Christian Jacob et Aurore Bergé dans Le Grand Jury
Aurore Bergé Au micro : Adrien Gindre, Marie-Pierre Haddad, Alexis Brézé Source d'origine 7 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 38 %Défensif 17 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:35OuverteRéponse directe
Est-ce que vous comprenez aujourd'hui la colère des habitants des quartiers de Nantes après cet incident dramatique ?
- 2:57RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous considérez que le Conseil constitutionnel et son président, Laurent Fabius, ont fait là de la politique en condamnant ce délit de solidarité ?
- 4:00RelanceÉludée
Aider au séjour en France pour des raisons humanitaires est-ce que ça vous paraît problématique ?
- 4:55OuverteRéponse directe
Vous critiquez la politique qui est actuellement menée, mais finalement est-ce qu'il y a quelque chose à faire ? Vous feriez quoi de différent sur la gestion des migrants ?
- 6:15FerméeRéponse directe
L'expression « lèpre populiste » utilisée par Emmanuel Macron pour parler de l'Autriche, de ce qui se passe en Autriche, en Italie, en Hongrie, vous la reprendriez ?
- 7:37OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous partagez cette proposition de Vienne, donc de l'Autriche, qui souhaite qu'aucune demande d'asile ne soit déposée sur le sol européen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:46Invité politiqueChiffre
« Je crois qu'on a une cinquantaine de voitures brûlées. »
- 1:49Invité politiqueFait
« Les zones de droit, l'état de droit doit être respecté partout. »
- 3:06Invité politiqueFait
« Je ne partage pas cette décision. »
- 3:24Invité politiqueFait
« Cela va permettre, effectivement, d'accompagner des gens qui sont en situation irrégulière. »
- 4:22Invité politiqueFait
« Je pense qu'il faut d'abord lutter et éviter ces infractions, et l'accueil, et tout ce qui peut ressembler à un appel d'air pour des gens qui vont arriver en situation irrégulière. »
- 5:41Invité politiqueFait
« Je considère qu'il y a au moins trois priorités. Il y en a d'autres, mais il y a d'abord celle de l'immigration, qui se pose dans tous les pays. »
- 5:53Invité politiqueFait
« Ensuite, la protection de nos frontières pour lutter contre le terrorisme, entre autres. »
- 5:58Invité politiqueFait
« Et puis, la préférence communautaire. »
- 6:23Invité politiqueFait
« Elle est scandaleuse. »
- 6:43Invité politiqueFait
« L'Italie est un grand pays démocratique. Ces gens ont été élus démocratiquement. »
- 11:00Invité politiqueFait
« Je pense qu'il fallait être au Congrès. »
- 11:20Invité politiqueFait
« qui traite à la fois les élus, le Parlement par le mépris et la suffisance comme jamais aucun autre président de la République ne l'a fait. »
- 13:27Invité politiqueFait
« c'est d'affaiblir à tout point de vue le Parlement et de décrédibiliser les parlementaires. »
- 15:10Invité politiqueFait
« Le sujet numéro un, tout simplement, parce que le scrutin majoritaire permet à un gouvernement d'avoir une majorité stable. »
- 18:00Invité politiqueFait
« Je pense à l'état d'urgence qui est un vrai sujet de manière à nous protéger. »
- 18:19Invité politiqueFait
« Regardez le dérapage. Contrairement à tous nos pays voisins, nos dépenses publiques continuent à augmenter au même rythme qu'avec François Hollande. »
- 18:27Invité politiqueFait
« Les prélèvements obligatoires continuent à augmenter. La dette continue d'augmenter. »
- 19:02Invité politiqueFait
« ce président est très auto-centré sur lui-même. »
- 20:14Invité politiqueFait
« Quand vous regardez, un maire, il a été élu maire du Puy-en-Velay, ville de à peu près 20 000 habitants. Il a été élu une première fois. Il a été réélu une deuxième fois. »
- 25:05Invité politiqueChiffre
« Et expliquez qu'on va baisser les charges correspondantes. »
- 25:07Invité politiqueFait
« Vous n'allez pas doubler Macron par la gauche. »
- 25:51Invité politiqueFait
« Nicolas Sarkozy a l'habitude d'accepter les déjeuners qui ont envie d'accepter. »
- 26:42Invité politiqueFait
« Si dans un éclair de lucidité, le Premier ministre cherche de bonnes inspirations, c'est plutôt bien qu'il voit Nicolas Sarkozy. »
- 26:48Invité politiqueFait
« Je crois qu'il a répondu très clairement à cela, que la vie politique pour lui était derrière lui. »
- 27:24Invité politiqueFait
« Les Français aujourd'hui, ils ont envie que ça aille mieux et nous, nous sommes dans une logique qui est celle de la reconstruction. »
- 27:31Invité politiqueFait
« C'est reconstruire notre famille politique et c'est le travail que fait Laurent Wauquiez avec beaucoup d'engagement et avec beaucoup de talent. »
- 28:05Invité politiqueFait
« Moi, je suis effectivement très réservé. J'ai toujours affiché mon opposition sur ce sujet. »
- 28:29Invité politiqueFait
« On a eu raison de le faire. »
- 28:34Invité politiqueFait
« C'est un élément de fracture de notre société dont on se serait volontiers passé. »
- 33:58Locuteur 2Fait
« Moi je pense que c'est une erreur de lecture. »
- 37:03Locuteur 2Fait
« J'assume qu'on ait supprimé l'ISF pour faire en sorte qu'on réinvestisse dans ce pays. »
- 47:36Locuteur 2Fait
« que les parlementaires ne seraient pas suffisamment reçus à l'Elysée »
- 47:37Locuteur 2Fait
« ça voudrait dire qu'ils sont méprisés »
- 47:44Locuteur 2Promesse
« pour faire en sorte qu'on ait plus de moyens par exemple pour évaluer, pour contrôler l'action du gouvernement »
- 47:55Locuteur 2Fait
« qui a permis d'associer les parlementaires très en amont du projet de loi »
- 48:55Locuteur 2Fait
« on ne détient pas la vérité et on embarque les français avec nous »
- 49:32Locuteur 2Fait
« on ne s'est jamais fié au sondage ni quand ils sont bons ni quand ils sont mauvais »
- 50:33Locuteur 2Promesse
« on va rétablir l'AME parce que l'entrave à l'aide médicale d'Etat est quelque chose de très grave »
- 51:28Locuteur 2Fait
« sur le délit de solidarité à la fois faire preuve d'humanité et faire preuve de fermeté »
- 53:19Locuteur 2Fait
« Nicolas Sarkozy a servi notre pays pendant 5 ans »
Temps de parole
- Aurore Bergé35 %
- Locuteur 226 %
- Présentateur18 %
- ?7 %
- Locuteur 66 %
- Locuteur 45 %
- Locuteur 83 %
≈ 14,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Vous regardez RTL. Première partie du Grand Jury RTL Le Figaro LCI.
Invité aujourd'hui, Christian Jacob, député de Seine-et-Marne et président du groupe Les Républicains à l'Assemblée Nationale. Le débat est dirigé par Benjamin Sportouche. Bonjour à tous, bienvenue dans ce Grand Jury, un grand jury un peu particulier donc, puisque nous aurons deux invités aujourd'hui.
Dans
la seconde partie de l'émission, nous accueillerons Aurore Berger, députée En Marche et porte-parole de ses collègues députés à l'Assemblée Nationale. Mais tout de suite, place à vous, Christian Jacob, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous aujourd'hui. Et dans le jury, pour vous interroger à mes côtés, Adrien Gindre de TF1 LCI, bonjour Adrien. Et puis Alexis Brézé du Figaro. Bonjour. Et c'est Marie-Pierre Haddad de RTL.fr qui nous rejoindra à deux reprises dans cette émission. Et bien pour nous donner un écho des réseaux sociaux, vous pouvez toujours envoyer vos questions, vos interpellations, vos commentaires sur RTL.fr, sur Facebook et sur Twitter avec le hashtag Le Grand Jury.
Alors,
Christian Jacob, c'est vous qui répondrez demain au président de la République, au nom de l'opposition Les Républicains, après son discours au Congrès à Versailles. Nous allons en parler dans quelques instants. Mais d'abord, deux questions, si vous voulez bien, d'actualité. Et d'abord, Nantes. Plusieurs nuits de violence à Nantes ces derniers jours après la mort d'un jeune homme mardi à l'occasion d'un contrôle d'identité. Le policier qui a tiré a finalement changé de version et avoir reconnu tiré, avoir tiré par erreur. Est-ce que vous comprenez aujourd'hui, Christian Jacob, la colère des habitants des quartiers de Nantes après cet incident dramatique ?
On
ne peut pas accepter ces violences. Je crois qu'on a une cinquantaine de voitures brûlées. C'est inadmissible. Les zones de droit, l'état de droit doit être respecté partout. Et la justice ne peut pas travailler sous la pression. Je crois que tout le monde attend que la justice travaille sereinement. Pour travailler sereinement, il faut que les esprits se calment sur la vie de Nantes. D'ailleurs, les parents de la victime et les proches ont eux-mêmes appelé au calme. Et moi, je les rejoins sur cet appel. Encore une fois, la justice doit faire son travail, mais elle doit le faire sereinement. Les mois, vous le comprenez quand même, qui a suivi cette...
Oui, mais on ne peut pas confondre les mois et les voitures brûlées. Ils y sont pourquoi les personnes qui ont vu leur voiture partir en fumée dans ces quartiers d'ailleurs souvent populaires où ils ont du mal à acheter une voiture, à se loger, de voir leur voiture brûlée. Ça leur apporte quoi ? Ça change quoi
?
