Sébastien Lecornu : « J’ai décidé de renoncer au 49.3 »
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 61 %Attaque 10 %Défensif 29 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 12:17OuverteRéponse directe
Pourquoi cette prise de parole aujourd'hui ?
- 25:55OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui vous a conduit à renoncer au 49.3 ?
- 32:36OuverteRéponse directe
Est-ce que cela suffira à éviter la censure ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 28:21Locuteur 10Fait
« c'est une amélioration de notre régime de retraite notamment sur les questions de pénibilité pour les femmes »
- 28:35Locuteur 10Fait
« la capacité à se dire pourquoi comment fonctionne la fiscalité pour les 0,1% de nos compatriotes les plus riches »
- 28:50Locuteur 10Fait
« donner plus de pouvoir d'achat évidemment à celles et ceux qui travaillent »
- 35:23PrésentateurFait
« il dit le compromis quand je discute dans le bureau il me semble possible »
- 36:32PrésentateurFait
« sur la taxe Zuckman c'est pas oui non on peut trouver une autre solution »
- 36:35PrésentateurFait
« sur l'immigration c'est pas oui non il faut trouver le meilleur vecteur possible »
Temps de parole
- Présentateur41 %
- Locuteur 1024 %
- Locuteur 619 %
- Locuteur 38 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 12 %
≈ 0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Reportage en région. La saison est difficile pour les producteurs d'olives qui font face à une mauvaise récolte en cause, notamment la sécheresse. C'est le Cilsix où nous emmène à Valbonne et à la Trinité. C'est dans les Alpes-Maritimes.
Elle devrait porter des fruits et là, aucun fruit.
Sur les branches de ces arbres, pas l'ombre d'une olive. En 20 ans de métier, Antonin Oléiculteur a rarement vu ça.
C'est démoralisant, c'est de se dire que tout le travail qui a été effectué cette année, on n'a pas de résultat. Et pourtant, ce sont des arbres qui ont plus de 200 ans, qui devraient donner et qui sont normalement résistants à la sécheresse. Et là, cette année, ça n'a pas résisté.
Les fortes chaleurs du mois de juin ont brûlé les fleurs et rendu les arbres stériles.
Alors, la grosse chaleur du mois de juin a fait que la pollinisation qui aurait pu se faire n'a pas pu se faire. Pour qu'un olivier fasse une production, il faut de l'entretien, il faut des engrais et il faut des bonnes conditions météo. Les conditions météo, on ne peut pas jouer dessus. On vit avec et cette année, c'était difficile.
Dans ces champs, Antonin trouve quand même quelques fruits noirs et parses.
On en a, mais elles ne sont pas grosses.
Il ne prévoit pas pour autant de les récolter.
Trop de travail à venir récolter pour si peu d'olives. On va faire presque une année blanche. Une récolte moyenne, c'est on va dire trois mois sur mon exploitation. Cette année, je pense qu'en dix jours, quinze jours, elle sera terminée.
Et cette absence d'olives sur les arbres, ce sera autant de bouteilles d'huile et de pots de tapenade en moins à vendre.
Ça risque d'être vide l'année prochaine, oui. En moyenne, on fait entre 1500 et 2000 litres en moyenne. Cette année, si on arrive à faire 150 à 200 litres, ça va être 10% d'une année moyenne.
Comme Antonin, la centaine de producteurs d'olives niçoises connaissent une saison catastrophique. À quelques kilomètres, la parcelle de la présidente du syndicat, Laurence Le Satini, a-elle été touchée par un autre phénomène, la reproduction des mouches.
La mouche, elle a piqué l'olive. Elle a pondu l'œuf à l'intérieur. L'œuf a éclos, ça a fait une larve qui est venue manger à l'intérieur de l'olive. Et après, elle tombe au sol. Parfois, ça arrive qu'il y ait un seul coup dur, comme un gros coup de gel, une grosse grêle, une grosse sécheresse. Là, cette année, on cumule un petit peu pas mal de raisons. Voilà, c'est pour ça que cette année, c'est un peu difficile sur un peu tout le territoire du département.
La chaleur, la présence des mouches toute l'année ou encore les fortes pluies. De plus en plus, les oléiculteurs niçois doivent faire face à des phénomènes liés au réchauffement climatique.
Au début, on le vivait uniquement sur la maturité des olives. Parfois, elles nourrissaient beaucoup trop tôt. Parfois, même en février et mars, c'était encore très clair. Maintenant, depuis 5-6 ans, c'est des choses qui sont beaucoup plus dures. Tous prévoient d'utiliser le temps normalement prévu pour la récolte pour tailler leurs oliviers,
ce qui permettra à ces arbres centenaires de redonner des olives l'année prochaine. Et après les olives, on va parler des champignons. C'est aussi le moment de la récolte, mais la cueillette peut parfois générer des tensions. On va aller dans le Jura avec Jean-Marie Renaud, le maire d'Aigle-Pierre. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, monsieur le maire. Comment ça se passe, cette cueillette des champignons ? Est-ce qu'aujourd'hui, au-delà de la cueillette plaisir, qu'on peut faire le dimanche en famille, c'est aussi devenu un vrai business ?
