Philippe Juvin est l'invité politique de la matinale de franceinfo
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Est-ce que la non-venue de l'ambassadeur américain à la convocation du ministre des Affaires étrangères vous choque ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Quelle réponse la France devrait-elle apporter selon vous ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment expliquez-vous l'impuissance de l'État face à la reconstitution des groupes dissous ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Le texte sur la fin de vie ne sera pas voté aujourd'hui, qu'est-ce qui pose problème ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Vous dénoncez l'absence de garde-fous dans le texte sur l'aide à mourir, pouvez-vous préciser ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:50Philippe JuvinFait
« C'est une humiliation pour la France. Nous devons donc répondre, trouver le bon niveau. »
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Philippe Jubin d'ê avec nous ce matin sur France Info TV. D'abord on voudrait vous entendre sur les les conséquences liées à la mort de de ce jeune militant identitaire à Lyon, jeune militant identitaire de 23 ans Quentin Duran qu'on a appris hier soir que Charles Kuchner, l'ambassadeur des États-Unis en France, qui s'était permis de commenter publiquement cette affaire, ne s'est pas rendu à la à la convocation pardon du au qu d'ors convocation que lui avait adressé le ministre d'affaires étrangères Jean- Noël Barreau. Est-ce que ça vous choque ?
Est-ce que c'est une humiliation pour notre pays, pour la France ? Quelle humiliation ! La France convoque un ambassadeur représentant un son pays, les États-Unis en l'occurrence à Paris.
Celui-ci a des déclarations sur la politique intérieure de la France, ce qui ne doit pas faire. Il est convoqué, il ne vient pas. C'est une humiliation pour la France.
Nous devons donc répondre, trouver le bon niveau. Évidemment, ne pas catastropher, on va pas déclarer la guerre aux États-Unis, mais il faut évidemment qu'il y ait une réponse au niveau. Ça pourrait être Moi, je pense qu'il faut mettre ce ce monsieur à la diète pendant quelques mois et il ne voit personne.
Il demande des rendez-vous, tous les rendez-vous sont refusés. Son adjoint demande des rendez-vous, lui il obtiendra le rendez-vous comme ça les les relations continuent à fonctionner. Mais lui, il faut le mettre à la diète.
Il faut qu'il comprennent que la France ça se respecte. Il faut pas le renvoyer. Là, ça créerait une crise diplomatique avec les États-Unis.
Le renvoi d'un ambassadeur, vous savez qu'il y a tout un une codification dans les rapports entre diplomates. Le renvoi d'un ambassadeur, c'est en cas de crise très grave. On en est évidemment pas là, mais il faut vraiment marquer le coup.
Je vous rappelle que la semaine dernière, le ministre allemand de la défense avait reproché à la France son entre guillemets peu d'engagement en matière militaire alors que les Allemands durant des décennies n'ont quasiment pas dépensé un Copec pour se défendre comptant sur la France et les États-Unis. Là aussi euh l'ambassadeur d'Allemagne aurait dû être convoqué. Euh la France ne peut pas être humiliée.
La France est un grand pays. Euh nous avons euh nos défauts, mais nous avons aussi nos qualités. Et je crois qu'il ne faut rien laisser passer à à tous ces gens qui nous regardent de loin.
Vous savez entre État, on sait depuis très longtemps qu'il y a pas d'amitié. Il n'y a que des rapports de force et la France doit faire respecter les rapports de force. Et on pourrait ajouter l'intervention, le commentaire aussi de la première ministre italienne Georgia Mélanie sur cette affaire Quentin Dorang.
Donc ce que vous dites c'est que ça fait beaucoup ça fait beaucoup. À quoi jouent les États-Unis de de Donald Trump et l'administration américaine avec la France aujourd'hui ? Bah le même jeu qu'elle joue avec tout le monde, c'est sont des rapports de force.
On a vu sur le Groenland, vous ne pouvez répondre à un rapport de force que par un rapport de force. Si vous commencez à céder, excusez-moi monsieur l'agent, oui, je vais faire attention, je vais passer là, ça ne va ça ne va pas. Mais c'est pas ce que semble faire Emmanuel Macron.
C'est l'un des seuls quand même à résister à Donald Trump. On l'a vu s'exprimer sur le sur le Groenland, nous avons absolument bien fait. Nous avons eu la bonne réponse.