Alors, autre actualité
cette semaine, Adrien Gindre, c'est une décision du Conseil constitutionnel.
Les sages ont consacré le principe de fraternité, en plus de ce de liberté d'égalité de la devise française, en l'occurrence pour attaquer le délit de solidarité qui vise à condamner l'aide à l'entrée au séjour des migrants en France. Est-ce que vous considérez, vous, que le Conseil constitutionnel et son président, Laurent Fabius, ont fait là de la politique en condamnant ce délit de solidarité ?
Moi,
je ne partage pas cette décision. C'est la décision du Conseil constitutionnel, elle s'impose par définition. Mais je trouve que c'est choquant parce que cela va permettre, effectivement, d'accompagner des gens qui sont en situation irrégulière. Et on ne sait pas très bien d'ailleurs où va s'arrêter l'accompagnement, parce qu'on nous explique que ça ne peut pas être au moment du passage à
la frontière. C'est très clair. Apparemment, c'est ce que dit le Conseil constitutionnel. Mais on ne favorisera pas
l'entrée, il ne faudra pas favoriser l'entrée de clandestins sur le territoire français. Mais quand ils seront présents, ils pourraient avoir une assistance. C'est ce qu'on appelle le délit. Si
le
fait
d'organiser l
'assistance de l'autre côté de la frontière n'est pas un accompagnement ou un encouragement à la passer,
pour vous, ça s'avoue que la limite... Aider au séjour
en France pour des raisons humanitaires, puisque c'est ce qu'explique le Conseil constitutionnel, est-ce que ça vous paraît problématique ? Est-ce que là, le Conseil a fait de la politique ? Puisqu'on rappelle, dans cette décision, c'est bien l'aide au séjour en France, principalement, qui est concernée.
Oui, mais à partir du moment où des gens arrivent en situation illégale, je veux dire, comment d'emblée, dès qu'ils ont passé la frontière, à 10 mètres de la frontière, vous considérez que c'est pour des raisons humanitaires qu'il faut les accompagner ? Je pense qu'il faut d'abord lutter et éviter ces infractions, et l'accueil, et tout ce qui peut ressembler à un appel d'air pour des gens qui vont arriver en situation irrégulière, et c'est pour ça que je conteste cette décision. Encore une fois, elle s'impose, il n'empêche qu'il faudra y remédier. Mais Laurent Fabius, ça fait de la politique, là, ou pas ?
Je
n
'ai
pas de critique à porter sur les juges du Conseil constitutionnel. En revanche, sur la décision, je ne la partage pas, et je considère qu'elle est dangereuse parce qu'elle constitue un appel d'air supplémentaire. Sur cette question plus
générale
des migrants, vous
critiquez la politique qui est actuellement menée, celle du président de
la
République, mais finalement, est-ce qu'il y
a
quelque chose à faire ? Vous feriez quoi de différent sur la gestion des migrants
? D
'abord, il faut le faire dans un cadre européen. C'est ce que nous sommes en train de faire, et nous avons commencé à y travailler à Menton, à notre Conseil national, on prépare les élections européennes. La réponse, elle est européenne. Et c'est dans ce cadre-là. D'abord, sur l'harmonisation du droit d'asile. Ça fait des années qu
'on
dit ça, et ça n'avance jamais. Ça n'avance jamais parce qu'il n'y avait pas, jusque maintenant, je pense, une prise en compte comme elle l
'est
aujourd'hui. Moi, j'étais, il y a trois semaines, un mois, devant nos amis du Parti Populaire
Européen,
qui rassemble dans les 27 pays de l'Union, les partis de droite et de centre-droite.
Et
je leur ai dit la souche suivante, je considère qu'il y a au moins trois priorités. Il y en a d'autres, mais il y
a
d'abord celle de l'immigration, qui se pose dans tous les pays. Et ce discours-là, vous voyez, il y a deux ans ou trois ans, il n'était pas reçu de la même façon. Aujourd'hui, tous les pays se sentent concernés. Ensuite, la protection de nos frontières pour lutter contre le terrorisme, entre autres. Et puis, la préférence communautaire. C'est-à-dire voir, au moment où tous les autres blocs de pays, je pense aux États-Unis, à la Chine, au Japon, se referment et durcissent leur capacité d'accepter des produits étrangers. Nous, nous devons être en situation
de riposte.
L'expression « lèpre populiste » utilisée par Emmanuel Macron pour parler de l'Autriche, de ce qui se passe en Autriche, en Italie, en Hongrie, vous la reprendriez ?
Elle
vous
a choqué ? Elle
est scandaleuse. Elle est scandaleuse. Attendez. Parler de lèpre, sauf erreur, l'Italie est un grand pays démocratique. Moi, je porte sans doute le même jugement, au fond, sur les dirigeants qui ont été élus. Je ne partage pas leurs idées ni leurs convictions. Mais l'Italie est un grand pays démocratique. Ces gens ont été élus démocratiquement. Et surtout, lorsqu'on est chef de l'État, demain, et d'ailleurs, il est dans cette situation aujourd'hui, il doit travailler avec les dirigeants italiens et accuser les Italiens de lèpre. C'est tout simplement parce qu'à un moment, nous n'avons pas été... Mais le sujet est vraiment important.
C'est parce qu'à un moment, les partis de gouvernement que nous sommes, et je prends toute ma part de responsabilité, n'avons sans doute pas su répondre aux attentes des peuples. Et c'est
ça qui prend bien ça. Ce sont ces
partis-là dont on parle ? Je ne pense pas. Alors,
justement. Je
ne pense pas parce que, comme je vous dis, sur le fond, sans doute que je partage la même analyse que M. Macron. En revanche, un président de la République ne peut pas accuser l'Italie de lèpre, tout simplement parce que les dirigeants qui ont été élus ne lui conviennent pas. Sur la forme, sur le
fond,
oui. Sur la forme, non. Une proposition très concrète de Vienne, donc de l'Autriche, qui vient de prendre la présidence de l'Union Européenne, et qui souhaite qu'aucune demande d'asile ne soit déposée sur le sol européen. Est-ce que vous partagez cette proposition, Christian Jacob
? La
position sur laquelle nous sommes, c'est celle des hotspots, c'est-à-dire la capacité d'avoir des centres d'accueil à l'extérieur des frontières européennes, notamment dans les pays d'où viennent les migrants, de façon à ce que là puissent étudier ceux qui relèvent du droit d'asile, et ensuite qu'ils puissent arriver et déposer leurs demandes de droit. Et c'est... Vous voyez, ça aussi,
c'est un sujet... Donc vous n'êtes
pas complètement d'accord avec cette proposition
-là ? C'est un sujet sur lequel nous sommes en train de travailler au sein du PPE. Vous
ne
dites
pas non complètement ? Parce que c'est une proposition qui a été défendue, si je ne
me
trompe pas, en France, par le Front National.
Oui, mais vous savez, les positions du Front National m'importent peu ce qui m'importe, et c'est ce sur quoi nous travaillons, d'être capables d'apporter des réponses. Ces réponses, c'est effectivement ces hotspots à l'extérieur, et qui permettent ensuite de voir les dossiers des migrants qui peuvent relever du droit d'asile, et ensuite, ils
arrivent en France... En fait, on va avec des pays
ou de départ ou de transit, en l'occurrence, pour accepter ces hotspots, parce que pour l'instant, ils n
'en
veulent pas.
Non, mais nous pouvons... Nous avons une proposition que l'on débat aussi au sein du PPE, c'est d'avoir une aide liée. L'aide liée, ça veut dire que quand nous aidons ces pays par de l'aide humanitaire, la contrepartie, c'est qu'ils acceptent de reprendre chez eux les gens qui sont
sur... Ça serait d'ouvrir un
hotspot. Si vous voulez d'être, vous acceptez qu'on ouvre un centre pour
les
réfugiés chez vous. Voilà.
On
est candidat
à
la
migration.
D'une part, et d'autre part, vous acceptez le retour des illégaux. C'est de cette manière que l'on va travailler. Et voyez ces sujets-là... Est-ce qu'il doit y avoir un hotspot en France, sur
les côtes françaises ? Non,
sauf erreur, la France est dans l'Union européenne. Donc je ne
veux
pas en dehors, à l'extérieur des frontières européennes. Et sur ces sujets, ça ne faisait pas nécessairement l'unanimité lorsqu'on en parlait au sein des 27. Et aujourd'hui, c'est un sujet qui avance. Et la différence entre le travail que nous faisons, nous, au sein du PPE, je parle pour les républicains, et M. Macron. M. Macron, il est dans l'incantation, son parti en marche, dans les déclarations, mais incapable de le mettre en place, pour une raison simple. C'est que nous, si nous travaillons au PPE, c'est pour être capable de dire aux Français, demain, vous votez pour nos listes, nos députés européens siégeront au PPE, nous serons d'accord là-dessus, et nous le mettrons en application.
Or, les élus en marche, s'il y en a qui deviennent députés européens, on ne sait pas où ils siégeront. Ils n
'ont
pas de groupe, ils siégeront nulle part. Donc ils n'auront pas de majorité pour le mettre en place. Donc on sera dans l
'incantation et la communication. On aura l'occasion d'en parler
à l'occasion des élections européennes qui auront lieu dans un an, quasiment à jour pour jour, enfin au
mois de mai. Un peu moins. Un peu
moins, en effet. Fin mai. Nous passons à l'actualité de la semaine, puisque c'est demain au Congrès qu'Emmanuel Macron prononcera son second discours à Versailles depuis son élection présidentielle, son élection à la présidence. Il avait dit qu'il le ferait annuellement. Il y a plusieurs députés de vote qui boycotteront demain le Congrès. Fabien Di Filippo, Pierre Cordier, Julien Diff contre l'avis de Laurent Wauquiez, le patron des Républicains. Et on voudrait savoir si vous aussi, vous cautionnez cette absence ou si, tout simplement, vous ne tenez pas vos troupes, Christian Jacob.
