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InterviewTF1 (sur YouTube)· 12 novembre 2024 8 minComplaisantActualité / polémiqueAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Annie Genevard "Je comprend la colère des agriculteurs" |TF1 INFO

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    La colère agricole va-t-elle faire un retour massif ? Ces actions sont-elles légitimes ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Le contrôle unique administratif est-il suffisant ? D'autres mesures de simplification sont-elles prévues ?

  • 2:38OuverteRéponse directe

    Irez-vous sur le terrain en cas de blocages ?

  • 3:59OuverteRéponse directe

    Comment expliquez-vous que la colère perdure malgré vos actions ?

  • 6:04OuverteRéponse partielle

    L'accord Mercosur ne sera pas signé au prochain G20 : pouvez-vous garantir qu'il ne s'appliquera jamais en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Annie GenevardChiffre
    « en 50 jours j'ai fait tout ce qu'on leur a promis en 10 mois »
  • 1:21Annie GenevardFait
    « une seule fois par an ils seront soumis à un contrôle administratif et pas de manière incessante »
  • 2:38Annie GenevardPromesse
    « je vais chaque semaine sur le terrain j'écoute j'identifie les blocages et ensuite je fais les proposition »
  • 6:04Annie GenevardFait
    « cet accord ne sera pas signé à l'occasion du prochain G20 à Rio dans quelques jours »
  • 6:49Annie GenevardFait
    « le Brésil a déjà exporté de la viande de vache aux hormones en Europe »
  • 7:33Annie GenevardChiffre
    « un poulet sur deux qui est consommé vient de l'étranger »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

37 bonjour Adrien jeendre votre invité ce matin Annie jeunevard ministre de l'Agriculture bonjour Annie jeunevard bonjour Adrien jeendre une question très simple la colère agricole va-t-elle faire un retour massif on voit poindre les appels à mobilisation pour ces t prochains jours dès aujourd'hui d'ailleurs en particulier à partir de vendredi ces actions sont-elles légitimes de votre point de vue cette colère cette inquiétude je l'entends je la mesure je la comprends il y a des territoires qui souffrent beaucoup la crise climatique la crise sanitaire et puis au-delà je crois C aussi une quête de sens sur le métier d'agriculteur beaucoup de normes beaucoup de contraintes beaucoup d'empêchements mais c'est une colère jusoup de remise beaucoup de remisees en cause moi il

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m'appartient pas de mettre de l'huile sur le feu moi il m'appartient mon rôle c'est de d'identifier les problèmes les blocages et d'y apporter des réponses c'est à ça que je travaille avec eux vous dites en 50 jours j'ai fait tout ce qu'on leur a promis en 10 mois ça veut dire qu'aujourd'hui ils n'ont pas de raison d'être en colère et de se mobiliser après ce que vous avez fait je crois que il faut le temps que les mesure percolent sur le terrain elles sont dans le budget j'ai honoré les engagements qui avaient été pris par l'État je crois que c'est une question de de confiance de de respecter la parole qui a été donnée et puis j'ai ajouté aussi d'autres mesures parce que la crise s'est intensifiée sur certains territoires heureusement pas partout tout ne va pas mal en agriculture mais

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il y a les territoires qui souffrent beaucoup des agriculteurs qui s'interrogent donc il est très important de répondre à ce qu'ils attendent dans les dernières mesures que que vous avez annoncé il y a ce qu'on appelle le contrôle unique alors c'est un peu compliqué comme ça mais pour le dire très simplement pour les agriculteurs ça veut dire qu'une seule fois par an ils seront soumis à un contrôle administratif et pas de manière incessante ce qui est l'une de leurs revendication est-ce qu'au-delà de cette mesure là aujourd'hui vous êtes en capacité d'apporter encore des mesures supplémentaires pour répondre à cette des mesures de simplification il le faut c'est indispensable tous les agriculteurs nous disent à quel point l'exercice de leur métier est compliqué

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devenu compliqué contraignant beaucoup de démarches administraat beaucoup de contrôle beaucoup de Nmes et vous considz que ce qui devait être fait a été fait mais ce qui devait être fait a été engagé mais il est clair que la dissolution l'interruption politique pendant plusieurs mois complique la donne mais je crois que il faut se placer dans une perspective d'avenir le contrôle administratif unique je dis bien le contrôle administratif unique ça exclut le judiciaire le fiscal mais c'était c'était très demandé ça faisait des mois qu'on en parlait moi je l'ai fait rapidement parce que c'est une attente et je veux travailler comme ça je vais chaque semaine sur le terrain j'écoute j'identifie les blocages et ensuite je fais les proposition est-ce que vous irez sur le terrain ces

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prochains jours s'il y a des actions de blocage des opérations escargo des blocages de route du fumier ou du Litier devant des préfectures est-ce que vous irez voir ces agriculteurs là moi je les reçois beaucoup je vais les voir sur le terrain vous savez je n'ai jamais ça fait 20 ans que je côto dans le exploitation plutôt que sur les points de blocage mais sur dans les exploitations bien sûr moi je dis simplement une chose je suis une femme de dialogue donc le dialogue sera toujours présent avec moi et il ne faut pas de violence pas de violence à l'égard des forces de l'ordre pas de dégradation des biens publics parce que c'est le contribuable Infiné qui qui le pie pas de désordre au moment où on approche les fêtes de Noël qui sont tellement importantes pour nos petits

