Bonjour chez vous ! du 11 février 2026
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Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Bonjour à tous, très heureuse de vous retrouver en ce mercredi 11 février pour faire le tour de l'actualité au plus près de chez vous. On regarde le programme. Il est chargé de réguler le contenu de vos télés, mais ne s'y exprime que très peu. Martin Hdary, le patron de l'ARCOM, le gendarme de l'audiovisuel, est notre invité pour un entretien exceptionnel. Que pense-t-il de la commission d'enquête en cours à l'Assemblée nationale ? La réforme de l'audiovisuel public verra-t-elle le jour ? Et quel regard porte-t-il sur l'affaire Morandini à CNews ?
On lui posera toutes ces questions dans une demi-heure. C'est une nomination qui fait des remous. Celle d'Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. République des copains, scandale d'État, crie l'opposition à Emmanuel Macron. Débat dans une heure entre Frédéric Dhabi et Françoise Degoy. Comment lutter contre l'exploitation sexuelle en ligne alors que les plateformes de partage de contenus sexuels comme MIMS ou OnlyFans sont en plein essor ? Le Sénat a adopté hier un texte pour réguler ces pratiques. L'auteur de cette loi, la sénatrice Marie Mercier, est notre invitée dans quelques instants. Et puis à la une de nos régions, parlera de la situation des viticulteurs.
Emmanuel Macron est venu leur rapporter son soutien cette semaine. A-t-il convaincu ? On ira en Saône-et-Loire avec la presse régionale. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. On commence avec les repères de l'actualité. Bonjour Alexandre Poussard. Bonjour Ariane. A la une de ce mercredi 11 février, la nomination d'Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes crée des remous. La nomination de la ministre des Comptes publics à la tête de la Cour des Comptes doit être effective ce mercredi après le Conseil des ministres. L'opposition dénonce, je cite, la République des copains. Clément Guillaumeau.
Une annonce surprise, bien loin de faire l'unanimité dans les rangs de l'opposition.
La nomination imminente de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes a fait grincer des dents hier à l'Assemblée nationale. Jamais personne n'est passé de la tête du ministère des Comptes publics à la tête de la plus haute autorité censée contrôler les comptes de la nation. Jamais une personne, six mois auparavant, ministre des Comptes publics, n'a donné à l'automne un avis sur le budget qu'elle a elle-même préparé. Difficile d'être davantage juge et partie. Amélie de Montchalin, 41 ans, sera la première femme à la tête de l'institution et pourrait y rester jusqu'à ses 68 ans. Cette nomination hérisse l'ensemble des parlementaires de l'opposition
qui, sans remettre en cause les compétences de la future présidente, pointe du doigt à un conflit d'intérêts.
Vous devrez évaluer ce que vous et vos amis avez vous-même détruit. On peine à y croire, mais demain vous serez donc juge et partie. Voilà le scandale démocratique dont vous êtes l'incarnation. Vous et l'ensemble de la Macronie. La République des copains à ciel ouvert. La République de ceux qui savent qu'ils vont être sortis par les Français du pouvoir et qui, avant de partir, tentent de tout verrouiller.
Du côté de la majorité, on invite à respecter la décision du président de la République.
Amélie de Montchalin sera première présidente de la Cour des comptes,
mais elle travaillera au quotidien avec huit présidents. C'est ce qu'ils font de la colligialité des choix qui sont faits, la colligialité des débats qui auront lieu. Et par ailleurs, vous le savez, vous l'avez vu au cours des débats ici au Parlement sur le budget, Amélie de Montchalin a largement démontré qu'elle oeuvrait pour l'État, uniquement pour l'État et pas pour les intérêts partisans.
Amélie de Montchalin rejoint notamment Rachida Dati sur la liste des ministres sur le départ.
L'ajustement gouvernemental promis par Matignon, qui doit avoir lieu avant le 22 février, devrait s'avérer plus important que prévu initialement.
Devant Emmanuel Macron, ArcelorMittal confirme un projet de décarbonation. Avec la construction sur son site de Dunkerque du plus gros four électrique d'Europe, un projet à 1,3 milliard d'euros. Ce four électrique va émettre trois fois moins de CO2 qu'un haut fourneau classique alimenté au charbon. On écoute le président de la République.
On a besoin d'une sidérurgie française et européenne. Et vous pouvez être fiers de votre travail, fiers de ce que vous produisez, on en a besoin. Parce que le combat qui est le nôtre, c'est d'être plus fort, plus productif et plus indépendant. Et si on veut produire des voitures, produire des infrastructures dans notre Europe, on a besoin de produire de l'acier européen et de l'acier plus décarboné.
La loi Duplon de retour à l'Assemblée. Et c'est la première fois dans l'histoire de la Ve République qu'une pétition est débattue à l'Assemblée nationale. Six mois après avoir recueilli plus de 2 millions de signatures, la pétition contre la loi Duplon sera discutée aujourd'hui par les députés lors d'un débat inédit mais sans vote. Un débat qui va tourner autour du nouveau texte pro-pesticide redéposé la semaine dernière par le sénateur Les Républicains, Laurent Duplon, au Sénat. Le Sénat qui a adopté hier un texte pour lutter contre les installations illicites de Jean Duvoyage.
Cette proposition de loi de la majorité de droite et du centre du Sénat donne plus de pouvoir au maire pour sanctionner ces installations illégales. Le sénateur Stéphane Ravier condamné. Condamné en appel dans un dossier de favoritisme à Marseille. Le sénateur d'extrême droite et sénateur des Bouches-du-Rhône est condamné à un an d'inéligibilité. La justice lui reproche d'avoir recruté illégalement son fils au sein de l'une des mairies de secteur de la cité fosséenne. Et puis on reste à Marseille, l'OM et Roberto de Zerbi, c'est fini. Oui, le club olympien et l'entraîneur italien ont annoncé mettre fin à leur collaboration après la lourde défaite de l'OM contre le PSG dimanche 5 à 0.
Période compliquée pour l'OM en ce moment, Riane. Compliquée, compliquée. Ça ne va pas mieux chez vous à Rennes, mais c'est compliqué. C'est pareil à Rennes. Allez, on va regarder ce qu'il y a dans l'actualité. Marie Mercier, bonjour. Merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, sénatrice Les Républicains, de Sénéloir. Votre texte sur le proxénétisme en ligne était examiné hier au Sénat. Il a été voté. On va évidemment revenir sur les temps forts de cette séance avec vous dans quelques instants. Mais d'abord, on commence par la une de la presse régionale. On va la regarder ensemble. D'abord, la une du Dauphiné libéré. Un Isérois suspecté d'agression et de viol sur 89 mineurs.
Une affaire hors normes. C'est Jacques Leveugle, 79 ans, suspecté de viol, d'agression sexuelle sur 89 jeunes de 13 à 17 ans. Entre 1967 et 2022, un appel à témoins est lancé pour rechercher d'autres victimes. La deuxième une, c'est celle de la dépêche présidentielle. Que veulent les patrons ? Budget, CDI jeunes, fiscalité. Patrick Martin, le patron du MEDEF, veut porter la voix des entreprises dans le débat politique. Et puis la dernière une, celle de Libération Champagne. Comment trouver un généraliste ? Le nombre de médecins ne cesse de chuter, la population vieillit, les pathologies chroniques augmentent et la situation devient de plus en plus compliquée.
Les professionnels de santé tentent de trouver des solutions. De quelle une avez-vous envie de nous parler ?
Alors, je ne sais pas vraiment envie, mais suspecté d'agression et viol sur 89 mineurs, pour travailler ce sujet depuis tant d'années. À chaque fois, je me dis, ça y est, j'ai vu le pire, on a touché le fond. Ben non, on creuse toujours. Et on se demande jusqu'où on pourra aller, enfin, quelle est cette zone dans le cerveau qui s'oppose autant à la fraternité. C'était Malraux qui disait ça, mais non, les bras nous en tombent. Ce qui est intéressant de voir, et il faut que nos téléspectateurs qui se rendent compte de ça, c'est que personne n'aurait pensé que ce monsieur-là pouvait faire ça. Sinon, évidemment, on les repèrerait tout de suite.
Mais moi, pour en avoir connu malheureusement de près, effectivement, on ne peut jamais, jamais imaginer. Oh ben, pas lui, mais je le connaissais, mais ce n'est pas possible. Donc, il faut vraiment élever nos enfants à être vigilants.
On va revenir sur votre texte adopté hier au Sénat, mais d'abord, un mot de l'actualité. On l'a vu dans le journal, c'est la nomination d'Amélie de Montchalin qui sera officielle aujourd'hui. Est-ce que pour vous, cette nomination de la ministre des Comptes publics à la tête de la Cour des Comptes, faite par Emmanuel Macron, est un problème ?
Alors, moi, je dirais peut-être très simplement que je me réjouis de voir une femme accéder à cette haute fonction. Pour la première fois ? Pour la première fois. Je pense qu'elle est très compétente. C'est une des prérogatives du président de la République de procéder à ses nominations. Est-ce que c'est le bon timing pour elle ? Je me pose la question.
C'est une nomination qui n'est pas soumise au Parlement, contrairement aux autres. Est-ce qu'il faut changer ça ?
Effectivement, on a beaucoup de nominations. Quelques fois, on sait très bien que ça passera de toute façon, puisqu'il faut une majorité des 3-5e, comme on avait vu pour le président du Conseil de la République, Richard Ferrand. On ne peut pas non plus toujours tout vouloir changer. Donc non ? Moi, je trouve que c'est à peu près logique qu'il ait ces pouvoirs-là.
On va parler de votre texte débattu hier au Sénat, adopté hier au Sénat, texte pour lutter contre le proxénétisme et les achats de services sexuels en ligne. D'abord, Alexandre, quel est l'objectif de ce texte ? Ce texte, il vise les sites Internet où l'on peut acheter des services sexuels personnalisés, notamment les plateformes Meme et OnlyFans, deux sites qui ont vu leur inscription augmenter de 75% depuis mars 2020. Le chiffre d'affaires du site OnlyFans, par exemple, en 2023, s'élevait à 6 milliards d'euros. Alors concrètement, sur ces sites, des clients achètent des services sexuels réalisés par des créatrices de contenu qui ne s'appellent pas des prostituées mais des modèles.
5 millions de créatrices de contenu ont un compte sur OnlyFans, mais ce sont souvent en réalité de très jeunes femmes vulnérables. Écoutez la sénatrice Sophie Briande-Guimont qui donne le profil sociologique de ces créatrices de contenu.
C'est surtout la perspective d'avoir un revenu supplémentaire, que ce soit pour financer des études ou payer son loyer, qui motive ces femmes à vendre des photos ou des vidéos intimes. Le profil type en atteste d'ailleurs. Les créatrices sont en général entre 22 et 28 ans. Elles sont le plus souvent étudiantes ou bien en situation de précarité. La majorité déclare que les plateformes sont source d'un revenu d'appoint pour elles.
Ces créatrices de contenu répondent à des consignes d'hommes qui ne sont pas appelées des proxénètes mais des managers. Ils vont les obliger à répondre à des demandes du client et vont devenir de plus en plus insistants, de plus en plus oppressants, si bien que ces créatrices de contenu deviennent dépendants. Alors concrètement, que prévoit la proposition de loi de Marie Mercier ? Première mesure dans cette proposition de loi initiale, pénaliser le client dans l'inspiration de la législation actuelle sur la prostitution. Ce texte interdit l'achat de services sexuels en ligne.
Le client est passible d'une contravention de 1 500 euros et la récidive deviendrait un délit passible d'une amende de 3 750 euros. Deuxième mesure, créer une infraction de proxénétisme en ligne. C'est-à-dire que tirer profit de la diffusion de ces contenus sexuels est passible de 7 ans de prison et 100 000 euros d'amende dans cette proposition de loi de Marie Mercier. Mais ce texte a fait débat hier au Sénat et notamment du point de vue de la Commission des lois de la Haute Assemblée qui estime qu'on ne peut pas interdire l'échange de contenus sexuels sans contact physique entre adultes consentants ou alors cela reviendrait à interdire le strip-tease.
