Roland Lescure : "On va augmenter les dépenses militaires"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:35OuverteRéponse directe
On sait qu'il y a un bilan très grave au moins de morts. Ça nous rappelle dégât grave à l'assemblée.
- 1:13OuverteRéponse directe
Est-ce que ce débat a servi à quelque chose puisqu'il n'y avait pas de vote ?
- 1:51OuverteRéponse directe
Est-ce que la France et l'Europe ne sont pas des simples spectatrices de ce qui se passe actuellement au Proche-Orient ?
- 2:28RelanceRéponse directe
Est-ce que la France et l'Europe ne sont pas des simples spectatrices de ce qui se passe actuellement au Proche-Orient avec des acteurs qui sont aux États-Unis ?
- 3:06OuverteRéponse directe
Est-ce que Donald Trump ne fait pas la ces de circonstances la plus élebe temps aujourd'hui sur la météo mondiale ?
- 4:23OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est sérieux lorsqu'on imagine que Donald Trump pourrait obtenir le prix Nobel de la paix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:28Roland LescureChiffre
« 5 % du PIB ça c'est des chiffres mais ça veut dire qu'on va augmenter de manière extrêmement forte l'effort des dépenses militaires »
- 2:28Roland LescureChiffre
« les États-Unis à eux seuls ils dépensent deux fois plus que l'Union européenne sur des dépenses militaires »
- 5:02Roland LescureFait
« Il nous respecte et il apprend. Il nous respecte. »
- 6:21Roland LescurePromesse
« Il y aura un débat sur les retraites en 2027 »
Temps de parole
- ?100 %
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Bonjour monsieur l'escur. Bonjour mais merci d'être avec nous ce matin. Et c'est vous qui présidiez hier soir cette séance à l'Assemblée nationale qui a elle aussi été victime de la météo et de ces orages dont on a parlé puisqu'il y a eu une fuite même à l'Assemblée qui a suspendu les débats. Plus de peur que de mal. On a donc une assemblée qui est pas totalement étanche. Oui, elle prend l'eau. Non, mais c'est c'est évidemment plus anecdotique qu'autre chose. C'est ce qui arrive quand vous travaillez dans un bâtiment qui a plus de 3 siècles. Mais la réalité c'est que les dégâts sont énormes. Notamment en dehors de Paris. D'ailleurs, moi j'ai échangé avec les équipes d'édis ce matin. Il y a encore des milliers de françaises et de Français qui sont privés d'électricité.
On sait il y a un bilan très grave au moins de morts. Ça nous rappelle dégât grave à l'assemblée. En tout cas, non, à l'assemblée non. Il y a un bâtiment qui va être fermé quelques jours pour des raisons de sécurité électrique, mais en revanche, on a évidemment des phénomènes climatiques violents qui sont de plus en plus nombreux, qui sont de plus en plus fréquents. Donc quand j'entends ce qu'on appelle le backlash environnemental, je me méfie. soyons euh je dirais extrêmement déterminés à continuer à lutter contre le phénomène de réchauffement climatique, les politiques environnementales qui sont en plus de bonnes politiques économiques. Il faut proposer l'un et l'autre, il faut les continuer parce que très souvent on nous rappelle à la à la réalité sur le fond de ce débat qui
avait lieu hier soir donc à l'Assemblée sur l'Iran, sur la guerre israélo-iranne, chacun a défendu ses positions sans surprise, la gauche a condamné les interventions, les frappes israéliennes et américaines. La droite les a applaudis. Finalement, est-ce que ce débat a servi à quelque chose puisqu'il n'y avait pas de vote ? Oui, moi je pense d'abord il été très utile puis que ça a permis au gouvernement d'informer l'Assemblée. Il a duré jusqu'à très tard. On était encore sur les banc à 1h du matin avec des ministres qui répondait à toutes les interpellations. Il y a quelques nuances. Il y a je pense une extrême droite et une extrême gauche qui sont extrêmement campées. C'est une canolière sur des positions très fortes. Mais au sein des partis dir républicain, moi je