D'ailleurs, c'est la preuve de ce qu'il faut faire au Groenland. On on on répond d'une manière ferme. Euh Donald Trump recule.
Là, c'est pareil. L'ambassadeur nous humilie. Euh et bien, monsieur l'ambassadeur, restez dans votre belle ambassade durant si les 6 prochains mois.
Vous n'aurez aucun rendez-vous avec personne et nous recevrons votre chargé d'affaires à la place et vous verrez, il réfléchira la prochaine fois. Philippe Juvain parce qu'il y aura sans doute un avant et un après à faire Quentin Dean. Emmanuel Macron réunit ce matin à 10h à l'Élysée plusieurs ministres he plusieurs forces vives notamment les renseignements intérieurs pour tenter de lutter contre ces groupes d'actions violente en France l'ultra gauche et et l'ultradroite.
Euh c'est important ce ce type de réunion. Il fallait que l'État réagisse, fallait que l'État montre qu'il est qu'il est à l'action, sachant que des nouvelles dissolutions de ces grosuscules pourraient être annoncés, mais qu'on voit bien que il y a une impuissance quand même de l'État et très souvent ces grosusculesl arrivent à se reconstituer sous un autre nom, sous une autre forme malgré leur dissolution. Ah bien sûr, il faut répondre, mais il faut aussi répondre par des des outils qui soi sont efficaces.
Voyez, par exemple, moi je ne comprends pas comment on peut être euh fiché s et engagé par l'Assemblée nationale puisque les collaborateurs parlementaires euh de Raphaël Arnaud sont fichés. Comment est-ce possible ? Comment est-ce possible d'être engagé par l'Assemblée nationale sous un pseudo minime ?
Enfin tout ça euh il faut qu'il démissionne Raphaël Arnaud euh député LFI qui donc a des liens avec la jeune garde ce ce groupeuscule d'ultra gauche qui est dans le viseur en tout cas Rapha Arnaud ce n'est pas lui qui a qui a frappé euh évidemment euh son pédigré son pédigré ne plaide pas en sa faveur mais il a été élu malheureusement en revanche ses collaborateurs fichiers s ils auraient pas dû être embauchés et ce que j'attends maintenant des forces politiques de ce pays en particulier de la gauche du Parti socialiste, c'est qu'elle disent stop nous n'avons plus d'alliance avec LI C'est ça qu'on attend. C'est un geste politique. Or, tout le monde fait du slalom.
J'ai entendu quel certains dirigeants socialistes dire "Oui, mais finalement c'est pas aussi grave que ça. C'est très grave. La violence politique est très grave et il faut que nous la combattions.
Et ça passe d'abord par une dénonciation d'alliances électorales qui sont contre nature. Est-ce que vous vous diriez comme certains le disent à droite je pense à Bonotaillot et surtout à l'extrême droite que Jean-Luc Mélenchon est complice he je les cite de de ce drame à Lyon et donc ce linchage à mort de de ce militant identitaire que l'extrême gauche a du sang sur les mains. Ce sont ce sont leurs termes.
Non mais les termes sont très forts. D'abord, tous les lesfits ne se valent pas, mais il est quand même très difficile de ne pas constater une violence de certains militants, quelques esprits faibles avec quelques neurones en moins qui sont instrumentalisés par des paroles de violence. C'est vrai que on a inventé la démocratie parlementaire pour avoir des débats parfois vifs mais des débats qui sont dans une enceinte parlementaire pour éviter qu'il ne soit dans la rue.
Or aujourd'hui, qu'est-ce qu'on constate ? On constate que compte tenu de l'état de décérébration d'un certain nombre de militants de la France insoumise, et bien ils répondent par la violence physique à de la violence verbale. Et donc il faut il faut que les responsables politiques prennent conscience de ça.
Ils ont une responsabilité à force d'appeler à la révolution et bien il y a il y a vraiment des des des gens simples d'esprit qui font la révolution et qui tuent. Oui. Philippe Juver tout autre sujet à présent, le texte fin de vie.
Vous vous êtes beaucoup exprimé, vous êtes engagé dans le suivi de ce texte et vous êtes défavorable à la partie sur l'aide à mourir. Vous êtes favorable à la partie sur sur les soins palliatifs. C'est un c'est c'est un texte, un double texte en fait.
Finalement, petite information, visiblement le texte qui devait être voté, texte solennel qui devait être voté aujourd'hui, ça ne sera pas le cas. Vous pouvez nous confirmer ça ? Puisque les débats on ont duré tard encore hier soir, les débats se sont arrêtés à minuit et hier.
