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Audition parlementaireM6 Info· 14 octobre 2025 197 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesInstitutions & électionsBudget & impôtsÉconomie & entreprises

🔴 Suivez en direct la déclaration de politique générale de Sébastien Lecornu à l'Assemblée nationale

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 39 %Attaque 47 %Défensif 13 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 52:28ComplaisanteRéponse partielle

    Merci beaucoup, Monsieur le Premier ministre.

  • 52:31OuverteRéponse partielle

    La parole est à présent à Monsieur Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine.

  • 1:02:27ComplaisanteRéponse partielle

    Monsieur Tanguy s'il vous plaît

  • 1:02:44OuverteRéponse partielle

    Monsieur le Premier ministre je me permets donc de rappeler ici une évidence

  • 1:08:47OuverteRéponse partielle

    La parole est à présent à Madame Cyrielle Chatelain, Présidente du groupe Écologiste et Social

  • 1:09:13OuverteRéponse partielle

    Monsieur le Premier ministre vous avez déjà réussi une chose, c'est que c'est sans doute la déclaration de politique générale la plus attendue depuis 2022

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 18:27PrésentateurFait
    « Cet accord a d'ores et déjà permis la libération tant espérée de 20 otages détenus par le Hamas à Gaza. »
  • 31:16IntervenantChiffre
    « il est réduit à 4,7% du PIB contre 4,6% suite au retrait de la suppression des 12 jours fériés. »
  • 31:50IntervenantChiffre
    « nous aurons respecté les 5,4% de déficit prévus par mon prédécesseur. »
  • 41:47IntervenantChiffre
    « Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d'1,8 milliard d'euros en 2027. »
  • 51:13IntervenantPromesse
    « Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget parce qu'il traduit une politique pour la France. »
  • 51:34IntervenantFait
    « C'est un gouvernement de mission. »
  • 51:41IntervenantFait
    « respecter les engagements de chacun, y compris ceux des oppositions. »
  • 52:56PrésentateurFait
    « s'il vous plaît, pour laisser l'orateur s'exprimer. »
  • 53:25IntervenantFait
    « vous prononcez votre discours dans une crise politique inédite sous la Ve République. »
  • 53:34IntervenantFait
    « la politique française a donné le pire des spectacles. »
  • 53:58IntervenantFait
    « la politique française s'est abîmée. »
  • 54:55IntervenantFait
    « nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité qui est connue notre histoire. »
  • 56:09IntervenantFait
    « aspire à ce que notre pays retrouve les chemins de l'intérêt général. »
  • 1:01:33IntervenantFait
    « Les Français ne consomment plus parce qu'ils sont inquiets. »
  • 1:02:04IntervenantFait
    « geler les moyens consacrés à nos armées dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide. »
  • 1:03:56IntervenantChiffre
    « en Auvergne-Rhône-Alpes nous avons baissé de 15% les dépenses de fonctionnement sans augmenter le poids de la dette ni la moindre taxe. »
  • 1:04:53IntervenantFait
    « quand un employeur veut augmenter de 100 euros un salarié au SMIC, il doit mettre 500 euros sur la table. »
  • 1:05:15IntervenantChiffre
    « un couple aux aides sociales avec trois enfants va toucher 2300 euros d'aides sociales net d'impôts et de charges. »
  • 1:11:45PrésentateurFait
    « nous parlons d'une réforme qui a été imposée par 49-3 que Michel Barnier alors Premier ministre a maintenu coûte que coûte. »
  • 1:13:59PrésentateurChiffre
    « dont le patrimoine boursier a progressé de 400% en 6 ans. »
  • 1:14:22PrésentateurChiffre
    « la taxe Zuckman qui pouvait ramener 20 milliards d'euros. »
  • 1:15:07PrésentateurChiffre
    « Sanofi 1 milliard d'euros de crédit d'impôt recherche en 10 ans et il a supprimé 3500 emplois dans la recherche. »
  • 1:15:15PrésentateurChiffre
    « Carrefour a bénéficié d'un allégement de cotisation d'un milliard et demi d'euros et dans le même temps ses effectifs en France sont passés de 112 000 à 75 000 salariés. »
  • 1:15:49PrésentateurChiffre
    « la sous-indexation des retraites de 0,4 points par rapport à l'inflation jusqu'en 2030. »
  • 1:17:14PrésentateurChiffre
    « il est bien loin le temps où il y avait 361 sièges occupés par des soutiens du président de la république. »
  • 1:20:45IntervenantFait
    « nous ne voulons pas de l'extrême droite au pouvoir. »
  • 1:23:47IntervenantFait
    « au moment où nous ouvrons le débat budgétaire de respecter l'article 40 »
  • 1:23:51IntervenantFait
    « à s'exposer à une censure quasi automatique »
  • 1:24:17IntervenantFait
    « le premier ministre a indiqué faire le choix de ne pas recourir à l'article 49.3 de la constitution »
  • 1:24:37IntervenantFait
    « 149 à l'inéa 3 la liberté des parlementaires vous l'avez rappelé est immense »
  • 1:24:52IntervenantFait
    « on s'accommodait reconnaissons-le assez facilement du 49.3 tant il permettait de dire n'importe quoi de faire n'importe quoi de ne rien assumer »
  • 1:25:17IntervenantFait
    « personne ne pourra se défausser tout le monde devra assumer »
  • 1:26:05IntervenantFait
    « souvenez-vous de l'East Trust en Grande-Bretagne ce sont les marchés au final qui lui ont dicté sa politique »
  • 1:28:05IntervenantChiffre
    « la seule hausse du taux d'intérêt depuis un an c'est une facture de 8 milliards d'euros »
  • 1:28:20IntervenantFait
    « les budgets des ministères de l'agriculture et de la justice réunis »
  • 1:34:08IntervenantFait
    « notre pays s'enfonce dans une crise politique inédite sous la cinquième république »
  • 1:36:59IntervenantFait
    « nous avons désormais le déficit le plus élevé de la zone européenne »
  • 1:37:02IntervenantFait
    « et une dette colossale »
  • 1:38:18IntervenantFait
    « nous sommes aujourd'hui le deuxième pays d'Europe le plus dépensé en proportion de notre PIB »
  • 1:40:02IntervenantChiffre
    « nous avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisants pour un retraité »
  • 1:40:09IntervenantChiffre
    « là où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisants pour un retraité »
  • 1:40:18IntervenantChiffre
    « elle est aujourd'hui de plus de 22 ans »
  • 1:49:15IntervenantFait
    « une ligne spécifique dans le budget concernant les 4 milliards d'euros prévus »
  • 1:49:33IntervenantFait
    « les 25 millions qui seraient prévus sont largement insuffisants »
  • 2:03:28IntervenantChiffre
    « 3400 milliards d'euros de dette »
  • 2:03:37IntervenantFait
    « le seul déficit de la zone euro à s'aggraver »
  • 2:03:39IntervenantFait
    « le record du monde des prélèvements obligatoires »
  • 2:03:41IntervenantFait
    « une immigration de masse qui ne cesse de croître »
  • 2:03:44IntervenantFait
    « une insécurité record »
  • 2:07:09IntervenantChiffre
    « 1,7% à l'élection présidentielle »
  • 2:10:07IntervenantChiffre
    « 70% réclament une démission »
  • 2:18:24IntervenantChiffre
    « le nombre de travailleurs payés au SMIC en 2017 était de 10%, il est de 15% aujourd'hui »
  • 2:22:18IntervenantFait
    « accueillir 500 000 étrangers par an »
  • 2:23:40IntervenantFait
    « le maintien de la réforme des retraites »
  • 2:28:31IntervenantFait
    « les voix des groupes favorables à revenir sur cette réforme à gauche et au rassemblement national ont une majorité absolue dans cet hémicycle »
  • 2:30:29IntervenantFait
    « Dominique Bernard victime du terrorisme islamiste pour avoir défendu son lycée, pour avoir défendu ses élèves, pour avoir défendu le savoir »
  • 2:31:12IntervenantFait
    « la France a remporté deux prix Nobel Michel Devoray en physique pour la découverte de l'effet tunnel quantique et Philippe Aguillon en économie pour ses travaux sur l'innovation »
  • 2:32:23IntervenantFait
    « la condamnation dans une parodie de justice de nos compatriotes Cécile Collère et Jacques Paris »
  • 2:33:08IntervenantFait
    « un octogénaire roué de coups en pleine rue victime de la violence gratuite »
  • 2:33:14IntervenantFait
    « quatre policiers blessés dans des violences insupportables en plein centre de Paris après l'annulation d'un concert »
  • 2:34:07IntervenantFait
    « un espoir a été donné aux salariés d'Arcelor Mittal après l'annonce d'une baisse des importations d'acier et de la hausse des droits de douane de l'Union Européenne »
  • 2:34:41IntervenantFait
    « le plus grand cargo à voile du monde a accosté à Saint-Nazaire »
  • 2:38:10IntervenantFait
    « vous avez déjà été censuré deux fois par cette assemblée comme membre des gouvernements Barnier puis Bayrou »
  • 2:39:15IntervenantFait
    « Emmanuel Macron proclame ce vote m'oblige avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnée en 2024 »
  • 2:41:24IntervenantChiffre
    « le nombre de pauvres à plus de 11 millions dans notre pays »

Temps de parole

  • Intervenant26 %
  • Intervenant 213 %
  • ?11 %
  • Présentateur11 %
  • Intervenant 38 %
  • Intervenant 48 %
  • Intervenant 58 %
  • Intervenant 65 %
  • Intervenant 75 %
  • Intervenant 83 %

≈ 83,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

18:02
Présentateur

Bonjour à tous, la séance est ouverte.

18:05
Locuteur

Monsieur

18:09
Présentateur

le Premier ministre, mesdames et messieurs les membres du gouvernement, mesdames et messieurs les députés, mes chers collègues.

18:16
Locuteur

En

18:17
Présentateur

ouverture de cette séance,

18:18
Locuteur

je

18:19
Présentateur

tiens à saluer la conclusion d'un accord de cessez-le-feu à Gaza au terme d'importants efforts de médiation internationaux, dont ceux de notre pays.

18:27
Locuteur

Cet

18:27
Présentateur

accord a d'ores et déjà permis la libération tant espérée de 20 otages détenus par le Hamas à Gaza. Il doit désormais permettre l'intensification massive des opérations humanitaires au profit de la population palestinienne, cruellement éprouvée par deux ans de guerre. Ces derniers développements positifs ravivent sans aucun doute une lueur d'espoir dans la région, l'espoir que cessent les souffrances, qu'adviennent enfin une paix juste et durable à travers une solution à deux États, garantissant la sécurité et la dignité de tous.

19:28
Locuteur

Je

19:28
Présentateur

vous remercie.

19:29
Locuteur

Et

19:30
Présentateur

en votre nom en station nationale, à nos deux compatriotes, M. Michel Devoray, lauréat du prix Nobel de physique 2025,

19:42
Locuteur

en application

20:08
Présentateur

du ministre de l'Intérieur, m'informant que le 12 octobre ont été élus M. Pierre-Henri Carbonelle, député de la Première Céline Nationale, acte lundi 13 octobre 2025, du dépôt de deux motions de censure en application de l'article 49 alinéa 2 de la Constitution, l'une déposée à 8h13 par Mme Mathilde Panot et 86 députés. Par Marine Le Pen et par l'inférence des présidents, a décidé ce matin que la discussion des deux motions de censure aurait lieu ce jeudi à 9h.

21:26
Locuteur

Je

21:28
Présentateur

vous rappelle la déclaration du gouvernement suivie d'un débat en application de l'article 50-1 de la Constitution. La parole est à M. le Premier ministre.

21:58
Intervenant

Mesdames et Messieurs

21:59
Locuteur

les

22:00
Intervenant

parlementaires,

22:02
Locuteur

il

22:03
Intervenant

faut savoir tirer les bienfaits d'une crise.

22:07
Locuteur

J

22:07
Intervenant

'ai accepté la mission que m'a confiée le président de la République

22:10
Locuteur

parce

22:11
Intervenant

que la France doit avoir un budget,

22:14
Locuteur

parce

22:14
Intervenant

qu'il y a des mesures d'urgence à prendre, sans attendre,

22:17
Locuteur

c

22:18
Intervenant

'est un devoir.

22:19
Locuteur

Je

22:20
Intervenant

l'accomplirai sous certaines conditions

22:22
Locuteur

qui

22:23
Intervenant

découlent d'évidence

22:24
Locuteur

de

22:25
Intervenant

la composition de cette Assemblée. Certains aimeraient voir cette crise parlementaire virer à la crise de régime.

22:33
Locuteur

Cela

22:33
Intervenant

n'aura pas lieu grâce aux institutions de la Ve République et à ses soutiens,

22:39
Locuteur

mais

22:40
Intervenant

cette crise a des racines.

22:43
Locuteur

D

22:43
Intervenant

'autres crises sont palpables, profondes, entremêlées, crises sociales, économiques, financières, écologiques, climatiques, culturelles, internationales. Aux crises habituelles s'ajoutent les crises imprévisibles, comme celles du Covid ou de l'énergie, sans oublier les guerres.

23:01
Locuteur

En

23:02
Intervenant

s'ajoutant à certaines dépenses qui augmentent de manière automatique,

23:05
Locuteur

elles

23:05
Intervenant

expliquent pour l'essentiel la situation financière dans laquelle nous sommes. Là non plus, il ne faut rien oublier.

23:12
Locuteur

En

23:13
Intervenant

vérité, plus qu'une crise, je crois que nous changeons de monde, créant des fractures tout aussi locales que mondiales et des bouleversements géopolitiques majeurs.

23:23
Locuteur

Une

23:23
Intervenant

révolution de même ampleur que la révolution industrielle remet tout en cause.

23:28
Locuteur

Cette

23:28
Intervenant

révolution digitale, sociétale, bouleverse notre façon de vivre. Elle choque, effraie.

23:35
Locuteur

Il

23:36
Intervenant

y a le monde d'avant, il y a ce monde de demain. L'irruption de ce nouveau monde provoque mille conflits, mille raidissements.

23:43
Locuteur

Nous

23:44
Intervenant

vivons et nous vivrons dans une époque de crise. Soit on les subit, soit on les utilise.

23:51
Locuteur

Soit

23:51
Intervenant

on change, soit on saura changer.

23:54
Locuteur

Le

23:54
Intervenant

dégagisme, c'est cela.

23:56
Locuteur

Ceux

23:57
Intervenant

qui ne changent pas, ceux qui s'agrippent aux vieux réflexes, aux postures, disparaîtront.

24:02
Locuteur

En

24:03
Intervenant

politique comme en tout,

24:04
Locuteur

en

24:05
Intervenant

France comme ailleurs, le basculement du monde ne s'arrêtera pas.

24:10
Locuteur

Au

24:11
Intervenant

fond, c'est la place de la France et des Français dans ce nouvel environnement qui est en jeu. Restera-t-elle parmi les pays dont la voix compte

24:18
Locuteur

?

24:19
Intervenant

Restera-t-elle indépendante

24:21
Locuteur

? Le

24:22
Intervenant

déclin n'est pas certain, le progrès non plus.

24:25
Locuteur

Tout

24:26
Intervenant

dépend de notre capacité à innover, en matière politique comme en matière sociale, économique ou scientifique. Innover, c'est vrai pour le gouvernement.

24:37
Locuteur

J

24:37
Intervenant

'ai pris acte de cet impératif. Innover, c'est assumer des ruptures.

24:42
Locuteur

Le

24:42
Intervenant

monde n'attend pas.

24:44
Locuteur

Dans

24:44
Intervenant

la vraie vie, nos concitoyens, pas les statistiques, travaillent, s'inquiètent, attendent des solutions. J'ai proposé un gouvernement de mission, d'objectif. Il n'agira qu'avec l'Assemblée nationale et le Sénat.

24:58
Locuteur

A

24:59
Intervenant

nous,

25:00
Locuteur

au

25:00
Intervenant

-delà des divergences, des écoles de pensée, des confrontations,

25:04
Locuteur

de

25:04
Intervenant

valoriser ce qu'il est possible de faire ensemble.

25:07
Locuteur

La

25:08
Intervenant

défiance de nos concitoyens n'épargne personne.

25:11
Locuteur

Ou

25:11
Intervenant

bien la politique sert à quelque chose, et les politiques trouvent des terrains d'entente.

25:15
Locuteur

Ou

25:16
Intervenant

bien ils ne les trouvent pas, et la déception se répand autant que l'impuissance.

25:20
Locuteur

Je

25:21
Intervenant

vous propose d'avancer.

25:23
Locuteur

L

25:24
Intervenant

'Assemblée, dans sa diversité et ses divisions, ressemble aux Français.

25:29
Locuteur

Elle

25:30
Intervenant

est le fruit du choix des Français. Elle traduit les doutes, peur et espérance de millions de nos compatriotes. En un mot, cette Assemblée n'a jamais été aussi représentative des Français.

25:41
Locuteur

Il

25:41
Intervenant

faut en tirer toutes les conséquences. Jusqu'ici, on en a tiré essentiellement des conséquences négatives. On peut aussi en tirer des conséquences positives. Il serait temps.

25:51
Locuteur

Pour

25:51
Intervenant

avancer, la première condition élémentaire est de pouvoir compter sur le soutien des députés qui portent le besoin de stabilité.

25:59
Locuteur

Je

26:00
Intervenant

remercie toutes celles et ceux qui ont annoncé leur soutien.

26:04
Locuteur

J

26:04
Intervenant

'ai proposé au Président de la République un gouvernement pour donner un budget sérieux et fiable pour la France, utile et bon pour les Français dans les trois mois.

26:13
Locuteur

Ce

26:14
Intervenant

gouvernement incarne le renouvellement avec l'entrée d'experts parmi les plus compétents de notre pays. Chacun apporte une expérience incontestable.

26:26
Locuteur

Je

26:26
Intervenant

les en remercie. Ils quittent des fonctions stables pour se frotter à une vie politique qui n'a pas toujours montré sa meilleure face ces derniers jours.

26:35
Locuteur

Ils

26:35
Intervenant

serviront le pays avec une nouvelle génération de parlementaires qui partagent l'envie d'avancer. Toutes et tous ont une feuille de route. Tous ont conscience des difficultés.

26:46
Locuteur

Pour

26:47
Intervenant

réussir à faire avancer notre pays avec une Assemblée nationale divisée, la seconde condition que j'avais sans doute insuffisamment mesurée, je le reconnais devant vous, est de tenir le gouvernement le plus éloigné possible des divergences légitimes qui s'expriment à travers les partis politiques. Il est logique que chacun affirme ses convictions. Chacun pose ses lignes rouges avec d'autant plus de force que des élections se profilent, c'est tout naturel.

27:13
Locuteur

Le

27:14
Intervenant

gouvernement de la République assure la continuité de l'action de l'État, porte ses propres convictions dans le respect de la diversité de ses membres, mais il doit incarner l'ouverture au débat et au compromis.

27:25
Locuteur

Qui

27:26
Intervenant

recherche les points d'accord, d'action, plutôt que de cultiver les différences ?

27:30
Locuteur

Parce

27:30
Intervenant

que dans la situation du monde, marquée par une instabilité financière, militaire, économique, commerciale, migratoire, climatique,

27:38
Locuteur

mieux

27:38
Intervenant

vaut montrer une France unie qu'une France divisée. C'est une évidence qui est tellement évidente qu'elle disparaît tant on se complit dans des querelles intérieures. Ce que je vous propose, c'est de trouver un chemin commun malgré les divergences.

27:52
Locuteur

Le

27:52
Intervenant

gouvernement proposera,

27:54
Locuteur

nous

27:54
Intervenant

débattrons, vous voterez. Là encore, c'est une rupture.

27:58
Locuteur

La

27:59
Intervenant

troisième condition pour réussir cette mission est de redonner du sens à la politique. Pas par des mots, mais par des actes. par une nouvelle pratique du pouvoir qui doit amener plus de progrès pour nos concitoyens et nos concitoyens. Mesdames et messieurs les parlementaires, partager le pouvoir avec le Parlement, voici incontestablement une rupture. Dans une assemblée divisée, un gouvernement, même en s'appuyant sur la majorité la plus relative, ne peut, dans la durée, agir sans tenir compte des oppositions. Ce n'est pas possible, ce n'est plus possible et surtout, ce n'est pas souhaitable.

28:35
Locuteur

j

28:35
Intervenant

'ai renoncé à utiliser l'article 49 aligné à 3 de la Constitution. C'est la garantie pour l'Assemblée nationale que le débat, notamment budgétaire, mais pas seulement, dans tous les domaines, vivra, ira jusqu'au bout, jusqu'au vote. Cette décision est forte de changements radicaux. La légitimité démocratique, c'est une démocratie où le Parlement a un rôle politique, expliquait Michel Debray, père de notre Constitution. Le Parlement et le gouvernement ayant, je le cite encore, chacun une semblable importance dans la marge de l'État et assurant les moyens de résoudre les conflits qui sont, dans tout système démocratique, la rançon de la liberté.

29:18
Locuteur

Et

29:18
Intervenant

la rançon de la liberté, pour reprendre ce terme, c'est la responsabilité. Le gouvernement présente le budget qu'il estime souhaitable, le Parlement l'examine, le discute, le modifie. C'est sa liberté. Et 149.3, sans majorité absolue, le Parlement aura le dernier mot, c'est sa responsabilité et nous devons lui faire confiance, nous ne devons pas en avoir peur.

29:42
Locuteur

Cela

29:43
Intervenant

paraît de bon sens,

29:44
Locuteur

c

29:45
Intervenant

'est pourtant presque une révolution. A vous de saisir ce pouvoir qui est une chance, un bel exercice de responsabilité pour montrer à toutes celles et à tous ceux qui ont doute que la démocratie représentative n'est pas morte, et que l'Assemblée nationale et le Sénat restent l'endroit du pouvoir de décision, du pouvoir d'agir. Quel parlementaire dira à ses concitoyens

30:08
Locuteur

qu

30:08
Intervenant

'il ne veut pas discuter le budget de l'État, le budget social de la nation ? N'est-ce pas le cœur même de la fonction parlementaire ? En renonçant au 49.3, il n'y a plus de prétexte pour une censure préalable. N'est-ce pas d'ailleurs ce que réclamait une grande partie de cette Assemblée ? Je ne reprendrai pas ici les déclarations des uns et des autres.

30:28
Locuteur

Vous

30:28
Intervenant

le demandiez, c'est fait. J'avais promis une rupture, seule en est une.

30:33
Locuteur

Les

30:33
Intervenant

débats sur la fiscalité, sur le niveau des dépenses publiques, sur le déficit public, chaque parlementaire se prononcera.

30:40
Locuteur

Les

30:41
Intervenant

débats sur les moyens à allouer pour l'écologie, la sécurité, l'éducation, le logement, les collectivités locales, la culture, l'agriculture, nos services publics, chaque parlementaire s'en saisira.

30:52
Locuteur

Cette

30:52
Intervenant

fois, son vote dictera la copie finale. On verra la position de chacun sur la dette, les impôts, les dépenses, les économies. Chaque vote sera un acte.

31:04
Locuteur

Le

31:05
Intervenant

budget sera donc au cœur du débat. Alors, que contient ce budget initial ? Une maîtrise des comptes publics qui réduira le déficit. Dans la copie proposée par le gouvernement, il est réduit à 4,7% du PIB contre 4,6% suite au retrait de la suppression des 12 jours fériés.

31:24
Locuteur

Comme

31:24
Intervenant

je l'ai déjà annoncé, dans tous les cas de figure à la fin de la discussion budgétaire, ce déficit devra être à moins de 5% du PIB car cet impératif de souveraineté s'impose à nous tous.

31:37
Locuteur

Nous

31:37
Intervenant

ne pouvons pas placer notre pays en dépendance durable de prêteurs étrangers. Et je ne serai pas le Premier ministre d'un dérapage des comptes publics. Aussi, dès 2025, nous aurons respecté les 5,4% de déficit prévus par mon prédécesseur.

31:53
Locuteur

Le

31:53
Intervenant

gouvernement proposera un projet qui, par essence, est perfectible.