Alors, c'est un business pour des personnes étrangères qui viennent récolter des champignons que nous ne récoltons pas, nous, les lactaires sanguins. Et c'est un commerce avec l'Espagne. Donc, ces gens viennent, récoltent. Et il y a des collecteurs qui emmènent tout ça dans des camions frigo jusqu'en Espagne.
Mais comment ça se passe ? C'est-à-dire, tous les ans, c'est la même chose à la même époque ?
Voilà, c'est ça. Donc, en fonction de la production de champignons, s'ils sont présents ou pas, il arrive des gens. Il y a des éclaireurs qui viennent repérer un peu en forêt, déjà, si ça pousse. Et après, on a des gens qui viennent. Nous, on a eu déjà jusqu'à 50 personnes, des campements. Et il y a un bourg à côté de chez nous où il y a eu plus de 1 000 personnes dans une forêt pour récolter ces champignons.
Mais de quoi, comment vous faites ? Comment le maire que vous êtes peut gérer cette situation ?
Alors, nous, on a, l'année dernière, posé des barrières forestières pour empêcher le franchissement dans les chemins, que les véhicules n'aillent pas dans les bois. Donc ça, ça a l'air d'avoir pas trop mal marché. Et l'année dernière, on a eu l'appui des forces de l'ordre qui avaient comme consigne de verbaliser et de détruire les récoltes qui étaient faites par ces gens-là.
Et du coup, ça crée des tensions avec vos habitants ou ça se passe bien ?
Alors, non, nous, avec les habitants, on n'a pas beaucoup de contacts. Les gens ont tendance à les éviter. C'est des gens qui ne parlent pas notre langue. Apparemment, ils comprennent un peu l'allemand. Mais bon, voilà, c'est un peu compliqué. On a posé des affiches en Romains, parce qu'on a essentiellement des gens qui sont Romains, des Roms aussi, et pour leur dire au moins que les déchets, ils ne les éparpillent pas dans la forêt comme ils le font actuellement.
Petit mot quand même, peut-être un peu plus pour parler de la récolte. Il paraît que cette année, elle est très abondante. Vous nous le confirmez ?
Alors, cette année, je ne sais pas. L'année dernière, elle était… Oui, il y en avait beaucoup déjà l'année dernière. Donc, en fonction de la production de champignons, il reste plus ou moins longtemps.
Merci, monsieur le maire. Merci beaucoup d'avoir été avec nous, Jean-Marie Renaud. Maire d'Aigle-Pierre, c'est dans le Jura. Merci beaucoup. Quentin, on regarde ce qu'elle est, une de nos journaux régionaux ce matin. Et on commence par la mobilisation sociale en France.
Voilà, c'est le signe d'un mouvement qui a rassemblé bien moins de monde qu'hier. La presse régionale titre assez peu, on peut le dire, ce matin sur les manifestations d'hier. On a trouvé donc l'édition de Paris-Normandie à Rouen, qui titre sur des manifestants moins nombreux, mais plus déterminés que jamais, avec entre 2 200 et 3 000 personnes dans les rues de Rouen hier. Dans les pages intérieures, on lit que l'idée était de maintenir la pression, avec un exemple de propos entendu dans les cortèges oriennes, qu'on mette plus d'argent dans l'hôpital public, que les riches contribuent, et que ce ne soit pas les classes moyennes qui supportent tout.
Quentin, on va parler municipal. Stéphane Ravier fait la une du journal La Provence.
Oui, il fait une annonce choc à propos des municipales à Marseille. Ravier n'ira pas. Il a déjà été candidat trois fois, mais le sénateur ex-RN, ex-reconquête, a décidé cette fois-ci de soutenir le candidat RN, Franck Alizio. Visiblement, il a pris cette décision. Dans la douleur, il ne sera même pas candidat. Dans les 13e et 14e secteurs dont il fumait entre 2014 et 2017, c'était le prix à payer, explique-t-il dans les pages intérieures. On m'a demandé de ne pas être candidat, parce que mon ralliement à Éric Zemmour est une plaie qui ne s'est pas refermée. Stéphane Ravier, qui attend aussi des convocations par la justice.
Notamment, il doit être jugé en décembre pour favoritisme, pour des faits, lorsque justement il était maire de secteur.
Il y a plusieurs unes ce matin dans nos journaux régionaux qui sont consacrées à la marque d'ultra-fast fashion. Chine qui débarque au BHV à Paris et dans plusieurs galeries Lafayette de France.
Oui, tout à fait, Orianne. Vous connaissez sans doute cette marque chinoise à petit prix, mais qui est accusée de participer à détruire l'industrie du prêt-à-porter français. Jusqu'alors, Chine ne se vendait qu'en ligne, sur sa plateforme en ligne, sur son site web. Il s'agit donc d'ouvrir des espaces de vente au BHV dans le Marais à Paris, mais aussi dans cinq galeries Lafayette à Dijon, Reims, Grenoble, Limoges ou encore Angers.