Le postulat selon lequel l'achat en ligne de contenus individualisés à caractère sexuel constituerait une atteinte à la dignité de la personne humaine et à l'ordre public de la même nature que la prostitution est tout à fait contestable. En effet, dès lors qu'ils sont échangés entre adultes consentants, ces contenus sont protégés par la liberté personnelle et par la liberté d'expression.
Leur création relève du droit au respect de la vie privée et de l'autonomie personnelle qui en découle. Des arguments sur la liberté d'expression et la liberté de création qui n'ont pas plu à la sénatrice socialiste Laurence Rossignol qui était ministre au moment de la loi de 2016 sur la pénalisation des clients de prostituées. Et hier, le ton est monté entre Laurence Rossignol et la rapporteure de la Commission des lois, Lauriane Josande. On porterait atteinte à la liberté d'expression artistique des créateurs de contenu. Vous voulez qu'on en parle des créateurs de contenu et de leur liberté d'expression artistique ?
Vous pensez que c'est de l'art de demander à des gamines de se masturber devant une caméra, de s'enfiler dans le vagin des objets contendants ? Et alors après, vous nous faites le rapprochement avec le strip-tease. Mais je ne voudrais pas non plus rentrer dans des détails qui heurteraient nos collègues. Mais le strip-tease n'est pas un acte sexuel. Se déshabiller n'est pas un acte sexuel.
Un acte sexuel consiste, vous voulez que j'explique ? Se caresser les seins, se masturber, montrer sa vulve.
Chacun, de manière très personnelle, a sa façon de définir l'acte sexuel, que c'est de l'ordre de l'intime. Vous avez votre façon de définir l'acte sexuel. On ne veut rien savoir de votre sexualité, mais en l'occurrence, c'est votre façon de définir l'acte sexuel. Jamais personne avant vous aujourd'hui n'a fait référence à ma sexualité pour défendre votre argumentation. Ce propos, madame la rapporteure, n'est pas acceptable.
Voilà, au final, après ces débats très tendus hier soir à la Haute Assemblée, le Sénat a adopté une version modifiée de la proposition de loi de Marie Mercier, une version largement modifiée par la Commission des lois du Sénat, une version qui se concentre sur la traite des êtres humains et crée une infraction d'exploitation sexuelle en ligne. C'est-à-dire que quand le prétendu manager fait preuve de violence, de contrainte à l'égard de la créatrice de contenu, ou abuse de sa vulnérabilité, il est passible de 7 ans de prison.
Le gouvernement a également fait voter hier un amendement qui pénalise le client de ces plateformes de contenu sexuel, si et seulement si le client est, je cite, conscient que les images ont été obtenues par l'exploitation de personnes vulnérables. Et c'est cette version de la proposition de loi qui a été adoptée par les sénateurs. Marie Mercier, d'abord, une réaction sur les débats très électriques hier soir sur cette proposition de loi. Est-ce que vous y attendiez à cette ambiance ?
Non, non, j'ai trouvé que c'était un peu dommage qu'il y ait une ambiance lourde comme ça. Effectivement, vous le dites aussi tendue. On était vraiment dans un hémicycle et on était conscient qu'il allait voter pour la première fois une infraction tout à fait particulière puisqu'il s'agissait de pénaliser des actes en ligne. C'était là toute la difficulté du texte, en fait. La difficulté du texte n'était pas sur le fond, parce que je crois que la part de gens étaient d'accord qu'il fallait faire quelque chose. Mais c'était sur la forme et sur la sécurité juridique. Mon premier texte, ça ne tournait pas bien en termes de droit. Et il fallait, pour garder...
Dans la version initiale de votre proposition ?
Oui, c'est en termes de droit que ça ne tournait pas. Parce que tout le monde comprenait ce que je voulais faire, c'est-à-dire viser les managers, viser les exploitants de ces gamines. C'était ça, au départ, le but de mon texte. Mais c'était difficile, puisque nous sommes dans un pays, effectivement, de liberté. Il y a la liberté d'expression, de communication. Effectivement, la liberté artistique. Alors, on n'allait pas faire un débat. Qu'est-ce que l'art ? Jusqu'où on peut aller ? Pas du tout. Moi, mon sujet, c'était protéger ces jeunes qui rêvent.
Elles pensent qu'elles vont être influenceuses, qu'elles vont montrer un petit peu de lingerie, et puis qu'elles vont gagner beaucoup, beaucoup d'argent, facilement de chez elles, sans avoir du tout, du tout conscience des conséquences pour leur psychisme, en fait. Des conséquences psychologiques qu'elles vont traîner toute leur vie, après.
Des jeunes femmes qui sont souvent dans des situations de précarité. C'est ces situations qui les poussent à faire ça.
Oui, oui, mais pas que. En fait, on s'est un peu obnubilés sur la précarité. Effectivement, il y a des femmes seules, qui doivent élever des enfants, et qui, finalement, pour leur fin de mois, vont avoir deux ou trois clients. Ce n'est pas du tout ces femmes-là que je visais. Moi, vraiment, ce sont les jeunes filles qui sont abusées, parce qu'elles croient, elles croient vraiment. Elles sont très jeunes. Donc oui, je vais être riche, célèbre, en ne faisant rien. Je vais avoir beaucoup de followers. On va me suivre. Et aucune conscience de la conséquence.
Mais est-ce que vous comprenez les arguments de la rapporteure de la Commission des lois, qui estime qu'on ne peut pas interdire l'échange de contenu sexuel entre adultes consentants ?
Absolument. C'est pour ça que c'était difficile en droit. On ne peut pas interdire, et il ne faut pas interdire, ni la prostitution, ni la pornographie, pour avoir côtoyé... J'ai eu cette chance de côtoyer des prostituées. Je vous assure qu'elles jouent un rôle d'apaisement social. J'en ai soignées. J'en ai entendu des travailleuses du sexe. Donc j'ai essayé de me faire mon opinion la plus juste possible. Ce n'est pas du tout ça qui était visé. Ce qui est visé, ce sont ces exploitants sexuels. Ce sont souvent des hommes, oui, 22, 23 ans, avec quelquefois une formation de commerce. Ce sont des entrepreneurs. Qu'est-ce qu'ils veulent faire ? Du chiffre.
Pour avoir du chiffre, il faut proposer un produit. Un produit. Et le produit, c'est cette jeune fille, en fait, qui va le fabriquer dans sa chambre avec son téléphone et qui va être harcelée. Fais-moi plus, tu peux m'en donner plus, 30, 40, 50 appels, SMS dans la nuit. Et le manager, lui, il ne fait rien parce que souvent, c'est même le chatteur. Il emploie un chatteur. Il est basé loin, très, très loin. D'ailleurs, j'étais en contact avec un depuis que la loi a été inscrite, silence radio. Il ne se sente pas tranquille, quand même.
Justement, avec cette loi, parlons en rien. Parce qu'il y a les managers, mais il y a aussi les plateformes. On parle d'OnlyFans, qui a quand même réalisé des milliards d'euros de chiffre d'affaires. Est-ce qu'avec ce texte, OnlyFans pourrait fermer ?
Alors, on ne va peut-être pas aller jusque-là parce qu'il ne faut pas s'attendre au grand soir de quelque chose. Sinon, on est déçus. Par contre, qu'ils aient vraiment maintenant l'intention de faire plus de contrôles. 377 millions d'utilisateurs OnlyFans. Mime, donc la version française, c'est un peu moins. Mais ce ne sont pas des philanthropes. Ils sont là pour faire de l'argent. Ils sont là pour... Mais c'est une marchandise pour eux. Il n'y a aucune conscience des choses. Donc, notre travail à nous, au Parlement, c'est de faire ça, de voter ça, pour leur faire peur, comme on avait fait pour contrôler l'accès des films pornographiques gratuits aux petits-enfants.
Moi, je m'en souviens, on m'avait dit « Oh là là, tu t'attaques à un truc, tu n'y arriveras jamais ». Mais c'est parce que c'est difficile, que c'est intéressant et qu'il faut s'y mettre. Personne ne l'avait jamais fait, ça. Il n'y a rien d'inaccessible, surtout en matière de net. Ils sont protégés, il y a des zones grises. Personne ne leur fait rien.
Alexandre, le rappelé, votre texte a été beaucoup modifié en séance par rapport à la version initiale. Est-ce que la version telle qu'elle est sortie du Sénat hier vous convient ?
Elle me convient en termes de droit, puisque la mienne n'aurait pas fonctionné. Donc, il faut être pragmatique. Si je m'étais arc-boutée en disant « Non, non, je veux absolument garder mon texte ». Mais non, en termes de droit, il n'aurait pas subi son chemin. Le gouvernement, il aurait eu raison, il ne m'aurait pas suivi. Donc, on n'aurait pas été en procédure accélérée. Il n'y aurait eu aucune chance qu'il arrive à l'Assemblée nationale. Là, on a toutes les chances de notre côté. Le gouvernement a rajouté cette pénalisation du client. C'est une bonne idée. C'est une bonne idée. Là aussi, on pourrait dire qu'on ne va pas y arriver. Mais si on commence à se dire ça, on ne fera jamais rien.
C'est notre travail de faire des choses.
Mais est-ce qu'il est applicable, ce texte, dans sa nouvelle version, largement modifiée ? C'est-à-dire qu'il faudra prouver qu'il y a eu contraintes, violences, abus de la vulnérabilité de la créatrice de contenu. Et puis, le client, pour être pénalisé, devra dire « Oui, j'étais conscient qu'il y avait une exploitation des créatrices ».
Alors, comme on crée une infraction, ça va être maintenant le rôle des policiers. Ils vont faire des enquêtes. Ils vont avoir des moyens pour ça. Et ces moyens, c'est quoi ? C'est de prendre des pseudos. C'est d'aller prendre la place des clients sur les plateformes. C'est de s'infiltrer comme je l'ai vu faire pour la traque des pédocriminels. C'est comme ça qu'ils procèdent. Ils vont pouvoir mettre des gardes à vue prolongés. Ils vont avoir des moyens. Jusqu'à présent, ils ne pouvaient pas. En plus, moi, j'avais proposé quelque chose qui était trop faible. Là, c'est fort ce qu'on propose. 7 ans de prison, 150 000 euros d'amende.
Et j'ai tenu à ce que ce soit bien augmenté quand les mineurs sont dans la boucle. Parce que c'est très pervers, ces systèmes. Vous savez ce qu'ils font au modèle ? On leur demande de devenir vraiment de plus en plus jeunes. Donnez l'apparence d'être vraiment un enfant. quasiment. Une gamine. Et puis, ça ne suffit pas. Alors, on va mettre des enfants à passer derrière. Ce qui fait que certains pédocriminels pourront aussi assouvir différents fantasmes et augmenter leur collection. Parce que ce sont des collectionneurs. Un collectionneur, il en veut toujours plus. Il veut toujours celle qu'il n'a pas comme vidéo.
Donc, plus il y a quelque chose qui va les moustiller, plus il va être friand et plus il va retourner, plus il va demander. C'est le système infernal, le piège infernal pour la modèle.
On va passer à l'actualité dans nos régions. Et avant de parler de la viticulture, chez vous en Saône-et-Loire, on va aller dans votre département sur un autre sujet. Y a-t-il trop de restaurants McDo en France ? L'enseigne compte plus de 1500 points de vente dans le pays avec un objectif d'avoir un restaurant à moins de 20 minutes de chez soi. Il s'installe donc dans les zones rurales, dans les villages. Et on va aller justement en Saône-et-Loire. Bonjour Bernard Vaud, merci beaucoup d'être avec nous. Vous êtes maire de Tournus, vice-président du conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté, chargé de la culture et du patrimoine. L'implantation des McDo, ça divise la population.