31:58
Locuteur

Il

31:59
Intervenant

est urgent de continuer à dépenser moins.

32:01
Locuteur

L

32:01
Intervenant

'État a engagé une revue de ses dépenses. Des économies seront faites et il faudra désormais qu'elles s'inscrivent dans un cadre pluriannuel en s'appuyant sur une véritable réforme de l'État. J'y reviendrai dès demain devant le Sénat et devant vous dans les jours qui viennent. Sur les dépenses de l'État, on peut faire beaucoup

32:17
Locuteur

à

32:18
Intervenant

la condition de repenser son action en profondeur, de réussir sa transformation numérique, de moderniser ses interventions et d'alléger considérablement certaines procédures qui ne sont plus explicables.

32:29
Locuteur

Tout

32:29
Intervenant

le monde prône la simplification. Nombre d'acteurs dans le pays la réclament. Une majorité d'idées dans les deux chambres est possible sur ce sujet. D'autres économies seront engagées en luttant plus rigoureusement contre les fraudes, qu'elles soient sociales ou fiscales. Là encore, c'est une question de justice. Trop d'argent public est gaspillé parce qu

32:51
Locuteur

'on

32:51
Intervenant

ne contrôle pas assez à quoi il sert. Un projet de loi contre les fraudes a été déposé ce matin en même temps que le budget de l'État et de la sécurité sociale. C'est la première fois que vous pouvez vous en emparer.

33:04
Locuteur

Il

33:04
Intervenant

y a par ailleurs

33:06
Locuteur

des

33:07
Intervenant

baisses d'impôts pour les petites et moyennes entreprises. Il y aura des hausses d'impôts ciblées et exceptionnelles pour certaines très grandes entreprises. Baisses d'impôts d'un côté, hausses de l'autre pour mieux répartir les efforts au sein des contribuables et garder une maîtrise de nos prélèvements obligatoires qui sont déjà très élevés pour financer notre modèle de redistribution au profit des plus modestes.

33:29
Locuteur

La

33:29
Intervenant

fiscalité des très grandes fortunes parmi nos compatriotes

33:33
Locuteur

a

33:34
Intervenant

pu interpeller un certain nombre d'entre vous. Là aussi, il faut reconnaître qu'il peut y avoir des anomalies.

33:41
Locuteur

Nous

33:42
Intervenant

croyons que réussir par son travail est une bonne chose. Nous voulons une société où il est bon de travailler, de réussir et d'innover. Nous voulons aussi être vigilants au consentement à l'impôt. Mesdames et Messieurs les députés, encadrer l'optimisation fiscale, en particulier celle qui passe par les holdings, est une première réponse. Nous demanderons

34:03
Locuteur

à

34:04
Intervenant

créer une contribution exceptionnelle des grandes fortunes que nous proposons d'affecter au financement des investissements du futur qui touche à notre souveraineté pour les infrastructures, la transition écologique ou la défense. Là encore, Mesdames et Messieurs les députés, le débat parlementaire aura lieu. Il permettra à chacun de faire valoir ses arguments en ne perdant jamais de vue que derrière la fiscalité se pose la question du consentement à l'impôt, de la confiance et de la justice.

34:32
Locuteur

Le

34:32
Intervenant

débat fiscal doit être aussi un débat sur l'emploi et la croissance, raison pour laquelle je ne suis pas favorable à ce que le patrimoine professionnel soit touché.

34:41
Locuteur

Je

34:42
Intervenant

ne détaillerai pas

34:43
Locuteur

les

34:44
Intervenant

mesures fiscales maintenant.

34:46
Locuteur

J

34:46
Intervenant

'ai ouvert le débat

34:47
Locuteur

sans

34:48
Intervenant

tabou.

34:48
Locuteur

Je

34:49
Intervenant

vous exposerai moi-même avec les ministres les propositions que j'ai faites, les modifications que je soutiendrai et celles que je combattrai.

34:58
Locuteur

Le

34:58
Intervenant

gouvernement proposera,

35:00
Locuteur

nous

35:00
Intervenant

débattrons, vous voterez.

35:02
Locuteur

Sans

35:03
Intervenant

utilisation du 49-3, le gouvernement devra changer de méthode. Il faudra des discussions préalables, des compromis, le souci du détail et ne jamais refuser la technicité et l'appreté du débat.

35:15
Locuteur

La

35:15
Intervenant

loi se fera ici, pas à Bercy. Je montrerai moi-même l'exemple en portant la discussion générale du budget de l'État et du budget de la sécurité sociale ici même dans les tout prochains jours. Une fois de plus, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Mesdames et messieurs

35:35
Locuteur

les

35:36
Intervenant

parlementaires,

35:38
Locuteur

je

35:38
Intervenant

veux maintenant vous parler d'un sujet majeur qui a traversé notre pays, qui l'a parfois fracturé,

35:44
Locuteur

le

35:44
Intervenant

mérite, la dignité et le courage des travailleurs,

35:48
Locuteur

la

35:48
Intervenant

légitimité d'une bonne retraite.

35:50
Locuteur

La

35:51
Intervenant

fierté d'être travailleurs, c'est la fierté de nos entreprises qui ne sont pas l'affaire que des patrons mais aussi de tous les salariés. C'est celle de notre industrie, de toutes nos industries et de leurs filières électroniques, automobiles, nucléaires, chimiques, métallurgiques, aéronautiques, militaires. Cette fierté, c'est celle du goût de l'effort partout, et pour tous.

36:14
Locuteur

L

36:14
Intervenant

'effort mérite reconnaissance

36:16
Locuteur

et

36:17
Intervenant

récompense.

36:18
Locuteur

Le

36:19
Intervenant

gouvernement sera du côté des travailleurs et de celles et ceux qui veulent travailler. Le travail est la condition indispensable à la croissance et au financement de notre modèle social. Il nous faut nous attaquer à deux problèmes majeurs.

36:31
Locuteur

Les

36:31
Intervenant

Français, quand ils travaillent, sont productifs.

36:34
Locuteur

Par

36:35
Intervenant

contre, ils accèdent trop tard au travail et en sortent parfois trop tôt.

36:39
Locuteur

Le

36:40
Intervenant

deuxième problème est qualitatif.

36:42
Locuteur

Nous

36:43
Intervenant

avons en proportion trop d'emplois de services moins rémunérés et pas assez d'emplois industriels qualifiés.

36:48
Locuteur

C

36:49
Intervenant

'est la raison pour laquelle il est urgent d'accélérer la réindustrialisation de notre pays par l'investissement, l'innovation, mais aussi par notre politique énergétique.

36:58
Locuteur

Nous

36:59
Intervenant

croyons

37:00
Locuteur

à

37:00
Intervenant

la promotion interne, à l'ascenseur social. Je demanderai aux ministres du Travail et des Solidarités d'engager dès cet automne des négociations par branche pour développer des parcours permettant aux salariés en bas de l'échelle de devenir agents de maîtrise et cadres. Le travail, le mérite, la volonté de progresser doivent être encouragés et récompensés. Comme le disait Gabriel Attal à cette tribune, on ne peut pas rester au SMIC des années sans perspective de progression. Des nouveaux ministres sont arrivés avec de nouvelles idées. C'est d'ailleurs pour cette raison qu'ils sont là.

37:34
Locuteur

Le

37:34
Intervenant

gouvernement présente un budget pour l'emploi, pour produire, pour que le travail paie. Nous soutiendrons la rémunération, le logement, la santé des travailleurs. Ce sera aussi un budget pour préserver l'outil de production avec la reprise de la baisse de la CVAE, impôts qui pèsent sur la production de nos petites et moyennes entreprises.

37:54
Locuteur

Des

37:55
Intervenant

propositions ont émergé de plusieurs groupes parlementaires ici même. Pour le pouvoir d'achat des travailleurs, là aussi, toutes seront examinées,

38:03
Locuteur

toutes

38:04
Intervenant

seront débattues et font actuellement l'objet d'un travail technique préalable par les ministres en charge. Une fois là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Être du côté des travailleuses et des travailleurs, c'est être aussi auprès de celles et ceux qui ont travaillé toute leur vie et qui sont à la retraite.

38:24
Locuteur

Nous

38:25
Intervenant

respectons les travailleurs, donc nous respectons les retraités. Mesdames et messieurs les parlementaires, je vis donc avec quelques convictions simples, celles qu'il faut garantir l'équilibre de notre système, qu'il faut le financer pour les générations futures, qu'il faut pour chacun une retraite digne et pérenne. Il y a moins de cotisants qu'avant et plus de retraités. Cela s'impose à nous, comme dans plusieurs pays européens, plus personne ne peut le nier.

38:53
Locuteur

Mais

38:54
Intervenant

je ressens aussi ce que la dernière réforme pourtant nécessaire a provoqué.

38:59
Locuteur

Des

38:59
Intervenant

tensions, des inquiétudes, de la lassitude, parfois un sentiment d'injustice ou d'incompréhension, y compris à tort ou à raison dans sa dimension démocratique. Alors, est-ce que le gouvernement est prêt à un nouveau débat sur l'avenir de notre système de retraite ? La réponse est oui. Une réforme sociale aussi nécessaire soit-elle ne peut tenir que si elle est comprise et équitable. Cet enjeu reste un enjeu d'avenir. J'ai toujours indiqué que l'avenir de nos retraites serait au cœur de la prochaine campagne présidentielle. Mais nous devons entendre que ce débat est demandé dès maintenant par des forces politiques et syndicales légitimes. Paradoxalement, cette période de quelques mois d'ici à

39:41
Locuteur

l

39:41
Intervenant

'élection présidentielle peut être une opportunité pour avancer, y compris sur ce sujet difficile des retraites.

39:48
Locuteur

J

39:49
Intervenant

'ajoute

39:49
Locuteur

que

39:50
Intervenant

la plus grande richesse pour notre pays c'est la stabilité et la capacité à recréer la confiance entre les acteurs, notamment chez les partenaires sociaux. La maîtrise des comptes publics, la croissance, l'emploi, le renforcement de notre défense, la perspective de réformes utiles votées d'ici à 2027 reposent sur notre capacité collective à acter cette stabilité politique.

40:12
Locuteur

La

40:12
Intervenant

plus grande richesse du pays c'est sa capacité collective à aller de l'avant.

40:16
Locuteur

C

40:17
Intervenant

'est pourquoi je proposerai au Parlement dès cet automne que nous suspendions la réforme de 2023 sur les retraites jusqu'à l'élection présidentielle. Aucun relèvement de l'âge n'interviendra à partir de maintenant jusqu'à janvier 2028 comme l'avait précisément demandé la CFDT. En complément, la durée d'assurance sera elle aussi suspendue et restera à 170 trimestres jusqu'à janvier 2028.

40:45
Locuteur

mais

40:46
Intervenant

je le dis ici

40:47
Locuteur

très

40:48
Intervenant

directement suspendre pour suspendre n'a aucun sens. La suspension en préalable de rien serait irresponsable. Cette suspension doit installer la confiance nécessaire pour bâtir de nouvelles solutions. La suspension pour faire mieux est la solution si chaque acteur s'étant tirer quelque chose.

41:08
Locuteur

Mesdames

41:09
Intervenant

et messieurs les parlementaires, résumons.

41:12
Locuteur

l

41:13
Intervenant

'Assemblée voulaient que je n'utilise plus le 49-3 ou pas le 49-3. Je m'y suis engagé. L'Assemblée voulait débattre à nouveau des retraites. Elle en débattra et chaque parlementaire pourra défendre ses opinions. L'Assemblée voulait que le gouvernement suspende la réforme en attendant un débat, une solution, un vote. Je le fais, ce qui permettra d'éclairer le débat lors de la future élection présidentielle. Mais je veux être très clair,

41:40
Locuteur

je

41:41
Intervenant

n'endosserai pas n'importe quoi. Le coût de la suspension pour notre système de retraite est de 400 millions d'euros en 2026 et d'1,8 milliard d'euros en 2027. Cette suspension bénéficiera à terme à 3,5 millions de Français. Elle devra donc être compensée financièrement, y compris par des mesures d'économie. Elle ne pourra pas se faire au prix d'un déficit accru.

42:08
Locuteur

J

42:09
Intervenant

'ai pris des engagements

42:12
Locuteur

ceux que

42:14
Intervenant

les oppositions demandaient.

42:16
Locuteur

J

42:17
Intervenant

'en prends un supplémentaire

42:19
Locuteur

et

42:20
Intervenant

il doit être entendu par chacun,

42:22
Locuteur

y

42:23
Intervenant

compris mesdames et messieurs les députés,

42:26
Locuteur

par

42:26
Intervenant

nos prêteurs sur les marchés financiers.

42:29
Locuteur

Je

42:29
Intervenant

n'endosserai pas un résultat qui mettrait en danger la crédibilité de notre pays et encore moins notre système de retraite tout entier. Je fais des pas en avant à chacun aussi d'en faire. Mesdames et messieurs

42:43
Locuteur

les

42:44
Intervenant

parlementaires,

42:46
Locuteur

je

42:46
Intervenant

veux être encore plus précis. Suspendre doit être une opportunité. Débattre de la question des retraites n'est pas seulement une équation financière. Elle est partie intégrante de notre contrat social. Et ce contrat a besoin lui aussi d'une refondation, d'innovation, de rupture. ce gouvernement est prêt à renforcer le paritarisme, à faire confiance à la démocratie sociale.

43:11
Locuteur

Une

43:11
Intervenant

fois encore, suspendre la réforme n'a de sens que si c'est pour aller plus loin.

43:16
Locuteur

Je

43:16
Intervenant

propose dans les prochaines semaines d'organiser une conférence sur les retraites et le travail en accord avec les partenaires sociaux. Grâce à la suspension, cette conférence aura le temps de se prononcer avant l'élection présidentielle. Elle se posera à la question de l'ensemble de la gestion de notre système de retraite. Certains veulent des systèmes par points, d'autres par capitalisation, d'autres veulent abandonner toute référence d'âge. Mais ces propositions ne valent que si l'on sait qui est responsable aux partenaires sociaux de s'emparer ou non de cette responsabilité de gérer le régime. Ce serait revenir aux sources historiques de notre modèle de retraite.

C'est d'ailleurs ce que font toujours nos voisins européens.

43:57
Locuteur

Le

43:57
Intervenant

gouvernement y est prêt.

43:59
Locuteur

J

43:59
Intervenant

'ai confiance dans la démocratie sociale, confiance dans la démocratie parlementaire.

44:04
Locuteur

Si

44:05
Intervenant

la conférence conclue,

44:07
Locuteur

le

44:07
Intervenant

gouvernement transposera l'accord dans la loi et le Parlement décidera. Sinon, il appartiendra aux candidats à l'élection présidentielle de faire leurs propositions et aux Français de les trancher.

44:19
Locuteur

Elle

44:20
Intervenant

pourra rendre ses premières conclusions au printemps prochain.

44:23
Locuteur

Mais

44:24
Intervenant

il y a aussi des urgences. J'ai inscrit, comme s'y était engagé mon prédécesseur, dans le budget de la sécurité sociale, une amélioration concernant les retraites des femmes. Là aussi, je pense que c'est consensuel, inutile d'attendre.

44:41
Locuteur

La

44:41
Intervenant

conférence devra aborder d'autres sujets cruciaux, comme l'attractivité de certains métiers indispensables, le travail pénible, l'usure au travail et les carrières longues. Voilà une discussion qui a été bloquée depuis 23 ans. Paradoxalement, la rupture, c'est de conclure. Là encore, le gouvernement proposera, nous débattrons, vous voterez. Je le dis sans ditour, suspendre, ce n'est pas renoncer, ce n'est pas reculer, si nous savons utiliser ce temps avec intelligence et volonté d'avancer. La cohésion sociale, l'unité du pays et donc sa stabilité sont une force. La division, elle, a un coût, chacun doit l'assumer.

Mesdames et messieurs les parlementaires, partage du pouvoir entre le gouvernement et l'Assemblée, partage du pouvoir entre le gouvernement et les partenaires sociaux, partage du pouvoir aussi avec les collectivités locales,

45:35
Locuteur

pas

45:35
Intervenant

pour faire plaisir aux élus locaux, j'en suis un,

45:38
Locuteur

mais

45:38
Intervenant

pour être efficace au service des Français. On le dit souvent, on le fait rarement, déjà avec une urgence, sensible, la réforme institutionnelle pour la Nouvelle-Calédonie.

45:50
Locuteur

La

45:51
Intervenant

fin des accords de Nouméa a laissé un vide institutionnel qu'il faut combler pour permettre la paix sur le caillou.

45:56
Locuteur

L

45:56
Intervenant

'accord de Bougival permet un chemin de réconciliation. Il doit être transcrit dans la Constitution. Le gouvernement proposera la discussion de ce texte avant la fin de l'année afin que les Calédoniens puissent être consultés au printemps 2026. C'est une urgence.

46:12
Locuteur

Mais

46:13
Intervenant

ce serait une erreur de croire que la Nouvelle-Calédonie est un cas à part.

46:18
Locuteur

La

46:18
Intervenant

question des Outre-mer se pose aussi avec la même urgence.

46:22
Locuteur

Un

46:22
Intervenant

projet de loi concernant la vie chère est prêt. Il ne faut pas attendre. Certains territoires comme aux Antilles et en Guyane réfléchissent à leur avenir institutionnel. Nous devons les accompagner.

46:33
Locuteur

Un

46:34
Intervenant

projet de loi constitutionnel concernant la Corse, fruit de deux années de discussion, lui aussi est prêt. Rien ne serait pire pour l'État que de renier sa parole.

46:43
Locuteur

Là

46:44
Intervenant

aussi, l'Assemblée nationale et le Sénat débattront et trancheront. Nos concitoyens veulent que le pouvoir soit proche d'eux, adapté aux réalités de terrain. Je proposerai donc en décembre un projet de loi pour renforcer le pouvoir local. Un nouvel acte de décentralisation lui seul permettra de réformer l'État de manière globale et d'améliorer le fonctionnement de tous nos services publics. Qu'est-ce que l

47:07
Locuteur

'on

47:07
Intervenant

attend de l'État ? C'est la question centrale.

47:10
Locuteur

La

47:10
Intervenant

police, la justice, la sécurité, la défense, les relations internationales. Dans ces domaines, les budgets ont augmenté depuis 2017 et continueront d'augmenter.

47:19
Locuteur

L

47:20
Intervenant

'État s'est renforcé parce que ce sont des missions que lui seul peut exercer.

47:25
Locuteur

Pour

47:25
Intervenant

le reste, quel doit être le niveau de décision locale

47:28
Locuteur

?

47:29
Intervenant

Qui est responsable de quoi ? Je proposerai un principe simple, celui de l'identification d'un seul responsable par politique publique. Il s'agira soit d'un ministre, soit d'un préfet, soit d'un élu.

47:42
Locuteur

Il

47:42
Intervenant

ne faut pas décentraliser des compétences, il faut décentraliser des responsabilités avec des moyens budgétaires et fiscaux et des libertés, y compris normatives. C'est aussi une formidable occasion de repenser complètement notre planification écologique et énergétique. Nous ferons des propositions précises. Le gouvernement peut-il engager cette réforme dans les trois mois

48:04
Locuteur

? Vous

48:04
Intervenant

vous dites que cela prendra du temps. C'est précisément parce que cela prendra du temps qu'il faut engager cette réforme tout de suite. Sinon, elle sera reportée une fois de plus et jusqu'à quand ?

48:15
Locuteur

Au

48:15
Intervenant

plus tôt, dans deux ans, après l'élection présidentielle, nous n'attendrons pas. Des majorités sur ce texte sont possibles dans les deux chambres. Le gouvernement en proposera, nous débattrons, vous voterez.

48:27
Locuteur

Mesdames

48:27
Intervenant

et Messieurs les députés, ne pas attendre.

48:30
Locuteur

Il

48:31
Intervenant

y a urgence, urgence pour tenir le calendrier d'adoption du budget et voter le meilleur budget. Urgence pour renforcer le dialogue social. Urgence avant les élections municipales, de mieux répartir les compétences et réformer l'État.

48:44
Locuteur

Si

48:44
Intervenant

les débats de cette Assemblée débutent cette semaine, cela permettra, via les discussions budgétaires, de répondre aux urgences pour la santé, l'accès aux soins avec France Santé, pour défendre l'environnement, la sécurité, pour la loi de programmation militaire.

48:58
Locuteur

Il

48:59
Intervenant

y

48:59
Locuteur

a

48:59
Intervenant

des urgences, il y a des projets de loi qui sont prêts pour les polices municipales et la sécurité du quotidien, pour le statut de l'élu. Des discussions sensibles doivent se poursuivre, notamment sur la fin de vie. Des combats doivent sans cesse être menés contre le racisme, l'homophobie, l'antisémitisme, pour l'égalité entre les femmes et les hommes.

49:20
Locuteur

La

49:21
Intervenant

soif absolue de nos compatriotes pour leur sécurité, pour la justice et le respect de la loi doit être entendue sur chaque banc de cette Assemblée. Les enjeux migratoires à venir, tant liés à la démographie, au réchauffement climatique et au terrorisme, posent un défi éminent qui ne peut être nié. J'y reviendrai. Les ministres y reviendront,

49:43
Locuteur

à

49:43
Intervenant

condition d'oser discuter, agir, avancer. Tout cela, nous pouvons le faire ensemble dans les mois qui viennent si nous mettons fin, mesdames et messieurs les parlementaires, à cette crise. Désormais, cela dépend de vous.

49:57
Locuteur

Je

49:57
Intervenant

sais,

49:58
Locuteur

je

49:58
Intervenant

n'ai pas obéi à l'exercice de style habituel d'une déclaration de politique générale, collectant chaque domaine d'intervention de l'État, citant chacune des préoccupations de nos concitoyens dans leur travail, leur famille, leur village ou leur ville.

50:12
Locuteur

Que

50:12
Intervenant

personne ne se sente oublié.

50:14
Locuteur

Je

50:15
Intervenant

pense, sinon à tout, je n'en ai pas la prétention, en tout cas,

50:19
Locuteur

à

50:19
Intervenant

toutes et à tous.

50:21
Locuteur

Cela

50:21
Intervenant

est facile, il me suffit de me sentir utile à mon pays et je vous le dis avec toute ma conviction, avec aussi tout ce que j'ai appris au ministère des Armées, les seuls qui se réjouiraient d'une crise, d'une panne budgétaire en France, ce ne sont pas les Amis de la France. Parmi les Français,

50:55
Locuteur

se

50:55
Intervenant

sentira mieux si la France se divise plus encore, si elle est plus faible, si elle repousse les questions de fonds et les questions d'urgence à plus tard.

51:03
Locuteur

Je

51:04
Intervenant

ne vous ai pas fait un discours de politique générale convenu. Je reviendrai ici pour expliquer la politique que le gouvernement entend mener sur les sujets fondamentaux. Je me suis engagé à revenir pour expliquer le budget parce qu'il traduit une politique pour la France. Mais je reviendrai aussi sur les questions de sécurité, d'immigration, d'énergie, de transition écologique, d'éducation, du numérique.

51:24
Locuteur

Sur

51:25
Intervenant

tout cela,

51:26
Locuteur

nous

51:26
Intervenant

ferons des propositions, nous débattrons et à la fin, vous voterez.

51:31
Locuteur

Je

51:31
Intervenant

ne vous ai pas présenté un programme à long terme. C'est un gouvernement de mission. L'urgence est de redonner son sens à la politique, de redonner confiance en la politique, de respecter les engagements de chacun, y compris ceux des oppositions. La vraie démocratie permet à celles et ceux qui ne sont pas d'accord de travailler ensemble. Sans rien rener de leur conviction, c'est ce qui se passe dans toutes les démocraties du monde et même dans tous les conseils municipaux de France. Osons, il suffit de faire un pas. C'est comme cela que l'on avance pour la France et pour les Français. Je vous remercie.

52:08
Locuteur

Merci

52:28
Présentateur

beaucoup, Monsieur le Premier ministre.

52:31
Locuteur

La

52:31
Présentateur

parole est à présent à Monsieur Laurent Wauquiez, président du groupe Droite Républicaine.

