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interviewPublic Sénat — Bonjour chez vous !· 18 février 2026 88 min

Bonjour chez vous ! du 18 février 2026

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Salut à tous, j'espère que vous êtes en forme. Bon, la météo, c'est pas vraiment ça aujourd'hui encore. On va essayer de vous redonner le sourire, c'est l'heure de votre matinale. Soyez les bienvenus, voici le programme de ce mercredi. La France insoumise doit-elle faire le ménage dans ses rangs ? Les mots sont du Premier ministre Sébastien Lecornu à la suite de la mort de Quentin Deranque. L'enquête progresse. Neuf suspects dont l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnaud ont été interpellés, on en parle, dans une heure.

Faut-il interdire certains meetings et conférences politiques à l'université ? Dans la foulée du meurtre du militant identitaire, le gouvernement a annoncé des mesures. Sont-elles à la hauteur ? Ne viennent-elles pas remettre en cause la liberté d'expression ? On posera la question au sénateur LR Max Brisson dans un instant. La France a toujours les pieds dans l'eau. Les crues exceptionnelles touchent encore plusieurs régions dans certaines villes. Les scènes sont apocalyptiques. Est-ce que les dégâts auraient pu être évités ? On posera toutes ces questions à Cécile Duflo, directrice d'Oxfam, qui publie un rapport sur les villes face au dérèglement climatique. Ce sera dans 30 minutes.

Voilà pour le programme. Installez-vous confortablement. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Mais d'abord, comme tous les jours, un point sur l'info du jour. Le JT, il est préparé, présenté par Clémentine Louise. Salut, ça va ? Bonjour, ça va. L'enquête progresse dans la mort de Quentin.

1:41
Invité

Oui, neuf suspects interpellés hier. On fait le point avec Jérôme Rabier.

1:46
Présentateur

Cinq jours après les coups ayant conduit à la mort de Quentin de Ranck à Lyon, une vague d'arrestations a eu lieu hier soir. Ce sont neuf personnes qui ont été interpellées et placées en garde à vue dans l'enquête ouverte pour meurtre, association de malfaiteurs et violences aggravées. Parmi eux, un assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud, fondateur de la Jeune Garde, groupe antifasciste fondé à Lyon. Une proximité entre ce groupuscule et la France insoumise qui entraîne l'affrontement sur le terrain politique. Après une minute de silence à l'Assemblée, la séance de questions au gouvernement a viré au bras de fer entre LFI et le gouvernement.

2:28
Raphaël Arnault

Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle, c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, érigent le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus anti-républicain que cela.

2:46
Présentateur

Il est temps que vous fassiez le ménage, madame la présidente Panneau, le ménage dans vos propos, le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs. Depuis de nombreux mois, il y a une multiplication de prises de parole qui sont d'une violence inouïe, qui sont parfois à caractère antisémite et désormais qui laissent justement de l'ambiguïté sur la violence. Le Premier ministre a redemandé hier soir aux insoumis de faire le ménage dans leur rang après les interpellations. L'enquête doit maintenant déterminer. Les responsabilités des interpellés, leur garde à vue peut durer 96 heures.

On saura donc d'ici samedi quelle suite judiciaire sera donnée les enquêteurs disposant de nombreuses vidéos ainsi que des témoignages de riverains. Clémentine, la France a toujours les pieds dans l'eau.

3:36
Invité

Oui, près de 20 000 foyers sont encore privés d'électricité. La Charente-Maritime est passée en vigilance rouge hier après-midi après les départements du Maine-et-Loire, du Lot-et-Garonne et de la Gironde. Et déjà, un nouvel épisode climatique va traverser la France. C'est la tempête Pedro. Elle arrivera par le nord de la France avec des pluies abondantes et des vents violents. De fortes pluies qui sont attendues en Bretagne et dans le bassin parisien cet après-midi. Et puis l'épisode devrait se décaler demain dans le sud-ouest déjà noyé sous les eaux.

4:03
Présentateur

Peut-être un premier pas va la réconciliation entre la France et l'Algérie.

4:06
Invité

Oui, les deux pays annoncent une coopération sur les questions de sécurité. C'est au deuxième jour de sa visite que le ministre de l'Intérieur a remercié le président Tebboune qui aurait, selon lui, demandé à travailler avec les services français. On l'écoute. Nous avons travaillé à mettre en place, donc à réenclencher un dispositif de coopération sécuritaire de très haut niveau qui a porté à la fois sur la coopération judiciaire, la coopération policière, la coopération en matière de renseignement pour donc densifier ces relations, reprendre des relations de sécurité normales.

4:43
Présentateur

Un mot de sport, Clémentine, on aurait pu parler Ligue des champions, PSG, mais on va parler des JO d'hiver. On est vraiment très bons. On a 16 médailles décrochées. C'est un record, je crois.

4:51
Invité

Oui, 16 médailles, dont 5 en or. Et c'est grâce au relayeur du biathlon masculin qu'on a battu notre record qui était arrêté à 15 médailles. C'était à Sochi en 2014 et à Pyongyang en 2018. La France passe donc de la 9e à la 7e place du classement des nations. Et puis on suivra cet après-midi l'équipe féminine de biathlon qui devrait, elle aussi, peut-être, décrocher l'or.

5:12
Présentateur

Allez, on croise les doigts. Merci beaucoup, Clémentine. Bonjour, Max Brisson. Bonjour. Vous êtes sénateur à l'ère des Pyrénées-Atlantiques. On va revenir sur toutes ces actualités, bien évidemment, avec vous. Mais avant ça, je vais vous montrer trois unes. Vous connaissez le principe. Trois unes de la presse régionale. On commence avec la une du Berry républicain. Les maires face au chaos du climat. Le Dauphiné libéré revient, lui, sur nos performances au JO. Dont parlait Clémentine. La France dans l'histoire au JO d'hiver. 16 médailles décrochées. Et la dépêche du midi se demande comment relancer la natalité. Qu'est-ce qui vous inspire le plus ? Le titre de la dépêche du midi.

Parce que c'est vrai que la France est confrontée à un défi, celui du renouvellement de ses générations, que là, se traduit dès à présent par un effondrement du nombre des enfants dans les écoles maternelles et élémentaires, avec d'ailleurs des suppressions de postes et avec des difficultés pour l'école de la ruralité. C'est un vrai défi. Un pays qui doute est un pays qui ne fait plus d'enfants. Et donc, c'est l'espérance qu'il faut redonner. Et votre solution, en quelques mots ? C'est une solution multiple. Il y a des éléments de ce qu'on appelait autrefois la politique de la famille, la politique nataliste, qui ont été largement mis à mal par des gouvernements successifs.

Mais il y a surtout un espoir à retrouver dans un monde difficile, avec les questions qui sont évoquées d'ailleurs par d'autres titres. Je pense à la transition climatique, au réchauffement climatique, mais aussi le contexte international. Il n'empêche que notre pays n'aura d'avenir que s'il a des enfants. Et c'est en effet un joli titre que celui du journal de Toulouse. Max Brisson, l'actualité, c'est évidemment l'affaire Conte-Saint-Durand, ce militant nationaliste mort en marge d'une conférence à Sciences Po Lyon. La question qui agite aujourd'hui le débat politique, c'est la question des responsabilités de part et d'autre.

Beaucoup d'élus pointent du doigt la responsabilité de la France insoumise. Est-ce que vous dites aujourd'hui, bon, est-ce que vous appelez au calme aujourd'hui ? Il faut toujours appeler au calme après la mort d'un jeune garçon. On ne peut pas mourir en France pour des idées politiques. Donc il faut un peu de dignité, il faut un peu de décence, un peu de respect, d'abord pour ce jeune garçon qui est décédé, pour sa famille, pour ses proches. Ensuite, il faut quand même poser un certain nombre de responsabilités.

Vos collègues, vos confrères du quotidien hier montraient un reportage qui était assez récent, un reportage des journées, des universités d'été de la France insoumise à l'automne dernier, au septembre dernier, à la fin de l'été dernier. Et on y voyait un stand de la jeune garde, on y voyait le député Arnaud qui était tout à fait à l'aise. Un reportage de quotidien. C'est un reportage de quotidien, c'est exactement ce que je disais, et qui montrait bien qu'il y avait un lien avec ce mouvement dissous, ce mouvement qui s'apparente à une ligue.

Même le terme de jeune garde renvoie par son vocabulaire à des éléments de langage que je pensais totalement oubliés et qui renvoient d'ailleurs plus aux ligues d'extrême droite d'entre les deux guerres des années 30 que à la nécessité d'un débat politique apaisé, de confrontation des idées. La violence s'y installe et malheureusement, l'extrême gauche. Il prend une part considérable et la France insoumise n'a pas fait le ménage comme l'a très bien dit le Premier ministre. Alors on va écouter Mathilde Panot, la présidente du groupe Insoumis à l'Assemblée nationale qui s'est défendue de toutes ces attaques qui visent actuellement son parti. Écoutez-la.

8:35
Raphaël Arnault

Ceux qui instrumentalisent ce drame pour nous salir doivent cesser. Leurs manœuvres sont indignes. Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences. Et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle, c'est précisément car ils glorifient la mort et la brutalité, érigent le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus anti-républicains que cela.

8:59
Présentateur

La France insoumise qui n'a jamais formellement appelé à la violence, est-ce qu'on va pas un peu trop loin dans la désignation de la France insoumise aujourd'hui ? Moi, je ne suis pas d'accord avec cette affirmation que la France insoumise n'a jamais appelé à la violence. Madame Rima Hassan est quotidienne du fait. Elle a eu des propos qui incitaient à l'antisémitisme. Elle a eu des propos qui font qu'il y a un signalement pour apologie du terrorisme contre elle. Un certain nombre de députés de la France insoumise sont toujours borderline et sont souvent même au-delà de la ligne dans des propos qui peuvent générer de l'antisémitisme, qui peuvent appeler à la violence.

Vous savez, c'est très simple. Pour justifier le combat de la France insoumise, il faut quasiment nazifier la société et considérer que quand vous ne pensez pas comme la France insoumise, vous êtes d'extrême droite. Et à ce moment-là, tous les combats sont bons puisque l'extrême droite pour ces gens-là, c'est obligatoirement le mal. Donc il y a aujourd'hui une radicalisation du discours de la France insoumise qui était une volonté politique et électoraliste.

Mais il faut aujourd'hui que la France insoumise assume la France insoumise comme l'a dit le président de la République est aujourd'hui un mouvement qui par son vocabulaire, par ses manières d'être, par ses combats, appartient aux extrêmes de la vie politique française. Pour le coup, à l'extrême gauche, il faut qu'un chat soit appelé un chat. Il faut une clarification politique. Donc il est grand temps que la France insoumise, si elle veut revenir dans le champ républicain où elle n'est pas, face au ménage comme l'a dit Sébastien Lecornu.

La dégradation de permanence d'élus insoumis, est-ce que vous appelez encore une fois au calme, à l'apaisement et à l'arrêt de ces attaques contre les élus ? Il est rare que ce soit les militants, les républicains ou les électeurs, les républicains qui se livrent à des actes de violence. De manière générale, c'est un élu, un élu. Bien sûr, j'appelle au calme parce que je suis parlementaire. Bien sûr, j'appelle à la raison. Mais enfin, Mme Pannot parle d'instrumentalisation.

Lorsqu'il y a des victimes, et c'est toujours regrettable, qui ne sont pas souvent le premier moment à instrumentaliser certaines morts, à appeler à des manifestations, à essayer de prospérer électoralement sur les drames. Donc, Mme Pannot est, avec M. Mélenchon, certainement, les moins bien placés pour parler d'instrumentalisation et les moins bien placés pour donner des leçons de morale, un peu de décence. On n'a vu aucune décence et même beaucoup d'indécence depuis la mort de Canter chez les dirigeants d'Afonciens.

