🔴 Examen d’un rapport sur la prise en charge des urgences psychiatriques
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urgences psychiatriques sujet au combien sensible et pour lequel nous attendons tous de prendre connaissance de ce rapport donc je vous laisse toutes les deux la la parole en vous remerciant pour le travail que vous avez ensemble mené et que maintenant on est heureux de de découvrir voilà je sais pas dans quel ordre vous avez prévu de c'est Nicole qui commence très bien alors Nicole je te laisse le le micro oui juste un mot de surtout de remerciement d'abord à Sandrine pour le travail qu'on a pu mener ensemble conjointement depuis presque un an euh de manière très efficace et très agréable comme quoi c'est possible travaill en transpartisan euh et donc c'est vrai que ça a été vraiment un temps assez plaisant même difficile hein parce qu'on a fait beaucoup de déplacements aussi donc ça c'est déjà une première je pense que c'est important qu'on puisse travailler à à deux partis politiques différents et puis aux collaborateurs aussi bien ce de Sandrine que les miens qui ont étaé aussi très présent et très efficace et puis un grand merci vraiment très spécial pour nos deux administrateurs qui nous ont supporté pendant presque 1 an mais qui ont surtout été très compétents performant et présents pendant tout ce temps et qui nous ont accompagné vraiment avec beaucoup de diligences et de d'intérêt et qui ont nous ont permis de écrire ce rapport très détaillé et qui j'espère va être le début et non pas la fin euh du travail sur la santé mentale et je laisse la parole à sandR merci beaucoup je m'associe à tous ces remerciements et à mon tour de remercier le travail avec Nicole dubrchira donc je je redis quand même que nous nous sommes non seulement très bien entendus mais qu'en plus il n'y a pas eu de divergence sur le rapport ce qui quand même dans la période actuelle mérite d'être souligné monsieur le Président chers collègues 1 an après le début de nos travaux Nicole dubrchira et moi-même sommes heureuses de pouvoir vous présenter les conclusions de la mission d'information sur la prise en charge des urgences psychiatriques qui avait été initié sous la précédente législature le terme de mission d'information n'a jamais si bien porté son nom ce travail avait été initié en réponse à des alertes que nous sommes nombreux et nombreus à avoir reçu sur nos circonscriptions de la part des acteurs du monde de la psychiatrie et il sucite conséquence une attente très forte je rappelle par ailleurs qu'il a bien failli ne pas voir le jour après avec la dissolution de l'Assemblée nationale mais à raison de 2 jours par semaine dédiés aux auditions et visites de terrain nous avons pu entendre au total plus de 360 acteurs et personnels venant de toute la France y compris d'outr M aussi bien professionnels de santé patient aidant responsable institutionnels associatifs et syndicaux cette mission nous a conduite à nous aventurer en dehors des sentiers battus dans les services d'urgence hospitalière bien sûr dans les centres d'accueil et de crise en charge des urgences psychiatriques mais aussi en prison ou à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de Paris l'I3P en unité hospitalière spécialement aménagé l'UHSA les UHSA ou en unité de malades difficile les UMD nous avons également pris part à une maraude de rue et dans les gares parisiennes avec des équipes spécialisées en psychi et précarité qui a renforcé notre conviction quant à l'utilité des équipes mobiles pour aller au-dant des personnes les plus vulnérables et éloignés des soins nous avons visité des centres hospitaliers des centres hospitaliers universitaires des établissements publics comme privés de santé mental et avons accordé une attention toute particulière à la prise en charge des plus jeunes et des mineurs nous avons également visité un service de santé étudiante sans nous désintéresser du Grand âche puisque nous avons dédié un cycle d'audition à la psychiatrie du sujet âgé notre mission s'achève et elle a été longue et encore une fois intense et d'ici quelques jours le passage à une nouvelle année marquera l'avènement peut-être sans doute avec un nouveau gouvernement de la Grande cause nationale dédiée à la santé mentale je crois que le rapport que nous nous vous présentons aujourd'hui montre le sérieux du travail que nous avons accompli ensemble malgré nos divergences politiques et les péripéties récentes de la vie vie institutionnelle la situation actuelle de la psychiatrie et ce que nous avons appris sur l'évolution de la santé mentale de la population depuis la crise sanitaire et en particulier celle des plus jeunes nous oblige collectivement à une prise de conscience et à une action résolue en faveur de la jeunesse et de l'avenir de notre société chers collègues ne soyez pas rebutés par le volume de ce rapport nous vous invitons à le parcourir dans sa totalité mais nous vous en avons préparé une synthèse qui évidemment vous en facilitera la lecture merci monsieur le Président chers collègues notre rapport est découpé en trois parties que je vais vous présenter rapidement dans la première partie nous analysons l'évolution de la santé mentale de la population française en particulier depuis la crise sanitaire et chez les jeunes et sa traduction dans les venus aux urgences et en centre de crise nous montrons que l'activité de psychiatrie d'urgence est en forte croissance plus encore que celle des urgences générales pour d'autres motifs aussi si la notion d'urgence ne fait pas consensus en psychiatrie l'urgence devient hélas le point d'entrée dans le parcours de soins dans la deuxième partie nous revenons plus en détail sur les dysfonctionnements constatés dans la prise en charge par les services d'urgence qui traduisent une crise profonde de la psychiatrie nous relevons de multiples problématiques dans la prise en charge et montrons que les établissements publics sont particulièrement touchés et subissent une triple peine l'obligation d'assurer le service public de moindre rémunération et des conditions de travail dégradées enfin dans la trème partie nous constatons que les politiques actuellement mis en place ne sont pas suffisantes face à l'ampleur des besoins nous formulons à travers C axes des propositions précises concrètes pour mieux prévenir et prendre en charge les urgences j'en viens à notre première partie nous montrons d'abord que la notion d'urgence psychiatrique est une notion qui reste mal définie et il n'existe pas de services dédiés à sa présence charge pour la simple et bonne raison que la prise en charge de la crise psychique est censée relever des missions traditionnelles du secteur psychiatrique et qu'en cas d'urgence de la vie générale des psychiatres un examen somatique préalable du patient est nécessaire avant toute prise en charge en psychiatrie nous objectivons ensuite la dégradation préoccupante des indicateurs de santé mentale depuis 2020 qui entraîne une croissance de l'activité d'urgence et je me permets vraiment d'insister sur ce point parce que les indi montre une situation extrêmement préoccupante comme vous le savez nous observons une détérioration rapide de la santé mentale de la population française ces dernières années particulièrement chez les jeunes chez les 18-24 ans la prévalence des épisodes dépressif a augmenté de 77 % entre 2017 et 2021 passant à 20,8 % de la population de cet âge-là cette dégradation est particulièrement alarmante chez chez les jeunes femmes je vous demande de bien écouter ces chiffres les hospitalisations liées aux gestes auto-infligés c'est-à-dire aux tentatif de suicide et auto-agression chez les femmes âgées de 10 à 19 ans de 10 à 19 ans ont progressé de 133 % entre 2020 et aujourd'hui et de 570 % entre 2007 et aujourd'hui 570 %. dans le même temps la consommation de médicaments psychotropes chez les jeunes a augmenté de façon inquiétante 936000 jeunes de 12 à 25 ans ont bénéficié du remboursement d'au moins un psychotrope en 2023 c'est 19 % de plus qu'en 2019 cette souffrance psychique se traduit par une hausse de l'activité d'urgence depuis fin 2020 le nombre de passages aux urgences pour motifs psychiatriques a augmenté de 21 % entre 2019 et 2023 c'est-à-dire que la croissance des passages aux urgence pour motifs psychiatriques est plus dynamique que que l'activité d'urgence dans son ensemble pourtant aucun des récents rapport sur les urgences hospitalières ne fait état de ce phénomène parce qu'il n'était pas connu avant nos travaux à cause de la difficulté notamment à coder l'activité de psychiatrie aux urgences cette activité repose largement sur le secteur public et le secteur privé à but non lucratif qui accueille 80 % de ces épisodes de crise alors que le le virage ambulatoire c'est traduit par la suppression de 7000 places d'hospitalisation complète en psychiatrie en 15 ans ce ne sont que les hôpitaux publics et privés à but non lucratif qui ont vu leur capacité diminuer 10400 places en moins depuis 2008 quand 3700 places étaient créées en parallèle dans le privé lucratif le le virage ambulatoire n'a pas compensé ses suppressions de lit par des places puisque seul 2000 places Atir ont été créés sur la période le rythme des fermetures de lit s'est emballé de manière préoccupante après la crise sanitaire en raison du manque de personnel pour maintenir les lits ouverts le secteur privé lucratif gère désormais près d'un/art des capacités en forte augmentation depuis 2008 cet essort est facile à comprendre et là encore une fois je vous demande vraiment d'écouter ce chiffre la psychiatri est tout simplement la discipline la plus rentable aujourd'hui du secteur privé lucratif avec un taux de marge qui avoisine les 9 %. ce contraste entre la situation des hôpitaux publics en véritable difficulté et d'autant plus saisissant que ce sont ces derniers qui assurent la permanence des soins la prise en charge des patients les plus lourds ainsi que les hospitalisation sous contrainte alors que l'offre de soins psychiatrique est notoirement insuffisante et trop complexe en amont de la crise et alors que les solutions d'aval manquent cruellement les services d'urgence se retrouvent saturés par une par une orientation par défaut tardive des patients en crise psychique qui peuvent attendre parfois des jours voire des semaines qu'une place en hospitalisation se libère et ce dans des conditions rudimentaires pour ne pas dire plus nous avons nous avons eu de nombreux témoignages de personnes en contention dans les services d'urgence la prise en charge est alors souvent tardive dans un état de santé dégradé faisant des urgences un point d'entrée incontour dans le système de soins psychiatrique notre première partie s'achève sur les soins psychiques en prison où les troubles psychiatriques sont largement surreprésentés si les soins psychiatriques en milieu pénitentiaire sont régis par des dispositifs spécifiques comme les UHSA créés depuis 2010 ces dispositifs sont largement sous-dimensionnés la psychiatrie reste mal appréhendée par l'institution judiciaire ce qui accroit la proportion de malades en détention du fait de biais de procédure notamment dans ce contexte des lieux de privation de liberté deviennent un autre point d'entrée dans les soins psychiques et psychiatriques je