Comment c'est perçu chez vous ? Écoutez, chez moi à Tournus, ça fait 15 ans qu'il y a un McDonald's. Je me souviens très bien, il y a 15 ans, comme à chaque fois que ce type de restaurant ouvre, il y a des débats, il y a des pours, il y a des contres. Et puis une fois que c'est ouvert, à peu près tout le monde y va, il faut être honnête. Je me souviens même, moi qui suis originaire du charolais brillonné,
il y a une quarantaine d'années, l'ouverture des premiers McDonald's de France à Rouen et tout le monde disait mais jamais ça fonctionnera ici
au cœur du charolais et je crois qu'il n'a jamais désempli.
Oui, donc il rencontre un succès. Alors je l'ai dit, l'objectif de McDo, c'est d'avoir un restaurant à moins de 20 minutes de chez soi. Ça rappelle un peu l'objectif des maisons de santé et du gouvernement. Est-ce qu'aujourd'hui, c'est plus facile du côté de chez vous de trouver un McDo qu'un médecin ?
Malheureusement, je suis obligé de vous répondre que oui,
j'aimerais bien vous répondre que non, ça me fait un petit peu mal au cœur de vous répondre comme ça. Mais c'est vrai que, pourquoi ? McDo fonctionne alors que tout le monde critique ce modèle de l'hégémonie des multinationales américaines qui produisent de la malbouffe. mais en fait,
c'est simple d'aller chez McDo, c'est quasiment tout le temps ouvert, les horaires ne changent jamais, les prix changent rarement, les produits sont toujours les mêmes, cette uniformité, tout le monde la décrit, mais en fait, elle rassure. C'est pour ça qu'on y va. Un médecin, aujourd'hui, c'est difficile de trouver, mais vous avez vu, France Santé, les maisons France Santé, la promesse du gouvernement, c'est un médecin à moins de 30 minutes des Français. McDo, c'est 20 minutes, qu'ils sont plus forts.
Marie, merci. Oui, bonjour. Oui, ça me fait sourire parce qu'en fait, heureusement, notre pays est quand même pas trop mal maillé en termes de médecine et que nous sommes à peu près déjà à 28 minutes quand il y a une urgence d'un hôpital, d'un centre de soins. Alors, les McDo, mais oui, ça fait rêver les enfants. Moi, j'ai mieux qu'ils rêvent avec un McDo que de rêver sur leur iPhone et aller sur des sites qui ne sont pas du tout faits pour eux. Je crois, sans les défendre qu'ils ont fait beaucoup de progrès chez McDo, effectivement, dans la qualité des produits qui sont très frais. J'espère que les gens qui y travaillent sont bien traités.
Moi, c'est plus ce côté-là puisque ce n'est pas forcément la législation française qui est vraiment en vigueur dans l'esprit. Dans l'esprit. C'est ma seule petite inquiétude et puis c'est bien qu'aussi dans nos campagnes, dans nos ruralités, eh bien, nos jeunes puissent avoir des enseignes comme ça qui sont internationales. Monsieur le maire.
Ça remplace en fait les bars,
malheureusement, autant les bars ferment depuis 30 ans et les McDo ouvrent et quand on regarde aujourd'hui comment est utilisé un McDonald's, c'est avant tout un lieu de rencontre et tout est conçu pour ça
avec du Wi-Fi open et gratuit
avec des petits prix pour des gens qui vont passer assez peu de temps et rencontrer leurs amis. Donc voilà, le succès, il est sur la simplicité et la facilité d'accès et je pense qu'il faudrait qu'on prenne modèle là-dessus pour des services publics en réalité.
Est-ce que vous parlez des bars, des lieux de rencontre ? Est-ce que l'implantation d'autant de McDo et dans des zones rurales, c'est aussi un coup dur pour les commerces de proximité, pour les circuits courts ?
Non, je ne pense pas forcément. D'ailleurs, l'enseigne travaille sur les circuits courts donc ils ont la réponse pour moi, c'est plus un problème d'uniformisation de nos paysages puisque aujourd'hui dans chaque ville grande, petite, à l'entrée de la ville, vous avez un restaurant de 7 ans en scène et dans le monde entier, c'est la même chose. Donc moi, ce qui me pose problème, c'est plutôt l'uniformisation. Après, effectivement, ce qui est proposé, les produits,
ils ont leur touche aussi de local. Ils savent très bien mettre en valeur un produit local.
Ils ont 95% de ce qu'ils proposent qui est la même chose dans le monde entier et ils savent très bien faire du marketing et avec quelques pourcentages de produits locaux,
penser qu'ils travaillent
les circuits locaux. Alors, ils essayent quand même de le faire. Il faut reconnaître à McDonald's des efforts en la matière.
Merci beaucoup. Merci Bertrand Vaud. Merci d'avoir été avec nous, maire de Tournue, vice-président du Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté. On va rester chez vous dans votre département de Saunélois. On va passer des McDo au vin. Bonjour Philippe Lapierre. Merci d'être là et d'être en chef. du groupe Radio Scoop. Et Philippe, vous vouliez interpeller Marie Mercier sur la situation des viticulteurs alors qu'Emmanuel Macron est venu afficher son soutien à la filière agricole. C'était lundi au Salon du Vin à Paris. Effectivement.
Bonjour Madame la Sénatrice Emmanuel Macron qui promet de défendre les exportations alors que les ventes à l'étranger ont reculé de 7% l'an dernier et même de 20% vers les Etats-Unis. C'est la principale menace qui plane sur le secteur en ce moment, cette guerre des droits de douane et qui vient s'ajouter bien sûr au dérèglement climatique. Le président a aussi vanté le vin comme un art de vivre à la française mais on le voit, il y a une évolution des habitudes de consommation avec moins d'alcool et plus de vin frais. Et puis il y a un plan d'arrachage qui a été lancé aussi vendredi dans des régions en surproduction.
Alors ces déclarations d'Emmanuel Macron étaient très attendues bien sûr en Saône-et-Loire où les professionnels attendent un soutien concret. D'ailleurs entre le Maconais, la Côte Chalonaise ou encore le Beaujolais, les producteurs se disent parfois un peu oubliés au profit des grandes régions viticoles. Alors d'abord, madame la sénatrice, est-ce que vous êtes convaincue par ces déclarations d'Emmanuel Macron ? Et puis, quels sont les enjeux spécifiques dans votre département qui nécessiteraient, d'après vous, une intervention urgente ?
Alors oui, je suis dans un département où on aime bien manger, on aime bien boire. Le vin, il faut rappeler que c'est une culture que moi j'ai apprise. Originaire du Cotentin, on n'a pas de vigne dans le Cotentin. J'ai appris cette culture, j'ai appris comment on fabriquait, on travaillait la vigne et le vin, combien les viticulteurs étaient attachés à leur terre et j'ai suivi aussi cette diminution de la consommation. Mais parallèlement, maintenant, il n'y a plus de mauvais vin chez nous. Il y a toujours du bon vin. On parlait de piquettes, non, non, ils travaillent leur vin. Maintenant, ils font du bon vin.
Alors, on ajoute avec modération, mais je crois que le vin a subi aussi cette espèce de mauvaise publicité. Alors qu'on le sait bien, on ne boit pas pour oublier, on déguste pour se souvenir. Il faut aussi apprendre cette culture-là. Alors, effectivement, si la production diminue, il y a ce procédé de proposer des arrachages de vignes, je crois qu'il faut travailler avec les filières. La filière, elle est extrêmement dynamique chez nous. Ils ont des propositions.
Ils peuvent vraiment entraîner dans des voies qui vont être intéressantes pour tout le monde, faire en sorte à la fois de faire de la prévention, parce qu'il ne faut pas trop boire, sauf que nos jeunes, ils boivent de la bière en termes d'alcool. C'est pareil. C'est exactement pareil. Leur apprendre ce que c'est le vin. Évidemment, Donald Trump, il va mettre des droits de douane très, très, très élevés. Mais ça, c'est le travail, effectivement, du président de la République de nous défendre un petit peu. Il faut qu'il existe un international pour défendre nos viticulteurs qui sont une identité chez nous.
Mais il ne vous défend pas suffisamment, Emmanuel Macron ? Je pense qu'il peut faire plus. Ou est-ce que la France ne pèse plus suffisamment pour que la voix d'Emmanuel Macron
t'entendue ? Je crois que la France ne pèse pas assez, parce que des mots, des mots, des mots chez nous, mais ça ne va pas suffire. C'est vraiment une filière qui est en danger. Chez moi, des viticulteurs, ils ont vraiment des soucis, ils ont du mal. Les caves ont été vraiment pleines après les Covid, plus de mariages et tout ça. Mais la vigne, il faut la vendanger, donc ça arrive toujours. Il faut exporter. Il faut exporter. Ça fait vraiment partie de quelque chose qui pourrait rendre à notre pays aussi une forme d'ouverture et de reconnaissance. Alors, il faut s'en saisir davantage qu'avec des imprécations.
Philippe ? Merci beaucoup pour cette réponse. Effectivement, on suivra les prochaines semaines qui seront certainement scrutées par les producteurs de vin dans notre région. Et on suivra ça avec vous, évidemment. Merci Marie Mercier. Merci beaucoup d'avoir été notre invitée ce matin. Alexandre, nous, on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale ? Oui, on parlera de l'annonce de la construction du plus grand haut fourneau électrique d'Europe à Dunkerque. À Dunkerque. Et puis, on ferait également le point sur la campagne des municipales. Eh oui. Avec vos dernières infos. C'est ça. Avec les attentes des habitants de villages dans les Ardennes.
Et c'est à suivre dans 20 minutes. Merci beaucoup. Merci Marie Mercier. Et c'est l'heure d'accueillir l'invité de notre entretien. C'est le patron de l'ARCOM, Martin Ajedary, qui nous rejoint. Martin Ajedary, merci beaucoup. Merci d'avoir accepté notre invitation. Vous êtes le président de l'ARCOM, l'autorité de régulation de l'audiovisuel et du numérique. Et merci d'avoir accepté cet entretien. Vous êtes rare dans les médias. On est ensemble pendant 20 minutes pour une interview en partenariat avec la presse régionale représentée par Fabrice Vesser-Eudon du groupe EBRAS, les journaux régionaux de l'Est de la France. Bonjour Fabrice.
Bonjour Ariane. Bonjour monsieur.
Martin Ajedary, un mot d'abord pour nos téléspectateurs. Alors, qui ne sont peut-être pas des grands spécialistes de l'audiovisuel mais qui regardent tous la télé, à quoi sert l'ARCOM ? L'ARCOM, c'est une autorité publique indépendante.
Donc, au service des publics, notre mission principale historique, c'est d'organiser la liberté de communication audiovisuelle, donc d'octroyer à des dizaines de chaînes de télévision, à des centaines et même 1200 radios sur tout le territoire des fréquences dans le cadre d'appels à candidatures transparents et en échange de ces fréquences qui sont octroyées gratuitement, nous leur demandons différents engagements des engagements de financement de la création, de diversité des programmes, de qualité, de pluralisme, de rigueur de l'information et de plus en plus toute une série d'engagements qui vont permettre à tous ces acteurs audiovisuels finalement de faire partie d'une vision ambitieuse de la société, du débat démocratique, de la diffusion des œuvres de l'esprit et finalement faire société, faire démocratie.
Alors, on est dans une période électorale, c'est une période particulière pour vous, pour les médias avec des temps de parole qui doivent être respectés pour les municipales. Vous veillez, vous, à l'équité de l'exposition médiatique des candidats. Est-ce que ces règles ne sont pas un peu dépassées à l'heure du numérique ? Alors, ces règles ne sont pas stricto sensu appliquées sur le numérique. Je précise que le temps de parole, on le vérifie tout le temps, hors élections et spécifiquement pendant les élections selon des modalités un peu différentes.
Ce sont des règles qui sont un peu complexes, qui sont un peu contraignantes, mais elles garantissent l'égal accès ou l'équitable accès des candidats aux antennes dans le cadre de périodes électorales. Et je crois que c'est un élément extrêmement important de la confiance des Français dans leur système démocratique. Alors, effectivement, dans les supports en ligne, les plateformes de partage de vidéos, ces règles d'équité de temps de parole ne s'appliquent pas.