De très nombreuses réactions des politiques et des professionnels du secteur depuis hier avec cette annonce, par exemple dans la Confédération des commerciants de France qui a exigé un contrôle immédiat par la répression des fraudes, des promotions et pratiques commerciales de Chine dans ses magasins BHV et galeries Lafayette avec des sanctions exemplaires en cas d'infraction constatée.
Sud-Ouest se penche sur les problématiques liées aux résidences secondaires sur le littoral atlantique.
Voilà, un reportage sur l'île d'Oléron à lire ce matin dans Sud-Ouest où les résidences secondaires se rebiffent. Ils répondent aux accusations, les résidences secondaires qui priveraient les locaux de logements, qui feraient aussi monter les prix de l'immobilier. Il faut dire que l'exemple d'Oléron est frappant. On parle de 62% du parc immobilier qui est en résidence secondaire. Mais donc, ces propriétaires se défendent. Nous sommes les premiers contributeurs de l'île en matière d'impôts locaux. Un argument non négligeable.
Allez, on termine comme tous les vendredis avec une info plus légère, Quentin.
Oui, on va parler à Miss France. Auriane, je sais que vous adorez, que vous regardez le concours. C'est à lire dans... Mais comme beaucoup de gens. Oui, bien sûr. C'est à lire dans le courrier Picard ce matin. La couronne à Amiens. L'information a été officialisée hier. Amiens accueillera le concours Miss France. Noté dans vos agendas, c'est le 6 décembre prochain, donc au Zénith d'Amiens. Ça fait tomber le concours une nouvelle fois en même temps que le Téléthon. Mais le président de la société Miss France, qui a tenu à couper court à toute polémique, Jean-Pierre Foucault fera des appels aux dons pour le Téléthon pendant la soirée Miss France.
Alors, petite question, est-ce que vous avez un pronostic cette année ?
Non, je n'ai pas de pronostic, mais je vais défendre Miss Corse, forcément.
Vous, c'est quoi ? Je n'ai pas de pronostic, il faut que je me renseigne.
Merci Quentin, merci beaucoup pour cette revue de presse. Allez, on va revenir à l'actualité politique. Notre débat d'éditorialiste dans quelques instants. Dernières heures de consultation pour Sébastien Lecornu, qui va s'exprimer dans quelques minutes, juste avant de recevoir les oppositions. Sébastien Lecornu, qui tente de trouver un accord de non-censure, mais le PS et les LR font monter les enchères. On voit ça avec Marion Delpech. Sur la table, quatre nouvelles pistes dévoilées par Sébastien Lecornu pour tenter de peser sur le prochain budget.
Baisse d'impôts pour les couples payés au-dessus du SMIC, rétablissement et défiscalisation de la prime Macron et encouragement de la transmission de patrimoine. Autant de mesures balayées par la gauche hier, lors d'une nouvelle journée de mobilisation.
Les propositions faites ce matin par Sébastien Lecornu correspondent au fond à un remix de Sarkozy et de Macron. Je ne suis pas sûr qu'ils trouvent là matière à engager de manière vertueuse le débat avec la gauche.
Le Premier ministre, qui n'a toujours pas nommé son gouvernement,
ne convainc pas plus à droite. Après avoir réuni les parlementaires, les Républicains, Bruno Retailleau estime que le compte n'y est pas.
Les discussions vont se poursuivre. À ce stade, la participation de la droite au gouvernement n'est pas acquise du tout.
Comment sortir de l'impasse qui se dessine ? La présidente de l'Assemblée nationale veut mettre à contribution les plus aisées, mais exclut la taxe Zuckman sur les très hauts patrimoines. On voit bien qu'elle ne rapporterait pas forcément ce qu'on attend d'elle et elle pourrait avoir des effets de bord qui ne sont pas très intéressants. Donc il faut faire attention, mais il faut discuter ensemble pour effectivement avoir une taxation des hauts patrimoines, une taxation des hauts revenus. Je vous parlais d'un effort partagé. C'est essentiel parce qu'autrement ça ne marchera pas.
Le Premier ministre rencontrera le Parti socialiste et le Rassemblement national aujourd'hui pour un rendez-vous de la dernière chance. – Et on va en parler avec l'éditorialiste politique Arnaud Beneletti. Bonjour Arnaud. – Bonjour. – Merci d'être là et Tam Tranu. – Bonjour Tam. – Merci d'être avec nous, directrice adjointe de la rédaction de Public Sénat. Alors on va commencer par l'information de ces dernières minutes. Sébastien Lecornu va s'exprimer juste avant de recevoir les oppositions. Ce sera la première fois qu'il prend la parole depuis sa prise de fonction. Il a donné jusque-là que des interviews à la presse écrite. Comment on explique cette stratégie, Tam ?
