🔴 Suivez en direct la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 47 %Défensif 13 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 52:28ComplaisanteRéponse partielle
Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre.
- 52:31OuverteRéponse partielle
La parole est à présent à Monsieur Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine.
- 1:02:27ComplaisanteRéponse partielle
Monsieur Tanguy s'il vous plaît
- 1:02:44OuverteRéponse partielle
Monsieur le Premier ministre je me permets donc de rappeler ici une évidence
- 1:08:47OuverteRéponse partielle
La parole est à présent à Madame Cyrielle Chatelain, Présidente du groupe Écologiste et Social
- 1:09:13OuverteRéponse partielle
Monsieur le Premier ministre vous avez déjà réussi une chose, c'est que c'est sans doute la déclaration de politique générale la plus attendue depuis 2022
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:27PrésentateurFait
« Cet accord a d'ores et déjà permis la libération tant espérée de 20 otages détenus par le Hamas à Gaza. »
- 31:16IntervenantChiffre
« il est réduit à 4,7% du PIB contre 4,6% suite au retrait de la suppression des 12 jours fériés. »
- 31:50IntervenantChiffre
« nous aurons respecté les 5,4% de déficit prévus par mon prédécesseur. »
- 41:47IntervenantChiffre
« Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d'1,8 milliard d'euros en 2027. »
- 51:13IntervenantPromesse
« Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget parce qu'il traduit une politique pour la France. »
- 51:34IntervenantFait
« C'est un gouvernement de mission. »
- 51:41IntervenantFait
« respecter les engagements de chacun, y compris ceux des oppositions. »
- 52:56PrésentateurFait
« s'il vous plaît, pour laisser l'orateur s'exprimer. »
- 53:25IntervenantFait
« vous prononcez votre discours dans une crise politique inédite sous la Ve République. »
- 53:34IntervenantFait
« la politique française a donné le pire des spectacles. »
- 53:58IntervenantFait
« la politique française s'est abîmée. »
- 54:55IntervenantFait
« nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité qui est connue notre histoire. »
- 56:09IntervenantFait
« aspire à ce que notre pays retrouve les chemins de l'intérêt général. »
- 1:01:33IntervenantFait
« Les Français ne consomment plus parce qu'ils sont inquiets. »
- 1:02:04IntervenantFait
« geler les moyens consacrés à nos armées dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide. »
- 1:03:56IntervenantChiffre
« en Auvergne-Rhône-Alpes nous avons baissé de 15% les dépenses de fonctionnement sans augmenter le poids de la dette ni la moindre taxe. »
- 1:04:53IntervenantFait
« quand un employeur veut augmenter de 100 euros un salarié au SMIC, il doit mettre 500 euros sur la table. »
- 1:05:15IntervenantChiffre
« un couple aux aides sociales avec trois enfants va toucher 2300 euros d'aides sociales net d'impôts et de charges. »
- 1:11:45PrésentateurFait
« nous parlons d'une réforme qui a été imposée par 49-3 que Michel Barnier alors Premier ministre a maintenu coûte que coûte. »
- 1:13:59PrésentateurChiffre
« dont le patrimoine boursier a progressé de 400% en 6 ans. »
- 1:14:22PrésentateurChiffre
« la taxe Zuckman qui pouvait ramener 20 milliards d'euros. »
- 1:15:07PrésentateurChiffre
« Sanofi 1 milliard d'euros de crédit d'impôt recherche en 10 ans et il a supprimé 3500 emplois dans la recherche. »
- 1:15:15PrésentateurChiffre
« Carrefour a bénéficié d'un allégement de cotisation d'un milliard et demi d'euros et dans le même temps ses effectifs en France sont passés de 112 000 à 75 000 salariés. »
- 1:15:49PrésentateurChiffre
« la sous-indexation des retraites de 0,4 points par rapport à l'inflation jusqu'en 2030. »
- 1:17:14PrésentateurChiffre
« il est bien loin le temps où il y avait 361 sièges occupés par des soutiens du président de la république. »
- 1:20:45IntervenantFait
« nous ne voulons pas de l'extrême droite au pouvoir. »
- 1:23:47IntervenantFait
« au moment où nous ouvrons le débat budgétaire de respecter l'article 40 »
- 1:23:51IntervenantFait
« à s'exposer à une censure quasi automatique »
- 1:24:17IntervenantFait
« le premier ministre a indiqué faire le choix de ne pas recourir à l'article 49.3 de la constitution »
- 1:24:37IntervenantFait
« 149 à l'inéa 3 la liberté des parlementaires vous l'avez rappelé est immense »
- 1:24:52IntervenantFait
« on s'accommodait reconnaissons-le assez facilement du 49.3 tant il permettait de dire n'importe quoi de faire n'importe quoi de ne rien assumer »
- 1:25:17IntervenantFait
« personne ne pourra se défausser tout le monde devra assumer »
- 1:26:05IntervenantFait
« souvenez-vous de l'East Trust en Grande-Bretagne ce sont les marchés au final qui lui ont dicté sa politique »
- 1:28:05IntervenantChiffre
« la seule hausse du taux d'intérêt depuis un an c'est une facture de 8 milliards d'euros »
- 1:28:20IntervenantFait
« les budgets des ministères de l'agriculture et de la justice réunis »
- 1:34:08IntervenantFait
« notre pays s'enfonce dans une crise politique inédite sous la cinquième république »
- 1:36:59IntervenantFait
« nous avons désormais le déficit le plus élevé de la zone européenne »
- 1:37:02IntervenantFait
« et une dette colossale »
- 1:38:18IntervenantFait
« nous sommes aujourd'hui le deuxième pays d'Europe le plus dépensé en proportion de notre PIB »
- 1:40:02IntervenantChiffre
« nous avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisants pour un retraité »
- 1:40:09IntervenantChiffre
« là où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisants pour un retraité »
- 1:40:18IntervenantChiffre
« elle est aujourd'hui de plus de 22 ans »
- 1:49:15IntervenantFait
« une ligne spécifique dans le budget concernant les 4 milliards d'euros prévus »
- 1:49:33IntervenantFait
« les 25 millions qui seraient prévus sont largement insuffisants »
- 2:03:28IntervenantChiffre
« 3400 milliards d'euros de dette »
- 2:03:37IntervenantFait
« le seul déficit de la zone euro à s'aggraver »
- 2:03:39IntervenantFait
« le record du monde des prélèvements obligatoires »
- 2:03:41IntervenantFait
« une immigration de masse qui ne cesse de croître »
- 2:03:44IntervenantFait
« une insécurité record »
- 2:07:09IntervenantChiffre
« 1,7% à l'élection présidentielle »
- 2:10:07IntervenantChiffre
« 70% réclament une démission »
- 2:18:24IntervenantChiffre
« le nombre de travailleurs payés au SMIC en 2017 était de 10%, il est de 15% aujourd'hui »
- 2:22:18IntervenantFait
« accueillir 500 000 étrangers par an »
- 2:23:40IntervenantFait
« le maintien de la réforme des retraites »
- 2:28:31IntervenantFait
« les voix des groupes favorables à revenir sur cette réforme à gauche et au rassemblement national ont une majorité absolue dans cet hémicycle »
- 2:30:29IntervenantFait
« Dominique Bernard victime du terrorisme islamiste pour avoir défendu son lycée, pour avoir défendu ses élèves, pour avoir défendu le savoir »
- 2:31:12IntervenantFait
« la France a remporté deux prix Nobel Michel Devoray en physique pour la découverte de l'effet tunnel quantique et Philippe Aguillon en économie pour ses travaux sur l'innovation »
- 2:32:23IntervenantFait
« la condamnation dans une parodie de justice de nos compatriotes Cécile Collère et Jacques Paris »
- 2:33:08IntervenantFait
« un octogénaire roué de coups en pleine rue victime de la violence gratuite »
- 2:33:14IntervenantFait
« quatre policiers blessés dans des violences insupportables en plein centre de Paris après l'annulation d'un concert »
- 2:34:07IntervenantFait
« un espoir a été donné aux salariés d'Arcelor Mittal après l'annonce d'une baisse des importations d'acier et de la hausse des droits de douane de l'Union Européenne »
- 2:34:41IntervenantFait
« le plus grand cargo à voile du monde a accosté à Saint-Nazaire »
- 2:38:10IntervenantFait
« vous avez déjà été censuré deux fois par cette assemblée comme membre des gouvernements Barnier puis Bayrou »
- 2:39:15IntervenantFait
« Emmanuel Macron proclame ce vote m'oblige avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnée en 2024 »
- 2:41:24IntervenantChiffre
« le nombre de pauvres à plus de 11 millions dans notre pays »
Temps de parole
- Intervenant26 %
- Intervenant 213 %
- ?11 %
- Présentateur11 %
- Intervenant 38 %
- Intervenant 48 %
- Intervenant 58 %
- Intervenant 65 %
- Intervenant 75 %
- Intervenant 83 %
≈ 83,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour à tous, la séance est ouverte.
Monsieur
le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues.
En
ouverture de cette séance,
je
tiens à saluer la conclusion d'un accord de cessez-le-feu à Gaza au terme d'importants efforts de médiation internationaux, dont ceux de notre pays.
Cet
accord a d'ores et déjà permis la libération tant espérée de 20 otages détenus par le Hamas à Gaza. Il doit désormais permettre l'intensification massive des opérations humanitaires au profit de la population palestinienne, cruellement éprouvée par deux ans de guerre. Ces derniers développements positifs ravivent sans aucun doute une lueur d'espoir dans la région, l'espoir que cessent les souffrances, qu'adviennent enfin une paix juste et durable à travers une solution à deux États, garantissant la sécurité et la dignité de tous.
Je
vous remercie.
Et
en votre nom en station nationale, à nos deux compatriotes, M. Michel Devoray, lauréat du prix Nobel de physique 2025,
en application
du ministre de l'Intérieur, m'informant que le 12 octobre ont été élus M. Pierre-Henri Carbonelle, député de la Première Céline Nationale, acte lundi 13 octobre 2025, du dépôt de deux motions de censure en application de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution, l'une déposée à 8h13 par Mme Mathilde Panot et 86 députés. Par Marine Le Pen et par l'inférence des présidents, a décidé ce matin que la discussion des deux motions de censure aurait lieu ce jeudi à 9h.
Je
vous rappelle la déclaration du gouvernement suivie d'un débat en application de l'article 50-1 de la Constitution. La parole est à M. le Premier ministre.
Mesdames et Messieurs
les
parlementaires,
il
faut savoir tirer les bienfaits d'une crise.
J
'ai accepté la mission que m'a confiée le président de la République
parce
que la France doit avoir un budget,
parce
qu'il y a des mesures d'urgence à prendre, sans attendre,
c
'est un devoir.
Je
l'accomplirai sous certaines conditions
qui
découlent d'évidence
de
la composition de cette Assemblée. Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime.
Cela
n'aura pas lieu grâce aux institutions de la Ve République et à ses soutiens,
mais
cette crise a des racines.
D
'autres crises sont palpables, profondes, entremêlées, crises sociales, économiques, financières, écologiques, climatiques, culturelles, internationales. Aux crises habituelles s'ajoutent les crises imprévisibles, comme celles du Covid ou de l'énergie, sans oublier les guerres.
En
s'ajoutant à certaines dépenses qui augmentent de manière automatique,
elles
expliquent pour l'essentiel la situation financière dans laquelle nous sommes. Là non plus, il ne faut rien oublier.
En
vérité, plus qu'une crise, je crois que nous changeons de monde, créant des fractures tout aussi locales que mondiales et des bouleversements géopolitiques majeurs.
Une
révolution de même ampleur que la révolution industrielle remet tout en cause.
Cette
révolution digitale, sociétale, bouleverse notre façon de vivre. Elle choque, effraie.
Il
y a le monde d'avant, il y a ce monde de demain. L'irruption de ce nouveau monde provoque mille conflits, mille raidissements.
Nous
vivons et nous vivrons dans une époque de crise. Soit on les subit, soit on les utilise.
Soit
on change, soit on saura changer.
Le
dégagisme, c'est cela.
Ceux
qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent aux vieux réflexes, aux postures, disparaîtront.
En
politique comme en tout,
en
France comme ailleurs, le basculement du monde ne s'arrêtera pas.
Au
fond, c'est la place de la France et des Français dans ce nouvel environnement qui est en jeu. Restera-t-elle parmi les pays dont la voix compte
?
Restera-t-elle indépendante
? Le
déclin n'est pas certain, le progrès non plus.
Tout
dépend de notre capacité à innover, en matière politique comme en matière sociale, économique ou scientifique. Innover, c'est vrai pour le gouvernement.
J
'ai pris acte de cet impératif. Innover, c'est assumer des ruptures.
Le
monde n'attend pas.
Dans
la vraie vie, nos concitoyens, pas les statistiques, travaillent, s'inquiètent, attendent des solutions. J'ai proposé un gouvernement de mission, d'objectif. Il n'agira qu'avec l'Assemblée nationale et le Sénat.
A
nous,
au
-delà des divergences, des écoles de pensée, des confrontations,
de
valoriser ce qu'il est possible de faire ensemble.
La
défiance de nos concitoyens n'épargne personne.
Ou
bien la politique sert à quelque chose, et les politiques trouvent des terrains d'entente.
Ou
bien ils ne les trouvent pas, et la déception se répand autant que l'impuissance.
Je
vous propose d'avancer.
L
'Assemblée, dans sa diversité et ses divisions, ressemble aux Français.
Elle
est le fruit du choix des Français. Elle traduit les doutes, peur et espérance de millions de nos compatriotes. En un mot, cette Assemblée n'a jamais été aussi représentative des Français.
Il
faut en tirer toutes les conséquences. Jusqu'ici, on en a tiré essentiellement des conséquences négatives. On peut aussi en tirer des conséquences positives. Il serait temps.
Pour
avancer, la première condition élémentaire est de pouvoir compter sur le soutien des députés qui portent le besoin de stabilité.
Je
remercie toutes celles et ceux qui ont annoncé leur soutien.
J
'ai proposé au Président de la République un gouvernement pour donner un budget sérieux et fiable pour la France, utile et bon pour les Français dans les trois mois.
Ce
gouvernement incarne le renouvellement avec l'entrée d'experts parmi les plus compétents de notre pays. Chacun apporte une expérience incontestable.
Je
les en remercie. Ils quittent des fonctions stables pour se frotter à une vie politique qui n'a pas toujours montré sa meilleure face ces derniers jours.
Ils
serviront le pays avec une nouvelle génération de parlementaires qui partagent l'envie d'avancer. Toutes et tous ont une feuille de route. Tous ont conscience des difficultés.
Pour
réussir à faire avancer notre pays avec une Assemblée nationale divisée, la seconde condition que j'avais sans doute insuffisamment mesurée, je le reconnais devant vous, est de tenir le gouvernement le plus éloigné possible des divergences légitimes qui s'expriment à travers les partis politiques. Il est logique que chacun affirme ses convictions. Chacun pose ses lignes rouges avec d'autant plus de force que des élections se profilent, c'est tout naturel.
Le
gouvernement de la République assure la continuité de l'action de l'État, porte ses propres convictions dans le respect de la diversité de ses membres, mais il doit incarner l'ouverture au débat et au compromis.
Qui
recherche les points d'accord, d'action, plutôt que de cultiver les différences ?
Parce
que dans la situation du monde, marquée par une instabilité financière, militaire, économique, commerciale, migratoire, climatique,
mieux
vaut montrer une France unie qu'une France divisée. C'est une évidence qui est tellement évidente qu'elle disparaît tant on se complit dans des querelles intérieures. Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun malgré les divergences.
Le
gouvernement proposera,
nous
débattrons, vous voterez. Là encore, c'est une rupture.
