la la voix qu'a compris les sénateurs Gérald Armin et le gouvernement plutôt ont se sont cont un avis de sagesse au Sénat là-dessus comment est-ce que vous
avez pris cet avis de sagesse et puis Géral d'manin a l'air de dire que ça va de toute façon être considéré comme un cavalier législatif au Conseil constitutionnel est-ce que c'est la voie qui va être choisie c'està-dire laisser le Conseil constitutionnel trancher là-dessus est-ce que vous partagez aussi son opinion sur le fait que c'est censé être quelque chose de budgétaire en fait qui figurait dans un texte budgétaire alors sur la question juridique pour vous répondre moi je suis pas qualifié mais je comprends quand même que l'article 45 de la Constitution fait que cette disposition n'a pas sa place dans ce texte mais c'est pas parce qu'elle a pas sa place dans ce texte que on doit pas débattre et c'est la raison pour laquelle la première ministre a missionné deux personnes monsieur
stéphanini et Monsieur Evin qui connaissent parfaitement ces sujets pour pouvoir évaluer cette dépense et je pense qu'il faut évaluer cette dépense il faut pas la sanctuiriser il faut pas en faire un totem toute dépense publique doit pouvoir être évaluée cependant nous on a des lignes rouges qui sont la défense de nos valeurs on considère que quand une personne est en situation d'urgence vitale quelqu qu'elle soit elle doit pouvoir être soignée et sauvée on considère que les microbes n'ont pas de frontières et que le risque sanitaire est beaucoup trop grand à supprimer l'aide médicale d'État mais en fait il y a des pistes de réforme qui existent euh dans d'autres pays européens il y a des solutions qui ont été mises en œuvre par exemple l'instauration d'un ticket
modérateur pour les soins non vitaux naturellement on l'avait fait en France en 2011 ça avait permis de réduire le nombre de personnes qui étaient bénéficiaire de l'aide médicale d'État on peut aussi imaginer un accord préalable pour des soins qui sont des soins non urgent de la part de de l'Assurance Maladie ù on peut encore imaginer que les bénéficiaires de laame pour l'être encore une fois pour des soins non vitaux puissent doivent formuler une demande de titre de séjour qu'on comprend difficilement que quelqu'un qui ne formule pas de demande de de titre de séjour pourrait bénéficier de soins non vitaux voilà donc je pense que sur cette question il faut être très pragmatique et c'est à mon avis le sens de la discussion qui a
eu lieu au Sénat pine qui a le micro et puis ensuite Anita pardon oui je sais pas si vous allez me répondre en on mais on savait que l'année dernière enfin le mandat dernier la majorité tanguait plutôt sur le centre gauche parce que énormément de députés venaient plutôt des rond des socialistes de gauche aujourd'hui pour ce mandat là c'est un peu plus flou en tout cas pour moi c'est-à-dire j'aimerais savoir un peu près si vous pouvez me répondre le rapport de force qu' y a dans cette majorité sur ce centre gauche qui a un tout petit peu dévié plutôt au centre droit et moi dans dans cette loi immigration je ne sens pas trop de résistance dans votre majorité pour contrer ce qui a été fait au Sénat un sénateur influent me disait même hier sachoulier avec lequel il échange
beaucoup a bien baissé ton concernant l'article 3 et tous les les feux rouges qu'il mettait sur ces dispositifs donc est-ce que vous pensez réellement que votre majorité peut vous faire des misères sur ces sur ces mesures là ou si globalement elle votera d'un seul homme ou d'une seule femme allez alors je c'est pas une question de H ou de off mais je vais vous dire la vérité on n pas une majorité de droite on n pas une majorité de gauche on est la majorité du dépassement comme vous le savez et on a envie que d'une seule chose c'est que des mesures utiles puissent être adoptées et ce texte comme vous le savez c'est un texte qui est pas équilibré c'est un texte qui est radical dans les deux directions qu'il emprunte radical