52:51
Locuteur

S

52:52
Présentateur

'il vous plaît, je vous remercie de quitter l'hémicycle en silence, s'il vous plaît, pour laisser l'orateur s'exprimer. Merci à vous.

53:14
Intervenant

Madame la Présidente, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, chers collègues,

53:21
Locuteur

Monsieur

53:22
Intervenant

le Premier ministre,

53:23
Locuteur

vous

53:23
Intervenant

prononcez votre discours dans une crise politique inédite sous la Ve République.

53:29
Locuteur

Au

53:30
Intervenant

cours des dix derniers jours,

53:32
Locuteur

la

53:32
Intervenant

politique française

53:33
Locuteur

a

53:34
Intervenant

donné le pire des spectacles.

53:36
Locuteur

Une

53:37
Intervenant

image terrible,

53:39
Locuteur

oui, mais

53:43
Intervenant

ayez juste, Messieurs et Mesdames, l'élémentaire lucidité consistant à vous dire que vous y avez tous contribué, que chacun a contribué à cette situation lamentable

53:57
Locuteur

dans

53:58
Intervenant

laquelle la politique française s'est abîmée.

54:01
Locuteur

Ceux

54:01
Intervenant

qui ont joué avec la censure

54:03
Locuteur

et

54:04
Intervenant

qui, visiblement, ont plus de mal à faire leur autocritique, ceux

54:08
Locuteur

qui

54:09
Intervenant

ont la volonté de tout faire tomber parce qu'ils y voient leurs intérêts

54:12
Locuteur

et

54:13
Intervenant

ceux, oui, reconnaissons-le, qui veulent que rien ne change alors que les Français aspirent à plus de ruptures.

54:19
Locuteur

Et

54:20
Intervenant

vos rires sarcastiques sont l'illustration de votre incapacité à vous poser les bonnes questions. Les Français regardent cela.

54:27
Locuteur

Ils

54:28
Intervenant

regardent tout le monde.

54:29
Locuteur

Ils

54:30
Intervenant

le regardent avec un mélange d'écœurement.

54:32
Locuteur

Ils

54:32
Intervenant

le regardent aussi avec de la colère.

54:35
Locuteur

Et

54:36
Intervenant

ils le regardent plus que tout.

54:38
Locuteur

Et

54:38
Intervenant

vous feriez bien de l'entendre, vous qui traitez cela avec tant de légèreté, avec une profonde inquiétude.

54:46
Locuteur

Et

54:47
Intervenant

ne vous y trompez pas,

54:49
Locuteur

ils

54:49
Intervenant

jugent avec sévérité ceux qui jouent avec cette inquiétude.

54:54
Locuteur

Parce

54:54
Intervenant

que nous sommes dans une des pires périodes d'instabilité qui est connue notre histoire.

54:59
Locuteur

Parce

55:00
Intervenant

que cela renvoie

55:01
Locuteur

à

55:02
Intervenant

la période que nous avons connue sous la Troisième République où à la fin du XIXe siècle les gouvernements duraient à peine quelques semaines et certains ici semblent s'en réjouir.

55:09
Locuteur

Parce

55:10
Intervenant

que cela renvoie à une période au moment de la guerre d'Algérie

55:13
Locuteur

où

55:14
Intervenant

les gouvernements n'étaient pas capables de tenir tellement plus longtemps et certains ici ne devraient pas se réjouir de ce chaos.

55:20
Locuteur

Mais

55:21
Intervenant

au moins,

55:22
Locuteur

vous

55:22
Intervenant

qui semblez si imperméables à cette inquiétude des Français,

55:26
Locuteur

à

55:26
Intervenant

l'époque, la France pouvait compter sur une économie solide.

55:30
Locuteur

A

55:31
Intervenant

l'époque, la France pouvait compter sur une économie prospère qui protégeait ses compatriotes.

55:36
Locuteur

Aujourd

55:37
Intervenant

'hui,

55:38
Locuteur

notre

55:39
Intervenant

nation fait face à une triple crise.

55:42
Locuteur

Une

55:42
Intervenant

crise politique, certains ici la nourrissent,

55:46
Locuteur

une

55:46
Intervenant

crise économique, certains ici n'y semblent pas sensibles,

55:50
Locuteur

et

55:50
Intervenant

une crise géopolitique

55:52
Locuteur

au

55:52
Intervenant

moment où notre nation danse au-dessus du volcan. Aucun d'entre nous,

55:58
Locuteur

je

55:58
Intervenant

l'espère, aucun d'entre nous sincèrement ne peut s'en réjouir.

56:03
Locuteur

Et

56:04
Intervenant

chacun d'entre nous, j'en suis sûr, quelles que soient les différences politiques qui sont les nôtres, aspire à ce que notre pays retrouve les chemins de l'intérêt général.

56:13
Locuteur

Et

56:13
Intervenant

il est urgent

56:15
Locuteur

de

56:15
Intervenant

tourner cette page catastrophique pour la politique française.

56:19
Locuteur

Et

56:20
Intervenant

cela suppose un certain effort.

56:22
Locuteur

Un

56:23
Intervenant

certain effort de chacun.

56:25
Locuteur

Est

56:26
Intervenant

-ce qu'il y a de fortes différences politiques entre nous ? C'est une évidence.

56:31
Locuteur

Est

56:32
Intervenant

-ce que nous sommes tous convaincus

56:34
Locuteur

que

56:34
Intervenant

l'élection présidentielle dans nos institutions est la seule qui soit fondatrice

56:38
Locuteur

?

56:38
Intervenant

Évidemment.

56:40
Locuteur

Est

56:40
Intervenant

-ce que ce moment de confrontation

56:42
Locuteur

entre

56:43
Intervenant

les visions politiques des uns et des autres reviendra ?

56:45
Locuteur

Tout

56:46
Intervenant

le monde le sait.

56:47
Locuteur

Mais

56:48
Intervenant

entre-temps,

56:49
Locuteur

il

56:50
Intervenant

y a une question qui nous est posée.

56:52
Locuteur

Est

56:52
Intervenant

-ce que nous voulons tout détruire

56:54
Locuteur

? Ou

56:55
Intervenant

est-ce que nous sommes capables de faire des efforts les uns

56:58
Locuteur

vers

56:59
Intervenant

les autres

56:59
Locuteur

? Un

57:01
Intervenant

an. Un an. Juste un an.

57:06
Locuteur

Un

57:06
Intervenant

an avant qu'il y ait la campagne présidentielle.

57:10
Locuteur

Un

57:10
Intervenant

an

57:11
Locuteur

avant

57:12
Intervenant

ce débat décisif sur les causes de notre impuissance

57:15
Locuteur

et

57:16
Intervenant

les moyens d'en sortir.

57:18
Locuteur

Et

57:18
Intervenant

entre-temps, juste faire

57:21
Locuteur

cet

57:22
Intervenant

effort minimal

57:24
Locuteur

qui

57:25
Intervenant

consiste à trouver des compromis plutôt que de s'écharper,

57:30
Locuteur

qui

57:30
Intervenant

consiste juste tout simplement à discuter plutôt que de parier sur une énième élection par défaut.

57:39
Locuteur

Que

57:40
Intervenant

chacun juste soit capable

57:41
Locuteur

de

57:43
Intervenant

ce petit effort agir pour le moindre mal

57:46
Locuteur

dans

57:47
Intervenant

cette période où le pire est possible et où nous devrions tous le redouter.

57:53
Locuteur

Et

57:54
Intervenant

les Français, chers collègues,

57:57
Locuteur

c

57:58
Intervenant

'est cette lucidité que les Français attendent de nous.

58:02
Locuteur

Ils

58:02
Intervenant

nous disent « Entendez-vous !

58:04
Locuteur

»

58:05
Intervenant

Ils nous disent « Discuter !

58:07
Locuteur

»

58:08
Intervenant

Ils nous disent « Trouver des solutions !

58:11
Locuteur

»

58:12
Intervenant

Et j'en suis convaincu

58:14
Locuteur

ils

58:14
Intervenant

jugent avec sévérité

58:16
Locuteur

ceux

58:16
Intervenant

qui nourrissent le chaos

58:18
Locuteur

et

58:18
Intervenant

je le regrette ceux qui nous écoutent ne l'entendent pas

58:21
Locuteur

mais

58:22
Intervenant

au moment où je parle vous avez dans cet hémicycle sur les deux bouts ceux qui ne sont que capables de hurler qui sont incapables d'écouter et qui sont incapables juste de se respecter et qui continuent à nourrir cette image lamentable de la politique française. Monsieur le Premier ministre

58:40
Locuteur

c

58:40
Intervenant

'est la condition

58:42
Locuteur

pour

58:43
Intervenant

que votre gouvernement puisse agir.

58:45
Locuteur

Oui l

58:47
Intervenant

'Assemblée nationale est divisée

58:50
Locuteur

mais

58:50
Intervenant

cela n'empêche pas d'avancer. La France l'a réussi par le passé

58:55
Locuteur

et

58:56
Intervenant

bien des démocraties autour de nous y parviennent.

58:59
Locuteur

Dans

59:00
Intervenant

un climat de division politique trouver des équilibres

59:03
Locuteur

ne

59:04
Intervenant

pas prétendre tout faire

59:05
Locuteur

pour

59:06
Intervenant

se concentrer sur l'essentiel ce que vous avez rappelé Monsieur le Premier ministre dans votre discours.

59:13
Locuteur

Les

59:13
Intervenant

gouvernements d'Antoine Pinet

59:14
Locuteur

pour

59:15
Intervenant

la restauration de

59:16
Locuteur

l

59:16
Intervenant

'équilibre budgétaire cher Michel y était parvenu celui de Pierre-Mindès France avec la fin des guerres coloniales y était parvenu

59:24
Locuteur

le

59:24
Intervenant

pays à l'époque

59:25
Locuteur

avait

59:26
Intervenant

su avancer

59:27
Locuteur

en

59:28
Intervenant

dépit de son instabilité politique

59:30
Locuteur

et

59:30
Intervenant

nous sommes convaincus avec les députés de la droite républicaine que c'est aujourd'hui notre responsabilité.

59:36
Locuteur

C

59:37
Intervenant

'est la position

59:38
Locuteur

de

59:38
Intervenant

notre groupe

59:40
Locuteur

Monsieur

59:40
Intervenant

le Premier ministre qui n'a pas changé depuis la dissolution. Refusez d'abord je l'assume et quand je les écoute dans cet hémicycle ma détermination n'est que plus forte refusez d'abord qu'il y ait un gouvernement sous la coupe de la France insoumise de la folie de l'extrême gauche qui est le principal danger politique pour l'avenir de notre république.

1:00:01
Locuteur

Et

1:00:06
Intervenant

notre deuxième priorité c

1:00:07
Locuteur

'est

1:00:09
Intervenant

que la France ne soit pas bloquée

1:00:12
Locuteur

et

1:00:12
Intervenant

nous nous engageons

1:00:13
Locuteur

conscients

1:00:15
Intervenant

des compromis nécessaires

1:00:16
Locuteur

pour

1:00:18
Intervenant

que des lois indispensables soient adoptées. Cette position nous l'avons définie collectivement

1:00:25
Locuteur

avec

1:00:26
Intervenant

nos députés et nos sénateurs

1:00:27
Locuteur

nous

1:00:29
Intervenant

ne censurerons pas un gouvernement a priori

1:00:31
Locuteur

et

1:00:32
Intervenant

nous ne ferons pas partie de ceux qui feront tomber les premiers ministres.

1:00:38
Locuteur

Cette

1:00:39
Intervenant

position

1:00:40
Locuteur

des

1:00:41
Intervenant

députés de la droite républicaine n'a pas varié.

1:00:44
Locuteur

La

1:00:45
Intervenant

France a besoin d'un minimum de stabilité.

1:00:48
Locuteur

La

1:00:48
Intervenant

France a besoin d'un gouvernement.

1:00:50
Locuteur

La

1:00:51
Intervenant

France a besoin d'un budget.

1:00:53
Locuteur

Et

1:00:54
Intervenant

pour ceux qui ici ne comprennent rien notre priorité pour les semaines à venir sera simple

1:01:00
Locuteur

il

1:01:01
Intervenant

faut donner un budget à la France.

1:01:04
Locuteur

Parce

1:01:04
Intervenant

que si nous continuons comme cela il n'y aura pas de budget pour protéger les Français. Et il faut dire les choses priver la France de budget

1:01:17
Locuteur

c

1:01:17
Intervenant

'est aggraver le déficit déjà le plus élevé de la zone euro. Priver la France de budget

1:01:24
Locuteur

c

1:01:25
Intervenant

'est nous mettre dans la main des créanciers. Priver la France de budget

1:01:29
Locuteur

c

1:01:30
Intervenant

'est le poison de l'incertitude.

1:01:32
Locuteur

Les

1:01:33
Intervenant

Français ne consomment plus parce qu'ils sont inquiets.

1:01:36
Locuteur

Les

1:01:36
Intervenant

entreprises n'investissent plus parce qu'elles sont inquiètes.

1:01:40
Locuteur

Et

1:01:40
Intervenant

vous feriez bien d'écouter les commerçants et les artisans de ce pays qui nous disent tous la situation n'a jamais été aussi difficile à cause de l'instabilité politique que certains nourrissent ici. Priver la France de budget c

1:01:54
Locuteur

'est

1:01:55
Intervenant

geler les moyens dédiés à l'hôpital.

1:01:57
Locuteur

C

1:01:58
Intervenant

'est geler les moyens dédiés à la santé.

1:02:01
Locuteur

Et

1:02:02
Intervenant

c'est même Monsieur le Premier Ministre

1:02:03
Locuteur

geler

1:02:04
Intervenant

les moyens consacrés à nos armées dans un contexte géopolitique encore plus menaçant que celui de la guerre froide.

1:02:13
Locuteur

Et

1:02:13
Intervenant

Monsieur le Premier Ministre

1:02:16
Locuteur

je

1:02:16
Intervenant

me permets de rappeler ici une évidence

1:02:20
Locuteur

parce

1:02:21
Intervenant

que les débats de ces derniers jours ont tourné le dos au bon sens.

1:02:27
Présentateur

Monsieur Tanguy s'il vous plaît

1:02:28
Locuteur

Le

1:02:29
Intervenant

sujet

1:02:32
Locuteur

il

1:02:32
Intervenant

y a un peu de tension dans l'hémicycle ceux qui nous écoutent ne voient pas parce que certains se comportent n'importe comment. Voilà c'est un peu regrettable mais ça me permet de l'expliquer à ceux qui nous écoutent. Monsieur le Premier Ministre je me permets donc de rappeler ici une évidence

1:02:48
Locuteur

le

1:02:49
Intervenant

sujet n'est pas d'augmenter les impôts dans un pays qui a le record de la fiscalité au monde

1:02:55
Locuteur

le

1:02:55
Intervenant

sujet c'est de les baisser

1:02:57
Locuteur

le

1:02:58
Intervenant

sujet n'est pas d'augmenter la dépense dans un pays qui a le record de la dépense publique au monde le sujet c'est de baisser la dépense

1:03:06
Locuteur

et

1:03:06
Intervenant

pour que les choses soient très claires

1:03:08
Locuteur

ce

1:03:09
Intervenant

n'est pas aux français qui travaillent

1:03:10
Locuteur

ce

1:03:11
Intervenant

n'est pas la France qui a travaillé toute sa vie de faire des efforts c'est à l'état de faire des efforts en luttant contre la bureaucratie administrative

1:03:20
Locuteur

et

1:03:21
Intervenant

la dépense improductive

1:03:23
Locuteur

et

1:03:24
Intervenant

vous avez su envoyer des signaux des premiers signaux symboliques et il faudra aller plus loin

1:03:28
Locuteur

vous

1:03:29
Intervenant

connaissez nos convictions il faut supprimer toutes ces agences qui coûtent tant et qui ne servent à rien

1:03:35
Locuteur

vous

1:03:35
Intervenant

connaissez nos convictions il faut arrêter la politique des chèques gouvernementaux

1:03:41
Locuteur

et

1:03:41
Intervenant

vous connaissez nos convictions il faut remettre de la bonne gestion dans nos services publics en faisant confiance aux acteurs de terrain au lieu de tout rendre si compliqué

1:03:50
Locuteur

et

1:03:51
Intervenant

c'est possible

1:03:52
Locuteur

dans

1:03:53
Intervenant

un certain nombre de nos collectivités locales en Auvergne-Rhône-Alpes nous avons baissé de 15% les dépenses de fonctionnement sans augmenter le poids de la dette ni la moindre taxe

1:04:01
Locuteur

baisser

1:04:02
Intervenant

la dépense ce sera le combat de la droite républicaine dans ce débat budgétaire

1:04:08
Locuteur

nous

1:04:09
Intervenant

ne laisserons pas la gauche et la France insoumise imposer un budget contraire aux intérêts du pays et nous investirons le débat budgétaire pour faire valoir nos convictions et nos propositions

1:04:21
Locuteur

les

1:04:21
Intervenant

aspirations des français monsieur le premier ministre sont au fond beaucoup plus simples

1:04:24
Locuteur

que

1:04:25
Intervenant

ne le sont les fractures politiques dans cet hémicycle revaloriser le travail rétablir l'ordre arrêter l'immigration incontrôlée

1:04:33
Locuteur

et

1:04:34
Intervenant

je voudrais ici revenir sur ce débat fondamental pour les députés de la droite républicaine

1:04:39
Locuteur

arrêter

1:04:40
Intervenant

l'assistanat et revaloriser le travail

1:04:44
Locuteur

la

1:04:45
Intervenant

plus grande injustice en France est que le travail ne paye pas

1:04:48
Locuteur

quand

1:04:49
Intervenant

un employeur veut augmenter de 100 euros un salarié au SMIC il doit mettre 500 euros sur la table

1:04:55
Locuteur

quand

1:04:56
Intervenant

un salarié touche 3000 euros de salaire brut son employeur doit payer 4000 euros et à l'arrivée il ne touche que 2200 euros déduits des taxes et des charges

1:05:09
Locuteur

et

1:05:10
Intervenant

dans le même temps ce qu'on dit trop peu souvent c'est qu'un couple aux aides sociales avec trois enfants va toucher 2300 euros d'aides sociales net d'impôts et de charges

1:05:20
Locuteur

et

1:05:20
Intervenant

bien mes amis il faut le dire ça n'est pas juste

1:05:23
Locuteur

ça

1:05:24
Intervenant

n'est pas juste parce qu'aucune société ne peut tenir sans ce ciment de justice élémentaire la récompense du travail la récompense de l'effort et la récompense du mérite

1:05:35
Locuteur

cela

1:05:36
Intervenant

a toujours été notre combat avec les députés de la droite républicaine garder le social arrêter l'assistanat revaloriser le travail

1:05:44
Locuteur

et

1:05:45
Intervenant

notre engagement monsieur le premier ministre et il sera fondamental que la droite républicaine soit écoutée

1:05:50
Locuteur

ce

1:05:50
Intervenant

sera d'une part l'instauration d'une allocation sociale unique permettant de plafonner les aides sociales à 70% du SMIC pour qu'on ne gagne pas plus d'argent en restant chez soi qu'en allant travailler c'est la justice

1:06:02
Locuteur

et

1:06:03
Intervenant

le deuxième combat de la droite républicaine sera pour qu'il y ait un signal pour cette France qui travaille avec la défiscalisation des heures supplémentaires zéro impôt et zéro charge pour que l'on sorte de ce qui est si décourageant pour ceux qui se donnent du mal travailler pour payer plus et pour perdre des aides

1:06:21
Locuteur

enfin

1:06:22
Intervenant

monsieur le premier ministre et vous l'avez dit il faut évidemment s'attaquer à l'ultra violence et à l'immigration hors de contrôle

1:06:28
Locuteur

cela

1:06:29
Intervenant

suppose de réarmer notre droit

1:06:31
Locuteur

en

1:06:31
Intervenant

face de chaque sanction

1:06:33
Locuteur

en

1:06:33
Intervenant

face de chaque infraction une sanction rétablir l'autorité de la loi rétablir l'autorité de la frontière rétablir l'autorité de notre mode de vie c'est cette politique qu'ont engagé aussi bien les sociodémocrates danois que la droite italienne c'est attendu par les français

1:06:48
Locuteur

sur

1:06:49
Intervenant

ces sujets prioritaires monsieur le premier ministre

1:06:51
Locuteur

vous

1:06:51
Intervenant

nous trouverez à vos côtés

1:06:53
Locuteur

et

1:06:54
Intervenant

ensuite ensuite viendra le débat présidentiel

1:06:58
Locuteur

celui

1:06:59
Intervenant

qui permettra d'enclencher enfin la profonde reconstruction de notre pays

1:07:02
Locuteur

et

1:07:03
Intervenant

notre conviction est que la France a besoin d'un redressement de droite clairement de droite

1:07:08
Locuteur

avec

1:07:09
Intervenant

un objectif sortir du régime de l'impuissance

1:07:12
Locuteur

de

1:07:13
Intervenant

notre 5ème république aujourd'hui dénaturée dont il faut retrouver l'esprit et l'efficacité des origines

1:07:20
Locuteur

ce

1:07:21
Intervenant

qui menace notre pays

1:07:23
Locuteur

c

1:07:24
Intervenant

'est de glisser toujours plus vite

1:07:25
Locuteur

sur

1:07:26
Intervenant

la pente de la décadence

1:07:29
Locuteur

pour

1:07:29
Intervenant

surmonter une crise de régime dans notre histoire

1:07:32
Locuteur

notre

1:07:33
Intervenant

pays n'a toujours suivi que deux chemins

1:07:36
Locuteur

deux

1:07:36
Intervenant

chemins et pas d'autres

1:07:38
Locuteur

le

1:07:39
Intervenant

premier c

1:07:40
Locuteur

'est

1:07:40
Intervenant

la tentation de tout renverser

1:07:42
Locuteur

nous

1:07:42
Intervenant

l'avons parfois suivi dans notre histoire

1:07:45
Locuteur

et

1:07:45
Intervenant

nous savons dans quel tourment

1:07:47
Locuteur

la

1:07:47
Intervenant

passion de la destruction a souvent condamné l'avenir de la France

1:07:52
Locuteur

l

1:07:53
Intervenant

'autre chemin

1:07:54
Locuteur

c

1:07:55
Intervenant

'est celui dessiné par le général de Gaulle en 1958

1:07:59
Locuteur

lui

1:08:00
Intervenant

qui avait compris

1:08:02
Locuteur

que

1:08:02
Intervenant

la volonté de tout détruire

1:08:04
Locuteur

était

1:08:05
Intervenant

avant tout un aveu de résignation

1:08:07
Locuteur

lui

1:08:08
Intervenant

qui avait compris que le courage consiste à tout rebâtir et non pas à tout détruire que le pire des dangers est le désordre ce qu'il appelait la chianlie

1:08:15
Locuteur

dans

1:08:15
Intervenant

un pays où la guerre civile est toujours une menace

1:08:19
Locuteur

comme

1:08:19
Intervenant

le résumé Georges Pompidou rebâtir en sachant ce qu'on veut rebâtir et ce qui en vaut la peine changer ce qu'il faut pour préserver ce qui vaut

1:08:29
Locuteur

c

1:08:30
Intervenant

'est ce changement qu'il faudra préparer avec tous ceux qui auront alors à coeur le sursaut français je vous remercie

1:08:37
Locuteur

Merci

1:08:38
Présentateur

beaucoup Monsieur le Président Gauthier

1:08:40
Locuteur

La

1:08:47
Présentateur

parole est à présent Madame Cyrielle Chatelain Présidente du groupe Écologiste et Social Merci Madame la Présidente Monsieur le Premier Ministre Mesdames et Messieurs Les Ministres Chers collègues Monsieur le Premier Ministre vous avez déjà réussi une chose c'est que c'est sans doute la déclaration de politique générale la plus attendue depuis 2022 et vous avez dit avoir fait un discours inhabituel permettez-moi de faire une réponse qui le sera tout autant c'est-à-dire de ne pas m'en tenir à ce que j'avais écrit mais de vous répondre directement peut-être déjà pour commencer dire que la première réaction en vous entendant parler d'innovation démocratique lorsque le Parlement vote et qu'il est respecté et bien je me dis combien nous étions-nous habitués à avoir une démocratie malmenée quand le simple respect du vote est devenu une innovation démocratique