passe désormais la parole à Nicole dubréchira pour évoquer la seconde partie du rapport merci dans cette deuxème partie nous revenons sur les nombreux disfonctionnement constatés dans la prise en charge des urgences pardon qui matérialiseent la crise profonde de la psychiatrie en France nous voyons que la prise en charge est conditionnée par les moyens disponibles plus que par des standards de qualité clairement définis il en résulte une corrélation qui semble admise par tous entre le manque de moyens humains et matériel et la prévalence du recours à la contention des patients on a pu constater dans nos déplacements que certains services ne n'utilisaient pas du tout la contention parce qu'ils avaient du personnel en nombre et formé ce qui n'était pas le cas d'autres secteurs le passage par les services d'urgence il peut permettre de répondre à une situation immédiate est associée à une expérience de violence inhérente au secteur psychiatrique et aux urgences qui a fait les conditions de travail des soignants et de traitement pour les patients pire la venue aux urgences ne permet pas toujours d'initier un parcours de soins cont tenu de la saturation de l'offre de soins de ville pour de nombreux patients la prise en charge par les urgences tend à se substituer à un suivi psychiatrique alors que le recours aux urgences pour motif psychiatrique augmente la part des nouveaux patients pris en charge par le système de soins psychiatrique sé tendantiellement de l'ordre de 8 % entre 2019 et 2023 les contraintes de ensemble du secteur converge vers les secteurs d'urgence qui ne sont pas toujours équipés pour gérer ces crises psychiques ainsi se banalise à tous les niveaux un fonctionnement en mode dégradé et en l'absence de permanence des soins réellement organisés et d'une répartition équitable de la charge entre établissement cela pèse exclusivement sur le secteur public toutes ces conditions sont propices à la survenue de drame comme ce fut le cas au CHU de Toulouse en février 2024 dans une succession d'accidents regrettable et grave la crise actuelle invite également à reconsidérer l'évolution des moyens financiers et humains d'évolue à la psychiatrie concernant les moyens financiers alors que la réforme du mode de financement historique de la psychiatrie suscite des appréhensions il nous semble qu'elle va dans le sens d'un rééquilibrage salutaire entre public et privé mais dont nous percevrons les effets qu'en 2026 nous constatons également loin des idées reçues que la dépense moyenne de soins remboursé par malade corrigé de l'inflation a baissé de 6 % entre 2016 et 2022 concernant les moyens humain nous voyons que la densité relativement élevée de psychat est mal répartie et ne permet pas de répondre aux besoins la hausse des effectifs plus 21 % entre 2010 et 2023 est un trompeleuil elle est essentiellement liée au recours au retraités actifs et dans une moindre mesure à des intermittents ainsi qu'à des médecins à diplôme étranger nous venons dans la deuxème partie sur la pédopsychiatrie un secteur totalement sinistré et caractérisé par une offre de soins cruellement insuffisante particulièrement dans le contexte d'explosion de la souffrance psychique des jeunes que nous connaissons depuis 2020 le nombre de pédopsychat a chuté 34 % entre 2010 et 2022 la démographie de la profession est alarmante et le renouvellement générationnel n'est pas assuré pour vous en convaincre je vous invite à regarder la pyramide des âges présenté en page 136 du prérapport 58 % des lit d'hospitalisation en pédopsychiatrie ont par ailleurs été fermés entre 80 1986 et 2013 tandis que certains départements sont toujours dépourvus de capacité d'accueil à temps complet les centres Médico Psychologique infantau juvénil sont saturés il n'est pas rare que les délais de rendez-vous se comptent en mois mais aussi en années jusqu'à 18 mois ou 24 mois la prévention la prévention est quant à elle défaillante notamment en milieu scolaire où la médecine est elle-même déficiente dans ce contexte la prise en charge des mineurs est souvent inadaptée dans des conditions qui peuvent être traumatisantes lorsqu'ils doivent être hospitalisés dans des unités d'adultes bien pire elle est parfois impossible ce qui entraîne des pertes de Chan évidentes en 2023 123 enfants de moins de 15 ans s'étant présentés aux urgences du CHU de Nantes pour des idées suicidaires ou une tentative de suicide n'ont pu être hospitalisé et ont dû tourner à leur domicile alors même que le pédopsychiatre avait évalué la la la l'intérêt d'une hospitalisation avec une indication formelle l'état des lieux est d'autant plus alarmant que les défaillances actuelles de la pédopsychiatrie hypothèquent la santé mentale d'une génération d'enfants et c'est toute la société qui en pérra le prix une fois cette génération arrivé à l'âge adulte en en passant à Lille on a eu l'occasion de voir que les les enfants de 5 6 ans n'étaient plus pris en charge pour privilégier les adolescents et que du coup dans 10 ans on aurait le retour de ce cette non prise en charge dans la 3è et dernière partie de notre rapport nous présentons nos 21 recommandations organisés selon cinq axes pour apporter un nouveau souffle au politique politiqu publique en matière de santé mentale et psychiatrie saluons d'abord les avancées permises par la feuille de route en santé mentale et psychiatrie porté par Monsieur Olivier le délégué ministériel depuis 2018 qui produit des effets positifs nous pouvons par exemple penser au déploiement du dispositif vigilance de maintien du contact avec l'auteur d'une tentative de suicide le numéro national de prévention du suicide le 3114 et la formation de bientôt 200000 secouristes en santé mentale ou encore l'amélioration du dispositif monsoutien PSI qui avait bénéficié à 381000 patients en août 2024 l'action publique reste toutefois très méconnue et ne permet pas de répondre de manière satisfaisante à l'ampleur des enjeux nous proposons d'y remédier par nos axes prioritaires dans les recommandations je vais démarrer par le premier axe qui consiste à renforcer l'offre de soins de premier niveau pour éviter le passage aux urgences psychiatriques cet axe suppose de mieux outiller les médecins généralistes qui sont souvent le premier recours face au troubles psychique par un stage obligatoire en psychiatrie pendant l'internat de médecine générale et par la mise à disposition d'un numéro territorial pour solliciter des conseils auprès de psychiatr afin d'améliorer considérablement les prescriptions de psychotrope aux jeunes il est en outre indispensable de renforcer les moyens des CMP qui sont les pivots du secteur psychiatrique et d'en élargir les horaires d'ouverture nous appelons par ailleurs à simplifier l'organisation territoriale des soins psychiatriques pour la rendre plus lisible moins complexe plus accessible et éviter les doublons en mutualisant les moyens des différents dispositifs le deuxè axe de nos recommandations porte sur la structuration d'un parcours de prise en charge d'urgence qui soit clair et accessible nous préconisons d'établir un parcours de soins de l'urgence psychiatrique commun à tous les territoires clair et gradué impliquant à l'entré de généraliser le volet psychiatrique dans l'ensemble des services d'accès aux soins les SAS et en sorti parcours de systématiser le suivi post urgence des patients tout en suivant cet indicateur dans le cadre de la démarche qualité pendant le parcours aux urgences il appelle à modifier les les conditions d'accueil et notamment à créer des lits dédiés au sein des unité d'hospitalisation de courte durée pardon les UHCD pour limiter l'attente des patients le 3è axe invite à mobiliser davantage le secteur privé dans un système de soin aujourd'hui saturé cet axe nécessite une révision des obligations de permanence des soins des établissements de santé pour inclure la psychiatrie il s'agit par ailleurs de garantir un cota de l service public en psychiatrie dans chaque territoire y compris dans les cliniques pour fluidifier la filière d'aval des urgences et éviter la concentration excessive des prises en charge dans le secteur public le le 4e axe vise à soutenir particulièrement la pédopsychiatrie et la santé des jeunes et à ce et à ce stade je précise qui nous appelons à une révolution de la santé mentale dans l'éducation nationale nous appelons à mettre en place les recommandations des Assises de la pédiatrie et de la santé de l'enfant de 2024 à prévoir des mesures ciblées sur les enfants protégés qui sont particulièrement vulnérables et et la psychiatrie périnatale et à garantir une offre de soins pédopsychiatrique homogène et adapté aux besoins sur tout le territoire nous rappelons par ailleurs de de nos nous appelons par ailleurs de nos vux pardon un diagnostic sur l'usage croissant des psychotropes et un renforcement des moyens de prévention grâce à la médecine scolaire le dernier axe de nos préconisations vise à améliorer la formation et l'attractivité des métiers de la psychiatrie l'offre de formation doit être rapidement et massivement renforcé par l'augmentation des effectifs de psychiatre d'infirmière en formation initiale de développement de passerelles ou encore la hausse du nombre d'infirmiers en pratique avancé la filière doit par ailleurs être rendue plus attractive à à travers une campagne de communication des stages obligatoires pour destigmatiser les métiers de la psychiatrie enfin il s'agira de commanditer un audit sur les conditions de travail en psychiatrie et dans le même temps améliorer celle-ci par de meilleures rémunérations au total chers collègues les attentes du secteur sont très fortes nous devons collectivement nous assurer que le prochain gouvernement œuvrera concrètement au sursaut la psychiatrie à travers le maintien de la Grande Cause Nationale et de la déclinison des actions qui y seront associés mais ne nous y trompons pas cette grande cause nationale ne sera une réussite que si elle passe par un portage au plus haut niveau accompagné de moyens supplémentaires substantiels et d'une participation effective du secteur privé la psychiatrie et son organisation se situe aujourd'hui à un moment décisive décisif et des choix politiques majeurs sont nécessaires pour des définir une stratégie de long terme dans cette perspective nous organiserons en janvier ou en février à l'Assemblée nationale un colloque réunissant les principaux acteurs du secteur plus largement nous formons le vœu que nos travaux se poursuivent par la rédaction d'une proposition de loi transpartisane sur la santé mentale et la psychiatrie en cohérence avec la Grande Cause Nationale érigée en 2025 nous vous remercions de votre attention et sommes à disposition pour répondre à vos questions merci beaucoup merci de cet exposé à deux voix merci pour la la densité de votre travail et et que traduisent bien vos vos interventions donc on va tout de suite passer à la discussion générale parce que je pense qu'il y a beaucoup de de de questions et de complément de à à vous poser donc je donne la parole tout de suite à Angélique rank pour le groupe rassemblement national merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs chers collègues ce rapport sur la prise en charge des urgences psychiatrique nous rappelle tout d'abord à quel point l'état