On n
'est
pas dans une caserne. Et les députés font leur choix individuel. Moi, je suis favorable à ce que nous soyons présents au Congrès. J'ai refusé d'aller à ce déjeuner organisé par M. Macron, parce que là, on
tournait dans le ridicule. Est-ce que
c'est républicain de ne pas y aller ?
Ah oui, oui, oui, oui. Je pense qu'il fallait être au Congrès. Nous serons au Congrès. Mais aller à un déjeuner qui ne ressemble à rien.
Pourquoi ça a du
sens d'aller écouter le président l'après-midi et de ne pas aller
au... Parce
que, écoutez, le déjeuner, c'est faire un semblant de convivialité avec un président qui traite à la fois les élus, le Parlement par le mépris et la suffisance comme jamais aucun autre président de la République ne l'a fait.
Je
vous invite à reprendre depuis plusieurs présidents de la République, que ce soit François Hollande, que ce soit Nicolas Sarkozy, que ce soit Jacques Chirac, je pense François Mitterrand, mais je suis moins sûr si je ne
l'ai
plus en mémoire, tous ont toujours reçu les principaux
dirigeants de l'opposition. Vous dites non.
Non, tous ont reçu les principaux dirigeants de l'opposition. Tous l'ont fait avec les groupes. Ce président, c'est d'une suffisance totale. Nous inviter à un déjeuner avec 50 personnes pendant une heure, écoutez, c'est du
ridicule. Vous
vous exprimerez demain après-midi pour le coup, Benjamin Sportouche, je le rappelais, au nom du groupe
qui est républicain de l'Assemblée. Je veux
juste finir de répondre à la question. Les députés sont libres de faire ce qu'ils souhaitent. Moi, je souhaite qu'ils soient présents, mais vous savez, il n
'y
aura pas plus d'absence chez les députés républicains qu'il y en aura en marche. Je vous invite à vérifier le nombre de députés en marche qui n
'assisteront pas. Vous pensez qu'il y aura des députés
en marche qui vont boycotter le
président ? Je vous invite à vérifier. Vous avez
un chiffre ?
Non, mais je
vous
invite à le
vérifier. Écoutez, demain soir, vous le saurez. Mais pourquoi ? Qu'est
-ce
qui vous fait
dire ça, Christian D'accord
? Mais parce que cette manifestation n'a que très peu d'intérêt. Ça
ne sert à rien pour
vous, juste le fait, pour le président de la politique, de parler devant l'Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, ce qui est d'ailleurs une innovation de Nicolas Sarkozy, c'est utile ou ça ne
sert
à rien ?
C'est utile lorsqu'on y vient pour quelque chose. Nicolas Sarkozy l'a fait au moment de la réforme de la Constitution. Je vous rappelle que la réforme de 2008 a été une réforme très importante de renforcement des pouvoirs du Parlement, c'est-à-dire de faire en sorte qu'il y ait davantage de débats avec des choses très importantes. Mais demain, vous n'en attendez rien. Demain, si je lis ce que vous avez écrit les uns et les autres sur les différentes sources d'informations, ça va être ma vie, mon œuvre. Voilà ce
que va nous expliquer le président de la République.
Moi, je vais revenir sur les trois textes qui sont liés à la réforme de la Constitution parce que ce ne sont pas trois textes constitutionnels. qui seront examinés
à partir
de mardi. Voilà. Et
il y a
une loi ordinaire, une loi organique et puis la loi constitutionnelle. Et l'objectif, contrairement à celui de Nicolas Sarkozy, nous sommes sur un seul objectif du président de
la
République, c'est d'affaiblir à tout point de vue le Parlement et de décrédibiliser
les parlementaires. Vous dites avec le parlementaire
que l'Assemblée est attaquée au bas ou
bas. Oui, tout à fait. C'est une réalité. C'est pas
excessive. Jamais aucun de ses prédécesseurs n'a mené une telle attaque contre... Mais c'est contre les élus du peuple. C'est cet mépris, cette suffisance, ce côté condescendant à l'égard de ses concitoyens qui est mis en exergue avec ces
textes. C'est la volonté du président de la République. On est un peu
surpris quand même à vous entendre, enfin, parce que, est-ce que la préoccupation des Français, est-ce que vous avez vraiment l'impression que c
'est
la révision de la Constitution ? Je pensais, nous pensions peut-être collectivement, que vous alliez nous dire que vous alliez l'attaquer sur la cohérence de sa politique économique et sociale. Là, vous nous parlez de révision de la Constitution c'est la proportionnelle. Voilà,
c
'est ça qui vous... Ça paraît très corporatiste, finalement,
vos
récriminations à l'égard du
président de la République. Oui, mais
qui met le débat sur la table ? Rappelez-moi.
Qui
a mis ce débat sur la table ? Qui
?
Mais nous. Oui, mais pour autant,
c'est votre priorité à vous. Non, non, non, mais je vous pose la question. Donc, c'est la révision Macron pour vous. Qui
l'a mis sur la table ? C'est quand même bien le président de la République qui prend cette initiative.
À
la fois, est-ce qu'il y a aujourd'hui un problème de fonctionnement de nos institutions ? Est-ce qu'en France, un pouvoir n'a pas la capacité de gouverner ? C'est ça, les questions de fond. S'il y a un problème de fonctionnement de nos institutions, qu'il y apporte une réponse. Encore une fois, comme Nicolas Sarkozy l'avait fait en 2008. Là, ça n'est pas le cas. On n'est pas dans la situation
italienne. Mais l'idée d'introduire une dose de proportionnelle, c'est pas une vieille
histoire. C'est pas non plus... On n'est pas dans la situation allemande. Donc, c'est ce président de la République qui vient pour restreindre les pouvoirs. Mais il n
'y a
pas que ça. Regardez ce qu'il y a dans le texte.
Qu
'est-ce qui vous
choque ? Ce n'est pas la
proportionnelle ? Si, si.
C'est le sujet numéro un. Mais d'accord. Non, non,
bien sûr, bien sûr. Bien sûr. Le sujet numéro un, tout simplement, parce que le scrutin majoritaire permet à un gouvernement d'avoir une majorité stable. Et aujourd'hui, aller copier l'Italie ou aller copier l'Allemagne, je ne pense pas que ce soit l'urgence. Doubler la taille des circonscriptions, on a toujours été favorable à ce qu'on puisse diminuer le nombre de parlementaires, mais là, doubler la taille des circonscriptions, enfin, 42% d'augmentation, c'est quand même très inquiétant. Réduire le pouvoir du Parlement sur les textes. Vous savez, quand un texte est étudié en commission, il arrive à l'Assemblée nationale ou au Sénat, il est travaillé en commission.
Ensuite, il revient devant le... Là, c'est pour accélérer justement pour
faire
les
décisions
rapides. Non,
non, non,
pas du tout. Pas du tout. Il revient ensuite en séance plénière sur le texte amendé par la commission. Et bien là, après la commission mixte paritaire, ce sera renvoyé au Sénat, mais peu importe les amendements du Sénat, c'est le texte du gouvernement qui
vient à refaire. Ce que vous nous dites, c'est qu'Emmanuel Macron a une vision
bonapartiste du pouvoir avec de l'antiparlementarisme à la clé. C'est ça.
Non, parce que moi, je reconnais beaucoup de qualités à Bonaparte. Donc, c'est pour ça que je le trouve moins bonapartiste. Non, mais je le trouve très auto-centré. Et demain, je vous dis, on va avoir un discours long sur ma vie, mon oeuvre et très auto-centré sur sa personne.
Ce que vous nous dites aussi, c'est
que cette révision, finalement, à vous entendre, elle passera pas parce que le Sénat n'avotera pas.
Mais écoutez, nous allons voir. Ça fait partie de nos discussions.
Moi,
je pense que...
Parce que
vous n'êtes pas d'accord, il semble-t
-il.
Gérard Larcher
nous dit bien, on est sur la bonne voie. Bruno Retailleau, qui est votre alter ego au Sénat du Bannon, pas franchement. Enfin, on n'y comprend pas grand-chose, en fait. Non, mais tout simplement...
Le
consensus qu'il y a ou pas chez vous.
Tout simplement. Il n
'y a
pas de consensus avec En Marche et avec
le président de la République. Mais entre vous.
Oui, je pense qu'avec Bruno Retailleau, nous sommes parfaitement sur la même ligne. Gérard Larcher a un rôle qui est différent. Il a un rôle institutionnel. Il est président du Sénat. Ça n'est pas la même position, forcément, que président de groupe.
Parce que vous n'êtes pas à l'Assemblée
ou au Sénat. Tout simplement parce que Gérard Larcher, quand il avance sur ses positions, il avance avec l'ensemble des groupes du Sénat. Mais Adrien Jeanne vous
pose une question. Ça veut dire que le rôle
de Gérard Larcher, c'est de trouver un accord ? C'est ça la mission
du président du Sénat ? Non, le rôle, il reviendra aux parlementaires. C'est nous qui décidons.
À ce
stade, vous pensez qu'il n
'y aura pas d'accord ? À ce stade, pour vous,
il n
'y
a pas d'accord possible sur cette révision de la Constitution ? Non,
parce que
cette réforme vise à deux objectifs. Affaiblir le Parlement, contrairement à ce qu'ont fait tous les prédécesseurs de M. Macron, et ensuite à fragiliser complètement la représentation nationale, l'expression populaire. Les députés sont les élus du peuple. Et quand on fragilise le rôle des députés, eh bien, on dévalorise le
peuple et on ne
l'entend pas.