Alors, puisque vous parlez de Mathilde Pannot, Mathilde Pannot demande à ce que le groupe identitaire Nemesis, je cite, soit tenu en dehors des événements liés à la France insoumise. Est-ce que vous considérez que ce groupe féministe, qui se revendique féministe et identitaire, est aujourd'hui problématique ? Mme Pannot interdirait le droit de manifestation. Toutes les limites sont passées. Mme Pannot s'érigerait entre celles qui pourraient autoriser ou pas des manifestations. Nous sommes dans un état de droit que Mme Pannot et la France insoumise ne respectent pas toujours.

Et dans cet état de droit, c'est au préfet, c'est aux autorités du ministère de l'Intérieur de constater s'il y a trouble à l'ordre public dans une manifestation pour l'interdire et s'il y a trouble à l'ordre public. Et ensuite, on verra sur les annonces de Sébastien Lecourne. Les avis de Mme Pannot sur le champ républicain ne m'intéressent pas parce que Mme Pannot est en dehors du champ républicain. Donc pour vous, Nemesis, ce n'est pas forcément problématique ? D'abord, ce n'est pas un moment que je connais particulièrement. Mais enfin, ce n'est pas le moment un peu de pudeur, un peu de décence, un peu de respect. Quentin est mort le 14 février.

Mme Pannot déjà instrumentalise, se victimise. Vieille méthode trotskyiste, on n'est pas obligé de tomber dans le panneau. Vous demandez la dissolution de certains groupuscules à l'extrême-gauche, j'imagine, et peut-être aussi à l'extrême-droite ? Je pense que les dissolutions, c'est une arme qu'il faut utiliser à bon escient. Les tribunaux sont d'ailleurs là pour calmer le jeu. Dans une démocratie, les expressions sont larges. Par contre, dans une démocratie, les expressions n'apportent pas la mort, les expressions n'utilisent pas la violence. Et donc, dans une démocratie, l'État de droit est là pour faire respecter cette liberté. à cette expression.

Donc moi, je ne suis pas par essence celui qui appelle très souvent à la dissolution. Par contre, je conteste fortement dans ce moment-là aux dirigeants de la France Insoumise de pouvoir séparer le bon grain de l'ivraie. Alors le gouvernement, vous en parliez, a envoyé une circulaire au préfet et au recteur demandant l'interdiction des meetings, notamment à l'université, en cas de risque de troubles à l'ordre public. Écoutez Sébastien Lecornu. Ces troubles à l'ordre public répétés, plusieurs dizaines, menacent ce qui fait l'identité de l'université française, c'est-à-dire un lieu de débat, de débat intellectuel, de liberté de rencontre intellectuelle.

Et au fond, ces incidents en répétition, ces troubles à l'ordre public viennent justement mettre en danger cette liberté. Moi, j'ai demandé au ministre Philippe Baptiste de resserrer le lien avec les recteurs, les présidents d'universités. Malheureusement, si nous devons interdire un certain nombre de conférences qui doit demeurer l'exception, il faudra le faire parce que c'est le seul moyen précisément de défendre nos principes qui sont cette liberté de dialogue et de production intellectuelle auxquelles nous sommes tous attachés.

Max Roussillon, vous connaissez très bien ce sujet, les universités, on va parler dans quelques instants, le monde de l'éducation de manière générale, est-ce que là, on ne va pas trop loin ?

Vous voyez, quand on multiplie les provocations, quand on organise des conférences qui sont en fait des meetings politiques dans lesquelles on crie Free Palestine et on met des drapeaux palestiniens partout dans l'amphithéâtre, lorsque finalement on sort du champ de ce que doit être l'université, un lieu de controverse apaisé, un lieu de débat politique, les conférences politiques à l'université ont toujours existé mais quand on va trop loin dans la provocation, quand on instrumentalise ces libertés universitaires, le gouvernement est obligé de serrer la vis. Donc il y a bien un danger dans ce que vient de dire le Premier ministre et que j'approuve.

Il y a bien un danger, c'est une perte de liberté mais qui est à l'origine de cette perte de liberté ? Sinon des conférences comme celle de Rima Hassan qui ne viennent pas controverser avec d'autres personnes qui pensent différemment qui viennent faire de la propagande politique excusez-moi mais c'est ce que vous avez dit ça a toujours existé Max Brisson les meetings politiques à la Sorbonne ailleurs, on le sait comment ça fonctionne.

des conférences des conférences d'hommes politiques des débats avec la controverse mais là il s'agit quasiment d'idées totalitaires qui n'acceptent pas la controverse on est tellement loin du débat qui doit être au cœur de l'université l'université est un lieu de débat c'est pas un lieu de la propagande politique surtout quand les idées qui sont portées sont des idées antisémites et quasiment totalitaires. Si je résume vous dites il faut interdire les meetings ou les conférences que Rima Hassan de l'université.

Je pensais avoir été plus nancé que cela je dis qu'il appartient au président de l'université d'interdire que leurs universités et certains sont à la dérive aujourd'hui certains sont devenus des lieux où un parti ou une force politique fait régner la terreur ça c'est impossible ça c'est pas républicain par contre ce qui est républicain c'est de permettre que toutes les sensibilités politiques s'expriment ce qui est républicain c'est la controverse c'est le débat c'est l'affrontement des idées et l'université en est le lieu tout ce qui est propagande politique et surtout quand c'est à partir d'idées qui sont bien en dehors du champ républicain je pense en particulier à tout ce qui tourne autour de l'appel à la violence et de l'antisémitisme.

On a bien compris merci beaucoup Max Brugisson l'actualité politique elle se fait aussi au Sénat une commission d'enquête a été lancée sur les universités Clémentine on va voir tout ça avec vous pourquoi cette thématique à quoi s'attendre très précisément cette commission d'enquête ?

16:35
Invité

Eh bien cette commission d'enquête portera sur les conditions de l'excellence académique française dans un contexte de croissance du nombre d'étudiants parce qu'un record a été franchi l'année dernière avec 3 millions d'étudiants inscrits pour l'année 2024-2025 alors la tendance n'est pas nouvelle le nombre d'étudiants dans le supérieur ne cesse d'augmenter depuis les années 60 mais elle s'est accélérée et cela est dû notamment au nombre de bacheliers en hausse en 2010 une génération comptait 65% de jeunes qui avaient le bac en 2020 on est à 87% des jeunes qui obtiennent leur bac

17:11
Présentateur

On voit ces chiffres qui sont très parlants et cette commission d'enquête s'attardera également sur la capacité des universités à proposer des formations professionnalisantes c'est ça ?

17:21
Invité

Oui c'est ça une étude de la direction générale du Trésor qui était publiée en juin 2024 pointait une offre de formation pas toujours adaptée aux besoins du marché du travail et puis aussi des choix étudiants eux-mêmes d'aller vers des formations peu professionnalisantes ou avec peu de débouchés et ces défaillances comme l'écrit l'étude et bien faciliterait les abandons les redoublements les réorientations et la difficulté à trouver un emploi au terme de son parcours un constat quand même à nuancer puisque parmi par exemple les diplômés d'un master hors enseignement en 2021-2022 et bien ils sont 73% quand même à occuper un emploi salarié après avoir été diplômé et puis ça dépend des filières bien sûr les diplômes en lettres à Arlangue ont par exemple un taux d'emploi salarié plus faible que les secteurs scientifiques

18:09
Présentateur

et puis une autre grande mission de cette enquête sénatoriale consistera à se pencher sur la gouvernance des universités

18:14
Invité

oui et là c'est une question de moyens qui se pose et là la situation est alarmante 100% des universités françaises ont voté un budget en déficit cette année et c'est une première cela est dû en partie aux mesures non compensées par l'état par exemple les cotisations retraites les mutuelles la hausse du point d'indice résultat et bien des centaines de places vont être supprimées sans parler des conditions de travail qui se dégradent pour les élèves et pour les professeurs alors l'année dernière une mission du Sénat sur la situation financière des universités et ses relations avec l'état plaidait pour une régulation de l'entrée dans le premier cycle universitaire et puis elle invitait aussi à penser les conditions d'une augmentation des droits d'inscription et cela avait même été une ligne rouge pour le sénateur socialiste David Ross qui avait demandé alors à retirer son nom du rapport Max Brisson vous serez membre de cette commission d'enquête est-ce que vous êtes favorable à cette hausse des droits d'inscription pour renflouer les caisses des universités ?

19:15
Présentateur

Cela peut se concevoir parce que certains étudiants appartiennent à des familles qui pourraient payer des études universitaires beaucoup plus qu'elles ne le font et qui d'ailleurs acceptent de le faire dans les grandes écoles dans les écoles d'ingénieurs dans les écoles de commerce et en fait l'université dans notre pays est historiquement le mal aimé de l'enseignement supérieur à quelques exceptions près formation en droit formation en médecine et puis quelques universités prestigieuses mais c'est évident que les meilleurs élèves par tradition française vont toujours dans les grandes écoles classe préparatoire et grandes écoles et donc l'université la place des docteurs dans notre pays est d'ailleurs faible par rapport à tous les autres pays d'Europe donc moi je crois à une université qui soit belle et qui joue pleinement son rôle comme vous l'avez dit d'ailleurs en lien avec le monde des entreprises avec le monde de l'emploi ça existe il y a bien sûr des partenariats avec les entreprises il ne faut pas caricaturer toutes les universités ne se ressemblent pas il n'empêche qu'il y a un point commun aujourd'hui qui est un vrai problème pour la nation c'est le décrochage les élèves les moins aptes aux études supérieures vont à l'université pas dans les grandes écoles et le décrochage coûte très cher à l'université autrement dit on peut maintenant se poser la question avec un baccalauréat qui est accordé au plus grand nombre de l'orientation et de la sélection à l'entrée de l'université comme le font beaucoup d'autres établissements d'enseignement supérieur quand il y a sélection à Polytechnique ça ne choque personne qu'il y ait sélection à l'université ça choquerait ça veut dire que l'université doit prendre totalement sa part dans l'effort de la nation d'amener le plus grand nombre à des niveaux élevés et que d'autres sont privilégiés moi je souhaite que l'université joue à armes égales avec toutes les autres formes d'enseignement supérieur sur les financements sur les droits d'admission avec bien sûr des systèmes de bourse et des systèmes de prééquation sociale sur les liens et les contrats avec les entreprises l'université doit aussi jouer à armes égales avec les autres universités internationales excusez-moi si vous faites vos études au Royaume-Uni ou en Espagne ou en Allemagne ça coûte beaucoup plus cher que les droits d'admission à l'université donc il faut permettre avec bien sûr des considérants sociaux avec des péréquations sociales de donner aux universités les moyens de fonctionner et d'autre part il faut leur donner les moyens de sélection sinon qu'est-ce qui se passe on laisse rentrer en première année des étudiants et puis qu'ils sont au moins dans le décrochage avec toutes les difficultés que ça peut être donc plus de sélection à l'entrée de l'université c'est ce que vous dites oui bien sûr plus de sélection une vraie révision des conditions financières d'admission je le répète avec des critères sociaux par ailleurs et une vraie capacité de contrat et c'est en effet ce que nous allons essayer d'explorer c'est Laurence Garnier ma collègue Laurence Garnier qui sera rapporteur de cette commission d'enquête une commission d'enquête qui a été d'ailleurs demandée par le groupe Les Républicains Vous garantissez la sérénité on sait comment ça marche les commissions d'enquête Max Brisson vous garantissez la sérénité des débats des échanges des auditions Je pense que la méthode sera diamétralement opposée à celle utilisée par M.

Charles Along sur l'audiovisuel public à l'Assemblée nationale nous sommes au Sénat nous avons une habitude de commissions d'enquête qui peuvent être sérieuses et qui parfois peuvent dire des choses fortes c'est même je crois une spécificité du Sénat mais en le faisant au fond il ne s'agit pas aujourd'hui d'ailleurs d'agiter des mots c'est normal qu'on le fasse autour de ce tableau autour de sélection de droits d'admission il s'agit de se demander comment on redonne une capacité de performance à notre université comment on lui donne des armes pour jouer dans la cour des grands à l'échelle européenne et mondiale comment aussi on lui permet de rivaliser aussi avec d'autres formes d'enseignement supérieur actuellement se développent beaucoup les établissements privés d'enseignement supérieur avec des belles choses et des choses qui le sont beaucoup moins belles et donc qui seraient nécessaires vous savez dans la tête des parents quand ça ne coûte rien il y a un point d'interrogation sur la qualité et ça il faut que ça change et ça en effet il faut qu'on remette une éguration entre université et qualité il faut qu'on avance autre grosse actualité en France Max Brisson les crues exceptionnelles qui frappent une grande partie du pays on va retrouver Germinal Perrault bonjour monsieur vous êtes président du département de la Dordogne quelle est la situation chez vous ce matin ?