enf faveur de l'intégration et radical en faveur de la fermeté et de l'expulsion des délinquants étrangers notamment moi j'ai aucun doute je n'ai jamais entendu des collègues me dire ce que comporte ce texte je ne pourrais pas le voter voilà sur la question du Sénat notre majorité par exemple sur la question de laame là oui on peut avoir des débats et des discussions et je pense que aucun d'entre nous au sein du groupe Renaissance ne souhaite la suppression de l'IDE médicale d'État et aucun d'entre nous au groupe groupe Renaissance ne souhaite la suppression de la disposition par exemple permettant de travailler pour les demandeurs d'asile et aucun d'entre nous ne souhaite remettre en cause le droit du sol ça ce sont des éléments qui sont des
éléments intangibles maintenant oui on a des sensibilité mais je pense que le travail du Sénat c'est un travail fouillé n'est pas de nature à rendre impossible un compromis je pense que sur cette base on doit pouvoir y travailler mais il faut aussi que nous-même nous ayons une posture consistante à dire ne balayons pas d'un revers de main tout ce qui a été fait Anita qui attend depuis un petit moment et puis Nicolas j'ai j'ai une double question euh vous dites que vous travaillez en interne on a l'impression que tous les travaux parlementaires se font en interne justement et que il n'y a plus de véritable débat notamment pour le budget en séance parce que non pas à cause du déclenchement de l'article 493 qui est
inéluctable mais à cause de la rapidité du déclenchement de l'article 493 avant même que on puisse envisager que tel ou tel amendement puisse être accepté par le Gouvernement et ma deuxième question concerne le projet de loi immigration euh pour avoir un peu suivi les les débat au Sénat on a quand même le sentiment que cette le texte qui est sorti du Sénat est devenu une sorte de variable d'ajustement des problèmes interne au sénateur LR alors comment est-ce que vous pensez régler ça à assemblée alors c'est-à-dire ce je comprends pas votre deuxè point mon 2uxème point c'est que il y a le le
groupe LR au Sénat était divisé sur l'adoption de l'article enfin sur la modification de l'article 3 notamment les uns ou plus généralement sur l'adop la rédaction d'un texte une partie de du groupe ne voulait pas de texte et donc le le compromis a été un certain nombre d'amendements pour qu'il y ait un texte à la sortie et qu'il n'y ait pas de vote de refus de vot merci alors oui al juste sur le budget 493 on en reparlera peut-être après si tu veux bien Anita répondez peut-être d'abord sur l'immigration je crois qu' encore une question de Nicolas sur le PG à l'immigration c'est ça non c'est sur autre chose répondez aux deux si vous voulez suite je réponds aussi sur budget oui commence peut-être par
l'immigration puis ite on continuera sur cette question moi je je connais je j'ai pas connaissance de ces disensions et de cette et de ces débats non mais moi ce que j'observe c'est qu'il y a un texte qui a été adopté avec une disposition sur les métiers en tension que le Sénat a enrichi le texte que le gouvernement a donné un avis sinon favorable du moins de sagesse à la majeure partie de ses ajouts que le gouvernement a tenté de rétablir des dispositions pour lesquelles que le Sénat avait supprimé et qui sont difficilement compréhensibles je pense notamment à la disposition consistante à sanctionner les employeurs de personnes en situation irrégulière à mettre une amende administrative c'est une disposition qui pointait en effet certaines
contradictions chez les républicains comment peut-on concevoir que l'on refuse un titre de séjour pour des personnes en situation irrégulière et en même temps refuser de sanctionner les entreprises qui allaient recruter des personnes en situation irrégulière bon moi j'observe qu'il y a un texte c'est une base de travail et c'est à nous de de l'enrichir surond sur le budget sur le budget d'abord nous avons eu le débat dans son intég ité en commission des finances ensuite tous les textes budgétaires n'ont pas été soumis au 493 ça a été le cas notamment du projet de loi de finances de fin de gestion grâce à Thomas kaznav et au rapporteur général du budget on a obtenu