La
troisième condition pour réussir cette mission est de redonner du sens à la politique. Pas par des mots, mais par des actes. par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyens et nos concitoyens. Mesdames et messieurs les parlementaires, partager le pouvoir avec le Parlement, voici incontestablement une rupture. Dans une assemblée divisée, un gouvernement, même en s'appuyant sur la majorité la plus relative, ne peut, dans la durée, agir sans tenir compte des oppositions. Ce n'est pas possible, ce n'est plus possible et surtout, ce n'est pas souhaitable.
j
'ai renoncé à utiliser l'article 49 aligné à 3 de la Constitution. C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu'au bout, jusqu'au vote. Cette décision est forte de changements radicaux. La légitimité démocratique, c'est une démocratie où le Parlement a un rôle politique, expliquait Michel Debray, père de notre Constitution. Le Parlement et le gouvernement ayant, je le cite encore, chacun une semblable importance dans la marge de l'État et assurant les moyens de résoudre les conflits qui sont, dans tout système démocratique, la rançon de la liberté.
Et
la rançon de la liberté, pour reprendre ce terme, c'est la responsabilité. Le gouvernement présente le budget qu'il estime souhaitable, le Parlement l'examine, le discute, le modifie. C'est sa liberté. Et 149.3, sans majorité absolue, le Parlement aura le dernier mot, c'est sa responsabilité et nous devons lui faire confiance, nous ne devons pas en avoir peur.
Cela
paraît de bon sens,
c
'est pourtant presque une révolution. A vous de saisir ce pouvoir qui est une chance, un bel exercice de responsabilité pour montrer à toutes celles et à tous ceux qui ont doute que la démocratie représentative n'est pas morte, et que l'Assemblée nationale et le Sénat restent l'endroit du pouvoir de décision, du pouvoir d'agir. Quel parlementaire dira à ses concitoyens
qu
'il ne veut pas discuter le budget de l'État, le budget social de la nation ? N'est-ce pas le cœur même de la fonction parlementaire ? En renonçant au 49.3, il n'y a plus de prétexte pour une censure préalable. N'est-ce pas d'ailleurs ce que réclamait une grande partie de cette Assemblée ? Je ne reprendrai pas ici les déclarations des uns et des autres.
Vous
le demandiez, c'est fait. J'avais promis une rupture, seule en est une.
Les
débats sur la fiscalité, sur le niveau des dépenses publiques, sur le déficit public, chaque parlementaire se prononcera.
Les
débats sur les moyens à allouer pour l'écologie, la sécurité, l'éducation, le logement, les collectivités locales, la culture, l'agriculture, nos services publics, chaque parlementaire s'en saisira.
Cette
fois, son vote dictera la copie finale. On verra la position de chacun sur la dette, les impôts, les dépenses, les économies. Chaque vote sera un acte.
Le
budget sera donc au cœur du débat. Alors, que contient ce budget initial ? Une maîtrise des comptes publics qui réduira le déficit. Dans la copie proposée par le gouvernement, il est réduit à 4,7% du PIB contre 4,6% suite au retrait de la suppression des 12 jours fériés.
Comme
je l'ai déjà annoncé, dans tous les cas de figure à la fin de la discussion budgétaire, ce déficit devra être à moins de 5% du PIB car cet impératif de souveraineté s'impose à nous tous.
Nous
ne pouvons pas placer notre pays en dépendance durable de prêteurs étrangers. Et je ne serai pas le Premier ministre d'un dérapage des comptes publics. Aussi, dès 2025, nous aurons respecté les 5,4% de déficit prévus par mon prédécesseur.
Le
gouvernement proposera un projet qui, par essence, est perfectible.
Il
est urgent de continuer à dépenser moins.
L
'État a engagé une revue de ses dépenses. Des économies seront faites et il faudra désormais qu'elles s'inscrivent dans un cadre pluriannuel en s'appuyant sur une véritable réforme de l'État. J'y reviendrai dès demain devant le Sénat et devant vous dans les jours qui viennent. Sur les dépenses de l'État, on peut faire beaucoup
à
la condition de repenser son action en profondeur, de réussir sa transformation numérique, de moderniser ses interventions et d'alléger considérablement certaines procédures qui ne sont plus explicables.
Tout
le monde prône la simplification. Nombre d'acteurs dans le pays la réclament. Une majorité d'idées dans les deux chambres est possible sur ce sujet. D'autres économies seront engagées en luttant plus rigoureusement contre les fraudes, qu'elles soient sociales ou fiscales. Là encore, c'est une question de justice. Trop d'argent public est gaspillé parce qu
'on
ne contrôle pas assez à quoi il sert. Un projet de loi contre les fraudes a été déposé ce matin en même temps que le budget de l'État et de la sécurité sociale. C'est la première fois que vous pouvez vous en emparer.
Il
y a par ailleurs
des
baisses d'impôts pour les petites et moyennes entreprises. Il y aura des hausses d'impôts ciblées et exceptionnelles pour certaines très grandes entreprises. Baisses d'impôts d'un côté, hausses de l'autre pour mieux répartir les efforts au sein des contribuables et garder une maîtrise de nos prélèvements obligatoires qui sont déjà très élevés pour financer notre modèle de redistribution au profit des plus modestes.
La
fiscalité des très grandes fortunes parmi nos compatriotes
a
pu interpeller un certain nombre d'entre vous. Là aussi, il faut reconnaître qu'il peut y avoir des anomalies.
Nous
croyons que réussir par son travail est une bonne chose. Nous voulons une société où il est bon de travailler, de réussir et d'innover. Nous voulons aussi être vigilants au consentement à l'impôt. Mesdames et Messieurs les députés, encadrer l'optimisation fiscale, en particulier celle qui passe par les holdings, est une première réponse. Nous demanderons
à
créer une contribution exceptionnelle des grandes fortunes que nous proposons d'affecter au financement des investissements du futur qui touche à notre souveraineté pour les infrastructures, la transition écologique ou la défense. Là encore, Mesdames et Messieurs les députés, le débat parlementaire aura lieu. Il permettra à chacun de faire valoir ses arguments en ne perdant jamais de vue que derrière la fiscalité se pose la question du consentement à l'impôt, de la confiance et de la justice.
Le
débat fiscal doit être aussi un débat sur l'emploi et la croissance, raison pour laquelle je ne suis pas favorable à ce que le patrimoine professionnel soit touché.
Je
ne détaillerai pas
les
mesures fiscales maintenant.
J
'ai ouvert le débat
sans
tabou.
Je
vous exposerai moi-même avec les ministres les propositions que j'ai faites, les modifications que je soutiendrai et celles que je combattrai.
Le
gouvernement proposera,
nous
débattrons, vous voterez.
Sans
utilisation du 49-3, le gouvernement devra changer de méthode. Il faudra des discussions préalables, des compromis, le souci du détail et ne jamais refuser la technicité et l'appreté du débat.
La
loi se fera ici, pas à Bercy. Je montrerai moi-même l'exemple en portant la discussion générale du budget de l'État et du budget de la sécurité sociale ici même dans les tout prochains jours. Une fois de plus, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Mesdames et messieurs
les
parlementaires,
je
veux maintenant vous parler d'un sujet majeur qui a traversé notre pays, qui l'a parfois fracturé,
le
mérite, la dignité et le courage des travailleurs,
la
légitimité d'une bonne retraite.
La
fierté d'être travailleurs, c'est la fierté de nos entreprises qui ne sont pas l'affaire que des patrons mais aussi de tous les salariés. C'est celle de notre industrie, de toutes nos industries et de leurs filières électroniques, automobiles, nucléaires, chimiques, métallurgiques, aéronautiques, militaires. Cette fierté, c'est celle du goût de l'effort partout, et pour tous.
L
'effort mérite reconnaissance
et
récompense.
Le
gouvernement sera du côté des travailleurs et de celles et ceux qui veulent travailler. Le travail est la condition indispensable à la croissance et au financement de notre modèle social. Il nous faut nous attaquer à deux problèmes majeurs.
Les
Français, quand ils travaillent, sont productifs.
Par
contre, ils accèdent trop tard au travail et en sortent parfois trop tôt.
Le
deuxième problème est qualitatif.
Nous
avons en proportion trop d'emplois de services moins rémunérés et pas assez d'emplois industriels qualifiés.
C
'est la raison pour laquelle il est urgent d'accélérer la réindustrialisation de notre pays par l'investissement, l'innovation, mais aussi par notre politique énergétique.
Nous
croyons
à
la promotion interne, à l'ascenseur social. Je demanderai aux ministres du Travail et des Solidarités d'engager dès cet automne des négociations par branche pour développer des parcours permettant aux salariés en bas de l'échelle de devenir agents de maîtrise et cadres. Le travail, le mérite, la volonté de progresser doivent être encouragés et récompensés. Comme le disait Gabriel Attal à cette tribune, on ne peut pas rester au SMIC des années sans perspective de progression. Des nouveaux ministres sont arrivés avec de nouvelles idées. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont là.
Le
gouvernement présente un budget pour l'emploi, pour produire, pour que le travail paie. Nous soutiendrons la rémunération, le logement, la santé des travailleurs. Ce sera aussi un budget pour préserver l'outil de production avec la reprise de la baisse de la CVAE, impôts qui pèsent sur la production de nos petites et moyennes entreprises.
Des
propositions ont émergé de plusieurs groupes parlementaires ici même. Pour le pouvoir d'achat des travailleurs, là aussi, toutes seront examinées,
toutes
seront débattues et font actuellement l'objet d'un travail technique préalable par les ministres en charge. Une fois là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Être du côté des travailleuses et des travailleurs, c'est être aussi auprès de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui sont à la retraite.
Nous
respectons les travailleurs, donc nous respectons les retraités. Mesdames et messieurs les parlementaires, je vis donc avec quelques convictions simples, celles qu'il faut garantir l'équilibre de notre système, qu'il faut le financer pour les générations futures, qu'il faut pour chacun une retraite digne et pérenne. Il y a moins de cotisants qu'avant et plus de retraités. Cela s'impose à nous, comme dans plusieurs pays européens, plus personne ne peut le nier.
Mais
je ressens aussi ce que la dernière réforme pourtant nécessaire a provoqué.
Des
tensions, des inquiétudes, de la lassitude, parfois un sentiment d'injustice ou d'incompréhension, y compris à tort ou à raison dans sa dimension démocratique. Alors, est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système de retraite ? La réponse est oui. Une réforme sociale aussi nécessaire soit-elle ne peut tenir que si elle est comprise et équitable. Cet enjeu reste un enjeu d'avenir. J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle. Mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes. Paradoxalement, cette période de quelques mois d'ici à
l
'élection présidentielle peut être une opportunité pour avancer, y compris sur ce sujet difficile des retraites.
J
'ajoute
que
la plus grande richesse pour notre pays c'est la stabilité et la capacité à recréer la confiance entre les acteurs, notamment chez les partenaires sociaux. La maîtrise des comptes publics, la croissance, l'emploi, le renforcement de notre défense, la perspective de réformes utiles votées d'ici à 2027 reposent sur notre capacité collective à acter cette stabilité politique.
La
plus grande richesse du pays c'est sa capacité collective à aller de l'avant.
C
'est pourquoi je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028.
mais
je le dis ici
très
directement suspendre pour suspendre n'a aucun sens. La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions. La suspension pour faire mieux est la solution si chaque acteur s'étant tirer quelque chose.
Mesdames
et messieurs les parlementaires, résumons.
l
'Assemblée voulaient que je n'utilise plus le 49-3 ou pas le 49-3. Je m'y suis engagé. L'Assemblée voulait débattre à nouveau des retraites. Elle en débattra et chaque parlementaire pourra défendre ses opinions. L'Assemblée voulait que le gouvernement suspende la réforme en attendant un débat, une solution, un vote. Je le fais, ce qui permettra d'éclairer le débat lors de la future élection présidentielle. Mais je veux être très clair,
je
n'endosserai pas n'importe quoi. Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d'1,8 milliard d'euros en 2027. Cette suspension bénéficiera à terme à 3,5 millions de Français. Elle devra donc être compensée financièrement, y compris par des mesures d'économie. Elle ne pourra pas se faire au prix d'un déficit accru.
J
'ai pris des engagements
ceux que
les oppositions demandaient.
J
'en prends un supplémentaire
et
il doit être entendu par chacun,
y
compris mesdames et messieurs les députés,
par
nos prêteurs sur les marchés financiers.
Je
n'endosserai pas un résultat qui mettrait en danger la crédibilité de notre pays et encore moins notre système de retraite tout entier. Je fais des pas en avant à chacun aussi d'en faire. Mesdames et messieurs
les
parlementaires,
je
veux être encore plus précis. Suspendre doit être une opportunité. Débattre de la question des retraites n'est pas seulement une équation financière. Elle est partie intégrante de notre contrat social. Et ce contrat a besoin lui aussi d'une refondation, d'innovation, de rupture. ce gouvernement est prêt à renforcer le paritarisme, à faire confiance à la démocratie sociale.
Une
fois encore, suspendre la réforme n'a de sens que si c'est pour aller plus loin.
Je
propose dans les prochaines semaines d'organiser une conférence sur les retraites et le travail en accord avec les partenaires sociaux. Grâce à la suspension, cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle. Elle se posera à la question de l'ensemble de la gestion de notre système de retraite. Certains veulent des systèmes par points, d'autres par capitalisation, d'autres veulent abandonner toute référence d'âge. Mais ces propositions ne valent que si l'on sait qui est responsable aux partenaires sociaux de s'emparer ou non de cette responsabilité de gérer le régime. Ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite.
C'est d'ailleurs ce que font toujours nos voisins européens.
Le
gouvernement y est prêt.
J
'ai confiance dans la démocratie sociale, confiance dans la démocratie parlementaire.
Si
la conférence conclue,
le
gouvernement transposera l'accord dans la loi et le Parlement décidera. Sinon, il appartiendra aux candidats à l'élection présidentielle de faire leurs propositions et aux Français de les trancher.
Elle
pourra rendre ses premières conclusions au printemps prochain.
Mais
il y a aussi des urgences. J'ai inscrit, comme s'y était engagé mon prédécesseur, dans le budget de la sécurité sociale, une amélioration concernant les retraites des femmes. Là aussi, je pense que c'est consensuel, inutile d'attendre.
La
conférence devra aborder d'autres sujets cruciaux, comme l'attractivité de certains métiers indispensables, le travail pénible, l'usure au travail et les carrières longues. Voilà une discussion qui a été bloquée depuis 23 ans. Paradoxalement, la rupture, c'est de conclure. Là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Je le dis sans ditour, suspendre, ce n'est pas renoncer, ce n'est pas reculer, si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer. La cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force. La division, elle, a un coût, chacun doit l'assumer.
Mesdames et messieurs les parlementaires, partage du pouvoir entre le gouvernement et l'Assemblée, partage du pouvoir entre le gouvernement et les partenaires sociaux, partage du pouvoir aussi avec les collectivités locales,
pas
pour faire plaisir aux élus locaux, j'en suis un,
mais
pour être efficace au service des Français. On le dit souvent, on le fait rarement, déjà avec une urgence, sensible, la réforme institutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie.
La
fin des accords de Nouméa a laissé un vide institutionnel qu'il faut combler pour permettre la paix sur le caillou.
L
'accord de Bougival permet un chemin de réconciliation. Il doit être transcrit dans la Constitution. Le gouvernement proposera la discussion de ce texte avant la fin de l'année afin que les Calédoniens puissent être consultés au printemps 2026. C'est une urgence.
Mais
ce serait une erreur de croire que la Nouvelle-Calédonie est un cas à part.
La
question des Outre-mer se pose aussi avec la même urgence.
Un
projet de loi concernant la vie chère est prêt. Il ne faut pas attendre. Certains territoires comme aux Antilles et en Guyane réfléchissent à leur avenir institutionnel. Nous devons les accompagner.
Un
projet de loi constitutionnel concernant la Corse, fruit de deux années de discussion, lui aussi est prêt. Rien ne serait pire pour l'État que de renier sa parole.
Là
aussi, l'Assemblée nationale et le Sénat débattront et trancheront. Nos concitoyens veulent que le pouvoir soit proche d'eux, adapté aux réalités de terrain. Je proposerai donc en décembre un projet de loi pour renforcer le pouvoir local. Un nouvel acte de décentralisation lui seul permettra de réformer l'État de manière globale et d'améliorer le fonctionnement de tous nos services publics. Qu'est-ce que l
'on
attend de l'État ? C'est la question centrale.