de la santé mentale en France est préoccupant il est bien sûr pour les millions de Français qui estiment que leur santé mentale est négligée par le système de santé il est pour les 9 % de nos concitoyens qui ont envisagé le suicide ou l'automutilation au cours de l'année passée il est en particulier pour les plus jeunes avec 1,5 millions d'enfants et d'adolescents souffrant de problèmes psychique mais laissez-moi vous rappeler que cet état de fait n'est pas nouveau dès l'époque des restrictions sanitaires le rassemblement national alertait sur l'état de santé mentale des Français en 2022 lors du grand oral santé de l'élection présidentielle Marine le PEL appelait déjà une loi santé mentale et psychiatrie pour une meilleure prise en charge des patients pourtant malgré les promesses de nombreux professionnels du secteur ont l'impression que les efforts du gouvernement ne sont pas à la hauteur il était donc plus que temps de désigner la santé mentale comme grande cause de l'année 2025 dans ce contexte j'aimerais mettre l'accent sur le manque de personnel dans le milieu lieu des urgences psychiatriques en effet l'on observe dans la prise en charge des urgences psychiatriques un manque alarmant de psychiatres et d'infirmières en santé mentale qui influe sur la qualité de prise en charge des urgences cette carence est du notamment au manque d'attractivité de la psychiatrie avec de Mau mauvaises conditions de travail et de trop faible rémunération dans ce contexte avez-vous prévu des leviers d'action afin de rendre ce secteur plus attractif le rassemblement national peut d'ors et déjà vous proposer une piste de réflexion il s'agit de l'exonération totale de l'impôt sur le revenu pour les praticiens libéraux opérant dans le domaine de la psychiatrie lorsqu'ils entrent dans le champ de cumule emploi retraite cette exonération dans la lignée de la loi proposée par notre groupe en septembre dernier permettrait de motiver les psychiatresetraités toujourss en exercice vous l'avez rappelé dans votre rapport ces derniers représentera en effet 10 % des psychiatres recensés par l'adresse en 2023 cette mesure de bon sens sera un bon début afin de remédier au problèmes de manque de personnel dans le cas des urgences psychiatriques je vous remercie merci beaucoup Annie Vidal merci monsieur le Président au nom de notre groupe je tiens à remercier nos deux corapporteurs d'avoir mené à terme leurs travaux malgré les perturbations provoquées par la dissolution en juin dernier je me réjouis de la présentation de ce rapport de grande qualité et très dense le Premier ministre Gabriel hatal comme son successeur Michel Barnier ont tous deux souligné lors de leur discours de politique générale l'attention particulière qu'il souhaitait accorder aux problématiques concernant la santé mentale et nous émettons aujourd'hui le vœux que le prochain ministre réservera à Premier ministre pardon réservera à ces questions une place au moins aussi importante dans sa feuille de route vous l'avez rappelé les troubles psychiques prennent une place de plus en plus importante au sein des enjeux de santé publique cette dynamique ayant été largement alimentée par la crise sanitaire liée à la pandémie de covid-19 et les mesures prises afin de lutter contre cette dernière sur ce point votre rapport fait écho au récent débat que nous avons eu dans le cadre de l'examen de la proposition de loi de notre collègue Chantal Jourdan s'agissant de la santé mentale des jeunes aujourd'hui comme il y a une semaine nous ne pouvons rester de marbre face au constat que le nombre des 18 24 ans concernés par la dépression a pratiquement doublé entre 2017 et 2021 ainsi que le soulligne vos travaux les difficultés en présent sont multiples et la réponse à leur apportter doit être très globale ainsi si le renforcement de l'offre de soins psychiatrique apparaît indispensable afin de répondre à la demande actuelle l'accent doit également être mis sur la prévention et le repérage précoce des troubles psychiques votre rapport faisant le parallèle entre les urgences générales et les urgences psychiatriques sur raisonnement sembleent en tout point transposables des unes aux autres ce qui rend par par ailleurs particulièrement pertinente vos recommandations tenant à l'amélioration de la structuration du parcours de prise en charge des patients notamment par le biais du service d'accès aux soins sans reprendre une par une l'ensemble de vos recommandations nous réaffirmons ici notre volonté de soutenir toute mesure de nature à résoudre les problématiques constatées dans votre rapport ainsi que nous l'avons toujours fait ces dernières années merci monsieur le Président merci beaucoup merci merci le sujet vaut bien c'est quelques secondes madame Leboucher oui merci Monsieur monsieur le Président Mesdames les rapporteurs merci merci pour ce ce travail qui est fourni qui est de qualité avec beaucoup de données factuel et et chiffré alors j'attendais comme beaucoup d'entre nous ce rapport mais peut-être particulièrement plus car je fais partie de ces milliers de soignants de la psychiatrie publique qui attendent des actions concrètes vous le dites bien dans votre dans votre rapport définitivement nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas la psychiatrie dans toutes ses transversalités est en crise vous le démontrez très bien dans votre dans votre rapport alors je ne vais pas revenir sur les données que nous connaissons tous sur l'augmentation des besoins qui fait face à une baisse des moyens quelques remarques et quelques questionnements vous notez bien la difficulté de faire le distingo entre santé mentale et psychiatrie et je vous remercie pour le temps que vous avez pris dans votre rapport sur ce sur cette partie là parce que moi ça me semble être un enjeu essentiel et un des un des leviers importants dans nos réponses de politique publique justement pour pas se tromper d'action et là où là où on les plac nous ne pouvons rester insensible aux chiffres que vous avez rappelé en introduction sur la hausse des hospitalisations chez les jeunes filles mais aussi chez les jeunes garçons dans une moindre dans une moindre mesure et je m'interrogeais si dans vos auditions vos déplacements parce que c'est quelque chose dont on parle très peu finalement si vous avez pu percevoir si ça c'est venu à vos oreilles une cause en lien avec avec la violence sexuelle et sexiste et les chiffres alarmants de l'inceste et typiquement on voit où c'est des prises en charge où là parcours PSI du coup n'est pas n'est pas indpositif assez assez suffisant vous évoquez la nécessité de formation pour les médecins généralistes je vous rejoins totalement je fais cette proposition à chaque plfs sans succès al peut-être qu'on va y arriver à un moment donné euh l'un des points par contre qui me préoccupe le plus dans votre rapport et dans vos préconisations c'est la place du privé euh vous démontrez bien qu'en même temps que la baisse capacitaire en li de psychiatrie publique est importante au même moment cela augmente dans le privé et on arrive à un stade où ça donne l'impression qu'il serait la seule solution aujourd'hui et voilà j'ai mets une j'ai mets une alerte une alerte là-dessus et juste aussi est-ce que vous avez pu mesurer l'impact de la loirie sur le départ vers privé psychiatrie et juste pour conclure parce que vous évoquez la justice et la prison dans votre rapport vous informé qu'avec madame cornelou dans le cadre du comité d'évaluation des politiques publiques c'est le rapport sur lequel nous allons accer notre travaill merci à vous merci beaucoup madame le boucher je donne la parole à Joë av viragier merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs mes chers collègues je tiens tout d'abord à saluer l'immense travail réalisé par nos collègues du préchira et Rousseau dans ce rapport il me semble salutaire au vu de la dégradation dramatique de la santé mentale des Français la situation des urgences psychiatriques particulièrement depuis la pandémie de covid-19 est alarmante comme le rapport le montre les services d'urgence sont devenus les principaux points d'entrée dans les soins psychiatriques créant un phénomène constant de saturation de celle-ci ce phénomène est exacerbé par un manque de lit une désorganisation des parcours de soins et une démographie médicale insuffisante notamment en pédopsie spécialité en situation de quasi effondrement par ailleurs les chiffres rapportés sur la santé mentale des jeunes notamment des jeunes femmes sont particulièrement préoccupant l'augmentation dramatique des hospitalisations pour gestes auto infligé en hausse de 133 % depuis 2020 et le signe d'une crise qui dépasse le cadre strictement sanitaire votre rapport appelle avec raison à une action publique ambitieuse articulée autour de plusieurs axes essentiels notamment le renforcement de l'offre de soins de proximité la structuration d'un parcours pour les urgences psychiatriques la mobilisation du secteur privé et la revalorisation des métiers de la psychiatrie il me semble impératif que ces recommandations soient suivies des faits concrets mesdames les rapporteurs vous faites également valoir l'importance des CMP comme premier niveau de réponse cependant comme on le sait tous l'accès y est souvent limité par des délais d'attente très longs parfois près d'un an parfois aussi davantage quelle solution d'urgence recommanderiez-vous pour rendre ces centres plus accessibles peut-être également plus connus au soin de la population et notamment pour les publics les plus vulnérables comme les jeunes en détresse ou les personnes précaires cela aurait mérite des engorger les services d'urgence psychiatrique leur permettant de n'assurer que leur fonction d'origine je vous remercie merci beaucoup Josianne Corneloup merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs mes chers collègues au nom du groupe droite républicaine je tiens à saluer le travail approfondi et rigoureux réalisé à l'occasion de ce rapport par Madame Rousseau et dubrchira il met en lumière la détérioration rapide de la santé mentale en France particulièrement chez les jeunes avec une prévalence des épisodes dépressifs a été rappelé en hausse de 77 % en 4 ans chez les 1824 ans et les enjeux cruciaux auxquels sont confrontés nos urgences psychiatriques avec une hausse de 21 % des passages aux urgences pour motif psychiatriques de 2019 à 2023 alors que tous les établissements ne dispose pas d'équipes pluridisciplinaire expérimenté et d'espaces adaptés la prise en charge est marquée par de fortes inégalités territoriales pour de nombreux patients en attente de diagnostic ou n'ayant pas accès à un parcours de soins adapté la prise en en charge par les urgences tant à se substituer à un suivi psychiatrique les propositions qui émanent de ce rapport semblent être des leviers efficaces et opérationnel pour améliorer à la fois la prise en charge des patients et les conditions de travail des équipes soignantes d'abord le soutien plus important en faveur de la pédopsychiatrie et de la santé mentale des jeunes cela a été rappelé également nous avons des épisodes dépressifs chez les 18 25 ans qui ont connu une hausse de 77 % en 4 ans et des hositalisation liée à un geste auto-infligé chez les femmes qui a augmenté de 133 % depuis 2020 il est donc