C
'est un nom de principe où vous dites si vous revoyez un peu à la marge telle ou telle chose, on serait peut-être prêt à le voter
?
Écoutez, il faudrait à ce moment-là qu'il revienne sur les choses qui importent les Français, refaire une vraie réforme de la Constitution sur les sujets qu'on a commencé à évoquer tout à l'heure. Je pense à l'état d'urgence qui est un vrai sujet de
manière
à nous protéger. Oui, mais... Non,
mais ce texte-là,
vous vous dites qu
'il
ne
faut
pas qu'on
vote. Sur
le plan économique, de mettre en place la règle d'or sur le budget de la Sécurité sociale. Enfin, il y
a
un certain nombre de sujets qui permettraient effectivement d'arrêter le dérapage dans lequel nous sommes. Parce
que...
Juste un dernier mot sur le plan économique. Regardez le dérapage. Contrairement à tous nos pays voisins, nos dépenses publiques continuent à augmenter au même rythme qu'avec François Hollande. Les prélèvements obligatoires continuent à augmenter. La dette continue d'augmenter. C'est ça la réalité de M. Macron. Au
bout d'un an... Il y a de la
croissance. Au
bout d'un an...
Et
le
chômage baisse.
Oui, mais la dette augmente.
Les prélèvements obligatoires augmentent. Mais qu'est-ce qui importe le plus les Français, à votre avis, Christian Jacob
?
Je pense que les deux sont liés. Le pouvoir d'achat, je pense que c'est une vraie préoccupation. Et le chômage, attendons de le regarder sur une
durée
un
peu
plus
longue.
On va en parler, mais juste, il y a beaucoup de critiques dans votre camp sur Emmanuel Macron. Il y a quelques jours, Éric Ciotti le qualifier d'adolescent immature. Est-ce que vous reprendriez ces mots, Christian Jacob
?
Chacun,
il
va avec son tempérament et ses mots. Moi, ce que je considère, c'est que ce président est très auto-centré sur lui-même.
Je
veux dire,
c
'est vraiment ça, sa préoccupation quotidienne. Alors vous... Il y
a
une certaine forme de pulsion narcissique à certains moments.
De pulsion
narcissique. D'accord. Donc,
il
y a un narcis au sommet de l'État. Alors, au sommet de votre parti, il y a Laurent Wauquiez qu'on entend très peu, Christian Jacob, ces derniers temps. Pourquoi ? Est-ce qu'il est à la bonne place aujourd'hui, Laurent Wauquiez ? Pourquoi
cette absence ? Moi, d'abord, je pense que vous le connaissez mal si vous pensez que c'est une absence. Il est au contraire très présent au sein de notre famille politique.
Il est moins que Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, par exemple, d'autres
opposants.
Oui, non, mais je l
'ai
déjà dit, on n'est pas là pour faire le concours des grandes gueules avec Mélenchon. Ce n
'est
pas notre sujet. Nous sommes un parti de gouvernement et un parti de gouvernement. Il faut tirer les enseignements des deux défaites successives aux législatives, deux défaites successives aux présidentielles. Et pour la première fois de notre histoire politique sous la cinquième, on n'est pas présent au deuxième tour de la présidentielle. Donc, ça mérite à la fois du sang-froid, de la sérénité, de faire un travail de fond qui est en train de réaliser Laurent Wauquiez. Et là aussi, regardons les faits. Vous savez, j'entends bien toutes les caricatures qui sont faites. Les faits, ce sont ce qu'il a vécu, lui, sur le terrain.
Quand vous regardez, un maire, il a été élu maire du Puy-en-Velay, ville de à peu près 20 000 habitants. Il a été élu une première fois. Il a été réélu une deuxième fois. Vous savez, quand on est maire, être élu une fois, c'est une chose. La deuxième fois, c'est autre chose. 70% au premier tour. Ça veut dire que c'est quelqu'un qui a une vraie capacité à rassembler et à faire en sorte
que de l'ensemble la population. Est-ce qu'il
devrait... Ensuite, à la région. Non, mais... On
entend, non, mais on entend bien. Non, mais non, mais... En même temps,
les sondages, le disent Christian Jacob, on y revient, Adrien Jeanne, vous interrogez là-dessus. Vous n'incarnez pas l'opposition aujourd'hui.
C
'est le Front National et la France Insoumise. Alors que vous êtes beaucoup plus nombreux au Parlement. Comment se fait-il ? Et dans les territoires, comment se fait-il qu'il n
'y
ait pas de correspondance entre ce que vous êtes et ce que vous représentez aux yeux
des Français
?
Mais ça, c'est la réalité du commentateur que vous êtes.
Le principe de réalité... Non, non, mais il est tout autre. Non, moi, je vous
invite à regarder simplement les résultats des élections partielles. Regardez les élections partielles et vous allez voir que sur la partielle à Corbeil, la semaine dernière, En Marche arrive quatrième ou cinquième, un effondrement complet. Les sénatoriales dans l'ordre la semaine dernière, même chose. C'est ça, les résultats. De la même façon que les résultats, ce sont ceux de Laurent Wauquiez dans sa région. quand Standard & Poor's dit que c'est une collectivité parmi les mieux gérées de France qui retrouve de la capacité d'autofinancement, qui baisse ses dépenses
de
fonctionnement...
L'institut avait été annulé aussi. Non, non, non. Un instant,
la stratégie de Laurent Wauquiez qui consiste à faire revenir un certain nombre d'électeurs qui sont passés au Front National. Valérie Précresse dit que
ça
ne sert à rien,
d
'une part, et d'autre part, quand on regarde les faits, en tout
cas
les sondages, on se rend compte que pour l'instant, ça ne marche pas très bien. Le Front National est quasiment toujours aussi fort.
Alors, ça ne marche pas, je vous l'accorde, ni dans les sondages, ni chez les commentateurs, mais ça marche plutôt bien aux élections. Aux élections partielles, on les gagne. Donc,
voilà. Vous, personnellement, vous pensez que les prévisionnements... Mais
sur le reste, pour répondre plus précisément à la question, ça n'est pas de faire la course au Front National, à En Marche ou à d'autres. On n'est pas sur ce terrain-là. Encore une fois, après les défaites qu'on a subies, on prend le temps de se poser. Et d'avoir un message qui répond à l'ensemble de nos compatriotes. Et on s'adresse aux Français. On ne s'adresse pas à telle ou telle partie du corps électoral. Vous savez, quand on a perdu les élections présidentielles, moi, ce qui m'a inquiété beaucoup quand j'ai regardé les résultats, il y a eu le torrent médiatique et, disons-le, le torrent debout contre François Fillon sur la dernière partie de la campagne à partir du 15-20 janvier.
Mais avant cela, avant cela, on avait perdu du terrain au lendemain de la primaire. Ça veut dire que notre discours, malgré que beaucoup de gens se soient... Bien que, pardon, que beaucoup de gens soient mobilisés pour la primaire, il n'empêche qu'on n'a pas répondu à l'ensemble des électeurs et qu
'ils
ne
se
sont pas retrouvés dans notre message. Et notamment, les classes populaires ne se sont pas retrouvées dans notre discours.
Donc, il faut le temps de reconstruire ça. Est-ce que
Laurent Wauquiez ne devrait pas, pour assurer ce leadership qui, pour certains, lui échappe, être la tête de liste aux européennes l'année prochaine ? Est-ce que vous y êtes favorable ou pas, vous, Laurent ?
Moi,
je refuse à ce stade d'aborder ce sujet. Je considère que ça n'est
pas le moment. Vous-même, vous avez
parlé des européennes à l'instant.
Ça veut dire que ça n'est pas important. Mais bien sûr,
mais pas la tête de liste. Intéressez-vous un peu au fond. Et aujourd'hui... Il
faut une
incarnation, vous le savez bien. Mais ce que l'on a
fait... C'est Nicolas Sarkozy, dont vous êtes très proche, qu'il le disait tout le temps. Mais ce que
l'on a fait aux élections, pour les élections européennes, et ce que l'on a fait avec le Conseil national, on a ouvert ce débat. Et on le conduit à l'intérieur du PPE, comme je l'ai évoqué tout à l'heure. Encore une fois, pour pouvoir dire à nos compatriotes, eh bien, si vous votez pour nos listes, voilà ce qui va se passer. Si vous votez pour les listes de M. Macron, vous ne savez pas, parce que vous ne savez pas où il siégera. Vous avez une idée... Au terme du débat de fond qui va durer 5 ou 6 mois, parce qu'on ne
va
pas sortir telle ou telle mesure gadget de cette manière. On s'inscrit, encore une fois, dans la durée. Eh bien, quand le moment sera venu...
C'est quand ce moment ? Quand est-ce
qu
'on
connaîtra
le nom de votre tête de l'année ? Je pense à la
fin de l'année ou peut-être même début de l'autre.
Mais vous avez des idées de
personnalité qui
vont l'incarner ? Faites-moi confiance pour
avoir des idées, mais ce n'est pas le moment. Ce n'est pas le moment de les... Vous enverrez, renversez
votre
verre d'eau. Et ça suffit déjà à créer
des désaccords.
Christian Jacob,
ça
suffit déjà à créer des désaccords, même s'il n
'y a
pas de mesures aujourd'hui qui sont lancées. Celle qui était numéro 2 en théorie des Républicains, Virginie Calmel, a fait le choix de partir. Est-ce que ça veut dire qu
'il
y
a
un problème de positionnement de Laurent Wauquiez ?
Est
-ce que c'est la victoire de l'aile gauche des Républicains
? Je pense qu'il faut ramener les événements à ce qu'ils sont.
Je
ne pense pas que...