La
police, la justice, la sécurité, la défense, les relations internationales. Dans ces domaines, les budgets ont augmenté depuis 2017 et continueront d'augmenter.
L
'État s'est renforcé parce que ce sont des missions que lui seul peut exercer.
Pour
le reste, quel doit être le niveau de décision locale
?
Qui est responsable de quoi ? Je proposerai un principe simple, celui de l'identification d'un seul responsable par politique publique. Il s'agira soit d'un ministre, soit d'un préfet, soit d'un élu.
Il
ne faut pas décentraliser des compétences, il faut décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux et des libertés, y compris normatives. C'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique. Nous ferons des propositions précises. Le gouvernement peut-il engager cette réforme dans les trois mois
? Vous
vous dites que cela prendra du temps. C'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite. Sinon, elle sera reportée une fois de plus et jusqu'à quand ?
Au
plus tôt, dans deux ans, après l'élection présidentielle, nous n'attendrons pas. Des majorités sur ce texte sont possibles dans les deux chambres. Le gouvernement en proposera, nous débattrons, vous voterez.
Mesdames
et Messieurs les députés, ne pas attendre.
Il
y a urgence, urgence pour tenir le calendrier d'adoption du budget et voter le meilleur budget. Urgence pour renforcer le dialogue social. Urgence avant les élections municipales, de mieux répartir les compétences et réformer l'État.
Si
les débats de cette Assemblée débutent cette semaine, cela permettra, via les discussions budgétaires, de répondre aux urgences pour la santé, l'accès aux soins avec France Santé, pour défendre l'environnement, la sécurité, pour la loi de programmation militaire.
Il
y
a
des urgences, il y a des projets de loi qui sont prêts pour les polices municipales et la sécurité du quotidien, pour le statut de l'élu. Des discussions sensibles doivent se poursuivre, notamment sur la fin de vie. Des combats doivent sans cesse être menés contre le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme, pour l'égalité entre les femmes et les hommes.
La
soif absolue de nos compatriotes pour leur sécurité, pour la justice et le respect de la loi doit être entendue sur chaque banc de cette Assemblée. Les enjeux migratoires à venir, tant liés à la démographie, au réchauffement climatique et au terrorisme, posent un défi éminent qui ne peut être nié. J'y reviendrai. Les ministres y reviendront,
à
condition d'oser discuter, agir, avancer. Tout cela, nous pouvons le faire ensemble dans les mois qui viennent si nous mettons fin, mesdames et messieurs les parlementaires, à cette crise. Désormais, cela dépend de vous.
Je
sais,
je
n'ai pas obéi à l'exercice de style habituel d'une déclaration de politique générale, collectant chaque domaine d'intervention de l'État, citant chacune des préoccupations de nos concitoyens dans leur travail, leur famille, leur village ou leur ville.
Que
personne ne se sente oublié.
Je
pense, sinon à tout, je n'en ai pas la prétention, en tout cas,
à
toutes et à tous.
Cela
est facile, il me suffit de me sentir utile à mon pays et je vous le dis avec toute ma conviction, avec aussi tout ce que j'ai appris au ministère des Armées, les seuls qui se réjouiraient d'une crise, d'une panne budgétaire en France, ce ne sont pas les Amis de la France. Parmi les Français,
se
sentira mieux si la France se divise plus encore, si elle est plus faible, si elle repousse les questions de fonds et les questions d'urgence à plus tard.
Je
ne vous ai pas fait un discours de politique générale convenu. Je reviendrai ici pour expliquer la politique que le gouvernement entend mener sur les sujets fondamentaux. Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget parce qu'il traduit une politique pour la France. Mais je reviendrai aussi sur les questions de sécurité, d'immigration, d'énergie, de transition écologique, d'éducation, du numérique.
Sur
tout cela,
nous
ferons des propositions, nous débattrons et à la fin, vous voterez.
Je
ne vous ai pas présenté un programme à long terme. C'est un gouvernement de mission. L'urgence est de redonner son sens à la politique, de redonner confiance en la politique, de respecter les engagements de chacun, y compris ceux des oppositions. La vraie démocratie permet à celles et ceux qui ne sont pas d'accord de travailler ensemble. Sans rien rener de leur conviction, c'est ce qui se passe dans toutes les démocraties du monde et même dans tous les conseils municipaux de France. Osons, il suffit de faire un pas. C'est comme cela que l'on avance pour la France et pour les Français. Je vous remercie.
Merci
beaucoup, Monsieur le Premier ministre.
La
parole est à présent à Monsieur Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine.
S
'il vous plaît, je vous remercie de quitter l'hémicycle en silence, s'il vous plaît, pour laisser l'orateur s'exprimer. Merci à vous.
Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, chers collègues,
Monsieur
le Premier ministre,
vous
prononcez votre discours dans une crise politique inédite sous la Ve République.
Au
cours des dix derniers jours,
la
politique française
a
donné le pire des spectacles.
Une
image terrible,
oui, mais
ayez juste, Messieurs et Mesdames, l'élémentaire lucidité consistant à vous dire que vous y avez tous contribué, que chacun a contribué à cette situation lamentable
dans
laquelle la politique française s'est abîmée.
Ceux
qui ont joué avec la censure
et
qui, visiblement, ont plus de mal à faire leur autocritique, ceux
qui
ont la volonté de tout faire tomber parce qu'ils y voient leurs intérêts
et
ceux, oui, reconnaissons-le, qui veulent que rien ne change alors que les Français aspirent à plus de ruptures.
Et
vos rires sarcastiques sont l'illustration de votre incapacité à vous poser les bonnes questions. Les Français regardent cela.
Ils
regardent tout le monde.
Ils
le regardent avec un mélange d'écœurement.
Ils
le regardent aussi avec de la colère.
Et
ils le regardent plus que tout.
Et
vous feriez bien de l'entendre, vous qui traitez cela avec tant de légèreté, avec une profonde inquiétude.
Et
ne vous y trompez pas,
ils
jugent avec sévérité ceux qui jouent avec cette inquiétude.
Parce
que nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité qui est connue notre histoire.
Parce
que cela renvoie
à
la période que nous avons connue sous la Troisième République où à la fin du XIXe siècle les gouvernements duraient à peine quelques semaines et certains ici semblent s'en réjouir.
Parce
que cela renvoie à une période au moment de la guerre d'Algérie
où
les gouvernements n'étaient pas capables de tenir tellement plus longtemps et certains ici ne devraient pas se réjouir de ce chaos.
Mais
au moins,
vous
qui semblez si imperméables à cette inquiétude des Français,
à
l'époque, la France pouvait compter sur une économie solide.
A
l'époque, la France pouvait compter sur une économie prospère qui protégeait ses compatriotes.
Aujourd
'hui,
notre
nation fait face à une triple crise.
Une
crise politique, certains ici la nourrissent,
une
crise économique, certains ici n'y semblent pas sensibles,
et
une crise géopolitique
au
moment où notre nation danse au-dessus du volcan. Aucun d'entre nous,
je
l'espère, aucun d'entre nous sincèrement ne peut s'en réjouir.
Et
chacun d'entre nous, j'en suis sûr, quelles que soient les différences politiques qui sont les nôtres, aspire à ce que notre pays retrouve les chemins de l'intérêt général.
Et
il est urgent
de
tourner cette page catastrophique pour la politique française.
Et
cela suppose un certain effort.
Un
certain effort de chacun.
Est
-ce qu'il y a de fortes différences politiques entre nous ? C'est une évidence.
Est
-ce que nous sommes tous convaincus
que
l'élection présidentielle dans nos institutions est la seule qui soit fondatrice
?
Évidemment.
Est
-ce que ce moment de confrontation
entre
les visions politiques des uns et des autres reviendra ?
Tout
le monde le sait.
Mais
entre-temps,
il
y a une question qui nous est posée.
Est
-ce que nous voulons tout détruire
? Ou
est-ce que nous sommes capables de faire des efforts les uns
vers
les autres
? Un
an. Un an. Juste un an.
Un
an avant qu'il y ait la campagne présidentielle.
Un
an
avant
ce débat décisif sur les causes de notre impuissance
et
les moyens d'en sortir.
Et
entre-temps, juste faire
cet
effort minimal
qui
consiste à trouver des compromis plutôt que de s'écharper,
qui
consiste juste tout simplement à discuter plutôt que de parier sur une énième élection par défaut.
Que
chacun juste soit capable
de
ce petit effort agir pour le moindre mal
dans
cette période où le pire est possible et où nous devrions tous le redouter.
Et
les Français, chers collègues,
c
'est cette lucidité que les Français attendent de nous.
Ils
nous disent « Entendez-vous !
»
Ils nous disent « Discuter !
»
Ils nous disent « Trouver des solutions !
»
Et j'en suis convaincu
ils
jugent avec sévérité
ceux
qui nourrissent le chaos
et
je le regrette ceux qui nous écoutent ne l'entendent pas
mais
au moment où je parle vous avez dans cet hémicycle sur les deux bouts ceux qui ne sont que capables de hurler qui sont incapables d'écouter et qui sont incapables juste de se respecter et qui continuent à nourrir cette image lamentable de la politique française. Monsieur le Premier ministre
c
'est la condition
pour
que votre gouvernement puisse agir.
Oui l
'Assemblée nationale est divisée
mais
cela n'empêche pas d'avancer. La France l'a réussi par le passé
et
bien des démocraties autour de nous y parviennent.
Dans
un climat de division politique trouver des équilibres
ne
pas prétendre tout faire
pour
se concentrer sur l'essentiel ce que vous avez rappelé Monsieur le Premier ministre dans votre discours.
Les
gouvernements d'Antoine Pinet
pour
la restauration de
l
'équilibre budgétaire cher Michel y était parvenu celui de Pierre-Mindès France avec la fin des guerres coloniales y était parvenu
le
pays à l'époque
avait
su avancer
en
dépit de son instabilité politique
et
nous sommes convaincus avec les députés de la droite républicaine que c'est aujourd'hui notre responsabilité.
C
'est la position
de
notre groupe
Monsieur
le Premier ministre qui n'a pas changé depuis la dissolution. Refusez d'abord je l'assume et quand je les écoute dans cet hémicycle ma détermination n'est que plus forte refusez d'abord qu'il y ait un gouvernement sous la coupe de la France insoumise de la folie de l'extrême gauche qui est le principal danger politique pour l'avenir de notre république.
Et
notre deuxième priorité c
'est
que la France ne soit pas bloquée
et
nous nous engageons
conscients
des compromis nécessaires
pour
que des lois indispensables soient adoptées. Cette position nous l'avons définie collectivement
avec
nos députés et nos sénateurs
nous
ne censurerons pas un gouvernement a priori
et
nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministres.
Cette
position
des
députés de la droite républicaine n'a pas varié.
La
France a besoin d'un minimum de stabilité.
La
France a besoin d'un gouvernement.
La
France a besoin d'un budget.
Et
pour ceux qui ici ne comprennent rien notre priorité pour les semaines à venir sera simple
il
faut donner un budget à la France.
Parce
que si nous continuons comme cela il n'y aura pas de budget pour protéger les Français. Et il faut dire les choses priver la France de budget
c
'est aggraver le déficit déjà le plus élevé de la zone euro. Priver la France de budget
c
'est nous mettre dans la main des créanciers. Priver la France de budget
c
'est le poison de l'incertitude.
Les
Français ne consomment plus parce qu'ils sont inquiets.
Les
entreprises n'investissent plus parce qu'elles sont inquiètes.
Et
vous feriez bien d'écouter les commerçants et les artisans de ce pays qui nous disent tous la situation n'a jamais été aussi difficile à cause de l'instabilité politique que certains nourrissent ici. Priver la France de budget c
'est
geler les moyens dédiés à l'hôpital.
C
'est geler les moyens dédiés à la santé.
Et
c'est même Monsieur le Premier Ministre
geler
les moyens consacrés à nos armées dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide.
Et
Monsieur le Premier Ministre
je
me permets de rappeler ici une évidence
parce
que les débats de ces derniers jours ont tourné le dos au bon sens.