essentiel de mettre un accent fort sur la prévention sur la sensibilisation au bien-être psychique et à un repérage précoce de ces situations il est essentiel également de renforcer l'offre de soins de premier niveau pour garantir une prise en charge précoce graduée et homogène sur tout le territoire pour prévenir les urgences psychiatriques ensuite vous évoquez la nécessité de la coordination entre les différents acteurs pour une orientation plus aisée dans un parcours de soins l'organisation de soins aujourd'hui est en effet pe lisible et fragmenté il est également essentiel de structurer un parcours de prise en charge d'urgence qui soit clair et accessible en clair il est temps d'agir et je crois que nous avons besoin de besoins de moyens humains et financiers mais également d'une vraie stratégie qui traite de l'amont et de l'aval je vous remercie merci beaucoup mariechlotte Garin merci monsieur le Président mes chers collègues les chiffres sont sans appel les hospitalisations liées à des gestes autoinfligés chez les adolescentes ont explosé de 133 % depuis 2020 et de 570 % depuis 2007 c'est une génération qui sombre dans une souffrance silencieuse renforcée par les pressions sociales les violences sexistes et sexuelles et des injonctions qui s'abattent particulièrement sur les jeunes filles mes chers collègues cette explosion de tentative de suicide des épisodes dépressifs des troubles anxieux ça n'est pas un fait divers c'est une crise sociale que nous devons regarder en face face à cette crise nous sommes confrontés à un paradoxe insoutenable alors que la demande explose nos capacités d'accueil diminuent les professionnels épuisés travaillent dans des conditions indignes pour eux comme pour les patients et les patientes les urgences hospitalières déjà saturées deviennent par défaut le point d'entrée dans les soins psychiatriques au détriment d'une prise en charge adaptée alors qu'en parallèle c'est le secteur privé lucratif qui prospère de manière hallucinante alors chers collègues pourquoi acceptons-nous qu'une logique de rentabilité prime sur l'accès équitable aux soins parce qu'aujourd'hui ce sont les enfants et les jeunes qui paient le prix fort de cette désorganisation la pédopsychiatrie est en ruine des territoires entiers sont dépourvus de capacité d'accueil des enfants en détresse se retrouvent hospitalisé dans des unités pour adultes et d'autres sont renvoyés chez eux sans prise en charge cette capacité à intervenir précocement est une faillite collective alors vous l'avez dit vous dégagez quelques pistes pour améliorer la situation d'abord renforcer massivement les moyens pour la psychiatrie publique ensuite donner la priorité à la détection et à la prise en charge des enfants victimes de violence puis rééquilibrer les responsabilités entre le secteur public et privé soutenir particulièrement les jeunes filles et les femmes et investir bien entendu dans la prévention comme notre groupe le demande à chaque période budgétaire mes chers collègues faire de la santé mentale la Grande Cause Nationale de 2025 c'est une opportunité mais si cette ambition ne se traduit pas par des moyens à la hauteur et des mesures concrètes ce sera une promesse trahie nous avons la responsabilité de ne plus détourner les yeux car il ne s'agit plus seulement de réparer mais de prévenir et chers collègues je crois que l'état de la psychiatrie nous invite à nous interroger quelle responsabilité pour notre société capitaliste qui broie les gens face à l'ampleur de la crise la réflexion plus large est ouverte et en attendant je remercie Madame Nicole dubrchira et ma collègue du groupe écologiste Sandrine Rousseau pour leur engagement sur cette question sur pour la qualité de leurs travaux en espérant que ce rapport alarmant sera suivi d' fait je vous remercie merci beaucoup je donne la parole à Philip Vigier merci monsieur le Président et merci à nos deux corapporteurs qui ont fait un travail de de grande qualité que je tiens à souligner à mon tour je rebondirai rapidement sur vos recommandations recommandation numéro 2 lorsque vous dites mieux outiller les médecins généralistes comment faire le lien avec le le permanence des soins la difficulté auquell sont confrontés les maires ce sont les achauds les hôpitalisations d'office pour lesquels on voit bien que nous sommes totalement diminis la deuxème c'est concernant la recommandation numéro 5and vous dites simplifier l'organisation territoriale pouvez-vous expliciter un peu votre souhait parce que à l'heure actuelle c'est plutôt une rétraction territoriale à laquelle j'assiste chez moi plutôt qu'une concentration territoriale des moyens la troisème mesdames les corrapporteurs c'est sur la recommandation 19 lorsquil adapter l'offre de formation on sait qu'il y a des difficultés fré Valou sa mieux que tous sur les décrets d'application sur les IPA qui traînent à sortir et comment demain faire des passerelles entre les IPA entre guillemets vert généraliste et bien sûr les spécialistes ma 4è question parce que je vois qu'il me reste un petit peu de temps c'est concernant vous dites commander un audit sur les conditions de travail en psychiatrie j'ai envie de vous dire est-ce que vous avez réfléchi à l'idée d'une loi de santé pur annuelle avec des items de manière à ce que l'on puisse évaluer chaque année parce qu'on vient de tellement loin et vous l'avez très bien souligné dans votre travail cette dégradation date de tant d'années que me semble-t-il elle mérite d'avoir un suivi assez serré de manière à ce que sur ces items on soite au rendez-vous et le dernier mot je reviens sur la page 81 de votre rapport qui traite justement de sujet entre la justice et la psychiatrie parce que j'ai un centre de détention chez moi et puis l'obser à plusieurs reprises notamment sur les décisions d'irresponsabilité pénale et souvent on a vraiment des difficultés de mobilisation des magistrats de manière à ce que l'on puisse prononcer ces irresponsabilités d' si probablement vous allez peut-être m le confirmer le nombre si peu élevé d'irresponsabilités pénal avec toutes les conséquences avales que nous connaissons tous merci beaucoup merci beaucoup pierre Marle oui merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs chers collègues encore plus que vous féliciter je vous remercie pour votre rapport une très grande qualité et particulièrement détaillée je vous remercie également pour l'opportunité que vous nous donnez de nous exprimer sur un sujet aussi essentiel que la santé mentale et plus particulièrement ici la santé psychiatrique vous soulignez avec justesse dans ce rapport que le flou qui entoure la notion d'urgence psychiatrique rend son approche particulièrement complexe je partage pleinement votre préoccupation quant à la nécessité d'améliorer l'accueil et le suivi des patients concernés cela représente non seulement un progrès indispensable pour ces personnes et leurs familles mais aussi un levier crucial pour alléger la surcharge que connaît aujourd'hui notre système de santé je suis également particulièrement sensible à votre volonté d'investir dans la formation des personnels dit de première ligne comme les médecins généralistes cette approche me semble essentielle pour renforcer la capacité de détection précoce et de prise en charge initiale notamment lorsque nous savons qu'ils sont en première ligne dans la prescription des psychotrop des psych des psychotropes plus particulièrement chez nos jeunes je n'ai pas directement de questions à vous poser mais plutôt une demande de précision concernant la santé mentale de nos jeunes et je pense plus spécialement aux enfants placés aux jeunes enfants placés au niveau des écoles primaires bon j'étais directeur dans une première vie d'école primaire et on voit que de ce côté-là nous sommes quand même particulièrement démuni et que un pourcentage important très important de ce nombre d'enfants est concerné vous évoquez dans vos recommandations la nécessité d'une simplification de l'organisation territoriale des soins psychiatriques et d'une meilleure coordination du parcours de soins auriez-vous des exemples sur nos territoires d'une telle coordination par exemple entre la médecine scolaire les médecins généralistes les CMP les centres médicau-psychologiques ou pensez-vous à la création d'une structure dédiée à cette coordination je souhaite encore une fois vous remercier pour ce rapport très détaillé et vous dire que le groupe horizon restera attentif à la suite de vos recommandations merci merci beaucoup Stéphane vir micro oui merci monsieur le Président je voudrais à mon tour et pour le compte du groupe lotte saluer les rapporteurs leurs travaux les réflexions les données les recommandations qu'ell porte au débat et on sait très bien que désormais on va être saisi de cette question vous décrivez toutes les deux j'utilise un terme des dysfonctionnements graves par rapport à la prise en charge c'est un ehémisme me semble-t-il parce que vous avez verbalisé lors de votre audition davantage une situation alarmante qui exige qu'on aille au-delà du plan de 2018 qui cherchait à apporter des réponses à l'offre de santé mentale donc c'était ma première question est-ce que vous avez le sentiment que la réponse des politiques publiques depuis 2018 a été évanescente ou est-ce que globalement elle était bien posée mais inefficace en terme de moyen je voudrais également revenir sur deux recommandations que vous avez poser mesdames la première c'est une je crois que c'est la Numéro 4 en lien avec les addictions vous évoquez effectivement la nécessité en tout cas peut-être l'opportunité de rapprocher les structures d'adidictologie et les structures de de soins contre la psychiatrie est-ce que vous avez eu des expériences de terrain qui auraient pu qui pourrai se dupliquer ici ou là moi je crois profondément effectivement qu'il y a un découplage qui est qui est qui est inopérant et je crois la nécessité effectivement de renforcer de de rapprocher ces deux services je voudrais également revenir sur une autre recommandation qui consiste globalement à mobiliser la médecine scolaire pour permettre en amont de faire de la prévention du de la détection du repérage auprès des troubles psychiques chez certains enfants ou adolescents si vous avez fait cette recommandation c'est que je présume que vous avez identifié des des carences massives avec cette idée peut-être de sortir la médecine scolaire du champ de l'éducation nationale pour le raccrocher à un autre ministère est-ce que vous pourriz nous en dire un peu plus sur le sujetl en tout cas moi j'ai relevé que vous étiez davantage d'avis de structurer des parcours de soins ce qui qui fait actuellement défaut et surtout de répondre en proximité avec des coordinations et d'un maillage territorial qui actuellement a fait défaut voilà quelques mots pour faire part de mes observations et de mes remerciements par rapport à ce que vous nous invitez à faire dans les semaines à venir merci beaucoup Yannick Mony merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs dont je salue le travail puisque c'est un rapport très utille qui pose les chiffres et des mots précis sur la crise que traversent les soignants en psychiatrie mais également les patients s'il est évident que les moyens manquent ce rapport rend également