Mais on peut justement y voir une raison de plus pour que les médias, qui tout de même continuent encore à organiser, structurer le débat démocratique, à crédibiliser ce qui est fiable, que ces médias suivent des règles qui sont un peu contraignantes pour notamment les télévisions, les radios qui s'y astreignent. Mais je crois qu'elles en comprennent néanmoins tout l'enjeu démocratique. On va parler de la commission d'enquête sur l'audiovisuel qui se tient en ce moment à l'Assemblée nationale. Fabrice. Oui,
il ne nous a pas échappé
depuis plusieurs semaines. Les journalistes du service public sont auditionnés par cette commission d'enquête parlementaire. Les meilleurs morceaux circulent beaucoup sur les réseaux sociaux. Vous y voyez dans cette commission d'enquête et ce mode interrogatoire un fonctionnement tout à fait démocratique ou une atteinte à la liberté d'expression des journalistes ? Écoutez, moi je ne suis vraiment pas là pour... Vous avez vous-même
été attaqué d'ailleurs.
Oui, mais à la limite, la commission d'enquête s'organise comme elle l'entend sous la responsabilité de la Chambre qui l'accueille. Pour moi, ce qui est important, c'est qu'on parle de service public, qu'on parle et qu'on rappelle l'attachement des Français à leur service public qui a un rôle aujourd'hui irremplaçable dans la couverture de l'information internationale, nationale, locale, ultramarine qui joue un rôle extrêmement important dans le financement de la création audiovisuelle, dans l'exposition de la diversité des programmes.
C'est un service public qui, dans un monde qui est de plus en plus polarisé, bien que les Français très nombreux lui fassent confiance, on est néanmoins dans un monde de plus en plus polarisé et le service public audiovisuel comme d'autres institutions est plus contesté. En tout cas, la défiance s'exprime d'une part de la population et ça, il faut y répondre. Et je crois que l'enjeu véritable, c'est qu'on arrive avec les sociétés, avec les dirigeants du service public a montré aux différentes composantes de la population qu'elles ont leur place, que le service est pour eux, pour elles, y compris ceux qui peuvent être en doute aujourd'hui. Et ça, c'est un travail de plus longue haleine.
Nous, à l'Arcom, on a confié une mission à une personnalité, Bruno Lasser, ancien président de l'autorité de la concurrence, pour justement travailler sur la notion d'impartialité du service public qui est parfois en cause dans le cadre de cette commission d'enquête pour essayer de manière constructive de poser les bases de gages de confiance que pourraient encore mieux qu'aujourd'hui donner les sociétés audiovisuelles publiques. Mais est-ce qu'aujourd'hui le service public, vous le jugez impartial et représentatif des Français ? Le service public couvre très largement la diversité de la société française.
Il est très largement impartial, mais l'impartialité, précisément, il faut arriver à définir ce qu'on entend. Aujourd'hui, la loi dit que l'Arcom est garante de l'indépendance et de l'impartialité. L'indépendance, on voit assez bien comment on la caractérise. C'est une nomination par une autorité indépendante, c'est des modalités de financement sécurisées avec un système de code-part de TVA. Sur l'impartialité, cette notion, depuis 40 ans, depuis que la loi audiovisuelle a été votée, elle n'est pas précisée.
Donc l'enjeu de la mission que nous avons lancée, c'est de préciser cette notion d'impartialité, de mesurer auprès des Français, par une enquête d'opinion, ce qu'ils en attendent, de ce que sont leurs doutes, leurs questions, leurs demandes, et voir ensuite comment les sociétés audiovisuelles peuvent, comment dire, montrer qu'elles y répondent, par exemple, en publiant de manière plus complète et transparente la liste de leurs invités pour que chacun puisse identifier, vérifier qu'il y a une diversité d'invités. Ce genre de preuves concrètes que France Télévisions, Radio France ont commencé d'ailleurs à mettre en place. Donc il y a un travail à faire sur l'impartialité ?
Je crois qu'il y a un travail à faire pour réfléchir, examiner ce qu'attendent les Français, qui n'est aujourd'hui pas forcément aussi bien mesuré, et voir comment on y répond. Ça ne veut pas du tout dire que les antennes de l'audiovisuel public ne soient pas impartiales, mais il y a sans doute un élément de preuves supplémentaires à apporter, de gages à apporter aujourd'hui dans un monde qui est polarisé, qui doute plus, et où une partie de la société exprime sans doute plus fortement qu'avant sa frustration ou son incompréhension.
Est-ce qu'aujourd'hui, pardon Fabrice, est-ce qu'aujourd'hui quand vous regardez, parce que Fabrice l'a dit, vous la regardez forcément avec attention cette commission d'enquête, est-ce que vous la jugez utile ou est-ce qu'elle donne une mauvaise image de l'audiovisuel public ? Est-ce qu'elle est trop politisée ? On verra ce qui en ressort au bout du compte. Cette commission permet aussi aux acteurs de l'audiovisuel public d'exposer ce qu'ils font, la façon dont ils travaillent, donc ça peut être des précisions utiles. Ensuite, il faut attendre les conclusions et le rapport qui en sortira. Je ne peux pas préjuger et a fortiori poser une appréciation sur une commission parlementaire.
L'ARCOM dépend du Parlement, reçoit son mandat du Parlement, donc je me garderai bien de faire des commentaires. Il y a quand même un sujet qui est arrivé sur la place publique, c'est celui du temps d'antenne des personnalités qui ne sont pas elles-mêmes candidates. Pour vous, c'est quand même un casse-tête ?
C'est un casse-tête, c'est une règle qui s'impose aux chaînes de télévision et de radio que de suivre, décompter le temps de parole des personnalités politiques en général qui appartiennent et qui revendiquent une appartenance à un parti et on s'assure que leur temps de parole à l'antenne, tel que les chaînes les décomptent, correspond à leur poids dans l'opinion, à leur poids dans les dernières élections, à leur poids dans le débat national.
Je crois que c'est une règle qui est complexe, qu'on suit tout de même de mieux en mieux, dont les règles sont assez partagées entre nos services et les chaînes de télévision et de radio et encore une fois, c'est contraignant mais je pense que les Français ne comprendraient pas que ces règles n'existent pas. Sur l'audiovisuel public, il y a une loi qui est en cours, poussée par Achida Dati, qui prévoit de créer une holding réunissant Radio France, France Télévisions, sauf qu'elle n'est toujours pas au menu de l'Assemblée et qu'elle est visiblement en passe d'être enterrée. Est-ce que vous le regrettez ?
Là aussi, je n'ai vraiment pas vocation à me prononcer sur les équilibres parlementaires politiques qui déterminent l'avancement de tel ou tel projet de loi. À la base, il y avait la proposition de loi du président de la Commission des Affaires Culturelles et de l'Éducation du Sénat, Laurent Laffont, qui visait à porter un projet d'organisation de l'audiovisuel public avec une holding qui était la reprise d'un projet de loi initialement conçu par Franck Riester en 2019.
L'ARCOM a toujours dit qu'elle était favorable à des coopérations renforcées, un rapprochement et mon prédécesseur comme moi-même, nous avons toujours dit que nous trouvions qu'une unification du commandement de la décision stratégique serait sans doute souhaitable à l'heure du numérique pour regrouper les forces dans un monde qui est de plus en plus plurimédiaire. Ça, c'est le principe général. Ensuite, l'opportunité à un moment donné, compte tenu des débats, des contestations et des équilibres actuels, ça, c'est vraiment aux parlementaires dans des...
Mais vous auriez, sur le fond de cette loi, sans parler du calendrier parlementaire, vous auriez souhaité qu'à l'Aiob, vous vous dites que c'est nécessaire aujourd'hui pour l'audiovisuel public, ça le renforcerait ? Alors, l'audiovisuel public est très important et accomplit une mission essentielle aujourd'hui dans sa configuration. Il faut évidemment être prudent, un, d'avoir tous les personnels à bord, finalement, d'une évolution et deux, de veiller à ce que ne soit pas déstabilisatrice.
Sur le fond, je crois que beaucoup d'observateurs, en tout cas moi, j'en fais partie, considèrent que dans un monde où les acteurs surpuissants dominent la communication numérique audiovisuelle, regrouper ses forces d'une façon ou d'une autre, mieux intégrer sa stratégie, c'est utile, c'est souhaitable et sans doute à un moment ou à un autre nécessaire. Est-ce que vous êtes inquiet pour le financement de l'audiovisuel public ? Ce qui est, je crois, inquiétant et ce que disent d'ailleurs les sociétés, c'est l'absence de perspectives stables.
Il est parfaitement légitime que la représentation nationale, à un moment donné, tous les 10 ans, tous les 5 ans, réfléchisse sur l'émission du service public, le périmètre qu'on veut lui voir occuper et ensuite qu'on décide d'un financement qui soit proportionné à ses missions et qui s'inscrive dans une durée assez prévisible pour pouvoir s'organiser et conduire une stratégie.
Ce qui a, je crois, été plus compliqué depuis quelques années, c'est finalement les mouvements, les fluctuations dans ces perspectives économiques, budgétaires qui conduisent finalement à des à-coups dans les décisions d'entreprises qui sont un peu plus compliquées à gérer pour ces dirigeants et qui sont aussi déstabilisants pour les salariés.
Donc, je crois ce qui est vraiment important, quel que soit, je dirais, le niveau des missions, l'ampleur des missions que l'on veut confier à l'audiovisuel public, c'est qu'on est en face des ressources qui soient en proportion, qui soient cohérentes avec ces missions et qui s'inscrivent dans une perspective pluriannuelle qui permettent de fonder une stratégie. Mais est-ce que là, c'est le cas ? Est-ce qu'avec la suppression de la redevance, avec les difficultés budgétaires de l'État, c'est encore tenable sur du moyen-long terme le financement de l'audiovisuel public à hauteur de ses besoins ?
La suppression de la redevance a donné lieu à la création d'une ressource dédiée, donc d'un point de vue juridique, le mode de financement existe. Ensuite, ce qui manque, ce sont les fameux contrats d'objectifs et de moyens, une stratégie pluriannuelle adossée à une trajectoire économique, budgétaire, qui permette de construire une stratégie au service des Français, au service des territoires, au service de la culture et de la création.
Est-ce que c'est encore tenable aujourd'hui d'avoir un audiovisuel public avec autant de chaînes, autant de stations de radio, ou est-ce que la holding, si elle voit le jour, elle doit déboucher sur la suppression de certaines chaînes ou de certaines stations ? Complètement distincts. Il n'y a aucun lien entre les deux. La holding ne serait ni faite pour ni contre une évolution du périmètre. L'enjeu, c'est surtout de mettre en commun les ressources, notamment pour la diffusion de la distribution digitale, également les ressources pour la production d'informations, là où elle est la plus coûteuse, sur les territoires ou à l'étranger. C'est de mettre en commun.
Ils le font déjà en partie aujourd'hui. Les coopérations existent, donc il ne faut surtout pas le nier et c'est pour ça que le sentiment d'urgence, il est relatif. En revanche, le mouvement de mise en commun dans un moment où l'accès à l'information est si central et à un moment où l'accès au numérique, la maîtrise du numérique est si centrale, c'est là que la mise en commun de ressources et d'une stratégie peut se révéler particulièrement importante. Il y a des risques d'ingérence étrangère dans l'audiovisuel qui sont régulièrement évoqués. De quoi parle-t-on concrètement aujourd'hui ?
Alors, ce dont on parle lorsqu'on parle d'ingérence, c'est plus dans le champ des plateformes de partage de vidéos, des réseaux sociaux, l'utilisation par différents centres d'intérêt. Ça peut être pour le simple, je dirais, à pas du gain, la diffusion d'informations fausses et sensationnelles pour se faire de l'argent sur les clics que les informations en question vont générer. Ça peut être une volonté de décrédibiliser un candidat dans un scrutin à des fins politiques.
Ça peut être, et c'est surtout cela dont on parle lorsqu'on parle d'ingérence, des ingérences extérieures, des opérations massives, artificielles, organisées, de perturbation du débat public démocratique d'un État en utilisant les réseaux sociaux et la puissance de diffusion des algorithmes. Mais est-ce que les outils de régulation dont vous disposez aujourd'hui sont suffisants pour lutter contre ces ingérences ?