1:09:50
Locuteur

la

1:09:50
Présentateur

seconde chose nous avons toujours eu

1:09:52
Locuteur

un

1:09:53
Présentateur

échange que vous avez souhaité sur le contenu des politiques publiques et donc c'est par cela que je commencerai vous avez fait le choix et je le comprends de ne pas embraser tous les sujets

1:10:05
Locuteur

mais

1:10:06
Présentateur

l'écologiste que je suis ne peut être qu'inquiète de ne pas avoir vu la question environnementale la question de la biodiversité au cœur des priorités si monsieur le Premier ministre vous savez combien cela impacte au quotidien les vagues de chaleur et les morts que cela entraîne les inondations qu'ont subi nombre de nos concitoyens aujourd'hui ne pas agir de manière ferme contre le réchauffement climatique c'est laisser aujourd'hui c'est pardon c'est laisser prospérer ces calamités environnementales et donc oui cela est un regret

1:10:38
Locuteur

la

1:10:38
Présentateur

deuxième chose c'est je veux dire mon inquiétude car il y a aussi tout ce que vous n'avez pas dit pour ne pas froisser et notamment des partenaires qui sont peu fiables quand j'entends Laurent Wauquiez à cette tribune utiliser des mots extrêmement durs et inacceptables sur les questions d'immigration je me dis à la fin où est-ce qu'ils vont vous mener monsieur le Premier ministre est-ce que comme vos prédécesseurs vous céderez sur les questions d'immigration à vos partenaires des républicains oui il y a une inquiétude profonde quand on voit l'extrême droite monter dans notre pays que d'imaginer un gouvernement qui est en partenariat avec un parti dont le chef de ce parti dit la différence entre la droite et l'extrême droite c'est la même chose qu'entre la pensée et l'arrière-pensée monsieur le Premier ministre allez-vous laisser entraîner sur ces questions d'état de droit par vos partenaires enfin vous l'avez dit l'Assemblée demandait plusieurs choses pour les écologistes il y avait le sujet environnemental nous n'aurons pas une réponse puis il y avait les questions de justice sociale tout d'abord et bien je vais commencer par la question des retraites celle qui était tant attendue monsieur le Premier ministre il faut quand même rappeler ce dont nous parlons nous parlons d'une réforme qui a été imposée par 49-3 que Michel Barnier alors Premier ministre a maintenu coûte que coûte que vos collègues aujourd'hui vos soutiens ont refusé d'abroger par leur obstruction parlementaire il s'est aussi servi d'alibi à maintenir François Bayrou et son conclave et finalement c'est aujourd'hui un élément de marchandage pour maintenir votre gouvernement la réforme des retraites est une faute originelle elle devient aujourd'hui j'avoue avec étonnement l'assurance vie des macronistes

1:12:21
Locuteur

alors

1:12:22
Présentateur

je vais être extrêmement claire si notre assemblée peut voter nous voterons la suspension des retraites car oui il vaut mieux l'empêcher de se dérouler pendant un an et demi que ne pas l'empêcher du tout et ce vote peut être une première étape de l'abrogation puisque oui il y aura quelque chose à dire pendant la présidentielle c'est que si nous ne voulons pas qu'au 1er janvier 2028 cette réforme elle reprenne si nous voulons un vote qui la broche si nous voulons un vote qui la sucement réellement ça sera un président de gauche et écologiste qui le fera

1:12:55
Locuteur

mais

1:12:56
Présentateur

je ne peux que constater qu'une partie des méfaits de la réforme a déjà été appliqué depuis 15 jours l'âge de départ a été porté à 62 ans et 9 mois la durée d'annuité donc de cotisation à 170 trimestres et que à l'inverse le vote que nous aurons ne la suspendra que pour un an et demi et qu'il signe pas de nouveau vote après les présidentielles elle reprendra son cours extrêmement néfaste donc ça c'est une première chose pour nous c'est une suspension mais une petite suspension sur une réforme qui n'avait pas de socle de socle politique c'est insuffisant la deuxième chose c'est l'obstination que vous avez sur la question des ultra riches

1:13:36
Locuteur

j

1:13:37
Présentateur

'entendais là encore vos partenaires parler de justice mais où est la justice quand aujourd'hui nous avons des dynasties qui font des profits outrageux et qui les soustraient à l'impôt je parle des familles Arnaud des Hermès des Vermeilleur des Bétancourt et des Saadé dont le patrimoine boursier a progressé de 400% en 6 ans 400% pendant que les gens n'arrivent pas à vivre de leur salaire les voilà qui s'engraissent et voilà un projet de budget bien faible sur cette question là et oui cela me tient au tripe parce que monsieur le premier ministre vous avez dit respecter cette assemblée et bien dans cette assemblée la taxe Zuckman elle a été votée grâce à mes collègues Clémentine Autain et Vassas la taxe Zuckman qui pouvait ramener 20 milliards d'euros remettre un peu de justice et d'équilibre refaire contribuer au pot commun les ultra riches et bien celle-ci n'est pas dans le budget à la place nous avons une taxe sur les holdings financières pleines de trous qui ne permettra pas de taxer 95% de ce patrimoine des ultra riches

1:14:40
Locuteur

alors

1:14:41
Présentateur

vous allez continuer à ne sans aucun doute la politique de l'offre qui coûte bien cher des milliards d'euros distribués aux entreprises sans aucune contrepartie qui cherche qui vont dans les profits et non dans les emplois moi je peux prendre deux exemples pour vous expliquer que cette politique de l'offre qui aujourd'hui a dilapidé de l'argent qui a été menée depuis notamment 2017 qui a été défendue coûte que coûte par le président de la république n'a rien amené premier exemple Sanofi 1 milliard d'euros de crédit d'impôt recherche en 10 ans et il a supprimé 3500 emplois dans la recherche Carrefour a bénéficié d'un allégement de cotisation d'un milliard et demi d'euros et dans le même temps ses effectifs en France sont passés de 112 000 à 75 000 salariés voilà beaucoup d'argent dépensé et bien peu d'emplois créés aujourd'hui cette politique là vous allez la continuer elle a creusé des déficits et c'est les français qui vont payer et ce que vous n'avez pas dit dans votre discours de politique générale c'est ce qu'il y a aujourd'hui dans les projets de budget que vous avez présenté c'est par exemple le gel des prestations sociales notamment des pensions de retraite c'est la sous-indexation des retraites de 0,4 points par rapport à l'inflation jusqu'en 2030 2030 bien après la suspension de la réforme des retraites la durée la durée des prescriptions initiales d'arrêt maladie l'augmentation des franchises médicales car ce que vous ne dites pas monsieur le premier ministre c

1:16:04
Locuteur

'est

1:16:04
Présentateur

si vous êtes prêt à discuter de tout vous avez quand même réaffirmé une trajectoire extrêmement claire celle de l'austérité que vous cachez derrière maîtrise des dépenses publiques le refus d'augmenter les infos pour les plus riches et que vous parlez de la fameuse réforme de l'état ça veut dire de nouveau enlever des professeurs et des médecins voilà la réalité derrière votre novlangue macroniste

1:16:27
Locuteur

enfin

1:16:28
Présentateur

monsieur le premier ministre il y a les questions de

1:16:30
Locuteur

fonds

1:16:31
Présentateur

et il y a les questions démocratiques nous avons eu au sein du groupe écologiste et social des débats il n'y avait pas de vote évident sur la question de la censure vous l'avez vu nous sommes profondément opposés aux orientations de votre gouvernement

1:16:46
Locuteur

mais

1:16:47
Présentateur

comme vous l'avez dit nous devons dans une assemblée savoir travailler ensemble tout en étant opposés

1:16:51
Locuteur

et

1:16:52
Présentateur

pourtant le groupe écologiste et social ira à la censure oui parce que nous sommes opposés à votre politique mais tout particulièrement parce que nous refusons d'assister sans réagir à l'accomparement du pouvoir par Emmanuel Macron

1:17:05
Locuteur

monsieur

1:17:06
Présentateur

le premier ministre vous devez reconnaître aujourd'hui regardez autour de vous il est bien loin le temps où il y avait 361 sièges occupés par des soutiens du président de la république aujourd'hui vous avez finalement deux groupes qui sont en soutien du président de la république et qui sont largement affaiblis en nombre de parlementaires vous avez le groupe horizon qui est certes dans votre majorité mais demande une présidentielle anticipée et donc le départ d'un président détesté et vous avez enfin les républicains qui vous ont forcé par un tweet de leur chef à démissionner mais vraiment pouvez-vous compter dessus vous avez un socle parlementaire fragile en décomposition affaiblie et minoritaire

1:17:46
Locuteur

en

1:17:49
Présentateur

d'autres termes vous avez réussi une seule chose c'est sans doute de nommer à votre gouvernement des visages jusqu'alors inconnus laissant l'espoir que comme vous l'avez dit il serait détaché des partis mais finalement ce n'est pas un gouvernement détaché des partis que vous avez constitué mais un gouvernement subordonné à Emmanuel Macron parce que voilà derrière la façade ce sont les ex-conseillers présidentiels des fidèles de Jean-Michel Blanquer un ancien secrétaire d'état auprès de Christophe Castaner et de nombreux fidèles du président de la république qui constituent votre gouvernement

1:18:23
Locuteur

alors

1:18:24
Présentateur

voilà non nous refusons cette mascarade qui consiste à dire qu'on a tout changé pour rien changer car cela a un prix et un prix qui est élevé c'est celui de l'affaiblissement du fondement le plus pécieux de notre république la confiance des citoyens envers celles et ceux qui les ont élus pour les représenter cette confiance vous le sentez elle s'affaiblit elle est en train de presque de disparaître parce qu'à force il y a les mots et il y a les actes et sur cette question de confiance alors certes vous n'étiez pas premier ministre mais il y a des précédents avant vous je n'ai plus le temps d'y revenir la dernière chose que je voudrais dire puisque quand on se suit pas ces notes forcément le temps court c'est vous êtes gaulliste

1:19:01
Locuteur

et

1:19:02
Présentateur

bien voilà vous nous avez cité le discours de Bayeux je suis donc allée le lire monsieur le premier ministre il y avait cette phrase du général de Gaulle le trouble dans l'état pour conséquence inéluctable la désaffection des citoyens à l'égard des institutions il suffit alors d'une occasion pour faire apparaître la menace de la dictature nous n'en sommes pas là mais aujourd'hui le trouble de l'état c'est vous c'est le refus d'Emmanuel Macron de lâcher les rênes d'un pouvoir c'est l'imposition de la volonté d'une minorité à la majorité du peuple français et à un moment où nous faisons face à une internationale réactionnaire nous ne pouvons pas accepter même sous des formes mondaines même avec un discours bien posé un incapable du pouvoir c'est la décision du peuple qui doit toujours primer Merci beaucoup madame la présidente Châtelain

1:19:48
Locuteur

la

1:19:53
Présentateur

parole est à présent à monsieur Marc Fénaud président du groupe Les Démocrates

1:20:10
Locuteur

Madame

1:20:10
Intervenant

la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues

1:20:15
Locuteur

nous

1:20:16
Intervenant

sommes ici par la seule volonté des français

1:20:18
Locuteur

ils

1:20:19
Intervenant

ont voté

1:20:20
Locuteur

il

1:20:20
Intervenant

y a un an seulement

1:20:22
Locuteur

et

1:20:22
Intervenant

cette assemblée nationale est issue de leur vote

1:20:25
Locuteur

qui

1:20:26
Intervenant

lui est souverain

1:20:27
Locuteur

ils

1:20:28
Intervenant

ne l'ont pas fait contre leur gré ou à la légère

1:20:31
Locuteur

ils

1:20:31
Intervenant

l'ont fait en pleine conscience

1:20:33
Locuteur

comme

1:20:34
Intervenant

en témoigne le taux de participation inégalé depuis des décennies lors de ces élections

1:20:38
Locuteur

ils

1:20:39
Intervenant

l'ont fait pour envoyer deux messages que cela plaise ou non à certains ici

1:20:44
Locuteur

ils

1:20:44
Intervenant

ont d'abord dit nous ne voulons pas de l'extrême droite au pouvoir

1:20:52
Locuteur

et

1:20:52
Intervenant

ils ont dit aussi

1:20:53
Locuteur

vous

1:20:54
Intervenant

avez tous ces choix à nous convaincre ceux qui sont en place depuis 2017 comme ceux qui aspirent à gouverner

1:20:59
Locuteur

et

1:21:00
Intervenant

ils nous ont donc dit entendez-vous pour faire mieux

1:21:07
Locuteur

alors

1:21:07
Intervenant

évidemment ça ne satisfait personne mais cela s'impose à nous tous

1:21:10
Locuteur

et

1:21:11
Intervenant

j'entends ceux qui réclament la longueur de tribune de faire revoter les français espérant à chaque fois que ce revote leur soit favorable et s'ils leur déplaient continueront de le remettre en cause

1:21:22
Locuteur

et

1:21:23
Intervenant

voici qu'à son tour le rassemblement national joint ses voix à celles de la France insoumise dans une forme de réflexe pablovien sautant sur leur fauteuil comme des cabris censure censure censure

1:21:34
Locuteur

comme

1:21:35
Intervenant

seule réponse aux mots du pays abandonnant la stratégie abandonnant la stratégie de la cravate pour celle de la cravache

1:21:46
Locuteur

ils

1:21:47
Intervenant

dévoilent ainsi leur vrai visage

1:21:50
Locuteur

et

1:21:50
Intervenant

deviennent les mêmes agents d'instabilité que leurs collègues insoumis

1:21:55
Locuteur

mais

1:21:55
Intervenant

le vote n'est pas une loterie

1:21:57
Locuteur

et

1:21:58
Intervenant

on ne continue pas à jouer jusqu'à espérer gagner

1:22:00
Locuteur

parce

1:22:01
Intervenant

que ça n'est pas un jeu

1:22:02
Locuteur

et

1:22:02
Intervenant

respecter le vote cela porte un nom et je sais que nous sommes nombreux et majoritaires à chérir ce nom et ce mot c'est celui de démocratie

1:22:15
Locuteur

si

1:22:16
Intervenant

l'on veut que notre assemblée soit respectée des français

1:22:19
Locuteur

il

1:22:19
Intervenant

faut les respecter dans leur vote

1:22:22
Locuteur

car

1:22:22
Intervenant

nous sommes condamnés à nous entendre plutôt qu'à nous opposer

1:22:26
Locuteur

et

1:22:26
Intervenant

je dois avouer qu'il y a pire qu'à des nations tout de même que celle d'avoir à chercher des compromis

1:22:32
Locuteur

n

1:22:33
Intervenant

'en déplaise à ceux qui veulent le chaos et le conflit

1:22:36
Locuteur

c

1:22:36
Intervenant

'est la manière dont fonctionnent toutes les grandes démocraties

1:22:41
Locuteur

et

1:22:41
Intervenant

j'ai été heureux déjà d'entendre des voix à gauche et à droite plaidant désormais pour le compromis

1:22:48
Locuteur

et

1:22:49
Intervenant

abandonnant leur ligne rouge

1:22:50
Locuteur

comme

1:22:51
Intervenant

nous le demandions depuis des années on n'a donc jamais tort d'avoir raison trop tôt

1:22:56
Locuteur

et

1:23:00
Intervenant

ce n'est pas parce que les français ont constitué cette assemblée fragmentée

1:23:04
Locuteur

qu

1:23:04
Intervenant

'ils nous invitent par nos attitudes et nos décisions à nous fracturer plus encore

1:23:09
Locuteur

je

1:23:09
Intervenant

crois au contraire qu'ils nous demandent de trouver un point d'équilibre et une forme de stabilité

1:23:15
Locuteur

une

1:23:15
Intervenant

assemblée qui se respecte et qui est respectée

1:23:18
Locuteur

c

1:23:18
Intervenant

'est aussi une assemblée qui respecte le pluralisme nous l'avons toujours défendu

1:23:23
Locuteur

il

1:23:23
Intervenant

n'y a pas de député de seconde zone ou de seconde classe

1:23:27
Locuteur

c

1:23:27
Intervenant

'est donc égalité des droits

1:23:29
Locuteur

mais

1:23:30
Intervenant

c'est aussi égalité des

1:23:32
Locuteur

devoirs c

1:23:33
Intervenant

'est à dire que quand on est dans l'opposition on n'est pas condamné à l'irresponsabilité pathologique

1:23:40
Locuteur

dans

1:23:40
Intervenant

la série des devoirs et aussi quand on fait la loi celui de respecter la constitution

1:23:45
Locuteur

et

1:23:46
Intervenant

singulièrement au moment où nous ouvrons le débat budgétaire de respecter l'article 40

1:23:50
Locuteur

sauf

1:23:51
Intervenant

à s'exposer à une censure quasi automatique puis à venir se répandre sur la prétendue république des juges

1:23:58
Locuteur

on

1:23:59
Intervenant

ne teste pas la constitution on la respecte

1:24:02
Locuteur

on

1:24:02
Intervenant

ne la choisit pas à la découpe on l'accepte

1:24:05
Locuteur

sur

1:24:06
Intervenant

les lois qui traitent de sécurité et de liberté publique comme sur les lois de finances

1:24:11
Locuteur

et

1:24:12
Intervenant

c'est dans ce cadre celui du budget que le premier ministre a indiqué faire le choix

1:24:16
Locuteur

de

1:24:17
Intervenant

ne pas recourir à l'article 49.3

1:24:19
Locuteur

de

1:24:20
Intervenant

la constitution

1:24:22
Locuteur

c

1:24:22
Intervenant

'était une demande d'un certain nombre de groupes notamment à gauche

1:24:26
Locuteur

nous

1:24:27
Intervenant

n'y étions pas pour notre part favorables sur la question du budget mais par esprit de compromis monsieur le premier ministre

1:24:32
Locuteur

nous

1:24:33
Intervenant

n'en avons pas fait une ligne rouge

1:24:35
Locuteur

et

1:24:35
Intervenant

donc 149 à l'inéa 3 la liberté des parlementaires vous l'avez rappelé est immense mais leur responsabilité doit l'être tout autant

1:24:44
Locuteur

et

1:24:45
Intervenant

je mets en garde sur l'exercice d'une liberté qui ne s'accompagnerait pas d'un esprit de responsabilité

1:24:51
Locuteur

jusqu

1:24:52
Intervenant

'alors on s'accommodait reconnaissons-le assez facilement du 49.3

1:24:55
Locuteur

tant

1:24:56
Intervenant

il permettait de dire n'importe quoi de faire n'importe quoi de ne rien assumer

1:25:02
Locuteur

et

1:25:02
Intervenant

de pouvoir se parer de la vertu de certaines victoires avec amendement démagogue en sachant que le gouvernement assumerait lui

1:25:10
Locuteur

de

1:25:10
Intervenant

ne pas les garder 149.3 personne ne pourra se défausser tout le monde devra assumer les démagogues et populistes de cette assemblée vont s'en donner à corps joie je vous le promets et nous démocrates

1:25:26
Locuteur

vous

1:25:26
Intervenant

nous trouverez et j'espère que nous serons nombreux sur ce chemin sur le chemin de la responsabilité

1:25:33
Locuteur

et

1:25:34
Intervenant

vous monsieur le premier ministre vous l'avez d'ailleurs rappelé vous aurez ici une responsabilité particulière avec votre gouvernement car vous aurez pour mission avec le gouvernement de permettre l'émergence de compromis et de faire respecter ces compromis dans la navette parlementaire

1:25:49
Locuteur

il

1:25:50
Intervenant

faudra une majorité de députés de gauche

1:25:52
Locuteur

de

1:25:52
Intervenant

droite

1:25:53
Locuteur

et

1:25:53
Intervenant

du centre dans cet hémicycle pour ne pas laisser libre cours à une folie budgétaire qui rendrait in fine le budget invotable et nous livrerait pieds et poings liés au marché souvenez-vous de l'East Trust en Grande-Bretagne ce sont les marchés au final qui lui ont dicté sa politique et je ne souhaite pas cette humiliation pour mon pays

1:26:19
Locuteur

sans

1:26:19
Intervenant

sursaut donc de notre part

1:26:21
Locuteur

pour

1:26:22
Intervenant

adopter un budget avant le 31 décembre c'est l'impuissance généralisée qui nous guette

1:26:26
Locuteur

cette

1:26:27
Intervenant

assemblée veut défendre les services publics nous aussi alors nous avons la responsabilité de nous entendre et de leur trouver un financement et un budget

1:26:35
Locuteur

pour

1:26:36
Intervenant

éviter de les paralyser comme l'an dernier

1:26:37
Locuteur

cette

1:26:38
Intervenant

assemblée considère que les entreprises sont vitales pour l'emploi et que les associations sont vitales pour la cohésion sociale alors nous avons la responsabilité de leur donner de la visibilité sur le cadre dans lequel elles vont évoluer

1:26:50
Locuteur

cette

1:26:51
Intervenant

assemblée veut défendre les collectivités locales alors nous avons la responsabilité là aussi de nous entendre et de leur donner des assurances pour qu'elles puissent voter leur budget et investir dans les prochaines semaines

1:27:03
Locuteur

cette

1:27:04
Intervenant

assemblée veut améliorer le pouvoir d'achat des français alors nous avons la responsabilité de nous entendre pour réduire les incertitudes faire baisser les taux d'intérêt et réduire le poids des contributions sociales sur le seul travail

1:27:18
Locuteur

car

1:27:18
Intervenant

depuis plus d'un an

1:27:19
Locuteur

l

1:27:20
Intervenant

'instabilité a une conséquence directe sur les français d'abord

1:27:24
Locuteur

des

1:27:25
Intervenant

familles ne peuvent pas concrétiser l'achat d'une maison

1:27:27
Locuteur

des

1:27:28
Intervenant

entrepreneurs ne peuvent pas investir

1:27:30
Locuteur

et

1:27:31
Intervenant

donc créer des emplois

1:27:32
Locuteur

sans

1:27:33
Intervenant

parler des doutes dans les esprits de nos partenaires européens et mondiaux

1:27:37
Locuteur

et

1:27:38
Intervenant

des appétits prédateurs de ceux qui pensent pouvoir en tirer profit et qui jouent la déstabilisation et l'ingérence vous l'avez rappelé monsieur le Premier ministre cette instabilité sert les ennemis de la France et ils ont manifestement des complexes jusque dans cet hémicycle cette instabilité cette instabilité et incapacité à nous en rendre à un coup

1:28:04
Locuteur

la

1:28:05
Intervenant

seule hausse du taux d'intérêt depuis un an c'est une facture de 8 milliards d'euros

1:28:09
Locuteur

au

1:28:10
Intervenant

bout de 2

1:28:11
Locuteur

20

1:28:12
Intervenant

milliards la cinquième année rendez-vous compte les budgets des ministères de l'agriculture et de la justice réunis

1:28:20
Locuteur

en

1:28:21
Intervenant

aggravant à chaque fois la situation budgétaire chacun de ces épisodes

1:28:24
Locuteur

nous

1:28:25
Intervenant

contraint à devoir faire des choix

1:28:27
Locuteur

encore

1:28:28
Intervenant

plus difficiles à chaque fois nourrissant à leur tour le populisme et l'instabilité politique

1:28:34
Locuteur

des

1:28:34
Intervenant

élections anticipées qu'elles soient législatives ou présidentielles loin de mettre un terme à ce cercle vicieux ne ferait que le renforcer

1:28:43
Locuteur

nous

1:28:43
Intervenant

devons dès maintenant pas dans 6 mois pas dans 18 donner une perspective à la France

