Interventions de Stéphane Ravier au conseil municipal de Marseille (15/12/2014)
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 82 %Défensif 3 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:34Invité politiqueFait
« Il y a là, sinon une illégalité, mais une irrégularité qu'il est normal, légitime de pointer. »
Temps de parole
- Stéphane Ravier100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Monsieur le maire, de m'accorder la parole, de pouvoir m'exprimer sur ce sujet, autre sujet que celui de la sécurité, après que les élus de mon groupe se soient exprimés sur les rythmes scolaires, sur divers points, dans des plaises aux représentants du Parti Socialiste. Nous nous investissons dans tous les domaines, y compris celui effectivement des crèches, où j'ai eu le plaisir de vous accompagner, non pas pour une inauguration, mais pour une réouverture d'une crèche rénovée qui comprenait ou qui comportait 34 places, une crèche rénovée, mais qui ne comporte plus que 30 places. Alors certes, elle est une flambe en oeuvre, mais c'est une perte sèche de 4 accueils.
Ceci dit, nous avons été ensemble, je dirais, pour défendre les crèches pour les petits-enfants, mais je me suis retrouvé bien seul pour défendre la crèche du petit Jésus, à l'occasion de la campagne lancée par certains talibans laïcars, et qui avaient la volonté, l'outrecuidance, de vouloir interdire à Marseille les crèches provençales. Alors, je n'ai pas entendu la gauche, ni qui que ce soit, pardon, à la mairie des 13e et 14e arrondissements, pour nous apporter leur soutien, apporter le soutien à la défense de notre identité, de nos traditions, de nos racines, qui rassemblent et qui permettent le... ... de vivre ensemble. ... vivre ensemble. J'attendais qu'il y ait une réaction commune.
Le terme est tellement galvaudé et creux qu'il finit par être usé jusqu'à la corde. Bien, donc, je voudrais quand même intervenir sur ce rapport 186, et je voudrais, M. le maire, vous faire une confession. Pardonnez-moi à mon maire, parce que j'ai péché.
J'ai péché, un péché de jeunesse, un péché de naïveté d'un jeune sénateur qui a cru l'espace d'un instant en la parole d'un élu socialiste et qui plus est, d'un secrétaire d'État au transport, qui lui avait promis au Sénat, alors que je l'ai quasiment alpagué en sortant d'une commission, de sa commission sur le développement durable, et je lui ai demandé de m'accorder une entrevue, un rendez-vous, pour évoquer ce qu'il était encore possible d'obtenir, pour améliorer le projet de la L2.
Et le secrétaire d'État s'est engagé, il m'a répondu positivement, et j'ai attendu, attendu, attendu, je l'ai relancé quand même, je n'ai pas fait qu'attendre, je l'ai relancé par l'intermédiaire de mon cabinet jusqu'à ce que je reçoive une lettre de sa part, m'invitant à aller rencontrer le préfet. Voilà ce que vaut la parole d'un élu socialiste, même lorsqu'il s'agit d'un membre du gouvernement, on en apprend tous les jours.
Alors, j'irai voir le préfet, bien sûr, accompagné des CIQ concernés pour cette L2 dans les quartiers nord, une L2 dont je persiste à dire que c'est une L2 au rabais, que ce qui a été fait dans la partie est, les investissements consentis ont été et sont largement supérieurs à euros constants par rapport à ce qui est accordé au quartier nord. Le gouvernement socialiste voudrait nous faire croire qu'il a agi et qu'il a été d'une générosité exemplaire, je le conteste, là encore, les quartiers nord sont les plus maltraités, et y compris, mais en réalité ce n'est pas une surprise, en réalité c'est une habitude, maltraités par les socialistes et la gauche en général.
Je vous avais alerté, monsieur le maire, en vous avertissant que les populations, les habitants, qui verront cette L2 sous leurs fenêtres, sont déjà dans des situations très difficiles, et ont quelquefois des méthodes un peu viriles, pour faire comprendre qu'ils en ont assez d'être traités comme des citoyens de seconde zone.
Alors, un mot sur ce qui est évoqué précisément dans le rapport, et qui est la sortie Jean-Cayot, cette sortie qui n'est pas prévue, et qui n'était pas prévue dans la DUP, et qui provoque, et qui a été imposée à tous, et qui provoque bien légitimement un mécontentement très fort, de la part des habitants, et en particulier de leur porte-parole associatif, si je puis dire, les comités d'intérêt de quartier.
Je tenais simplement à faire savoir que la mairie des 13e et 14e arrondissements sera, reste et sera aux côtés de ces CIQ, dans leur volonté de mener une action, quitte à aller en justice, quitte à aller en justice, parce qu'il y a là, sinon une illégalité, mais une irrégularité, qu'il est normal, légitime de pointer, et une sortie Jean-Cayot qui va considérablement nuire à la qualité de vie, et même de circulation, dans ce quartier, dont la mairie de secteur, je vous le dis, je vous en informe, mènera une action forte, comme elle l'a déjà fait, en soutenant et en participant à une manifestation qui a créé beaucoup de problèmes de circulation ce jour-là, mais quand nous ne sommes pas écoutés, nous sommes bien obligés d'agir avec les moyens du bord, et bien nous agirons, nous serons aux côtés des CIQ, pour qu'enfin la raison, je l'espère, finisse par l'emporter.
Merci.
Stéphane Ravier