La numéro 2 du
parti... Voilà, le départ de Virginie Calmel suscite un émoi. Elle est partie. Vous
disiez, Je
ne suis pas sur cette ligne-là. On en a parlé avec Guillaume Pelletier. Je ne suis pas sur cette ligne-là. Tout simplement, parce que je pense que vous avez obligatoirement un effet en cascade. C'est-à-dire que si vous touchez au SMIC, vous touchez à tous les autres salaires. Et expliquez qu'on va baisser les charges correspondantes. Vous n'allez
pas
doubler Macron par la gauche. Voilà, quelle économie on fait ? Donc, ça fait partie des débats qui ont cours. Et ce n
'est
pas, je veux dire, stupide d'avoir cette discussion. En tout cas, moi, je ne la partage pas.
Je
ne
suis
pas sur cette ligne.
Alors, Marie-Pierre Haddad de la rédaction numérique de RTL nous a rejoint. Bonjour Marie-Pierre.
Bonjour à tous. Bonjour
Christian Jacob.
Des premières questions pour Christian Jacob.
Oui, et cette semaine, il
y a
un événement qui a beaucoup interpellé les internautes. C'est le Premier ministre Edouard Philippe qui a reçu à Matignon Nicolas Sarkozy pour déjeuner. Et donc, l'information avait aussi été confirmée par les proches du chef de l'État. Et elle a donc beaucoup été relayée par les internautes. Et ils veulent savoir est-ce que cette visite de Nicolas Sarkozy ne brouille pas les cartes et ne fait pas du tort à l'opposition que vous voulez incarner
?
Ah, mais ça n
'est
pas du tort, non, je ne pense vraiment pas. Ensuite, bon, Nicolas Sarkozy a l'habitude d'accepter les déjeuners qui ont envie d'accepter. On ne
va
pas mettre ça en
débat chez nous. Ça ne vous rend pas
forcément en service. Oui.
Ça ne pose pas de difficultés. Nicolas Sarkozy
a toujours été clair. que le président de la Sarkozy
aille voir Edouard Philippe à Matignon
discuter
avec lui. Ça ne vous pénalise en rien ? Non, il répond à une invitation. Nicolas Sarkozy est plutôt quelqu'un de courtois
et dénable. Parce qu'on ne le
voit pas beaucoup à vos côtés, Nicolas Sarkozy, pour être très honnête.
vous savez, peut-être que parce que certains font beaucoup de mousse lorsqu'ils le voient et d'autres un peu moins. Mais croyez-moi que pour ce qui me concerne ou ce qui concerne l'ensemble des dirigeants des Républicains, ils les voient très régulièrement. Et
c'est plutôt bien... Peut-être un recours pour vous ou pas ? Est-ce qu'il peut être un recours ?
D'abord, je réponds à la question précédente. Si dans un éclair de lucidité, le Premier ministre cherche de bonnes inspirations, c'est plutôt bien qu'il voit Nicolas Sarkozy. Alors, est-ce qu
'il
peut être un recours pour vous, Nicolas Sarkozy ? C'est la décision de Nicolas Sarkozy. Je crois qu'il a répondu très clairement à cela, que la vie politique pour lui était derrière lui. En revanche, ça le passionne parce que ça a été toute l'histoire de sa vie. il s'y intéresse et puis, c'est un observateur à viser. Et Laurent Wauquiez est le candidat naturel de votre camp à l'élection présidentielle de 2022 ? Ça n'est pas le sujet aujourd'hui.
C
'est comme... Oui, mais je sais bien.
Mais
essayez une fois de regarder les choses autrement que par le petit bout de la lorgnette.
Mais on est fait l'ambition
de
Laurent
Wauquiez
?
Est-ce que vous rencontrez un Français aujourd'hui qui est préoccupé de savoir qui sera président de la République dans 4 ans ? Bah oui,
les gens
disent face à Macron, il y aura qui ? Ça,
c'est
normal.
Les
Français
aujourd'hui, ils ont envie que ça aille mieux et nous, nous sommes dans une logique qui est celle de la reconstruction. Donc pour le moment, c'est reconstruire notre famille politique et c'est le travail que fait Laurent Wauquiez avec beaucoup d'engagement et avec beaucoup de talent. Alors, une
dernière
question des internautes.
Marie
-Pierre. C'est par rapport au Conseil d'État qui ne voit aucun obstacle juridique à l'ouverture de la PMA, la procréation médicalement assistée à tous les couples de femmes. Et on a un internaute du Figaro.fr, Jacques, qui dit il faut descendre dans la rue et manifester notre opposition. Donc vous, vous êtes contre la PMA pour toutes. Est-ce que vous comptez en faire un combat dans la rue comme vous l'avez fait pour le mariage pour tous ?
Christian
Jacob.
On verra comment ce débat va être abordé par le gouvernement, comment il va être posé. Moi, je suis effectivement très réservé. J'ai toujours affiché mon opposition sur ce sujet. Je n'ai pas changé.
Parce
que je pense qu'il y a autant sur tous ces sujets bioéthiques, il faut accepter aussi d'évoluer, de regarder... Sur
le mariage, vous ne
regrettez pas votre position de l
'époque ? Non, je pense qu'au moment où nous l'avons
fait, on a eu raison de le faire.
D
'ailleurs, c'est un élément...
Oui, mais
aujourd'hui ?
Est
-ce qu'aujourd'hui
? D
'ailleurs, c'est un élément de fracture de notre société dont on se serait volontiers passé.
Et
donc, non, le regret que je peux avoir, c'est que nous n'ayons pas fait le moment venu le contrat d'union qu'on souhaitait faire qui aurait évité le mariage. Parce qu'avec le mariage, se pose le problème de la filiation et on va revenir sur ce sujet avec la PM.
Merci Christian Jacob. C
'était donc la
première partie de ce Grand Jury. On fait une pause et on se retrouve dans quelques instants avec la seconde invitée de cette émission, Aurore Berger. A tout de suite.
Suite du Grand Jury RTL, le Figaro LCI.
Invité aujourd'hui, Aurore Berger, député des Yvelines, porte-parole du groupe La République En Marche à l'Assemblée Nationale. Le débat est dirigé par Benjamin Sportouche. Avec à mes côtés Adrien Gindre, Téphane LCI, Alexis Brézé du Figaro. Bonjour Aurore Berger. Vous êtes donc la seconde invitée de ce Grand Jury un peu exceptionnel à la veille du discours d'Emmanuel Macron devant le Congrès. Vous êtes l'une des nouvelles figures de la politique. Vous avez quitté Les Républicains pour rejoindre Emmanuel Macron avant la campagne présidentielle de 2017.
Avant d'en venir à ce Congrès et à la réponse que vous allez certainement faire à Christian Jacob qui vient de parler de président auto-centré qui ne juge finalement la politique qu'à l'aune de ce qu'il est lui à l'Elysée. Une question sur Nantes. Il vient d'avoir des propos de Jean-Luc Mélenchon expliquant selon lui, selon le leader des Insoumis qu'à Nantes les violences résultent je cite de l'exaspération d'une population mal traitée. qui se trouve confrontée à des forces de l'ordre exténuées et trop armées. Est-ce que vous comprenez qu'il peut y avoir une exaspération après ce tir reconnu comme accidentel par le policier en question à Nantes ? Je
crois surtout que ce sont
des propos irresponsables. À partir du moment où une enquête est ouverte, ce n'est pas aux politiques et aux parlementaires d'émettre un jugement sur l'enquête à venir. On a un drame qui s'est produit, un drame qui ne doit pas justifier une escalade de violence bien évidemment et un drame où immédiatement l'IGPN a été saisie. Une enquête est ouverte et moi je n
'ai
pas de commentaire à faire à
partir du moment de l'enquête.
Estime qu'il y a trop de facilité dans le recours à la légitime défense ?
Moi
je pense qu'on a des policiers qui font remarquablement leur travail et nous sommes à leur côté. On a continué d'ailleurs à recruter des policiers et des gendarmes parce que justement quand Jean-Luc Mélenchon parle en effet de fatigue des policiers et des gendarmes c'est à la fois la faiblesse des effectifs que nous avons constaté quand nous avons été élus et puis c'est peut-être aussi la fatigue des commentaires incessants d'une certaine classe politique qui veut un peu trop charger la barque ou qui veut un peu trop incriminer
la police et la gendarmerie.
Vraisemblablement vu les propos que vous me rapportez je pense qu'on peut le mettre dans cette catégorie.
Alors il entendra certainement il vous remprendra peut-être. Alors on passe au Congrès puisque c'est demain la convocation par le président de la République du Congrès.
C
'est la deuxième fois depuis son élection qu'il procède de la sorte qu'il va tenir un discours devant les parlementaires du Sénat et de l'Assemblée. Et à l'instant Christian Jacob estime que c'est finalement de la communication et que le président de la République est dans une dimension très autre-centrée très narcissique du pouvoir. Est-ce que vous pouvez comprendre qu'il y a une gêne par rapport à cette mise en scène de la majesté du président qui je le rappelle ne répondra pas aux interpellations politiques qui suivront sa déclaration ?
Mais quelle gêne ? La gêne de tenir un engagement qu'il a pris devant les Français en disant que chaque année il réunirait le Congrès. Donc si la gêne c'est en effet qu'on tienne nos engagements sur ce sujet comme sur les autres peut-être que certains sont gênés parce qu'ils n'ont pas été habitués à tenir leurs propres engagements pris devant les Français. Ensuite que le président vienne rendre compte de l'action qui a été la sienne et redonne le cap pour l'année qui vient puisqu'encore une fois elle viendra tous les ans devant nous je trouve que c'est un exercice démocratique qui est sain et qui est nécessaire.