Monsieur Tanguy s'il vous plaît
Le
sujet
il
y a un peu de tension dans l'hémicycle ceux qui nous écoutent ne voient pas parce que certains se comportent n'importe comment. Voilà c'est un peu regrettable mais ça me permet de l'expliquer à ceux qui nous écoutent. Monsieur le Premier Ministre je me permets donc de rappeler ici une évidence
le
sujet n'est pas d'augmenter les impôts dans un pays qui a le record de la fiscalité au monde
le
sujet c'est de les baisser
le
sujet n'est pas d'augmenter la dépense dans un pays qui a le record de la dépense publique au monde le sujet c'est de baisser la dépense
et
pour que les choses soient très claires
ce
n'est pas aux français qui travaillent
ce
n'est pas la France qui a travaillé toute sa vie de faire des efforts c'est à l'état de faire des efforts en luttant contre la bureaucratie administrative
et
la dépense improductive
et
vous avez su envoyer des signaux des premiers signaux symboliques et il faudra aller plus loin
vous
connaissez nos convictions il faut supprimer toutes ces agences qui coûtent tant et qui ne servent à rien
vous
connaissez nos convictions il faut arrêter la politique des chèques gouvernementaux
et
vous connaissez nos convictions il faut remettre de la bonne gestion dans nos services publics en faisant confiance aux acteurs de terrain au lieu de tout rendre si compliqué
et
c'est possible
dans
un certain nombre de nos collectivités locales en Auvergne-Rhône-Alpes nous avons baissé de 15% les dépenses de fonctionnement sans augmenter le poids de la dette ni la moindre taxe
baisser
la dépense ce sera le combat de la droite républicaine dans ce débat budgétaire
nous
ne laisserons pas la gauche et la France insoumise imposer un budget contraire aux intérêts du pays et nous investirons le débat budgétaire pour faire valoir nos convictions et nos propositions
les
aspirations des français monsieur le premier ministre sont au fond beaucoup plus simples
que
ne le sont les fractures politiques dans cet hémicycle revaloriser le travail rétablir l'ordre arrêter l'immigration incontrôlée
et
je voudrais ici revenir sur ce débat fondamental pour les députés de la droite républicaine
arrêter
l'assistanat et revaloriser le travail
la
plus grande injustice en France est que le travail ne paye pas
quand
un employeur veut augmenter de 100 euros un salarié au SMIC il doit mettre 500 euros sur la table
quand
un salarié touche 3000 euros de salaire brut son employeur doit payer 4000 euros et à l'arrivée il ne touche que 2200 euros déduits des taxes et des charges
et
dans le même temps ce qu'on dit trop peu souvent c'est qu'un couple aux aides sociales avec trois enfants va toucher 2300 euros d'aides sociales net d'impôts et de charges
et
bien mes amis il faut le dire ça n'est pas juste
ça
n'est pas juste parce qu'aucune société ne peut tenir sans ce ciment de justice élémentaire la récompense du travail la récompense de l'effort et la récompense du mérite
cela
a toujours été notre combat avec les députés de la droite républicaine garder le social arrêter l'assistanat revaloriser le travail
et
notre engagement monsieur le premier ministre et il sera fondamental que la droite républicaine soit écoutée
ce
sera d'une part l'instauration d'une allocation sociale unique permettant de plafonner les aides sociales à 70% du SMIC pour qu'on ne gagne pas plus d'argent en restant chez soi qu'en allant travailler c'est la justice
et
le deuxième combat de la droite républicaine sera pour qu'il y ait un signal pour cette France qui travaille avec la défiscalisation des heures supplémentaires zéro impôt et zéro charge pour que l'on sorte de ce qui est si décourageant pour ceux qui se donnent du mal travailler pour payer plus et pour perdre des aides
enfin
monsieur le premier ministre et vous l'avez dit il faut évidemment s'attaquer à l'ultra violence et à l'immigration hors de contrôle
cela
suppose de réarmer notre droit
en
face de chaque sanction
en
face de chaque infraction une sanction rétablir l'autorité de la loi rétablir l'autorité de la frontière rétablir l'autorité de notre mode de vie c'est cette politique qu'ont engagé aussi bien les sociodémocrates danois que la droite italienne c'est attendu par les français
sur
ces sujets prioritaires monsieur le premier ministre
vous
nous trouverez à vos côtés
et
ensuite ensuite viendra le débat présidentiel
celui
qui permettra d'enclencher enfin la profonde reconstruction de notre pays
et
notre conviction est que la France a besoin d'un redressement de droite clairement de droite
avec
un objectif sortir du régime de l'impuissance
de
notre 5ème république aujourd'hui dénaturée dont il faut retrouver l'esprit et l'efficacité des origines
ce
qui menace notre pays
c
'est de glisser toujours plus vite
sur
la pente de la décadence
pour
surmonter une crise de régime dans notre histoire
notre
pays n'a toujours suivi que deux chemins
deux
chemins et pas d'autres
le
premier c
'est
la tentation de tout renverser
nous
l'avons parfois suivi dans notre histoire
et
nous savons dans quel tourment
la
passion de la destruction a souvent condamné l'avenir de la France
l
'autre chemin
c
'est celui dessiné par le général de Gaulle en 1958
lui
qui avait compris
que
la volonté de tout détruire
était
avant tout un aveu de résignation
lui
qui avait compris que le courage consiste à tout rebâtir et non pas à tout détruire que le pire des dangers est le désordre ce qu'il appelait la chianlie
dans
un pays où la guerre civile est toujours une menace
comme
le résumé Georges Pompidou rebâtir en sachant ce qu'on veut rebâtir et ce qui en vaut la peine changer ce qu'il faut pour préserver ce qui vaut
c
'est ce changement qu'il faudra préparer avec tous ceux qui auront alors à coeur le sursaut français je vous remercie
Merci
beaucoup Monsieur le Président Gauthier
La
parole est à présent Madame Cyrielle Chatelain Présidente du groupe Écologiste et Social Merci Madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre Mesdames et Messieurs Les Ministres Chers collègues Monsieur le Premier Ministre vous avez déjà réussi une chose c'est que c'est sans doute la déclaration de politique générale la plus attendue depuis 2022 et vous avez dit avoir fait un discours inhabituel permettez-moi de faire une réponse qui le sera tout autant c'est-à-dire de ne pas m'en tenir à ce que j'avais écrit mais de vous répondre directement peut-être déjà pour commencer dire que la première réaction en vous entendant parler d'innovation démocratique lorsque le Parlement vote et qu'il est respecté et bien je me dis combien nous étions-nous habitués à avoir une démocratie malmenée quand le simple respect du vote est devenu une innovation démocratique
la
seconde chose nous avons toujours eu
un
échange que vous avez souhaité sur le contenu des politiques publiques et donc c'est par cela que je commencerai vous avez fait le choix et je le comprends de ne pas embraser tous les sujets
mais
l'écologiste que je suis ne peut être qu'inquiète de ne pas avoir vu la question environnementale la question de la biodiversité au cœur des priorités si monsieur le Premier ministre vous savez combien cela impacte au quotidien les vagues de chaleur et les morts que cela entraîne les inondations qu'ont subi nombre de nos concitoyens aujourd'hui ne pas agir de manière ferme contre le réchauffement climatique c'est laisser aujourd'hui c'est pardon c'est laisser prospérer ces calamités environnementales et donc oui cela est un regret
la
deuxième chose c'est je veux dire mon inquiétude car il y a aussi tout ce que vous n'avez pas dit pour ne pas froisser et notamment des partenaires qui sont peu fiables quand j'entends Laurent Wauquiez à cette tribune utiliser des mots extrêmement durs et inacceptables sur les questions d'immigration je me dis à la fin où est-ce qu'ils vont vous mener monsieur le Premier ministre est-ce que comme vos prédécesseurs vous céderez sur les questions d'immigration à vos partenaires des républicains oui il y a une inquiétude profonde quand on voit l'extrême droite monter dans notre pays que d'imaginer un gouvernement qui est en partenariat avec un parti dont le chef de ce parti dit la différence entre la droite et l'extrême droite c'est la même chose qu'entre la pensée et l'arrière-pensée monsieur le Premier ministre allez-vous laisser entraîner sur ces questions d'état de droit par vos partenaires enfin vous l'avez dit l'Assemblée demandait plusieurs choses pour les écologistes il y avait le sujet environnemental nous n'aurons pas une réponse puis il y avait les questions de justice sociale tout d'abord et bien je vais commencer par la question des retraites celle qui était tant attendue monsieur le Premier ministre il faut quand même rappeler ce dont nous parlons nous parlons d'une réforme qui a été imposée par 49-3 que Michel Barnier alors Premier ministre a maintenu coûte que coûte que vos collègues aujourd'hui vos soutiens ont refusé d'abroger par leur obstruction parlementaire il s'est aussi servi d'alibi à maintenir François Bayrou et son conclave et finalement c'est aujourd'hui un élément de marchandage pour maintenir votre gouvernement la réforme des retraites est une faute originelle elle devient aujourd'hui j'avoue avec étonnement l'assurance vie des macronistes
alors
je vais être extrêmement claire si notre assemblée peut voter nous voterons la suspension des retraites car oui il vaut mieux l'empêcher de se dérouler pendant un an et demi que ne pas l'empêcher du tout et ce vote peut être une première étape de l'abrogation puisque oui il y aura quelque chose à dire pendant la présidentielle c'est que si nous ne voulons pas qu'au 1er janvier 2028 cette réforme elle reprenne si nous voulons un vote qui la broche si nous voulons un vote qui la sucement réellement ça sera un président de gauche et écologiste qui le fera
mais
je ne peux que constater qu'une partie des méfaits de la réforme a déjà été appliqué depuis 15 jours l'âge de départ a été porté à 62 ans et 9 mois la durée d'annuité donc de cotisation à 170 trimestres et que à l'inverse le vote que nous aurons ne la suspendra que pour un an et demi et qu'il signe pas de nouveau vote après les présidentielles elle reprendra son cours extrêmement néfaste donc ça c'est une première chose pour nous c'est une suspension mais une petite suspension sur une réforme qui n'avait pas de socle de socle politique c'est insuffisant la deuxième chose c'est l'obstination que vous avez sur la question des ultra riches
j
'entendais là encore vos partenaires parler de justice mais où est la justice quand aujourd'hui nous avons des dynasties qui font des profits outrageux et qui les soustraient à l'impôt je parle des familles Arnaud des Hermès des Vermeilleur des Bétancourt et des Saadé dont le patrimoine boursier a progressé de 400% en 6 ans 400% pendant que les gens n'arrivent pas à vivre de leur salaire les voilà qui s'engraissent et voilà un projet de budget bien faible sur cette question là et oui cela me tient au tripe parce que monsieur le premier ministre vous avez dit respecter cette assemblée et bien dans cette assemblée la taxe Zuckman elle a été votée grâce à mes collègues Clémentine Autain et Vassas la taxe Zuckman qui pouvait ramener 20 milliards d'euros remettre un peu de justice et d'équilibre refaire contribuer au pot commun les ultra riches et bien celle-ci n'est pas dans le budget à la place nous avons une taxe sur les holdings financières pleines de trous qui ne permettra pas de taxer 95% de ce patrimoine des ultra riches
alors
vous allez continuer à ne sans aucun doute la politique de l'offre qui coûte bien cher des milliards d'euros distribués aux entreprises sans aucune contrepartie qui cherche qui vont dans les profits et non dans les emplois moi je peux prendre deux exemples pour vous expliquer que cette politique de l'offre qui aujourd'hui a dilapidé de l'argent qui a été menée depuis notamment 2017 qui a été défendue coûte que coûte par le président de la république n'a rien amené premier exemple Sanofi 1 milliard d'euros de crédit d'impôt recherche en 10 ans et il a supprimé 3500 emplois dans la recherche Carrefour a bénéficié d'un allégement de cotisation d'un milliard et demi d'euros et dans le même temps ses effectifs en France sont passés de 112 000 à 75 000 salariés voilà beaucoup d'argent dépensé et bien peu d'emplois créés aujourd'hui cette politique là vous allez la continuer elle a creusé des déficits et c'est les français qui vont payer et ce que vous n'avez pas dit dans votre discours de politique générale c'est ce qu'il y a aujourd'hui dans les projets de budget que vous avez présenté c'est par exemple le gel des prestations sociales notamment des pensions de retraite c'est la sous-indexation des retraites de 0,4 points par rapport à l'inflation jusqu'en 2030 2030 bien après la suspension de la réforme des retraites la durée la durée des prescriptions initiales d'arrêt maladie l'augmentation des franchises médicales car ce que vous ne dites pas monsieur le premier ministre c
'est
si vous êtes prêt à discuter de tout vous avez quand même réaffirmé une trajectoire extrêmement claire celle de l'austérité que vous cachez derrière maîtrise des dépenses publiques le refus d'augmenter les infos pour les plus riches et que vous parlez de la fameuse réforme de l'état ça veut dire de nouveau enlever des professeurs et des médecins voilà la réalité derrière votre novlangue macroniste
enfin
monsieur le premier ministre il y a les questions de
fonds
et il y a les questions démocratiques nous avons eu au sein du groupe écologiste et social des débats il n'y avait pas de vote évident sur la question de la censure vous l'avez vu nous sommes profondément opposés aux orientations de votre gouvernement
mais
comme vous l'avez dit nous devons dans une assemblée savoir travailler ensemble tout en étant opposés
et
pourtant le groupe écologiste et social ira à la censure oui parce que nous sommes opposés à votre politique mais tout particulièrement parce que nous refusons d'assister sans réagir à l'accomparement du pouvoir par Emmanuel Macron
monsieur
le premier ministre vous devez reconnaître aujourd'hui regardez autour de vous il est bien loin le temps où il y avait 361 sièges occupés par des soutiens du président de la république aujourd'hui vous avez finalement deux groupes qui sont en soutien du président de la république et qui sont largement affaiblis en nombre de parlementaires vous avez le groupe horizon qui est certes dans votre majorité mais demande une présidentielle anticipée et donc le départ d'un président détesté et vous avez enfin les républicains qui vous ont forcé par un tweet de leur chef à démissionner mais vraiment pouvez-vous compter dessus vous avez un socle parlementaire fragile en décomposition affaiblie et minoritaire
en
d'autres termes vous avez réussi une seule chose c'est sans doute de nommer à votre gouvernement des visages jusqu'alors inconnus laissant l'espoir que comme vous l'avez dit il serait détaché des partis mais finalement ce n'est pas un gouvernement détaché des partis que vous avez constitué mais un gouvernement subordonné à Emmanuel Macron parce que voilà derrière la façade ce sont les ex-conseillers présidentiels des fidèles de Jean-Michel Blanquer un ancien secrétaire d'état auprès de Christophe Castaner et de nombreux fidèles du président de la république qui constituent votre gouvernement
alors
voilà non nous refusons cette mascarade qui consiste à dire qu'on a tout changé pour rien changer car cela a un prix et un prix qui est élevé c'est celui de l'affaiblissement du fondement le plus pécieux de notre république la confiance des citoyens envers celles et ceux qui les ont élus pour les représenter cette confiance vous le sentez elle s'affaiblit elle est en train de presque de disparaître parce qu'à force il y a les mots et il y a les actes et sur cette question de confiance alors certes vous n'étiez pas premier ministre mais il y a des précédents avant vous je n'ai plus le temps d'y revenir la dernière chose que je voudrais dire puisque quand on se suit pas ces notes forcément le temps court c'est vous êtes gaulliste
et
bien voilà vous nous avez cité le discours de Bayeux je suis donc allée le lire monsieur le premier ministre il y avait cette phrase du général de Gaulle le trouble dans l'état pour conséquence inéluctable la désaffection des citoyens à l'égard des institutions il suffit alors d'une occasion pour faire apparaître la menace de la dictature nous n'en sommes pas là mais aujourd'hui le trouble de l'état c'est vous c'est le refus d'Emmanuel Macron de lâcher les rênes d'un pouvoir c'est l'imposition de la volonté d'une minorité à la majorité du peuple français et à un moment où nous faisons face à une internationale réactionnaire nous ne pouvons pas accepter même sous des formes mondaines même avec un discours bien posé un incapable du pouvoir c'est la décision du peuple qui doit toujours primer Merci beaucoup madame la présidente Châtelain
la
parole est à présent à monsieur Marc Fénaud président du groupe Les Démocrates
Madame
la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues
nous
sommes ici par la seule volonté des français
ils
ont voté
il
y a un an seulement
et
cette assemblée nationale est issue de leur vote
qui
lui est souverain
ils
ne l'ont pas fait contre leur gré ou à la légère
ils
l'ont fait en pleine conscience
comme
en témoigne le taux de participation inégalé depuis des décennies lors de ces élections
ils
l'ont fait pour envoyer deux messages que cela plaise ou non à certains ici