1:28:47
Locuteur

et

1:28:48
Intervenant

je crois monsieur le Premier ministre que nous en avons les moyens

1:28:51
Locuteur

c

1:28:51
Intervenant

'est pourquoi dans mon groupe

1:28:52
Locuteur

nous

1:28:53
Intervenant

croyons que c'est le moment du ressaisissement

1:28:56
Locuteur

parce

1:28:56
Intervenant

que pendant ce temps là

1:28:58
Locuteur

il

1:28:59
Intervenant

y

1:28:59
Locuteur

avait

1:28:59
Intervenant

une expression à l'ouest rien de nouveau

1:29:01
Locuteur

à

1:29:01
Intervenant

l'est et à l'ouest tout est nouveau le monde avance nos compétiteurs ne nous attendent pas eux ils se réforment eux ils cherchent du consensus et eux ils se préparent y compris au pire

1:29:12
Locuteur

c

1:29:12
Intervenant

'est donc le moment de démontrer les vertus d'un partenariat fort et libre

1:29:17
Locuteur

oui

1:29:18
Intervenant

c'est le moment de dire aux français que le compromis c'est au su et au vu du contexte j'ai envie de dire surtout reconnaître ces désaccords

1:29:25
Locuteur

et

1:29:26
Intervenant

savoir les dépasser personne n'a à renier ces convictions mais tout le monde doit faire un pas

1:29:34
Locuteur

notre

1:29:34
Intervenant

enjeu est donc de trouver avec méthode les plus grands dénominateurs communs

1:29:40
Locuteur

et

1:29:40
Intervenant

puisque après la taxe Juxman la remise en cause de la réforme de retraite semblait un élément central du devenir du pays

1:29:47
Locuteur

et

1:29:47
Intervenant

de votre gouvernement monsieur le Premier ministre j'en dirais évidemment un mot ici

1:29:51
Locuteur

au

1:29:52
Intervenant

groupe Les Démocrates nous ne refusons pas par principe de rouvrir ce débat il l'avait d'ailleurs été par François Bayrou au printemps dernier et nous avions lors de la vouloir proposer voté une clause de revoyure

1:30:04
Locuteur

et

1:30:04
Intervenant

nous avions demandé de mieux associer les partenaires sociaux

1:30:08
Locuteur

un

1:30:08
Intervenant

compromis est possible pour retrouver de la stabilité dans le pays

1:30:13
Locuteur

mais

1:30:14
Intervenant

sans travestir la réalité suspendre cette réforme c'est un pari ou un risque pour nos finances publiques c'est un risque pour la pérennité de notre modèle social et nous devons aux jeunes aux générations futures de ne pas fermer les cieux sur ces risques

1:30:29
Locuteur

et

1:30:29
Intervenant

d'accompagner toute décision comme vous l'avez dit monsieur le Premier ministre d'un esprit de responsabilité

1:30:35
Locuteur

nous

1:30:35
Intervenant

devons aux jeunes et aux français dans leur ensemble des réponses et nous n'assumerons pas les mensonges et la facilité parce que ces mensonges là un jour ou l'autre ils nous rattraperaient comptez sur nous pour continuer de dire la vérité et nous baser sur le réel notre seule véritable ligne rouge

1:30:52
Locuteur

nous

1:30:52
Intervenant

voulons aussi que ce budget puisse être celui de la justice fiscale que notre groupe défend avec une forme de continuité depuis 2017 peut-être monsieur le Premier ministre l'année 2025 martera enfin le couronnement de nos efforts en tout cas je le souhaite

1:31:08
Locuteur

parce

1:31:09
Intervenant

qu'il n'est pas juste certes de considérer le capital utile à notre économie comme la rente

1:31:14
Locuteur

qui

1:31:15
Intervenant

bénéficie trop souvent des effets d'optimisation ou d'aubaine fiscale

1:31:19
Locuteur

on

1:31:19
Intervenant

ne règle jamais ceci étant un problème en désignant un bouc émissaire

1:31:23
Locuteur

que

1:31:23
Intervenant

ce soit les riches les immigrés les chômeurs les fonctionnaires ou les retraités même si c'est parfois attendu de ses propres électeurs

1:31:32
Locuteur

sachons

1:31:33
Intervenant

distinguer les choses et trouvons les moyens de cibler la rente sans mérite

1:31:37
Locuteur

et

1:31:38
Intervenant

sans effort qui échappe encore trop souvent à l'impôt les plus fortunés doivent prendre leur part de l'effort

1:31:44
Locuteur

c

1:31:45
Intervenant

'est une question de civisme

1:31:47
Locuteur

la

1:31:48
Intervenant

justice est aussi défendre la France du travail et c'est pourquoi nous pensons effectivement qu'il est urgent de rapprocher la feuille de paye sur la feuille de paye le salaire brut du salaire net

1:31:58
Locuteur

c

1:31:58
Intervenant

'est nécessaire si nous voulons redonner du pouvoir d'achat aux français

1:32:02
Locuteur

c

1:32:02
Intervenant

'est essentiel si nous voulons effectivement relancer la production nationale

1:32:06
Locuteur

et

1:32:06
Intervenant

sans évoquer tous les sujets il en est un vous l'avez évoqué je m'en félicite monsieur le premier qui est important

1:32:12
Locuteur

et

1:32:13
Intervenant

qui peut être mis en oeuvre très rapidement c'est celui de la simplification

1:32:16
Locuteur

il

1:32:17
Intervenant

faut absolument accélérer l'effort

1:32:18
Locuteur

car

1:32:19
Intervenant

l'empilement des normes coûte cher très cher et tous les rapports en conviennent c'est de la dépense publique supplémentaire sans effet sur la qualité de vie c'est de la dépense privée aussi pour les ménages et les entreprises et à la fin des emplois qui disparaissent

1:32:34
Locuteur

ou

1:32:35
Intervenant

ne sont pas créés

1:32:36
Locuteur

les

1:32:37
Intervenant

démocrates seront force de proposition pour le budget que vous annoncez

1:32:40
Locuteur

et

1:32:41
Intervenant

nous le ferons pour bien d'autres sujets je pense à la santé dont le français eux parle tous les jours je pense à la réindustrialisation à l'agriculture

1:32:49
Locuteur

à

1:32:50
Intervenant

la transition énergétique aux services publics aux logements

1:32:53
Locuteur

et

1:32:53
Intervenant

à l'éducation

1:32:54
Locuteur

je

1:32:55
Intervenant

crois qu'il existe dans cet hémicycle une majorité pour avancer pas à pas personne ne sort parfaitement satisfait ni victorieux d'un compromis

1:33:04
Locuteur

mais

1:33:04
Intervenant

si nous y mettons de la bonne volonté

1:33:06
Locuteur

si

1:33:07
Intervenant

nous acceptons majoritairement le réel

1:33:10
Locuteur

je

1:33:10
Intervenant

suis certain que la France et les français en sortiront grandi et pour nous c'est bien cela l'essentiel je vous remercie

1:33:17
Locuteur

merci

1:33:18
Présentateur

beaucoup

1:33:20
Locuteur

merci

1:33:20
Présentateur

beaucoup monsieur le président Fénault

1:33:23
Locuteur

la

1:33:29
Présentateur

parole est à présent à monsieur Paul Christophe président du groupe Horizon et Indépendant

1:33:43
Locuteur

madame

1:33:44
Intervenant

la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres chers collègues

1:33:49
Locuteur

quelle

1:33:50
Intervenant

image renvoyons-nous

1:33:50
Locuteur

quel

1:33:51
Intervenant

triste spectacle offrons-nous du débat public

1:33:54
Locuteur

mes

1:33:55
Intervenant

chers collègues je vous le dis en toute franchise nous ne sommes que de piètres comédiens

1:33:59
Locuteur

qui

1:34:00
Intervenant

n'amusent plus personne

1:34:02
Locuteur

à

1:34:02
Intervenant

force d'égarements puérils et de batailles stériles

1:34:05
Locuteur

notre

1:34:06
Intervenant

pays s'enfonce dans une crise politique inédite sous la cinquième république

1:34:11
Locuteur

nous

1:34:11
Intervenant

n'avons visiblement plus de boussole plus de cap

1:34:14
Locuteur

dans

1:34:15
Intervenant

le vacarme assourdissant de notre hémicycle

1:34:17
Locuteur

plus

1:34:18
Intervenant

personne ne trouve ni conviction ni valeur ni respect

1:34:23
Locuteur

aucune

1:34:23
Intervenant

ligne aucun objectif commun ne semble pouvoir se dégager pas même l'intérêt général du pays

1:34:30
Locuteur

face

1:34:31
Intervenant

à nous

1:34:31
Locuteur

les

1:34:32
Intervenant

oppositions se rejoignent souvent dans la critique

1:34:34
Locuteur

sans

1:34:35
Intervenant

jamais proposer d'alternatives crédibles

1:34:38
Locuteur

quand

1:34:39
Intervenant

certaines promettent encore plus de dépenses les autres voient toujours moins d'ouverture

1:34:44
Locuteur

mais

1:34:44
Intervenant

toutes s'éloignent du sérieux budgétaire que réclament les français

1:34:48
Locuteur

les

1:34:49
Intervenant

extrêmes malgré leur divergence

1:34:52
Locuteur

s

1:34:52
Intervenant

'unissent dans leur rejet

1:34:54
Locuteur

l

1:34:55
Intervenant

'alliance des contraires espère ainsi peser plus lourd dans la balance politique accroître sa présence médiatique

1:35:00
Locuteur

et

1:35:01
Intervenant

amplifier son audience

1:35:02
Locuteur

elle

1:35:04
Intervenant

nous chante la douce mélodie de la vérité

1:35:06
Locuteur

les

1:35:07
Intervenant

unes exclusivement basées sur la fable les riches sont nos ennemis

1:35:10
Locuteur

les

1:35:11
Intervenant

autres sur le compte les étrangers sont le problème

1:35:15
Locuteur

quant

1:35:15
Intervenant

aux anciens partis de gouvernement ils se vendent de négocier à partir d'un discours sans nuance ce sera ça ou rien

1:35:23
Locuteur

comme

1:35:23
Intervenant

si compromis rimaient avec dictates

1:35:25
Locuteur

chaque

1:35:26
Intervenant

jour

1:35:27
Locuteur

la

1:35:27
Intervenant

liste de leurs exigences s'allonge un peu plus

1:35:29
Locuteur

et

1:35:30
Intervenant

bien entendu ils ne s'engagent en rien

1:35:32
Locuteur

ne

1:35:33
Intervenant

signent aucun accord

1:35:34
Locuteur

plus

1:35:35
Intervenant

facile ainsi de se dérober

1:35:37
Locuteur

par

1:35:37
Intervenant

cette attitude

1:35:38
Locuteur

ils

1:35:39
Intervenant

nous mènent collectivement droit dans le mur

1:35:40
Locuteur

la

1:35:41
Intervenant

consommation des ménages est en baisse tout autant que l'investissement des entreprises

1:35:45
Locuteur

les

1:35:46
Intervenant

français sont inquiets en colère même

1:35:48
Locuteur

et

1:35:48
Intervenant

observent consterné notre médiocrité

1:35:50
Locuteur

ils

1:35:51
Intervenant

s'éloignent de nous ils ne nous comprennent plus

1:35:53
Locuteur

ils

1:35:54
Intervenant

ne nous écoutent plus

1:35:55
Locuteur

et

1:35:56
Intervenant

lorsque la parole des représentants du peuple cesse de trouver écho

1:35:59
Locuteur

c

1:36:00
Intervenant

'est le lien même entre la nation et ses institutions qui se fragilisent notre pays n'a pas besoin d'égoïsme mais de stabilité en responsabilité avec le groupe Horizon et Indépendant nous cherchons à bâtir depuis le début des compromis dans un hémicycle profondément divisé à l'image de notre France désormais fracturée

1:36:20
Locuteur

le

1:36:21
Intervenant

compromis politique oui

1:36:22
Locuteur

le

1:36:23
Intervenant

renoncement à nos valeurs jamais

1:36:25
Locuteur

je

1:36:26
Intervenant

vous le dis

1:36:26
Locuteur

nous

1:36:27
Intervenant

n'accepterons aucun accord où la France sortirait perdante où l'intérêt général serait piétiné où la stabilité économique et budgétaire serait sacrifiée

1:36:36
Locuteur

il

1:36:37
Intervenant

en va de notre crédibilité en tant que nation

1:36:40
Locuteur

l

1:36:41
Intervenant

'année écoulée nous a grandement fragilisé au niveau national comme sur les scènes européennes

1:36:45
Locuteur

face

1:36:46
Intervenant

à des puissances étrangères qui profitent de notre faiblesse pour menacer nos intérêts et notre souveraineté aussi

1:36:54
Locuteur

nous

1:36:54
Intervenant

nous devons de tenir notre maison dans le respect de nos engagements internationaux

1:36:58
Locuteur

alors

1:36:58
Intervenant

que nous avons désormais le déficit le plus élevé de la zone européenne et une dette colossale

1:37:04
Locuteur

pour

1:37:05
Intervenant

cela

1:37:06
Locuteur

il

1:37:07
Intervenant

nous faut suivre notre plan de retour à l'équilibre qui passe nécessairement par une réduction importante de notre déficit dès le prochain budget

1:37:14
Locuteur

non la

1:37:16
Intervenant

dette n'est pas un simple souci comptable comme certains voudraient nous le faire croire

1:37:20
Locuteur

nos

1:37:21
Intervenant

résultats économiques comme notre déficit public

1:37:23
Locuteur

sont

1:37:24
Intervenant

scrutés par nos partenaires par nos créanciers par nos concitoyens

1:37:28
Locuteur

si

1:37:29
Intervenant

nous ne respections pas nos engagements

1:37:31
Locuteur

les

1:37:32
Intervenant

difficultés seraient très concrètes pour le quotidien des français

1:37:34
Locuteur

non le

1:37:36
Intervenant

FMI n'est pas non plus à nos portes c'est vrai

1:37:39
Locuteur

mais

1:37:40
Intervenant

qui pourrait pour autant se satisfaire d'une situation aussi catastrophique

1:37:43
Locuteur

qui

1:37:44
Intervenant

pourrait croire qu'une telle dégradation budgétaire serait indolore pour nos concitoyens

1:37:49
Locuteur

moi

1:37:49
Intervenant

je ne le crois pas

1:37:50
Locuteur

chez

1:37:51
Intervenant

Horizon

1:37:52
Locuteur

nous

1:37:53
Intervenant

savons qu'il est possible et souhaitable de réduire les dépenses publiques et que c'est d'abord à l'état de montrer l'exemple

1:37:59
Locuteur

dans

1:38:00
Intervenant

cette perspective la trajectoire budgétaire présentée par le gouvernement va dans le bon sens

1:38:05
Locuteur

en

1:38:06
Intervenant

proposant des économies conséquentes

1:38:08
Locuteur

il

1:38:08
Intervenant

poursuit l'ambition engagée l'année dernière et attendue par nos concitoyens celle de la maîtrise de la dépense publique

1:38:15
Locuteur

nous

1:38:16
Intervenant

sommes aujourd'hui le deuxième pays d'Europe le plus dépensé en proportion de notre PIB

1:38:20
Locuteur

cette

1:38:21
Intervenant

situation n'est plus tenable

1:38:22
Locuteur

et

1:38:23
Intervenant

le gouvernement semble avoir pris la mesure

1:38:25
Locuteur

il

1:38:25
Intervenant

faut monsieur le premier ministre continuer dans cette voie mobilisons notre énergie pour bâtir un budget crédible pour la France

1:38:32
Locuteur

rien

1:38:32
Intervenant

d'extraordinaire

1:38:33
Locuteur

un

1:38:34
Intervenant

budget réaliste sincère et équilibré et ce sera déjà beaucoup

1:38:39
Locuteur

quand

1:38:40
Intervenant

cet état d'esprit qui nous guide

1:38:41
Locuteur

le

1:38:42
Intervenant

budget que présente aujourd'hui le gouvernement n'est pas pour nous un texte d'adhésion

1:38:46
Locuteur

mais

1:38:47
Intervenant

déjà un compromis

1:38:48
Locuteur

oui

1:38:49
Intervenant

il comporte des mesures que nous n'aurions pas proposées ainsi

1:38:52
Locuteur

bien

1:38:53
Intervenant

que nous restions fermement opposés à toute hausse généralisée des impôts

1:38:56
Locuteur

nous

1:38:57
Intervenant

ne rejetterons pas par principe

1:38:59
Locuteur

les

1:39:00
Intervenant

ajustements nécessaires à la stabilité politique

1:39:02
Locuteur

à

1:39:03
Intervenant

partir du moment

1:39:04
Locuteur

où

1:39:05
Intervenant

ceux-ci ne contreviennent pas à notre stabilité financière

1:39:08
Locuteur

comme

1:39:09
Intervenant

nous le répétons depuis des mois aucune réforme structurelle ne pourra voir le jour dans pareil hémicycle

1:39:14
Locuteur

faisons

1:39:15
Intervenant

alors preuve d'humilité et de tempérance

1:39:17
Locuteur

le

1:39:18
Intervenant

temps n'est pas venu pour qu'un parti quel qu'il soit

1:39:20
Locuteur

puisse

1:39:21
Intervenant

prétendre appliquer son programme rien que son programme chacun dans cet hémicycle doit faire un pas

1:39:28
Locuteur

mais

1:39:28
Intervenant

entendons-nous bien

1:39:29
Locuteur

un

1:39:30
Intervenant

pas en avant pour le pays et non pas en arrière

1:39:33
Locuteur

je

1:39:34
Intervenant

sais qu'on va me dire qu'on devrait s'accorder sur la suspension de la réforme des retraites

1:39:38
Locuteur

que

1:39:38
Intervenant

ce geste ouvrirait la voie à la stabilité politique tant recherchée

1:39:42
Locuteur

que

1:39:43
Intervenant

somme toute ce ne serait qu'un compromis technique comptablement supportable

1:39:48
Locuteur

mais

1:39:49
Intervenant

mes chers collègues

1:39:50
Locuteur

un

1:39:51
Intervenant

très raisonnement serait à mes yeux profondément dévastateur

1:39:54
Locuteur

car

1:39:55
Intervenant

la réalité est là implacable

1:39:57
Locuteur

nous

1:39:58
Intervenant

devons être plus nombreux à travailler et le faire plus longtemps

1:40:01
Locuteur

nous

1:40:02
Intervenant

avons aujourd'hui un système qui repose sur 1,8 actifs cotisants pour un retraité

1:40:07
Locuteur

là

1:40:08
Intervenant

où il a été conçu avec 4,1 actifs cotisants pour un retraité

1:40:13
Locuteur

dans

1:40:13
Intervenant

le même temps si la durée en retraite était à l'origine de 5 ans en moyenne

1:40:17
Locuteur

elle

1:40:18
Intervenant

est aujourd'hui de plus de 22 ans

1:40:20
Locuteur

notre

1:40:21
Intervenant

système de retraite par répartition

1:40:23
Locuteur

ne

1:40:24
Intervenant

peut pas continuer à fonctionner

1:40:25
Locuteur

avec

1:40:26
Intervenant

3 fois moins de cotisants

1:40:27
Locuteur

pour

1:40:28
Intervenant

une durée d'indemnisation 4 fois supérieure

1:40:31
Locuteur

c

1:40:32
Intervenant

'est une folie

1:40:33
Locuteur

le

1:40:34
Intervenant

groupe Horizon et Indépendant est prêt à discuter d'un compromis sur les améliorations possibles d'une réforme de retraite

1:40:39
Locuteur

sur

1:40:40
Intervenant

celles des femmes sur les carrières hachées les carrières longues ou encore la pénibilité

1:40:45
Locuteur

mais

1:40:45
Intervenant

suspendre la réforme des retraites pour offrir une victoire politique

1:40:49
Locuteur

aussi

1:40:49
Intervenant

symbolique qu'éphémère au groupe socialiste est une dangereuse facilité

1:40:53
Locuteur

car

1:40:54
Intervenant

le compromis politique ne saurait se bâtir au détriment de l'intérêt général

1:40:59
Locuteur

une

1:41:00
Intervenant

nation qui renoncerait à la rigueur de ses engagements

1:41:02
Locuteur

à

1:41:03
Intervenant

la cohérence de ses choix perdrait la confiance de ses partenaires comme celle de ses citoyens

1:41:07
Locuteur

et

1:41:08
Intervenant

puis disons-le clairement

1:41:09
Locuteur

la

1:41:10
Intervenant

gauche a choisi de faire de la suspension de la réforme des retraites son nouveau totem

1:41:14
Locuteur

et

1:41:15
Intervenant

j'en suis tristement persuadé monsieur le premier ministre d'autres lignes rouges apparaîtront demain

1:41:20
Locuteur

nous

1:41:20
Intervenant

connaissons la tendance à la surenchère de nos collègues

1:41:23
Locuteur

s

1:41:23
Intervenant

'il s'y adonnait il nous conduirait immanquablement à l'échec budgétaire de demain

1:41:28
Locuteur

je

1:41:29
Intervenant

l'annonce ici

1:41:30
Locuteur

nous

1:41:30
Intervenant

ne voterons pas n'importe quoi

1:41:32
Locuteur

pour

1:41:33
Intervenant

des objectifs de court terme

1:41:34
Locuteur

nous

1:41:35
Intervenant

ne rendons pas service à nos concitoyens en mettant la vérité sous le tapis

1:41:40
Locuteur

le

1:41:41
Intervenant

courage politique c'est de dire la vérité c'est de reconnaître que sans équilibre financier il n'y a pas de justice sociale

1:41:48
Locuteur

et

1:41:48
Intervenant

c'est précisément cela que nous défendons

1:41:51
Locuteur

un

1:41:51
Intervenant

modèle soutenable fidèle à la promesse républicaine de solidarité entre les générations

1:41:57
Locuteur

enfin

1:41:58
Intervenant

malgré l'urgence la situation budgétaire ne doit pas être notre seule priorité

1:42:02
Locuteur

à

1:42:04
Intervenant

des milliers de kilomètres madame la ministre à des milliers de kilomètres de ces d'hémicycles nos concitoyens nous regardent et attendent des réponses concrètes à leurs difficultés

1:42:11
Locuteur

je

1:42:11
Intervenant

pense notamment à la Nouvelle-Calédonie

1:42:13
Locuteur

nous

1:42:14
Intervenant

devons adopter le plus rapidement possible la proposition de loi visant à reporter le renouvellement général des membres du Congrès et des assemblées de province

1:42:22
Locuteur

pour

1:42:22
Intervenant

la bonne mise en oeuvre de l'accord de Bougival

1:42:24
Locuteur

mes

1:42:25
Intervenant

chers collègues

1:42:27
Locuteur

le

1:42:27
Intervenant

général de Gaulle déclarait le 12 septembre 1944

1:42:31
Locuteur

les

1:42:32
Intervenant

plus nobles principes du monde ne valent que par l'action

1:42:36
Locuteur

par

1:42:37
Intervenant

ces mots

1:42:38
Locuteur

il

1:42:38
Intervenant

nous rappelait que les idéaux aussi élevés soient-ils

1:42:42
Locuteur

ne

1:42:42
Intervenant

prennent sens que lorsqu'ils se traduisent dans des décisions et des actes

1:42:47
Locuteur

sans

1:42:48
Intervenant

action les principes s'étiolent

1:42:50
Locuteur

les

1:42:51
Intervenant

valeurs se figent

1:42:52
Locuteur

il

1:42:53
Intervenant

est désormais temps

1:42:54
Locuteur

de

1:42:54
Intervenant

passer des mots aux actes

1:42:56
Locuteur

de

1:42:56
Intervenant

faire ici dans cet hémicycle

1:42:58
Locuteur

ce

1:42:59
Intervenant

que notre devoir commande

1:43:00
Locuteur

prendre

1:43:01
Intervenant

nos responsabilités

1:43:02
Locuteur

car

1:43:04
Intervenant

les français

1:43:04
Locuteur

n

1:43:05
Intervenant

'entendront pas nos états d'âme

1:43:07
Locuteur

la

1:43:08
Intervenant

dernière chance n'est pas un hasard

1:43:10
Locuteur

c

1:43:10
Intervenant

'est le moment

1:43:11
Locuteur

où

1:43:12
Intervenant

le courage rencontre la nécessité

1:43:14
Locuteur

je

1:43:14
Intervenant

vous remercie

1:43:16
Présentateur

merci beaucoup monsieur le président Christophe

1:43:21
Locuteur

la

1:43:21
Présentateur

parole est à présent à monsieur Christophe Neiglen pour le groupe Liberté indépendant Outre-mer et Territoire