compte des choix politiques à l'origine de cette crise qui n'en finit plus des choix politiques qui s'avèrent ne pas être les bons et qui malheureusement se perpétuent par exemple la fermeture de 2/ers des lit d'hôpitaux publics en psychiatrie depuis les années 80 à la suite du virage ambulatoire sans pour autant prévoir les conditions d'accueil alternatives pour les patients ça veut dire qu'en 2023 les délais d'attente pour la moitié des centres médicau-psychologiques allé d'un à 4 mois pour les adultes et jusqu'à 1 an pour les enfant la prévention est un aspect important de la question que ce rapport traite bien en rappelant que l'urgence est par nature le signe que quelques chose n'a pas été détectée à temps dans ce cadre je souhaiterais entendre davantage les rapporteurs sur la proposition numéro 15 visant à renforcer les moyens de la médecine scolaire et à réinterroger le rattachement de la médecine scolaire au ministère de l'Éducation nationale enfin si la question des moyens est primordiale la question des pratiques psychiatriques est tout autant cruciale le collectif le printemps de la psychiat est à cet égard plein d'enseignement la financiarisation de la santé la mise en place de la T2A a perverti une certaine pratique en mettant en cause le travail non comptable non facturable qui est celui du temps de la relation de la parole de l'échange avec le patient l'usage excessif de contention et de l'isolement la surprescription de médicaments le manque de temps avec la famille du patient sont autant de signaux d'un dysfonctionnement et d'une régression majeure de la pratique du soin cette dégradation de la pratique psychiatrique créer une défection chez les étudiants 67 postes d'interne sont restés vacants en 2023 et chez les soignants qui délaissent l'hôpital public pour l'exercice libéral ou en clinique privée il y a donc me semble-t-il la nécessité de redonner les moyens à la psychiatrie à l'hôpital public et au centre médicau-psychologiqu pour que les soignants puissent exercer de nouveau avec dignité avec humanité et ceci est bien d'abord un choix politique celui d'inscrire la prise en charge psychiatrique dans une politique de santé publique plus large de prévention et d' intervention coordonné je vous remercie merci beaucoup je vais proposer au aux deux rapporteurs de déjà de répondre à cette première premier FL de question puis on prendra les questions suivantes après dans l'ordre effectivement des demandes mesdames merci monsieur le Président merci chers collègues pour toutes vos questions alors je vais répondre un peu dans le désordre et pardonnez-moi mais Nicole complètera complètera alors sur la sur le la question du privé parce qu'en effet c'est une question c'est Madame éélise Leboucher qui a posé ce sujet en fait c'est une question qui nous a traversé au moment de l'écriture du rapport le problème c'est qu'on est dans une telle situation qu'en fait il y a une espèce de possibilité immédiate quelque part qui est ce partage de la charge entre le privé et le public pour autant en effet ça n'est pas la solution de moyen et de long terme et nous proposons la revalorisation des métiers nous proposons aussi un audit des conditions de travail parce que nous avons rencontré et je le pose ici des psychiatres mais des soignants d'une manière générale qui dans les services que nous avons visités sont parfois en très grande souffrance personnelle avec un espèce de syndrome du cordonnier le plus malchaussé qui perdent le sens de leur travail tellement ils ont faute de moyens recours à la contention ou à la ou ou à à à l'administration de substances chimiques et du coup ça ne leur permet pas de déployer ni leurs compétences ni leurs talents ni l'éthique de leur méti donc je me permettais de le poser parce que ça a été vraiment très important dans nos dans nos visites et avec aussi des témoignages de soignants et particulièrement dans le corps infirmier qui nous disait concentrer le plus possible les heures en début de semaine pour avoir le plus possible de temps en dehors du service tellement la charge était lourde quand il travaillaient ou elle travaillaient sur les urgences des femmes oui il y a un sujet vraiment sur les sur les femmes alors oui il nous a été parlé de violence sexiste et sexuelle oui il nous a été parlé de psychotrauma il nous a aussi été parlé deséco anxiété hein je tiens à le dire parce que ça fait partie aussi des des sujets et d'une manière générale d'une inquiétude sur la place des jeunes dans notre société et nous avons cité les chiffres sur les sur les jeunes femmes les chiffres sur les jeunes hommes sont un peu moins impressionnants mais sont quand même très très forts c'estd qu'on est à plus de 300 % d'augmentation des hospitalisation il y a un domaine dont on n pas parlé c'est la c'est la toxicologie et euh les addictions ou c'est aussi un critère d'entrée aux urgences et d'augmentation de l'admission aux urgences qui fait partie des propositions de notre rapport il y a un autre sujet c'est les épades et le les sujets âgés qui eux aussi sont mal appréhendés par les soins sur la médecine scolaire il y a un énorme sujet sur la médecine scolaire et sur l'enfance placé laazux alors là vraiment sur les mineurs isolés aussi je le dis sur les sur les mineurs isolés parce que ces trois champsl sont en désérance totale il manque un médecin scolaire sur deux aujourd'hui un médecin scolaire sur deux et les psychologues dans l'éducation nationale ont été réorientés sur l'orientation professionnelle et non pas sur la santé mentale des jeunes et là il va falloir une révolution de la santé mentale des des enfants parce que vraiment nous ne sommes pas à la hauteur et je pense qu'un un pays qui ne prend pas soin de ses enfants à ce point-là qui les met en danger à ce point-là est un pays qui va très mal sur la justice et l'irresponsabilité vous avez raison il y a il y a un sujet les que nous avons rencontré en milieu carcéral nous disent que pour eux il y a une partie des personnes qui sont emprisonnées qui en fait relèvent de l'irresponsabilité pénale et que ça aussi c'est assez mal appréhendé dans une politique où nous ne faisons plus nous n'avons plus cette espèce de d'intelligence et de subtilité et que nous allons avec des gros sabots vers le tour carcéral je tiens à le dire il y a quand même une partie qui relève davantage du soin et du et du défaut de soin plus que que de plus que de l'incarcération je laisse la parole à Madame dubricha merci je voulais juste compléter sur le privé il faut quand même faire un distingo entre le privé non lucratif et le lucratif là il s'agit du privé lucratif qui qui n'accueillent pas non plus la même population puisqu'ils accueillent pas les patients lourds ils accueillent plutôt des syndromes dépressif hospitalisation plus facile entre guillemets je voudrais revenir sur le le parcours c'est vrai que ce qu'on a pu repérer quand même de façon très importante c'est l'inégalité territoriale on a une répartition de la densité des psychiatres et des dispositifs disponibles qui est assez euh différente d'un secteur à l'autre et on a pu repérer des secteurs où ça fonctionne plutôt bien et nous l'idée c'était vraiment de pas faire la révolution dans le système mais d'utiliser les dispositifs existants parce qu'il y en a de multiples et pas toujours lisibles qui portent le même nom qui font pas la même chose ou qui font la même chose d'utiliser ces différents secteurs pour tout au long du parcours faire du repérage effectivement dans la médecine scolaire parce que c'est quand même là que ça se passe ou en milieu professionnel ou chez les médecins généralistes et orienter les personnes au bon endroit c'est-à-dire les orienter vers une psychologue si ça suffit les orienter vers un psychiatre s'il y a besoin ou les orienter vers une hospitalisation ça c'est pour l'amont avec les fameux CMP et quand on dit bah les CMP l'idée c'est qu'il y en a quand même beaucoup il y a des endroits où ça fonctionne bien et il y a des endroits où on peut regrouper avec les équipes mobiles ou avec des dispositifs existants pour élargir les possibilités d'accueil parce qu'on s'aperçoit que ça fonctionne en journée dans des horaires type sécurité sociale on va dire et que on pourrait élargir on pourrait ouvrir le samedi matin on pourrait ouvrir à des vacances scolaires de manière à accueillir plus de monde en amont mais aussi euh en aval et ça c'est aussi toute cette ce chemin là je dirais qui aujourd'hui se fait un peu en silo et pour lesquels on manque de coordination entre les différents secteurs donc c'est ça aussi l'intérêt de développer des choses qui existent déjà sans en créer des différentes l'autre chose c'est sur euh le les les médecins généralistes effectivement sont aussi une voie d'entrée de la des troubles psychiques ou psychiatriques il sait 30 % de leur clientèle aujourd'hui on s'aperçoit qu'on a une grosse difficulté dans la prise en charge par rapport à la formation et par rapport à la prescription et on a vu des secteurs notamment à Lille je crois que c'est Lille hein parce que on a tellement circulé où on a ou à Lyon où on a en fait un contact téléphonique direct avec un psychiatre pour le médecin généraliste qui lui permet d'adapter des PRES iption de manière plus affutée que ce qu'on voit aujourd'hui quand il y a un rapport qui va sortir du Haut Conseil de l'enfance en janvier sur les psychotropes utilisés pour les jeunes c'est quelque chose d'assez épouvantable avec les effets secondaires qui vont avec sur les les soignants on a repéré différents niveaux hein pour les infirmières qui exercent dans le milieu de la psychiatrie c'est souvent une demande d'avoir un module complémenta de formation parce que il y a plus le tutor qui existait avant avec les anciens infirmières issu de la psychiatrie il y a effectivement la demande d'avoir des infirmières en pratique avancée parce que là où on l'a vu ça fonctionne parfaitement bien et puis après il y a les psychiatres et il y a les conditions où on a vu aussi des exercices différenciés entre les horaires en 8h en 10h en 12h euh pour accepter plus facilement la charge et puis aussi euh évidemment l'harmonisation des primes parce qu'on s'est aperçu qu'il y avait des primes qui étaient distribuées pour certains secteurs et pas d'autres et les les salaires évidemment mais aussi les évolutions de carrière potentiel dans ces secteurs-là donc il y a quand même des choses qu'on peut euh davantage pousser euh à mon avis je sais pas si on a répondu à tout euh voilà mais sans doute pas mais très bien merci oui effectivement encore beaucoup de questions qui euh dont je vais tout de suite donner la parole à Yannick nouder merci merci président euh simplement pour remercier Sandrine Rousseau et Nicole du brchira qui finalement à travers euh ce rapport ce matin finalement donne la feuille de route pragmatique de finalement cette santé mentale 2025 comme finalement grande cause nationale je crois que tout le monde ne discute personne remettit en cause euh le fait de de mettre cette cause au niveau national en évidence maintenant on a vraiment quand même le parcours avec effectivement un plan d'action et une stratégie et je suis tout à fait d'accord avec vous et franchement je crois qu'on sera tous derrière pour que vous puissiez