– Sincèrement on est très surpris par le timing de cette prise de parole qui nous a été annoncée peu après 8h ce matin. Donc on ne s'attendait absolument pas à ce que le Premier ministre s'exprime au milieu des consultations alors qu'on se dit que cette prise de parole risque de mécontenter un petit peu tout le monde. que peut-il dire ? Que tout est déjà réglé, qu'il a avancé alors qu'il reçoit aujourd'hui le Rassemblement national, les écologistes, le Parti communiste et surtout les socialistes avec lesquels on s'attend à ce qu'il puisse y avoir des bougées puisqu'il espère quand même une non-censure du Parti socialiste.
Est-ce qu'il est contraint de s'exprimer alors que l'on a senti hier et bien que du côté de LR ça commence à se tendre ? On a vu Bruno Retailleau qui est sorti d'un entretien avec Sébastien Lecornu hier en disant le compte n'y est pas. On sait qu'hier soir il y a eu une réunion avec les parlementaires de son camp. Bruno Retailleau, on ne sait pas très bien son positionnement actuellement.
Est-ce qu'il est en train d'un petit peu durcir le discours dans le cadre d'une négociation, ce qui est quand même une figure assez imposée bien sûr, ou est-ce qu'il est vraiment en train de dire et bien nous on la veut maintenant, cette fameuse lettre d'engagement que l'on attend déjà depuis plusieurs jours avec des engagements sur le régalien, sur l'immigration, sur l'AME, etc. Donc sincèrement, pour citer les grands auteurs, ce que l'on ne sait c'est qu'on ne sait rien pour l'instant. Surtout que l'impatience elle se fait sentir, y compris chez les plus fidèles soutiens du gouvernement.
On va écouter Hervé Marseille, le président de l'UDI, qui était sur notre plateau il y a quelques minutes.
Nous, il ne nous dit pas grand-chose. Il reste assez discret sur ses intentions parce qu'il sait que tout ce qu'il pourra dire va être retenu contre lui.
Donc même à son socle commun, il ne dit rien.
C'est à la fois quelque chose qu'on peut comprendre parce qu'il fait très attention, il lâche des pierres. Vous avez vu un interview, hier il a fait une communication sur des pistes sur le plan social. Donc il essaie d'avancer, j'allais dire, de façon extrêmement prudente et pragmatique. Puis de l'autre côté, il faut dire qu'au sein du socle, on voit que la tension commence un peu à monter parce que faute d'informations précises, il y a une forme d'inquiétude qui commence à naître.
– Voilà, ça dit beaucoup de la stratégie de Sébastien Lecourdu parce qu'y compris même au sein de son socle, on sent chez Hervé Marseille l'impatience et il le dit, du coup, ça crée des tensions, y compris dans le camp présidentiel.
– Ça dit beaucoup de ses difficultés surtout. C'est ça que je crois qu'il faut souligner. C'est vrai que je rejoins ce que dit Tam, c'est-à-dire que c'est assez étonnant cette déclaration avant de recevoir les groupes parlementaires d'opposition. On aurait pu penser qu'en effet, en termes de communication, de logique de communication, ils interviennent après. Là, c'est une déclaration officielle et assez solennelle en l'occurrence. Donc c'est vrai que ça ouvre la voie à un champ d'interrogation assez immense d'une certaine façon parce que c'est quelque chose qu'on n'attendait pas et qui surgit en plein milieu des consultations.
Après, c'est peut-être un moyen aussi de vouloir mettre la pression et finalement d'en appeler à l'opinion d'une certaine façon pour dire qu'il faut que les forces politiques aujourd'hui prennent leurs responsabilités par rapport à une situation qui est en effet extrêmement difficile sur le plan budgétaire et évidemment rendue d'autant plus difficile que la situation parlementaire est une situation qui apparaît à première vue assez insoluble.
Maintenant, on travaille un peu son filet c'est ce qu'on disait avant de rentrer en plateau d'une certaine façon parce qu'en effet, comme c'est totalement imprévu soit il a quelque chose d'important à dire et on peut comprendre, si vous voulez cette logique d'expression publique soit c'est pour nous dire qu'il travaille qu'il va consulter les groupes parlementaires très franchement, c'est assez surprenant en termes de communication d'autant plus que c'est quelqu'un qui s'est très peu exprimé depuis le début vous l'avez rappelé, il n'a donné des interviews d'ailleurs, et ça c'était une stratégie plutôt assez maligne qu'à la presse régionale en l'occurrence, montrant qu'il est un élu de terrain et peut-être le Parisien, oui en effet mais là, c'est vrai que la question est grande voilà.