ils
ont d'abord dit nous ne voulons pas de l'extrême droite au pouvoir
et
ils ont dit aussi
vous
avez tous ces choix à nous convaincre ceux qui sont en place depuis 2017 comme ceux qui aspirent à gouverner
et
ils nous ont donc dit entendez-vous pour faire mieux
alors
évidemment ça ne satisfait personne mais cela s'impose à nous tous
et
j'entends ceux qui réclament la longueur de tribune de faire revoter les français espérant à chaque fois que ce revote leur soit favorable et s'ils leur déplaient continueront de le remettre en cause
et
voici qu'à son tour le rassemblement national joint ses voix à celles de la France insoumise dans une forme de réflexe pablovien sautant sur leur fauteuil comme des cabris censure censure censure
comme
seule réponse aux mots du pays abandonnant la stratégie abandonnant la stratégie de la cravate pour celle de la cravache
ils
dévoilent ainsi leur vrai visage
et
deviennent les mêmes agents d'instabilité que leurs collègues insoumis
mais
le vote n'est pas une loterie
et
on ne continue pas à jouer jusqu'à espérer gagner
parce
que ça n'est pas un jeu
et
respecter le vote cela porte un nom et je sais que nous sommes nombreux et majoritaires à chérir ce nom et ce mot c'est celui de démocratie
si
l'on veut que notre assemblée soit respectée des français
il
faut les respecter dans leur vote
car
nous sommes condamnés à nous entendre plutôt qu'à nous opposer
et
je dois avouer qu'il y a pire qu'à des nations tout de même que celle d'avoir à chercher des compromis
n
'en déplaise à ceux qui veulent le chaos et le conflit
c
'est la manière dont fonctionnent toutes les grandes démocraties
et
j'ai été heureux déjà d'entendre des voix à gauche et à droite plaidant désormais pour le compromis
et
abandonnant leur ligne rouge
comme
nous le demandions depuis des années on n'a donc jamais tort d'avoir raison trop tôt
et
ce n'est pas parce que les français ont constitué cette assemblée fragmentée
qu
'ils nous invitent par nos attitudes et nos décisions à nous fracturer plus encore
je
crois au contraire qu'ils nous demandent de trouver un point d'équilibre et une forme de stabilité
une
assemblée qui se respecte et qui est respectée
c
'est aussi une assemblée qui respecte le pluralisme nous l'avons toujours défendu
il
n'y a pas de député de seconde zone ou de seconde classe
c
'est donc égalité des droits
mais
c'est aussi égalité des
devoirs c
'est à dire que quand on est dans l'opposition on n'est pas condamné à l'irresponsabilité pathologique
dans
la série des devoirs et aussi quand on fait la loi celui de respecter la constitution
et
singulièrement au moment où nous ouvrons le débat budgétaire de respecter l'article 40
sauf
à s'exposer à une censure quasi automatique puis à venir se répandre sur la prétendue république des juges
on
ne teste pas la constitution on la respecte
on
ne la choisit pas à la découpe on l'accepte
sur
les lois qui traitent de sécurité et de liberté publique comme sur les lois de finances
et
c'est dans ce cadre celui du budget que le premier ministre a indiqué faire le choix
de
ne pas recourir à l'article 49.3
de
la constitution
c
'était une demande d'un certain nombre de groupes notamment à gauche
nous
n'y étions pas pour notre part favorables sur la question du budget mais par esprit de compromis monsieur le premier ministre
nous
n'en avons pas fait une ligne rouge
et
donc 149 à l'inéa 3 la liberté des parlementaires vous l'avez rappelé est immense mais leur responsabilité doit l'être tout autant
et
je mets en garde sur l'exercice d'une liberté qui ne s'accompagnerait pas d'un esprit de responsabilité
jusqu
'alors on s'accommodait reconnaissons-le assez facilement du 49.3
tant
il permettait de dire n'importe quoi de faire n'importe quoi de ne rien assumer
et
de pouvoir se parer de la vertu de certaines victoires avec amendement démagogue en sachant que le gouvernement assumerait lui
de
ne pas les garder 149.3 personne ne pourra se défausser tout le monde devra assumer les démagogues et populistes de cette assemblée vont s'en donner à corps joie je vous le promets et nous démocrates
vous
nous trouverez et j'espère que nous serons nombreux sur ce chemin sur le chemin de la responsabilité
et
vous monsieur le premier ministre vous l'avez d'ailleurs rappelé vous aurez ici une responsabilité particulière avec votre gouvernement car vous aurez pour mission avec le gouvernement de permettre l'émergence de compromis et de faire respecter ces compromis dans la navette parlementaire
il
faudra une majorité de députés de gauche
de
droite
et
du centre dans cet hémicycle pour ne pas laisser libre cours à une folie budgétaire qui rendrait in fine le budget invotable et nous livrerait pieds et poings liés au marché souvenez-vous de l'East Trust en Grande-Bretagne ce sont les marchés au final qui lui ont dicté sa politique et je ne souhaite pas cette humiliation pour mon pays
sans
sursaut donc de notre part
pour
adopter un budget avant le 31 décembre c'est l'impuissance généralisée qui nous guette
cette
assemblée veut défendre les services publics nous aussi alors nous avons la responsabilité de nous entendre et de leur trouver un financement et un budget
pour
éviter de les paralyser comme l'an dernier
cette
assemblée considère que les entreprises sont vitales pour l'emploi et que les associations sont vitales pour la cohésion sociale alors nous avons la responsabilité de leur donner de la visibilité sur le cadre dans lequel elles vont évoluer
cette
assemblée veut défendre les collectivités locales alors nous avons la responsabilité là aussi de nous entendre et de leur donner des assurances pour qu'elles puissent voter leur budget et investir dans les prochaines semaines
cette
assemblée veut améliorer le pouvoir d'achat des français alors nous avons la responsabilité de nous entendre pour réduire les incertitudes faire baisser les taux d'intérêt et réduire le poids des contributions sociales sur le seul travail
car
depuis plus d'un an
l
'instabilité a une conséquence directe sur les français d'abord
des
familles ne peuvent pas concrétiser l'achat d'une maison
des
entrepreneurs ne peuvent pas investir
et
donc créer des emplois
sans
parler des doutes dans les esprits de nos partenaires européens et mondiaux
et
des appétits prédateurs de ceux qui pensent pouvoir en tirer profit et qui jouent la déstabilisation et l'ingérence vous l'avez rappelé monsieur le Premier ministre cette instabilité sert les ennemis de la France et ils ont manifestement des complexes jusque dans cet hémicycle cette instabilité cette instabilité et incapacité à nous en rendre à un coup
la
seule hausse du taux d'intérêt depuis un an c'est une facture de 8 milliards d'euros
au
bout de 2
20
milliards la cinquième année rendez-vous compte les budgets des ministères de l'agriculture et de la justice réunis
en
aggravant à chaque fois la situation budgétaire chacun de ces épisodes
nous
contraint à devoir faire des choix
encore
plus difficiles à chaque fois nourrissant à leur tour le populisme et l'instabilité politique
des
élections anticipées qu'elles soient législatives ou présidentielles loin de mettre un terme à ce cercle vicieux ne ferait que le renforcer
nous
devons dès maintenant pas dans 6 mois pas dans 18 donner une perspective à la France
et
je crois monsieur le Premier ministre que nous en avons les moyens
c
'est pourquoi dans mon groupe
nous
croyons que c'est le moment du ressaisissement
parce
que pendant ce temps là
il
y
avait
une expression à l'ouest rien de nouveau
à
l'est et à l'ouest tout est nouveau le monde avance nos compétiteurs ne nous attendent pas eux ils se réforment eux ils cherchent du consensus et eux ils se préparent y compris au pire
c
'est donc le moment de démontrer les vertus d'un partenariat fort et libre
oui
c'est le moment de dire aux français que le compromis c'est au su et au vu du contexte j'ai envie de dire surtout reconnaître ces désaccords
et
savoir les dépasser personne n'a à renier ces convictions mais tout le monde doit faire un pas
notre
enjeu est donc de trouver avec méthode les plus grands dénominateurs communs
et
puisque après la taxe Juxman la remise en cause de la réforme de retraite semblait un élément central du devenir du pays
et
de votre gouvernement monsieur le Premier ministre j'en dirais évidemment un mot ici
au
groupe Les Démocrates nous ne refusons pas par principe de rouvrir ce débat il l'avait d'ailleurs été par François Bayrou au printemps dernier et nous avions lors de la vouloir proposer voté une clause de revoyure
et
nous avions demandé de mieux associer les partenaires sociaux
un
compromis est possible pour retrouver de la stabilité dans le pays
mais
sans travestir la réalité suspendre cette réforme c'est un pari ou un risque pour nos finances publiques c'est un risque pour la pérennité de notre modèle social et nous devons aux jeunes aux générations futures de ne pas fermer les cieux sur ces risques
et
d'accompagner toute décision comme vous l'avez dit monsieur le Premier ministre d'un esprit de responsabilité
nous
devons aux jeunes et aux français dans leur ensemble des réponses et nous n'assumerons pas les mensonges et la facilité parce que ces mensonges là un jour ou l'autre ils nous rattraperaient comptez sur nous pour continuer de dire la vérité et nous baser sur le réel notre seule véritable ligne rouge
nous
voulons aussi que ce budget puisse être celui de la justice fiscale que notre groupe défend avec une forme de continuité depuis 2017 peut-être monsieur le Premier ministre l'année 2025 martera enfin le couronnement de nos efforts en tout cas je le souhaite
parce
qu'il n'est pas juste certes de considérer le capital utile à notre économie comme la rente
qui
bénéficie trop souvent des effets d'optimisation ou d'aubaine fiscale
on
ne règle jamais ceci étant un problème en désignant un bouc émissaire
que
ce soit les riches les immigrés les chômeurs les fonctionnaires ou les retraités même si c'est parfois attendu de ses propres électeurs
sachons
distinguer les choses et trouvons les moyens de cibler la rente sans mérite
et
sans effort qui échappe encore trop souvent à l'impôt les plus fortunés doivent prendre leur part de l'effort
c
'est une question de civisme
la
justice est aussi défendre la France du travail et c'est pourquoi nous pensons effectivement qu'il est urgent de rapprocher la feuille de paye sur la feuille de paye le salaire brut du salaire net
c
'est nécessaire si nous voulons redonner du pouvoir d'achat aux français
c
'est essentiel si nous voulons effectivement relancer la production nationale
et
sans évoquer tous les sujets il en est un vous l'avez évoqué je m'en félicite monsieur le premier qui est important
et
qui peut être mis en oeuvre très rapidement c'est celui de la simplification
il
faut absolument accélérer l'effort
car
l'empilement des normes coûte cher très cher et tous les rapports en conviennent c'est de la dépense publique supplémentaire sans effet sur la qualité de vie c'est de la dépense privée aussi pour les ménages et les entreprises et à la fin des emplois qui disparaissent
ou
ne sont pas créés
les
démocrates seront force de proposition pour le budget que vous annoncez
et
nous le ferons pour bien d'autres sujets je pense à la santé dont le français eux parle tous les jours je pense à la réindustrialisation à l'agriculture
à
la transition énergétique aux services publics aux logements
et
à l'éducation
je
crois qu'il existe dans cet hémicycle une majorité pour avancer pas à pas personne ne sort parfaitement satisfait ni victorieux d'un compromis
mais
si nous y mettons de la bonne volonté
si
nous acceptons majoritairement le réel
je
suis certain que la France et les français en sortiront grandi et pour nous c'est bien cela l'essentiel je vous remercie
merci
beaucoup
merci
beaucoup monsieur le président Fénault
la
parole est à présent à monsieur Paul Christophe président du groupe Horizon et Indépendant
madame
la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues
quelle
image renvoyons-nous
quel
triste spectacle offrons-nous du débat public
mes
chers collègues je vous le dis en toute franchise nous ne sommes que de piètres comédiens
qui
n'amusent plus personne
à
force d'égarements puérils et de batailles stériles
notre
pays s'enfonce dans une crise politique inédite sous la cinquième république
nous
n'avons visiblement plus de boussole plus de cap
dans
le vacarme assourdissant de notre hémicycle
plus
personne ne trouve ni conviction ni valeur ni respect
aucune
ligne aucun objectif commun ne semble pouvoir se dégager pas même l'intérêt général du pays
face
à nous
les
oppositions se rejoignent souvent dans la critique
sans
jamais proposer d'alternatives crédibles
quand
certaines promettent encore plus de dépenses les autres voient toujours moins d'ouverture
mais
toutes s'éloignent du sérieux budgétaire que réclament les français
les
extrêmes malgré leur divergence
s
'unissent dans leur rejet
l
'alliance des contraires espère ainsi peser plus lourd dans la balance politique accroître sa présence médiatique
et
amplifier son audience
elle
nous chante la douce mélodie de la vérité
les
unes exclusivement basées sur la fable les riches sont nos ennemis
les
autres sur le compte les étrangers sont le problème
quant
aux anciens partis de gouvernement ils se vendent de négocier à partir d'un discours sans nuance ce sera ça ou rien
comme
si compromis rimaient avec dictates
chaque
jour
la
liste de leurs exigences s'allonge un peu plus
et
bien entendu ils ne s'engagent en rien
ne
signent aucun accord
plus
facile ainsi de se dérober
par
cette attitude
ils
nous mènent collectivement droit dans le mur
la
consommation des ménages est en baisse tout autant que l'investissement des entreprises
les
français sont inquiets en colère même
et
observent consterné notre médiocrité
ils
s'éloignent de nous ils ne nous comprennent plus
ils
ne nous écoutent plus
et
lorsque la parole des représentants du peuple cesse de trouver écho
c
'est le lien même entre la nation et ses institutions qui se fragilisent notre pays n'a pas besoin d'égoïsme mais de stabilité en responsabilité avec le groupe Horizon et Indépendant nous cherchons à bâtir depuis le début des compromis dans un hémicycle profondément divisé à l'image de notre France désormais fracturée
le
compromis politique oui
le
renoncement à nos valeurs jamais
je
vous le dis
nous
n'accepterons aucun accord où la France sortirait perdante où l'intérêt général serait piétiné où la stabilité économique et budgétaire serait sacrifiée
il
en va de notre crédibilité en tant que nation
l
'année écoulée nous a grandement fragilisé au niveau national comme sur les scènes européennes
face
à des puissances étrangères qui profitent de notre faiblesse pour menacer nos intérêts et notre souveraineté aussi
nous
nous devons de tenir notre maison dans le respect de nos engagements internationaux
alors
que nous avons désormais le déficit le plus élevé de la zone européenne et une dette colossale
pour
cela
il
nous faut suivre notre plan de retour à l'équilibre qui passe nécessairement par une réduction importante de notre déficit dès le prochain budget
non la
dette n'est pas un simple souci comptable comme certains voudraient nous le faire croire
nos
résultats économiques comme notre déficit public
sont
scrutés par nos partenaires par nos créanciers par nos concitoyens
si
nous ne respections pas nos engagements
les
difficultés seraient très concrètes pour le quotidien des français
non le
FMI n'est pas non plus à nos portes c'est vrai
mais
qui pourrait pour autant se satisfaire d'une situation aussi catastrophique
qui
pourrait croire qu'une telle dégradation budgétaire serait indolore pour nos concitoyens
moi
je ne le crois pas
chez
Horizon
nous
savons qu'il est possible et souhaitable de réduire les dépenses publiques et que c'est d'abord à l'état de montrer l'exemple
dans
cette perspective la trajectoire budgétaire présentée par le gouvernement va dans le bon sens
en
proposant des économies conséquentes
il
poursuit l'ambition engagée l'année dernière et attendue par nos concitoyens celle de la maîtrise de la dépense publique
nous
sommes aujourd'hui le deuxième pays d'Europe le plus dépensé en proportion de notre PIB
cette
situation n'est plus tenable
et
le gouvernement semble avoir pris la mesure
il
faut monsieur le premier ministre continuer dans cette voie mobilisons notre énergie pour bâtir un budget crédible pour la France
rien
d'extraordinaire
un
budget réaliste sincère et équilibré et ce sera déjà beaucoup
quand
cet état d'esprit qui nous guide
le
budget que présente aujourd'hui le gouvernement n'est pas pour nous un texte d'adhésion
mais
déjà un compromis
oui
il comporte des mesures que nous n'aurions pas proposées ainsi
bien
que nous restions fermement opposés à toute hausse généralisée des impôts
nous
ne rejetterons pas par principe
les
ajustements nécessaires à la stabilité politique
à
partir du moment
où
ceux-ci ne contreviennent pas à notre stabilité financière
comme
nous le répétons depuis des mois aucune réforme structurelle ne pourra voir le jour dans pareil hémicycle
faisons
alors preuve d'humilité et de tempérance
le
temps n'est pas venu pour qu'un parti quel qu'il soit
puisse
prétendre appliquer son programme rien que son programme chacun dans cet hémicycle doit faire un pas
mais
entendons-nous bien
un
pas en avant pour le pays et non pas en arrière
je
sais qu'on va me dire qu'on devrait s'accorder sur la suspension de la réforme des retraites
que
ce geste ouvrirait la voie à la stabilité politique tant recherchée