Les outils de régulation existent dans le sens où les grandes plateformes qui quelque part sont les vecteurs de ces risques de déstabilisation ont des obligations en vertu du règlement sur les services numériques européens dont l'ARCOM est en quelque sorte le point d'ancrage en France.
Nous avons une administration spécialisée, experte qui s'appelle Viginum qui a une mission de veille et d'alerte le cas échéant sur l'existence de telles menaces et nous nous mettons en réseau, nous nous coordonnons, nous avons un accord de coopération avec Viginum pour partager nos informations et partager aussi les relations que nous avons avec les plateformes pour nous assurer que si une menace est détectée, elle puisse directement donner lieu à un échange avec la plateforme en question pour y apporter des correctifs.
Et en période électorale aussi, pour les ingérences mais pas seulement, on met également en place un système de veille, de réseau, de coordination avec les plateformes pour que les plateformes soient sensibilisées au risque de déstabilisation du processus électoral, qu'il y ait en leur sein des personnes, des ressources dédiées qui soient formées au droit électoral, qui sachent par exemple que la diffusion d'une vidéo de propagande électorale pendant la période de silence après le vendredi minuit qui précède le scrutin s'est interdit et que donc ce type de vidéo doit être retirée si on les détecte.
Ça, ce sont des choses que nous faisons aussi pour préparer le terrain numérique au défi d'une élection comme une élection municipale. Fabrice ? Oui, un mot sur CNews puisque l'ARCOM a infligé une nouvelle amende pour des propos tenus au mois d'août dernier. Si nos comptes sont bons, l'ARCOM a réprimandé une vingtaine de fois, plus de vingt fois CNews ces dernières années. Ça fait un peu plus de 600 000 euros d'amende. Est-ce qu'il y a un problème avec cette chaîne ? Nous n'avons de problème avec aucune chaîne en particulier.
Ensuite, les chaînes ont leur ligne éditoriale qui peut être, qui peut les conduire à être parfois plus proches de la ligne que nous dessinons, que nous avons pour mission de dessiner entre la liberté de communication audiovisuelle que nous défendons, la liberté d'expression y compris lorsqu'elle déplaît, lorsqu'elle heurte parce que des propos souvent déplaisants ne sont pas pour autant illégaux. Notre rôle, c'est de faire quelque part barrage et de permettre à tous les propos légaux de s'exprimer, légaux en vertu des obligations des chaînes.
Mais parfois, il y a des chaînes qui vont au-delà de ces règles et au-delà des limites de la liberté de communication et dans ces cas-là, on les sanctionne. Nous, on n'a pas de problème particulier avec telle ou telle chaîne. On intervient lorsqu'on est saisi par des téléspectateurs, par des observateurs et si on n'observe que les limites que nous sommes là pour faire respecter ont été franchies, alors on intervient. On peut intervenir par la pédagogie, par des lettres de rappel à l'ordre et parfois, lorsqu'il y a des manquements qui sont trop sérieux ou trop répétés, on intervient par une sanction.
Qu'est-ce que vous pensez de la gestion à l'antenne de l'affaire Morandini et de l'image que ça renvoie ? La présence ou pas de Jean-Marc Morandini à l'antenne ne relève pas de la compétence de l'ARCOM, au sens où il n'y a pas eu d'interdit professionnel et par ailleurs, ce n'est pas dans la compétence de l'ARCOM de se prononcer sur la présence de telle ou telle de la l'antenne. Après, je pense que c'est une décision, en tant que citoyen, je pense que c'est une décision sage, ne serait-ce que par égard pour les victimes, il s'agit d'une condamnation définitive, donc c'est vraisemblablement une décision sage. Le fait qu'il se retire de l'antenne ?
Il se retire de l'antenne tout récemment et c'est vraisemblablement, je pense, par respect pour les victimes ce qui est préférable. Et ce qui s'est passé avant ? Est-ce qu'il a quand même mis du temps avant de se retirer de l'antenne ? Ça lui appartient, ça appartient à son éditeur dans sa gestion de ses relations avec ses auditeurs, ses téléspectateurs, ça n'est pas pour le coup dans le champ de leurs compétences. Il y a une concentration des médias entre les mains de milliardaires, est-ce que ça vous interroge et est-ce qu'il faut changer les règles ? Il y a de plus en plus, on l'observe, des concentrations plurimédias.
Pour autant, on ne peut pas dire que le paysage audiovisuel français ou le paysage médiatique soit hyper concentré, mais on constate qu'il y a des pôles qui interviennent sur différents terrains, la presse, la radio, la télévision, le numérique parfois.
Ça a suscité, dans le cadre des états généraux de l'information en 2024, dans le cadre du règlement européen sur la liberté des médias qui a été adopté, le souci de moderniser les règles du contrôle des concentrations qui existent déjà, mais de les moderniser pour prendre en compte cette dimension plurimédia et pour mieux mesurer non pas finalement le fait de détenir telle radio ou telle radio, mais de bien mesurer le pouvoir d'influence qu'un groupe peut avoir sur la formation de l'opinion publique. C'est l'objet de différentes propositions de loi qui ont été adoptées à différents niveaux du processus législatif au Sénat ou à l'Assemblée.
Ça devrait faire l'objet d'un projet de loi qui précisément vise à traduire les états généraux de l'information et qui est en gestation depuis quelques mois. Fabrice ? Oui, on rappelle que vous êtes aussi l'autorité qui régule le numérique. On parle beaucoup de la télévision et de la radio. Il y a le numérique qui aujourd'hui concerne plus particulièrement les jeunes, mais pas seulement. Le président de la République avait annoncé
à l'automne dernier devant l'électeur du groupe Ébras dans les Vosges
l'interdiction, son souhait d'interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Est-ce que c'est tenable ? On y va, mais est-ce que c'est tenable ? En tout cas, le processus législatif doit maintenant être conduit à son terme. Les deux chambres se prononcer. Je crois que ça répond à une volonté politique assez largement mesurée dans l'opinion. Un dispositif de même type a été à l'objet d'un rapport du Parlement européen voté par 81%, je crois, des membres du Parlement européen.
Et par ailleurs, les lignes directrices de la Commission européenne sur la mise en œuvre du règlement sur les services numériques s'agissant des mineurs, laissent la possibilité depuis l'été dernier aux États membres de définir une majorité numérique. Donc, on y va très vraisemblablement, quelque part, en étant les pionniers en Europe, en suivant l'exemple qu'ont pu donner les Australiens, en examinant parallèlement la façon dont ça se passe en Australie. Vous l'observez ? Vous l'observez vous-même ? Nous le regardons, c'est encore trop récent. Pour répondre à la question, est-ce que c'est tenable à l'aune de ce qu'on voit notamment en Australie ?
Il y a plusieurs éléments qui sont importants. Le premier, c'est que ce n'est pas la seule mesure pour sécuriser les réseaux sociaux pour les jeunes. Il y a plein de mesures sur la conception addictive des algorithmes, sur la capacité d'adultes mal intentionnés de rentrer en contact avec des mineurs. Tout ceci, que ce soit avant 15 ans ou après 15 ans, il faut continuer à travailler, à sécuriser ces réseaux sociaux, à s'assurer que les plateformes mettent en œuvre les vraies et effectives mesures de protection et ça, c'est notre rôle avec la Commission, avec l'ensemble des associations pour s'y conformer. Ensuite, il y a la question de l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux.
C'est certainement tenable et faisable. Nous, on a mis en œuvre depuis un an l'interdiction d'accès des moins de 18 ans des mineurs aux plateformes pornographiques. Évidemment, il y a des moyens de contournement on n'arrive pas à empêcher ou à mettre en œuvre de manière absolue à 100% dès le premier jour ce type de mesures mais on constate déjà une diminution très sensible du temps passé par les mineurs sur ces plateformes. Ça veut dire que c'est possible, des solutions de vérification d'âge elles existent, elles vont se sophistiquer.
Si une norme mise en place en Australie, en France et dans toute l'Europe, on va avoir des solutions de plus en plus fiables et efficaces qui vont permettre de rendre effective cette mesure qui, je crois, répond à une véritable aspiration populaire. Vous évoquez les contenus pornographiques, vous avez conscience que ce n'est pas abouti du tout, qu'aujourd'hui, les solutions de contournement sont hyper nombreuses. Alors, les solutions de contournement sont hyper nombreuses. Le jour où vous avez interdit la ceinture de sécurité à l'avant puis à l'arrière d'un véhicule, vous n'aviez pas des policiers à tous les coins de rue pour vérifier cette interdiction.
Et pourtant, le fait qu'elle existe a fini par en faire une norme communément admise qui, elle-même, influe sur les comportements. Sur le porno, nous avons beaucoup de moyens de contournement. On continue à les examiner, à y travailler. Ce fera l'objet d'autres mesures, d'autres études. Ce que nous avons constaté sur les 12-17 ans sur les mois d'octobre-novembre 2025 par rapport à la même période d'il y a un an, c'est une baisse de 35 à 40 % du temps passé. Donc, si c'est 35 à 40 % de temps de moins pour 2 millions de mineurs qui accédaient régulièrement au site porno, je pense que c'est déjà un bon progrès. Et ensuite, si des obstacles ou des contournements existent, on va y travailler.
L'objet, et par ailleurs, n'est pas d'embêter les gens, c'est de protéger la santé des mineurs et en général, de protéger la population en ligne. Martin, j'arrive pour terminer. Vous participez aujourd'hui au Sénat à un colloque sur l'avenir de l'audiovisuel français. Quel est son avenir ? L'avenir, il dépend de ce que nous voudrons en faire. L'audiovisuel, aujourd'hui, joue en France un rôle central dans la circulation des idées pour le débat démocratique, pour le financement et l'accès des Français à des œuvres, de l'esprit, des films, des séries, des documentaires qui correspondent à la vision que nous partageons. et donc, c'est un enjeu de souveraineté.
Aujourd'hui, les médias, les télévisions, les radios qui portent ces enjeux et qui sont en danger économiquement parce qu'ils sont concurrencés par ces plateformes extrêmement puissantes qui captent une part croissante de l'attention et donc des recettes publicitaires en ayant, par ailleurs, des contraintes réglementaires beaucoup plus légères.
Donc, tout l'enjeu, c'est finalement de conduire une forme d'adjudgmento de ces règles pour voir comment on peut rééquilibrer, soutenir, rendre plus visibles les médias producteurs de contenus de qualité, professionnels, répondant à cette ambition collective, les rendre plus forts et plus visibles dans cet environnement, dans ce monde beaucoup plus numérique et où ils sont beaucoup plus concurrencés. Merci beaucoup. Merci beaucoup, Martin Jary, d'avoir été notre invité, le patron de l'Arcom. Fabrice, on regarde la une du Républicain Laurent et c'est cette affaire hors norme d'un Iséroi, aujourd'hui âgé de 79 ans, suspecté d'avoir commis des viols et agressions sexuelles sur 89 adolescents.
C'est la une des journaux du groupe EBRAS. On regarde tout de suite ce qui fait la une dans nos régions. Et l'actualité dans nos régions, c'est avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale. On va à Châteauroux. Bonjour Pierre Calmeis, merci beaucoup d'être avec nous, directeur départemental adjoint de la Nouvelle République dans l'Indre. Pierre, vous vous êtes intéressé, vous, à la façon dont les partenaires sociaux et les jeunes perçoivent l'idée lancée par le MEDEF du CDI Jeunes. Qu'est-ce que ça donne ?
Oui, bonjour à tous. Écoutez, les déjà plus très jeunes dont je fais malheureusement partie se souviennent du contrat première embauche, le fameux CPE, cher à Dominique de Villepin, passé par 49-3 et retiré ensuite sous la pression de la mobilisation massive des jeunes. C'était déjà l'idée d'un CDI à destination des jeunes pouvant être rompu plus facilement qu'un CDI classique. Cette idée semble revenir sous la forme d'une proposition du MEDEF appelée, vous l'avez dit, CDI Jeunes. l'idée, un CDI à destination des jeunes pouvant être rompu par l'employeur sans motif pendant les premières années, une solution pour le patronat pour les jeunes sans emploi et sans formation.