Alors sur
le continu maintenant on y vient Adrien Gindre. Un petit mot peut-être sur les présents encore les Insoumis boycotteront ce Congrès certains députés les Républicains également certes le président respecte la Constitution en s'exprimant puis en partant est-ce que vous ne vous dites pas à la lumière de ces contestations il y a finalement peut-être un problème dans la manière dont cela a été réfléchi pensé il ne serait pas plus intéressant que le président reste pour écouter ce que ses opposants représentants du peuple français également
représentants du peuple français et dans le même temps ils ne le représenteront pas au Congrès puisqu'ils préfèrent ne pas être présent et le boycotter parce que
le président s'en va s'il restait très
bien mais ça s'appelle de la posture on dit que le président de la République met en scène non il applique encore une fois une promesse qui était la sienne par contre la mise en scène elle est vis-à-vis justement de ceux qui eux font grand bruit du fait qu'ils ne veulent pas venir ils représentent l'ensemble de la nation ils doivent être présents justement pour respecter
nos intentions alors Christian
Jacob dit mais vous verrez il y
aura
plein de députés en marche qui ne seront pas là non plus vous pouvez le rassurer
écoutez il y
a
des députés en marche qui sont présents
ils seront tous là demain aujourd
'hui ils seront évidemment présents demain parce qu'encore une fois c
'est
un exercice démocratique qui est nécessaire et qui est utile je pense pour les français d'avoir le président qui rencontre devant le parlement
on
verra s'ils seront là demain en particulier l'un de vos collègues Frédéric Barbier député du Doubs il fait partie de ces députés qui réclament une tournure un peu plus sociale à ce quinquennat il signe une tribune dans le monde d'hier dans lequel il estime que le gouvernement doit mener une politique je cite plus sociale
c
'est un ancien socialiste est-ce que c'est pour cela
qu
'il n'a rien compris au Nouveau Monde votre collègue Barbier alors qu'on vient d'annoncer le report du plan pauvreté au Arberger
écoutez moi je pense que c'est une erreur de lecture oui je viens de la droite oui lui vient de la gauche mais c'est pas le sujet parce que déjà les français quand ils nous ont élus ils nous ont pas demandé d'où on venait ils nous ont demandé par contre de manière très claire là où on voulait les emmener et quel était le cap qui était le nôtre et ce cap là on le tient et tout dépend de ce qu'on entend par politique sociale si la politique sociale aujourd'hui dans notre pays c'est une énième fois une politique de distribution des aides sociales alors oui la donne a changé la donne a changé parce qu'une véritable politique sociale c'est la politique que l'on mène avec le dédoublement des classes de CP parce que cet enfant qui est aujourd'hui en quartier prioritaire et qui bénéficie de ce dédoublement de classes de CP qui demain pourra être dans l'apprentissage ou pourra bénéficier d'un nouveau baccalauréat parce qu'on est en train de changer la donne au sein de l'éducation nationale qui apprennent bénéficiera d'une formation professionnelle tout au long de la vie et bien cet enfant lui il ne mettra pas six
générations il ne mettra pas six générations à sortir de la pauvreté les français ne comprennent pas
aussi bien notamment
sur
l'interruption enfin en tous les cas sur le fait que le plan pauvreté qui était annoncé par le président de la république lui-même c'était sur TF1 pour fin mai début juin et bien il est reporté s'inédié
mais son application elle, elle ne sera pas à reporter et c'est ça
qui compte est-ce que vous en êtes
sûr de ça parce que finalement on ne sait pas du tout à quoi va ressembler ce plan pauvreté en quoi il va consister et ce qu'il ira dedans s'il est annoncé en septembre vous nous corrigez
il
sera
mis en oeuvre au 1er janvier 2019 je vous l'assure
et comment vous ferez par quel coup de baguette magique en quatre mois on aura le temps de tout mettre en place s'il faut une disposition un texte de loi
ce qui est assez étonnant c'est que d'une part vous nous reprochez parfois de vouloir aller trop vite voire même parfois de nous précipiter et d'autre part vous nous dites là vous n'allez pas assez vite dans une annonce
on ne comprend
pas
surtout
c'est la mise en oeuvre c'est ça que les français veulent
voir ce qui compte c'est le
contenu qu'on attend ce
qui compte c'est le contenu mais moi j'ai travaillé sur ce sujet du plan pauvreté parce qu'Agnès Buzyn avait demandé à ce qu'il
y ait
à la fois des représentants des associations des représentants des collectivités locales et des parlementaires donc moi j'ai travaillé on a travaillé notamment sur un thème en particulier qui est très nouveau quand on parle de la lutte contre la pauvreté qui est la lutte contre le non-recours on a beaucoup commenté la complexité des aides sociales la complexité des aides sociales ça conduit aussi un certain nombre de français
je
suppose que c'est pas la coupe du monde de foot comme l
'a
dit Agnès Buzyn donc pourquoi il a été reporté ?
justement pour laisser le temps de réunir l'ensemble des personnes qui sont concernées par le plan pauvreté et qui pourront du coup être réunies en septembre tout ensemble il y
a
une incohérence quand même dans les
questions qui sont
posées vous pouvez pas d'un côté dire on réunit pas les partenaires sociaux de l'autre quand on le fait dire attention ça prend trop de temps donc ils seront réunis et la mise en oeuvre la
mise en oeuvre sera des besoins est
-ce
que vous comprenez qu
'il y ait par exemple l'ISF la réforme du ISF qui soit faite rapidement sur d'autres thèmes le thème le président de la république va vite c'est aussi l'une de ses marques et quand arrive cette thématique là et bien il cale ou en tous les cas il reporte est-ce que vous pouvez comprendre qu'il y
a
une incompréhension
?
alors moi je vais prendre le temps de le réexpliquer s'il
y a
une incompréhension autant la dissiper moi j'assume tout j'assume tout ce qu'on a fait depuis le début du quinquennat parce qu'un projet de transformation c'est un bloc et il faut redonner du sens donc moi j'assume qu'on ait supprimé l'ISF pour faire en sorte qu'on réinvestisse dans ce pays j'assume qu'on ait augmenté l'SCAG de manière à baisser les cotisations sociales et j'assume aussi qu'on ait tout de suite augmenté les minimums vieillesse qu'on ait tout de suite augmenté l'allocation adulte handicapé qu'on ait tout de suite augmenté les aides pour les gardes d'enfants pour les familles monoparentales ça c'est la politique dans
son ensemble c'est ça vous êtes
parti en fanfare et tout ça vous l'avez fait
et très vite
il y
a
eu
beaucoup beaucoup de réformes qui ont été mises en oeuvre au début et puis là on a l'impression depuis quelques temps que ça coince comme une panne parce qu'on a parlé du plan pauvreté il
y a
le plan hôpital qui a été remis aussi il
y
a le plan sur le Grand Paris qui a été repoussé il y a les fameuses économies budgétaires il y avait un plan qui s'appelait Cap 2022 là aussi on n
'en
entend plus parler il
y a le
rapport sur l'islam de France il
y
a la bioéthique on a l'impression depuis quelques temps que la machine se grippe
mais qu'est
-ce qui se grippe
? on a travaillé justement à l'Assemblée nationale là sur des textes essentiels on a travaillé sur les états généraux de l'alimentation pour faire en sorte que nos agriculteurs puissent être rémunérés au juste prix de leur travail je pense qu'eux ils étaient en attente qu'on aille vite et on est allé vite on a travaillé sur le projet de loi Elan pour construire plus et plus vite dans notre pays parce qu'on a encore des millions de français qui sont mal logés on a travaillé sur l'avenir professionnel et
sur la formation professionnelle
mais ils n'ont pas été mais ces sujets ils seront conduits tous les engagements du président de la République et de notre majorité seront tenus ils l'ont tous été depuis
le début mais le calendrier
c'est pas nous qui l'avions annoncé c'est le chef de l'état en
l'occurrence
encore une fois moi je vous réponds sur le calendrier je vous dis vous pouvez pas d'un côté nous dire vous allez trop vite vous vous précipitez de l'autre nous reprocher de prendre du temps donc à un moment on mène une politique qui est un ensemble qui est un ensemble cohérent depuis le début dont moi j'assume l'intégralité de cette cohérence et
sur
le plan pauvreté
vous avez vu les dernières 5 états d
'opinion 3
quarts des français considèrent que la politique du chef de l'état elle est injuste c'est bien qu'il y
a
une attente à laquelle vous ne répondez pas aujourd'hui
c
'est bien qu'on doit continuer à expliquer ce qui a été mis en oeuvre et quand moi je vous parle de la politique éducative qui a été mise en oeuvre pour moi c'est la plus grande politique sociale
mais au berger on
en a même pas assez parlé
ce
sont
des
éléments de langage qu'on
entend beaucoup mais c'est pas des éléments de langage
si ce sont des éléments de langage puisqu'on l'entend
mais c'est une réalité
en effet alors peut-être que c'est une réalité le
dédoublement des classes de CP c'est une réalité
on voit les premiers résultats qui semble-t-il sont positifs pour autant est-ce que vous n'avez pas d'interrogation d'incertitude au-delà de la pédagogie que vous ne feriez pas sur les réformes passées d'incertitude sur les réformes à venir et sur la cohérence globale parce que finalement le en même temps du chef de l'état beaucoup de français ne le perçoivent pas entre une politique libérale et une politique sociale
mais le en même temps eh bien le en même temps aucun doute
je n
'ai
aucun doute parce qu'il
y
a deux choses déjà le en même temps il s'incarne de manière très précise dans les réformes qu'on a pu conduire en même temps c'est d'abord on libère pour nos entreprises avec les ordonnances travail et on fait la formation professionnelle et l'apprentissage ça c'est le en même temps et c'est la cohérence en même temps on fait le dédoublement des classes de CP et on fait la réforme du baccalauréat ça c'est le en même temps et ça fonctionne et les premiers résultats sont là d'autre part c
'est que juste les français ne vous comprennent pas en fait
les
français ne vous comprennent pas
on
le voit dans les sondages
la chute
de
popularité d'Emmanuel Macron est très forte il a perdu dans beaucoup de sondages beaucoup de convictions chez les français comment ça se fait
j
'ai envie de vous répondre et alors
ça
veut dire qu'en fait à chaque sondage vous allez nous demander de changer la politique quand même et si dans 6 mois vous me dites attention
là
vous
êtes en train de
décrocher sur l'électorat à droite on va faire un virage à droite moi je ne sais pas ce que ça veut dire faire un virage à gauche ou faire un virage à droite par contre je sais ce que c'est de mener une politique cohérente et d'aller au bout des engagements qu'on a pris on a dit de manière très claire dans la campagne et pas nous d'ailleurs les français nous ont dit c'est la dernière fois qu'on vous fait confiance mais pour qu'on vous fasse vraiment confiance encore faut-il tenir vos engagements alors non ce n
'est
pas parce qu'il
y
a un ou deux ou trois ou même dix sondages qu
'on
va changer la politique
que l'on mène peu importe l'opinion des français et l'opinion des français au final
ce sont des sondages d'opinion ce sont des français qui sont appelés et c'est 1000 français qui sont appelés moi je veux
aussi ce que vous voyez sur les marchés parce que ce que je vois non ce que vous voyez aussi sur les marchés ne parle pas
de la CSG de l'augmentation de la CSG des retraites de la crainte sur les pensions de réversion par exemple
et bien moi les français
que je vois par exemple pendant des mois ils m'ont dit sur la réforme de la SNCF on ne veut qu'une chose que vous teniez bon alors que je peux vous assurer que pour prendre le RER quand vous êtes à Rambouillet ils avaient des
grèves ils subissaient et vous ne
pensez pas que ça va changer la vie des français d'avoir accès à plus de mobilité de ne
pas
être condamné à
la destination à
récemment je vous parle de
la
retraite et la
CSG justement Benjamin vient d'évoquer la
question des pensions de réversion qui est un point qui est compliqué parce que les français ils ne
font
pas comprendre est-ce que finalement le système des pensions de réversion va être conservé ?