que
somme toute ce ne serait qu'un compromis technique comptablement supportable
mais
mes chers collègues
un
très raisonnement serait à mes yeux profondément dévastateur
car
la réalité est là implacable
nous
devons être plus nombreux à travailler et le faire plus longtemps
nous
avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisants pour un retraité
là
où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisants pour un retraité
dans
le même temps si la durée en retraite était à l'origine de 5 ans en moyenne
elle
est aujourd'hui de plus de 22 ans
notre
système de retraite par répartition
ne
peut pas continuer à fonctionner
avec
3 fois moins de cotisants
pour
une durée d'indemnisation 4 fois supérieure
c
'est une folie
le
groupe Horizon et Indépendant est prêt à discuter d'un compromis sur les améliorations possibles d'une réforme de retraite
sur
celles des femmes sur les carrières hachées les carrières longues ou encore la pénibilité
mais
suspendre la réforme des retraites pour offrir une victoire politique
aussi
symbolique qu'éphémère au groupe socialiste est une dangereuse facilité
car
le compromis politique ne saurait se bâtir au détriment de l'intérêt général
une
nation qui renoncerait à la rigueur de ses engagements
à
la cohérence de ses choix perdrait la confiance de ses partenaires comme celle de ses citoyens
et
puis disons-le clairement
la
gauche a choisi de faire de la suspension de la réforme des retraites son nouveau totem
et
j'en suis tristement persuadé monsieur le premier ministre d'autres lignes rouges apparaîtront demain
nous
connaissons la tendance à la surenchère de nos collègues
s
'il s'y adonnait il nous conduirait immanquablement à l'échec budgétaire de demain
je
l'annonce ici
nous
ne voterons pas n'importe quoi
pour
des objectifs de court terme
nous
ne rendons pas service à nos concitoyens en mettant la vérité sous le tapis
le
courage politique c'est de dire la vérité c'est de reconnaître que sans équilibre financier il n'y a pas de justice sociale
et
c'est précisément cela que nous défendons
un
modèle soutenable fidèle à la promesse républicaine de solidarité entre les générations
enfin
malgré l'urgence la situation budgétaire ne doit pas être notre seule priorité
à
des milliers de kilomètres madame la ministre à des milliers de kilomètres de ces d'hémicycles nos concitoyens nous regardent et attendent des réponses concrètes à leurs difficultés
je
pense notamment à la Nouvelle-Calédonie
nous
devons adopter le plus rapidement possible la proposition de loi visant à reporter le renouvellement général des membres du Congrès et des assemblées de province
pour
la bonne mise en oeuvre de l'accord de Bougival
mes
chers collègues
le
général de Gaulle déclarait le 12 septembre 1944
les
plus nobles principes du monde ne valent que par l'action
par
ces mots
il
nous rappelait que les idéaux aussi élevés soient-ils
ne
prennent sens que lorsqu'ils se traduisent dans des décisions et des actes
sans
action les principes s'étiolent
les
valeurs se figent
il
est désormais temps
de
passer des mots aux actes
de
faire ici dans cet hémicycle
ce
que notre devoir commande
prendre
nos responsabilités
car
les français
n
'entendront pas nos états d'âme
la
dernière chance n'est pas un hasard
c
'est le moment
où
le courage rencontre la nécessité
je
vous remercie
merci beaucoup monsieur le président Christophe
la
parole est à présent à monsieur Christophe Neiglen pour le groupe Liberté indépendant Outre-mer et Territoire
madame
la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mesdames et messieurs les députés chers collègues
cela
fait désormais plus d'un mois que notre assemblée
non
plus tôt que notre pays tourne au ralenti
un
mois
que
nous donnons aux français un spectacle pathétique
qui
lasse nos concitoyens
avec
un mix de comiques de répétition et de tragédie
le
problème est que loin de nous applaudir
nos
concitoyens non seulement ne rient pas
même
jaune mais pleure
pleure
de la déliquescence de notre pays aux yeux du monde
de
l'état de nos finances publiques
de
notre incapacité à trouver des compromis dans l'intérêt général
nous
payons encore les conséquences de la dissolution désastreuse de 2024 exemple s'il en est besoin
que
les prises de décisions solitaires en déconnexion avec le terrain nous mènent à des situations inextricables
monsieur
le premier ministre
votre
première mission sera de vous libérer de cette tutelle présidentielle
en
réalité monsieur le premier ministre vous devez couper le cordon
et
trouver l'oxygène par vous-même en lien avec le parlement
notre
constitution est bien faite
d
'ailleurs dans son article 20 il est clairement inscrit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation le gouvernement votre gouvernement et non le président de la république vous avez à raison parlé de rupture c'est la toute première à engager
les
autres ruptures concernent les politiques à mener elles ne peuvent et ne doivent pas se conduire dans le droit fil des huit dernières années alors que l'urgence est à fournir un budget à notre pays nous vous demandons la mise en oeuvre rapide de mesures attendues et plébiscitées par les français
vous
le savez notre groupe a été en pointe contre la réforme des retraites
elle
a été le premier à avoir demandé sa suspension et l'idée de réunir une conférence de financement il s'agit là d'un discours impératif démocratique mais aussi économique tant la censure et la dissolution auraient un coût largement supérieur de l'ordre de 15 milliards d'euros à cette suspension
la
future élection présidentielle devra de toute manière trancher cette question nous saluons donc votre engagement sur le sujet
les
autres ruptures que nous attendons monsieur le premier ministre concernent la contribution des plus hauts patrimoines au redressement des comptes publics
car
il n'y peut y avoir pour le groupe plus haut de redressement sans justice fiscale et sociale c'est la condition de l'acceptabilité des efforts financiers de la part de nos concitoyens
de
l'autre part il n'est pas possible de présenter un budget qui ne soit que punitif
nous
défendons de longue date au sein de notre groupe la nécessité de mettre en avant la valeur travail de permettre aux français de tous les français de pouvoir travailler dans des conditions décentes
c
'est à ce titre que nous proposons des allègements généraux sur les cotisations salariales pour redonner du pouvoir d'achat pour les plus bas salaires
nous
sommes convaincus que le travail doit payer plus il conviendra également de remettre à plat les aides publiques aux entreprises pour plus de transparence et d'efficacité et mettre bien entendu davantage à contribution les GAFAM nous notons en parallèle votre ouverture sur les mesures qui sont nécessaires de lutte contre l'optimisation fiscale
vous
devrez aussi monsieur le premier ministre faire de nouveau confiance au corps intermédiaire qui depuis 8 ans ont été maltraités les syndicats le tissu associatif et les élus locaux doivent redevenir des partenaires de confiance car qui mieux qu'eux saisissent les mots de notre pays
vous
avez d'ailleurs annoncé que l'un de vos premiers chantiers serait de mener une réforme au bénéfice de nos collectivités locales
nous
vous appelons à aller vite et fort sur ce sujet de la décentralisation pour permettre aux élus locaux d'obtenir davantage de liberté d'action au quotidien
l
'adaptation normative l'autonomie fiscale ainsi que la réduction des doublons facteur de meilleur usage des deniers publics
la
véritable révolution pour notre pays est là
faire
confiance aux territoires pour se gérer eux-mêmes là où l'état à force de vouloir tout gérer finit par mal gérer
je
vous parlais d'entendre la voix des territoires
de
l'hexagone bien sûr mais aussi de la Corse et des outre-mer
pour
les premiers il s'agit bien évidemment d'aller au terme du processus de Beauvau mené par les présents gouvernements pour l'autonomie de la Corse
nous
avons entendu votre engagement clair sur le sujet nous attendons maintenant les actes
pour
les territoires ultramarins
vous
commencez clairement avec un mauvais signal
passer
d'un ministère d'État que l'assez numéro 2 dans l'ordre protocolaire au numéro 13 est très mal perçu par les habitants et leurs représentants ici à l'Assemblée
il
faudra donc mettre les bouchées doubles
pour
relever les immenses défis auxquels sont confrontés ces territoires
je
pense particulièrement à Mayotte
qui
attend toujours la concrétisation dans le budget d'une ligne spécifique je répète une ligne spécifique dans le budget concernant les 4 milliards d'euros prévus dans une future loi de programmation
et
pour lequel monsieur le Premier ministre
vous
n'avez eu aucun mot
aujourd
'hui les 25 millions qui seraient prévus
sont
largement insuffisants
et
au regard des 4 milliards qui avaient été promis
ne
pas avoir abordé
le
sujet de ce territoire de la République meurtrie et ravagée est une faute politique
je
pense aussi à l'impérieuse nécessité d'adopter des mesures de lutte contre la vie chère de la Polynésie à la Guadeloupe et bien entendu
de
continuer le dialogue en Nouvelle-Calédonie
monsieur
le Premier ministre les défis sont immenses
notre
groupe est un groupe d'indépendants
à
la recherche de stabilité pour notre pays
d
'une politique sociale juste
d
'une maîtrise de notre budget et d'un réel amour des territoires
notre
indépendante et notre ADN
le
renfort des uns ou des autres au gouvernement nonobstant leur qualité intrinsèque voire l'amitié que nous leur portons ne saurait engager notre groupe nous demeurons pleinement un groupe situé dans l'opposition mais force de proposition
notre
démarche constructive hors du socle commun est avant tout guidée par l'intérêt général et la nécessité de trouver des compromis pour notre pays
il
est parfois compliqué
de
comprendre le chaos organisé au plus haut sommet de l'état
d
'entendre des prises de position qui exaspèrent les français
se
dédouanant de toute responsabilité dans la situation politique actuelle et pointant du doigt toutes les personnes possibles et inimaginables excepté lui-même
Monsieur
le Premier ministre vous l'aurez compris les mots acerbes et accusatoires depuis Charmécher ne vous facilitent pas le travail pour essayer de renouer la confiance dans cet hémicycle
c
'est à l'aune
de
vos paroles
et
surtout de vos actes
que
notre groupe se positionnera comme nous en avons toujours eu l'habitude
mais
néanmoins la nécessité de compromis ne doit pas enlever la nécessité d'action
car
nous cessons de le répéter
la
situation est grave
mais
pas encore totalement désespérée
vous
avez entre vos mains l'ultime opportunité de montrer aux françaises et aux français qu'ils ont été entendus
notre
groupe très majoritairement ne votera pas la censure mais nous attendons des gages et des actions concrètes de votre part
merci beaucoup monsieur le député
merci
la parole est à présent à monsieur Stéphane Peux président du groupe gauche démocrate et républicaine
madame la présidente monsieur le premier ministre
mesdames
et messieurs les ministres mes chers collègues
vous
avez dès votre première nomination puisqu'il y
en
a eu deux utilisé le terme fort de rupture
mais
après vous avoir écouté
en
fait de rupture je dois vous le dire c'est surtout de la continuité que j'ai entendu
alors
je vais commencer par là et sortir de mon texte j'ai entendu ce que vous avez annoncé sur la réforme des retraites
c
'est une avancée c'est même considérons-le potentiellement je dis bien potentiellement une victoire pour notamment ceux qui vont pouvoir bénéficier d'un départ anticipé à la retraite par rapport à ce qu'était la loi Borne je dis potentiellement parce que j'ai entendu derrière votre prise de parole beaucoup de parlementaires du groupe du bloc central dire à quel point ils allaient combattre cette mesure et qu'ils comprenaient que vous en faisiez l'annonce pour pouvoir démarrer le débat budgétaire et pas être censuré immédiatement mais quand les choses viendront en débat dans l'hémicycle ils utiliseront tout leur poids pour essayer de la combattre et que cette suspension n'advienne pas alors
on
connaît les habiletés du débat parlementaire et donc nous serons extrêmement extrêmement vigilants mais je dois vous dire que cette première victoire que nous enregistrons aujourd'hui on la doit surtout et je veux les saluer ici à cet instant à l'opiniâtreté des syndicats et des mobilisations sociales qui n'ont jamais lâché l'affaire et à ceux qui ici dans cette hémicycle n'ont pas non plus jamais lâché l'affaire sur la réforme des retraites quand vous
dans
la majorité vous pensiez que les français étaient passés à autre chose nous on rappelait à quel point cette injustice marquée au fer rouge notre pays était une blessure démocratique au moins aussi importante que celle du non-respect du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen alors pour autant nous savons qu'en faisant cette suspension si elle arrive si elle est votée si vous n'êtes pas contrarié par votre bloc central vous ne voulez pas néanmoins sur la question des retraites toucher pour ce qui nous concerne à l'essentiel c'est la réforme dans son ensemble qu'il faut abroger c'est ce que vous demande l'immense majorité des français c'est la proposition d'ailleurs de résolution que notre groupe a fait adopter ici même en juin dernier
votre
déclaration de politique générale monsieur le premier ministre
a
comme boussole celle de maintenir les privilèges de certains et d'écraser la masse des salariés des retraités des malades et des chômeurs rien dans votre programme sur le retour de l'impôt sur la fortune pas plus sur le contrôle ou le remboursement des aides accordées aux entreprises sans contrepartie dont le montant pharaonique de 211 milliards a été dévoilé dans le rapport de mon collègue sénateur Fabien Guet vous devriez savoir monsieur le premier ministre que les français sont attachés à la notion d'égalité et celle devant l'impôt étant de loin la plus sensible déjà en 1789 les cahiers de doléances étaient remplis de demandes de suppression des impôts injustes et mal répartis il en était de même des cahiers de doléances issus des revendications des gilets jaunes
la
droite
dans
ce pays a toujours combattu l'impôt progressif
elle
préfère les taxes qui frappent de manière aveugle les plus modestes comme les plus riches mais au bout du compte la plus emblématique d'entre elles la TVA pèse bien plus sur le budget des salariés que sur les plus gros revenus
quand
comprendrez-vous
que
l'impôt doit s'adapter à la richesse aujourd'hui ce n'est plus la terre ni la production industrielle qui rapporte le plus c'est le capital non productif ce sont les dividendes faramineux les placements dans les paradis fiscaux et les niches fiscales qui ne profitent qu'à une extrême minorité de français
et
vous continuez de vouloir nous faire peur en disant que si on les taxe ils vont quitter le territoire national mais ils le font déjà tous les jours ils ferment des entreprises ils licencient ils délocalisent au lieu de maintenir les investissements dans l'outil industriel et la recherche dans notre pays on le sait depuis Marx le capital n'a pas de patrie
en
revanche le salarié
en
revanche le salarié lui n'a que son salaire pour vivre le retraité sa pension et le privé d'emploi son allocation et ce sont eux que votre projet de budget va encore pressurer eux et les malades qui à vous écouter devront sortir la carte bleue avant la carte vitale
vous
restez
vous
restez comme vos prédécesseurs sourds aux revendications du monde du travail vous pensez une nouvelle fois
que
la colère passera
mais
elle ne passe pas comme en témoignent d'ailleurs les fortes mobilisations syndicales et ce n'est pas votre projet de budget présenté ce matin en conseil des ministres qui va calmer la colère sociale nous y découvrons avec stupeur 29 taxes et impôts supplémentaires pour les français moyens
mais
concernant les plus riches une petite taxe soit les holdings qui contient tellement d'exonérations qu'elle ne rapportera quasiment rien
votre
projet de budget comme celui de François Béroux n'est qu'un concentré de mépris de classe
j
'ajoute que chacune de vos mesures va une nouvelle fois aggraver la situation des territoires d'outre-mer parce que la vie est plus chère parce que les revenus y sont plus faibles vous allez une nouvelle fois aggraver la fracture sociale et amplifier les raisons d'une juste colère votre mépris est visible ça a été dit par mon prédécesseur dans la composition même de votre gouvernement d'un ministre d'Etat au deuxième rang protocolaire nous passons à un ministre légué au bas des priorités de la nation pourtant les outre-mer
pourtant
en outre-mer
les
questions institutionnelles et de la vie chère devraient figurer au premier plan des préoccupations du pays
oui
monsieur le premier ministre
pour
nous Béroux et le cornu c'est blanc bonnet et bonnet blanc
plus
personne dans le pays ne vous croit mais plus grave plus personne ne vous écoute
il
y a une colère qui ne peut qu'éclater d'une manière ou d'une autre
votre
politique est non seulement néfaste mais aussi dangereuse néfaste au plan social et économique dangereuse sur le plan politique et démocratique désormais nombre d'acteurs du CAC 40 n'ont plus peur d'une éventuelle arrivée au pouvoir de l'extrême droite
celle
-ci a donné suffisamment de gage au patronat qui sait très bien que le RN ou ses alliés ne s'attaqueront jamais aux injustices sociales et fiscales à l'heure où nous fêtons les 80 ans
de