Bon, à Châteauroux, ce n'est pas exactement ce qu'on a ressenti sur le terrain. Un jeune que ma consoeur Noémie Chevalier a pu interroger à Châteauroux nous parle d'un type de contrat au rabais. L'idée pour nous était d'aller voir les principaux intéressés, donc les jeunes, par cette question. Et pour la plupart de ceux que nous avons questionnés, le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne l'étaient pas du tout intéressés. C'est assez inadmissible et inégalitaire, nous dit par exemple un étudiant en médecine de 24 ans rencontré sous les fenêtres de l'hôtel de ville de Châteauroux. Ma collègue a également sollicité les partenaires sociaux de l'Indre.
Sans surprise, le représentant local du MEDEF n'a pas de mots assez élogieux pour le projet imaginé par son organisation. même s'il reconnaît que ce n'est pas la panacée. Mais néanmoins, pour lui, alléger la procédure permettant à un chef d'entreprise de se défaire d'un salarié, un jeune en l'occurrence, enlèverait ce qu'il voit comme un frein à l'embauche. Il est rejoint sur ce point par l'une des rares jeunes que l'on a pu rencontrer et qui, elle, est favorable à cette forme de CDI light. Elle estime, en se mettant à la place d'un employeur, que c'est cher d'avoir un employé et que donc il faudrait avoir des mesures compensatoires face à cette cherté du fait d'avoir un employé.
Sans surprise, là encore, la CGT de l'Indre rejette le CDI jeune. La centrale ouvrière, son représentant local, ne croit pas un instant que les salariés recherchent, je cite, des emplois précaires et mal payés. C'est également le sentiment très majoritairement exprimé par les jeunes indriens que la NR a sondé, pas vraiment séduit, pour citer l'un d'entre eux, à l'idée qu'un jeune entrant sur le marché du travail puisse, je cite, se faire virer du jour au lendemain.
Merci beaucoup, merci Pierre. La une de la Nouvelle République, c'est un autre sujet, un fait divers. Châteauroux, Moussa, tué par un enfant, c'est à la une de votre journal. Et Alex, on va voir ce qu'est à la une des autres quotidiens régionaux. On commence par la Voix du Nord avec un moment historique pour la sidérurgie. Effectivement, avec la présence d'Emmanuel Macron hier à Dunkerque sur le site d'ArcelorMittal pour lancer la construction du premier four électrique d'ArcelorMittal sur ce site de Dunkerque à un moment historique, a estimé le président de la République puisque ce sera le plus grand four électrique d'Europe.
Il va consommer trois fois moins, en tout cas émettre trois fois moins de CO2 qu'un haut fourneau classique alimenté au charbon avec une alimentation à partir de métal recyclé pour faire fonctionner ce four électrique. Début de chantier dans quelques semaines et mise en service prévue pour 2029. Avant de parler des municipales, on se projette sur la présidentielle. Cette question à la une de la dépêche du midi, que veulent les patrons dans cette élection présidentielle qui approche en 2027 ?
Le président du MEDEF, Patrick Martin, donne une interview aujourd'hui à la dépêche et affirme que son organisation va recevoir tous les candidats à la présidentielle pour écouter leurs propositions mais aussi pour pousser les propositions du MEDEF dans ce débat politique. Le patronat qui souhaite la création d'un CDI jeune que l'entreprise pourrait rompre plus facilement pour relancer selon lui l'emploi des jeunes et puis il rappelle la nécessité de baisser les impôts des entreprises et d'augmenter l'âge de départ à la retraite. C'est l'heure d'ouvrir notre page consacrée à la campagne des municipales.
On commence en allant à Nice où l'ancien journaliste sportif Gérard Holtz rejoint Christian Estrosi. L'ancien animateur âgé de 79 ans rejoint la liste de Christian Estrosi au municipal à Nice. En cas de réélection du maire de Nice, Gérard Holtz sera chargé de préparer les Jeux olympiques d'hiver 2030 puisqu'on le rappelle certaines épreuves de cet événement seront organisées dans la Cité des Anges. Il n'y aura pas de candidat du Rassemblement national à Nancy. Information étonnante, le parti de Jordan Bardella et Marine Le Pen n'investira pas de candidat à Nancy contrairement aux élections municipales précédentes en 2020. Le parti indique ne pas avoir trouvé de profil idéal.
le Rassemblement national qui a décidé d'écarter sa tête de liste à Belfort. Quentin Maculot devait lancer sa campagne samedi mais il a fait les frais d'un tweet posté en 2022 et révélé récemment par Mediapart un tweet où il recensait les prénoms à la consonance étrangère parmi les nouveaux-nés de la ville de Belfort. On va dans les Ardennes où le journal L'Union s'intéresse aux attentes des territoires ruraux pour ces municipales. Oui, le journal L'Union fait la tournée des villages dans le sud des Ardennes et interroge les habitants sur leurs attentes vis-à-vis des candidats aux élections municipales.
À Pontfaverger par exemple un village de 1800 habitants Myriam, 60 ans aimerait qu'il y ait plus de transports en commun pour aller faire ses courses. Aujourd'hui il n'y a qu'une seule navette par heure. À Juniville 1200 habitants la coiffeuse estime qu'il manque une supérette pour permettre aux habitants de faire leurs courses alimentaires sans être obligés d'aller dans le département voisin de la Marne. Et puis enfin à Vousier 3800 habitants alors là il y a des commerces il y a même un cinéma et une discothèque mais il manque des jeunes. La population baisse chaque année dans ce village et puis les jeunes vont ailleurs pour chercher du travail.
En Corse l'infrastructure portuaire est au cœur des municipales. Balance ton port titre le journal Corse Matin puisque depuis 20 ans le projet d'un nouveau port de commerce pour l'île de beauté ressurgit dans les élections municipales à Bastia avec trois scénarios qui sont sur la table. D'abord la reprise du projet de nouveau port d'il y a 20 ans un nouveau port à la sortie de la ville de Bastia au lieu dit Carbonite.
Deuxième scénario le réaménagement du port actuel et puis troisième projet celui d'un nouveau port écologique baptisé Portounovou plébiscité notamment par Gilles Simeone le président nationaliste du conseil exécutif de la collectivité de Corse candidat aux élections municipales à Bastia.
Merci Alex pour toutes ces infos on va continuer à parler de cette campagne des municipales dans le club avec Frédéric Dhabi Françoise Degoy on verra notamment la campagne à Paris Rachida Dati puis Arif Bornazel qui se sont exprimés hier mais d'abord les municipales on vous le rappelle c'est le 15 et le 22 mars prochains et nous vous donnons les clés pour tout comprendre de cette élection si vous ne pouvez pas vous rendre dans votre bureau de vote vous pouvez toujours faire une procuration comment vous y prendre Stéphane Duguay vous explique tout Les élections municipales ce sera les dimanches 15 et 22 mars prochains et si vous savez d'ores et déjà que vous n'êtes pas là et bien vous pouvez quand même faire une procuration pour pouvoir voter avant de remplir un formulaire en ligne ou papier vous devez choisir la personne qui ira voter pour vous la seule condition c'est qu'elle aussi soit bien inscrite sur les listes électorales même si elle n'est pas inscrite dans la commune où vous votez si dans votre entourage vous ne trouvez personne vous pouvez toujours vous retourner vers le parti politique de votre choix il peut vous mettre en lien avec une personne qui accepte de recevoir une procuration dans tous les cas le jour du vote la personne désignée devra venir dans le bureau de vote où vous êtes inscrit pour voter une fois que vous avez choisi la personne vous avez besoin de quelques informations à son sujet son nom son prénom sa date de naissance et son numéro d'électeur vous avez aussi besoin de votre numéro d'électeur et ensuite vous pouvez remplir le formulaire en ligne ou papier il y a quatre possibilités d'abord en ligne sur le site maprocuration.gouv.fr là vous remplissez le dossier ensuite vous recevez un mail avec un numéro que vous devez amener soit au commissariat de police soit à la gendarmerie soit au tribunal judiciaire pour confirmer votre identité avec votre carte d'identité ou votre passeport pour prouver que c'est bien vous ensuite vous recevrez un nouveau mail qui confirme votre procuration deuxième possibilité avec le service France Identité là c'est comme sur maprocuration.gouv.fr sauf que vous n'avez pas besoin d'aller au commissariat à la gendarmerie ou au tribunal judiciaire votre identité numérique suffit pour savoir que c'est bien vous troisième possibilité si vous ne voulez pas faire de démarche en ligne vous pouvez imprimer le formulaire sur le site service-public.fr une fois le formulaire rempli vous irez soit à la gendarmerie soit au commissariat soit au tribunal judiciaire pour leur remettre le formulaire et quatrième possibilité vous allez tout simplement remplir le formulaire directement au commissariat à la gendarmerie ou au tribunal judiciaire votre procuration elle peut concerner le premier tour le deuxième tour ou les deux c'est vous qui choisissez attention vous devez faire cette procuration sans attendre le plus vite possible parce que même s'il n'y a pas de date limite il faut que la mairie ait le temps d'enregistrer le nom de la personne qui viendra voter pour vous sinon elle risque de ne pas avoir le droit de glisser le bulletin dans l'urne et on va parler de cette campagne des municipales bonjour France-Race de Gaulle bonjour Réane merci beaucoup d'être là bonjour Frédéric David bonjour Réane directeur général opinion de l'IFOP d'abord un mot Frédéric on est à moins de 5 semaines maintenant du premier tour est-ce que les français sont bien rentrés dans la campagne ?
difficile à dire il n'y a pas une campagne il y a des campagnes mais on avait été frappés c'était notre débat la dernière fois avec Françoise de Gaulle sur le fait que la campagne commençait à bas bruit elle était parasitée par l'international elle était parasitée par la fin du vote du budget là les français sont vraiment dedans mais il y a une vraie constante je trouve maintenant depuis plusieurs élections on va même remonter ça à la présidentielle de 2022 les campagnes deviennent ultra courtes ultra courtes c'était 15 jours pour les européennes c'était par définition très peu de temps pour les législatives anticipées il va y avoir les vacances scolaires qui ont commencé dans la zone de Bordeaux les français rentrent doucement dans cette campagne il y a une vraie interrogation avant même de regarder la collection des villes les rapports de force ça et là est-ce que les français vont aller voter ?