continuer à faire vivre cet événement au-delà du rapport dès les premiers mois de l'année 2025 que ça soit effectivement avec un colloque on peut se redire les choses différemment de pouvoir poser cette proposition de loi transpartisane qui peut être une émanation d'ailleurs de la commission je crois que ça aurait aussi du sens de redonner le rôle au Parlement que ça puisse être émané de la Commission et puis surtout on aura possiblement l'occasion peut-être de retravailler un pfss 2025 donc un peu comme il avait été fait sur les soins palliatif de pouvoir se dire dès dès qu'on va aborder ce PLFSS de pouvoir justement y mettre les moyens parce que tout ça il y a de l'organisation il y a de la stratégie mais il y aura nécessité de financement et ça va pouvoir nécessiter plusieurs budgets il faudra bien que sur ce sujet-là on puisse avoir une vision pluriannuelle et rien nous empêche au sein de la commission sur certains sujet qui nous paraissent particulièrement important d'avoir nous-même cette vision transpartisan j'évoquerai juste deux sujets n'oublions pas les psychologues dont on a favorisé l'accès direct lors du précédent pfss et de bien pouvoir mettre le distingo avec les les IPA je pense que il faut aussi qu'on évoque bien les réseaux sociaux et TikTok vous avez vu les premiers plaines de parents avec toutes ces jeunes filles notamment qui ont suivi TikTok et du fait de leur profil et c'est arrivé jusqu'à leur donner des tutos pour réussir leur suicide donc je pense que cette explosion de chiffres chez les plus jeunes est important et puis le dernier point c'est surtout de ne pas oublier le territoire parce que je crois que ces numéros d'urgence réservés aux professionnels pour donner sur ces parcours complexes on sait le faire dans l'insuffisance cardiaque on sait le faire dans la prise en charge autre et ben faisonsle sur la la psychiatrie je crois que ça ça aidera les acteurs de territoire et les acteurs du quotidien merci thba Bazin merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs merci pour votre travail de votre mission d'information sur la prise en charge des urgences psychiatriques qui arrive au bon moment à la veille de cette année 2025 dédié à la santé mentale comme l'a souhaité Michel Barnier mes chers collègues les détresses pouvant aller jusqu'au suicide nous questionnent et interpellent notre société aurions-nous pu l'éviter un autre accompagnement aurait-il pu l'éviter les évolutions semblent avoir accru dans notre pays ces situation de malêtre nous devons y répondre et votre rapport nous permet de mieux appréander ce défi j'ai deux questions votre recommandation numéro 19 invite à une augmentation des effectifs en formation initiale notamment mais il y a déjà des places actuelles d'interne en psychiatrie qui reste vacante dans quelle mesure votre recommandation numéro 20 à savoir le renforcement de l'attractivité des métiers de la psychiatrie pourrait contribuer à y pourvoir deème question votre recommandation numéro 16 appelle à garantir une offre de soins pédopsychiatrique homogène et adaptée aux besoins sur tout le territoire l'objectif peut faire consensus ici mais la question cruciale est davantage de comment le permettre concrètement les soins pédopsychiatriques supposent des hyperspécialisations souvent concentré dans les hypercentres de métropole avez-vous appréhendé la question du parcours de soins pour ces plus jeunes notamment pour ces plus jeunes filles permettant cet accès viser dans quelle mesure le maillage des centres médico-psychologiques des centres médicopsychoppédagogiques devrait-il pourrait-il évoluer ce qui m'intéresse ici mesdames les rapporteurs c'est d'aller au-delà des recommandations qui peuvent peut-être faire consensus c'est comment demain y répondre et je suis pas sûr que ça soit qu'une question de moyens financiers il y a aussi une question d'organisation il y a une question de parcours et derrière la promesse républicaine de pouvoir éviter le les plus malheureux des actes sur l'ensemble de notre territoire il faut qu'on puisse trouver des solutions pragmatique et efficiente merci Justine gr merci monsieur le Président tout d'abord un grand merci aussi pour la qualité du travail des deux rapporteurs sur ce sujet important plusieurs éléments tout d'abord la structuration d'une vraie filière de prise en charge en santé mentale je tiens à saluer le travail de grande qualité des psychologu et psychiatr ainsi que tous les professionnels qui s'engagent souvent par vocation dans dans ce secteur en amont je tenais à saluer l'excellent travail dans ma circonscription de la Maison des adolescents à Dol qui accueille son rendez-vous et de façon très visible les jeunes en dehors d'institutions et d'établissement très marqués psychiatrie on doit s'appuyer de manière plus forte également sur le lien de confiance qui peut y avoir avec les médecins généralistes en premier accès et en première ligne et dans ma circonscription j'ai la présence d'une très belle unité d'urgence psychiatrique en aval également avec les appartements passerelles qui peuvent être portés par les centres hospitaliers spécialisés on manque de de professionnel il faut repenser toute la filière et toute la structuration de la PR en charge de la santé mentale j'auraai deux questions et deux remarques dans le même temps sur le rôle d'élétaire des réseaux sociaux on en a parler en commission des affaires culturelles mais en terme de santé mentale nos jeunes sont en pleine construction de personnalité de maturité cérébrale et je pense qu'ils ont une difficulté d'appréhension des relations humaines par le biais de ces réseaux sociaux et une deuxième question sur les enjeux de mon PSI et moi qui sont un dispositif dont le convention nement ne tient pas suffisamment compte de la valeur ajoutée des psychologues et de leur manière de travailler et je pense que c'est une usine à gaz qui exclu des professionnels de qualité et qui ne garantit pas un accès suffisant à ces dispositifs on aura besoin de tous les professionnels de santé pour accompagner notre société mais nous avons aussi besoin que tous les Français reconstruisent une société qui prend soin de l'autre et qui accompagne chacun dans les difficultés qui peuvent être traversées inspirons-nous des territoires pour proposer des solutions pragmatique merci beaucoup CIC Isaac sib merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs merci pour ce rapport les constats nous les partageons inquiétante augmentation des troubles psychiques défaillances systémique d'organisation des soins psychiatriques inégation entre l'offre et la demande dans vos recommandations vous préconisez de renforcer l'offre de so de premier niveau pour une prise en sage précoce homogène pour prévenir les urgences patries je me permet de faire deux contributions à votre rapport vous proposez de M outiller les médecins général de renforcer les moyens des centres médico-psychologiques dans le rô effectivement certains professionnels de santé contractualisent avec les hôpitaux locaupsychiatriques via les cptestes les contrats locaux de santé mental afin de fluidifier le parcours entre la ville et l'hôpital pensez-vous cette coordination soin noutil et comment le renforcer et généralisé deuxième chose vous sounez votre rapport la très forte augmentation des h des hospitalisations liées aux gestes auto-infligés plus 500 % comme vous le Rappelz chez les jeunes et dès le plus jeune âge ces chiffres sont prês occupant vous connaissez mon crédau pour la prévention et le dépistage précoce sur laquelle pour moi vous n'insistez pas suffisamment dans votre rapport et qui seulle permettra d'améliorer la santé psychique et physique de nos concitoyens pour réduire la pression sur nos structures d'urgence et de soins si je soutiens V proposition de renforcer sensiblement les moyens la la médecine scolaire et d' d'associerabissement scolaire à une politique de prévention je pense que tous les acteurs doivent être mobilisés que ça soit effectivement les écoles les collectivités les associations les entrepr crise les familles à ce titre j'ai lancé effectivement avec le professeur Chauvin en novralte une une expérimentation pour améliorer les les actions de promotion de la santé auprès des enfants en produisant des environnements promoteurs de santé autour des enfants pour améliorer leur santé mental leur hgène de vie le respect de l'autre les résultats sont probants pour des coûts peu élevés il s'agit en Europe de la plus grande expérimentation scientifique évalué éduplicable et notamment pour la santé mentale je plaide actuellement pour ce qu'elle soit généralisée sur l'ensemble du territoire métropolitain et autre Mair qui sot un petit peu oublié je vous remercie merci beaucoup Adrien Clouet merci monsieur le Président merci beaucoup à à nos deux collègues qui nous rendent ce rapport qui a un rapport je vais le dire comme tout le monde extrêmement intéressant il y a beaucoup de données je pense ça servira à toutes et tous pour faire un très bon travail parlementaire peut-être de nature d'interrogation pour aller un peu plus loin la première sur les profils des personnes c'est évidemment extrêmement instructif d'avoir le rapport de genre parce qu'il est pas forcément toujours traité et avancer est-ce que vous avez aussi des données sur les catégories socio-pressionnelles qui sont concerné par les différents types de pathologies qu'on est aussi une lecture un peu territorial et aussi un peu de détail là-dessus et deuxièmement je trouve que le rapport montre également de manière extrêmement instructive à quel point le secteur de l'APSI est un marché capitaliste avec son son taux de profit et ce que ce marché n'est pas tombé du ciel hein il a été créé bon ça vous revenez dessus le nombre de lit dans le public a été divisé par 3 depuis les années 80 tandis qu'il y avait la logique rigoureusement inverse du côté du privé donc ça a été délibérément une politique de mise en place d'un marché privé lucratif capitaliste des soins en psy dès lors ce marché non seulement on peut le condamner moralement ça c'est mon point de vue mais on peut aussi constater qu'il est en crise hein je rappellerai que aussi bien clinea etemis que ramse ont des cours en Bourse qui baissent donc non seulement c'est moralement discutable mais en plus c'est économiquement inopérationnel et donc ils sont mauvais même en faisant du capitalisme dès lors qu'est-ce que vous pensez euh bah de la question du transfert de propriétés est-ce que il faudrait pas se poser la question de d'élargir le secteur public de racheter des cliniques privé de éventuellement les nationaliser pour employer le terme euh qui qui qui couvre là-dessus bref faire en sorte que on ne soit pas uniquement contraint enfin soit pas uniquement dans une perspective on doit réguler l'action du privé pour réussir à faire au mieux mais où tout simplement on en prenne le contrôle lorsqu'ils ne savent pas faire ou qu'ils font mal ou qu'ils maltraitent les gens merci Fabien Filippo merci beaucoup monsieur le Président et merci à Madame les rapporteurs je suis encore un peu sous le choc de cette proposition qui vient d'être faite de nationaliser les cliniques tout ce travail mesdames tout ce travail pour en arriver à une proposition de nationalisation des cliniques alors