la sécurité sociale issue du conseil national de la résistance le patronat fidèle au plus triste moment de son histoire semble renouer avec son slogan mieux vaut l'extrême droite que le front populaire
monsieur
le premier ministre
vous
voulez que le parlement débatte et vous annoncez l'abandon du 49-3
mais
la constitution vous donne notamment sur le débat budgétaire tant d'autres moyens d'interrompre ou de pervertir le débat parlementaire vos prédécesseurs en ont d'ailleurs usé et abusé ordonnance article 40 vote bloqué voilà un aperçu de l'arsenal dont vous disposez nous sommes dans une démocratie corsetée monsieur le premier ministre vous êtes
le
sixième titulaire du poste depuis 2022
et
écoutez-moi bien depuis juillet 2024 notre pays a été dirigé un jour sur quatre par un gouvernement des missionnaires
oui
l'usage abusif de son pouvoir par le président de la république Emmanuel Macron abîme notre pays et notre démocratie
monsieur
le premier ministre
vous
avez au-dessus de la tête
l
'épée de Damoclès de la censure
la
censure n'est pas un jeu
comme
vous tentez de le faire croire la censure c'est l'un des moyens du parlement de se faire entendre quand toutes les voix du dialogue ont été épuisées
pour
notre part nous avons répondu présent à toutes vos invitations mais derrière les paroles il y a les actes
le
budget que vous avez présenté ce matin ferme les portes aux propositions venues de la gauche et en ouvre de nombreuses vers la droite et l'extrême droite de notre hémicycle
nous
en sommes convaincus ce sont pas les têtes qu'il faut changer ce sont vos orientations politiques
depuis
les dernières législatives le président de la république nie le résultat des urnes et combine pour reculer l'échéance de son départ volontaire ou contraint
monsieur
le premier ministre on vous présente souvent comme le dernier grognard du président Macron
bref
vous seriez son cambronne
vous
tomberez
vous
aussi pour le défendre
mais
sans la noblesse de la cause et donc sans le panache
la
cinquième république est à bout de souffle
tant
elle a été dévoyée par l'actuel président de la république Emmanuel Macron il est donc
le
seul responsable et coupable de la crise politique que traverse notre pays
merci beaucoup
monsieur le président
la
parole est à présent à monsieur Eric Ciotti président du groupe UDR
merci madame la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues
nous
vivons aujourd'hui des heures dramatiques et sans doute historiques dramatiques pour notre pays
qui
subit la pire crise politique
au
bord de la crise de régime depuis 1958
ces
heures critiques de l'histoire
sont
celles où se défait notre nation victime d'un système à bout de souffle
notre
pays s'effondre de l'intérieur
et
s'efface à l'extérieur
les
français ont peur sont sidérés
le
monde entier nous regarde stupéfaits ahuris les marchés menace
mes
chers collègues
ce
chemin de croix
c
'est celui de la France
ce
calvaire c'est celui des français abîmés par votre politique abîmés par votre bilan 3400 milliards d'euros de dette
des
dépenses publiques endémiques
le
seul déficit de la zone euro à s'aggraver le record du monde des prélèvements obligatoires une immigration de masse qui ne cesse de croître une insécurité record le recul de l'indépendance énergétique et du nucléaire l'effondrement des services publics et des faillites d'entreprises historiques
votre
agonie coûte terriblement à la France
combien
de points de croissance perdus
combien
de défaillances d'entreprises combien d'emplois perdus combien d'acquisitions immobilières retardées combien au global de temps perdu face à la submersion migratoire
combien
d'occasions ratées pour affronter cette crise économique financière sociale dont vous êtes les responsables oui monsieur le premier ministre ce chaos vous en êtes responsable le chaos c'est vous l'irresponsabilité c'est vous lâchez en lit c'est vous
votre
nomination constitue une ultime tentative
d
'un président délégitimé effrayé par le jugement des français pour contourner les urnes elle traduit une défiance envers les français
elle
est faite elle s'est construite dans le déni dans la division dans le mépris dans l'isolement dans la provocation
c
'est pourquoi monsieur le premier ministre
vous
n'êtes pas un moine soldat
mais
plutôt un liquidateur judiciaire
votre
discours de politique générale
était
caduque avant d'avoir été prononcé
nous
avons mes chers collègues face à nous le premier ministre le plus faible de l'histoire de la cinquième république
faible
car abandonné par sa propre majorité faible car animé par le seul but le seul but et unique
de
se maintenir au pouvoir sans pouvoir l'exercer
faible
car suspendu à la clémence du parti socialiste
prêt
à tout céder à tout brader pour que monsieur Hollande est fort ne baisse pas le pouce pour vous achever faible et prêt
monsieur
Hollande confirme qu'il est aujourd'hui le comptable de la survie de ce gouvernement
quelle
honte
et
monsieur le premier ministre rigole dans une belle complicité à saluer entre monsieur Hollande et la Macronie l'union est faite
faible
et prêt à s'aborder la compétitivité de nos entreprises augmenter les impôts s'attaquer aux retraités s'aborder la réforme des retraites pour éviter le coup près des urnes faible car otage de l'idéologie socialiste fléau de notre nation depuis 1981
vous
venez vous venez monsieur le premier ministre
vous
venez de tout céder au parti socialiste
celui
qui a obtenu 1,7% à l'élection présidentielle
jamais jamais
la France n'aura été aussi peu à gauche et vous cédez tout aux socialistes vous êtes désormais monsieur le premier ministre l'otage consentant du parti socialiste
incapable
de vous réformer
incapable
d'entendre les français
vous
avez oui vous avez perdu toute légitimité
vous
êtes illégitime
par
votre nomination d'émission
qui
a confiné au Vaudville illégitime
car
vous êtes le dernier relais d'un président déchu forcené de la république
l
'élection présidentielle mes chers collègues n'est pas un blanc-seing sans limite
c
'est un contrat moral avec les français ce contrat il a été bafoué il a été rompu écoutez monsieur le premier ministre
écoutez
une parole de bon sens
je
cite lorsqu'une majorité et son leader sont battus ils doivent partir
savez
-vous qui a prononcé ces mots c'est vous c'est vous
c
'est vous monsieur le premier ministre c'était dans le Figaro le 20 octobre 2015 vous parliez d'or alors appliquez vos propres principes
comme
le président doit appliquer ceux des institutions
le
général de Gaulle l'a fait
pour
un référendum perdu de deux points certes n'est pas de Gaulle qui veut sûrement pas Macron en tout cas
ce
que l'un a patiemment bâti l'autre le démolit sans scrupule
aujourd
'hui vous êtes le dernier protecteur du pire président de l'histoire de la 5ème république
Emmanuel
Macron néron qui se voulait Jupiter
tel
l'empereur maudit regarde sa propre nation brûlée sur le bûcher funéraire qu'il a érigé
3
français sur 4 exigent une dissolution 70% réclament une démission mais vous vous obstinez
son
obstination narcissique porte un suicide national malgré les défaites électorales ils s'entêtent vous vous entêtez malgré les censures ils s'enferment vous vous enfermez malgré la colère populaire vous vous acharnez vos propres alliés ses propres alliés l'abandonnent Edouard Philippe Gabriel Attal qui lui doivent tout demande c'est vrai avec une forme d'indignité qu'il faut reconnaître sa mise à mort
alors
oui vous n'avez plus de majorité même plus de socle minimal qui n'a plus rien de commun
j
'écoutais
il
y a quelques instants monsieur Wauquiez
le
représentant ici d'un parti qui est soumis aujourd'hui à une véritable guerre civile interne
en
vous écoutant
en
vous écoutant
en
vous écoutant monsieur Wauquiez
vous
qui êtes normalien
je
pense à Anna Arendt
Anna
Arendt disait
en
optant pour le moindre mal
vous
avez oublié que vous avez choisi le mal oui monsieur Wauquiez vous avez choisi le mal de l'alliance de la soumission avec la Macronie et aujourd'hui avec le parti socialiste
le
premier ministre nous présente un budget socialiste désindex les retraites
vous
qui avez toujours nous je peux dire qui avons toujours défendu l'indexation des retraites pour sauvegarder le pouvoir d'achat de ceux qui ont travaillé dur au service de la France toute leur vie vous acceptez qu'on désindexe les retraites l'inverse de ceux que nous avons toujours défendus ensemble l'inverse de votre programme de notre programme ailleurs alors soyez cohérents je vous le dis censurez jeudi matin monsieur le premier ministre monsieur le premier ministre rassurez-vous
l
'enfer de Matignon va prendre fin bientôt
comptez
sur l'union des patriotes
pour
abréger vos souffrances votre tour de garde d'un président déchu sera bref
le
retour au peuple vers les urnes pour que les français tranchent va arriver avec nous l'agonie du macronisme ne sera pas celle de la France votre effondrement ne sera pas celui des français l'heure du sursaut est là non la France n'est pas finie la dissolution est inéluctable votre remplacement par Jordan Bardella à Matignon est imminent
le
pont le compte à rebours a commencé le sablier s'écoule inexorablement l'alternance arrive et rien ne pourra l'empêcher
je
vous remercie monsieur le
président
Cioti
la
parole est à présent à monsieur Sébastien Chenu pour le rassemblement national
madame
la présidente monsieur le premier ministre mesdames messieurs les ministres chers collègues
monsieur
le premier ministre bonjour
et
monsieur le premier ministre au revoir
comme
vous le savez on oppose souvent bonjour et au revoir alors que dans la langue française dire bonjour quand on quitte une personne n
'est
pas incorrect tu pars déjà alors bonjour et à bientôt écrivait Jules Verne alors bonjour monsieur le premier ministre et nous l'espérons dès demain au revoir monsieur le premier ministre
en
montant à cette tribune c'est l'Himalaya d'un pays que vous avez endetté au delà de tout que vous gravissez
c
'est la terrasse depuis laquelle vous regardez votre oeuvre collective celle de l'inaction
celle
de l'absence de courage politique
celle
de la soumission à l'union européenne celle de l'aveuglement idéologique à n'en pas douter lorsqu'on vient de vous entendre le plus dur quand il faut finir et de commencer missionner pour bricoler un budget se basant sur le plan de votre prédécesseur François Bayrou
vous
allez en réalité éteindre la lumière du macronisme
monsieur
le premier ministre vous nous aviez promis la rupture tant sur la forme que sur le fond et nous aurons la continuité et sur la forme et sur le fond et sans rien résoudre même conseiller ministériel même premier déplacement même pratique même politique même ministre la France s'interroge d'ailleurs sur l'idée lumineuse du retour de Bruno Le Maire la semaine dernière au gouvernement l'homme de la ruine réfugié en Suisse qui aura à la seule évocation de son nom plongé le pays dans une crise toujours plus profonde
une
crise politique qui permit à feu Bruno Retailleau de s'offusquer de l'idée de siéger à côté de Bruno Le Maire pourtant issu du même parti politique que lui alors qu'il roucoulait depuis de longs mois entre Manuel Valls et Elisabeth Borne
sur
la rupture sur
la
rupture gouvernementale on repassera entre ministres épuisés recyclés débauchés qui trouvent sur ce radeau de la méduse l'espoir d'exister encore un peu et technoternes à la déconnexion arrogante du pays réel ce gouvernement ressemble à celui de l'an 1 du macronisme et comme dans l'évangile les premiers seront les derniers
quelques
survivants du gouvernement Raffarin nous rappelant davantage le train fantôme que le futuroscope
un
ministre de l'économie qui veut la fin du siège de la France au conseil de sécurité de l'ONU
un
ministre du logement qui refuse la priorité nationale en matière de logement lui préférant la priorité amicale
et
quelques ministres LR
quelques
ministres LR désormais prêts à cautionner le contraire de ce qu'ils racontent à leurs derniers électeurs par ici la bonne soupe si si les dernières gorgées dégoûtent les français ici LR les abalent cul sec
et
puis
et
puis comment ne pas voir avec ce hold up de la technostructure sur les grands ministères du quotidien la mainmise de l'état profond qui gouverne ici en pleine lumière cela ne serait qu'anecdotique si ces acteurs ne portaient pas des convictions dangereuses à l'image de la nouvelle ministre de l'écologie militante anti-nucléaire renforçant dans cette période de crise l'illisibilité écologique de ce gouvernement
une
écolo barbu on a déjà vu une barbu ministre anti-nucléaire on ne veut pas voir
point
de rupture sur les hommes
point
de rupture sur les politiques
tout
est tenté pour vous survivre à vous-même une gesticulation piteuse
Walter
Benjamin écrivait la catastrophe c'est lorsque les choses suivent leur cours et c'est votre objectif
reprendre
le cours catastrophique des choses durer
tenir
continuer
on
fermerait les yeux on entendrait encore François Béroux alors vous faites semblant vous faites semblant monsieur le Premier ministre de renoncer à l'utilisation du 49-3 pour mieux achever le débat budgétaire par ordonnance vous faites semblant de rompre alors que votre feuille de route elle est celle de Bercy venant puiser 19 milliards d'euros d'impôts dans les poches des français en continuant à laisser filer la dépense publique souvent d'ailleurs la plus toxique pour la rupture vous repasserez en revanche concernant votre bilan nous allons vous retenir quelques instants
monsieur
Attal désormais opposant numéro 1 d'Emmanuel Macron voulait désmicardiser la France en 2024
le
nombre de travailleurs payés au SMIC en 2017 était de 10% il est de 15% aujourd'hui
la
productivité française était une fierté
elle
a baissé de 3,5%
notre
tissu de PME
qui
irriguait notre économie fait leurs faillites n'ont jamais été si nombreuses aujourd'hui augmentant encore de 3% de 24 à 25
les
courageux dirigeants de TPE qui forcent notre admiration ils sont 50% à être payés moins du SMIC et un tiers moins de 1000 euros par mois selon leur propre syndicat qu'avez-vous fait de notre pays monsieur le Premier Ministre vous l'avez ruiné vous l'avez uberisé vous l'avez insécurisé vous l'avez dégradé vous l'avez livré aux prédateurs de tout poil vous l'avez abîmé
la
crise que vous avez créée vous n'êtes même pas capable de l'assumer car vous n'êtes jamais responsable de rien
en
fait avec vous la faute c'est toujours celle des autres les gilets jaunes les anglais le rassemblement national Trump Israël le Covid les ouragans en réalité votre responsabilité elle est immense vous qui êtes là depuis le premier jour monsieur le Premier Ministre mais c'est surtout celle évidemment du président de la République véritable artisan du chaos
le
peuple de France crie son incompréhension tous les jours crie sa douleur crie ses blessures crie ses attentes vous préférez les ignorer parce que vous avez peur de lui vous avez peur du peuple de France alors nous ici avec Marine Le Pen nous sommes le cri du peuple
le
cri du peuple
qui
veut vivre
nous
sommes le cri du peuple qui veut vivre de son travail de son talent de sa créativité de son agriculture de son industrie de son intelligence collective
ce
peuple qui demande que vous vous attaquiez aux dépenses toxiques de l'Etat les agences les millefeuilles les planques à copains rien dans ce budget rien en vue ce peuple qui demande que vous attaquiez à la contribution à l'Union Européenne elle en vote encore dans ce budget au coût de l'immigration au tabou suprême rien en vue à la fraude sociale et fiscale rien en vue à une fiscalité plus juste et tournée vers la croissance rien en vue à l'aide au développement qui ressemble souvent à la gabegie rien en vue
le
cri du peuple que nous portons c'est celui des retraités qui seront encore la variable d'ajustement avec la fin de l'abattement des 10% que vous envisagez avec le gel des pensions quel acharnement
le
cri du peuple que nous portons c'est celui des classes moyennes avec le gel du barème de l'impôt sur le revenu la taxation des tickets restaurants et des chèques vacances ils seront encore une fois impactés concernant leur pouvoir d'achat eux bien entendu ils ne cassent rien alors vous les tondez
le
cri du peuple que nous portons c'est celui des jeunes qui verront leur job étudiant fiscalisé mesquin et si injuste dans la même logique que la suppression des 5 euros d'APL le cri du peuple que nous portons c'est celui de la France populaire qui verra via l'année blanche le salaire du public et des prestations sociales gelées et un pouvoir d'achat attaqué encore une fois
le
cri du peuple que nous portons c'est celui des français qui vivent en dehors des métropoles qui verront les collectivités leurs communes davantage impactées encore le cri du peuple que nous portons c'est celui des outre-mer de nos compatriotes de Mayotte je pense à Anxia Mamana qui est là
qui
ont été oubliés de vos préoccupations budgétaires pas un mot
le
cri du peuple que nous portons c'est celui d'un pays qui ne veut pas mourir qui ne se résout pas à accueillir 500 000 étrangers par an et qui mérite que l'effort de justice fiscale que nous nous proposons au Rassemblement National avec Marine Le Pen soit consacré à la relance de la natalité enjeu majeur que vous ignorez pour la rupture monsieur le Premier ministre vous repasserez
dites
-le-vous bien monsieur le Premier ministre nous ne sommes dupes de rien
nous
ne sommes pas achetables nous ne sommes pas négociables ni via la proportionnelle ni via l'arrêt des horloges préconisées par l'économiste macroniste à Guillaume car votre parole monsieur le Premier ministre pèse peu lorsque vous parlez c'est Emmanuel Macron que nous entendons