23:40
Invité

Bonjour à tous la situation s'est améliorée au cours des derniers jours mais nous avons vécu quasiment depuis 10 jours soit en vigilance jaune soit en vigilance orange avec un phénomène massif de débordement de débordement des rivières que l'on n'avait pas connue depuis une période de 20 ou 30 ans pour beaucoup de rivières c'est dû aux pluies incessantes du mois de janvier c'est dû aux pluies du mois de février qui font que les sols sont aux regorgers d'eau et c'est dû aussi à notre situation géographique la Dordogne est située à l'ouest du massif central et comme il peut beaucoup sur le massif central et bien c'est nous qui récupérons les eaux la majorité des eaux de pluie aujourd'hui les rivières le niveau des rivières a baissé elles sont revenus à peu près à peu près dans un niveau normal mais il y a encore une vingtaine de routes qui sont coupées il y a encore plus de 9000 foyers qui n'ont pas d'eau potable les problèmes électriques ont été réglés mais heureusement qu'il y a eu le travail des agents du département des pompiers des services de l'état mais surtout le travail des maires dans nos 500 communes pour dégager les routes et faire en sorte que la population puisse bénéficier des premiers secours

24:59
Présentateur

Est-ce qu'en termes de dégâts est-ce que vous avez une première estimation évaluation financière peut-être ?

25:06
Invité

Non on a eu des dégâts on a des dégâts sur les routes que l'on fixera une fois que toutes les eaux seront retirées on a un phénomène qui se développe depuis une dizaine d'années c'est la chute de la chute de Falaise et on se rend compte que tous les 4 matins aujourd'hui il y a des éboulements et je pense que le réchauffement climatique n'y est pas pour rien ceci dit les habitants de la Dordogne ils sont habitués à vivre avec leurs rivières et ils savent très bien qu'il y a des périodes tous les 10 ans tous les 20 ans tous les 30 ans il y a beaucoup de rivières qui ont atteint des niveaux supérieurs à ce qu'elles avaient il y a 30 ans qui demandent que l'on prenne des mesures à long terme ne pas habiter les réchaussées par exemple ou prévoir des facilités pour sortir de sa maison aller dans sa famille aller chez des amis les jours de grandes inondations

26:00
Présentateur

Vous estimez que vous êtes assez écouté aidé par le gouvernement dans cet épisode ?

26:06
Invité

Oui on travaille beaucoup avec les services de l'État mais vous savez les services de l'État ont peu de moyens aujourd'hui en matière d'agence des routes par exemple en Dordogne il n'y a plus qu'une seule route nationale nationale 21 les 5000 km de route principale appartiennent au département et ce sont majoritairement les agents du département qui travaillent et aussi beaucoup des agents des communes et beaucoup des élus des communes qui portent cette responsabilité et qui assurent le soutien à la population quand elle est privée d'eau c'est eux qui amènent de l'eau c'est eux qui s'occupent des personnes âgées isolées c'est eux qui ouvrent leur salle des fêtes pour qu'on puisse bénéficier de l'électricité quand elle manque et c'est arrivé en Dordogne puisque plus de 80 quasiment 100 000 foyers un quart des foyers de la Dordogne ont manqué d'électricité pendant un jour deux jours trois jours voire quatre jours

26:59
Présentateur

Merci beaucoup Germinal Perrault président du département de la Dordogne merci beaucoup d'avoir témoigné d'avoir répondu à notre invitation Max Brisson peut-être un mot sur ces enquêtes D'abord un petit mot de solidarité aquitaine avec le président Perrault un mot de solidarité avec tous les élus en effet comme l'a dit le président Germinal Perrault avec tous les élus maires et conseillers municipaux qui sont sur le terrain ce maillage d'élus que certains voulaient remettre en cause il y a quelques années en considérant que les petites communes n'avaient pas d'avenir on voit que quand ça va mal il est bien nécessaire au pays et puis moi je suis conseiller départemental je sais aussi en effet que dans ces moments-là c'est les services des routes les services routiers du département qui sont en première ligne aussi les pompiers qui dépendent également du département et aussi vous voyez souvent le département est remis en cause aussi vu de Paris on se demande à quoi ça sert les petites communes les maires des équipes municipales dans des petits villages et le département on s'aperçoit que quand la France va mal le département et la commune ce sont les vieux réflexes qui permettent d'assurer la solidarité avec la population on est à quelques semaines des élections municipales donc un petit mot amical ici pour les maires Péricourdin pour les maires de Dordogne leurs équipes municipales qui sont sur le terrain qui n'ont d'ailleurs pas le temps de faire campagne pour les municipales parce qu'ils pensent avant tout assurer la solidarité avec les populations en difficulté Il nous reste très peu de temps Max Brisson peut-être un mot plus politique sur les élections on a vu Bruno Retailleau se déclarer pour l'élection présidentielle de l'année prochaine en matière de timing pourquoi maintenant juste avant ces élections municipales précisément ?

Parce qu'après les élections municipales la presse parlera beaucoup des résultats des élections municipales et que c'était peut-être le moment pour Bruno Retailleau de dessiner son chemin il a fait je suis bien sûr à ses côtés ensuite la campagne sera longue il y aura des moments aussi où il faudra rassembler et discuter avec celles et ceux qui peuvent aussi prétendre à représenter nos couleurs mais c'était un moment particulier parce que justement c'est avant que la campagne municipale rentre pleinement en fonction et après les élections municipales on aura tout le temps de renouveler des conseils municipaux donc c'était certainement le moment de dire et j'étais de ceux parce que ça a interpellé beaucoup de gens pourquoi maintenant pourquoi cette déclaration là juste avant parce qu'il était temps que Bruno Retailleau sorte du bois remonte sur le cheval où certains avaient voulu le faire sortir le faire tomber lundi la semaine dernière quelques jours avant cette déclaration en réunion de groupe au Sénat moi j'étais de ceux qui ont dit Bruno tu dois remonter sur le cheval il a fait trois jours après donc moi j'étais satisfait c'est grâce à cause non non je n'ai pas dit ça parce que je n'étais pas je n'étais pas le seul à lui dire qu'on avait besoin de lui juste un mot juste pour vous parler des élections municipales Rachid Alati est encore au gouvernement aujourd'hui est-ce que c'est normal ?

candidate à la mairie de Paris évidemment d'abord c'est des questions qu'on se pose aujourd'hui qu'on ne se posait pas il y a quelques années je veux dire le fait d'être ministre d'être candidat je ne dis pas qu'il ne faut pas se poser ces questions mais je dis que ce n'est pas des questions historiques non c'est pas nouveau c'est pas nouveau il y a eu des premiers ministres qui étaient candidats à des élections on a eu des attentes qui sont différentes du passé on peut les prendre en compte je pense que Rachida Dati quittera le gouvernement lorsqu'il y aura un remaniement vous ne lui dites pas maintenant il faut y aller il faut partir non parce que je pense comme vice-président de la commission de la culture j'ai bien l'impression d'avoir un ministre de la culture face à moi lorsqu'il s'agit de traiter des sujets je peux vous dire qu'elle répond présent elle est toujours ministre de la culture elle n'est pas juste candidate elle est ministre de la culture pleinement je peux en témoigner comme vice-président de la commission de la culture et sur tous les sujets et sur beaucoup de sujets et j'ai l'impression aussi quand je regarde l'actualité qu'elle est aussi très présente auprès des parisiens et je lui souhaite beaucoup de chance et beaucoup de succès ça peut être un maire de Paris qui incarne l'alternance en termes d'objectifs disons plus nationaux pour votre parti sur la municipale voilà une victoire ça serait quoi à l'échelle nationale garder la ville de Nîmes quels sont les objectifs moi je vais vous décevoir parce que moi je vis les élections municipales tellement différemment moi je vis les élections municipales comme on les vit allez peut-être en 30 000 de nos 35 000 communes chez moi les élections municipales elles sont politiques dans 3-4 communes et encore et encore vous savez les listes sont de plus en plus apolitiques les listes sont des listes de rassemblement vouloir lire dans le mar de café à travers les élections municipales des élus sur la politique nationale c'est ancien mais on sait comment ça marche chaque parti fixe des objectifs c'est totalement dépassé excusez-moi vous avez des donc il n'y a pas d'objectif aujourd'hui chez LR en matière de est-ce qu'on se rend compte que quand un maire est LR dans sa liste il y a des gens de gauche quand un maire est socialiste dans sa liste il y a des gens de droite qu'on est dans une autre période et que les élections municipales sont à nouveau municipalisées comme autrefois d'ailleurs et qu'il y a eu une période de politisation des élections municipales alors je sais qu'au lendemain des élections municipales on tirera beaucoup de conclusions politiques on s'aperçoit que ces conclusions politiques sont particulièrement erronées on s'apercevra peut-être d'ailleurs aux sénatoriales qui suivront alors vous parlez du Sénat peut-être un mot sur l'agenda parlementaire l'agenda parlementaire jusqu'à l'été est enfin connu le texte fin de vie reviendra en deuxième lecture au Sénat après les élections municipales quel va être le rôle précisément du Sénat est-ce que le texte va être examiné ou il va être rejeté enfin pas comme d'ailleurs parce que vous l'avez vidé de sa substance la dernière fois est-ce qu'il va être rejeté ou est-ce qu'il va être examiné par les élus ?

je pense qu'il sera examiné et personnellement je souhaite qu'il soit examiné c'est un texte qui là aussi ne répond pas des logiques partisanes il répond des logiques de conscience personnelle donc oui je pense qu'il est nécessaire qu'un débat ait lieu le débat a eu lieu au Sénat en commission et dans l'hémicycle après les conclusions ont été parfois incomprises dans la mesure où les votes pour ou contre répondaient à des logiques quasiment opposées je pense qu'il faut reprendre le débat parce que pendant le débat au Sénat il s'est dit des choses et je pense d'ailleurs que ça se ressentira dans les débats à l'Assemblée nationale le texte va continuer d'évoluer le débat va continuer d'avoir lieu et sur ce sujet qui est un sujet de conscience je pense qu'il est bon qu'on ait un débat approfondi et qu'il y ait évolution des positions de chacun pas de sabotage du Sénat sur ce texte on l'aura compris ça ne serait pas à la hauteur du Sénat merci beaucoup Max Brisson merci d'avoir répondu à mes questions merci Clémentine on se retrouve dans 20 minutes on va parler de quoi ?