pense qu'il y a des nuances mais que globalement on trouve un consensus autour du fait que la France doit porter la voie de la paix et elle doit pas le faire toute seule. Elle doit le faire dans une Europe qui doit s'exprimer de plus en plus fort. Mais précisément, monsieur l'escur, est-ce que la France et l'Europe ne sont pas des simples spectatrices de ce qui se passe actuellement au Proche-Orient avec des acteurs qui sont aux États-Unis évidemment les Belligérans et puis Donald Trump tout-puissant et la France et l'Europe regarde ce qui se passe ? Je suis pas d'accord avec vous. Je dirais l'Europe est en train de se réveiller pendant des décennies. Mais est-ce qu'elle agit ? C'est pas elle qui agit. C'est pas elle qui ni fait les frappes ni les empêche. D'abord, ça fait des
milliers d'années qu'on dit ça. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Aujourd'hui, l'Europe n'est pas prête pour la guerre et donc c'est difficile de faire porter la voie de la paix. l'engagement d'hier très fort des pays européens en partie sous la pression américaine mais en partie il faut le reconnaître parce que des pays dont la France plaidait pour ça depuis longtemps 5 % du PIB 5 % du PIB ça c'est des chiffres mais ça veut dire qu'on va augmenter de manière extrêmement forte l'effort des dépenses militaires pour que ce que le président de la République appelle le pilier européen de l'OTAN soit un vrai pilier solide à côté du pilier américain. Vous sa que les États-Unis à eux seuls ils dépensent deux fois plus que l'Union européenne sur des dépenses militaires. Et ça ça va
changer. On va rééquilibrer les choses. Mais la raison pour laquelle l'Europe va être plus forte militairement, c'est pas pour faire la guerre, c'est pour au contraire peser d'avantage dans les discussions internationales. Mais vous admettez au l'escure que c'est quand même tout cela se fait quand même sous la pression du président américain qu'il est aujourd'hui, je le répète, celui qui décide qui on a bien vu par exemple le secrétaire général de l'OTAN et les autres chefs d'état être très sympathique avec lui. C'est le moins qu'on puisse dire. Est-ce que Donald Trump ne fait pas la ces de circonstances la plus élebe temps aujourd'hui euh sur euh la météo mondiale ? Écoutez, les États-Unis ont toujours été le pilier majeur de l'OTAN. Ce qui est vrai, ce qui a changé, c'est
le moins qu'on puisse dire, c'est la forme et la manière dont le président de des États-Unis traite ses alliés, change d'avis régulièrement, un vocabulaire pour le moins fleuri et personne ne lui répond vraiment. Personne ne lui tient. En fait, c'est pas tout à fait vrai. Euh le président de la République lui a répondu dans le bureau Val, le premier ministre canadien lui a répondu aussi. Mais c'est vrai que quand on a quelqu'un la personnalité de Donald Trump, on le traite pas tout à fait comme un leader comme les autres. Mais mais au fond euh l'essentiel quand même c'est que il nous respecte et il apprend. Il nous respecte. Il l'essentiel ce soit qu'il nous respecte. Ah oui, l'essentiel c'est c'est pas une réalité pour l'instant. Ben ça commence, ça commence. Moi je je
l'ai vu en réunion avec le le président de la République, je le répète, le premier ministre canadien, le chancelier allemand. Ce qui Oui, mais le ch pardon, excusez-moi de vous couper. Chancel allemand par exemple, il n'est pas d'accord avec le président français lorsqu'il dit qu'Israël a fait le sal boulot en Iran avec l'Allemagne on est d'accord sur l'essentiel. Il y a des nuances sur l'appréciation. Sacrée nuance quand même sur non non non. Sur l'essentiel. L'Allemagne est en train de changer, de faire un virage à 180° après des décennies d'une politique dite pacifiste où effectivement le bouclier de l'Allemagne, c'était l'Amérique. On va investir des centaines de milliards d'euros et notamment en Allemagne pour renforcer la politique de défense européenne. On va construire des
charges, j'espère un avion de chasse ensemble avec l'Allemagne. Donc oui, il y a parfois des nuances sur l'appréciation de tel ou tel événement et c'est pas un petit événement comme les attaques de d'Israël sur l'Iran, mais globalement, d'abord le droit international, tout le monde appelle à son respect en Europe et on a une France et une Allemagne qui sont plus alignés que jamais. Roland l'escure. Une dernière question sur Donald Trump. Est-ce que c'est sérieux lorsqu'on imagine, lorsque lui imagine qu'il pourrait obtenir le prix Nobel de la paix vu tout ce qu'il réalise en ce moment ? Moi, je suis convaincu que ça fait des mois qu'il y pense. En fait, ça fait même des années. Il est un peu jaloux, monsieur Trump. Et quand il a vu Barack Obama avoir le prix Nobel de la