On a dit qu'on remettait à plat l'ensemble de notre système de retraite donc ça je pense que c'est une bonne chose et c'est attendu donc ça l'agenda a toujours été connu on a toujours dit que ce serait en 2019 l'agenda a été reprécisé et sera tenu sur les pensions de réversion on a aujourd'hui des inégalités qui existent qui sont très fortes sur la manière avec laquelle vous pouvez les percevoir
donc vous allez les corriger
?
Est-ce que quand on dit remettre à plat on peut ne pas entendre systématiquement dégradation de ce qui va se passer
mais c'est peut-être l'évolution positive de ce qui va se passer
il peut y avoir augmentation ou diminution vous nous dites
non
je dis juste que par principe quand on nous interroge sur ce genre de sujet on considère que forcément on va créer du moins bien alors que justement remettre à plat et recréer plus de justice dans notre système de retraite et aussi sur la question des pensions de réversion moi je pense que c'est quelque chose qui est attendu donc oui on
va tout remettre à plat le principe lui-même ne
sera pas remis en cause le principe lui
-même ne sera pas remis en cause et la
ministre de la
Santé la désertit mais il y aura
bien des perdants et des gagnants comme l'a dit Christophe Castaner
mais on va remettre à plat le système
on a aujourd
'hui des injustices
qui
existent voilà donc il y aura des perdants et des
gagnants ça c
'est vous qui le dites moi je
vous dis juste qu'on va remettre à plat le
système
on
peut penser que c'est la conséquence que le secrétaire d'Etat aux relations au Parlement a lui-même diagnostiqué justement sur cette politique injuste qui est à l'écran si on en croit les sondages qualifiés comme tels par 75% des français est-ce que vous pensez que sur les contrats courts le recours au contrat court sur les abus qu'il peut y avoir au CDD notamment est
-ce
qu'il doit y avoir un bonus malus qui doit être et bien appliqué aux entreprises qui recourent de manière abusive
oui
le recours abusif au contrat court doit pouvoir faire l'objet en effet une forme de malus mais vous voyez c'est justement le fameux en même temps c'est à dire à la fois simplifier la vie des entreprises c'est notamment ce qu'on a
fait mais le nouveau patron du MEDEF
n'en veut pas pour le
coup
très bien mais moi je ne prends ni mes ordres du patron du MEDEF ni de la CPME ni de la CGT ni d'un syndicat ni d'un sondage d'opinion les ordres quelque part c'est la feuille de route que les français nous ont fixé et c'est ce sur quoi ils nous ont fait confiance et donc c'est le fameux en même temps sur à la fois libérer les entreprises et les énergies et en même temps mieux protéger les français et on doit mieux les protéger en effet d'un certain nombre de recours abusifs au contrat court donc l'idée d'avoir un bonus malus me paraît excellente
Alexis Brézé une seconde sur la question du rapport avec les territoires et les collectivités est-ce que dans ces incompréhensions finalement entre le pouvoir et le pays il n'y
a
pas aussi une absence de dialogue est-ce que vous n'êtes pas frappé que des gens qui ne représentent pas la droite dure qui autrefois n'étaient pas hostiles à Macron qui sont Dominique Bussereau pour les départements Hervé Morin pour les régions François Baroin pour les collectivités protestent et disent ça ne fonctionne pas on nous traite mal c'est plus possible est-ce qu'il
n'y a
pas un problème de dialogue tout bêtement
?
Non moi je ne pense pas on a la conférence des territoires qui a permis justement de réamorcer ce dialogue avec les collectivités
Ils n'ont pas l'air convaincu
Le Premier ministre lui-même a dit qu'on devait mieux travailler avec les collectivités donc il a reconnu que peut-être on ne
l
'avait pas fait suffisamment mais nous on le fait sur le terrain on le fait en tant que parlementaire dans la manière avec laquelle on travaille au quotidien avec les maires avec les conseillers départementaux
Xavier
Bertrand qui n'est pas non plus la droite dure qui dit ça ne fonctionne pas bien on est déçu Dominique de
Villepin On peut considérer que peut
-être il y a des arrière-pensées politiques
qui peuvent exister Est
-ce qu'il n
'y a
pas quelque chose qui fonctionne moins bien vis-à-vis de cette possibilité d'élargissement vers une partie modérée de la droite par exemple
?
Mais vous savez l'élargissement c'est avant tout déjà tenir le cap des réformes que l'on mène après que certains aient d'autres agendas qui sont des agendas politiques parce qu'il
y a
des élections internes parce que demain on aura des élections régionales voire peut-être même une présidentielle et que chacun a envie aussi de se positionner ça ça les regarde et encore une fois c'est pas parce qu'on risquerait de perdre x ou y ou de ne pas gagner x ou y qu'on va changer notre manière de faire de la
politique Mais
à vous
entendre vous avez très peu de doutes finalement sur la manière dont cette politique est menée depuis un an Vous n'avez pas vous des regrets, des incertitudes des interrogations
?
Le regret c'est justement de ne pas réussir peut-être suffisamment à expliquer la mise en oeuvre de ce qu'on est en train de faire et c'est pour ça que je viens qu'on est plusieurs à venir
régulièrement C'est juste un problème
de pédagogie et de communication
C'est un problème de pédagogie Mais pas de fond
Donc pas de fond Pour vous il n
'y a
pas de problème de fond
Encore une fois vous voulez me faire dire qu'on doit changer de politique
Moi
je
ne
veux rien vous faire dire c'est
les Français
qui s'interrogent
Mais les Français qui s'interrogent ce sont les premiers à nous dire on en a assez d'avoir des politiques qui ne tiennent pas à leurs engagements donc on ne peut pas nous reprocher de les tenir aujourd'hui Ça ne
veut
pas dire qu'on est sourds à la manière avec laquelle les Français acceptent ou non les réformes qui sont conduites Moi je vois que sur la SNCF qui n
'est
pas du tout une réforme mineure ils ont tenu bon avec nous Sur Parcoursup qui n'était pas non plus une réforme mineure ils ont tenu bon avec nous donc ils sont prêts à la réforme
Vous
avez également comme interlocuteur les partenaires sociaux patronat, syndicat Ils ont décidé de se voir eux dans leur coin la semaine prochaine et on a appris quelques heures plus tard que le président de
la
République les recevrait finalement à l'Elysée ce sera le 17 juillet Est-ce qu'il n
'y a
pas aussi avec les partenaires sociaux une difficulté de dialogue ?
Je
ne pense pas parce que la manière avec laquelle ils ont été considérés depuis le début du quinquennat démontre qu'ils ont été écoutés mais encore une
fois
qui ont été mal considérés pour beaucoup d'entre eux
Ça
dépend lesquels déjà ils n
'ont
pas forcément tous le même discours ou la même appréciation de ce qu'on peut
faire C
'est assez unanime même la CFDT qui
est
plutôt un partenaire en général de l'exécutif pour les réformes Laurent Berger a eu des propos très durs sur Emmanuel Macron il y a quelques semaines à peine
Mais
encore une fois concrètement vous voulez qu
'on
fasse quoi
?
C'est-à-dire que dès qu'on a une voix dissonante dès qu
'on a une voix dissonante on change de cap
? Eux ils ont l'air de considérer que le dialogue social c'est se concerter et ensuite décider ensemble Vous, vous avez l
'air
de considérer que c'est les concerter et ensuite décider vous-même Est-ce que vous confirmez cette vision
?