33:25
Invité

on va parler d'un sondage qui dépré de la chronique dans la ville de Nice

33:27
Présentateur

génial ça va vous intéresser tout de suite c'est Cécile Duflo qui me retrouve sur ce plateau et bonjour Cécile Duflo installez-vous directrice générale d'Oxfam France ancienne ministre du logement ancienne patronne d'Evers votre dernier livre s'intitule Gagnon il est disponible aux éditions Les Petits Matins Oxfam publie plusieurs rapports à l'approche des municipales on va en parler dans quelques instants avec vous vous connaissez Fabrice Fabrice Vesser-Redon qui m'accompagnera dans cette interview rédacteur en chef du bureau parisien du groupe Ebra mais d'abord on commence évidemment à cette actualité très politique l'affaire Quentin Derang ce militant nationaliste mort en marge d'une conférence à Sciences Po Lyon l'enquête progresse neuf suspects dont l'assistant parlementaire du député LFI Raphaël Arnaud ont été interpellés est-ce que comme Sébastien Lecornu si c'est du flot vous dites LFI doit faire le ménage dans ses rangs

34:32
Invité

d'abord moi comme vous l'avez dit je dirige une ONG qui s'appelle Oxfam donc on ne participe pas aux débats partisans et encore moins quand ils prennent des dimensions très tendues la seule chose que je veux dire c'est que la violence est toujours toujours un échec et que ce qui s'est passé à Lyon s'inscrit dans une longue histoire il y a eu il y a un peu plus de 10 ans dans des conditions un peu similaires la mort de Clément Méric c'est-à-dire des bagarres et les bagarres c'est dangereux et donc c'est évidemment tragique regrettable et condamnable ce qui s'est passé à Lyon

35:04
Présentateur

mais je pense qu'il faut juste il y a quand même une spécificité là il y a un assistant parlementaire qui est visible l'enquête progresse qui est visiblement impliqué est-ce que par exemple Raphaël Arnaud le député Raphaël Arnaud peut conserver son poste à l'Assemblée nationale et dans le groupe

35:19
Invité

je vais vous redire que ça n'est pas ma fonction ici devant vous ce matin de dire ça je dis juste qu'il faut essayer de laisser les choses aller jusqu'au bout je viens d'une ancienne époque du XXe siècle où on attend peut-être que c'est plus facile et qu'il y a une pression y compris chez vous les journalistes qu'il y ait des polémiques qui soient alimentées en permanence et immédiatement mais est-ce qu'on peut juste attendre que l'enquête aille à son terme visiblement elle avance vite et effectivement chacun devra assumer ses responsabilités et tout le monde tout le monde doit assumer ses responsabilités quelles que soient ses fonctions et c'est qui tout le monde ?

y compris un parlementaire y compris un ministre quand ils sont mis en cause ou pas ils doivent rendre des comptes c'est tout de manière la plus simple possible mais là pour l'instant c'est le temps du travail de la police et de l'enquête puis ce sera le temps de la justice

36:05
Présentateur

alors on voit quand même que beaucoup de responsables politiques pointent du doigt la responsabilité même indirect de la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon vous vous dites qu'il n'y a pas de responsabilité ce matin ?

36:14
Invité

en fait je vous redis c'est la troisième fois que je n'ai pas à m'exprimer vraiment sur ce sujet là je vous réponds sur le fond parce que je trouve que le fond est important c'est à dire que la conflictualité non mais pardon

36:25
Présentateur

vous ne répondez pas vraiment à la question vous êtes politique vous êtes ancienne ministre vous êtes ex-patronne des Verts exactement c'est pour ça que pardon

36:33
Invité

de vous dire que je ne suis pas voilà je ne suis peut-être pas à la mode mais je pense que le temps de l'enquête c'est un temps important et donc commencer à dire ce qu'il faudrait faire s'il s'était passé ça ou s'il ne s'était pas passé ça depuis hier les choses avancent il y a un certain nombre d'éléments qui sont donnés moi je suis consternée je vais vous dire consternée par le fait que qui que ce soit donne des coups de pieds à la tête de quelqu'un à terre je trouve ça absolument inacceptable dans aucune circonstance et je n'ai aucune tendresse ni aucune affection particulière pour ceux qui considèrent que la violence peut être un outil politique je ne le pense jamais la violence ça produit quoi ?

de la violence et de la dévastation toujours en tout lieu en tout temps

37:16
Présentateur

si on prend un peu de hauteur c'est ce que vous souhaitez faire on l'entend et de calme on vient de la même époque est-ce que vous considérez que c'est un nouvel incident regrettable j'ai bien entendu le mot regrettable tout à l'heure entre deux bandes radicalisées ou ça traduit une fracture plus profonde de notre société à quelques mois des municipales et à un peu plus d'un an de la présidentielle ?

37:41
Invité

ce que je vous disais c'est comme je regarde les choses avec un peu de recul je me souviens ce qui s'est passé au moment de la mort de Clément Méric la situation était exactement la même exactement inversée mais tout aussi tout aussi j'allais dire consternante il y a un goût pour la bagarre il faut le dire un goût pour la bagarre et pour l'affrontement ce que vous nous dites

38:00
Présentateur

c'est qu'il n'y a rien de neuf en fait

38:01
Invité

en tout cas ce que je constate c'est que ce n'est pas la première fois que ça arrive ça ne veut pas dire qu'il n'y a rien de neuf ça veut dire que ce n'est pas la première fois que ça arrive est-ce qu'il y a un niveau de tension qui augmente et qui se traduit dans la vie politique plus classique oui parce qu'à l'époque il y a un peu plus de 10 ans il n'y avait pas eu ce niveau de conflictualité à l'Assemblée Nationale est-ce que c'est parce que les choses se sont davantage tendues et effectivement c'est vrai que avoir un député qui a été un des fondateurs d'une organisation qui a été dissoute

38:30
Présentateur

on passe un cap ça pose question

38:34
Invité

en tout cas pour le coup ça n'existait pas il y a 10 ans c'est ça que je veux dire donc c'est pour ça qu'en revanche je pense que c'est important d'être prudent vous savez c'est pas une valeur absurde et c'est pas le refus de répondre

38:44
Présentateur

et il y a la présomption d'innocence on le rappelle

38:46
Invité

ce matin c'est même pas ça là pour le coup c'est juste l'enquête

38:50
Présentateur

oui mais parce que

38:51
Invité

vous pouvez dire la présomption d'innocence jusqu'à avant la cassation François Fillon disait qu'il n'était pas encore définitivement condamné c'est pas la même chose quand vous avez eu deux procès ou même quand il y a le résultat d'une enquête qu'elle soit journalistique ou qu'elle soit policière là on n'est même pas au moment où il y a le résultat d'une enquête donc je pense y compris et je le dis pour le coup si vous voulez que je dise des choses je pense que les ministres en charge devraient être plus prudents dans leur expression sur un certain sujet je pense que c'est leur responsabilité de ministre là aussi je viens d'un temps où il y a un certain nombre de principes qui s'impliquent à tous quelles que soient les étiquettes politiques et je pense que ça participe aussi de l'apaisement du débat public dont on a besoin ça c'est certain pour pouvoir aussi se concentrer sur les sujets parce que j'imagine et je vois bien à quel point la vie politique se focalise sur un débat qui chassera l'autre parce que peut-être que dans une semaine vous n'en parlerez pas du tout alors que là vous allez en faire la moitié de votre émission mais les inondations vont continuer le dérèglement climatique va continuer l'aggravation des inégalités sociales va continuer et je pense que si on veut apaiser la société il faut s'attaquer vraiment à des choses qui la travaillent en profondeur ce qui ne veut pas dire que la justice et la police ne doivent pas faire leur travail et le plus sérieusement possible sur des événements violents

40:02
Présentateur

En un mot et je termine là cette gauche c'est pas la vôtre

40:05
Invité

Pardon je ne voudrais pas être désobligeante avec vous et considérer que aussi certains journalistes participent de l'affaiblissement de ce débat public

40:13
Présentateur

Excusez-moi Cécile Default il y a une actualité qui est quand même dramatique quelqu'un est mort et que vous avez toujours été une femme engagée Vous êtes une femme engagée Vous êtes marrant

40:22
Invité

votre question c'est cette gauche n'est pas la vôtre

40:24
Présentateur

laquelle gauche ? Je parle de la jeune garde notamment le mouvement antifasciste de manière générale D'accord

40:30
Invité

est-ce que j'ai jamais été dans un mouvement antifasciste ? Non Est-ce que j'ai jamais enfin vous vous rendez compte de l'absurdité des questions que vous posez je suis désolée de vous le dire mais je pense que la vie politique c'est une interaction entre les responsables politiques qui participent notamment pour certains d'entre eux de la dégradation du niveau du débat politique mais aussi des médias je suis sur une chaîne comme Public Sénat et vous êtes en train de me poser la plus politicienne des questions alors que je vous ai dit trois fois que je dirige une ONG et que mon sujet Invitez quelqu'un d'autre Invitez quelqu'un d'autre

41:01
Présentateur

On va parler de votre rapport on vous invite pour ce rapport Cécile Default mais quand vous êtes une figure vous êtes une figure de la gauche vous êtes une figure de la gauche certains disent même que vous avez des ambitions présidentielles je ne peux pas ne pas vous poser une question sur un meurtre qui agit toute la France depuis quelques jours

41:18
Invité

Vous vous rendez compte que le sujet c'est que je ne donne pas la réponse que vous aimeriez que je donne c'est-à-dire une réponse

41:26
Présentateur

Ma réponse c'est dire pardon

41:29
Invité

et je trouve ça dommage et j'utilise un terme modéré que les ministres que le débat politique ne prennent pas le temps minimal je ne vous dis pas d'attendre 10 ans de procès mais le temps minimal de l'enquête et il sera tout à fait temps et peut-être d'ailleurs que l'enquête va montrer des liens plus profonds plus graves entre les uns et les autres possiblement peut-être peut-être que l'enquête va complètement innocenter quelqu'un dont le nom a été mis en pâture depuis des jours ou au contraire considérer que c'est lui le responsable mais est-ce qu'on peut pour avoir une réaction posée sur un sujet précis attendre d'avoir des éléments stabilisés c'est quand même c'est la base Alors l'autre grosse actualité

42:06
Présentateur

Cécile Duflo c'est effectivement la France qui a les pieds dans l'eau la France inondée avec ses crues exceptionnelles qui touchent actuellement presque tout le territoire et vous publiez donc avec Oxfam un rapport sur les villes résilientes c'est-à-dire des villes qui protègent les habitants des effets du dérèglement climatique quand vous voyez tout ce qui se passe c'est cru exceptionnel vous dites les dégâts auraient pu être évités quelle analyse vous portez là-dessus ?

42:27
Invité

Le premier rapport du GIEC établit que le principal risque du dérèglement climatique c'est le changement complètement du rythme du cycle hydrique c'est-à-dire des phases de grande sécheresse et des phases de pluie intense on y est c'est-à-dire qu'on y est c'est la réalité elle nous touche et la France est un des pays en Europe qui est les plus vulnérables face au changement climatique un quart de notre territoire c'est énorme est considéré et concerné par les inondations qui peuvent être des inondations durables et qui reviennent très souvent donc la question de l'adaptation est vraiment une question centrale et on est au moment des élections municipales et c'est effectivement pour ça qu'on a produit un rapport sur la dimension de résilience des villes parce que les élus et les candidats doivent absolument se mobiliser autour de ce sujet on ne peut pas dire bon il y a une inondation on nettoie on répare et on attend la prochaine parce que la prochaine si elle arrive deux ans après trois ans après c'est plus la même histoire donc on doit adapter le territoire français au changement climatique on doit protéger les habitants on doit les accompagner on ne doit pas les laisser seuls notamment face aux assureurs avec la difficulté aussi dans laquelle vont se trouver les assureurs on sait que le coût des catastrophes naturelles a explosé aujourd'hui c'est le budget catastrophe naturelle des assureurs c'est 2 milliards c'était 1 milliard pendant des années et des années peut-être on va vers 4 milliards donc le système risque d'être complètement fracassé on doit agir maintenant

43:55
Présentateur

quand vous regardez vous parliez des élections municipales effectivement vous regrettez que ce sujet ne soit pas plus présent dans le débat public

44:02
Invité

alors je pense qu'il est plus présent que ce qu'on pense au niveau local dans le débat parce que les gens s'inquiètent et se posent des questions et ils ont des raisons ils ont raison et aussi ils interpellent leurs élus et ce qui est intéressant dans le rapport qu'on a publié c'est qu'on montre qu'il y a des élus qui ont fait des choses d'ailleurs pour le coup de manière très ouverte sur les étiquettes politiques et il y en a d'autres qui sont dans l'attentisme ou au contraire ont pris des décisions notamment l'imperméabilisation des sols le fait de ne pas de continuer à construire dans des zones inondables qui vont mettre plus de gens dans une situation de fragilité

44:33
Présentateur

quelle est la ville la plus vertueuse en la matière si vous pouvez nous donner une ville parce que vous donnez beaucoup d'exemples dans votre rapport