peste il y a plus de 15 ans, je pense que bah ça lui a donné des idées. Donc c'est vrai que c'est crédible. C'est ça. Écoutez, il a fait campagne Ouais. sur Je serai le président de la paix. Pas dire que ce soit un grand succès aujourd'hui, mais on voit bien que bon, d'abord, il faut reconnaître que ça a de l'impact. Quand les États-Unis agissent avec un arsenal militaire extrêmement fort, ça a de l'impact. On verra ensuite. Écoutez, moi en tout cas, j'espère qu'on aura la paix évidemment entre Israël et Iran à Gaza. Il y a des horreurs qui se passent tous les jours. J'espère que les otages seront libérés. Et franchement, si les États-Unis font une partie du travail pour arriver à tout ça, je dirais merci monsieur Trump. Je suis prêt à le dire. En France, François Baou va s'exprimer tout à
l'heure à 17h. Quand attendez-vous ? Est-ce qu'il peut sortir de son chapeau le texte miracle qui fera oublier le l'échec du cl sur les retraites qui est aussi d'abord son échec de sa méthode ? En tout cas, en tout cas déjà, on a essayé et c'est déjà bien. Il y a pas de baguette magique sur les retraites et on voit bien que malgré des partenaires sociaux qui étaient prêts à négocier, on a du mal à trouver des solutions. Moi, je suis intimement persuadé que il y aura un débat sur les retraites en 2027, qu'il faut essayer de faire atterrir les choses dans les jours qui viennent, mais que il va être temps de passer à autre chose et pas parce que c'est pas un sujet important, mais parce que on a un monde qui est en plein bouleversement, on a un budget à voter. Moi, j'espère
que les partis dit républicains vont être responsables à l'occasion de ce budget. Il y aura un débat sur le financement des retraites, on l'aura en 2027. On va essayer de conclure et j'espère qu'on le fera. Mais si on y arrive pas, faudra passer à autre chose. François se retrouve dans la position de Michel Barnier. Il dépend du bon vouloir du RN qui dit que cette fois-ci ne votera pas la censure mais qu'il se réserve pour le prochain budget. Finalement, tout ça pour ça. Est-ce qu'il y a pas aujourd'hui une crainte ? Est-ce que François Bairou est sur la scellette menacé en tant que premier ministre ? Évidemment, la stabilité gouvernement, elle reflè la stabilité du gouvernement, pardon, elle reflè d'une assemblée nationale complètement fracturée qui en passant reflète aussi
une France qui est divisée. Et donc c'est difficile de gouverner aujourd'hui quand on voit qu'il y en a beaucoup qui surtout se focalisent sur la présidentielle. On a un nouveau candidat à la présidentielle tous les jours. Moi je trouve qu'on a un premier ministre qui se focalise sur le budget, sur la capacité à gouverner, sur une volonté de faire avancer sur la retraite. C'est déjà pas mal. Alors évidemment, vous l'avez dit, à partir que le Parti socialiste dit "Maintenant, moi je ne soutiens plus le gouvernement, jamais je vais censurer tous les jours, on a un problème. Moi, j'en appelle à la responsabilité de tout le monde. On a besoin d'avancer." Qu'est-ce qui reste du socle commun entre votre parti ensemble pour la République et la droite républicaine qui a voté par exemple sur
les questions énergétiques avec le Rassemblement national ? Aujourd'hui, le parti d'Érixioti l'UDR va proposer des textes qui seront peut-être en partie voté par la droite. Aujourd'hui, il y a une vraie crise dans ce sole commun. Est-ce qu'il y a encore un sole commun ? Écoutez, eroti en tout cas sa stratégie les clair c'est d'être le trait d'union entre la droite républicaine et l'extrême droite. Moi je suis convaincu qu'il y a une alternative à ça et cette alternative faut la construire tous les jours. Je vous confirme que c'est pas facile tous les jours mais je vais continuer à travailler y compris avec la gauche d'ailleurs y compris avec la gauche. On note cela. Merci beaucoup Roland l'escur, député, vice-président de l'Assemblée. C'est la suite de télé matin.
Roland Lescure