Ils ne sont pas terminés. On a facilement encore 4 5 heur de débat. Donc le vote devait avoir lieu aujourd'hui.
Il aura très probablement lieu demain, en tout cas pas aujourd'hui. Et nous avons encore beaucoup de choses à discuter. Oui, les les débats sont sont très tendus.
C'est des sujets très sensibles qui relèvent qui relèvent de de l'intime. Vous nous dites que le texte sera sans doute voté demain sans doute après les les QAG, les questions au gouvernement. Qu'est-ce qui pose problème aujourd'hui ?
Notamment à droite, vous êtes membre des des DLR, il n'y a plus de de garde fou. C'est ce que vous dénoncez sur l'aide à mourir si ce texte venait être voté. Écoutez, jugez vous-même.
Oui, le texte un texte expéditif où on prétend qu'il y a des critères stricts pour encadrer l'euthanasie, ce qui serait la moindre des choses. En réalité, les critères ne sont pas du tout stricts. Je vais vous donner deux ou trois exemples.
En Belgique, quand vous demandez l'euthanasie est légalisé là-bas, vous devez attendre réfléchir jusqu'à 1 mois. Au Canada, jusqu'à 3 mois. Nous, le délai de réflexion entre le moment où vous demandez l'euthanasie, vous pouvez être euthanasier, c'est 2 à 17 jours.
Donc c'est beaucoup. Mais est-ce que vous n'avez pas voulu mourir un jour et de tr jours plus tard voulu vivre ? Deuxième exemple qui montre toute la difficulté des chose, c'est que quand la décision est prise gravement, il faut évidemment qu'il y a des gens qui s'entretiennent avec vous, vous examinent.
Nous nous avons demandé que systématiquement un psychiatre vous examine, voir si vous n'êtes pas dépressif par exemple. Ça a été refusé. Vous vous ne verrez en tout et pour tout physiquement vous pourrez en tout et pour tout physiquement ne voir qu'un seul médecin.
Ensuite, vous aurez un deuxième médecin qui regardera votre dossier mais sans vous examiner et un infirmier qui fera pareil. Mais vous ne verrez qu'un seul médecin. Est-ce que ça suffit ?
Troisème exemple. Nous nous voulions que certaines catégories de gens ne puissent pas bénéficier de l'euthanasie. Jamais.
Un autiste, un déficient mental un déficient mental aujourd'hui peut demander l'euthanasie. Quelqu'un sous tutelle ou curatel. Vous savez qu'il y a des personnes âgées sous tutelle ou curatelle qui n'ont pas le droit de signer un chèque aujourd'hui pourront demander l'euthanasie.
Donc non, c'est une loi qui n'a pas de garantie suffisante. C'est c'est le professeur de médecine que vous êtes qui s'exprime ou c'est le citoyen là ? Les deux Non mais les deux jeux dire d'abord on est chacun ce qu'on est.
Moi je suis député mais c'est vrai que je suis médecin et j'ai une expérience. J'ai connu des demandes d'euthanasie dans ma vie. Toutes ont disparu quand on apportait une réponse au patient ou à sa famille. toutes.
Donc la vraie question c'est qu'est-ce qu'on apporte comme réponse à une demande d'euthanasie ? La demande d'autanasie c'est souvent une demande d'aide. Et il y a un travail qui a été publié très sérieusement qui dit que quand vous regardez le premier jour d'arrivée en soins palliatif, 3 % des patients disent "Je veux mourir." 7 jours plus tard, ils ne sont plus que 0,3 % 10 fois moins.
Qu'est-ce qui s'est passé en 7 jours ? Et bien, on a apporté une réponse aux patients et la famille. Quand vous apportez des réponses, les demandes d'euthanasie disparaissent.
Et enfin, dernier point de de médecin, moi quand j'entre en blouse blanche dans la chambre d'un patient, je ne veux pas qu'il ait à se poser la moindre question sur la nature de ma venue. Or, demain, il y aura forcément une ambigué, même si c'est à lui de le demander, il y aura une ambigué. Merci beaucoup Philippe Juvain.
On vous appelez ce matin à nouveau à voter contre ce texte notamment sur sa partie qui est un texte expéditif sans critère strict malgré tout ce qu'on raconte. Merci d'avoir été avec nous Philippe Juvin.
Philippe Juvin