44:40
Invité

justement en fait il y a beaucoup de villes qui sont concernées il y a beaucoup de villes qui ont travaillé sur par exemple la désimperméabilisation des sols c'est-à-dire le fait de faire en sorte que l'eau ne ruisselle pas parce qu'un des problèmes auxquels nous devons faire face aujourd'hui c'est des inondations entre guillemets sèches c'est-à-dire dans des endroits où il n'y a pas de rivière c'est pas la rivière qui déborde c'est l'abondance de précipitations qui n'arrive pas à être évacuée par les évacuations d'eau pluviale et qui fait monter le niveau de l'eau dans des rues qui sont parfois même très éloignées des rivières avec un danger pour les populations parce qu'avec des rez-de-chaussée qui peuvent être très rapidement idondées

45:16
Présentateur

une ville une mesure un exemple que les français comprennent

45:19
Invité

et bien Vernon par exemple

45:21
Présentateur

la ville de Sébastien Lecornu qui a été capable

45:25
Invité

de justement travailler sur la désimperméabilisation d'un certain nombre de sols et la création d'un parc

45:29
Présentateur

ça veut dire qu'il y a des solutions il n'y a pas que de l'anxiété il y a votre rapport

45:33
Invité

évidemment ce rapport est concentré exclusivement sur les solutions sur le diagnostic maintenant il est établi scientifiquement donc la question c'est qu'est-ce qu'on peut faire et ce qu'on peut faire c'est aussi travailler sur l'expansion des crues c'est la chose la plus prioritaire et là on sait que la meilleure des solutions c'est la nature c'est la nature qui est capable d'éponger le principal de la pluie qui tombe

45:59
Présentateur

pardon vous pouvez boire un peu d'eau on va parler on continue à parler des élections municipales il y a des sondages notamment du groupe Ebra qui annoncent une débâcle électorale pour les écolos dans plusieurs grandes villes je pense à Grenoble Lyon Annecy Besançon et Strasbourg je parle sous votre contrôle Fabrice qu'est-ce qui a été mal fait selon vous Cécile Duflo ?

46:18
Invité

on va peut-être attendre les résultats c'est bête non mais voilà

46:21
Présentateur

il y a quand même eu une prise de température c'est vrai il y a quand même une petite douche froide il faut quand même le reconnaître

46:27
Invité

c'est vrai que c'est compliqué c'est vrai que sur le papier effectivement un certain nombre de maires qui ont été élus lors de la vague verte des dernières élections pourraient ne pas être réélus si on regarde les résultats de l'élection mais ça va dépendre des électeurs les choses se rebasculent et moi je me souviens quand même très très bien pour le coup de l'élection du maire écologiste de Grenoble qui s'en va oui bien sûr mais quelques jours quelques jours avant son élection les sondages le montraient 10 points derrière le candidat en tête et que donc il n'avait aucune chance d'être élu donc je pense que y compris il y a une réalité c'est que un certain nombre de personnes ne sont pas encore complètement intéressées par les élections municipales je pense qu'il va y avoir une prise de conscience et une mobilisation plus tardive sur justement les enjeux qui vont motiver les électeurs parce que je pense que peut-être si je peux essayer de réfléchir de ce qui se passe les sondages qui ont été faits jusqu'à maintenant donnaient peut-être une coloration plus politique nationale d'une appréciation à l'égard de différentes orientations politiques qu'une réalité de l'analyse des politiques menées localement

47:31
Présentateur

dans certaines villes le sondage à bras était assez clair le mot qui revient souvent c'est brutal les transformations étaient trop brutales est-ce que vous reconnaissez qu'il y a eu peut-être une envie de faire vite de faire les choses vite parce que peut-être à cause du dérèglement climatique il faut faire les choses

47:45
Invité

alors déjà il faut faire les choses vite ensuite vous savez quand on parle de choses brutales par exemple transformer les écologistes on en parlait de la désimperméabilisation des sols par exemple des cours d'école ça a été fait beaucoup et par beaucoup de mairies écologistes mais par d'autres c'est ça qui est intéressant dans notre rapport c'est que ça n'est pas réservé aux écologistes et heureusement parce que ces politiques-là elles doivent être menées partout mais la création massive de pistes cyclables par exemple effectivement ça peut sembler brutal quand c'est fait de manière massive ou la transformation des transports en commun à Lyon mais ça ne veut pas dire que parce que ça a été fait rapidement ça n'est pas apprécié ensuite par les habitants et ça je pense que ce sera effectivement intéressant de voir les choses ensuite personne n'est exempt de critiques et c'est la démocratie qui s'exprime donc il y a des villes qui vont changer de main d'autres qui vont réélire leur maire et puis d'autres qui vont devoir choisir parce que les maires ne se représentent pas mais ce qui sera je crois intéressant c'est que j'écoutais votre intervenant précédent c'est qu'effectivement les gens se concentrent un peu sur les enjeux locaux pourquoi ?

parce qu'ils ont compris que sur certains sujets notamment sur l'adaptation au changement climatique le rôle des collectivités locales il est fondamental mais c'est aussi pour ça et c'est ce que dit notre rapport qu'il faut qu'elle soit accompagnée le plan national d'adaptation au changement climatique il fait l'impasse sur la nécessaire solidarité y compris financière que l'ensemble de la nation doit avoir avec les territoires les plus menacés

49:02
Présentateur

Autre sujet Cécile Duflo le salon de l'agriculture s'ouvre ce week-end à la porte de Versailles à Paris vous allez y aller ?

49:08
Invité

Oui je vais y aller j'ai été invitée notamment par une organisation qui s'appelle FEV qui travaille effectivement sur ces questions de transition agricole

49:16
Présentateur

Alors dans ce contexte le sénateur Laurent Duplomb a déposé une nouvelle proposition pour réintroduire deux pesticides qui font polémique dont l'acétamipride produit toxique pour les abeilles sur ce point vous dites pas de compromis possible hors de question d'avoir un compromis sur ce point ?

49:30
Invité

Enfin la mobilisation elle a quand même été très large elle se remobilise parce qu'il y a de nouveau une pétition je pense que ce sénateur il s'est dit que ça lui faisait un shoot de publicité donc il recommence mais c'est pas parce qu'on s'obstine à faire des erreurs que ça les rend légitimes

49:45
Présentateur

C'est pas dans le vent il y a aussi un besoin de certains cultivateurs

49:49
Invité

Alors il y a deux vraies questions un comment on fait pour faire en sorte que l'agriculture française aille bien sans empoisonner ni ses agriculteurs ni les consommateurs et deuxièmement comment on fait aussi pour protéger les consommateurs et les agriculteurs de produits qui eux ont été traités avec des produits qu'on n'utilise pas en France ça c'est un vrai sujet et je pense qu'il faut qu'ils soient sur la table et qu'il faut qu'ils soient en débat

50:09
Présentateur

Parce que les agriculteurs disent qu'il y a une distorsion de concurrence notamment certains produits

50:14
Invité

sont autorisés ailleurs et pas chez nous Oui et ça je vous le dis Oui et ça je vous le dis c'est un problème et je pense qu'il faut se poser cette question En revanche ce qui est sûr c'est que l'épandage des produits l'utilisation sur le sol agricole c'est une chose supplémentaire du fait qu'ils aient été utilisés pour la culture de certains produits et notamment ce sont je le redis les agriculteurs qui sont le plus exposés mais on ne peut pas ne pas regarder là aussi une autre réalité en face qui est une épidémie de cancer en France qui doit nous interroger parce qu'on sait que les causes sont très largement mélangées mais pour beaucoup liées à notre exposition à un certain nombre de produits toxiques dont les pesticides

50:50
Présentateur

Il nous reste très peu de temps quelques petites questions politiques votre nom revient souvent à gauche quand on parle Premier ministre quand on parle même parfois présidence présidentielle l'Elysée 2027 qu'est-ce que vous attendez pour vous déclarer candidate on voit des candidatures qui défilent toutes les semaines qu'est-ce que vous attendez

51:06
Invité

Peut-être ça je pense qu'il y a suffisamment de candidats moi ce que je crois pardon je sais que ça peut sembler désagréable à votre endroit mais je veux redire que j'ai beaucoup de respect pour ceux qui exercent des responsabilités politiques et j'ai beaucoup de respect pour la politique mais je pense qu'on peut faire les choses calmement je suis très flattée je vais le dire que mon nom revienne tout le temps je trouve qu'il y a une forme peut-être que je n'ai pas changé de reconnaissance j'allais dire postupe même si je suis toujours vivante mais sur aussi une autre une façon de faire de la politique qui est un peu de cohérence un peu de calme donc ça peut frustrer certains journalistes le matin mais

51:44
Présentateur

je m'en sens très bien je m'en suis sûr j'ai posé le matin parce que certains se posent à gauche

51:48
Invité

mais vraiment et puis par ailleurs je crois que nous on a besoin de tisser des liens là où je suis je vais peut-être vous répondre c'est que je crois qu'on a besoin face aux enjeux qui sont tellement compliqués dans un contexte géopolitique extrêmement brutal de travailler de façon assez large face au changement climatique il faudra une alliance extrêmement large pas seulement politique mais avec les entreprises avec les agriculteurs je le redis la France

52:11
Présentateur

c'est avec les progressistes vous parlez des progressistes

52:14
Invité

oui je pense que ceux qui ont notamment envie que le progrès d'aujourd'hui répare les erreurs du progrès d'avant qui nous a mis dans la situation dans laquelle on se trouve c'est un chantier passionnant et surtout ce que je crois c'est que nous sommes dans un pays qui en est capable on a fait des grands virages dans notre histoire on a été capable de grands changements le peuple français est capable de s'unir et de solidarité et j'ai vécu personnellement un des événements majeurs du changement climatique on parle d'inondations mais ce sont les méga-feux en Gironde

52:40
Présentateur

vous avez envie d'y aller

52:42
Invité

on vous écoute

52:45
Présentateur

les journalistes du matin on vous écoute

52:47
Invité

et on a l'impression

52:48
Présentateur

que vous parlez déjà au français

52:49
Invité

je crois en l'action politique je crois en l'action collective je crois en mon pays et je crois aussi qu'on peut être utile à plein d'endroits on peut être utile à plein d'endroits y compris moi et je l'ai vu dans ma propre vie j'ai travaillé 10 ans en entreprise pendant 10 ans j'ai fait de la politique ça fait 8 ans maintenant bientôt que je suis à la tête d'une ONG et je sais qu'on peut faire des choses pour son pays et aussi pour soi-même parce que moi je trouve ça très enthousiasmant d'oeuvrer pour la justice sociale d'oeuvrer pour la transition écologique

53:16
Présentateur

ça veut dire oui et oui éventuellement une primaire de la gauche éventuellement

53:20
Invité

alors pour le coup je vais vous dire je pense que le vrai sujet c'est de savoir qu'est-ce qu'on va faire ensemble et qu'il y a une petite faiblesse à croire qu'on va résoudre un problème de cohésion collective par une mesure technique mais ça je l'ai déjà dit je sais que ça fâche certains mais je continue de le penser et puis par ailleurs l'ancienne femme politique que je suis a vécu beaucoup de primaires avec des résultats disons

53:40
Locuteur

mitigés

53:41
Invité

non pas mitigés totalement ratés voilà foirés donc bon ça permet c'est un peu comme le sport vous savez quand on est en plein Jeux Olympiques moi je regarde les sportifs j'adore ça et ben les biathlètes ils travaillent ils regardent ce qu'ils ont fait ils reviennent sur leurs expériences moi il se trouve que j'ai un peu de recul sur ce qu'on a fait sur les choses qui ont marché

53:57
Présentateur

et les choses qui n'ont pas marché

54:01
Invité

et ce que je veux c'est vous l'avez dit c'est qu'on gagne et qu'on gagne pour les habitants de ce pays très largement avec tous ceux qui ont envie de justice sociale transformation écologique de sécurité et de protection voilà