c'est tout l'inverse dans votre app j'espère que vous en êtes aussi chagriné que moi vous pointez à juste titre la baisse du nombre de de pédopsychiatres la démographie médicale mais elle est le corollaire aussi il faut qu'on soit très vigilant collectivement sur la baisse de la natalité la baisse démographique dans notre pays et une certaine vision de l'enfant et et de la famille qui serait parfois véhiculé dans nos société je me tourne particulièrement vers madame vers madame Rousseau et donc j'acerai mon propos sur la la prévention parce que vous parlez de l'échanxiété comme d'affard d'autrre est lourd àorter pour notre pour notre jeunesse et peut-être que à ce niveau-là effectivement dans les cours il faut remettre un maximum de rationalité mais moi je vois des des des des facteurs bien plus importants je parlais de la destructuration des familles je parlerai encore plus de deux autres le premier l'augmentation de la consommation de stupéfiant chez les jeunes et de plus en plus jeunes enfin quand même un jeune sur 4 avant 16 ans qui a fumé du cannabis 13 % qui en fume tous les mois on connaît tous les effets neurologiques et la dérive vers des addictions dures donc le corollaire de cette étude sur les urgences pédopsychiatriquees à un moment donné c'est aussi ce travail de prévention sur les drogues et cette non tolérance absolue qu'on doit avoir à l' Gard de tous les stupéfiant y compris ceux qui ne sont pas encore interdits comme le protoxyde d'azote qu'on appelle communément le gaz harant et dont on commence à voir les ravages qui fait parmi la la la jeunesse et puis l'autre sujet Justine Gru en a très bien parlé la charge mentale représentée par les réseaux sociaux à l'échelle d'une vie d'un adolescent on a l'impression que c'est l'alpha et l'oméga d'une réputation que ça va les suivre toute leur vie et peut-être que 8 des choses vont les suivre très longtemps et donc là-dessus j'ai vu l'Australie avoir des politiques d'interdiction très agressives par rapport aux dérives qu'on peut avoir sur les les réseaux sociaux un jeune sur les réseaux sociaux est exposé à toutes sortes de de dérives et de choses desquelles heureusement notre génération a été un peu préservée donc ne pensez-vous pas qu'il y a là plutôt des axes majeurs de de de de prévention avant d'avoir des des des luubis un peu écotopistes merci beaucoup Serge müer merci monsieur le Président Mesdames les rapporteurs merci pour la qualité de vos travaux mes chers collègues votre rapport met en évidence des défaillances structurelles et organisationnel majeur dans la prise en charge des urgences psychiatriques notamment la la saturation des services le manque de lit disponible et une pénurie alarmante de professionnels mais ce que je trouve particulièrement préoccupant c'est l'impact direct des choix politiques récents notamment lors de la pandémie covid-19 sur l'aggravation de ces problèmes le rapport souligne l'effet négatif de la pandémie sur la santé mentale des Français mais il évoque peu la manière dont les politiqu sanitaires mis en œuvre ont pu aggraver cette situation mesdames les rapporteurs pensez-vous que certaines mesures comme le confinement prolongé la fermeture des écoles ou le manque de soutien psychologique immédiat ont contribué à cette éoration si oui cela nous conduit à un autre constat inquiétant les professionnels de la psychiatrie déjà en tension en tension pardon avant la crise ont été insuffisamment ont-ils été insuffisamment consultés ou même écartés lors des décision stratégique par ailleurs alors que la pandémie a amplifié les besoins en psychiatrie le rapport met en lumière un manque criant d'attractivité dans ce secteur les mauvaises conditions de travail les rémunérations insuff et la stigmatisation du métier dissuade de nouveaux praticiens et paramédicaux de s'engager dans ce contexte quelles recommandations concrètes peuvent être mises en œuvre rapidement pour valoriser ces métiers et garantir que le professionnel de la psychiatrie soit mieux intégré au processus décisionnel cela permettrait non seulement de répondre à l'urgence actuelle mais aussi de prévenir une crise similaire à l'avenir je vous remercie merci Arna Simon oui monsieur le président ident chers collègues d'abord des des remerciements qui ne sont pas convenus bien évidemment des remerciements sincères à vous à vous deux qui avez travaillé qui avvez mené un gros travail un focus sur la protection d'enfance peut-être puisque l'Observatoire national de la protection d'enfance indique que plus de 20 % de nos enfants protégés sont notifiés et bien évidemment la question de la santé mentale est au cœur de de ces handicaps alors la loi taé a intégré des élément sur le parcours sanitaire de jeunes confiés mais les départements on le sait sont en difficultés financière ces questions là ne relèvent pas de leurs compétences également on a parlé des CMP un an d'attente moi j'aimerais seulement vous poser une question vous avez indiqué que le travail continué je m'en réjouis sur la base de la recommandation 17 avez-vous l'intention de vous rapprocher d'Isabelle Santiago la rapporteur de la commission d'enquête sur les manquements des politiques publiques de l'aide sociale à l'enfance pour é justement ces sujets je pense qu' aurait du sens à pouvoir vous rapprocher des des commissaires de cette commission d'enquête très bien merci Jérôme Gedge merci monsieur le Président à mon tour pour saluer le travail c'est vrai que les urgences sont en crise en général la psychiatrie est en crise en général alors les urgences psychiatriques c'est une sorte de double crise et euh vous mettez c'est assez édifiant euh par la porte d'entrée des urgences la réalité de la faillite dans laquelle se trouve la psychiatrie publique et pas que dans notre dans notre pays moi je voudrais insister sur un point que vous vous mentionnez euh la recommandation 6 porte sur les les personnes les plus vulnérable euh et sandR nouso l'a évoqué euh la question de la gérontopsie et de l'accompagnement des euh euh des personnes âgées confrontées euh à des décompensations psychiatriques parfois importante on l'oublie trop souvent c'est un tabou invisibilisé mais le taux de suicide des personnes âgées la prévalence du suicide c'est chez les personnes âgées est plus importante que la prévalence du suicide chez les jeunes c'est plus de 3000 personnes âgées qui mettent fin à leur jour euh chaque chaque année et là se pose la question euh de la poli tique d'accueil évidemment dans les urgences et le rapport le dit c'est pas fait pour et donc dans la prévention moi je voudrais attirer collectivement notre attention sur la nécessité de développer al même si toutes les personnes âgées ne sont pas en épad mais de systématiser la relation entre les épades et les secteurs de psychiatrie de systématiser le déploiement et les conventions entre les éepad et les équipes mobiles de Géron autopsie qui existe depuis 2007 mais dont le niveau de de de déploiement demeure demeure insuffisant et puis le gros trou dans la raquette qui est celui des personnes âgées à domicile avec le phénomène amplifié de l'isolement pour pour celle-ci merci beaucoup chanta Jourdan oui merci monsieur le Président à mon tour je veux vraiment remercier les les rapporteurs pour leur travail et puis les propositions qui qui sont faites alors je vais juste aborder deux points premier point vous donc vous posez le principe que les urgences psychiatriques seraient évitées si on avait suffisamment de ressources donc en amont et si l'accès aux soins aussi était mieux organisé et cela en appelant les donc nombreux secteurs à agir sur la question de la santé mentale he de de façon globale en appelant secteur médico-social éducation nationale sociale à l'enfance et cetera alors ma première question pour une meilleure coordination est-ce que vous pensez qu'un délai un délégué interministériel donc sur les questions de la santé mentale favoriserait une une vision pluridisciplinaire et donc permettrait d'améliorer donc les les parcours et puis deuxème question sur le temps de l'urgence he que pour lequel aujourd'hui il faut répondre tant il y a il y a de manque évidemment en amont vous parlez très souvent d'ailleurs de situation de violence assez assez terrible et à ce sujet je voudrais savoir donc enfin vous avez évoqué quelquefois l'intervention de d'équipe de liaison mais ça elle ne semble pas développer partout et je voudrais savoir donc est-ce que vous pensez d'abord que ces équipes de liaison vraiment pourraient faciliter en tout cas l'accueil prévenir donc les situations de de violence et surtout aussi permettre de peut-être mieux organiser aussi le le suivi voilà je vous remercie merci beaucoup et puis comme dernière oratrice inscrite Christine labour merci monsieur le Président merci au rapporteur pour vos travaux et votre rapport qui se veut une contribution à la mise en œuvre d'une politique ambitieuse adaptée aux besoins psychiatriques et de santé mentale l'organisation des parcours de prise en charge en psychiatrie dépend aussi des politiques de prévention euh du repérage des situations de souffrance psychique et de l'organisation des suivis psychologiques euh donc il faut améliorer la réponse de premier niveau de la souffrance psychique et la mobilisation collective vous évoquez les établissements scolaire je peux témoigner en tant que présidente de mission locale et qui porte un point accueil et coup de jeune que nous sommes de plus en plus sollicités par les établissements scolaires publics comme privés euh voilà qui lance de véritables SOS et aujourd'hui nous n'avons que deux ETP de psychologues et nous sommes complètement voilà les délais en fait de de rendez-vous s'allongent donc c'est vraiment une urgence euh vous n'évoquez pas les les universités dans lesquelles nous avons les les les bureaux d'aide psychologique ni l'association Nightline qui a fait un un très très bon boulot très investi pendant la crise sanitaire et depuis euh vous n'évoquez pas non plus les maisons des associations je sais qu'il a une collègue qui en a parlé tout à l'heure et les PAJ donc les points accueil et coup de jeune qui sont censés en fait travailler ensemble euh je voulais savoir d'abord si vous les avez consulté si si oui est-ce qu' ils ont fait des des recommandations en particulier sur le maillage territorial sur la coordination des acteurs sur les territoires parce que je pense que la la la la plus importante des solutions c'est ce maillage territorial et cette coordination des acteurs merci merci merci à à vous pour toutes ces questions et remarques je vais maintenant vous redonner la parole mesdames les rapporteurs dans l'ordre que vous souhaitez allez madame rouson alors je vais répondre à une partie de vos questions très riches et merci vraiment pour leur pertinence parce que alors vraiment ce rapport on peut-être on l'a pas dit d'ailleurs on est rentré par les urgences précisément parce que pour une mission d'information en fait il fallait un point d'entrée et que les urgences nous permettaient de voir l'amont et l'aval et du coup d'appréhender par ce point d'entrée dans les soins finalement l'ensemble du secteur alors pour répondre à Yannick nuder monsieur le rapporteur du PLFSS oui je pense qu'il faut une loi partisane mais on l'avait