un compromis sur un texte budgétaire ça me paraît être à souligner en revanche moi je vais vous dire qu'est-ce qu'on a vu de la part des oppositions durant le budget et a-t-on vu une proposition concrète sur le projet de loi de finance 2024 une proposition qui est utile au français et du côté de la gauche l'extrême gauche on a vu des avalanches de milliards d'euros à tel point qu'ils sont obligés eux-mêmes en commission quand ils ont vidé les crédits d'un programme pardon c'est encore un peu de la cuisine mais de dire stop on ne fait plus voter nos propres amendements parce qu'il y a plus rien sur le compte est-ce que c'est bien sérieux est-ce que c'est une façon de recevoir la main tendue que forme le gouvernement et la majorité et
encore une fois le gouvernement et la majorité doivent prendre toute leur part à cette coconstruction qu'est-ce qu'on a vu du côté de l'extrême droite est-ce que vous avez vu une proposition de l'extrême droite je vous dis pas qu'on l'aurait retenu c'est l'extrême droite on ne l'aurait pas retenu mais enfin on a rien vu donc force de constater que sur le budget on en arrive à une situation dans laquelle il faut un budget à la France il faut un budget à la France c'est indispensable c'est mathématique toutes les oppositions refusent de voter le budget on peut comprendre la posture politique qui consiste à dire c'est le budget donct nous voterons contre et moi dans l'opposition peut-être voteris-je contre le budget de la majorité mais enfin le 493 n'est que la conséquence logique me
semble-t-il de ces diverses postures Nicolas d'abord oui je voudrais savoir si à titre personnel vous faites partie de ces députés qui souhaiterait que pour la loi sur l'aide à mourir enfin le Parlement puisse s'en emparer autrement dit que le président arrête de tergiverser et que vous puissiez l'examiner et si vous-même vous avez déjà un choix optionnel qui se dessine c'est un sujet merci c'est un sujet très difficile je veux dire moi ma conviction est très très loin d'être faite sur ce sujet d'abord parce que j'avoue en pleine humilité que ce sont des dispositions extrêmement techniques je pense qu'il faut se
nourrir de réflexions qui ne soient pas que des réflexions juridiques mais aussi des réflexions philosophiques sur le rapport du pouvoir politique avec la mort et avec la vie moi j'ai visité des unités de de soins palliatifs dans ma circonscription j'ai échangé avec beaucoup de médecins j'ai vu aussi la dérive que pouvait emporter certaines dispositions euh d'aide active à mourir dans d'autres pays que que le nôtre je je je suis très prudent sur ce sujet Jean-Michel qui attend depuis un petit moment peut-être pardon Brigitte
Brigitte ensuite vasy Jean-Michel oui bonjour Jean-Michel lami Nouvel Économiste article 64 de la Constitution la justice est une autorité et pas un pouvoir judiciaire alors n'est-il pas temps de lancer une une mission d'information sur ce le respect de cette frontière puis tout de même c'est aujourd'hui un jour particulier pour l'avocat du pont Moretti faut-il rappeler hein que parmi une quinzaine d'avocats qui étaient concernés il aura été le seul à porter plainte contre des écoutes téléphoniques que je qualifie pas décidé par le parquet national financier donc bien sûr il y a séparation des pouvoirs mais tout
de même la c'est même prévu par la Constitution a le droit de s'exprimer sur votre première question je pense que tous les travaux parlementaires sont son sont les bienvenus même si je suis pas certain qu'on ait besoin d'une mission pour éclairer le Parlement sur cette question sur le garde des saut moi je pense qu'il a droit pleinement droit à la présomption d'innocence et il a pleinement le droit de se défendre et je pense que en la matière il n'est ni au-dessus des lois ni en dessous des lois voilà ok euh Éric cotier a annoncé qu'il ne se rendrait pas aux rencontres de Saint-Denis c'est le cas aussi de manuel
bonpard et d'Olivier fort est-ce que vous pensez que ces rencontres sont dévitalisé et que de fait ce sont les dernières rencontres vendredi est-ce que ça contourne pas aussi le travail des parlementaires et est-ce que la la droite en refusant de s'y rendre euh reste pour vous un parti de gouvernement ou ça ù ça remet en cause je trouve que c'est dommage de pas se rendre à l'initiative du Président de la République président de la République il est au-dessus des partis et il a proposé dans un format que je crois constructif de pouvoir échanger avant avec l'ensemble des forces politiques de ce pays à un moment où on a comme je le disais besoin d'unité et besoin d'entendre ce que chacun a formulé comme