1:43:31
Locuteur

madame

1:43:33
Intervenant

la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mesdames et messieurs les députés chers collègues

1:43:41
Locuteur

cela

1:43:42
Intervenant

fait désormais plus d'un mois que notre assemblée

1:43:47
Locuteur

non

1:43:47
Intervenant

plus tôt que notre pays tourne au ralenti

1:43:50
Locuteur

un

1:43:51
Intervenant

mois

1:43:51
Locuteur

que

1:43:52
Intervenant

nous donnons aux français un spectacle pathétique

1:43:56
Locuteur

qui

1:43:57
Intervenant

lasse nos concitoyens

1:43:58
Locuteur

avec

1:43:59
Intervenant

un mix de comiques de répétition et de tragédie

1:44:03
Locuteur

le

1:44:04
Intervenant

problème est que loin de nous applaudir

1:44:06
Locuteur

nos

1:44:07
Intervenant

concitoyens non seulement ne rient pas

1:44:10
Locuteur

même

1:44:11
Intervenant

jaune mais pleure

1:44:12
Locuteur

pleure

1:44:13
Intervenant

de la déliquescence de notre pays aux yeux du monde

1:44:15
Locuteur

de

1:44:16
Intervenant

l'état de nos finances publiques

1:44:18
Locuteur

de

1:44:19
Intervenant

notre incapacité à trouver des compromis dans l'intérêt général

1:44:22
Locuteur

nous

1:44:24
Intervenant

payons encore les conséquences de la dissolution désastreuse de 2024 exemple s'il en est besoin

1:44:31
Locuteur

que

1:44:32
Intervenant

les prises de décisions solitaires en déconnexion avec le terrain nous mènent à des situations inextricables

1:44:38
Locuteur

monsieur

1:44:40
Intervenant

le premier ministre

1:44:41
Locuteur

votre

1:44:42
Intervenant

première mission sera de vous libérer de cette tutelle présidentielle

1:44:45
Locuteur

en

1:44:46
Intervenant

réalité monsieur le premier ministre vous devez couper le cordon

1:44:51
Locuteur

et

1:44:51
Intervenant

trouver l'oxygène par vous-même en lien avec le parlement

1:44:56
Locuteur

notre

1:44:56
Intervenant

constitution est bien faite

1:44:58
Locuteur

d

1:44:59
Intervenant

'ailleurs dans son article 20 il est clairement inscrit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation le gouvernement votre gouvernement et non le président de la république vous avez à raison parlé de rupture c'est la toute première à engager

1:45:16
Locuteur

les

1:45:16
Intervenant

autres ruptures concernent les politiques à mener elles ne peuvent et ne doivent pas se conduire dans le droit fil des huit dernières années alors que l'urgence est à fournir un budget à notre pays nous vous demandons la mise en oeuvre rapide de mesures attendues et plébiscitées par les français

1:45:33
Locuteur

vous

1:45:34
Intervenant

le savez notre groupe a été en pointe contre la réforme des retraites

1:45:38
Locuteur

elle

1:45:38
Intervenant

a été le premier à avoir demandé sa suspension et l'idée de réunir une conférence de financement il s'agit là d'un discours impératif démocratique mais aussi économique tant la censure et la dissolution auraient un coût largement supérieur de l'ordre de 15 milliards d'euros à cette suspension

1:45:58
Locuteur

la

1:45:59
Intervenant

future élection présidentielle devra de toute manière trancher cette question nous saluons donc votre engagement sur le sujet

1:46:06
Locuteur

les

1:46:07
Intervenant

autres ruptures que nous attendons monsieur le premier ministre concernent la contribution des plus hauts patrimoines au redressement des comptes publics

1:46:15
Locuteur

car

1:46:16
Intervenant

il n'y peut y avoir pour le groupe plus haut de redressement sans justice fiscale et sociale c'est la condition de l'acceptabilité des efforts financiers de la part de nos concitoyens

1:46:27
Locuteur

de

1:46:28
Intervenant

l'autre part il n'est pas possible de présenter un budget qui ne soit que punitif

1:46:33
Locuteur

nous

1:46:33
Intervenant

défendons de longue date au sein de notre groupe la nécessité de mettre en avant la valeur travail de permettre aux français de tous les français de pouvoir travailler dans des conditions décentes

1:46:46
Locuteur

c

1:46:46
Intervenant

'est à ce titre que nous proposons des allègements généraux sur les cotisations salariales pour redonner du pouvoir d'achat pour les plus bas salaires

1:46:55
Locuteur

nous

1:46:57
Intervenant

sommes convaincus que le travail doit payer plus il conviendra également de remettre à plat les aides publiques aux entreprises pour plus de transparence et d'efficacité et mettre bien entendu davantage à contribution les GAFAM nous notons en parallèle votre ouverture sur les mesures qui sont nécessaires de lutte contre l'optimisation fiscale

1:47:21
Locuteur

vous

1:47:22
Intervenant

devrez aussi monsieur le premier ministre faire de nouveau confiance au corps intermédiaire qui depuis 8 ans ont été maltraités les syndicats le tissu associatif et les élus locaux doivent redevenir des partenaires de confiance car qui mieux qu'eux saisissent les mots de notre pays

1:47:40
Locuteur

vous

1:47:41
Intervenant

avez d'ailleurs annoncé que l'un de vos premiers chantiers serait de mener une réforme au bénéfice de nos collectivités locales

1:47:49
Locuteur

nous

1:47:50
Intervenant

vous appelons à aller vite et fort sur ce sujet de la décentralisation pour permettre aux élus locaux d'obtenir davantage de liberté d'action au quotidien

1:48:00
Locuteur

l

1:48:02
Intervenant

'adaptation normative l'autonomie fiscale ainsi que la réduction des doublons facteur de meilleur usage des deniers publics

1:48:09
Locuteur

la

1:48:10
Intervenant

véritable révolution pour notre pays est là

1:48:12
Locuteur

faire

1:48:13
Intervenant

confiance aux territoires pour se gérer eux-mêmes là où l'état à force de vouloir tout gérer finit par mal gérer

1:48:20
Locuteur

je

1:48:21
Intervenant

vous parlais d'entendre la voix des territoires

1:48:23
Locuteur

de

1:48:24
Intervenant

l'hexagone bien sûr mais aussi de la Corse et des outre-mer

1:48:26
Locuteur

pour

1:48:27
Intervenant

les premiers il s'agit bien évidemment d'aller au terme du processus de Beauvau mené par les présents gouvernements pour l'autonomie de la Corse

1:48:37
Locuteur

nous

1:48:38
Intervenant

avons entendu votre engagement clair sur le sujet nous attendons maintenant les actes

1:48:43
Locuteur

pour

1:48:44
Intervenant

les territoires ultramarins

1:48:45
Locuteur

vous

1:48:46
Intervenant

commencez clairement avec un mauvais signal

1:48:49
Locuteur

passer

1:48:51
Intervenant

d'un ministère d'État que l'assez numéro 2 dans l'ordre protocolaire au numéro 13 est très mal perçu par les habitants et leurs représentants ici à l'Assemblée

1:49:00
Locuteur

il

1:49:01
Intervenant

faudra donc mettre les bouchées doubles

1:49:03
Locuteur

pour

1:49:04
Intervenant

relever les immenses défis auxquels sont confrontés ces territoires

1:49:08
Locuteur

je

1:49:09
Intervenant

pense particulièrement à Mayotte

1:49:11
Locuteur

qui

1:49:12
Intervenant

attend toujours la concrétisation dans le budget d'une ligne spécifique je répète une ligne spécifique dans le budget concernant les 4 milliards d'euros prévus dans une future loi de programmation

1:49:25
Locuteur

et

1:49:26
Intervenant

pour lequel monsieur le Premier ministre

1:49:28
Locuteur

vous

1:49:29
Intervenant

n'avez eu aucun mot

1:49:30
Locuteur

aujourd

1:49:33
Intervenant

'hui les 25 millions qui seraient prévus

1:49:37
Locuteur

sont

1:49:38
Intervenant

largement insuffisants

1:49:40
Locuteur

et

1:49:41
Intervenant

au regard des 4 milliards qui avaient été promis

1:49:44
Locuteur

ne

1:49:45
Intervenant

pas avoir abordé

1:49:47
Locuteur

le

1:49:48
Intervenant

sujet de ce territoire de la République meurtrie et ravagée est une faute politique

1:49:54
Locuteur

je

1:49:59
Intervenant

pense aussi à l'impérieuse nécessité d'adopter des mesures de lutte contre la vie chère de la Polynésie à la Guadeloupe et bien entendu

1:50:07
Locuteur

de

1:50:07
Intervenant

continuer le dialogue en Nouvelle-Calédonie

1:50:11
Locuteur

monsieur

1:50:11
Intervenant

le Premier ministre les défis sont immenses

1:50:14
Locuteur

notre

1:50:15
Intervenant

groupe est un groupe d'indépendants

1:50:17
Locuteur

à

1:50:17
Intervenant

la recherche de stabilité pour notre pays

1:50:19
Locuteur

d

1:50:20
Intervenant

'une politique sociale juste

1:50:21
Locuteur

d

1:50:22
Intervenant

'une maîtrise de notre budget et d'un réel amour des territoires

1:50:25
Locuteur

notre

1:50:26
Intervenant

indépendante et notre ADN

1:50:28
Locuteur

le

1:50:29
Intervenant

renfort des uns ou des autres au gouvernement nonobstant leur qualité intrinsèque voire l'amitié que nous leur portons ne saurait engager notre groupe nous demeurons pleinement un groupe situé dans l'opposition mais force de proposition

1:50:46
Locuteur

notre

1:50:47
Intervenant

démarche constructive hors du socle commun est avant tout guidée par l'intérêt général et la nécessité de trouver des compromis pour notre pays

1:50:55
Locuteur

il

1:50:56
Intervenant

est parfois compliqué

1:50:58
Locuteur

de

1:50:59
Intervenant

comprendre le chaos organisé au plus haut sommet de l'état

1:51:03
Locuteur

d

1:51:03
Intervenant

'entendre des prises de position qui exaspèrent les français

1:51:06
Locuteur

se

1:51:07
Intervenant

dédouanant de toute responsabilité dans la situation politique actuelle et pointant du doigt toutes les personnes possibles et inimaginables excepté lui-même

1:51:17
Locuteur

Monsieur

1:51:17
Intervenant

le Premier ministre vous l'aurez compris les mots acerbes et accusatoires depuis Charmécher ne vous facilitent pas le travail pour essayer de renouer la confiance dans cet hémicycle

1:51:27
Locuteur

c

1:51:33
Intervenant

'est à l'aune

1:51:33
Locuteur

de

1:51:34
Intervenant

vos paroles

1:51:34
Locuteur

et

1:51:35
Intervenant

surtout de vos actes

1:51:36
Locuteur

que

1:51:37
Intervenant

notre groupe se positionnera comme nous en avons toujours eu l'habitude

1:51:41
Locuteur

mais

1:51:42
Intervenant

néanmoins la nécessité de compromis ne doit pas enlever la nécessité d'action

1:51:46
Locuteur

car

1:51:47
Intervenant

nous cessons de le répéter

1:51:48
Locuteur

la

1:51:49
Intervenant

situation est grave

1:51:50
Locuteur

mais

1:51:51
Intervenant

pas encore totalement désespérée

1:51:52
Locuteur

vous

1:51:53
Intervenant

avez entre vos mains l'ultime opportunité de montrer aux françaises et aux français qu'ils ont été entendus

1:52:01
Locuteur

notre

1:52:02
Intervenant

groupe très majoritairement ne votera pas la censure mais nous attendons des gages et des actions concrètes de votre part

1:52:10
Présentateur

merci beaucoup monsieur le député

1:52:18
Locuteur

merci

1:52:19
Présentateur

la parole est à présent à monsieur Stéphane Peux président du groupe gauche démocrate et républicaine

1:52:35
Intervenant

madame la présidente monsieur le premier ministre

1:52:38
Locuteur

mesdames

1:52:39
Intervenant

et messieurs les ministres mes chers collègues

1:52:42
Locuteur

vous

1:52:43
Intervenant

avez dès votre première nomination puisqu'il y

1:52:46
Locuteur

en

1:52:46
Intervenant

a eu deux utilisé le terme fort de rupture

1:52:50
Locuteur

mais

1:52:50
Intervenant

après vous avoir écouté

1:52:52
Locuteur

en

1:52:53
Intervenant

fait de rupture je dois vous le dire c'est surtout de la continuité que j'ai entendu

1:52:58
Locuteur

alors

1:52:59
Intervenant

je vais commencer par là et sortir de mon texte j'ai entendu ce que vous avez annoncé sur la réforme des retraites

1:53:04
Locuteur

c

1:53:05
Intervenant

'est une avancée c'est même considérons-le potentiellement je dis bien potentiellement une victoire pour notamment ceux qui vont pouvoir bénéficier d'un départ anticipé à la retraite par rapport à ce qu'était la loi Borne je dis potentiellement parce que j'ai entendu derrière votre prise de parole beaucoup de parlementaires du groupe du bloc central dire à quel point ils allaient combattre cette mesure et qu'ils comprenaient que vous en faisiez l'annonce pour pouvoir démarrer le débat budgétaire et pas être censuré immédiatement mais quand les choses viendront en débat dans l'hémicycle ils utiliseront tout leur poids pour essayer de la combattre et que cette suspension n'advienne pas alors

1:53:49
Locuteur

on

1:53:50
Intervenant

connaît les habiletés du débat parlementaire et donc nous serons extrêmement extrêmement vigilants mais je dois vous dire que cette première victoire que nous enregistrons aujourd'hui on la doit surtout et je veux les saluer ici à cet instant à l'opiniâtreté des syndicats et des mobilisations sociales qui n'ont jamais lâché l'affaire et à ceux qui ici dans cette hémicycle n'ont pas non plus jamais lâché l'affaire sur la réforme des retraites quand vous

1:54:20
Locuteur

dans

1:54:21
Intervenant

la majorité vous pensiez que les français étaient passés à autre chose nous on rappelait à quel point cette injustice marquée au fer rouge notre pays était une blessure démocratique au moins aussi importante que celle du non-respect du référendum de 2005 sur le traité constitutionnel européen alors pour autant nous savons qu'en faisant cette suspension si elle arrive si elle est votée si vous n'êtes pas contrarié par votre bloc central vous ne voulez pas néanmoins sur la question des retraites toucher pour ce qui nous concerne à l'essentiel c'est la réforme dans son ensemble qu'il faut abroger c'est ce que vous demande l'immense majorité des français c'est la proposition d'ailleurs de résolution que notre groupe a fait adopter ici même en juin dernier

1:55:10
Locuteur

votre

1:55:11
Intervenant

déclaration de politique générale monsieur le premier ministre

1:55:13
Locuteur

a

1:55:14
Intervenant

comme boussole celle de maintenir les privilèges de certains et d'écraser la masse des salariés des retraités des malades et des chômeurs rien dans votre programme sur le retour de l'impôt sur la fortune pas plus sur le contrôle ou le remboursement des aides accordées aux entreprises sans contrepartie dont le montant pharaonique de 211 milliards a été dévoilé dans le rapport de mon collègue sénateur Fabien Guet vous devriez savoir monsieur le premier ministre que les français sont attachés à la notion d'égalité et celle devant l'impôt étant de loin la plus sensible déjà en 1789 les cahiers de doléances étaient remplis de demandes de suppression des impôts injustes et mal répartis il en était de même des cahiers de doléances issus des revendications des gilets jaunes

1:56:00
Locuteur

la

1:56:01
Intervenant

droite

1:56:01
Locuteur

dans

1:56:02
Intervenant

ce pays a toujours combattu l'impôt progressif

1:56:05
Locuteur

elle

1:56:05
Intervenant

préfère les taxes qui frappent de manière aveugle les plus modestes comme les plus riches mais au bout du compte la plus emblématique d'entre elles la TVA pèse bien plus sur le budget des salariés que sur les plus gros revenus

1:56:17
Locuteur

quand

1:56:18
Intervenant

comprendrez-vous

1:56:19
Locuteur

que

1:56:19
Intervenant

l'impôt doit s'adapter à la richesse aujourd'hui ce n'est plus la terre ni la production industrielle qui rapporte le plus c'est le capital non productif ce sont les dividendes faramineux les placements dans les paradis fiscaux et les niches fiscales qui ne profitent qu'à une extrême minorité de français

1:56:36
Locuteur

et

1:56:37
Intervenant

vous continuez de vouloir nous faire peur en disant que si on les taxe ils vont quitter le territoire national mais ils le font déjà tous les jours ils ferment des entreprises ils licencient ils délocalisent au lieu de maintenir les investissements dans l'outil industriel et la recherche dans notre pays on le sait depuis Marx le capital n'a pas de patrie

1:56:58
Locuteur

en

1:56:59
Intervenant

revanche le salarié

1:57:01
Locuteur

en

1:57:02
Intervenant

revanche le salarié lui n'a que son salaire pour vivre le retraité sa pension et le privé d'emploi son allocation et ce sont eux que votre projet de budget va encore pressurer eux et les malades qui à vous écouter devront sortir la carte bleue avant la carte vitale

1:57:19
Locuteur

vous

1:57:20
Intervenant

restez

1:57:21
Locuteur

vous

1:57:22
Intervenant

restez comme vos prédécesseurs sourds aux revendications du monde du travail vous pensez une nouvelle fois

1:57:29
Locuteur

que

1:57:29
Intervenant

la colère passera

1:57:30
Locuteur

mais

1:57:32
Intervenant

elle ne passe pas comme en témoignent d'ailleurs les fortes mobilisations syndicales et ce n'est pas votre projet de budget présenté ce matin en conseil des ministres qui va calmer la colère sociale nous y découvrons avec stupeur 29 taxes et impôts supplémentaires pour les français moyens

1:57:50
Locuteur

mais

1:57:51
Intervenant

concernant les plus riches une petite taxe soit les holdings qui contient tellement d'exonérations qu'elle ne rapportera quasiment rien

1:57:59
Locuteur

votre

1:58:00
Intervenant

projet de budget comme celui de François Béroux n'est qu'un concentré de mépris de classe

1:58:05
Locuteur

j

1:58:06
Intervenant

'ajoute que chacune de vos mesures va une nouvelle fois aggraver la situation des territoires d'outre-mer parce que la vie est plus chère parce que les revenus y sont plus faibles vous allez une nouvelle fois aggraver la fracture sociale et amplifier les raisons d'une juste colère votre mépris est visible ça a été dit par mon prédécesseur dans la composition même de votre gouvernement d'un ministre d'Etat au deuxième rang protocolaire nous passons à un ministre légué au bas des priorités de la nation pourtant les outre-mer

1:58:41
Locuteur

pourtant

1:58:41
Intervenant

en outre-mer

1:58:42
Locuteur

les

1:58:43
Intervenant

questions institutionnelles et de la vie chère devraient figurer au premier plan des préoccupations du pays

1:58:48
Locuteur

oui

1:58:49
Intervenant

monsieur le premier ministre

1:58:50
Locuteur

pour

1:58:51
Intervenant

nous Béroux et le cornu c'est blanc bonnet et bonnet blanc

1:58:55
Locuteur

plus

1:58:56
Intervenant

personne dans le pays ne vous croit mais plus grave plus personne ne vous écoute

1:59:01
Locuteur

il

1:59:02
Intervenant

y a une colère qui ne peut qu'éclater d'une manière ou d'une autre

1:59:05
Locuteur

votre

1:59:05
Intervenant

politique est non seulement néfaste mais aussi dangereuse néfaste au plan social et économique dangereuse sur le plan politique et démocratique désormais nombre d'acteurs du CAC 40 n'ont plus peur d'une éventuelle arrivée au pouvoir de l'extrême droite

1:59:20
Locuteur

celle

1:59:21
Intervenant

-ci a donné suffisamment de gage au patronat qui sait très bien que le RN ou ses alliés ne s'attaqueront jamais aux injustices sociales et fiscales à l'heure où nous fêtons les 80 ans

1:59:32
Locuteur

de

1:59:33
Intervenant

la sécurité sociale issue du conseil national de la résistance le patronat fidèle au plus triste moment de son histoire semble renouer avec son slogan mieux vaut l'extrême droite que le front populaire

1:59:46
Locuteur

monsieur

1:59:47
Intervenant

le premier ministre

1:59:50
Locuteur

vous

1:59:50
Intervenant

voulez que le parlement débatte et vous annoncez l'abandon du 49-3

1:59:55
Locuteur

mais

1:59:56
Intervenant

la constitution vous donne notamment sur le débat budgétaire tant d'autres moyens d'interrompre ou de pervertir le débat parlementaire vos prédécesseurs en ont d'ailleurs usé et abusé ordonnance article 40 vote bloqué voilà un aperçu de l'arsenal dont vous disposez nous sommes dans une démocratie corsetée monsieur le premier ministre vous êtes

2:00:18
Locuteur

le

2:00:19
Intervenant

sixième titulaire du poste depuis 2022

2:00:22
Locuteur

et

2:00:23
Intervenant

écoutez-moi bien depuis juillet 2024 notre pays a été dirigé un jour sur quatre par un gouvernement des missionnaires

2:00:31
Locuteur

oui

2:00:32
Intervenant

l'usage abusif de son pouvoir par le président de la république Emmanuel Macron abîme notre pays et notre démocratie

2:00:40
Locuteur

monsieur

2:00:41
Intervenant

le premier ministre

2:00:42
Locuteur

vous

2:00:43
Intervenant

avez au-dessus de la tête

2:00:45
Locuteur

l

2:00:46
Intervenant

'épée de Damoclès de la censure

2:00:49
Locuteur

la

2:00:49
Intervenant

censure n'est pas un jeu

2:00:51
Locuteur

comme

2:00:51
Intervenant

vous tentez de le faire croire la censure c'est l'un des moyens du parlement de se faire entendre quand toutes les voix du dialogue ont été épuisées

2:01:00
Locuteur

pour

2:01:01
Intervenant

notre part nous avons répondu présent à toutes vos invitations mais derrière les paroles il y a les actes

2:01:07
Locuteur

le

2:01:08
Intervenant

budget que vous avez présenté ce matin ferme les portes aux propositions venues de la gauche et en ouvre de nombreuses vers la droite et l'extrême droite de notre hémicycle

2:01:17
Locuteur

nous

2:01:17
Intervenant

en sommes convaincus ce sont pas les têtes qu'il faut changer ce sont vos orientations politiques

2:01:23
Locuteur

depuis

2:01:24
Intervenant

les dernières législatives le président de la république nie le résultat des urnes et combine pour reculer l'échéance de son départ volontaire ou contraint

2:01:34
Locuteur

monsieur

2:01:34
Intervenant

le premier ministre on vous présente souvent comme le dernier grognard du président Macron

2:01:39
Locuteur

bref

2:01:40
Intervenant

vous seriez son cambronne

2:01:42
Locuteur

vous

2:01:43
Intervenant

tomberez

2:01:43
Locuteur

vous

2:01:44
Intervenant

aussi pour le défendre

2:01:45
Locuteur

mais

2:01:46
Intervenant

sans la noblesse de la cause et donc sans le panache

2:01:49
Locuteur

la

2:01:50
Intervenant

cinquième république est à bout de souffle

2:01:52
Locuteur

tant

2:01:53
Intervenant

elle a été dévoyée par l'actuel président de la république Emmanuel Macron il est donc

2:01:58
Locuteur

le

2:01:59
Intervenant

seul responsable et coupable de la crise politique que traverse notre pays

2:02:04
Locuteur

merci beaucoup

2:02:07
Présentateur

monsieur le président

2:02:12
Locuteur

la

2:02:12
Présentateur

parole est à présent à monsieur Eric Ciotti président du groupe UDR

2:02:26
Intervenant

merci madame la présidente monsieur le premier ministre mesdames et messieurs les ministres mes chers collègues

2:02:33
Locuteur

nous

2:02:34
Intervenant

vivons aujourd'hui des heures dramatiques et sans doute historiques dramatiques pour notre pays