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commerçant nos artisans donc l'agriculture l'agriculture est notre bien commun les agriculteurs sont les les Français aiment les agriculteurs il faut pas euh rompre ni abîmer ce lien entre les Français et les agriculteur mais quand on entend jeunv déjà par exemple la Coordination rurale dans le Lot et Garon qui dit envisager à partir des la semaine prochaine des actions de blocage du fret alimentaire français c'est la livraison de nourriture si ça se produit il y aura une intervention des forces de l'ordre écoutez il y a des limites effectivement qu'il faudra poser il faut pouvoir acheminer l'alimentation il faut pouvoir servir les les les commerces dans lesquels les Français s'approvisionnent donc moi j'invite Chac

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CH a l'esprit de responsabilité manifester c'est un droit constitutionnel chacun en a la liberté c'est très important de le rappeler mais les limites c'est la violence c'est la dégradation c'est l'empêchement aussi de la circulation des personnes des des de la nourriture et puis j'insiste sur la période économique qui est quand même pas simple aujourd'hui dans notre pays on approche Noël c'est important aussi de protéger ces commerçants ces artisans qui vont faire le gros de leur chiffre deaffaire de l'année à ce moment-là sinon il y aura intervention des forces de l'ordre écoutez moi je je ne suis pas là ce matin pour menacer je dis cette colère cette colère je la mesure je pose un cadre effectivement je dis le dialogue il sera toujours présent de mon

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côté le le c'est une constante c'est comme ça que j'ai toujours agi en politique comment expliquez-vous que la colère perdure alors la colère perdure parce que je crois qu'il y a très profondément au-delà des difficultés conjoncturelles il y a la crise sanitaire qui touche leur cheptel il y a la crise climatique qui les a empêché de semer de récolter mais au-delà de ça il y a une crise de sens presque une crise existentielle au fond que donc là vous dites au fond c'est pas je peux rien faire ce que ce que demande ce que demandent les agriculteurs c'est que les Français leur disent clairement que qu quelle est la place qu'ils ont dans la société quand on les empêche de produire imaginez-vous que ils remplissent un rôle qui est absolument essentiel qui

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est celui de nourrir la population si on les empêche de produire on les empêche de faire ce pourquoi ils sont on fait ce qu'ils aiment faire donc c'est ça à quoi il faut répondre faut leur dire combien ils sont importants pour le pays et et tout mon travail consiste à apporter des réponses les plus précises les plus les plus adaptées à leurs demandes et puis de dire au français attention protégeons notre agriculture c'est un bien commun précieux un point très précis qui est un objet de mobilisation l'accord dit du Mercosur c'est un accord de libre échange avec des pays d'Amérique du Sud qui prévoit notamment l'importation en Europe de dizaines de milliers de tonnes de viande de bœuf c'est le sujet qui fait le plus réagir et qui doit nous permettre en échange aussi d'exporter du

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lait ou des voitures vous avez dit cet accord ne sera pas signé à l'occasion du prochain G20 à Rio dans quelques jours est-ce que vous pouvez garantir aux agriculteurs ce matin que le Mercosur ne s'appliquera jamais en France ah non ça je peux pas le dire ce que j'ai dit simplement c'était que il est très peu probable que cet accord soit signé à ce G20 puisque tard puisque la la Commission ne sera pas constituée tous les commissaires n'ont pas été tous les commissaires européens n'ont pas été nommés donc la menace reste donc donc c'est pas c'est pas ce G20 que le Mercosur mais bien sûr que la menace demeure et c'est bien pour ça qu'il faut se mobiliser fortement on a un alignement des positions françaises nous ne voulons pas de cet accord nous ne voulons pas de cet accord parce qu'il

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est mauvais il va voir arriver des quantités de produits qui sont fabriqué avec des substances qui sont interdites chez nous donc ça c'est pas possible et et de surcroix au prix de la déforestation donc ça ça concurrence déloyalement nos propres productions c'est fait avec des substances qui sont interdites chez nous et ça se fait au prix de la déforestation a trois raisons pour lesquelles on ne peut pas Brésil a déjà exportter de la viande de vache aux hormones en Europe que le Brésil a déjà exporté de la viande de vache aux hormones en Europe c'est ce qu'un audit européen révélé il est clair que c'est précisément ce que nous voulons empêcher c'est précisément ce que nous ne ce n nous ne voulons pas mais ça s'est produit h et les consommateurs ils ont

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une responsabilité dans tout ça les consommateurs ils sont attachés aux productions françaises oui mais bon mais souvent un poulet sur deux qui est consommé vient de l'étranger pourquoi parce que évidemment c'est le prix qui est en en question le le le coût du travail vous le savez est plus important chez nous je crois qu'il faut vraiment que stratégiquement on travaille sur l'entrée de gamme de qualité je pense que c'est un pan dans la stratégie alimentaire qui doit être mieux explorée qu'il ne l'est aujourd'hui merci beaucoup Annie jeunevard merci Adrien on