D'autant que là ce matin il reçoit les oppositions, le RN et les gauches mais la tension, elle est en train de monter au sein même du socle commun avec cette interview, TAM, de Bruno Retailleau ce matin dans le Figaro Oui, Bruno Retailleau, le côté le compte n'y est pas alors on ne sait pas à qui il s'adresse est-ce que réellement il est en train de dire à Sébastien Lecornu qu'il y a un problème ou est-ce qu'il est en train d'essayer de contenter aussi une partie des députés LR qui ne lui sont pas acquis l'aile Wauquiez où bien sûr ils disent nous on a quand même besoin d'engagement ferme Bruno Retailleau, il est quand même toujours dans cette double position où il est ministre de l'Intérieur des missionnaires et certains estiment que à force d'attendre il cherche surtout à se maintenir au gouvernement au sein même de son propre camp donc est-ce qu'il est en train d'essayer de demander des gages en fait c'est un petit peu ça l'interrogation c'est vrai, en début de semaine on a appris qu'il y avait quand même des points très clairs sur lesquels LR demandait d'avoir un accord ils demandent un véritable contrat de gouvernement ils ont eu l'impression avec François Bayrou qu'ils sont d'abord rentrés au gouvernement et qu'après du coup ils se sont un petit peu fait flouer sur la ligne cette fois-ci ils demandent des clarifications sur la ligne avant de pouvoir réellement dire qu'ils y vont après on sait aussi qu'il y a quelque chose qui est arithmétique, qui est mathématique si LR sort du socle commun la gauche devient majoritaire on pense que personne chez LR ne souhaite cela Et on va regarder juste cette image de la cour de Matignon avec les micros qui sont donc prêts pour la déclaration de Sébastien Lecornu qu'on attend dans environ 5 minutes le premier rendez-vous c'est à 9h avec le Rassemblement National avant de recevoir les gauches Est-ce que aussi c'est une manière pour Sébastien Lecornu de répondre à ceux qui disent qu'il faut maintenant une feuille de route qu'il faut un cap clair ?
Oui d'accord mais encore une fois je reviens c'est le moment où il intervient qui pose problème il pouvait très franchement je veux dire on n'en est plus à 24h près en l'occurrence ça fait 3 semaines ça fait 3 semaines je rappelle qu'on est en train de battre le record on l'a battu d'ailleurs entre la désignation d'un premier ministre et la formation d'un gouvernement sur la 5ème République ça n'était jamais arrivé mais enfin depuis quelques mois je veux dire nous vivons que des séquences tout à fait inédites ce qui nous permet quand même de nous enrichir en termes d'expérience de commentaires politiques ce qui est toujours intéressant ça fait un plan de formation d'une certaine façon mais clairement on reste quand même extrêmement dubitatif devant cette communication après moi je pense qu'il y a peut-être la volonté chez lui aussi ne sait-on jamais de dramatiser la situation parce que quand même quelque part c'est une situation très compliquée pour encore une fois mettre face à leur responsabilité l'ensemble des groupes parlementaires et également le groupe parlementaire LR qui manifestement par la voix du président de LR qui est par ailleurs ministre de l'Intérieur semble en ce moment faire monter les enchères ça veut dire quand même il faut quand même j'allais dire situer cette déclaration dans cette séquence où LR semble aujourd'hui dire c'est pas sûr que nous rentrions dans le gouvernement où Bruno Rotaillot donne cette interview au Figaro donc il y a aussi là je pense des éléments qui peuvent expliquer à un moment donné cette prise de parole
et il y a aussi une impatience du côté des socialistes même si Sébastien Lecornu a donné quelques mesures hier on va écouter ce qu'en dit ce matin Patrick Cannaire le président du groupe socialiste ici au Sénat invite TTF
c'est des gestes qui existent déjà et notamment le comble c'est cette histoire de couple de smicards qui ne payent pas
d'impôt je rappelle l'annonce de Matignon c'est-à-dire dans un premier temps on va diminuer les impôts pour les couples au smic ça a été corrigé un petit peu plus tard pour dire les couples légèrement au-dessus du smic
Monsieur Gindre légèrement au-dessus du smic est-ce que vous pourriez que c'est sérieux il faut être précis quand on négocie mais vous prenez ou pas est-ce que ce serait un bon geste est-ce que ce serait une bonne nouvelle ce que nous voulons c'est que le plan que nous avons présenté à nos journées universitaires de Blois il y a quelques semaines maintenant soit considéré dans sa globalité ce que nous voulons c'est plus de pouvoir d'achat et pas des mesurettes ce que nous voulons c'est une remise en cause une suspension de la réforme des retraites et de la justice fiscal arrêtons-nous là-dessus