bien sûr que le record d'abstention de 2020 va être pulvérisé positivement on va plus voter le 15 mars prochain que le 15 mars 2020 où il y avait eu avec le Covid qui arrivait ou en tout cas l'annonce du confinement par Edouard Philippe la veille du vote 58% d'abstention on va plus voter qu'en 2020 mais il ne faut pas oublier que depuis 2001 on vote moins à chaque élection municipale par rapport à la précédente il peut y avoir un scénario catastrophe d'exit électoral les français et vous avez parlé hier avec Bono Cotteresse sur le baromètre de la défiance du Cevipof sont tellement écœurés de ce qui se passe à l'échelle nationale vont-ils jeter le bébé avec l'eau du bain et faire payer à tous les élus y compris ces élus locaux aimés, respectés qui sont à l'écoute qui changent la vie cette déception vis-à-vis du national
Donc il y a un risque de dégagisme y compris pour ces élus municipales
dégagisme non de vote faible aux élections municipales parce qu'il y a une vraie une vraie incompréhension une forme de rejet et de dégoût sur ce qui se passe à l'échelle nationale
Je suis d'accord Je suis d'accord avec Frédéric moi je dirais que les Français boudent c'est-à-dire que c'est le peuple le plus politique du monde on va mettre les Italiens aussi voilà on est un peuple extraordinairement politique donc Frédéric a raison quand il parle de l'éclipse c'est pas l'éclipse c'est pas le rejet c'est juste l'éclipse et c'est une vraie bouderie parce que si d'un seul coup la campagne s'emballe les Français de toute façon reviendront moi ce que je constate c'est quand même d'un ennui mortel je regarde la campagne de Paris elle est ennuyeuse je regarde la campagne de Marseille elle est ennuyeuse il n'y a pas grand chose si vous voulez qui accroche ça va se faire à mon avis dans les 5 derniers jours avec le truc qui va embarquer toutes les campagnes va être le vote utile en fait en réalité on va revenir aux bonnes vieilles méthodes du vote utile c'est ce que je vois sinon pour le reste voilà il y a un enjeu qui aura gagné le 22 mars les municipales est-ce que c'est le Parti Socialiste qui aura conservé ces grandes villes et qui aura conquis de nouvelles villes comme Toulouse comme Strasbourg comme Saint-Etienne par exemple des villes qui peuvent tomber dans l'escarcelle socialiste mais est-ce que ça ça compense si le PS perd Paris que va faire la droite est-ce que la droite est en conquête j'ai pas le sentiment que la droite soit en conquête on va regarder le score du Rassemblement National qui sera assez piteux je pense comme à chaque fois pour les élections municipales et puis surtout à gauche la grande affaire ce sera qu'est-ce qu'on fait avec LFI et qu'est-ce qu'on a réussi à faire avec LFI est-ce que Benoît Payan garde Marseille sans LFI est-ce que Emmanuel Grégoire garde Marseille garde Paris sans LFI est-ce que François Briançon à Toulouse conquiert Toulouse sans LFI ça c'est un vrai sujet et on va parler de cette campagne et notamment de la campagne à Paris Frédéric juste un petit mot puisque vous parliez d'une forme de rejet je voudrais qu'on regarde des politiques je voudrais qu'on regarde votre baromètre baromètre IFOP Paris Match Sud Radio en tête ce sont deux personnalités qui ne sont pas politiques le numéro un c'est Michel-Edouard Leclerc le numéro deux c'est Dominique de Villepin un peu plus politique mais retiré des affaires
oui et Jean-Louis Bordeaux en quatrième position alors c'est vrai que c'est la première fois que nous testons Michel-Edouard Leclerc pourquoi on l'a fait ?
parce qu'il a annoncé plus ou moins sa candidature à l'élection présidentielle qu'il arrive directement en première position c'est très symbolique c'est très emblématique bien sûr c'est de la popularité c'est pas de la bonne opinion c'est pas du vote les cimetières électoraux sont remplis de personnalités populaires qui se sont cassées les dents sur la vérité des prix le suffrage universel mais ça veut dire quelque chose je parle souvent des clips du politique les français cherchent frénétiquement des acteurs de confiance on voit que l'entreprise les dirigeants d'entreprise ont une cote d'enfer et ce n'était pas le cas bien sûr par le passé on voit aux premières places des personnalités qui ne sont plus dans le champ politique Dominique de Villepin qui est candidat également qui donne des clés sur les questions internationales qui passionnent les français et puis Michel-Edouard Leclerc c'est une manière de dire les politiques au national me déçoivent par exemple sur la question du pouvoir d'achat c'est une personnalité qui en parle énormément il y a bien sûr peut-être un intérêt particulier pour son groupe Leclerc mais on voit très bien que la période change on voit très bien à travers l'histoire de ce baromètre qu'une défiance incroyable s'installe je le dis souvent en 2012 on avait c'est pas si autant que ça une vingtaine de personnalités qui dépassaient 50% de bonnes opinions la question en plus elle est plutôt gentille bonne mauvaise opinion c'est pas une question de code d'avenir c'est pas une question de cette personnalité va-t-il résoudre les problèmes du pays en 2012 une vingtaine de personnalités en 2017 une quinzaine là depuis maintenant un an quasiment personne n'arrive à avoir ne serait-ce que 50% de bonnes opinions dans ce baromètre aussi on voit que les présidentiables installés Edouard Philippe Dominique de Villepin sans doute Gabriel Attal progressent assez nettement alors que ceux qui viennent de se déclarer Marine Tondelier François Ruffin chutent assez lourdement y compris à gauche
oui ça reste quand même aussi vous parlez de ceux qui viennent de se déclarer ça reste aussi un clivage gauche-droite très fort les personnalités qui sont installées sont des personnalités de droite y compris d'ailleurs Gabriel Attal et évidemment la gauche alors quand on voit ce baromètre c'est quand même les premières places sont véritablement alors il y a évidemment François Hollande il y a évidemment Céguelain Royal mais on voit quand même la difficulté aujourd'hui de la gauche à trouver son champ et son périmètre et c'est évidemment ça c'est un véritable sujet la gauche pour le moment elle se calme il y a quelques tours de piste vous avez les escarmouches avec Boris Vallaud vous avez Jérôme Guetsch qui se déclare candidat on voit bien que tous ces gens-là travaillent en réalité pour Raphaël Glucksmann c'est-à-dire pour ce qu'ils n'ont pas réussi à faire pendant le congrès c'est-à-dire faire gagner un candidat Glucksmann compatible puisque Olivier Faure a gagné même sur le fil et bien ils vont essayer de le refaire avec cette primaire donc il y a aussi un côté très intéressant avec ces municipales parce que je reboucle sur les municipales c'est que c'est une sorte d'œil du cyclone c'est-à-dire que tout le monde va quand même se tenir un peu un petit peu à carreau à minima parce que la grande spécialité du parti socialiste surtout de la gauche en général c'est vraiment de se taper dessus sans fin à droite aussi oui mais là c'est un niveau c'est historique c'est cyclique c'est culturel à gauche c'est-à-dire que tout le monde s'engueule à ciel ouvert c'est-à-dire que vous avez les spectateurs et les pop-corns lui il a dit ça etc ça fait 40 ans que ça dure voilà donc à la fin tout le monde s'embrasse il n'y a aucun problème là-dessus surtout s'il y a l'ERN mais je veux dire par là qu'il y a une vertu assez municipale c'est que c'est un peu de paix et de calme et de silence dans les égaux présidentiels qui vont se déchaîner le 22 mars soyez à l'écoute des plateaux télé le 22 mars on sera à votre écoute Françoise
je dis à tout le monde tu n'êtes pas d'accord Françoise a tout à fait raison sur un point le 22 mars un seul bravo je vous félicite un point votre dernier point merci tout le reste c'est la littérature l'élection municipale est la seule élection où il y a une bataille symbolique très forte au soir du second tour et quelques jours après pour imposer la lecture du scrutin revenons en arrière 2001 le dernier scrutin avant la présidentielle de 2002 c'est très homothétique de ce qu'on va vivre là 2001 sur le papier la gauche a perdu énormément de ministres de Yonel Jospin beaucoup de préfectures et sous-préfectures qui passent à droite mais la lecture c'est Paris Lyon et Dijon sont passés à gauche c'est une victoire incroyable on verra le PS peut dire au soir du second tour nous avons conservé Paris Lille et Marseille nous gagnons X ou Y ville Horizon peut dire nous conservons Nice Edouard Philippe a été fortement facilement réélu au Havre c'est très important la France Insoumise qui gagnera sans doute très peu de ville pourra dire nous pénétrons les conseils municipaux nous nous implantons nous gagnons symboliquement une, deux ou trois villes
ce sera l'école des fans il n'y aura que des gagnants
l'école des fans c'est une très très bonne image mais c'est très important parce que c'est le dernier scrutin avant la présidentielle un parti qui réussit au municipal n'est pas sûr de gagner la présidentielle mais un parti qui se vautre pardon de ce terme un peu trivial je pense aux écologistes c'est clair que c'est un frein ça laisse dans la pré-campagne présidentielle
en parlant de lecture biaisée vous avez oublié la dernière où d'un seul coup tout le monde a vu un rat de marée des Verts alors qu'en réalité ce qui n'était absolument pas le cas les socialistes par exemple avaient gagné plein plein de villes ils étaient tombés dans les escarcelles mais c'était devenu la victoire des Verts donc après quand la mer se retire on se dit ah bon il n'y a que ça mais évidemment c'est trop tard pour corriger le tir c'est la lecture c'est la lecture et évidemment la ligne j'écoutais Olivier Faure à la mutualité dimanche évidemment nous devons gagner le PS veut gagner ces municipales parce que pour propulser évidemment un candidat de gauche et évidemment à gauche ce sera à mon avis la seule formation qui pourra se targuer de victoire et à droite et bien si Bournazel je vous avais vu la liaison que je fais si Pierre-Yves Bournazel fait gagner Rachida Dati à Paris et bien Edouard Philippe en tirera aussi les bénéfices
on va écouter
Rachida Dati dans quelques instants Pierre-Yves Bournazel mais d'abord Rachida Dati a présenté hier son programme on l'écoute au micro de Quentin Calmet candidat pour la première fois devant les parisiens la première fois j'ai perdu une primaire la seconde fois je suis rassemblé autour de notre candidat pour donner le maximum de chance au changement cette fois je pense que je suis le candidat le mieux placé pour réussir le changement donc j'y vais jusqu'au bout pour convaincre et pour gagner soyez sûr de ma détermination c'était Pierre-Yves Bournazel on va écouter Rachida Dati dans quelques instants voilà c'était ma question Pierre-Yves Bournazel
ne joue pas le second tour avant le premier tour Pierre-Yves Bournazel
qui a lancé sa campagne hier en présence d'Edouard Philippe et de Gabriel Attal il a une carte à jouer vous vous dites Françoise il va fusionner je vais être extrêmement radical et c'est pour ça que nous entendons très bien avec Frédéric Tabi depuis des années parce qu'il est subtil moi je vais directement à la fin du film comment pouvez-vous imaginer une demi-seconde avec l'enjeu de la présidentielle avec les deux méga-stars qui vont en plus se battre Edouard Philippe et Gabriel Attal c'est ironique quand je dis méga-stars qui étaient derrière leur candidat le poussant dans le dos avec un meeting assez réussi comment vous pouvez imaginer une demi-seconde mais c'est impossible que Pierre-Yves Bournazel se maintienne et permette à la gauche de garder Paris avec la pression de la présidentielle et avec la pression sur Edouard Philippe et Gabriel Attal je veux bien qu'on m'explique je veux dire que le soleil se lève à l'ouest que la neige que la pluie ça ne mouille pas et que la neige finalement ça vous fait bronzer mais ça ça n'existe pas donc est-ce qu'on peut déjà dire que Pierre-Yves Bournazel il est très gentil on va regarder sa campagne etc mais la réalité c'est qu'il n'aura pas d'autre choix que de se désister et j'en veux pour preuve ce meeting que j'ai regardé grâce à internet on peut tout voir et moi j'espionne tout je regarde tout j'ai été sidéré de la sourdine Pierre-Yves Bournazel c'est quelqu'un qui déchiquette Rachida Dati matin, midi et soir il la mange au petit déjeuner il la mange au dîner avec des mots très durs ben là hier rien là d'un seul coup Rachida Dati par contre celui qui en a pris plein la patate de Pierre-Yves Bournazel s'appelle Emmanuel Grégoire donc le candidat de la gauche quand vous voyez une inversion comme ça vous savez déjà que après je pense que c'est la négociation des postes qui est en train de se faire