proposition au pays il est fidèle en cela à sa conviction et et à ce qui a fondé je crois son élection et sa réélection c'est qu'une idée n'est pas bonne parce qu'elle est de droite ou elle n'est pas mauvaise parce qu'elle est de gauche et inversement elle est bonne parce qu'elle est utile au pays je pense que il faut toujours se rendre à l'initiative du Président de la République et toujours ouvrir la main pour à celui qui l'attend pour coconstruire quelque chose voyez par exemple sur la question de l'élargissement du champ du référendum aux questions migratoires que pent les républiqu c'est me semble-t-il une question légitime ils sont fondés à le proposer même si le référendum en la matière n'est pas l'alpha et l'oméga et je pense
que ce type de format pourrait leur permettre de faire passer ces messages et pour répondre à votre question je considère que les républicains sont et restent évidemment un grand parti gouvernement qui ont donné à la France plusieurs présidents de la République et qui aujourd'hui euh se trouve dans une situation dans laquelle ils sont confrontés je dirais à la nécessité de à la fois de de de conjuguer leur opposition et de construire avec la majorité je pense que ça ça suppose qu'il puisse appréhender ce qui est fait au regard de ce qui est utile ou ce qui n'est pas utile pour le pays et pas d'où
ça bien oui Sami justement la proposition de loi constitutionnelle des républicains son examen va être entrelacé avec le projet de loi immigration à la fois en commission et et en séance publique est-ce que vous considérez que lors de cet examen il faut aussi envoyer des messages à la droite même si la loi a assez peu de chance d'être adoptée à l'assemblé en première lecture est-ce que son examen par la force des choses est pèse sur l'examen du projet de loi du du gouvernement en tout cas je pense qu'il faut pas balayer d'un revers de main cette proposition consistante à à élargir euh le champ du du référendum nous sommes goulistes et nous euh sommes
les héritiers de cette filiation entre euh le peuple et ses représentants et je pense que élargir la question du référendum aux questions migratoires à être important donc il faut pas le le balayer d'un revers demain je ne sais pas euh ce que sera ce que donnera l'examen en commission de cette proposition de loi en revanche je pense que nous devons euh nous devons ne pas y être hostile par principe je reviens sur le le budget je me fais le porte-evie comme j'en évoqué la possibilité en début de rencontre de Nicolas Prisset absolument sur la question des économies est-ce que compte tenu de ce qui avait été annoncé au départ de des discussion de l'élaboration du projet loi de finance pour 2024 vous considérez que le compte y est au regard aussi de la la situation
budgétaire de de l'objectif d'un retour à 3 % à terme on a ce soir justement une motion de censure qui sera discutée sur l'adoption définitive de la loi de programmation des des finances publiques est-ce que le compte y est en matière d'économie oou est-ce comp tenu des des difficultés notamment en matière de pouvoir d'achat dans un certain nombre de de services publics où on sait toujours où il faut mettre davantage de moyens mais pas forcément où en retirer vous dites que bah le gouvernement a fait ce qu'il a pu en la matière d'abord j'observe que les objectifs que le gouvernement s'est fixé en matière de finances publiques sont non seulement tenu mais amélioré par rapport à ses propres prévisions à tel point que la loi à laquelle vous faites référence prévoit d'avancer le calendrier de
retour sous les 3 % de déficit public et nous faisons mieux en matière de dette en matière de déficit budgétaire en matière de soldes public que ce que nous avions prévu il y a de cela il y a de ça 1 an et dans le projet de loi de finance il y a des économies qui sont des économies structurel quand le gouvernement met fin à une aide fiscale pour l'investissement locatif iront avec 40 années de politique fiscale en la matière quand le gouvernement recentre le préateau zéro et permet par ce recentrement de l'élargir tout en réalisant des gains budgéaire je pense que c'est extrêmement structurant