C'est les concerter mais après l'arbitrage c'est un arbitrage politique et l'arbitrage politique il est rendu par les parlementaires quand ils débattent au parlement et il est rendu ensuite par le gouvernement et le président de la République et c'est comme ça qu'on a une démocratie qui fonctionne où chacun est dans son rôle certains émettent des recommandations d'autres discutent d'autres sont concertés mais à la fin l'arbitrage est un arbitrage politique
Vous avez
entendu quand même juste les reproches de Christian Jacob juste avant vous disant qu'il y avait un mépris profond aussi du président de
la
République vis-à-vis des parlementaires qu'il ne reçoit pas régulièrement à l'Elysée factuellement c'est vrai
Parce
que les parlementaires ne seraient pas suffisamment reçus à l'Elysée ça voudrait dire qu'ils sont méprisés C
'est
l'opposition
Je suis désolée la réforme qu'on est en train de mener de l'Assemblée nationale pour faire en sorte qu'on ait plus de moyens par exemple pour évaluer pour contrôler l'action du gouvernement ne me paraît pas être un mépris des parlementaires Le fait tout simplement qu'on ait autant de textes sur lesquels on travaille qu'on ait aussi des nouvelles méthodes de travail ce qui a été fait sur le droit à l'erreur qui a permis d'associer les parlementaires très en amont du projet de loi ça c'est justement une nouvelle méthode de travail ce qui est fait sur Pacte par exemple aussi avec une commission spéciale
qui
a été
faite Les parlementaires sont
au travail à eux après de prendre toute leur place y compris dans l'opposition
Dans les relations entre le président de la République et l'opinion est-ce que vous ne
vous
dites pas qu'il
y a
des choses qui sont en train de se dérégler en termes de communication il y avait les principes du début qui étaient ceux de la rareté de la verticalité et puis là on voit depuis quelques semaines il y
a
plein de micro-polémiques si on les prend les unes après les autres l'histoire du Mont-Valérien la piscine la fête de la musique à l'Elysée est
-ce
qu'il
n'y a
pas quelque chose qui fonctionne moins bien
? Je
ne
sais
pas parce qu'ils ne me parlent pas de ça en fait moi je
n'ai pas un français qui m'a interpellé ça fait partie du paysage global moi les
français ne
m
'interpellent pas dans la rue sur ces sujets-là ils m'interpellent sur ce qui les concerne dans leur vie quotidienne comment concrètement on va changer cette vie quotidienne comment leurs enfants vont accéder à l'université comment ils vont accéder à l'emploi comment
ils vont accéder au logement mais
on peut toujours faire mieux dans la manière avec laquelle on communique et on explique surtout et on embarque les français avec nous toute la méthode d'En Marche c'est justement de dire on ne détient pas la vérité et on embarque les français avec nous dans une volonté de transformation donc c'est ça qu'on doit continuer à mettre en oeuvre et qu'on doit continuer à expliquer
donc en fait vous ne croyez pas si je vous entends bien au sondage d'opinion quand ils étaient favorables vous y croyez à l'époque davantage
vous attendiez
vous attendiez vous attendiez donc les élections européennes si je comprends les futures échéances la prochaine échéance électorale pour savoir si le président de la république est sur la bonne voie donc ce sera
soit
un vote d'approbation soit un vote de sanction c'est ça en fait
alors
déjà si
on s'était fait au sondage
ni moi ni aucun de mes collègues on se serait présenté aux élections législatives parce qu'on n'était pas censé pouvoir gagner et on n'était pas censé pouvoir avoir une majorité donc moi on ne
s'est
jamais fié au sondage ni quand ils sont bons ni quand ils sont mauvais et je ne doute pas que le jour où ils seront meilleurs vous n'hésiterez pas à m'interroger sur la remontée du président de la république dans les sondages ça c'est pour le premier point ensuite on a une élection européenne qui est majeure et qui pour moi va bien au-delà de est-ce qu'on approuve ou non la politique menée par le président de la république qui est est-ce qu'on a encore quelque chose à partager au sein de
l
'Union Européenne et est-ce qu'on peut aussi créer quelque chose de nouveau quand on voit ce qui se passe en Hongrie en Pologne en Autriche en Italie je pense que les élections européennes dépassent largement l'enjeu de la France et qu'on a un vrai risque populiste et la France elle résiste à cette montée populiste une
question sur la loi Asile
d'Immigration oui la loi Asile d
'Immigration qui vient de passer au Sénat qui va revenir à l'Assemblée au Sénat la droite a fait un certain nombre de modifications notamment pour réserver aux personnes qui sont en séjour régulier sur notre territoire les réductions en matière de transport parce qu'aujourd'hui y compris les clandestins ont accès à ces réductions dans les transports est-ce que vous allez rétablir la version initiale de la loi Asile d'Immigration à l'Assemblée ?
il y a plusieurs choses qu'on va rétablir déjà on va rétablir l'AME parce que l'entrave à l'aide médicale d'Etat est quelque chose de très grave en termes de solidarité et en termes de santé publique sur ce sujet on en débattra évidemment moi je ne veux pas qu'il
y ait
des gens qui soient entravés de pouvoir réaliser leur démarche administrative de pouvoir aller dans des centres de soins parce qu'ils ne pourraient plus se déplacer donc je comprends l'inquiétude ou l'agacement parfois de certains français mais dans le même temps on ne peut pas non plus entraver des gens qui sont dans des situations extrêmement vulnérables d'avoir accès à des démarches du quotidien
et l'élargissement du regroupement familial qui est une autre disposition modifiée par la droite vous
allez la rétablir aussi ? il n'y a aucun
aucun élargissement du regroupement familial dans le projet de loi Asile et Immigration la seule chose qu'on a dite c'est qu'on peut réunir des fratries dans le cas où on a des personnes qui sont en situation d'asile et ça n'a rien à voir avec le regroupement familial d'avoir la possibilité quand vous avez un demandeur d'asile donc quelqu'un
qui est extrêmement on
va
rétablir
l'état de l'équilibre de la loi qu'on avait et qui est exactement d'ailleurs ce que dit le conseil constituel par exemple sur le délit de solidarité à la fois faire preuve d'humanité et faire preuve de fermeté
Aurore Berger Marie-Pierre Haddad de la rédaction numérique de RTL nous a rejoint à nouveau pour des interpellations des auditeurs et des spectateurs
oui tout à fait bonjour Aurore Berger vous êtes une députée très active sur les réseaux sociaux surtout sur Twitter et donc du coup les internautes vous suivent à la trace et à chaque fois il y
a
vraiment un commentaire récurrent qui revient c'est Marine par exemple je vais vous lire elle retrace un peu votre parcours politique et elle écrit vous avez soutenu d'abord Nicolas Sarkozy en 2012 puis François Fillon pour la présidence de l'UMP ensuite en 2014 vous êtes revenu vers Nicolas Sarkozy cette fois-ci pour la présidence des Républicains et ensuite pour la primaire de 2016 vous avez soutenu Nathalie Kosko-Morizet puis ensuite Alain Juppé et depuis 2017 vous êtes engagé auprès d'Emmanuel Macron et elle finit avec cette question qui vous est directement adressée comment voulez-vous qu
'on
vous fasse confiance
?
Or Berger
Moi
je pense qu'il faut regarder le parcours des personnes que vous avez décrites et soutenir Nicolas Sarkozy par exemple comme je l'ai fait et je le regrette absolument pas il a énormément changé entre Nicolas Sarkozy qui était le candidat à l'élection présidentielle entre 2004-2007 et Nicolas Sarkozy de la primaire de la droite il ne tenait absolument pas le même discours le discours a fondamentalement changé notamment vous parliez des questions d'immigration les questions d'identité on n'a plus du tout vu la même approche soit vous suivez aveuglément quelqu'un quoi qu'il dise quoi qu'il pense soit vous suivez les convictions qui sont les vôtres et j'ai soutenu Alain Juppé dès le début pour la primaire pourquoi ?
Tout simplement parce que je considérais que c'était un projet qui était un projet de rassemblement et c'est ce même projet de rassemblement que j'ai retrouvé Vous
parlez de Nicolas Sarkozy il y a eu un entretien entre le Premier ministre et Nicolas Sarkozy à Matignon nous en avons parlé dans la première partie de l'émission est
-ce
que vous y voyez un soutien de l'ancien président de la République à la politique qu'Emmanuel Macron mène aujourd'hui
?
Je vois tout simplement quelque chose de naturel qu'un Premier ministre reçoit un ancien président de la République
Mais ça
sert à quoi
?
Quand vous avez un Premier ministre qui voit l'ancien président de la République je pense qu'ils ont quand même des choses à se dire je pense que Nicolas Sarkozy a servi notre pays pendant 5 ans donc c'est pas totalement absurde qu'il puisse quand même être
reçu par le Premier ministre Et ça vous
positionne pas vous plus à droite aujourd'hui
?
Et puis demain le Premier ministre recevra peut-être une autre personnalité qui elle viendra à la gauche et vous me poserez la question Qui
par
exemple ? Hollande vous voulez dire ?
Non mais je ne sais pas qui le peut recevoir Mais juste on ne peut pas en permanence être dans le commentaire Nous on mène une action qui est cohérente et on ne peut pas comme ça naviguer à vue systématiquement en fonction de qui reçoit qui ou d'un sondage d'opinion
Merci beaucoup Orberger C'était votre grand jury Merci à tous de nous avoir suivis Merci pour votre fidélité C'était le dernier grand jury de la saison Prochaine émission le 2 septembre D'ici là très bel été à tous Prenez soin de vous A très bientôt