54:11
Présentateur

merci beaucoup Cécile Duflo merci d'avoir répondu à notre invitation merci cher Fabrice de m'avoir accompagné pour cette interview on va voir ce qu'il fait la une au plus près de chez vous avec un focus sur les élections municipales à un mois du scrutin un chiffre sera scruté de près celui de l'abstention on le sait les jeunes ont tendance à moins se déplacer le jour du vote c'est pas le cas d'Alban 18 ans qui va pour la première fois déposer un bulletin dans l'urne son portrait est signé Céline Schmitt regardez dans le sixième arrondissement c'est à l'université catholique de Paris qu'Alban étudie en première année le droit la philosophie et les sciences politiques

54:48
Invité

un choix d'orientation qui était pour elle une évidence la politique c'est vraiment un sujet qui m'a toujours intéressée puisqu'on vit quand même en société il y a beaucoup de questions politiques qui vont s'imposer un peu à nous et j'ai eu la chance de par mes études aussi d'y être un peu confrontée et j'ai effectivement aussi la chance d'avoir des parents qui sont une famille qui est un peu politisée et donc on a beaucoup de débats aussi à la maison je pense que c'est ça aussi qui m'a beaucoup encouragé à aller vers là

55:13
Présentateur

ses 18 ans fraîchement célébrés elle votera pour la première fois en mars prochain lors des élections municipales un droit citoyen

55:21
Invité

qu'elle a hâte d'exercer j'ai longtemps attendu mes 18 ans notamment pour le droit de vote c'était vraiment quelque chose de très important pour moi j'ai toujours eu beaucoup d'intérêt c'est vrai que j'avais aussi une frustration par rapport au fait de ne pas pouvoir voter pendant longtemps pour moi on ne peut pas prétendre vivre en démocratie ou critiquer la politique et la vie politique qu'on a actuellement si on ne s'y intéresse pas si on n'y participe pas

55:42
Présentateur

et justement autour d'elle

55:44
Invité

Alban sait que tous ses amis ne partagent pas son intérêt pour la politique alors pour convaincre ses anciens camarades de lycée elle a sa méthode c'est un peu mon petit combat du quotidien je vais vraiment essayer de sensibiliser certains de mes copains à du coup aller se renseigner aller lire les programmes pour pouvoir justement après aller voter à vérifier qu'ils sont bien inscrits sur les cartes électorales quand tu as une amie qui t'explique avec des termes que tu comprends avec des expressions que tu comprends dans la chose un peu plus attrayante je pense que ça peut les aider justement d'eux-mêmes après à aller se renseigner et creuser certains sujets avec ses camarades de promotion par contre les discussions tournent très vite autour de la politique ça va ça a été la journée ouais super et toi bah écoute la forme du coup vous m'êtes inscrits sur les lycées électorales c'est bon vous avez vérifié ouais moi je suis inscrite parce que c'est ma carte électorale ouais pour eux

56:34
Présentateur

l'abstention des jeunes n'est pas seulement le fait de leur indifférence j'ai l'impression que le débat public il se concentre un petit peu sur des choses illusoires très souvent et que déjà j'ai un petit peu la sensation que les politiques c'est un petit peu élitiste et donc presque déconnecté en fait de la vie qu'on peut avoir en tant que population et du coup si jamais on ressent ça un petit peu trop fortement comment est-ce qu'on peut considérer qu'ils vont pouvoir nous représenter

56:57
Invité

aux élections municipales de 2020 70% des 18-24 ans n'avaient pas voté au premier tour

57:04
Présentateur

et on continue cette couverture des élections municipales premier tour je le rappelle le 15 mars rebonjour Clémentine on parle des municipales dans la presse ce matin et notamment un sondage qui enflamme la ville de Nice

57:17
Invité

oui Eric Ciotti largement devant Christian Estrosi 41% des voix pour le président de l'UDR 31% pour le maire sortant horizon c'est le résultat d'un sondage réalisé par Cluster 17 et commandé par Politico et depuis hier il est vivement critiqué l'équipe du maire sortant dénonce une tentative de manipulation d'un institut de sondage selon eux connus et critiqués pour ses biais méthodologiques et sa tendance à surestimer les positions les plus radicales c'est ce que l'on peut lire dans leur communiqué de presse l'équipe de Christian Estrosi annonce avoir saisi la commission nationale des sondages afin qu'elle vérifie notamment la conformité méthodologique de cette enquête et le caractère non tendancieux des questions posées

58:03
Présentateur

direction l'est de la France avec des campagnes qui prennent de plus en plus le pli des réseaux sociaux

58:08
Invité

oui la carte des réseaux jouée à fond c'est le titre ce matin de l'union et ce même dans deux petites communes comme à Vousier Vousier c'est dans les Ardennes et l'une des candidates explique avoir passé deux ou trois heures sur sa première vidéo car les candidats des petites communes et bien ils ne sont pas remboursés pour leurs frais de campagne et donc ils n'ont pas d'agence de com ou de personnes qui s'occupent de la com tout est amateur et donc voilà malgré les maladresses et bien cette candidate remarque que ça marche quand même elle confie on était loin de penser que ça fonctionnerait autant la commune de Vousier compte à peine 4000 habitants et enregistre pourtant plus de 30 000 vues sur Facebook

58:47
Présentateur

alors on reste en région on va retrouver les amis de la presse régionale on va prendre la direction de Poitiers retrouver Delphine Blanchard journaliste à la Nouvelle République bonjour Delphine vous revenez dans vos pages sur la fusion des régions aujourd'hui

59:00
Invité

oui exactement alors que Sébastien Lecor il parle d'un nouvel acte de décentralisation on va revenir sur la fusion des régions qui a et bien figurez-vous déjà 10 ans petit retour en arrière c'est le 14 janvier 2014 que le président de la République d'alors François Hollande annonce dans une conférence de presse je cite sa volonté de réformer de réformer en profondeur l'organisation territoriale de la France voilà un bien grand mot et bien deux ans plus tard le 1er janvier 2016 les régions fusionnent et le Poitou-Charente pour ce qui nous concerne rejoint l'Aquitaine et le Limousin après moult hésitation en Poitou-Charente on passe de 4 départements à 12 de 55 élus à 183 élus régionaux la Nouvelle-Aquitaine avec ses 12 départements reconstitués c'est 84 000 kilomètres carrés soit la superficie de l'Autriche rien que ça c'est 6 millions d'habitants et surtout ce sont des identités qui n'ont pas grand-chose en commun il faut bien l'avouer puisque du nord au sud on part des Deux-Sèvres pour arriver au Pyrénées-Atlantique en passant par la Gironde et les Landes et tout à l'est on retrouve la Creuse et la Corrèze et avec tout ça il faut essayer de faire région

1:00:18
Présentateur

Qu'en est-il précisément de cette grande région Nouvelle-Aquitaine ?

1:00:23
Invité

En Poitou-Charente comme en Limousin on se sent avalé par la Gironde et son épicentre Bordeaux mais ce sentiment est-ce que c'est une réalité ?

Alors on est allé interroger des sociologues dans une série qu'on a écrite en 5 volets et ces sociologues nous confirment que la région de toute façon c'est une construction purement administratif des années 70 il ne faut donc absolument pas s'inquiéter si on n'arrive pas à faire identité régionale que les caractéristiques identitaires de toute façon même à l'échelle de Poitou-Charente s'étaient disparates en effet qu'avaient en commun Poitiers, New York ou La Rochelle à l'époque du Poitou-Charente finalement il faut l'avouer pas grand chose aujourd'hui encore par exemple le département des Deux-Sèvres il est plutôt tourné vers la Vendée qui elle appartient à la région des Pays de la Loire et en revanche on a interrogé les élus et ce qui est intéressant c'est qu'ils estiment que cette grande région comme ils l'appellent tous elle a quand même permis de réaliser des projets de grande ampleur à plusieurs millions d'euros le budget du Poitou-Charente à l'époque c'était 660 millions d'euros aujourd'hui la Nouvelle-Aquitaine c'est 3,3 milliards alors certes à partager entre 12 départements mais dont la puissance financière est absolument incomparable élus de la majorité socialiste d'Alain Rousset ou élus de l'opposition sont tout à fait d'accord sur ce point-là et à 183 élus arriver à faire cause commune c'est remarquable et puis pour l'ancrage local les 183 élus comptent sur les prochaines élections municipales parce qu'en fait 35 élus de la région sont en parallèle maires de leur commune et 55 sont adjoints ou conseillers municipaux le cumul des mandats vous le voyez Steve a encore de très beaux jours devant lui

1:02:04
Présentateur

Effectivement merci beaucoup Delphine Delphine Danchard journaliste à la Nouvelle République merci d'avoir été avec nous ce matin Clémentine on va faire un tour de la presse régionale ce matin évidemment on parle beaucoup des inondations ces inondations effrayantes

1:02:18
Invité

Oui et on est ici à Chefs ça va s'afficher regardez cette une impressionnante où on voit les habitants qui se déplacent en bateau dans leur quartier alors un quartier qu'on a du mal à reconnaître puisque en fait les bosquets les routes les jardins sont noyés les maisons beignes et résultat regardez cette autre une de la Charente libre où un habitant a de l'eau jusqu'au genou dans sa cuisine il faut savoir que c'est la troisième fois en six ans que la Charente connaît une crue significative et West France se demande ce matin comment éviter ces crues à répétition avec plusieurs pistes de réponses de solutions d'abord désimperméabiliser les sols donc les rendre plus imperméables moins artificialisés et puis créer des zones humides des zones tampons inondables et puis surélever les bâtiments ou prévoir un rez-de-chaussée inondable

1:03:07
Présentateur

un autre événement climatique d'ampleur a touché le nord de la France c'était lundi je crois

1:03:11
Invité

oui et ça s'est passé en trois minutes c'est le titre de la voie du nord ce matin c'est à Coursoir près de Maubeuge lundi soir une tornade a balayé le bourg les vents auraient atteint 130 km heure alors pas de blessés heureusement mais des dégâts matériels importants un couple de la commune témoigne on a vu des éclairs et puis on a entendu de gros coups de vent la toiture la cheminée le garage se sont effondrés ça s'est passé en trois minutes on n'a pas retrouvé le portail en bois ces micros événements sont toujours très difficiles à prévoir pour Météo France mais il faut savoir vous ne le savez peut-être pas mais le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie sont des régions à risque pour les tornades

1:03:50
Présentateur

la loi sur la fin de vie est de nouveau examinée à l'Assemblée nationale depuis lundi après le rejet du texte fin janvier par le Sénat

1:03:55
Invité

oui laisse-t'éclair il consacre sa une ce matin avec le témoignage poignant d'une jeune femme de 25 ans atteinte d'une maladie neuromusculaire et qui demande le droit de pouvoir mourir en France alors qu'elle commence ses démarches en Belgique alors elle suit avec attention les débats sur le texte et notamment sur les soins palliatifs dont elle aimerait bénéficier mais seulement si un médecin pouvait lui administrer un produit létal elle explique si l'on acceptait ma demande de sédation profonde il faudrait soit débrancher mon respirateur soit arrêter de m'alimenter et elle conclut en disant je ne suis pas sûre que mourir de faim ou de soif soit la meilleure façon de mourir

1:04:33
Présentateur

et rapidement Clémentine direction le sud de la France sur les bords du Laisse à Montpellier les restaurateurs qui tirent la sonnette d'alarme

1:04:39
Invité

le Midi Libre est allé à la rencontre du patron de Léon Fiche Brasserie qui vient de baisser le rideau et pour l'ex-gérant le contexte économique tendu et la fermeture régulière des bords de Laisse lors d'événements climatiques les contraignent fortement et ils déplorent aussi le manque de soutien des collectivités il faut savoir que c'est le troisième établissement à fermer ses portes sur les bords de Laisse