évoqué dans les débats sur le PLFSS on a manqué de points qu'est-ce que j'ai dit partisan transpartisan pardon transpartisan non non non c'est pas transpartisan sur le PLFSS sur le PLFSS on on avait relevé le fait qu'il y avait pas de point d'accroche et que nos amendements avaient été jugés comme cavaliers sur les psychologues et les IPA on en parle beaucoup dans le rapport sur la revalorisation des IPA sur le développement DP en psychiatrie euh sur les psychologues bon on n pas évoqué le mon parcours PSI et cetera nous on a eu des échos très différents là-dessus et vraiment très opposé donc voilà je je le pose comme ça parce que c'est pas toujours simple sur les réseaux sociaux et vous avez été plusieurs à à l'évoquer oui il y a un problème des réseaux sociaux ça c'est indéniable un problème de harcèlement en ligne un problème de de tutos de suicide c'est ce que vous disiez mais aussi d'une manière générale un rapport au physique par exemple pour les jeunes femmes et cetera et ça euh à un moment il va falloir quand même se poser la question de savoir dans nos démocraties quelle est la place de ces réseaux sociaux et à quel point ça déstabilise complètement nos sociétés et ça bon voilà ça dépasse le cadre de notre mission d'information mais je me permets de de le poser sur la Maison des Adolescents elle elles n'est pas elles ne sont pas présentes partout on nous a signalé que c'était un point d'entrée très intéressant notamment pour la souffrance des jeunes et donc ça oui pour le développer dans la loi transptisane que nous allons poser je vous remercie aussi d'avoir posé la question des appartements passerelles qui nous a été très souvent signalé comme étant un point de problème puisque entre l'hospitalisation et le retour chez soi il n'y a quasiment plus de dispositif tampon et donc le fait que ces appartements passerelles disparaissent petit à petit est un sujet sur la prévention précoce alors là vraiment je je voudrais le dire mais on manque cruellement de cette culture de la prévention précoce en fait c'est presque une culture que l'on doit mettre en place si je prends le secteur de l'enfance les que ça soit l'éducation nationale encore une fois les la situation des mineurs isolés ou des enfants placés montre à quel point nous n'avons pas cette culture de la prévention précoce très très tôt dans l'apparition des du mal-être psychique et ça vraiment du dépistage absolument et ça il y a pas non plus de campagne de dépistage je voudrais vous remercier pour la question sur les universités parce que nous avons rencontré des des services universitaires qui l' aussi sont très sous-dimensionnés mais alors vraiment à un point que que la la pudeur m' dit de ne pas pousser mais vraiment on est on est trop en de ça du sujet dans les universités elles ont été aidées pendant la crise du covid et après mais vraiment je pense même qu'il y a un manque de prise de conscience par les directions d'université du sujet euh sur les familles bon alors oui on a rencontrer en effet des questions autour de la périnatalité euh qui est aussi un des points aveugles aujourd'hui du système de soin il y a quelques prises en charge de la périnatalité mais c'est c'est un moment de vulnérabilité importante moi je ne partagerai pas que l'idée l'idée selon laquelle c'est l'affaiblissement du modèle un papa une maman qui va nous conduire dans le mur mais par contre je pense qu'il y a vraiment besoin d'accompagner les mutations sociales et et euh d'ailleurs sur les sur les réseaux sociaux je pense que c'est un autre sujet c'est-à-dire comment ce conflit et de société et instrumentalisé sur laaz bon laaz alors oui il nous faut absolument prendre contact avec la mission avec la commission d'enquête sur l'AZ c'est alors ce qui nous a été ce qui ce qui nous est revenu dans cette mission d'information c'est vraiment un effondrement là aussi de laaz et derrière du coup bah des personnels non formés qui amènent des gamins en crise aux urgences comme ça qui les déposent et puis avec vraiment des des situations extrêmement euh graves pardon parce que je voudrais répondre sur la gérontopsie alors là aussi énorme point aveugle et les personnes âgées sont les plus éloignés du soin parce qu'en fait ben concrètement elles ne peuvent pas parfois se rendre sur un CMP qu'elles sont très isolées et qu'on détecte extrêmement mal les troubles psychiatrique et je me permets de poser et parce que je suis partisane d'une noix fin de vie qu' il y a certes la question des soins palliatifs mais il y a aussi la question de la gérontopsie à vraiment développer pour que il n'y ait pas de confusion dans les dans c'est ce grand âge enfin je ne pense pas qu'un délégué interministériel soit complètement le sujet moi je pense que contenu dans l'ampleur du problème il faut un secrétariat d'État à la à la santé psychique enfin je pense que là vraiment il faut passer un cap et voilà je m'en arrêterai là oui pour rebondir sur le délégué interministériel je voudrais juste dire que le délégué ministériel aujourd'hui c'est quelqu'un qui a fait un gros travail avec une feuille de route qui l'a rempli mais qui est peu connu peu mis en exerg et c'est vraiment quelqu'un qui fait un travail important la deuxième chose c'est sur les places vacantes notamment pédopsychiatrie alors faut dire qu'il y a un très léger frémissement de gens qui s'inscrivent dans la pédopsychiatrie aujourd'hui dans leur formation c'est quand même une toute petite mise en en exerg pour le moment il y aura évidemment pas de psychiatre partout l'intérêt c'est de pouvoir avoir des contacts moi par exemple sur mon département c'est centralisé à la ville principale et effectivement l'accueil se fait enfin le conseil se fait par voie téléphonique ou par accueil des jeunes mais plus on a un parcours de on va le répéter dépistage repérage orientation plus on on cible mieux la prise en charge et ce qui manque cruellement en pédopsychiatrie ce sont les unités de de courte durée pour les jeunes de 13 18 ans parce que effectivement il y en a pas ils sont hospitalisés en pédiatrie ou dans des services d'adultes et ça c'est vraiment quelque chose qui est qui manque pour faire le point et mettre en place un suivi euh après l'hospitalisation je voudrais répondre sur le le CLIN d'œil de Monsieur Clouet qui est parti mais sur naationalisé alors moi pour avoir travaillé dans un secteur hospitalier euh et mis en en place justement des partenariats avec des services privés je pense que le but n'est pas de tout concentrer au même endroit car on fait pas les mêmes choses mais de passer des conventions avec des des services privés pour qu'ils accueillent davantage de patients dans des conditions différentes et aussi avec les les représentants des médecins et spécialistes libéraux car c'est aussi un partenaire dans le circuit en amont ou en aval et on a on évoque dans le rapport le fait du du temps partagé des médecins sur différents sites en inthospitalier ou différents sites publics privé et moi je suis aussi une fervante défenseur de du partage aussi des astreintes parce queon sait qu'aujourd'hui les astreintes elles reposent sur les psychiatres publics qui n'en peuvent plus et qui ça les dégoûte du métier alors qu'on a quand même des gens qui pourraient participer davantage à l'accueil des des personnes notamment dans la période d'urgence je voudrais revenir aussi sur les violences alors on a repéré quand même que dans certains services il y a pas de violence il y a pas de violence pourquoi parce que ils sont en nombre ils sont formés et ils ont des protocoles de prise en charge qui sont adaptés et puis d' a des endroits où c'est le désert total où effectivement on a de la violence on a de la contention massive durable inacceptable parce que il y a pas assez de monde il y a pas assez de gens formés et cetera donc en fait on peut éviter ça la violence entre les patients ça existe aussi et puis envers les soignants qui paient un lourd tribu souvent et qui encaisse parce que toutes les violences ne sont pas déclarées hein donc on est dans une sous-déclaration importante donc je pense qu'on peut l'éviter mais ça évite aussi c'est c'est aussi le fait de de prise de conscience alors je dirais aussi que on a des services et des dispositifs qui ont été déployés à la je dirais à l'énergie et à la perspicacité de de personnalités fortes en psychiatrie qui ont développé des prises en charge et qui tiennent parce que il y a deux trois personnes qui sont très énergiques et dynamiques dans le domaine et qui entraînent leurs équipe mais dont on sait que s'ils partent la transmission est pas évidemment facile et et que on risque de perdre tout ce bénéfice là donc il faut aussi être vigilant sur l'installation la durabilité et la transmission de de ces équipesl qui sont quand même des gens extrêmement valeureux et compétents et dont il faut maintenir les dispositifs mis en place ça fait partie de ce qu'on a vu dans les différents secteurs sur les étudiants répondu sur les familles c'est surtout sur la psychiatrie lourde je pense qu'on a encore des améliorations à faire sur l'aide apporté aux familles sur les moments de répis parce que c'est vraiment très très lourd à porter quand les gens sont en en phase de de trouble psychiatrique lourd de jeunes adultes ou moins jeunes et que ils ont besoin de souffler en en ayant des temps des groupes de paroles mais aussi des temps de répis qu'il faut développer pour que ça soit supportable à long terme et puis c'est vrai que je voudrais remercier en tous les cas tous les soignants quel que soit la catégorie quel que soit le lieu qui nous ont accueilli ils avaient beaucoup de plaisir à nous accueillir beaucoup d'attentes et et ils sont effectivement dans la la la demande que des actions puissent être mises en place assez rapidement pour éviter des difficultés supplémentaires et des accidents graves comme on a pu voir ou des pertes aussi euh de de soignant pour par manque d'attractivité et puis des pertes de chance pour les soigner donc merci à tous ceux qui œuvre au quotidien très bien ben écoutez sur ces mots de de conclusion il me reste à vous remercier moi aussi vraiment la qualité de ce travail mais elle a été soulignée par tous les par tous les les orateurs remercier les les administrateurs remercier de ce travail de fond qui va vraiment permettre d'être un point de départ pour des réflexions futures et on voit qu'il y a une un appétit collectif général pour s'emparer de vos propositions les travailler les pour qu' une poursuite de fait à ces à ces travaux donc vraiment un grand merci on est tous d'accord évidemment pour la publication de ce rapport et c'est une question qu'il me faut formellement vous poser donc je la pose mais je connais la réponse au vu des interventions euh non mais je pense que c'est important parce que c'est vraiment des des travaux qui permettent de de de de de crédibiliser si si si si tentait qu' a eu besoin de le faire mais les travaux de notre commission de montrer qu'effectivement on fait œuvre utile transpartisan bien sûr mais surtout œuvre utile pour la réflexion collective et c'est bien de le dire aussi bon merci à vous tous et puis donc on se retrouve B peut-être on verra quand on a des des travaux divers et variés à à travailler mais non mais moi merci à tous
Sandrine Rousseau