alors
chacun va prendre ses responsabilités
qui
des LR ou des socialistes se couchera le premier
qui
viendra en premier au secours de la Macronie et de son Titanic
qui
acceptera une des hausses d'impôt des recettes d'impôt sur le revenu de 10% qui acceptera la fin du dégrèvement des frais de scolarité quel socialiste longera les murs demain parce qu'il n'aura pas voté la censure embobiné par une hypothétique suspension de la loi sur les retraites qui ne figure même pas dans le texte budgétaire leur permettant de justifier le sauvetage de la Macronie le PS acheté à pas cher sera roulé dans la farine vous aurez le maintien de la réforme des retraites et le déshonneur
le
PS capable aujourd'hui de demander jusqu'à la suspension de la loi Touraine sa propre loi pour éviter l'élection pauvre Madame Touraine qui doit se retourner dans sa tombe
pardon
elle est encore vivante
les
français vous voient vous de l'UMPS ils vous voient du PS aux républicains ils vous voient vos petitesses
vos
insincérités vos calculs de boutiquiers c'est finalement peut-être encore pire que les échecs de la Macronie
vous
avez topé comme vous dites vous avez topé sur le dos des retraités des classes populaires des étudiants pour échapper au suffrage universel comment imaginez-vous un jour socialistes et républicains diriger de nouveau notre pays avec comme seul programme d'empêcher l'alternance et donc d'empêcher la démocratie
il
y a pourtant urgence à l'alternance à retrouver de la stabilité à récompenser les efforts et les sacrifices imposés aux français par vos politiques il y a urgence à redonner un cap au pays Jean-Dane Bardella l'avait indiqué à redonner un cap au pays s'il n'y a pas de rupture alors il y aura censure cette censure elle est méritée et elle arrive quoi qu'il en soit elle demande bien sûr du courage elle demande de la force et de la liberté le courage c'est celui des convictions la force c'est celle de résister aux pressions la liberté c'est celle que devrait avoir chaque parlementaire vis-à-vis de sa conscience c'est votre liberté intérieure chers collègues que j'appelle ce soir sauvons la liberté la liberté sauve le reste déclamait ici Vector Hugo et bien devant le pays qui le réclame soyez chers collègues libres et forts soyez des législateurs soyez des français hissez-vous à la hauteur de l'événement et demain censurez-les bonjour et au revoir monsieur le premier ministre
je
vous remercie monsieur le député
la
parole est à monsieur Gabriel Attal président du groupe Ensemble pour la République
madame
la présidente monsieur le premier ministre
mesdames
et messieurs les ministres mesdames et messieurs les députés chers collègues
c
'est aujourd'hui la quatrième fois que nous nous retrouvons en un an pour prendre position sur une déclaration de politique générale
en
un an
des
motions de censure ont par ailleurs été examinées à neuf reprises dans cet hémicycle
c
'est donc la treizième fois en un an que nous avons l'occasion de nous retrouver de débattre de faire connaître encore et encore les positions de chacun de nos groupes
je
crois donc
que
dans cet hémicycle
les
positions de la plupart d'entre nous la plupart de nos groupes sont connues et nous aurions tous pu imaginer à l'avance ce que seraient les interventions des uns et des autres il y a ceux
qui
affirment clairement qu'ils censureront tout jusqu'à une dissolution une destitution ou une démission quoi qu'il advienne quoi qu'il en soit
il
y a ceux comme nous
qui
cherchent la stabilité
la
stabilité sans menacer d'une censure sans imposer des lignes rouges
la
stabilité non pas comme un immobilisme mais comme un mouvement par le compromis par la volonté de discuter des idées d'abord avant de parler des personnes alors notre position celle de mon groupe celle de mon parti elle est connue
elle
est bien connue et n'a pas varié d'un iota
depuis
plus d'un an alors
je
ne vais pas consacrer mon intervention à vous rappeler ce que vous savez déjà cela tient en trois phrases
un
nous voulons que le gouvernement réussisse deux nous voulons qu'un budget soit voté d'ici à la fin de l'année trois nous sommes prêts à faire des compromis pour y arriver
vous
avez annoncé monsieur le premier ministre que vous proposerez la suspension de la réforme des retraites
sur
ce point il faut être clair je crois que la messe est dite
puisque
les voix des groupes favorables à revenir sur cette réforme à gauche et au rassemblement national ont une majorité absolue dans cet hémicycle
et
donc quel que soit le sens de notre vote à nous qui avons porté cette réforme elle sera donc suspendue
je
le dis ici
en
ce qui concerne les députés renaissances notre idéal en 2017 n'a jamais été de rentrer dans la valse des réformes paramétriques comme des pansements qu'on met et maintenant qu'on enlève tous les deux ans
notre
idéal
c
'est un changement de système
car
notre système est en train de mourir face aux bascules démographiques et technologiques
ces
derniers mois nous avons travaillé
j
'avais confié à Stéphanie Rist que je félicite pour sa nomination au gouvernement
le
soin de préparer
une
réforme systémique au nom de notre parti renaissance
cette
réforme pour un système de retraite universel par point débarrassé du totem de l'âge légal de départ mais avec une seule durée de cotisation et avec de la capitalisation ouverte à tous elle est prête elle est disponible et nous la défendrons
mes
chers collègues
notre
position est connue
alors
à cette tribune je veux consacrer un peu du temps dont je dispose à parler de ce qui s'est passé en France ces derniers jours mais qui a hélas été invisibilisé par le spectacle politique qui a occupé tant d'heures sur les plateaux télé les ondes radio tant de lignes dans les pages des journaux
parler
de ces jours
où
loin du vacarme parisien la France a bougé changé vécu au rythme de tous les défis qui l'animent
car
si la politique ne parle plus des français alors elle ne parle plus de rien
ces
derniers jours
nous
avons commémoré des dates
et
notamment une hier douloureuse effroyable
celle
des deux ans de l'assassinat de Dominique Bernard Dominique Bernard victime du terrorisme islamiste
pour
avoir défendu son lycée
pour
avoir défendu ses élèves
pour
avoir défendu le savoir
j
'étais à Arras hier auprès de sa veuve auprès de ses élèves auprès de ses collègues
les
larmes ne sont pas encore sèches à Arras
la
douleur est encore vive
et
je n
'ai
vu là-bas que des femmes et des hommes qui attendaient des actes
alors
oui
oui
nous défendrons des actes pour notre école pour qu'elle reste le sanctuaire du savoir
des
actes contre le terrorisme contre l'islamisme qui menace toutes nos valeurs
ces
derniers jours et vous l'avez rappelé Madame la Présidente la France a remporté deux prix Nobel Michel Devoray en physique pour la découverte de l'effet tunnel quantique et Philippe Aguillon en économie pour ses travaux sur l'innovation
deux
distinctions qui nous rendent fiers et nous rappellent que la France a des talents qu'elle a tous les atouts pour réussir qui nous rappellent aussi que ses talents peuvent parfois malheureusement préférer s'exiler pour rechercher pour enseigner alors oui nous défendrons des actes pour les garder
et
nous défendrons des actes pour continuer à soutenir l'innovation et la recherche
ces
derniers jours
ont
aussi été ceux de la liberté
la
liberté pour la libération des otages israéliens bien sûr
des
otages retenus depuis deux ans maintenant dans des conditions inhumaines
une
libération comme une délivrance après le massacre du 7 octobre
une
libération aussi comme un espoir pour la paix au Proche-Orient
la
liberté
c
'est celle qu'incarne le prix Nobel de la paix Maria Corina Machado héroïne face à l'oppression du pouvoir au Venezuela
la
liberté entravée aussi bafouée avec il y a quelques heures la condamnation dans une parodie de justice de nos compatriotes Cécile Collère et Jacques Paris et avec vous je veux appeler une nouvelle fois à leur libération immédiate
et
à celle de Boalem Sansal retenue toujours
par
le pouvoir algérien
la
liberté
c
'est bien sûr le regard de Robert Badinter entrant au Panthéon pour veiller à jamais sur la République lui qui n'avait que la justice pour combat
et
le droit comme arme
ces
derniers jours ont été ceux de drames aussi
de
drames qui ont marqué les français qui les inquiètent qui les touchent vraiment et fortement
c
'est hier à Grasse
le
terrible féminicide d'une femme tuée de 16 coups de couteau
c
'est dimanche
un
octogénaire roué de coups en pleine rue victime de la violence gratuite
ce
sont quatre policiers blessés dans des violences insupportables en plein centre de Paris après l'annulation d'un concert autant de drames qui nous rappellent que la sécurité n'attend pas que l'ordre public ne connaît pas d'affaires courantes et qu'il faut agir encore et encore pour protéger les français
et
si je parle de drames
je
veux en évoquer un qui m'a serré le coeur
je
parle du suicide de cette petite fille de 9 ans à Sarguemines en Moselle victime du harcèlement scolaire
9
ans
je
le dis ici j'ai honte en pensant au martyr de cette petite fille et à la souffrance de sa famille
honte
de me dire que plutôt que de discuter de comment agir pour que chaque élève se sente bien à l'école nous pourrions perdre encore du temps en nous empêchant nous-mêmes d'agir pour l'école
ces
derniers jours
un
espoir a été donné aux salariés d'Arcelor Mittal
après
l'annonce d'une baisse des importations d'acier et de la hausse des droits de douane de l'Union Européenne par le vice-président exécutif de la Commission Européenne ouvrant la voie à de nouveaux investissements industriels à Dunkerque continuant le combat pour la souveraineté économique et industrielle de notre continent un combat dans lequel nous devons jeter toutes nos forces si nous voulons continuer à peser
un
combat sur lequel l'instabilité pèse comme une épée de Damoclès
ces
derniers jours
le
plus grand cargo à voile du monde a accosté à Saint-Nazaire
un
bateau français montrant que l'innovation rime avec décarbonation que des solutions existent pour réussir la transition écologique et que ces solutions elles peuvent être françaises
et
puisque nous parlons transport
l
'A320 est devenu depuis quelques jours l'avion le plus commandé au monde et Airbus a annoncé agrandir son site de Toulouse et accélérer les recrutements la preuve
que
nous pouvons encore être pionniers et que nous ne devons rien lâcher
la
preuve que la transition écologique est possible qu'elle avance mais qu'elle ne pourra jamais se faire si nous misons encore sur les blocages
ces
derniers jours un homme Charlie Dalin a confié son histoire celle du courage
en
ayant gagné le vent des glomes malgré un cancer dimanche dernier dans des milliers de communes de France dans toutes nos circonscriptions des concerts et des marches ont eu lieu pour Octobre Rose pour s'engager contre le cancer du sein hier à Évreux dans une ville en liesse on a célébré le ballon d'or d'Ousmane Dembélé
certains
trouveront peut-être tout cela dérisoire
c
'est pour son la France
c
'est ça la France c'est la France qui malgré les soubresauts politiques travaille crée recherche la France qui s'engage la France qui partage la France qui a peur parfois qui s'insurge et se désole c'est vrai mais qui ne baisse jamais la tête
la
France n'attend pas ses politiques pour vivre mais les Français attendent de nous des réponses des solutions des actions ils attendent de nous d'agir
d
'agir vraiment
Monsieur
le Premier ministre
vous
tracez un chemin
il
est étroit nous le savons tous
vous
appelez à partager le pouvoir à écouter à agir avec les Français avec les collectivités avec les partenaires sociaux avec les parlementaires
partager
le pouvoir
c
'est ce pour quoi nous plaidons
vous
vous êtes donné une mission
donner
un budget à la France c'est aussi la nôtre
assurer
l'ordre la stabilité dont le pays a besoin c'est aussi notre volonté
alors
nous serons à vos côtés et aux côtés du gouvernement pour réussir
avec
mon groupe parlementaire avec mon parti nous n'avons jamais rien réclamé nous n'avons jamais brandi aucune ligne rouge jamais exigé aucun poste jamais jeté l'anathème sur aucun nom pourquoi
? parce
que la seule chose que nous voulons c'est que ça marche
c
'est que ça marche même si parfois cela doit nous coûter
parce
que ce qui compte à la fin ce sont les Français
ce
qui compte ce sont les femmes et les hommes de notre pays qui vivent aujourd'hui sans la politique
et
n'attendent plus qu'une chose qu'elles s'intéressent à nouveau à eux
nous
serons au rendez-vous alors je n'ai qu'un message à passer qu'une chose à dire mettons-nous au travail au travail pour un budget au travail pour réformer au travail pour les Français je vous remercie
merci beaucoup monsieur le président
la
parole est à présent madame Mathilde Panot présidente du groupe la France Insoumise
présidente, ministre, collègue monsieur le premier ministre votre présence devant nous est un affront à la démocratie
vous
avez déjà été censuré deux fois par cette assemblée comme membre des gouvernements Barnier puis Bayrou et pourtant vous voilà consacré premier ministre le troisième locataire de Matignon en moins d'un an
contrat
court bail précaire le macronisme face à lui-même devenu premier ministre comme on entre dans les ordres parti lundi soi-disant en dernier des gaullistes revenu vendredi en dernier des fidèles vous voilà ici sous la contrainte du chef dans l'intervalle arrangements et tambouilles secrètes rythmées par les défections de votre clan les ambitions médiocres d'un parti assis sur 4% des voix et de quelques figurants dont la vocation d'une semaine a semblé être de sauver à tout prix la politique de Macron qui a tant fait souffrir notre pays votre présence le confirme à vos dépens Emmanuel Macron est un cas désespéré votre nomination est l'aveu même de l'entêtement du président mais pour comprendre il faut revenir aux origines
il
n'est pas d'éruption volcanique sans fissures dans la couche terrestre comme il n'est pas de séisme politique sans fracture avec le peuple en 2022 Emmanuel Macron proclame ce vote m'oblige avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnée en 2024 Emmanuel Macron perd les élections européennes il réplique par la grenade dégoupillée de la dissolution retour à l'envoyeur Emmanuel Macron perd à nouveau les élections
depuis
malgré les contestations et le mouvement social le président nie délibérément le verdict des urnes trois premiers ministres plus tard vous voilà tentant de sauver ce qui peut l'être sans même les apparences oui en politique comme en géologie chaque secousse contient la précédente et chaque fracture agrandit celle qui suit après ces dénis démocratiques quelle ironie de vous entendre parler de responsabilité de compromis et de stabilité dans votre langage le compromis consiste à rallier votre position comme si vous étiez le centre de gravité du champ politique il faudrait vous remercier pour l'année blanche la baisse des remboursements pour les malades atteints de cancer le doublement des franchises médicales et le refus de l'ISF merci mais non merci
la
responsabilité serait de donner un sursis à une politique battue dans les urnes et la stabilité imposerait de céder aux caprices du président à cet égard vous avez raison il n'y a rien de plus stable qu'un régime autoritaire
vous
parlez encore de socle quand le sol se dérobe sous vos pieds les deux anciens premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal pourtant sortis de la cuisse de Jupiter l'ont bien compris sauf qui peut il ne fait pas bon être assimilé de près ou de loin Emmanuel Macron car nous assistons depuis un an à une contradiction entre la volonté générale et la volonté d'un seul pour vous avoir longuement pratiqué nous connaissons le prochain acte de ce coup de force un chantage au budget ou plutôt à votre budget car vous n'avez eu malgré vos défaites aucun scrupule à appliquer le programme tout le programme rien que le programme du macronisme radicalisé sauf que
le
peuple ne veut plus de votre politique
trois
quarts des français souhaitent le départ du président son départ car il refuse obstinément de changer une politique qui a porté le nombre de pauvres à plus de 11 millions dans notre pays dégrader l'école comme l'hôpital public malmener notre industrie éroder notre souveraineté ça ne tient plus jusqu'aux associations qui sortent l'alerte
ça
ne tient plus parce que vous êtes le pouvoir qui rogne les libertés associatives et qui baisse les subventions monsieur le premier ministre plus personne ne croit en vous
car
nous vous avons déjà vu à l'oeuvre vous êtes le seul homme du pays à avoir participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron tous sans exception depuis 2017 c'est votre haine de classe qui s'est abattue sur le pays c'est vous qui avez déployé le GIGN et le RAID contre le peuple guadeloupéen en lutte pour le droit à l'eau et à la santé c'est encore vous qui avez imposé la date du troisième référendum en Kanaki Nouvelle-Calédonie rompant ainsi un processus de 40 ans de paix civile et de décolonisation votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire
c
'est vous toujours qui avez enterré les revendications des gilets jaunes vous avez fait du peuple votre ennemi
vous
incarnez surtout monsieur le premier ministre la complicité de la France avec le génocide mené par Netanyahou contre le peuple palestinien vous avez menti en affirmant que la France
est
-ce
que vous avez
dit
?
vous
avez dit ?