2:02:42
Locuteur

qui

2:02:43
Intervenant

subit la pire crise politique

2:02:45
Locuteur

au

2:02:46
Intervenant

bord de la crise de régime depuis 1958

2:02:50
Locuteur

ces

2:02:50
Intervenant

heures critiques de l'histoire

2:02:53
Locuteur

sont

2:02:54
Intervenant

celles où se défait notre nation victime d'un système à bout de souffle

2:02:59
Locuteur

notre

2:03:00
Intervenant

pays s'effondre de l'intérieur

2:03:02
Locuteur

et

2:03:03
Intervenant

s'efface à l'extérieur

2:03:05
Locuteur

les

2:03:05
Intervenant

français ont peur sont sidérés

2:03:07
Locuteur

le

2:03:08
Intervenant

monde entier nous regarde stupéfaits ahuris les marchés menace

2:03:13
Locuteur

mes

2:03:14
Intervenant

chers collègues

2:03:15
Locuteur

ce

2:03:17
Intervenant

chemin de croix

2:03:18
Locuteur

c

2:03:19
Intervenant

'est celui de la France

2:03:20
Locuteur

ce

2:03:21
Intervenant

calvaire c'est celui des français abîmés par votre politique abîmés par votre bilan 3400 milliards d'euros de dette

2:03:31
Locuteur

des

2:03:32
Intervenant

dépenses publiques endémiques

2:03:34
Locuteur

le

2:03:35
Intervenant

seul déficit de la zone euro à s'aggraver le record du monde des prélèvements obligatoires une immigration de masse qui ne cesse de croître une insécurité record le recul de l'indépendance énergétique et du nucléaire l'effondrement des services publics et des faillites d'entreprises historiques

2:03:55
Locuteur

votre

2:03:56
Intervenant

agonie coûte terriblement à la France

2:03:59
Locuteur

combien

2:04:00
Intervenant

de points de croissance perdus

2:04:02
Locuteur

combien

2:04:03
Intervenant

de défaillances d'entreprises combien d'emplois perdus combien d'acquisitions immobilières retardées combien au global de temps perdu face à la submersion migratoire

2:04:16
Locuteur

combien

2:04:17
Intervenant

d'occasions ratées pour affronter cette crise économique financière sociale dont vous êtes les responsables oui monsieur le premier ministre ce chaos vous en êtes responsable le chaos c'est vous l'irresponsabilité c'est vous lâchez en lit c'est vous

2:04:37
Locuteur

votre

2:04:39
Intervenant

nomination constitue une ultime tentative

2:04:43
Locuteur

d

2:04:43
Intervenant

'un président délégitimé effrayé par le jugement des français pour contourner les urnes elle traduit une défiance envers les français

2:04:54
Locuteur

elle

2:04:56
Intervenant

est faite elle s'est construite dans le déni dans la division dans le mépris dans l'isolement dans la provocation

2:05:05
Locuteur

c

2:05:06
Intervenant

'est pourquoi monsieur le premier ministre

2:05:07
Locuteur

vous

2:05:08
Intervenant

n'êtes pas un moine soldat

2:05:10
Locuteur

mais

2:05:10
Intervenant

plutôt un liquidateur judiciaire

2:05:19
Locuteur

votre

2:05:20
Intervenant

discours de politique générale

2:05:22
Locuteur

était

2:05:23
Intervenant

caduque avant d'avoir été prononcé

2:05:25
Locuteur

nous

2:05:26
Intervenant

avons mes chers collègues face à nous le premier ministre le plus faible de l'histoire de la cinquième république

2:05:33
Locuteur

faible

2:05:34
Intervenant

car abandonné par sa propre majorité faible car animé par le seul but le seul but et unique

2:05:42
Locuteur

de

2:05:43
Intervenant

se maintenir au pouvoir sans pouvoir l'exercer

2:05:47
Locuteur

faible

2:05:48
Intervenant

car suspendu à la clémence du parti socialiste

2:05:52
Locuteur

prêt

2:05:53
Intervenant

à tout céder à tout brader pour que monsieur Hollande est fort ne baisse pas le pouce pour vous achever faible et prêt

2:06:03
Locuteur

monsieur

2:06:09
Intervenant

Hollande confirme qu'il est aujourd'hui le comptable de la survie de ce gouvernement

2:06:16
Locuteur

quelle

2:06:17
Intervenant

honte

2:06:18
Locuteur

et

2:06:19
Intervenant

monsieur le premier ministre rigole dans une belle complicité à saluer entre monsieur Hollande et la Macronie l'union est faite

2:06:34
Locuteur

faible

2:06:35
Intervenant

et prêt à s'aborder la compétitivité de nos entreprises augmenter les impôts s'attaquer aux retraités s'aborder la réforme des retraites pour éviter le coup près des urnes faible car otage de l'idéologie socialiste fléau de notre nation depuis 1981

2:06:56
Locuteur

vous

2:06:57
Intervenant

venez vous venez monsieur le premier ministre

2:07:00
Locuteur

vous

2:07:03
Intervenant

venez de tout céder au parti socialiste

2:07:07
Locuteur

celui

2:07:07
Intervenant

qui a obtenu 1,7% à l'élection présidentielle

2:07:13
Locuteur

jamais jamais

2:07:19
Intervenant

la France n'aura été aussi peu à gauche et vous cédez tout aux socialistes vous êtes désormais monsieur le premier ministre l'otage consentant du parti socialiste

2:07:33
Locuteur

incapable

2:07:38
Intervenant

de vous réformer

2:07:40
Locuteur

incapable

2:07:41
Intervenant

d'entendre les français

2:07:43
Locuteur

vous

2:07:44
Intervenant

avez oui vous avez perdu toute légitimité

2:07:47
Locuteur

vous

2:07:49
Intervenant

êtes illégitime

2:07:50
Locuteur

par

2:07:51
Intervenant

votre nomination d'émission

2:07:53
Locuteur

qui

2:07:54
Intervenant

a confiné au Vaudville illégitime

2:07:57
Locuteur

car

2:07:57
Intervenant

vous êtes le dernier relais d'un président déchu forcené de la république

2:08:03
Locuteur

l

2:08:04
Intervenant

'élection présidentielle mes chers collègues n'est pas un blanc-seing sans limite

2:08:09
Locuteur

c

2:08:10
Intervenant

'est un contrat moral avec les français ce contrat il a été bafoué il a été rompu écoutez monsieur le premier ministre

2:08:20
Locuteur

écoutez

2:08:21
Intervenant

une parole de bon sens

2:08:23
Locuteur

je

2:08:24
Intervenant

cite lorsqu'une majorité et son leader sont battus ils doivent partir

2:08:30
Locuteur

savez

2:08:32
Intervenant

-vous qui a prononcé ces mots c'est vous c'est vous

2:08:36
Locuteur

c

2:08:37
Intervenant

'est vous monsieur le premier ministre c'était dans le Figaro le 20 octobre 2015 vous parliez d'or alors appliquez vos propres principes

2:08:48
Locuteur

comme

2:08:48
Intervenant

le président doit appliquer ceux des institutions

2:08:51
Locuteur

le

2:08:52
Intervenant

général de Gaulle l'a fait

2:08:54
Locuteur

pour

2:08:55
Intervenant

un référendum perdu de deux points certes n'est pas de Gaulle qui veut sûrement pas Macron en tout cas

2:09:03
Locuteur

ce

2:09:04
Intervenant

que l'un a patiemment bâti l'autre le démolit sans scrupule

2:09:09
Locuteur

aujourd

2:09:10
Intervenant

'hui vous êtes le dernier protecteur du pire président de l'histoire de la 5ème république

2:09:23
Locuteur

Emmanuel

2:09:24
Intervenant

Macron néron qui se voulait Jupiter

2:09:27
Locuteur

tel

2:09:29
Intervenant

l'empereur maudit regarde sa propre nation brûlée sur le bûcher funéraire qu'il a érigé

2:09:36
Locuteur

3

2:09:37
Intervenant

français sur 4 exigent une dissolution 70% réclament une démission mais vous vous obstinez

2:09:46
Locuteur

son

2:09:47
Intervenant

obstination narcissique porte un suicide national malgré les défaites électorales ils s'entêtent vous vous entêtez malgré les censures ils s'enferment vous vous enfermez malgré la colère populaire vous vous acharnez vos propres alliés ses propres alliés l'abandonnent Edouard Philippe Gabriel Attal qui lui doivent tout demande c'est vrai avec une forme d'indignité qu'il faut reconnaître sa mise à mort

2:10:19
Locuteur

alors

2:10:20
Intervenant

oui vous n'avez plus de majorité même plus de socle minimal qui n'a plus rien de commun

2:10:27
Locuteur

j

2:10:28
Intervenant

'écoutais

2:10:28
Locuteur

il

2:10:29
Intervenant

y a quelques instants monsieur Wauquiez

2:10:31
Locuteur

le

2:10:33
Intervenant

représentant ici d'un parti qui est soumis aujourd'hui à une véritable guerre civile interne

2:10:41
Locuteur

en

2:10:42
Intervenant

vous écoutant

2:10:43
Locuteur

en

2:10:46
Intervenant

vous écoutant

2:10:47
Locuteur

en

2:10:51
Intervenant

vous écoutant monsieur Wauquiez

2:10:52
Locuteur

vous

2:10:54
Intervenant

qui êtes normalien

2:10:55
Locuteur

je

2:10:56
Intervenant

pense à Anna Arendt

2:10:58
Locuteur

Anna

2:10:59
Intervenant

Arendt disait

2:11:00
Locuteur

en

2:11:01
Intervenant

optant pour le moindre mal

2:11:03
Locuteur

vous

2:11:04
Intervenant

avez oublié que vous avez choisi le mal oui monsieur Wauquiez vous avez choisi le mal de l'alliance de la soumission avec la Macronie et aujourd'hui avec le parti socialiste

2:11:18
Locuteur

le

2:11:26
Intervenant

premier ministre nous présente un budget socialiste désindex les retraites

2:11:33
Locuteur

vous

2:11:33
Intervenant

qui avez toujours nous je peux dire qui avons toujours défendu l'indexation des retraites pour sauvegarder le pouvoir d'achat de ceux qui ont travaillé dur au service de la France toute leur vie vous acceptez qu'on désindexe les retraites l'inverse de ceux que nous avons toujours défendus ensemble l'inverse de votre programme de notre programme ailleurs alors soyez cohérents je vous le dis censurez jeudi matin monsieur le premier ministre monsieur le premier ministre rassurez-vous

2:12:10
Locuteur

l

2:12:11
Intervenant

'enfer de Matignon va prendre fin bientôt

2:12:14
Locuteur

comptez

2:12:16
Intervenant

sur l'union des patriotes

2:12:17
Locuteur

pour

2:12:18
Intervenant

abréger vos souffrances votre tour de garde d'un président déchu sera bref

2:12:23
Locuteur

le

2:12:24
Intervenant

retour au peuple vers les urnes pour que les français tranchent va arriver avec nous l'agonie du macronisme ne sera pas celle de la France votre effondrement ne sera pas celui des français l'heure du sursaut est là non la France n'est pas finie la dissolution est inéluctable votre remplacement par Jordan Bardella à Matignon est imminent

2:12:47
Locuteur

le

2:12:52
Intervenant

pont le compte à rebours a commencé le sablier s'écoule inexorablement l'alternance arrive et rien ne pourra l'empêcher

2:13:03
Locuteur

je

2:13:04
Intervenant

vous remercie monsieur le

2:13:05
Locuteur

président

2:13:06
Présentateur

Cioti

2:13:07
Locuteur

la

2:13:12
Présentateur

parole est à présent à monsieur Sébastien Chenu pour le rassemblement national

2:13:16
Locuteur

madame

2:13:27
Intervenant

la présidente monsieur le premier ministre mesdames messieurs les ministres chers collègues

2:13:32
Locuteur

monsieur

2:13:33
Intervenant

le premier ministre bonjour

2:13:35
Locuteur

et

2:13:36
Intervenant

monsieur le premier ministre au revoir

2:13:39
Locuteur

comme

2:13:39
Intervenant

vous le savez on oppose souvent bonjour et au revoir alors que dans la langue française dire bonjour quand on quitte une personne n

2:13:45
Locuteur

'est

2:13:45
Intervenant

pas incorrect tu pars déjà alors bonjour et à bientôt écrivait Jules Verne alors bonjour monsieur le premier ministre et nous l'espérons dès demain au revoir monsieur le premier ministre

2:13:57
Locuteur

en

2:13:57
Intervenant

montant à cette tribune c'est l'Himalaya d'un pays que vous avez endetté au delà de tout que vous gravissez

2:14:05
Locuteur

c

2:14:06
Intervenant

'est la terrasse depuis laquelle vous regardez votre oeuvre collective celle de l'inaction

2:14:11
Locuteur

celle

2:14:12
Intervenant

de l'absence de courage politique

2:14:14
Locuteur

celle

2:14:15
Intervenant

de la soumission à l'union européenne celle de l'aveuglement idéologique à n'en pas douter lorsqu'on vient de vous entendre le plus dur quand il faut finir et de commencer missionner pour bricoler un budget se basant sur le plan de votre prédécesseur François Bayrou

2:14:33
Locuteur

vous

2:14:33
Intervenant

allez en réalité éteindre la lumière du macronisme

2:14:36
Locuteur

monsieur

2:14:37
Intervenant

le premier ministre vous nous aviez promis la rupture tant sur la forme que sur le fond et nous aurons la continuité et sur la forme et sur le fond et sans rien résoudre même conseiller ministériel même premier déplacement même pratique même politique même ministre la France s'interroge d'ailleurs sur l'idée lumineuse du retour de Bruno Le Maire la semaine dernière au gouvernement l'homme de la ruine réfugié en Suisse qui aura à la seule évocation de son nom plongé le pays dans une crise toujours plus profonde

2:15:09
Locuteur

une

2:15:10
Intervenant

crise politique qui permit à feu Bruno Retailleau de s'offusquer de l'idée de siéger à côté de Bruno Le Maire pourtant issu du même parti politique que lui alors qu'il roucoulait depuis de longs mois entre Manuel Valls et Elisabeth Borne

2:15:24
Locuteur

sur

2:15:27
Intervenant

la rupture sur

2:15:28
Locuteur

la

2:15:30
Intervenant

rupture gouvernementale on repassera entre ministres épuisés recyclés débauchés qui trouvent sur ce radeau de la méduse l'espoir d'exister encore un peu et technoternes à la déconnexion arrogante du pays réel ce gouvernement ressemble à celui de l'an 1 du macronisme et comme dans l'évangile les premiers seront les derniers

2:15:52
Locuteur

quelques

2:15:52
Intervenant

survivants du gouvernement Raffarin nous rappelant davantage le train fantôme que le futuroscope

2:15:59
Locuteur

un

2:16:00
Intervenant

ministre de l'économie qui veut la fin du siège de la France au conseil de sécurité de l'ONU

2:16:05
Locuteur

un

2:16:06
Intervenant

ministre du logement qui refuse la priorité nationale en matière de logement lui préférant la priorité amicale

2:16:13
Locuteur

et

2:16:13
Intervenant

quelques ministres LR

2:16:17
Locuteur

quelques

2:16:18
Intervenant

ministres LR désormais prêts à cautionner le contraire de ce qu'ils racontent à leurs derniers électeurs par ici la bonne soupe si si les dernières gorgées dégoûtent les français ici LR les abalent cul sec

2:16:32
Locuteur

et

2:16:36
Intervenant

puis

2:16:36
Locuteur

et

2:16:39
Intervenant

puis comment ne pas voir avec ce hold up de la technostructure sur les grands ministères du quotidien la mainmise de l'état profond qui gouverne ici en pleine lumière cela ne serait qu'anecdotique si ces acteurs ne portaient pas des convictions dangereuses à l'image de la nouvelle ministre de l'écologie militante anti-nucléaire renforçant dans cette période de crise l'illisibilité écologique de ce gouvernement

2:17:04
Locuteur

une

2:17:06
Intervenant

écolo barbu on a déjà vu une barbu ministre anti-nucléaire on ne veut pas voir

2:17:15
Locuteur

point

2:17:16
Intervenant

de rupture sur les hommes

2:17:18
Locuteur

point

2:17:19
Intervenant

de rupture sur les politiques

2:17:21
Locuteur

tout

2:17:22
Intervenant

est tenté pour vous survivre à vous-même une gesticulation piteuse

2:17:28
Locuteur

Walter

2:17:29
Intervenant

Benjamin écrivait la catastrophe c'est lorsque les choses suivent leur cours et c'est votre objectif

2:17:36
Locuteur

reprendre

2:17:37
Intervenant

le cours catastrophique des choses durer

2:17:40
Locuteur

tenir

2:17:41
Intervenant

continuer

2:17:42
Locuteur

on

2:17:43
Intervenant

fermerait les yeux on entendrait encore François Béroux alors vous faites semblant vous faites semblant monsieur le Premier ministre de renoncer à l'utilisation du 49-3 pour mieux achever le débat budgétaire par ordonnance vous faites semblant de rompre alors que votre feuille de route elle est celle de Bercy venant puiser 19 milliards d'euros d'impôts dans les poches des français en continuant à laisser filer la dépense publique souvent d'ailleurs la plus toxique pour la rupture vous repasserez en revanche concernant votre bilan nous allons vous retenir quelques instants

2:18:16
Locuteur

monsieur

2:18:17
Intervenant

Attal désormais opposant numéro 1 d'Emmanuel Macron voulait désmicardiser la France en 2024

2:18:23
Locuteur

le

2:18:24
Intervenant

nombre de travailleurs payés au SMIC en 2017 était de 10% il est de 15% aujourd'hui

2:18:31
Locuteur

la

2:18:32
Intervenant

productivité française était une fierté

2:18:34
Locuteur

elle

2:18:35
Intervenant

a baissé de 3,5%

2:18:37
Locuteur

notre

2:18:38
Intervenant

tissu de PME

2:18:40
Locuteur

qui

2:18:40
Intervenant

irriguait notre économie fait leurs faillites n'ont jamais été si nombreuses aujourd'hui augmentant encore de 3% de 24 à 25

2:18:48
Locuteur

les

2:18:49
Intervenant

courageux dirigeants de TPE qui forcent notre admiration ils sont 50% à être payés moins du SMIC et un tiers moins de 1000 euros par mois selon leur propre syndicat qu'avez-vous fait de notre pays monsieur le Premier Ministre vous l'avez ruiné vous l'avez uberisé vous l'avez insécurisé vous l'avez dégradé vous l'avez livré aux prédateurs de tout poil vous l'avez abîmé

2:19:14
Locuteur

la

2:19:15
Intervenant

crise que vous avez créée vous n'êtes même pas capable de l'assumer car vous n'êtes jamais responsable de rien

2:19:20
Locuteur

en

2:19:21
Intervenant

fait avec vous la faute c'est toujours celle des autres les gilets jaunes les anglais le rassemblement national Trump Israël le Covid les ouragans en réalité votre responsabilité elle est immense vous qui êtes là depuis le premier jour monsieur le Premier Ministre mais c'est surtout celle évidemment du président de la République véritable artisan du chaos

2:19:41
Locuteur

le

2:19:42
Intervenant

peuple de France crie son incompréhension tous les jours crie sa douleur crie ses blessures crie ses attentes vous préférez les ignorer parce que vous avez peur de lui vous avez peur du peuple de France alors nous ici avec Marine Le Pen nous sommes le cri du peuple

2:19:59
Locuteur

le

2:20:00
Intervenant

cri du peuple

2:20:01
Locuteur

qui

2:20:02
Intervenant

veut vivre

2:20:02
Locuteur

nous

2:20:05
Intervenant

sommes le cri du peuple qui veut vivre de son travail de son talent de sa créativité de son agriculture de son industrie de son intelligence collective

2:20:19
Locuteur

ce

2:20:20
Intervenant

peuple qui demande que vous vous attaquiez aux dépenses toxiques de l'Etat les agences les millefeuilles les planques à copains rien dans ce budget rien en vue ce peuple qui demande que vous attaquiez à la contribution à l'Union Européenne elle en vote encore dans ce budget au coût de l'immigration au tabou suprême rien en vue à la fraude sociale et fiscale rien en vue à une fiscalité plus juste et tournée vers la croissance rien en vue à l'aide au développement qui ressemble souvent à la gabegie rien en vue

2:20:51
Locuteur

le

2:20:52
Intervenant

cri du peuple que nous portons c'est celui des retraités qui seront encore la variable d'ajustement avec la fin de l'abattement des 10% que vous envisagez avec le gel des pensions quel acharnement

2:21:05
Locuteur

le

2:21:06
Intervenant

cri du peuple que nous portons c'est celui des classes moyennes avec le gel du barème de l'impôt sur le revenu la taxation des tickets restaurants et des chèques vacances ils seront encore une fois impactés concernant leur pouvoir d'achat eux bien entendu ils ne cassent rien alors vous les tondez

2:21:23
Locuteur

le

2:21:24
Intervenant

cri du peuple que nous portons c'est celui des jeunes qui verront leur job étudiant fiscalisé mesquin et si injuste dans la même logique que la suppression des 5 euros d'APL le cri du peuple que nous portons c'est celui de la France populaire qui verra via l'année blanche le salaire du public et des prestations sociales gelées et un pouvoir d'achat attaqué encore une fois

2:21:49
Locuteur

le

2:21:49
Intervenant

cri du peuple que nous portons c'est celui des français qui vivent en dehors des métropoles qui verront les collectivités leurs communes davantage impactées encore le cri du peuple que nous portons c'est celui des outre-mer de nos compatriotes de Mayotte je pense à Anxia Mamana qui est là

2:22:04
Locuteur

qui

2:22:05
Intervenant

ont été oubliés de vos préoccupations budgétaires pas un mot

2:22:11
Locuteur

le

2:22:12
Intervenant

cri du peuple que nous portons c'est celui d'un pays qui ne veut pas mourir qui ne se résout pas à accueillir 500 000 étrangers par an et qui mérite que l'effort de justice fiscale que nous nous proposons au Rassemblement National avec Marine Le Pen soit consacré à la relance de la natalité enjeu majeur que vous ignorez pour la rupture monsieur le Premier ministre vous repasserez

2:22:34
Locuteur

dites

2:22:35
Intervenant

-le-vous bien monsieur le Premier ministre nous ne sommes dupes de rien

2:22:37
Locuteur

nous

2:22:38
Intervenant

ne sommes pas achetables nous ne sommes pas négociables ni via la proportionnelle ni via l'arrêt des horloges préconisées par l'économiste macroniste à Guillaume car votre parole monsieur le Premier ministre pèse peu lorsque vous parlez c'est Emmanuel Macron que nous entendons

2:22:56
Locuteur

alors

2:22:57
Intervenant

chacun va prendre ses responsabilités

2:22:59
Locuteur

qui

2:23:00
Intervenant

des LR ou des socialistes se couchera le premier

2:23:03
Locuteur

qui

2:23:04
Intervenant

viendra en premier au secours de la Macronie et de son Titanic

2:23:08
Locuteur

qui

2:23:09
Intervenant

acceptera une des hausses d'impôt des recettes d'impôt sur le revenu de 10% qui acceptera la fin du dégrèvement des frais de scolarité quel socialiste longera les murs demain parce qu'il n'aura pas voté la censure embobiné par une hypothétique suspension de la loi sur les retraites qui ne figure même pas dans le texte budgétaire leur permettant de justifier le sauvetage de la Macronie le PS acheté à pas cher sera roulé dans la farine vous aurez le maintien de la réforme des retraites et le déshonneur

2:23:42
Locuteur

le

2:23:43
Intervenant

PS capable aujourd'hui de demander jusqu'à la suspension de la loi Touraine sa propre loi pour éviter l'élection pauvre Madame Touraine qui doit se retourner dans sa tombe

2:23:56
Locuteur

pardon

2:23:56
Intervenant

elle est encore vivante

2:24:00
Locuteur

les

2:24:01
Intervenant

français vous voient vous de l'UMPS ils vous voient du PS aux républicains ils vous voient vos petitesses