1:05:03
Présentateur

Merci beaucoup Clémentine Clémentine Louise on va tout de suite revenir sur cette affaire qui embrase la classe politique il s'appelait Quentin Deran qui n'avait que 23 ans militant nationaliste et identitaire il est mort après avoir été passé à tabac par la mouvance antifasciste lyonnaise l'enquête progresse elle progresse mais peut-être moins vite que les réactions politiques regardez ce sujet il est signé Jérôme Rabier on en parle juste après 5 jours après les coups ayant conduit à la mort de Quentin Deran qu'à Lyon une vague d'arrestations a eu lieu hier soir ce sont 9 personnes qui ont été interpellées et placées en garde à vue dans l'enquête ouverte pour meurtre association de malfaiteurs et violences aggravées parmi eux un assistant parlementaire du député insoumis Raphaël Arnaud fondateur de la jeune garde groupe antifasciste fondé à Lyon une proximité entre ce groupuscule et la France insoumise qui entraîne l'affrontement sur le terrain politique après une minute de silence à l'Assemblée la séance de questions au gouvernement a viré au bras de fer entre LFI et le gouvernement

1:06:06
Raphaël Arnault

Aucun insoumis n'est impliqué ni de près ni de loin dans ces violences et si nous combattons l'extrême droite et les groupuscules fascistes violents autour d'elle c'est précisément car il glorifie la mort et la brutalité érige le racisme en principe et qu'il n'y a pas plus anti-républicain que cela

1:06:24
Présentateur

Il est temps que vous fassiez le ménage madame la présidente Panot le ménage dans vos propos le ménage dans vos idées et surtout le ménage dans vos rangs depuis de nombreux mois il y a une multiplication de prises de parole qui sont d'une violence inouïe qui sont parfois à caractère antisémite et désormais qui laissent justement de l'ambiguïté sur la violence Le Premier ministre a redemandé hier soir aux insoumis de faire le ménage dans leur rang après les interpellations l'enquête doit maintenant déterminer les responsabilités des interpellés leur garde à vue peut durer 96 heures on saura donc d'ici samedi quelle suite judiciaire sera donnée les enquêteurs disposant de nombreuses vidéos ainsi que des témoignages de riverains et on va débattre de ce sujet qui embrasse qui enflamme la classe politique bonjour chère Françoise Degoy bonjour mon cher Steve vous êtes éditorialiste politique vous êtes en face d'Hubert Coudurie directeur de l'information du télégramme bonjour Hubert bonjour Steve ce qu'on voit c'est qu'il n'y a pas de temps de deuil tout de suite la classe politique qui s'embrasse est-ce que ça vous surprend Françoise ?

non ça ne me surprend plus mais j'ai presque envie de dire vous savez il y a quelque chose qui m'écœure là-dedans d'abord parce que quelles que soient les causes pour lesquelles militaient Quentin quelles que soient les circonstances avant pendant après la réalité c'est que il y a un fait intangible c'est la mort de ce jeune homme et on ne peut pas mourir sur un trottoir glacial parce qu'on défend des idées politiques que moi je ne défends pas mais ça n'est pas le sujet ça c'est le premier point et ce point là est fondamental et ce point là est finalement battu en brèche depuis 48 heures par une classe politique qui ne se tient plus et je dis bien qui ne se tient plus et qui est absolument honteuse j'ai envie de dire et ce n'est pas mon genre moi je ne suis pas populiste ce n'est pas mon truc non non vraiment je vais finir hier l'Assemblée nationale Mathilde Panot défend l'indéfendable on ne compare pas les morts on n'est pas en train de faire de tenir des comptes dépiciers sur combien a tué l'extrême gauche et combien a tué l'extrême droite la défense d'LFI est tout à fait indigne on va parler d'LFI mais là juste de manière générale et le cornu et Sébastien Lecornu je termine et Sébastien Lecornu lui aussi se fait plaisir parce qu'il est Premier Ministre on ne fait pas cela dans ce moment je crois que Berne n'est pas d'accord je ne vois pas pourquoi on t'apprait systématiquement sur la classe politique la défense de la France Insoumise n'est pas une défense c'est une forme d'évitement Mathilde Panot a été ridicule hier à l'Assemblée et Sébastien Lecornu qu'on ne connaissait pas dans ce registre a adopté finalement une attitude assez ferme je pense quand même qu'il y a une forme de réalignement aussi du spectre politique puisque le chef de l'État a donné le ton ce week-end en parlant de la France Insoumise de l'antisémitisme et donc Lecornu il est un peu dans cette veine-là mais vous ne trouvez pas qu'effectivement il y a un embrasement ou voilà bien sûr que les politiques se font un peu plaisir aussi avant les élections je ne pense pas qu'ils se fassent plaisir on est dans un moment de bascule où effectivement la France Insoumise est en grande difficulté et il est évident que la droite mais ce qui est plus nouveau le centre en profite pour essayer de les enfoncer parce qu'effectivement ils n'ont pas les réponses appropriées ils auraient dû tout de suite réagir dénoncer le comportement de l'assistant parlementaire qui alors ce n'est même pas à eux qui ont pris la décision ça a été pris par la présidente de l'Assemblée madame Yaël Bouronne-Pivet de l'exclure de l'Assemblée donc je trouve que moi je ne suis pas pour taper sur la classe politique en permanence je pense simplement qu'il y a un événement qui est tragique et on pense tous à ses parents mais il y a des conséquences politiques qui vont suivre bon Hubert moi j'entends ce que vous dites vous avez absolument raison je ne suis pas du tout moi je défends toujours les politiques dans leur valeur intrinsèque donc je ne suis pas du tout une populiste je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites Emmanuel Macron sauf le respect que nous avons à lui n'a pas à dire qui est d'extrême gauche ou pas moi je considère que la France insoumise est d'extrême gauche c'est pas lui qui l'a dit c'est le conseil de l'État non non c'est lui c'est le président de la République qui fait cette déclaration et qui dit je considère oui bien sûr que la France insoumise est d'extrême gauche bien avant que Quentin trouve la mort ça c'est le premier point le deuxième point c'est qu'il faut être un peu une buse et complètement aveuglé par le petit landerneau médiatique et politique pour penser une minute pour penser une minute que LFI à un moment donné ne va pas tirer les bénéfices de cela ce qui est en train de se passer tirer les bénéfices de cette affaire bien sûr parce que la polarisation mais c'est pour vous la façon dont nous polarisons de façon débile de façon débile au sens premier du terme c'est pas comme on dit débile entre nous de façon idiote nous polarisons au lieu d'essayer de trouver une voie du milieu une explication apaisée attendre l'enquête je n'enlève rien de la responsabilité de l'assistant parlementaire je n'enlève rien de la réaction indigne de Jean-Luc Mélenchon dans le premier tweet il me reçoit il m'a pas regardé mais puisque vous parlez de ça je termine alors oui terminez rapidement laissez-moi parler aussi non non c'est pas une allocution ce n'est pas une allocution je vous explique jusqu'au bout de ma pensée parce que j'en ai ras-le-bol et des raccourcis je vous dis juste qu'il est impossible de ne pas comprendre qu'il y a une polarisation que l'extrême droite pas nouveau c'est pas nouveau il y a toujours eu des groupus je termine Hubert l'extrême droite et l'extrême gauche sont en train de se choisir sont en train d'installer cette espèce de doublément qui élimine tout ce qu'il y a au milieu et je ne veux pas tomber dans ce cas alors on va écouter Jean-Luc Mélenchon je vous donne la parole tout de suite Hubert Jean-Luc Mélenchon qui a rejeté les accusations visant son parti il a dénoncé aussi l'attitude du Premier ministre Sébastien Lecornu écoutez Jean-Luc Mélenchon

1:12:24
Invité

regardez apprenez méditez pas de surenchère aujourd'hui même alors que nous sommes sous les coups des accusations les plus grotesques les plus ridicules les plus injustes les plus dangereuses pour nous personnes de notre côté nous ne cédons pas à la facilité

1:12:45
Présentateur

il prône l'apaisement oui bien sûr le problème c'est que il était un peu déjà sur cette tendance puisque je l'ai entendu dire à Sébastien Chenu vous avez dit 10 ans d'avance sur nous en matière de dédiabolisation sauf que là il replonge dans une image détestable entretenue par un certain nombre d'événements leur attitude après le 7 octobre etc il y a toujours eu des groupuscules la différence c'est que le Rassemblement National essaie de se tenir à l'écart de ces groupuscules alors bien sûr il y a des rechutes il n'y a pas toujours réussi bien sûr il y a des rechutes il y a des brebis galeuses qui sont pointées par la presse etc mais ils font un effort il y a une volonté chez eux pas du tout et c'est là que ça pose problème parce que ça bouscule toute la gauche en fait parce que la gauche elle a une stratégie d'alliance plus ou moins inavouée mais malgré tout on pensait quand même à la fusion des listes au deuxième tour et là

1:13:37
Invité

le fait que la France insoumise replonge dans ses démons dans cette espèce de volonté

1:13:43
Présentateur

de stratégie du chaos etc ça pose un problème politique et derrière tout l'énervement et tous ceux qui se réjouissent d'avoir été longtemps ostracisés

1:13:53
Invité

et qui disent ben vous voyez maintenant vous ne pouvez pas dire il y a d'un côté l'extrême droite et puis il y a l'FI qui n'est pas d'extrême gauche non ils sont finalement aujourd'hui rejetés un peu dans la même opprobre

1:14:03
Présentateur

et bien aujourd'hui les lignes politiques sont en train de bouger est-ce que ce sera durable je ne sais pas l'actualité politique va tellement vite qu'on ne peut pas savoir et il y a une volonté qui m'avait frappé chez Jean-Luc Mélenchon l'autre jour je regardais avec Jean-Noël Barraud sur les questions internationales il y a une volonté chez lui de se représentialiser et là c'est raté c'est raté parce qu'il est dans le déni et ça ne trompe personne je vous donne la parole on va écouter Rachid Haddati qui justement essaye de tirer les conséquences de toute cette affaire c'était sur RTL ce matin écoutez là

1:14:39
Invité

moi ce qui me frappe c'est que là effectivement on pointe Jean-Luc Mélenchon et d'autres mais toute la gauche est concernée le nouveau Front Populaire je vous invite à regarder quels étaient leurs soutiens ils ont tous été élus avec le soutien de la jeune garde c'est sur leurs affiches et sur leur site donc moi je veux bien qu'on puisse cibler évidemment uniquement et les filles et les filles mais c'est plus large que ça le nouveau Front Populaire c'est toutes les mouvances de gauche y compris la jeune garde elle est sur le site et elle est en soutien à tous ceux qui ont été élus à gauche sous la bannière nouveau Front Populaire

1:15:16
Présentateur

ça devient une affaire pour toute la gauche elle est très marrante Rachid Haddati et là je vais la lever comme une bleue vous savez qui c'est qui a tweeté ça quand même cette nuit à minuit et demie Sarah Knafo tweet une affiche où on voit Emmanuel Grégoire en 2024 et alors en dessous il y a la liste des soutiens et en dessous il y a la jeune garde et donc Rachid Haddati ce matin se précipite pour prendre cet argument est-ce que je montre moi les affiches avant que Génération Identitaire soit interdite le nombre d'affiches de Sarah Knafo de la droite extrême avec Génération Identitaire excusez-moi en 2024 on ne va pas refaire excusez-moi on ne va pas refaire l'histoire en 2024 la jeune garde n'est absolument pas interdite c'est une organisation militante de jeunesse de la gauche extrême refaire l'histoire aujourd'hui c'est absolument honteux je rappelle également à toutes fins utiles je rappelle également à toutes fins utiles qu'il y a des photos maintenant qui sont totalement construites en IA qui circulent sur internet où on voit Emmanuel Grégoire comme par hasard le candidat socialiste serrer la main de Raphaël Arnaud cette image n'existe pas elle est fabriquée donc je vous dis juste là où il y a un bras de fer électoral derrière je suis d'accord avec Hubert c'est par capillarité véritablement LFI cette affaire évidemment par capillarité abîme la gauche qui n'a pas à l'être ah donc vous êtes d'accord avec Pachet Haddati il ne faut pas dire

1:16:44
Invité

que Sarah Knafo représente toute la droite Sarah Knafo elle fait le buzz sur le plan médiatique