bon il n'est pas content Patrick Canard ça part mal les dernières négociations avec les socialistes ça se comprend ce qui a été lâché hier la défiscalisation l'allègement des charges sociales sur les heures supplémentaires le rétablissement de la prime de valeur de partage de la valeur le retour de la prime Macron ou encore ce petit couac quand même autour de la baisse de l'impôt sur le revenu sur les couples donc initialement on nous a dit au SMIC or il est rarissime qu'il paye l'impôt sur le revenu c'est vrai que tout ça ça fait un petit peu pas très préparé on a l'impression que et puis c'est un petit peu copié-collé sur des mesures déjà existantes on est très loin de ce que le parti socialiste a réclamé bien sûr on vient de passer quand même 15 jours faute de mieux à débattre de la taxe Zuckman c'est sûr que par rapport à ce que réclame le parti socialiste le compte n'y est pas puis il y a une autre chose quand même c'est qu'ils ont toujours en tête cette interview qui a été donnée la semaine dernière aux parisiens ils avaient eu l'impression qu'ils étaient en train de gagner la bataille idéologique sur la taxation des plus riches et puis on a vu cette interview qui pour le coup a complètement douché leurs espoirs donc voilà Sébastien Lecornu c'est vrai ne dit pas grand chose et quand il parle c'est très insuffisant pour satisfaire les socialistes les socialistes qui estiment encore qu'ils sont la clé oui exactement il parle peu Sébastien Lecornu mais quand il parle évidemment il y a un poids des mots est-ce qu'avec cette allocution qu'on attend maintenant dans quelques secondes quelque part Arnaud il joue aussi un peu sa survie à Matignon
de toute façon il a dit qu'il était le premier ministre le plus fragile de toute la cinquième république c'est une réalité mais pour rebondir sur la question du positionnement des socialistes il est évident qu'ils ont fait monter les enchères très haut avec des propos enfin des propositions qui apparaissent en tout cas sur le fond assez inadmissibles pour le bloc central et notamment pour les LR donc et puis il y a un autre facteur chez les socialistes c'est que je pense que les élections municipales pèsent fortement dans j'allais dire le positionnement qui va être le leur parce qu'ils savent très bien qu'ils sont dépendants d'une partie de l'électorat LFI pour garder les mairies ou pour en conquérir donc cet aspect ce paramètre est très important maintenant monsieur Lecornu va de toute façon il est dans une situation on l'a dit mille fois sur les plateaux je veux dire qui est à peu près équivalente c'est la même mais totalement équivalente à celle de ses prédécesseurs il y a une arithmétique parlementaire qui fait que la situation est extrêmement difficile pour lui donc que vous dire de plus qu'il est face à une sorte de difficulté qui apparaît d'une certaine manière insurmontable mais encore une fois s'il s'exprime là maintenant son intérêt est de dire des choses fortes voilà oui
et Fabien Roussel qui redit parce que les portes elles ne sont pas complètement fermées à gauche non plus Fabien Roussel qui redit ce matin sur l'entème de BFM appeler à des mesures fortes de la part du Premier ministre il ne dit pas il n'y a plus rien à négocier ils ne veulent pas porter la responsabilité de l'instabilité parce que même si l'Assemblée nationale est issue du vote des Français que sa fracturation explique aujourd'hui le niveau d'instabilité politique dans lequel nous baignons et qui fait qu'aucun gouvernement ne parvient à trouver de majorité que lorsqu'il essaie de contenter la droite il perd la gauche et vice versa et que finalement les seules démarches qu'il peut tenter de mener c'est finalement se fâcher avec tout le monde malgré cela même si les Français bien sûr ils ont voté comme ça ils demandent de l'instabilité ils demandent que les politiques se mettent d'accord ils ont l'impression que son gouvernement la planète continue à tourner c'est quand même ça qui est en train de se passer et donc je pense que personne n'a envie dans la séquence de se voir réellement imputer la responsabilité d'une nouvelle dissolution bon alors à voir le Rassemblement national qui la réclame à Cors et à Cris et encore et encore on a eu l'impression que ces dernières heures je vous coupe mais Sébastien Lecornu est en train d'arriver on écoute le Premier ministre
Merci à tous je voulais m'adresser à vous et par l'intermédiaire évidemment de la presse aux françaises et aux français qui nous écoutent sachant que depuis trois semaines j'ai volontairement peu parlé pour laisser sa chance au dialogue au compromis et aux discussions de fond sur ce même perron il y a trois semaines j'ai indiqué qu'il y avait un décalage important entre la situation internationale et la situation nationale un décalage important parfois entre la vie politique française et la vie de nos compatriotes et donc pendant trois semaines en recevant syndicats salariés syndicats patronaux formation politique du socle commun ceux qui soutiennent l'action du gouvernement que je vais former des oppositions mais aussi des différentes filières professionnelles acteurs engagés du pays force vive élus locaux j'ai commencé à tracer des chemins qui vont nous permettre de trouver des compromis à l'Assemblée nationale et notamment j'y reviendrai lors de ma déclaration de politique générale ce qui me frappe beaucoup et c'est au fond un peu mon problème c'est que dans le secret du bureau dans le secret des discussions que nous pouvons avoir avec les différentes formations avec les différents syndicats avec les différents acteurs au fond qui peuvent faire avancer notre pays dans le secret du bureau les compromis sont possibles les discussions sont sérieuses toujours techniques toujours sincères et au fond ça nous amène à un premier schéma une première possibilité dans les temps à venir c'est de se dire qu'une coalition plus large aurait été possible avec un accord de non-censure c'est-à-dire une capacité pour les formations républicaines à l'Assemblée nationale et au Sénat