2:24:08
Locuteur

vos

2:24:09
Intervenant

insincérités vos calculs de boutiquiers c'est finalement peut-être encore pire que les échecs de la Macronie

2:24:17
Locuteur

vous

2:24:18
Intervenant

avez topé comme vous dites vous avez topé sur le dos des retraités des classes populaires des étudiants pour échapper au suffrage universel comment imaginez-vous un jour socialistes et républicains diriger de nouveau notre pays avec comme seul programme d'empêcher l'alternance et donc d'empêcher la démocratie

2:24:39
Locuteur

il

2:24:40
Intervenant

y a pourtant urgence à l'alternance à retrouver de la stabilité à récompenser les efforts et les sacrifices imposés aux français par vos politiques il y a urgence à redonner un cap au pays Jean-Dane Bardella l'avait indiqué à redonner un cap au pays s'il n'y a pas de rupture alors il y aura censure cette censure elle est méritée et elle arrive quoi qu'il en soit elle demande bien sûr du courage elle demande de la force et de la liberté le courage c'est celui des convictions la force c'est celle de résister aux pressions la liberté c'est celle que devrait avoir chaque parlementaire vis-à-vis de sa conscience c'est votre liberté intérieure chers collègues que j'appelle ce soir sauvons la liberté la liberté sauve le reste déclamait ici Vector Hugo et bien devant le pays qui le réclame soyez chers collègues libres et forts soyez des législateurs soyez des français hissez-vous à la hauteur de l'événement et demain censurez-les bonjour et au revoir monsieur le premier ministre

2:25:47
Locuteur

je

2:25:50
Présentateur

vous remercie monsieur le député

2:25:52
Locuteur

la

2:26:00
Présentateur

parole est à monsieur Gabriel Attal président du groupe Ensemble pour la République

2:26:27
Locuteur

madame

2:26:28
Intervenant

la présidente monsieur le premier ministre

2:26:31
Locuteur

mesdames

2:26:32
Intervenant

et messieurs les ministres mesdames et messieurs les députés chers collègues

2:26:36
Locuteur

c

2:26:38
Intervenant

'est aujourd'hui la quatrième fois que nous nous retrouvons en un an pour prendre position sur une déclaration de politique générale

2:26:45
Locuteur

en

2:26:46
Intervenant

un an

2:26:46
Locuteur

des

2:26:47
Intervenant

motions de censure ont par ailleurs été examinées à neuf reprises dans cet hémicycle

2:26:52
Locuteur

c

2:26:53
Intervenant

'est donc la treizième fois en un an que nous avons l'occasion de nous retrouver de débattre de faire connaître encore et encore les positions de chacun de nos groupes

2:27:03
Locuteur

je

2:27:04
Intervenant

crois donc

2:27:05
Locuteur

que

2:27:05
Intervenant

dans cet hémicycle

2:27:06
Locuteur

les

2:27:07
Intervenant

positions de la plupart d'entre nous la plupart de nos groupes sont connues et nous aurions tous pu imaginer à l'avance ce que seraient les interventions des uns et des autres il y a ceux

2:27:17
Locuteur

qui

2:27:17
Intervenant

affirment clairement qu'ils censureront tout jusqu'à une dissolution une destitution ou une démission quoi qu'il advienne quoi qu'il en soit

2:27:26
Locuteur

il

2:27:27
Intervenant

y a ceux comme nous

2:27:28
Locuteur

qui

2:27:29
Intervenant

cherchent la stabilité

2:27:31
Locuteur

la

2:27:32
Intervenant

stabilité sans menacer d'une censure sans imposer des lignes rouges

2:27:37
Locuteur

la

2:27:38
Intervenant

stabilité non pas comme un immobilisme mais comme un mouvement par le compromis par la volonté de discuter des idées d'abord avant de parler des personnes alors notre position celle de mon groupe celle de mon parti elle est connue

2:27:53
Locuteur

elle

2:27:54
Intervenant

est bien connue et n'a pas varié d'un iota

2:27:56
Locuteur

depuis

2:27:57
Intervenant

plus d'un an alors

2:27:59
Locuteur

je

2:28:00
Intervenant

ne vais pas consacrer mon intervention à vous rappeler ce que vous savez déjà cela tient en trois phrases

2:28:05
Locuteur

un

2:28:05
Intervenant

nous voulons que le gouvernement réussisse deux nous voulons qu'un budget soit voté d'ici à la fin de l'année trois nous sommes prêts à faire des compromis pour y arriver

2:28:21
Locuteur

vous

2:28:21
Intervenant

avez annoncé monsieur le premier ministre que vous proposerez la suspension de la réforme des retraites

2:28:26
Locuteur

sur

2:28:27
Intervenant

ce point il faut être clair je crois que la messe est dite

2:28:30
Locuteur

puisque

2:28:31
Intervenant

les voix des groupes favorables à revenir sur cette réforme à gauche et au rassemblement national ont une majorité absolue dans cet hémicycle

2:28:38
Locuteur

et

2:28:39
Intervenant

donc quel que soit le sens de notre vote à nous qui avons porté cette réforme elle sera donc suspendue

2:28:45
Locuteur

je

2:28:46
Intervenant

le dis ici

2:28:47
Locuteur

en

2:28:48
Intervenant

ce qui concerne les députés renaissances notre idéal en 2017 n'a jamais été de rentrer dans la valse des réformes paramétriques comme des pansements qu'on met et maintenant qu'on enlève tous les deux ans

2:28:59
Locuteur

notre

2:29:00
Intervenant

idéal

2:29:00
Locuteur

c

2:29:01
Intervenant

'est un changement de système

2:29:02
Locuteur

car

2:29:03
Intervenant

notre système est en train de mourir face aux bascules démographiques et technologiques

2:29:08
Locuteur

ces

2:29:13
Intervenant

derniers mois nous avons travaillé

2:29:15
Locuteur

j

2:29:15
Intervenant

'avais confié à Stéphanie Rist que je félicite pour sa nomination au gouvernement

2:29:20
Locuteur

le

2:29:21
Intervenant

soin de préparer

2:29:22
Locuteur

une

2:29:23
Intervenant

réforme systémique au nom de notre parti renaissance

2:29:26
Locuteur

cette

2:29:27
Intervenant

réforme pour un système de retraite universel par point débarrassé du totem de l'âge légal de départ mais avec une seule durée de cotisation et avec de la capitalisation ouverte à tous elle est prête elle est disponible et nous la défendrons

2:29:42
Locuteur

mes

2:29:43
Intervenant

chers collègues

2:29:44
Locuteur

notre

2:29:45
Intervenant

position est connue

2:29:46
Locuteur

alors

2:29:47
Intervenant

à cette tribune je veux consacrer un peu du temps dont je dispose à parler de ce qui s'est passé en France ces derniers jours mais qui a hélas été invisibilisé par le spectacle politique qui a occupé tant d'heures sur les plateaux télé les ondes radio tant de lignes dans les pages des journaux

2:30:04
Locuteur

parler

2:30:05
Intervenant

de ces jours

2:30:06
Locuteur

où

2:30:07
Intervenant

loin du vacarme parisien la France a bougé changé vécu au rythme de tous les défis qui l'animent

2:30:13
Locuteur

car

2:30:14
Intervenant

si la politique ne parle plus des français alors elle ne parle plus de rien

2:30:18
Locuteur

ces

2:30:19
Intervenant

derniers jours

2:30:19
Locuteur

nous

2:30:20
Intervenant

avons commémoré des dates

2:30:21
Locuteur

et

2:30:23
Intervenant

notamment une hier douloureuse effroyable

2:30:27
Locuteur

celle

2:30:28
Intervenant

des deux ans de l'assassinat de Dominique Bernard Dominique Bernard victime du terrorisme islamiste

2:30:34
Locuteur

pour

2:30:35
Intervenant

avoir défendu son lycée

2:30:36
Locuteur

pour

2:30:37
Intervenant

avoir défendu ses élèves

2:30:38
Locuteur

pour

2:30:39
Intervenant

avoir défendu le savoir

2:30:41
Locuteur

j

2:30:42
Intervenant

'étais à Arras hier auprès de sa veuve auprès de ses élèves auprès de ses collègues

2:30:47
Locuteur

les

2:30:48
Intervenant

larmes ne sont pas encore sèches à Arras

2:30:50
Locuteur

la

2:30:51
Intervenant

douleur est encore vive

2:30:52
Locuteur

et

2:30:53
Intervenant

je n

2:30:53
Locuteur

'ai

2:30:53
Intervenant

vu là-bas que des femmes et des hommes qui attendaient des actes

2:30:56
Locuteur

alors

2:30:57
Intervenant

oui

2:30:57
Locuteur

oui

2:30:58
Intervenant

nous défendrons des actes pour notre école pour qu'elle reste le sanctuaire du savoir

2:31:02
Locuteur

des

2:31:03
Intervenant

actes contre le terrorisme contre l'islamisme qui menace toutes nos valeurs

2:31:08
Locuteur

ces

2:31:09
Intervenant

derniers jours et vous l'avez rappelé Madame la Présidente la France a remporté deux prix Nobel Michel Devoray en physique pour la découverte de l'effet tunnel quantique et Philippe Aguillon en économie pour ses travaux sur l'innovation

2:31:22
Locuteur

deux

2:31:24
Intervenant

distinctions qui nous rendent fiers et nous rappellent que la France a des talents qu'elle a tous les atouts pour réussir qui nous rappellent aussi que ses talents peuvent parfois malheureusement préférer s'exiler pour rechercher pour enseigner alors oui nous défendrons des actes pour les garder

2:31:39
Locuteur

et

2:31:40
Intervenant

nous défendrons des actes pour continuer à soutenir l'innovation et la recherche

2:31:43
Locuteur

ces

2:31:45
Intervenant

derniers jours

2:31:45
Locuteur

ont

2:31:46
Intervenant

aussi été ceux de la liberté

2:31:48
Locuteur

la

2:31:49
Intervenant

liberté pour la libération des otages israéliens bien sûr

2:31:52
Locuteur

des

2:31:53
Intervenant

otages retenus depuis deux ans maintenant dans des conditions inhumaines

2:31:56
Locuteur

une

2:31:57
Intervenant

libération comme une délivrance après le massacre du 7 octobre

2:32:01
Locuteur

une

2:32:01
Intervenant

libération aussi comme un espoir pour la paix au Proche-Orient

2:32:05
Locuteur

la

2:32:06
Intervenant

liberté

2:32:06
Locuteur

c

2:32:08
Intervenant

'est celle qu'incarne le prix Nobel de la paix Maria Corina Machado héroïne face à l'oppression du pouvoir au Venezuela

2:32:15
Locuteur

la

2:32:18
Intervenant

liberté entravée aussi bafouée avec il y a quelques heures la condamnation dans une parodie de justice de nos compatriotes Cécile Collère et Jacques Paris et avec vous je veux appeler une nouvelle fois à leur libération immédiate

2:32:33
Locuteur

et

2:32:34
Intervenant

à celle de Boalem Sansal retenue toujours

2:32:37
Locuteur

par

2:32:38
Intervenant

le pouvoir algérien

2:32:39
Locuteur

la

2:32:40
Intervenant

liberté

2:32:40
Locuteur

c

2:32:41
Intervenant

'est bien sûr le regard de Robert Badinter entrant au Panthéon pour veiller à jamais sur la République lui qui n'avait que la justice pour combat

2:32:49
Locuteur

et

2:32:50
Intervenant

le droit comme arme

2:32:51
Locuteur

ces

2:32:52
Intervenant

derniers jours ont été ceux de drames aussi

2:32:54
Locuteur

de

2:32:55
Intervenant

drames qui ont marqué les français qui les inquiètent qui les touchent vraiment et fortement

2:33:00
Locuteur

c

2:33:02
Intervenant

'est hier à Grasse

2:33:02
Locuteur

le

2:33:03
Intervenant

terrible féminicide d'une femme tuée de 16 coups de couteau

2:33:08
Locuteur

c

2:33:08
Intervenant

'est dimanche

2:33:08
Locuteur

un

2:33:09
Intervenant

octogénaire roué de coups en pleine rue victime de la violence gratuite

2:33:13
Locuteur

ce

2:33:14
Intervenant

sont quatre policiers blessés dans des violences insupportables en plein centre de Paris après l'annulation d'un concert autant de drames qui nous rappellent que la sécurité n'attend pas que l'ordre public ne connaît pas d'affaires courantes et qu'il faut agir encore et encore pour protéger les français

2:33:32
Locuteur

et

2:33:33
Intervenant

si je parle de drames

2:33:34
Locuteur

je

2:33:35
Intervenant

veux en évoquer un qui m'a serré le coeur

2:33:37
Locuteur

je

2:33:38
Intervenant

parle du suicide de cette petite fille de 9 ans à Sarguemines en Moselle victime du harcèlement scolaire

2:33:43
Locuteur

9

2:33:44
Intervenant

ans

2:33:45
Locuteur

je

2:33:46
Intervenant

le dis ici j'ai honte en pensant au martyr de cette petite fille et à la souffrance de sa famille

2:33:52
Locuteur

honte

2:33:52
Intervenant

de me dire que plutôt que de discuter de comment agir pour que chaque élève se sente bien à l'école nous pourrions perdre encore du temps en nous empêchant nous-mêmes d'agir pour l'école

2:34:02
Locuteur

ces

2:34:05
Intervenant

derniers jours

2:34:07
Locuteur

un

2:34:07
Intervenant

espoir a été donné aux salariés d'Arcelor Mittal

2:34:11
Locuteur

après

2:34:12
Intervenant

l'annonce d'une baisse des importations d'acier et de la hausse des droits de douane de l'Union Européenne par le vice-président exécutif de la Commission Européenne ouvrant la voie à de nouveaux investissements industriels à Dunkerque continuant le combat pour la souveraineté économique et industrielle de notre continent un combat dans lequel nous devons jeter toutes nos forces si nous voulons continuer à peser

2:34:34
Locuteur

un

2:34:34
Intervenant

combat sur lequel l'instabilité pèse comme une épée de Damoclès

2:34:38
Locuteur

ces

2:34:39
Intervenant

derniers jours

2:34:40
Locuteur

le

2:34:41
Intervenant

plus grand cargo à voile du monde a accosté à Saint-Nazaire

2:34:44
Locuteur

un

2:34:45
Intervenant

bateau français montrant que l'innovation rime avec décarbonation que des solutions existent pour réussir la transition écologique et que ces solutions elles peuvent être françaises

2:34:55
Locuteur

et

2:34:56
Intervenant

puisque nous parlons transport

2:34:57
Locuteur

l

2:34:58
Intervenant

'A320 est devenu depuis quelques jours l'avion le plus commandé au monde et Airbus a annoncé agrandir son site de Toulouse et accélérer les recrutements la preuve

2:35:07
Locuteur

que

2:35:08
Intervenant

nous pouvons encore être pionniers et que nous ne devons rien lâcher

2:35:12
Locuteur

la

2:35:13
Intervenant

preuve que la transition écologique est possible qu'elle avance mais qu'elle ne pourra jamais se faire si nous misons encore sur les blocages

2:35:20
Locuteur

ces

2:35:21
Intervenant

derniers jours un homme Charlie Dalin a confié son histoire celle du courage

2:35:26
Locuteur

en

2:35:27
Intervenant

ayant gagné le vent des glomes malgré un cancer dimanche dernier dans des milliers de communes de France dans toutes nos circonscriptions des concerts et des marches ont eu lieu pour Octobre Rose pour s'engager contre le cancer du sein hier à Évreux dans une ville en liesse on a célébré le ballon d'or d'Ousmane Dembélé

2:35:45
Locuteur

certains

2:35:46
Intervenant

trouveront peut-être tout cela dérisoire

2:35:50
Présentateur

c

2:35:50
Intervenant

'est pour son la France

2:35:51
Locuteur

c

2:35:52
Intervenant

'est ça la France c'est la France qui malgré les soubresauts politiques travaille crée recherche la France qui s'engage la France qui partage la France qui a peur parfois qui s'insurge et se désole c'est vrai mais qui ne baisse jamais la tête

2:36:05
Locuteur

la

2:36:06
Intervenant

France n'attend pas ses politiques pour vivre mais les Français attendent de nous des réponses des solutions des actions ils attendent de nous d'agir

2:36:14
Locuteur

d

2:36:14
Intervenant

'agir vraiment

2:36:16
Locuteur

Monsieur

2:36:17
Intervenant

le Premier ministre

2:36:17
Locuteur

vous

2:36:18
Intervenant

tracez un chemin

2:36:19
Locuteur

il

2:36:20
Intervenant

est étroit nous le savons tous

2:36:21
Locuteur

vous

2:36:22
Intervenant

appelez à partager le pouvoir à écouter à agir avec les Français avec les collectivités avec les partenaires sociaux avec les parlementaires

2:36:30
Locuteur

partager

2:36:32
Intervenant

le pouvoir

2:36:32
Locuteur

c

2:36:33
Intervenant

'est ce pour quoi nous plaidons

2:36:34
Locuteur

vous

2:36:35
Intervenant

vous êtes donné une mission

2:36:36
Locuteur

donner

2:36:37
Intervenant

un budget à la France c'est aussi la nôtre

2:36:40
Locuteur

assurer

2:36:41
Intervenant

l'ordre la stabilité dont le pays a besoin c'est aussi notre volonté

2:36:45
Locuteur

alors

2:36:46
Intervenant

nous serons à vos côtés et aux côtés du gouvernement pour réussir

2:36:49
Locuteur

avec

2:36:50
Intervenant

mon groupe parlementaire avec mon parti nous n'avons jamais rien réclamé nous n'avons jamais brandi aucune ligne rouge jamais exigé aucun poste jamais jeté l'anathème sur aucun nom pourquoi

2:37:03
Locuteur

? parce

2:37:04
Intervenant

que la seule chose que nous voulons c'est que ça marche

2:37:07
Locuteur

c

2:37:07
Intervenant

'est que ça marche même si parfois cela doit nous coûter

2:37:10
Locuteur

parce

2:37:11
Intervenant

que ce qui compte à la fin ce sont les Français

2:37:13
Locuteur

ce

2:37:14
Intervenant

qui compte ce sont les femmes et les hommes de notre pays qui vivent aujourd'hui sans la politique

2:37:19
Locuteur

et

2:37:19
Intervenant

n'attendent plus qu'une chose qu'elles s'intéressent à nouveau à eux

2:37:23
Locuteur

nous

2:37:24
Intervenant

serons au rendez-vous alors je n'ai qu'un message à passer qu'une chose à dire mettons-nous au travail au travail pour un budget au travail pour réformer au travail pour les Français je vous remercie

2:37:37
Présentateur

merci beaucoup monsieur le président

2:37:45
Locuteur

la

2:37:45
Présentateur

parole est à présent madame Mathilde Panot présidente du groupe la France Insoumise

2:38:01
Intervenant

présidente, ministre, collègue monsieur le premier ministre votre présence devant nous est un affront à la démocratie

2:38:09
Locuteur

vous

2:38:10
Intervenant

avez déjà été censuré deux fois par cette assemblée comme membre des gouvernements Barnier puis Bayrou et pourtant vous voilà consacré premier ministre le troisième locataire de Matignon en moins d'un an

2:38:21
Locuteur

contrat

2:38:22
Intervenant

court bail précaire le macronisme face à lui-même devenu premier ministre comme on entre dans les ordres parti lundi soi-disant en dernier des gaullistes revenu vendredi en dernier des fidèles vous voilà ici sous la contrainte du chef dans l'intervalle arrangements et tambouilles secrètes rythmées par les défections de votre clan les ambitions médiocres d'un parti assis sur 4% des voix et de quelques figurants dont la vocation d'une semaine a semblé être de sauver à tout prix la politique de Macron qui a tant fait souffrir notre pays votre présence le confirme à vos dépens Emmanuel Macron est un cas désespéré votre nomination est l'aveu même de l'entêtement du président mais pour comprendre il faut revenir aux origines

2:39:05
Locuteur

il

2:39:06
Intervenant

n'est pas d'éruption volcanique sans fissures dans la couche terrestre comme il n'est pas de séisme politique sans fracture avec le peuple en 2022 Emmanuel Macron proclame ce vote m'oblige avant de violenter la nation avec une réforme des retraites empoisonnée en 2024 Emmanuel Macron perd les élections européennes il réplique par la grenade dégoupillée de la dissolution retour à l'envoyeur Emmanuel Macron perd à nouveau les élections

2:39:33
Locuteur

depuis

2:39:34
Intervenant

malgré les contestations et le mouvement social le président nie délibérément le verdict des urnes trois premiers ministres plus tard vous voilà tentant de sauver ce qui peut l'être sans même les apparences oui en politique comme en géologie chaque secousse contient la précédente et chaque fracture agrandit celle qui suit après ces dénis démocratiques quelle ironie de vous entendre parler de responsabilité de compromis et de stabilité dans votre langage le compromis consiste à rallier votre position comme si vous étiez le centre de gravité du champ politique il faudrait vous remercier pour l'année blanche la baisse des remboursements pour les malades atteints de cancer le doublement des franchises médicales et le refus de l'ISF merci mais non merci

2:40:19
Locuteur

la

2:40:20
Intervenant

responsabilité serait de donner un sursis à une politique battue dans les urnes et la stabilité imposerait de céder aux caprices du président à cet égard vous avez raison il n'y a rien de plus stable qu'un régime autoritaire

2:40:32
Locuteur

vous

2:40:33
Intervenant

parlez encore de socle quand le sol se dérobe sous vos pieds les deux anciens premiers ministres Edouard Philippe et Gabriel Attal pourtant sortis de la cuisse de Jupiter l'ont bien compris sauf qui peut il ne fait pas bon être assimilé de près ou de loin Emmanuel Macron car nous assistons depuis un an à une contradiction entre la volonté générale et la volonté d'un seul pour vous avoir longuement pratiqué nous connaissons le prochain acte de ce coup de force un chantage au budget ou plutôt à votre budget car vous n'avez eu malgré vos défaites aucun scrupule à appliquer le programme tout le programme rien que le programme du macronisme radicalisé sauf que

2:41:13
Locuteur

le

2:41:14
Intervenant

peuple ne veut plus de votre politique

2:41:16
Locuteur

trois

2:41:17
Intervenant

quarts des français souhaitent le départ du président son départ car il refuse obstinément de changer une politique qui a porté le nombre de pauvres à plus de 11 millions dans notre pays dégrader l'école comme l'hôpital public malmener notre industrie éroder notre souveraineté ça ne tient plus jusqu'aux associations qui sortent l'alerte

2:41:36
Locuteur

ça

2:41:37
Intervenant

ne tient plus parce que vous êtes le pouvoir qui rogne les libertés associatives et qui baisse les subventions monsieur le premier ministre plus personne ne croit en vous

2:41:47
Locuteur

car

2:41:48
Intervenant

nous vous avons déjà vu à l'oeuvre vous êtes le seul homme du pays à avoir participé à tous les gouvernements d'Emmanuel Macron tous sans exception depuis 2017 c'est votre haine de classe qui s'est abattue sur le pays c'est vous qui avez déployé le GIGN et le RAID contre le peuple guadeloupéen en lutte pour le droit à l'eau et à la santé c'est encore vous qui avez imposé la date du troisième référendum en Kanaki Nouvelle-Calédonie rompant ainsi un processus de 40 ans de paix civile et de décolonisation votre passage en force sur le dégel du corps électoral aura causé 15 morts et l'effondrement économique et social du territoire

2:42:24
Locuteur

c

2:42:25
Intervenant

'est vous toujours qui avez enterré les revendications des gilets jaunes vous avez fait du peuple votre ennemi

2:42:30
Locuteur

vous

2:42:31
Intervenant

incarnez surtout monsieur le premier ministre la complicité de la France avec le génocide mené par Netanyahou contre le peuple palestinien vous avez menti en affirmant que la France

2:42:42
Locuteur

est

2:42:42
Intervenant

-ce

2:42:42
Locuteur

que vous avez

2:42:42
Intervenant

dit

2:42:42
Locuteur

?

2:42:42
Intervenant

vous

2:42:42
Locuteur

avez dit ?