maintenant pour assurer nos objectifs dans le long terme il faudra évidemment aller plus loin et aller plus loin ça suppose de faire l'exercice de revue de dépenses car annoncé compte annoncer les ministres de façon extrêmement minutieuse et la majorité y est prêt y est prête parce que nous nous savons que une nation dont les comptes sont en désordre c'est une nation qui s'abandonne et on refuse la fatalité qui consiste à à à à dépenser plus en 2027 pour les intérêts de notre dette que pour la transition écologique que pour l'investissement de nos enfants donc on y prendra toute notre part oui en fait les économies restent minimes quand même parce que c'est peut-être mieux que ce que le gouvernement avait prévu
apparemment le gver la France reste quand même à la traaine en matière de dette au sein de l'Europe est-ce que c'est c'est pas un handicap par rapport aux autres pays d'ailleurs comment peser dans l'Europe si on donne pas le bon exemple et on le donne pas et ensuite bon ne parlons pas des niches fiscales parce que à la limite on en supprime une c'est bien mais on en recrée une bizarrement là sur les FO enfin les salariés de la FIFA on se demande à quoi ça rime quoi euh votre question oui c'est sur le par rapport déjà on est à la traain au sein de l'Europe euh oui on est dans une situation nos finances
publiques sont un motif d'inquiétude vous avez raison au moment où les taux d'intérêt remonte nous sommes particulièrement exposés mais enfin je crois que nous nous sommes un grand pays et et et et j'observe que nous avons fait des réformes qui sont des réformes extrêmement importantes pour la soutenabilité notamment de notre modèle social je rappelle que la moitié de nos dépenses ce sont des dépenses sociales quand on fait la réforme des retraites quand on fait la réforme de l'assurance chômage on le fait parce que on veut avoir la capacité de soutenir notre modèle social dans la durée et il vous a pas échappé que ça a été particulièrement difficile que de faire
et de tenir ces deux réformes donc je crois que nous allons dans la bonne direction est-ce qu'il faut aller plus loin oui très certainement faut-il aller plus loin mais j'observe que là encore que dans le débat public ceux qui nous donnent beaucoup de leçons sur les finances publiques sont beaucoup moins promptes à nous proposer des économies et à l'inverse on l'a vu le débat budgétaire est plutôt un débat qui se fait en proposant des dépenses ou en augmentant des dépenses fiscales et et et et encore une fois on a vu une avalanche de dépenses notamment à gauche et à l'extrême gauche qui sont pas de nature à favoriser le retour à l'équilibre de nos comptes et sur la FIFA moi je soutiens cette disposition je soutiens cette
disposition je pense qu'il faut pas avoir de pudeur sur cette question on a besoin d'avoir des grandes fédérations internationales sur notre sol ça permet de ramener de l'activité économique ça permet à des salariés de venir travailler sur notre territoire euh quand on a fait des régimes fiscaux euh euh disons euh euh privilégiés pour attirer des grands événements comme l'Euro 2016 comme la Coupe du monde de rugby euh il y a eu des voix qui se sont élevé pour dire qu'il ne fallait pas le faire ben moi je pense qu'il fallait le faire parce que je suis heureux de voir que notre pays peut accueillir ces grands événements et je pense que euh le gain euh les recettes fiscales euh qui seront liés aux externalités positives de cette mesure seront largement
supérieures aux pertes de recettes à voir euh Linc a annoncé une hausse du du taux de chômage euh il y a eu une réforme de l'assurance chômage précédemment hier a été adopté définitivement le le projet de loi pour le le plein emploi qui fixe un objectif euh de plein emploi à 5 % d'ici à d'ici à 2027 Bruno Lemer a dit ce matin que notre modèle social euh ne permettrait pas vraisemblablement d'atteindre cet objectif est-ce que ça veut dire que d'autres réformes en la matière sont sont nécessaires et lesquelles on parlait de à l'instant de la la réforme de de l'assurance chômage dans le projet de la plein emploi et la réforme du du RSA pas seulement mais notamment euh