1:16:51
Présentateur

et Rachida reprend ses arguments elle est alliée à l'AFZ au Parlement européen donc la question n'est pas là la question c'est qu'en gros il y a eu une volonté des socialistes de s'émanciper de la France insidise dont ils ont besoin dont ils ont eu besoin pour se faire élire mais ça va au-delà des socialistes puisque ça concerne aussi le cordon sanitaire dont a profité un certain nombre de députés du bloc central et donc aujourd'hui après les efforts qui ont été faits

1:17:20
Invité

et il faut bien reconnaître qu'Olivier Faure a plutôt bien manœuvré à l'Assemblée il a obtenu ce qu'il voulait en matière budgétaire de façon excessive à mon avis

1:17:27
Présentateur

mais en tout cas ils ont réussi ils ont réussi à sortir par le haut de cette séquence Olivier Faure à s'affirmer et aujourd'hui on est dans une séquence électorale puisque les municipales c'est demain et donc la question des alliances se repose je suis désolé la France insoumise c'est pas comme le parti communiste à l'époque de l'union de la gauche la France insoumise c'est un parti qui est quand même assez tongeant mais là où je suis d'accord avec Françoise c'est qu'en fait je ne suis pas certain que ça change grand chose sur leur électorat Bon les élections ministériales qui arrivent Non mais pour une part est en rupture de banc et qui de toute façon estime que ce qu'on est dans le complot et je ne suis pas sûr que ça change grand chose En revanche sur le positionnement des socialistes ils vont découvrir et là ça me fait assez plaisir ce que la droite subit depuis des décennies à savoir comment on se positionne par rapport à un parti extrême Alors Hubert je suis absolument d'accord avec vous sur je pense qu'ils ne vont pas découvrir vous regardez l'ensemble des villes d'abord toute l'alliance hors LFI est en tête dans toutes les villes et dans la pole position c'est le cas d'Emmanuel Grégoire à Paris Sophia Chiquirou ne décolle pas du 11-12 c'est le cas non mais c'est le cas à Toulouse c'est le cas où le parti socialiste peut embarquer la ville c'est le cas à Strasbourg c'est le cas à Lille c'est le cas à Marseille c'est le cas à Amiens si je prends des villes moyennes donc si vous voulez Marseille on verra la question je pense que les accords Vous dites que LFI c'est déjà un épouvantail pour une partie de la gauche et que ça ça n'a rien changé LFI n'a pas réussi alors ils vont expliquer ils théoriseront en expliquant qu'ils ont fait rentrer des gens dans les conseils municipaux pour le Sénat mais la réalité c'est que Jean-Luc Mélenchon a envoyé ses meilleurs sabreurs pour prendre les villes détenues par les socialistes et qu'il n'y arrive pas De Logu à Marseille plafonne à 13 c'est pas un bon candidat mais Chiquirou plafonne à 12 Big Bang est loin derrière le candidat social et je cite ces villes comme ça de mémoire donc la réalité c'est que la rupture elle est déjà faite et vous verrez que dans ces villes-là dans la quasi-totalité de ces villes-là il n'y aura aucun appel à LFI pour le second coup Juste pour continuer sur cette affaire le député Raphaël Arnaud donc fondateur de la Jeune Garde peut-il rester à l'Assemblée Nationale peut-il rester député on a posé la question ce matin à Yael Broun-Pivet la présidente de l'Assemblée Nationale écoutez c'est sur TF1

1:19:47
Invité

je suis extrêmement choqué de voir que quelqu'un peut être député tout en commettant des actes pas délictueux parce qu'il est accusé de rien au niveau pénal Raphaël Arnaud mais on voit bien qu'il y a toute une mouvance autour de lui qui est susceptible de toucher de près ou de loin à des actes violents le problème c'est que juridiquement et moi je suis là pour appliquer le droit et la loi et j'en suis garante je ne peux pas démettre un député de ses fonctions seul le Conseil Constitutionnel peut le faire

1:20:19
Présentateur

est-ce qu'il peut rester député il a le droit de rester député est-ce qu'il peut rester à l'intérieur du groupe La France Insoumise ? à mon avis non mais ce qui est compliqué si vous voulez quand vous regardez les groupuscules c'est que les groupuscules de droite sont plus faciles à identifier parce qu'ils sont en général assez centralisés et donc la police les connaît mieux

1:20:38
Invité

alors que l'extrême gauche c'est une nébuleuse il n'empêche ils ont refusé l'interdiction qui avait été décidée pour faire bonne mesure d'ailleurs avec les groupuscules d'extrême droite en juin 2025 génération identitaire basse non sociale etc et aujourd'hui finalement ils sont pris un peu la main dans le pot de convicture parce qu'en fait ils n'ont

1:21:01
Présentateur

vous parlez de la jeune garde oui ils n'ont jamais il n'y a jamais eu de prévention ils n'ont jamais dit un mot ils n'ont jamais il fallait quand même il faut voir le rôle que joue la jeune garde puis il y a une espèce d'aujourd'hui d'alliance avec des mouvements d'écologie radicale dans les campagnes on a vu ce qui s'est passé à Sainte-Solène dans les universités sur les campagnes cette radicalisation du débat politique elle est là et elle touche toute la société française on va rappeler quand même que la France insoumise a condamné la violence condamne de manière générale la violence en politique Emmanuel Bompard qui est le coordinateur de la France insoumise qui a fait un tweet c'était vendredi dernier pour condamner effectivement cette violence en politique Française vous vouliez réagir oui parce que pour le moment moi je veux bien qu'on est quand même dans un état de droit ça s'appelle et pour moi c'est pas quelque chose qui peut se piétiner et surtout pas dans la ferveur de plateau pourquoi j'aime ce plateau parce que nous restons normaux je regarde certains plateaux on est carrément oui non mais nous sommes raisonnables j'entends certains plateaux de radio et de télé si vous voulez ça devient du délire il faudrait tout de suite destituer Raphaël Arnaud je rappelle que Raphaël Arnaud moi je pense je pense quand même que la faute fondamentale c'est de l'avoir investie et que LFI l'est investie et pourquoi Jean-Luc Mélenchon a misé sur lui précisément parce que il y a toute une tradition parce que Jean-Luc Mélenchon vient du trotskisme enfin on dirait que vous oubliez tous ok il est passé par la machine à délapper du Sénat ça n'autorise pas tout je veux dire il y a une théorie il a toujours assumé les milices d'autodéfense etc c'est en cela qu'à un moment donné avec la gauche sociale-démocrate ça ne peut plus fonctionner donc ça c'est le premier point le deuxième point je ne vois pas pourquoi Raphaël Arnaud serait démissionné et Yael Brown-Pivet a raison de le rappeler nous ne sommes pas dans une dictature on verra s'il y a des échanges sur son portable s'il y a des échanges entre lui son collaborateur et un lien qui est fait et qui est avéré écoutez

1:23:02
Invité

arrêtez des échanges sur son portable avec son collaborateur c'est son collaborateur

1:23:06
Présentateur

est-ce que je peux terminer ma phrase bah non parce que là vous êtes le contraire de la réalité on ne peut pas finir des échanges avec son collaborateur vous êtes quand même délirant Hubert des échanges avec son collaborateur en lien avec la mort de Quentin vous pouvez laisser finir une phrase ou pas si vous avez ce type d'échange là évidemment qu'il sera impliqué mais ce n'est pas parce que son assistant est impliqué que Raphaël Arnaud et on rappelle que l'assistant aussi bénéficie de la présomption d'un édition c'est juste au début de cette enquête mais n'attendez pas le procureur est prudent

1:23:38
Invité

je peux le comprendre mais bien sûr le procureur est prudent mais je veux dire dès le début la France Insoumise a compris que c'était une affaire

1:23:47
Présentateur

extrinsale pour elle ils ont fait des twizz etc qu'est-ce que vous attendez d'avoir des messages de Raphaël Arnaud en disant ce qu'il fallait faire à son collaborateur parlementaire le lien est organique qu'on comprenne bien Hubert vous dites qu'il faut que Raphaël Arnaud démissionne c'est pour moi que je décide je ne suis pas finie la présidente de l'Assemblée écoutez le lien organique est évident ok entre un collaborateur ok d'accord vous avez vous êtes directeur d'une rédaction non non non Hubert stop vous êtes directeur d'une rédaction vous avez un journaliste qui est votre bras droit d'accord qui le week-end fait n'importe quoi et ce n'est pas encore prouvé et se retrouve dans un endroit où à un moment donné si vous voulez il y a quelqu'un qui meurt vous démissionnez il a porté des coups je veux dire mais vous avez un lien organique je n'ai pas de journaliste qui se bat pour qu'on avance mais juste le lien organique ne peut pas suffire de manière générale il nous reste très peu de temps encore une fois présomption d'innocence l'enquête progresse sur la violence en politique c'est pas nouveau et j'aimerais vous entendre là-dessus c'est pas nouveau à l'extrême gauche est-ce que là on est en train de passer un cap quelque chose qui n'existait pas encore avant Hubert et Françoise moi je pense

1:25:00
Invité

que la violence en politique ça n'est pas nouveau je pense simplement que cette affaire intervient dans un moment de bascule de réalignement du spectre politique le chef de l'État l'a bien compris parce qu'il était assez prudent jusqu'à présent et ça lui était reproché notamment on lui avait reproché de ne pas participer à la marche

1:25:19
Présentateur

contre l'antisémitisme et là ils ont changé de pied bon voilà c'est une bascule je ne dis pas qu'elle va être décisive pour les prochaines échéances mais je pense que c'est quand même ça qui est le plus important la violence en politique elle a toujours existé c'est malheureux elle a pris aujourd'hui sans doute une dimension verbale qu'on n'avait pas vue depuis plusieurs décennies Vous concluez ?

Oui je pense que la violence en politique de manière normale comme vous dites De manière normale vous savez on a connu les années 30 on a connu des députés cagoulards et d'extrême droite qui insultaient Léon Blum à la chambre des députés la dernière fois qu'on a connu ce type de violence dans une assemblée c'était les années 30 donc comparaison n'est pas raison mais je pense que nous sommes dans un climat tout à fait putride moi ce que j'ai vu hier à l'assemblée ce que j'entends nous restons raisonnables ici ce que j'entends me dit que effectivement la violence n'est pas nouvelle mais le moment historique dans lequel elle se déroule est véritablement un moment dangereux ce qui a été dit à l'assemblée hier c'est un mot ce qui a été dit à l'assemblée hier était sain c'est cette affaire avec attention on va terminer avec un sourire c'est l'heure de l'histoire du jour aujourd'hui je voulais vous parler de Lydie Pace c'est une belle histoire du jour une très belle histoire même Lydie est une chanteuse née en Centrafrique à la fin des années 70 sa famille a été contrainte de quitter le continent dans la foulée des répressions lancées par l'empereur Bocassa elle trouve réfuge en France d'abord en Bourgogne puis dans l'Est de la France enfin en Picardie Lydie est déterminée à réussir à percer dans la musique c'est une voix exceptionnelle cet automne elle a participé à un grand concours organisé par le Carnegie Hall de New York depuis sa cuisine en visioconférence elle a interprété Aïda De Verdi et c'était tout simplement éblouissant écoutez-la

1:27:14
Raphaël Arnault

Elle a une voix

1:27:32
Présentateur

tricoloratour magnifique la musique la musique a doux il est bon exactement et Lydie elle a subjugué de jury elle a gagné son billet pour New York à la suite de cette prestation elle se produira demain en live au prestigieux Carnegie Hall c'est une très belle histoire qu'on avait envie de vous raconter ce matin merci beaucoup Françoise on va essayer on va proposer l'Assemblée nationale et le Sénat merci Hubert merci beaucoup Françoise merci à vous devant votre écran pour votre fidélité cet après-midi vous avez rendez-vous avec Tam Travi pour la question au gouvernement ce soir vous retrouvez Thomas Hub pour Sens Public excellente journée sur Public Sénat bye bye Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat sur la plateforme