de se faire confiance avec au fond pas pour faire une coalition à l'allemande mais au moins un texte qui permet de donner de la clarification de donner de la stabilité au pays et surtout je l'avais dit pas d'immobilisme mais donc de faire avancer et donner des réponses pour les préoccupations de nos concitoyens et de nos concitoyens les premières consultations que j'ai eu il y a trois semaines il s'avère que pour plein de raisons qui sont d'ailleurs très compréhensibles et que je peux partager cette possibilité n'a pas pu prospérer et donc au fond le sujet maintenant c'est comment chacun fait un pas un geste mais plus qu'un geste sans se renier dans ses propres convictions pour faire avancer le pays et donc au fond sur les thèmes que nous connaissons cela ne peut pas être aussi binaire que pour la réforme des retraites dite la réforme borne ou contre la réforme des retraites mais comment on l'améliore et c'est ce que je proposerai d'ailleurs aujourd'hui c'est une amélioration de notre régime de retraite notamment sur les questions de pénibilité pour les femmes c'est pas uniquement l'attaque Zuckman ou rien c'est évidemment la capacité à se dire pourquoi comment fonctionne la fiscalité pour les 0,1% de nos compatriotes les plus riches et donc ça pose la question au fond de ce qu'on dit la justice fiscale c'est-à-dire comment l'effort évidemment est réparti c'est pas la question est-ce qu'on est pour ou contre le pouvoir d'achat on peut pas être contre donner plus de pouvoir d'achat évidemment à celles et ceux qui travaillent c'est au fond quel est le meilleur vecteur pour le faire c'est pas est-ce qu'on est pour ou contre une mesure sur l'immigration c'est au fond pour ce grand défi que nous allons connaître encore dans les décennies qui vont venir lié au réchauffement climatique lié au terrorisme au Sahel au Proche et au Moyen-Orient quelles sont les réponses les plus efficaces qu'il faut trouver et au fond ce caractère binaire est au fond ce qui peut nous empêcher d'avancer et c'est pour cela qu'après en avoir discuté avec un certain nombre d'acteurs de la vie politique et parlementaire je pense qu'il nous faut comme je l'ai dit aussi sur ce perron engager quelques ruptures la cinquième république elle est présidentielle semi-présidentielle si on est précis mais elle peut être aussi parlementaire et je pense que nous sommes dans le moment le plus parlementaire de la cinquième république mais pour cela il faut que chaque député puisse avoir du pouvoir puisse avoir de la responsabilité puisse prendre ses responsabilités et au fond c'est ça qui nous empêche d'avancer c'est la capacité à ce que le débat démarre et donc j'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'ENA 3 de la constitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie et on le sait très bien je défends la cinquième république et sa constitution c'est un outil utile mais c'est un outil qui a plutôt été imaginé par Michel Debray pour contraindre sa propre majorité or dans un parlement qui fonctionne dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an qui ressemble au français avec ses divisions on ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition renoncer à l'article 49 à l'ENA 3 ne doit pas nous faire renoncer à ce que la France ait un budget au 31 décembre et donc c'est sur la base de cette nouvelle méthode de cette rupture où le gouvernement déporte encore davantage le pouvoir à l'Assemblée nationale et au Sénat que je vais pouvoir engager un certain nombre de discussions nouvelles ce matin cet après-midi dans les jours qui viendront aussi avec les partenaires sociaux en disant fort ce constat fort de cette rupture comment l'Assemblée nationale comment le Sénat vont s'emparer justement de ces différents enjeux alors évidemment le gouvernement va devoir aussi lui changer de méthode bâtir des compromis avant la séance pendant la séance parfois aussi après les séances dans ce qu'on appelle les commissions mixtes paritaires c'est-à-dire ce moment où l'Assemblée nationale et le Sénat se retrouvent et donc c'est aussi sur cette base que je proposerai dans les prochains jours au président de la République une liste de membres du gouvernement qui devront accepter de rentrer aussi dans une nouvelle méthode de partage du pouvoir avec l'Assemblée nationale il y aura d'autres ruptures à venir j'en ai déjà esquissé quelques-unes en matière de partage du pouvoir dans le pays avec la décentralisation en matière de partage du pouvoir avec les partenaires sociaux parce que je crois au dialogue social en tout cas ce que je vais vous dire ce matin c'est que on va y arriver que pour y arriver il faut qu'évidemment chacun ait envie d'y arriver et dès lors que le gouvernement ne peut plus être en situation d'interrompre les débats il n'y a donc plus aucun prétexte pour que ces débats ne démarrent pas la semaine prochaine j'aurai l'occasion de revenir devant les françaises et les français plus longuement prochainement pour faire un point évidemment sur ce qui les concerne pour leur vie quotidienne sécurité pouvoir d'achat sécurité collective avec l'actualité internationale parce qu'une fois de plus en trois semaines cette rupture ce décalage pardonnez-moi entre la vie internationale et la vie nationale continue d'être préoccupant on l'a tous vu dans les dernières informations merci à toutes et à tous merci beaucoup