quand dit le subtil Frédéric D'Api je vais être radical comme François je pense tout à fait comme elle qu'est-ce que c'est que la candidature de Pierre-Yves Bournazel déjà ne jouons pas le second tour avant le premier tour il a un socle de départ tout à fait satisfaisant 14% Agnès Buzyn avait fait 18% il y a des marges de progression pour lui c'est le candidat je l'assimile si on fait de l'histoire électorale à François Bayrou en 2007 rappelez-vous la candidature Bayrou elle avait connu une dynamique qu'avait connue en fin d'année Pierre-Yves Bournazel ça ne s'est pas confirmé en prenant des électeurs on va dire là pour Paris des électeurs de gauche qui ne sont pas favorables à l'alliance avec les écologistes qui veulent peut-être du changement après les années Hidalgo et des électeurs de droite qui se posent des questions sur Rachida Dati et c'est vrai que ce côté réceptacle peut-être gagnant ce qui déséquilibre c'est faire le pari de l'un contre l'autre et effectivement là je me projette sur le second tour compte tenu de la place dans le cadre de l'électorale de ces élections municipales un maintien de Pierre-Yves Bournazel s'il est derrière Rachida Dati s'il n'est pas en position de gagner comme l'avait fait Agnès Buzyn mais c'est un autre contexte qui n'avait rien à voir elle a été chef de file du parti présidentiel qui était le favori pour Paris enfin qui se disait le favori il n'y a pas eu un sondage qui a donné Anne Hidalgo perdante de 2018 à 2020 je le rappelle assez souvent à ceux qui réécrivent l'histoire donc dans ce cadre-là dans ce cadre-là oui sans doute parce que la présence de Gabriel Attal et Edouard Philippe c'est des preuves des preuves du crime si je puis dire s'il y a maintien malheur au candidat du bloc central
Juste François je vous donne la parole mais on va écouter Rachida Dati qui appelle au rassemblement au micro de Quentin Calais bien sûr
ceux qui veulent le changement
doivent vouloir le rassemblement nous on n'est pas sectaire on accueille tout le monde tous ceux qui sont de bonne volonté et qui veulent changer Paris donc nous on n'est pas sectaire ceux qui ne veulent pas la victoire en prendront la responsabilité nous on veut la victoire
on n'est pas sectaire vous avez vu le parallélisme ça va aller jusqu'où le rassemblement ça va aller sur tout le monde atterrit vous avez vu le parallélisme des formes hier Pierre-Évile Bourreau-Dazel n'en est pas à déclarer sa flamme à Rachida Dati mais déjà il a arrêté de dire du mal et Rachida Dati qui a je vous rappelle ma chère Oriane mon cher Frédéric il y a 4 jours disait nous avons la droite la plus belle du monde hier le discours c'est plus du tout celui-là on tend la main etc ce qui à mon avis est en train de se passer dans les coulisses c'est une négociation forcenée l'idée aussi que Rachida Dati peut être en septembre empêché dans son mandat de maire et évidemment dans ce cas-là Pierre-Évile Bourreau-Dazel pourrait être en tant que premier adjoint parce que j'imagine que s'il négocie c'est le premier adjoint devenir le maire ça c'est le premier point deuxième point je pense qu'il y a une petite erreur dans la campagne d'Emmanuel Grégoire en face je ne comprends pas pourquoi Emmanuel Grégoire est allé rechercher Bertrand Delanoé alors je sais bien que Bertrand Delanoé est un totem dans l'univers mental des socialistes parisiens mais mon sentiment c'est qu'il ne parle plus en fait en réalité à personne et cette idée finalement de ne pas assumer l'héritage d'Anne Hidalgo et de dire comme il l'a dit hier dans les échos moi mon héritage je viens de Bertrand Delanoé en effaçant 12 ans de son propre bilan à lui je pense que c'est une faute assez incompréhensible Rachida Dati qui devrait quitter le gouvernement dans les prochaines heures tout comme Amélie de Montchalin que le président de la République a choisi de nommer à la tête de la Cour des Comptes une nomination qui fait des remous et qui crée les protestations de l'opposition on voit ça avec Clément Guillaume Une annonce surprise bien loin de faire l'unanimité dans les rangs de l'opposition
la nomination imminente de la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin à la Cour des Comptes a fait grincer des dents hier à l'Assemblée nationale Jamais personne n'est passé de la tête du ministère des Comptes publics à la tête de la plus haute autorité censée contrôler les comptes de la nation Jamais une personne six mois auparavant ministre des Comptes publics n'a donné à l'automne un avis sur le budget qu'elle a elle-même préparé difficile d'être davantage juge et partie Amélie de Montchalin 41 ans sera la première femme à la tête de l'institution et pourrait y rester jusqu'à ses 68 ans Cette nomination
hérisse l'ensemble des parlementaires de l'opposition qui sans remettre en cause les compétences de la future présidente pointe du doigt à un conflit d'intérêts
Vous devrez évaluer ce que vous et vos amis avez vous-même détruit On peine à y croire mais demain vous serez donc juge et parti Voilà le scandale démocratique dont vous êtes l'incarnation Vous et l'ensemble de la Macronie La République des copains à ciel ouvert La République de ceux qui savent qu'ils vont être sortis par les Français du pouvoir et qui, avant de partir tentent de tout verrouiller
Du côté de la majorité on invite à respecter la décision du président de la République
Amélie de Montchalin est, vous le savez
profondément compétente elle l'a amplement démontré Par ailleurs je le redis la Cour des comptes a un fonctionnement collégial qui la prémunit de ces accusations en partialité précisément
Amélie de Montchalin rejoint notamment Rachida Dati sur la liste des ministres sur le départ L'ajustement
gouvernemental promis par Matignon qui doit avoir lieu avant le 22 février devrait s'avérer plus important que prévu initialement
Françoise est-ce que vous comprenez la polémique créée par cette nomine ?
J'ai envie de tous les passer par la fenêtre franchement c'est quoi ces histoires d'abord Amélie de Montchalin ça n'est pas mon bord politique mais elle est compétente elle s'est révélée dans ce budget par ailleurs est-ce que quelqu'un fait semblant d'ignorer que c'est la première fois ce serait donc la première fois qu'un président de la République aurait nommé des gens je vous rappelle Nicolas Sarkozy les nominations en cascade avant 2012 je vous rappelle même François Hollande y compris les nominations de l'ambassadeur François Mitterrand on peut rencontrer François Mitterrand Jacques Chirac mais d'où quelle est ces polémiques complètement en carton quand j'entends Éric Coquerel glampir c'est lui qui en privé dit mais Amélie de Montchalin elle fait quasiment l'unanimité tellement elle est compétente et technique Jean-Philippe Tanguy qui nous disait un jour c'est la seule macroniste avec laquelle on peut avoir une discussion intelligente et là devant les caméras tout le monde remonte etc.
et on verrouille en gros le message envoyé par le RN c'est vous êtes très méchant parce que si on arrive au pouvoir vous aurez verrouillé tous les postes d'abord ils n'y sont pas au pouvoir et à mon avis ils ne seront jamais et en plus de ça tout le monde fait semblant de penser que Pierre Moscovici par exemple n'a jamais touché au compte public et il n'a pas été président de la Cour des comptes c'est lamentable à qui elle succède ? Pierre Moscovici qui vient de partir
de la Cour des comptes je comprends ce que dit François Zé une part de Tartufferie c'est un pouvoir présidentiel et je crois qu'il y a un livre qui va sortir sur les nominations par Emmanuel Macron c'est une prérogative du président et il en use il en abuse je me souviens des cris d'orfraie quand Roland Dumas avait été nommé à la tête du conseil constitutionnel Nicolas Sarkozy qui voulait payer Didier Migaud on peut venir à l'EHPAD de la Défense ça ne s'était pas fait mais l'EHPAD c'était un établissement économique pas quelque chose lié à la santé mais c'est vrai que c'est une prérogative présidentielle là par contre où je me mets à la place des Français il va y avoir une forme de frustration c'est le fait que ce qui s'est passé ces huit dernières années il y a eu très peu de ministres qui sont restés sur la durée il y a eu des déficits d'incarnation à la santé à l'éducation voilà le ministre effectivement qui commençait à être connu de la part des Français qui est jugé compétente experte et qui sort du jeu politique n'oublions pas la politique c'est pas que des chiffres c'est pas que des mesures c'est incarner des mesures le seul moment où à l'éducation le pessimisme des Français la défiance sur l'école s'est effondré ça a été les 6-8 mois de Gabriel Attal à tort a raison c'est parce qu'il incarnait son ministère ça a été beaucoup de frustration pour les Français de ne pas voir je crois qu'il y a eu 10 ministres de l'Europe il y a eu 9 de la santé c'est un vrai problème de construire dans la durée à chacun des postes une relation entre les Français et la personne qui va incarner le ministère
la réalité la réalité étant quand même que vraiment un quinquennat ça va deux bonjour les dégâts non mais je plaisante pas je veux dire que même Emmanuel Macron le dit j'ai écouté avec intérêt son interview sur Brut nos confrères de Brut où il dit 9 ans c'est long c'est vrai que les gens me voient depuis 9 ans je pense que vraiment ça c'est quelque chose qu'il faut changer soit on fait un septennat non renouvelable mais il y a Xavier Bertrand
qui proposait ça
bien sûr et Alain Juppé à l'époque vous vous en souvenez On va terminer un mot sur l'affaire Epstein et ses derniers rebondissements puisqu'un diplomate français est mis en cause son nom apparaît à plusieurs reprises dans les fichiers Epstein on va écouter ce matin la réaction du ministre des affaires étrangères Jean-Noël Baron
Quand j'ai pris connaissance de ces informations j'ai été effaré et j'ai fait ce que chacun aurait fait à ma place saisit le procureur de la République lancé une enquête administrative pour concourir au travail de la justice ainsi qu'une procédure disciplinaire le concerne et je comprends que cette situation provoque beaucoup d'indignation elle m'indigne personnellement je ne peux en revanche sans disposer des éléments étayés par l'enquête administrative que j'ai lancée en tirer la moindre conséquence
Frédéric quelles sont les répercussions de cette affaire dans l'opinion et notamment de ses ramifications françaises
Les répercussions sont réelles ce n'est pas une terre inconnue ce qui se passe n'oubliez pas la tendance lourde de ces dernières années c'est un intérêt des français pour les questions internationales une fascination répulsion pour les Etats-Unis j'ai été frappé par cette enquête faite il y a quelques jours pour le site partir à New York où on a quand même 43% des français qui voient les Etats-Unis comme un ennemi je ne parle pas de Donald Trump les Etats-Unis 51% une menace moi j'ai envie de dire pour qu'il sonne le glas il sonne pour tout le monde cette affaire Epstein ça réactive tout un imaginaire sur l'entre-soi sur l'impunité sur la faillite des élites c'est un carburant extraordinaire pour ce que j'appelle le clivage gros-petit tout le complotisme toute vision du champ politique c'est les gros qui s'en mettent plein les poches les gros qui se serrent les coudes qui se protègent et ça a des répercussions catastrophiques et ça a ratouché absolument tout le monde maintenant c'est une affaire plus américaine que française après la démission de Jacques Langueux
Française en 10 secondes oui en 10 secondes et je suis je puissois à tout ce qu'a dit Frédéric je rajouterai que moi je suis je sais qu'il y a eu un problème il y a des pudeurs de gazelle en disant parler la presse a embrayé assez tard moi je pense qu'il faut la transparence totale et absolue je suis pour cela c'est le seul moyen de démonter le complétisme allez on va terminer par la belle histoire du jour c'est celle d'un trésor perdu depuis 35 ans qui a été retrouvé grâce à un bel élan de solidarité en 1991 à Argenté du Plessis en Ile-et-Vilaine Emmanuel perd sa gourmette de naissance lors d'une promenade et malgré 3 heures de recherche à la lampe de poche et des appels à la mairie impossible de la retrouver elle avait fait une croix dessus jusqu'au 27 janvier dernier où une amie lui signale que sa gourmette est en vente sur Facebook c'est Anthony qui l'a retrouvé dans une boîte dans un vieux carton chez sa grand-mère qu'il avait conservé précieusement sans que personne ne le sache pour Emmanuel la situation est irréelle les deux familles se sont retrouvées il y a 10 jours pour échanger la gourmette récupérée dans un excellent état il reste des personnes honnêtes et bienveillantes dans ce monde dis jolément Emmanuel je trouve que c'est vraiment c'est quand même formidable est-ce que quelqu'un a enterré le score de l'Olympique de Marseille pour qu'on le déterre par les archéologues on ne parle plus
de l'Olympique de Marseille merci beaucoup
François De Goy merci l'écharpe et les tempêtes Frédéric c'est votre livre on va le voir sur les municipaux c'est très fort il est fort merci à tous de nous avoir suivis très bonne journée à demain Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour Chez Vous retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat
Amélie de Montchalin