qu'est-ce que vous comprenez de de la déclaration de Bruno Lemire sur sur le modèle social euh d'abord cette hausse du taux de chômage elle est tout de même assez conjoncturelle est lié au au au retournement conjoncturel qu'on observe pas uniquement en France mais partout ailleurs en Europe et nous sommes d'ailleurs de ce point de vue assez assez préservés ce qui est intéressant de voir dans ces chiffres c'est que par exemple chez les jeunes on a une augmentation du taux de chômage si je me trompe pas mais en même temps une augmentation du taux d'emploi chez les jeunes ça veut dire que il y a une entrée d'emploi qui est beaucoup plus forte pour certaines catégories que pour d'autres et le taux de de chômage augmente alors même qu'on a des difficultés de recrutement dans les
métiers en tension et dans certains métiers qui est encore plus fort ça se tarif pas ça veut dire qu'on a un problème pour apparier l'offre et la demande d'emploi on a commencé à résoudre ce problème je crois par la réforme de l'assurance chômage qui permet d'aller dans le sens non pas d'une coerition mais d'une plus forte contrainte néanmoins à la reprise d'emploi on continue de le faire avec la formation professionnelle et l'apprentissage mais ces réformes elles doivent pouvoir donner leur pleine mesure et et on change pas un modèle économique qui date de 30 ans en 5 ans ou 6 ans je pense qu'il faut persévérer dans ce sens aller plus loin
encore très certainement sur la question de l'apprentissage qui me paraît être indispensable et puis également c'est la réforme de l'enseignement professionnel qui vise pour dire les choses clairement à privilégier des voies qui sont des voies dans lesquelles il y a le plus de Chan d'emploi que possible mais enfin malheureusement ces réformes peuvent pas produire des effets à court terme vous parliez des jeunes est-ce qu'il y a aussi certains évoquent de nécessaires amélioration en matière de formation des des seniors avec des des carrières qui évoluent est-ce que le làdus incontestablement il y a beaucoup de choses qui ont été faites dans la réforme des retraites qui doivent là encore trouver leur pleine évolution et moi je suis intimement convaincu que
cette réforme elle permettra également aux employeurs d'avoir un autre regard sur leurs employés seniors quand l'âge légal recule B nécessairement on n pas le même effet horizon sur l'employabilité d'un senior donc elle produira des effets sur l'emploi des seniors mais il faut aussi que les entreprise change de regard pas considérer qu'une personne est bonne à jeter à la poubelle parce qu'elle a 55 ou 65 ans ou 60 ans ou bien avant vous avez raison moi je pense qu'on doit se dire que les personnes qui ont 60 ans elles ont plus à nous apprendre que les personnes qui ont 30 ans dernière question peut-être parce qu'on a promis de vous libérer à 12h30 maximum euh Nicolas posait une question tout à
l'heure sur le le projet de loi fin de vie qu'on qu'on qu'on attend euh on évoquait le l'élargissement éventuel du champ du référendum avec la la question de de l'immigration ça pourrait aussi s'appliquer éventuellement à à la fin de vie euh est-ce que vous vous seriez favorable sur ce sujet important mais mais compliqué qui engage la la conscience de chacun à ce que alors il faudra tout de même savoir où est placé le le curseur avec un projet qui sera proposé mais est-ce que vous seriez éventuellement favorable à ce que cette réforme si elle doit aboutir euh soit tranchée par par référendum ouais c'est une question difficile hein je pense qu'il faut non c'est déjà qu'on a un débat parlementaire sur cette question moi
j'ai souvenir des travaux de Monsieur Leonetti et et d'Alain CLA qui avaiit ét des travaux extrêmement et qui ont permis d'éviter que ce débat soit sujet à de nombreux fantasmes je pense qu'il faut qu'on ait un travail parlementaire je ne peux pas exclure la question du référendum par principe même si ce sera évidemment une prérogative du chef de l'État mais à tout le moins je pense qu'il faut qu' qu'on a la capacité d'en discuter et d'en débattre ici à l'Assemblée nationale et au Sénat merci merci Mathieu lefère merci à vous merci à tous bon après-midi
y
Mathieu Lefèvre