et voilà pour cette allocution de Sébastien Lecornu allocution non prévue avec une annonce forte Tam Sébastien Lecornu renonce au 49.3 oui c'était une demande du parti socialiste de renoncer au 49.3 et c'est vrai que là il s'assure que le parti socialiste va être en grande difficulté pour voter la censure la semaine prochaine à l'issue de la déclaration de politique générale maintenant qu'il a cédé quand même sur un point qui est important alors c'est vrai qu'on se disait aussi peut-être que ça ne lui coûte pas extrêmement cher puisque de toute façon s'il avait utilisé le 49.3 et bien derrière il aurait pu être censuré il y a un autre sujet c'est qu'on sort d'une séquence à l'Assemblée nationale où il y a eu les élections au poste clé et ce que l'on sait c'est que désormais il n'y a plus la CMP tournante la commission mixte paritaire tournante où on courait le risque que la gauche soit majoritaire au sein de la commission mixte paritaire cette fois-ci si le budget va jusque là et bien on sait que le socle commun est majoritaire donc est-ce qu'il n'y a pas eu aussi une articulation entre ce qu'il vient de dire et l'actualité des deux derniers jours on peut l'imaginer ça ne coûte pas cher et ça peut apporter gros c'est un peu comme le loto Arnaud Vendetti en renonçant au 49-3 c'est-à-dire que là il rend difficile la censure immédiate du parti socialiste en fait il dit c'est au parlement de débattre du budget et il n'y aura pas d'arme du 49-3
il a très bien expliqué il dit finalement c'est le moment parlementaire de la Ve République il gagne du temps indéniablement c'était pour lui manifestement une préoccupation essentielle ce qui lui permet évidemment de dérouler les débats parlementaires et comme vous le dites d'éviter une motion de censure immédiate à l'Assemblée nationale alors ça il va être quand même très intéressant de voir quelle va être la réaction du groupe socialiste mais là en effet il semble lâcher du lest au moins je veux dire sur le plan de la procédure parlementaire en direction du groupe socialiste est-ce que ce sera suffisant on va le voir dans les heures et même dans les minutes qui viennent parce que je pense que les dirigeants socialistes ne vont pas manquer de réagir c'est plutôt une déclaration assez habile sur le fond de sa part parce que d'une certaine manière qu'est-ce qu'il dit il prend les français à témoin il dit regardez moi je suis dans une logique de compromis maintenant à ceux qui composent le parlement et notamment les oppositions de prendre leur responsabilité sera-t-il entendu ça c'est une autre question
parce qu'il y avait un autre aspect dans sa déclaration Tam c'était un peu tout le début de sa déclaration en gros il dit le compromis quand je discute dans le bureau il me semble possible il appelle un peu les oppositions à sortir des postures politiques c'est sûr il prend les français à témoin ce que je disais tout à l'heure les français ils appellent à la construction de compromis à ce que chacun sorte de ses postures et à ce que le pays puisse avancer il l'a dit au début c'est ce que demandent les français et c'est ce qu'appelle aussi la situation internationale la gravité de la situation géopolitique c'est que si on veut que le pays avance il faut réussir à se mettre d'accord et ce qu'il explique bien c'est qu'il y a une forme de double discours finalement des partis politiques qui arrivent dans le secret du bureau à trouver des points de compromis et il a donné quand même des exemples lorsqu'il dit on voit bien qu'en fait tout le monde par exemple ne demande pas la suspension de la réforme des retraites mais demande des avancées par exemple le conclave avait failli aboutir avec la question de la retraite des femmes on peut trouver des choses sur la pénibilité donc c'est un exemple pour montrer que si on sort des postures on peut trouver des avancées et c'est ce qu'il dit c'est que cela peut exister lorsque lui-même échange avec les uns et les autres c'est ça et puis il appelle à ne pas être binaire non plus il dit sur la taxe Zuckman c'est pas oui non on peut trouver une autre solution sur l'immigration c'est pas oui non il faut trouver le meilleur vecteur possible il appelle un peu à sortir du oui non
oui enfin ça s'appelle le en même temps ça a été théorisé là il retrouve ses racines macroniques sauf que je veux dire là le problème c'est qu'il ne peut pas faire autrement si vous voulez là il ne peut pas faire autrement parce que structurellement c'est comme ça aujourd'hui la composition du parlement fait qu'il est obligé d'en appeler à un compromis après si vous voulez la polarisation elle existe c'est une réalité il demande de sortir des postures mais la polarisation idéologique aujourd'hui elle est très forte donc est-ce que ça va être suffisant notamment pour les socialistes c'est vrai qu'ils donnent le sentiment d'essayer de les corneriser encore une fois après des socialistes sont très dépendants quand même il faut le dire encore une fois des autres partenaires de la gauche on va voir aussi de ce côté là quelles seront les réactions
on suivra ces consultations merci à tous les deux merci Tam merci Arnaud d'avoir été avec nous pour suivre cette déclaration surprise de Sébastien Lecornu qui a donc annoncé renoncé au 49-3 pour le budget et qui poursuit du coup ce matin les discussions avec les oppositions merci à tous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme publique Sénat